Eglise Sainte-Croix, tertio

f9667-1122345777-4-1Le 6 juin 1937, la deuxième église Sainte-Croix fut presque complètement détruite par un incendie (1). Selon un témoignage de l’époque, il ne resta plus « qu’une tour calcinée et des murs noircis ». Pendant la reconstruction, la messe fut célébrée dans la Salle des Œuvres du château (2).

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Eglise Sainte-Croix, troisième du nom, coll. Anne-Marie Delvaux

La nouvelle église, l’actuelle, fut reconstruite en 1937 en style néo-traditionnel. La façade, au pignon triangulaire, n’est pas sans rappeler celle de la chapelle castrale (d’avant 1912) même si un porche l’accentue davantage (3). Quant au bâtiment en brique et calcaire gréseux sous des toitures d’ardoise il s’intègre bien à l’ensemble castral du XVIIe siècle (4).

Le 20 mai 1938, le cardinal Van Roey bénit la nouvelle église et baptisa les cloches Eva (marraine : Madame Lucien Dessy; parrain : Docteur Lucien Dessy, bourgmestre de Rixensart) et Amélie (marraine : comtesse Hermann de Merode; parrain : monseigneur prince Xavier de Merode.

Intérieur de l’église Sainte-Croix, coll. Jean-Claude Renier ↔ 2016 © Monique D’haeyere

Garnie d’un joli clocheton à bulbe, respectant l’esthétique du château contigu, elle possède un plafond en bois verni. Elle renferme des tableaux des XVIe et XVIIIe siècles, ainsi qu’un sarcophage de style florentin. A signaler spécialement, dans le côté gauche du transept, une châsse vitrée dans laquelle reposent les restes d’une jeune chrétienne dont les ossements, sous une reconstruction humaine en cire, ne sont plus visibles qu’à la plante des pieds. Aucune inscription ne se lit sur cette châsse, mais la tradition prétend qu’elle contient les restes de sainte Florentine qui aurait été égorgée par son père parce qu’elle voulait être chrétienne. C’est le pape Pie IX qui fit don de cette relique à la comtesse Thérèse de Merode. Dans le côté droit du transept, un vitrail en œil-de-bœuf représente des armoiries en dessous desquelles se lit l’inscription : Si omnes ego non; cette devise se traduit comme suit : Si tous t’ont renié, moi pas et rappelle l’attachement du comte de Clermont-Tonnerre au pape Calixte II au cours de la Querelle des Investitures (XIIe siècle) (5).

La tribune seigneuriale de 1723 aménagée dans le chœur subsiste toujours (6).

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Eglise Sainte-Croix, coll. Jean-Claude Renier, coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Monique D’haeyere


→ UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART Histoire de l’église Sainte-Croix
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Sainte-Croix


(1) UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART | Histoire de l’église Sainte-Croix
(2) Cercle d’Histoire de Rixensart
(3) Ibid.
(4) WALLONIE PATRIMOINE AWAP, Inventaire du patrimoine culturel immobilier, 2010
(5) UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART | Histoire de l’église Sainte-Croix
(6) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005

Abbé Léon Foerster

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Abbé Léon Foerster, coll. Jean-Claude Renier

Né en 1900, l’abbé Léon Foerster fut curé à Sainte-Croix à Rixensart, de 1951 à 1963, année de son décès. Il fut également professeur au Collège de Braine-l’Alleud, vicaire à la paroisse Saint-Boniface à Ixelles, professeur de religion à l’école moyenne de Schaerbeek, aumônier du Cénacle à Saint-Gilles, aumônier militaire, membre de la Résistance, curé à Bousval et aumônier au monastère du Berlaymont.

D’après des propos que j’ai recueillis, raconte Jean-Claude Renier, l’abbé ne mâchait pas ses mots et campait sur certains principes. Il ne fallait surtout pas critiquer l’enseignement catholique, l’armée et le journal ‘La Libre Belgique’ !

Vers 1960, à son initiative, on avait dressé un calvaire (croix simple en béton, peinte en blanc, disparue à ce jour) au croisement de la rue de Limal et du chemin du Meunier. Une procession y était organisée et l’on invitait les habitants de la rue de Limal à décorer l’entrée de leur demeure avec des fleurs et des objets religieux pour la circonstance.

Je me souviens d’une anecdote : l’abbé était assis à l’arrière d’une voiture, et s’adressait à ses paroissiens au moyen d’un haut-parleur. Précédé du Saint Sacrement, le cortège s’arrêtait devant chaque maison où l’on avait installé une décoration. La voiture s’était arrêtée devant ma maison, située au n° 21 de la rue. L’abbé Foerster s’était adressé en ces termes : « Nous arrivons à la nième station. Nous allons réciter un chapelet pour les non croyants de la rue ».

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2012 | Cimetière de Rixensart © Jean-Claude Renier

La sépulture de l’Abbé Foerster se trouve dans le cimetière de Rixensart, rue de l’Institut, à l’emplacement réservé aux Anciens combattants.

118 | Le Château – Vue générale

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1907/1912 | coll. Jean-Claude Renier

« En 1883, le Conseil communal fait remarquer que « l’étendue de la commune est de 838 hectares … 2 propriétaires en possèdent 554 hectares. Il est utile de mentionner que les bois comptent près de 300 hectares », souligne Colette Pinson, Présidente du Cercle d’Histoire de Rixensart (VII). A cette époque, les fermes de Froidmont (90 ha) et de la Basse-Cour (75 ha) appartenaient à la famille de Merode.

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2010 © Monique D’haeyere

39 | L’Entrée du Château de Rixensart

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début XXe | coll. Jean-Claude Renier

La cour d’entrée du Château est clôturée vers l’avant par un mur percé d’un portail monumental en plein-cintre en briques et pierres bleues, datant pour la plus grande partie du XVIIe siècle (maître de carrière d’Arquennes, Martin Poulet) (VII°.

La chapelle castrale (A1) sera démolie et remplacée par un nouveau sanctuaire en 1912. Pendant les travaux, la messe est dite dans la grange de la ferme de la Basse-Cour, racontent Paul Buffin (I) et Robert Delbrassinne (IV).

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2010 © Monique D’haeyere