De Grand Hôtel des Familles à GSK

avant 1905 | Grand Hôtel des Familles, rue du Tilleul à Genval
(coll. Philippe Godin)

1909 | Le potager (coll. Anne-Marie Delvaux)
Grand Hôtel des Familles (L’hôtel a été agrandi, un troisième étage fut ajouté;
sur la façade avant il est mentionné ‘Café, Garage, Restaurant, Tea-Room’).

La façade de l’hôtel a été blanchie et la terrasse du tea-room couverte, formant une nouvelle terrasse pour les chambres du premier étage.

Au milieu du XXe siècle, la société Recherche et Industrie Thérapeutiques (R.I.T.) s’y installa et trouva sa vocation dans la recherche et la production de vaccins. Elle deviendra SmithKline-RIT en 1969, SmithKline Beecham Biologicals en 1989, GlaxoWelcome en 2000, puis GlaxoSmithKline (GSK).

DE SOPROLAC À R.I.S.T, À R.I.T., À GSK

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vers 1955 | « Bureaux et nouvelle Usine où est fabriqué la Pennicilline » (sic) (1),
sis rue du Tilleul à Genval

En 1939, la société SOPROLAC (Société des Produits Lactés) fut créée à la rue des Combattants à Genval. En 1945, les premières recherches sur les antibiotiques furent réalisées dans des locaux des Papeteries de Genval. L’usine antibiotique R.I.S.T. (Recherche et Industrie de Synthèses Thérapeutiques) fut fondée par Jacques Lannoye le 28 juin à la rue des Combattants à Genval. En 1947, débuta la production de différents antibiotiques par fermentation et par synthèse : pénicilline, streptomycine, auréomycine, tétracycline (2).

En 1951, l’usine antibiotique fut transférée à la rue du Tilleul à Genval, en partie dans les bâtiments de l’ancien Grand Hôtel des Familles. R.I.S.T devint R.I.T. (Recherche et Industrie Thérapeutiques) (2).

‘Elle a été pionnière dans la production des antibiotiques avant de trouver, dans les années 50, sa vocation dans la recherche et la production de vaccins, dont celui contre la polio. Cette voie-là, elle l’a suivie tout au long de sa croissance, au fil des acquisitions et fusions qui ont successivement fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Elle devint SmithKline-RIT en 1969.

En 1989, SmithKline (US) fusionna Beecham Biologicals (UK). Et en 2000, SmithKline Beecham Biologicals fusionna avec GlaxoWelcome pour former la société actuelle, GlaxoSmithKline Biologicals (GSK).

1984 | Rue du Tilleul à Genval : installations de Smith Kline (et réfectoire)
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart <> 2016 © Monique D’haeyere

> ARCHIVES SA Recherche et Industrie Thérapeutiques, 21 février 1962 (articles parus dans La Dernière Heure et Le Soir à l’occasion de la visite du Roi Baudouin)(coll. Philippe Jacquet)


(1) L’éditeur de cette photo écrit erronément ‘fabriqué’ sans e, et ‘pennicilline’ au lieu de ‘pénicilline’. Et Liliane Brion de préciser : C’est le vaccin antipolio qui fut développé à Genval, et non la pénicilline. Quant à Roger Goossens, il reconnaît sur la photo une Studebaker, une Renault 4cv et une Chevrolet Bel-Air.
(2) BOURGEOIS Jacques, L’usine antibiotique de Rixensart, Première époque : 1945 à 1970 , in Calameo

Le Poteau, un panorama à 360° !

1985/1990 | Vues depuis le château d’eau de Genval (photo F. Chauffoureaux, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

> RÉTRO RIXENSART | Le Poteau, du réservoir aux châteaux d’eau

Villa Adrienne, un coin de la Bruyère

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1914 | Villa Adrienne, sise à l’angle de la rue du Tilleul (à gauche) et de l’avenue du Bosquet à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart (CHR)

« Elle appartint avant-guerre à la famille Windal et fut la maison familiale de mon oncle Emile Windal (1911-1998), depuis son mariage et durant toute sa carrière. Il fut le dernier bourgmestre de Genval (1) avant la fusion des communes. J’ai connu dans ma jeunesse de superbes moments dans cette maison avec mes cousins et cousines et pour de nombreuses fêtes familiales », raconte Philippe Jacquet. « Je garde de lui l’image d’un homme intelligent et extrêmement cultivé. C’était aussi un bon vivant qui ne comptait que des amis. Il aimait beaucoup sa commune et ses habitants » (1). ll fit une carrière exceptionnelle au barreau de Nivelles et occupa les fonctions de bâtonnier à deux reprises, de 62 à 64 et de 68 à 70 (2).

vers 1920 | Villa Adrienne, coll. CHR ↔ mars 2015 © Monique D’haeyere

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vers 1920 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart (CHR)


(1) Vers l’Avenir, Emile Windal, dernier maïeur de Genval, avait aussi été élu deux fois bâtonnier, 31 janvier1998
(2) Ibid.

Terrain de football de Genval

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4 octobre 1954 | Rue du Tilleul à Genval
coll. Fonds Lannoye

A l’occasion du Cinquantenaire des Papeteries de Genval, un match de football est organisé entre des équipes de vétérans au terrain de football de Genval, rue du Tilleul. A 15 heures, les deux épuipes montent sur le terrain. Au centre, Jean Lannoye, administrateur-délégué des Papeteries de Genval.

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La Charmille, maison d’artiste

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La Charmille, façade côté jardin rue du Tilleul 106 à Genval, coll. Philippe Jacquet

Philippe Jacquet raconte : Début 1924, après la naissance de leur fille Françoise, Pierre Thévenet et Madeleine Renaud-Thévenet s’installent à Rixensart, rue de l’Institut, dans la maison du peintre Jefferys (Maison dite ‘Le Culot’). Cette même année, Madeleine achète à Genval la maison que le couple habitera durant chaque été jusqu’à leur décès (1937 pour Pierre, et 1963 pour Madeleine). La propriété compte 42 ares et est traversée de part en part par une superbe charmille de 60 mètres de long. J’ai eu maintes fois l’occasion, avec mon épouse, de rendre visite à Françoise Ducoffre-Thévenet à ‘La Charmille’. Cette dernière vouait un véritable culte à son père, et elle adorait nous faire visiter sa maison, nous expliquant avec passion le passé de chaque objet, chaque tableau qui la décorait. Une vraie maison d’artiste.

120929 Rue du Tilleul maison habitée par le peintre Pierre Thévenet c CHR origine René Ducoffre

coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

d3b1f-1229658271-2-1Nous avons ainsi pu visiter l’atelier de l’artiste, et avons eu le privilège de contempler bon nombre des nombreux tableaux de son père (plus de deux cent) qu’elle conservait à l’étage et qu’elle a patiemment déballés et réemballés un à un pour nous. Ce véritable trésor se trouvait sans la moindre protection contre le vol. Françoise avait un humour peu commun. Elle avait un jour été cambriolée par un voleur qui était heureusement bien loin de se douter de la valeur de ces toiles rassemblées à l’étage, et depuis, elle laissait une somme d’argent bien visible à l’entrée de sa maison, avec un petit mot invitant tout visiteur mal intentionné à prendre cet argent mais ne rien abîmer dans la maison et bien refermer la porte en sortant.

Dans la préface de sa monographie sur Pierre Thévenet, Paul Caso (1924-2000) nous évoque la période de vie genvaloise du peintre : « (…) il nous reste à évoquer deux phases marquantes de la destinée du peintre : son installation à Genval, dès 1924, et sa découverte du paysage mosan à Anseremme (il avait été sacré vidame de la Principauté anseremmoise) où un banc en pierre du pays, inauguré en août 1937, perpétue discrètement son souvenir, grâce à un médaillon du sculpteur Bonnetain (…). Enfin, la maison de Genval devint le beau refuge du coureur de lumière. Pierre Thévenet apprit ainsi, en bordure de la rue du Tilleul, les vertus bucoliques, en s’occupant activement de sa charmille de soixante mètres de long. À la saison des épinards, quand la nature ne l’inspirait guère, quand la lumière était trop haute, au cœur de l’été, il taillait allègrement son noble tunnel de verdure. Au terme de cette épreuve, sa femme Madeleine découvrait sur la porte de la cave une facture rédigée en bonne et due forme à son nom détaillant le nombre d’heures prestées ’37 heures pour les haies, 34 pour la charmille et 5 heures pour la révision de la taille’. Le peintre-jardinier était alors joyeux et (…) soulagé jusqu’à l’année suivante – il remontait jusqu’à son atelier. À Genval, il faisait aussi annuellement son vin de rhubarbe : un vin sec, fruité, mousseux. À la ducasse, il en offrait quelques bouteilles aux amis et voisins.

Le beau-fils du peintre, René Ducoffre, perpétue cette tradition désormais familiale, en présentant sous le regard attendri de sa compagne, qui a grandi dans la propriété, le nouveau vin de rhubarbe cuivré et savoureux. Peu de choses ont changé dans la maison de 1924, de style anglais rustique où l’on verrait bien flâner Katherine Mansfield. On a peine à croire que le temps y est passé si vite, Pierre Thévenet ne va-t-il pas faire gémir les marches de l’escalier qui conduit à son ‘pigeonnier’ ? Tout y donne encore l’illusion de la présence, fardes ouvertes, chevalet, vieux livres, souvenirs (…) Par la fenêtre, on aperçoit le jardin des belles années, au bout duquel Françoise, la fille du peintre, en 1928, s’émerveillait d’un été délicieux.

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2012 | La Charmille, façade côté rue du Tilleul 106 © Philippe Jacquet


(1) rue de l’Eglise 2B, au début de la rue de l’Institut