Abbé Léon Foerster

86e29-3283884034-1

Abbé Léon Foerster, coll. Jean-Claude Renier

Né en 1900, l’abbé Léon Foerster fut curé à Sainte-Croix à Rixensart, de 1951 à 1963, année de son décès. Il fut également professeur au Collège de Braine-l’Alleud, vicaire à la paroisse Saint-Boniface à Ixelles, professeur de religion à l’école moyenne de Schaerbeek, aumônier du Cénacle à Saint-Gilles, aumônier militaire, membre de la Résistance, curé à Bousval et aumônier au monastère du Berlaymont.

D’après des propos que j’ai recueillis, raconte Jean-Claude Renier, l’abbé ne mâchait pas ses mots et campait sur certains principes. Il ne fallait surtout pas critiquer l’enseignement catholique, l’armée et le journal ‘La Libre Belgique’ !

Vers 1960, à son initiative, on avait dressé un calvaire (croix simple en béton, peinte en blanc, disparue à ce jour) au croisement de la rue de Limal et du chemin du Meunier. Une procession y était organisée et l’on invitait les habitants de la rue de Limal à décorer l’entrée de leur demeure avec des fleurs et des objets religieux pour la circonstance.

Je me souviens d’une anecdote : l’abbé était assis à l’arrière d’une voiture, et s’adressait à ses paroissiens au moyen d’un haut-parleur. Précédé du Saint Sacrement, le cortège s’arrêtait devant chaque maison où l’on avait installé une décoration. La voiture s’était arrêtée devant ma maison, située au n° 21 de la rue. L’abbé Foerster s’était adressé en ces termes : « Nous arrivons à la nième station. Nous allons réciter un chapelet pour les non croyants de la rue ».

11741-816642522-1

2012 | Cimetière de Rixensart © Jean-Claude Renier

La sépulture de l’Abbé Foerster se trouve dans le cimetière de Rixensart, rue de l’Institut, à l’emplacement réservé aux Anciens combattants.

158. Le Château

Eglise et Château de Rixensart

Début 20ème – « La chapelle de la Sainte-Croix, de Rixensart (en 1873 de l’Exaltation de la Sainte-Croix, avec saint Célestin pour patron secondaire), forma longtemps une annexe de la paroisse de Limal. Après le concordat*, et quoique la famille de Merode en ait conservé la propriété, elle fut érigée en succursale de la cure de La Hulpe et a depuis été réunie au doyenné de Wavre », peut-on lire en 1873 (IX).

En date du 2 octobre 1807, l’ancienne chapelle castrale (« reconstruite en 1711 après un incendie ») (VII) est « remise à bail à la Commune avec tous les ornements et mobilier, pour servir d’église paroissiale, moyennant un loyer annuel de Cinquante francs qui ne fut jamais exigé depuis, et abandonné à la Commune d’abord, puis à la fabrique de l’église »**.

« Ainsi que confirment les archives du château, en 1834, la nef fut allongée. Et, en 1850 et en 1855, deux croisillons furent ajoutés à l’édifice lui conférant ainsi une forme de croix latine », écrit Colette Pinson (VII).
__________
* Instauré par Napoléon I afin d’assurer la paix religieuse, le Concordat de 1801 est à la base de nos fabriques d’église actuelles (décret du 30 décembre 1809).
** Bosquet Adolphe, Libéralités et bienfaits accordés à la Commune de Rixensart par la famille des Comtes de Merode, 1866

rixensart,eglises,chateau de rixensart

2.2014 © Monique D’haeyere

118 | Le Château – Vue générale

5cc3d-2461789702-1

1907/1912 | coll. Jean-Claude Renier

« En 1883, le Conseil communal fait remarquer que « l’étendue de la commune est de 838 hectares … 2 propriétaires en possèdent 554 hectares. Il est utile de mentionner que les bois comptent près de 300 hectares », souligne Colette Pinson, Présidente du Cercle d’Histoire de Rixensart (VII). A cette époque, les fermes de Froidmont (90 ha) et de la Basse-Cour (75 ha) appartenaient à la famille de Merode.

d8a38-2111722707-1

2010 © Monique D’haeyere

39 | L’Entrée du Château de Rixensart

c999d-888071803-1

début XXe | coll. Jean-Claude Renier

La cour d’entrée du Château est clôturée vers l’avant par un mur percé d’un portail monumental en plein-cintre en briques et pierres bleues, datant pour la plus grande partie du XVIIe siècle (maître de carrière d’Arquennes, Martin Poulet) (VII°.

La chapelle castrale (A1) sera démolie et remplacée par un nouveau sanctuaire en 1912. Pendant les travaux, la messe est dite dans la grange de la ferme de la Basse-Cour, racontent Paul Buffin (I) et Robert Delbrassinne (IV).

3490a-2634217992-1

2010 © Monique D’haeyere