Château du Belloy, Béloi, Baillois

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1904 | Château du Belloy, coll. Jean-Claude Renier

Au bord de la Lasne s’érigeait, une construction massive mais sobre. Elle fut commandée par le comte Charles de Montalembert (1810-1860), académicien français et membre de la Chambres des Pairs, époux de la comtesse Anne de Merode (1816-1904)(1).

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1904 | Château du Béloi à Bourgeois, coll. Imelda De Thaey

Beloi, Baillois ou Belloy ? Voilà une orthographe bien controversée. D’après certaines anciennes cartes postales, on écrivait ‘Beloi’. Pour l’administration communale, c’est ‘Baillois’. Mais d’après les historiens, dont feu M. Monefeld – l’orthographe exacte est ‘Belloy’, c’est aussi l’avis de nombreux anciens du Bourgeois (2).

Château du Béloy 1904 coll. Jean-Louis Lebrun

1905 | Château du Béloi,  coll. Jean-Louis Lebrun

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coll. Jean-Claude Renier

2ccb8-2955891087Propriété de la comtesse de Montalembert, le château du Baillois était loué fin du XIXe siècle à Jules de Burlet (voir portrait ci-contre), chef du Cabinet du 26 mars 1894 au 25 février 1896 (ou chef du gouvernement belge, le nom de Premier ministre n’étant utilisé qu’après 1918), décédé le 1 mars 1897 à l’âge de 53 ans.

Cessant d’être habité, le domaine du Baillois passait petit à petit à l’abandon et sa grande demeure à la ruine. Plus que jamais, le Coin Perdu allait mériter son nom où la désolation ne se chargerait plus de poésie qu’au seul chant des oiseaux (3).

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Château de Burlet, coll. Jean-Claude Renier

Tout le versant de la vallée de la Lasne, appelé ‘Bois du Baillois’, appartenait à la comtesse de Montalembert, écrit Colette Pinson, en se référant au plan cadastral établi par Popp en 1850. L’appellation ‘Baillois’ ou ‘Belloy’, désigne sans doute un endroit planté de bouleaux. Après la première guerre mondiale, cette demeure était en ruines et fut vendue par les héritiers de la comtesse de Montalembert (4).


(1) Anne de Merode (1816-1904) repose au centre du cimetière de Bourgeois sous le calvaire.
(2) GINION Marcel, D’un siècle à l’autre, in Les feuillets historiques N°11, mai 1997
(3) Les Feuillets historiques n°7, 1871-1921, un demi siècle de vie publique, Ed. François De Troyer.
(4) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, p.46, septembre 2005

Grand Cortil, marais de Rosières

Vue pittoresque Rosières St. André Collection Michel Delabye

Vue pittoresque sur le Grand Cortil (1) à Rosières Saint-André
coll. Michel Delabye

Selon le Cercle d’Histoire de Rixensart, cette prise de vue fut réalisée depuis l’actuelle rue du Vieux Moulin, … au fond le Plagniau.

Durant des siècles, Rosières restera un petit village campagnard dont la population évaluée à quelque 100 habitants au 14e siècle, ne dépassera le demi-millier que vers 1850. A cette époque, on compte 113 petites exploitations agricoles dont les revenus étaient à peine suffisants pour permettre à la population de survivre (2).

Le PCDN fait une description des ‘Marais de Rosières’. Le site est composé de plusieurs milieux distincts : une grande étendue d’eau (l’étang du Grand Cortil), plusieurs anciens bassins de pisciculture de taille moyenne, la rivière la Lasne, une aulnaie marécageuse, un bois humide de noisetiers, des prairies de pâture, et des broussailles ayant supplanté la prairie de fauche (3).

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Le Moulin de Rosières, sur la Lasne

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1910 | Au bord de la Lasne, le moulin de Rosières-Saint-André
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

En 1860, Rosières ne comptait qu’un moulin à eau, n’ayant qu’une seule roue et deux couples de meules. La retenue était à l’altitude de 44,99 mètres. L’autorisation de le placer sur la Lasne a été accordée au sieur F. Léonard le 24 septembre 1857 (1).

Un moulin à jadis existé à Rosières, probablement au même endroit, mais en 1602 il avait disparu’. (‘Corenmolen’, 1434; ‘Ouden molen die te Rosiere placht te staan’, 1602) (1).

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La Manteline, val de la Rivière

La Manteline Genval 1906 coll CHR

1906 | La Manteline à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Quittant la Place communale de Genval, ce promeneur descend le chemin creux (actuelle rue de La Manteline) vers la vallée de la Lasne pour rejoindre la rue du Moulin.

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Chemin creux de Genval vers Bourgeois, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

180926 La route du Bourgeois

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1929 | Vallée de la Lasne et le lieu-dit la Manteline, toujours intact, coll. Jean-Louis Lebrun

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vers 1950 | Vue panoramique sur le Mahiermont et la Manteline, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Vue à partir de la rue du Moulin (Bourgeois) sur l’église Saint-Sixte, les serres du  Mahiermont, et à gauche La Manteline (Genval). Vous reconnaîtrez la villa Beau-Site (avenue des Combattants).

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2007 | Val de la Rivière (La Manteline à Genval) © Francis Dominé
La façade sud de cette villa a été profondément modifiée après octobre 2013.

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2014 © Frank

 

Vallée de la Lasne

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Vallée de la Lasne, prairies inondables du Coucou.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Bien qu’estampillée « Leur Abri », cette photo fut prise à partir de la rue du Moulin à Bourgeois. Sur la crête, on distingue, de gauche à droite, le Mahiermont, l’église Saint-Sixte et la Manteline.

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janvier 2009 © Eric de Séjournet

Rue de Bierges

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Rue de Bierges à Rosières
1995/1997 © Hommes et Patrimoine

La rue de Bierges à Rosières relie la rue de l’église Saint-André à la rue de la Ferme du Plagniau. Elle donne également accès à l’autoroute E411, direction Namur.

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Rue de Bierges à Rosières
avril 2009 © Eric de Séjournet

Pendant plusieurs décennies, l’alignement de ces arbres d’une même essence y souligna la limite entre la chaussée et le sentier traversant la vallée de la Lasne. Il constitua un élément visuel du cadre de vie, un bien patrimonial paysager. Au début du printemps 2016, ces Peupliers disparurent sous les assauts des tronçonneuses.


 ARBORESCENCE| Les peupliers d’alignement, rue de Bierges

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avril 2016 © Christiane Boehm
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avril 2016 © Francis Broche

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mai 2016 © Monique D’haeyere

Chapelle Sainte-Thérèse, rond-point Jean Milo

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1910 | Vue prise de Marcart à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Au centre de la photo, on distingue la chapelle Sainte-Thérèse, sise Rond-point Jean Milo (1).

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août 2016 © Monique D’haeyere


(1) Jean Milo fut poète et romancier, mais il doit surtout la célébrité à son œuvre picturale : abstraite, vibrante en recherche (2)
(2) BLANCHARD-VERBIEST Chantal et de CALLATAŸ Xavier, Brabant Wallon – L’arbre et le sillon, Ed. Racine, novembre 1997

Sentier des Lapins

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Sentier des Lapins au Bourgeois, coll. Anne-Marie Delvaux

Selon Jean-Louis Nicaise, il pourrait s’agir du fond de la rue du Baillois. Carte à l’appui et vu la nature du terrain, il identifie sur la gauche la vallée de la Lasne, et au loin, le clocher de l’église de Genval. Rétro Rixensart partage ce point de vue : la configuration des lieux, l’angle de vue et la distance vers l’église Saint-Sixte correspondent.

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