Château du Bois La Haut, berceau de la vaccinothérapie

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1905/1908 | Château Dubost (Dubosck) ou du Bois La Haut, coll. Jean-Claude Renier

Ce château fut bâti à la fin du XIXe siècle, à l’angle de la rue de l’Escalier (rue du Monastère) et du sentier de la chapelle Robert (l’avenue du Baron Dubost n’existait pas encore). Le baron du Bost (1), vice-président du Sénat (2) l’acheta aux de Merode.

Château Dubost, puis Château du Bois La Haut, coll. Jean-Claude Renier

Les Allemands occupèrent le château pendant la Seconde Guerre mondiale. Les champs à l’arrière du château servirent de terrain de parachutage d’armes pour la résistance. Lors de l’offensive du passage de Rhin (3) un planeur allié tomba dans le champ juste derrière le château. Vingt commandos britanniques en sortirent … surpris de constater qu’ils étaient en territoire libéré (4).

La société pharmaceutique RIT (5) acheta le château du Bost en 1956, avec 1,3 hectare de terrain. Elle le fit complètement transformer pour 12 millions de fr. en 1957 et l’occupa à partir de 1958 (6). De 1955 à 1963 il servit de laboratoire et le vaccin contre la poliomyélite y fut conçu. En 1963 eut lieu la vaccination de la population belge par le vaccin oral développé exclusivement par RIT (7).

Entrée du Château Dubost <> 2010 | rue du Monastère à Rixensart © Eric de Séjournet

Jean-Claude Renier se souvient : Dans les années 60, le soir, je pouvais voir les fenêtres du château Du Bost éclairées par de la lumière bleue. Cela donnait un atmosphère spécial, de mystère! En fait, il s’agissait de lumière ultra-violette pour assainir les locaux où l’on faisait des tests de vaccins sur des singes (8).

Le château fut démoli en 1967; un terrain de football (8) occupa l’emplacement de 1969 à 1996 (9).

Durant l’été 2020, les Rixensartois ont pris connaissance du dernier projet d’urbanisation de la S.A. Danneels. Sur un terrain d’environ 3ha 62a 58ca situé rue du Monastère et avenue Boulogne Billancourt, le promoteur vise à y créer 27 logements unifamiliaux, un immeuble de 5 appartements, 1 bâtiment ou espace collectif, l’aménagement des abords (placette, voiries, sentier privé … ) et la création de trois bassins de rétention d’eau. Cet espace compte 24 Arbres Remarquables … (10).


→ ARBORESCENCE| Rue du Monastère (Stade Hamendice), 6 + 18 Arbres Remarquables
→ ARBORESCENCE
Marronnier d’Inde, rue du Monastère
→ ARBORESCENCECèdre de l’Atlas, rue du Monastère


(1) Casimir, baron du Bost (1855-1945), docteur en droit, notaire (1888-1919), élu sénateur de l’arrondissement de Bruxelles (1908-1932), créé baron en 1933, fils de Casimir et de Barbe Demanet x 1885 Jeanne Eliat-Eliat (1866-1938), dont six enfants.
(2) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999
(3) L’Opération Varsity débute le matin du vendredi 24 mars 1945. Elle est la plus importante opération aéroportée des Forces alliées pendant la Seconde guerre mondiale, impliquant 16000 parachutistes et plusieurs milliers d’avions et planeurs. Objectif : aider les troupes terrestres à établir une tête de pont à Vessel, sur la rive droite du Rhin.
(4) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(5) R.I.T. = Recherche et Industries Thérapeutiques
(6) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, p. 66, 1996
(8) La société RIT, en pleine croissance, a fusionné avec la société Smith Kline en 1968 et en 1989 avec un des leaders pharmaceutiques : Beecham.
(8) Stade Hamendice (> TV COM | Rixensart perd son terrain de foot)
(9) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(10) ARBORESCENCE, association citoyenne, 20 août 2020

Villa Les Marguerites, rue de l’Escalier

181113 Les Marguerites vers 1925 coll. Jean-Louis Lebrun

1926 | Villa Les Marguerites, rue de l’Escalier à Rixensart
coll. Jean-Louis Lebrun

A gauche, on aperçoit la villa Franco-Belge, avec son entrée dans l’avenue du Rond-Point.

181113 Les Marguerites Rue de l'Escalier 1926 coll. Jean-Louis Lebrun

1927 | Villa Les Marguerites, rue de l’Escalier à Rixensart
coll. Jean-Louis Lebrun

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1927/1931 | Un groupe de villas à Rixensart
coll. Nicole Galère

A gauche, dans l’avenue du Rond-point, on aperçoit la maison, – à l’époque avec un toit plat, de la famille Delbar-Galère. Dans la rue de l’Escalier (l’actuelle rue du Monastère), la villa Les Marguerites. Et au centre de la photo, en retrait, la villa Franco-Belge, avec son entrée avenue du Rond-Point.

L’actuelle rue du Monastère (de gauche à droite sur la photo) s’appelait auparavant rue de l’Escalier, puis rue Albert Ier. Le 17 février 1934, le roi Albert Ier étant décédé accidentellement lors d’une escalade à Marche-les-Dames, beaucoup de communes belges donnèrent en 1934 son nom à l’une de leurs rues, avenues ou places (1).

Philippe Roy explique : « C’est après la fusion des communes que le Conseil communal décida pour éviter la confusion (et à la demande des services de secours) de renommer les rues ayant un homonyme dans la commune. Parmi les critères de choix de la rue à renommer il y avait la longueur de la rue, le nombre de boîtes aux lettres, le nombre de commerçants et indépendants … Pour la rue Albert 1er, c’est celle de Genval (depuis la Mazerine jusqu’au rond-point Y. Londoz aux Papeteries) qui conserva son nom, celle de Rixensart devint rue du Monastère après une consultation pour choisir entre rue du Monastère et retour à rue de l’Escalier (à cause de l’alignement des façades du début de la rue)« .

357C. Rue du Monastère à Rixensart 2011 © Francis Broche

2011 © Francis Broche


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Les Genêts, rue Albert Ier

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1921 | Groupe de villas, dont ‘Les Genêts’, coll. Nicole Galère

A l’avant-plan, la villa ‘Les Genêts’ située à Rixensart, rue Albert Ier (l’actuelle rue du Monastère). A cette époque, elle appartenait à M. Laguerre.

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coll. Francis Broche

Cette imposante villa, implantée au cœur d’un vaste jardin arboré, se présente comme une habitation de deux à trois niveaux, selon les pentes de toitures, d’aspect général carré tout en offrant des jeux de décrochements, ressauts, bow window, galerie couverte. Remontant à la première moitié du 20e siècle, elle est construite en brique jaune et pierre calcaire pour les parties basses et le haut des murs est orné d’enduit à dessin de faux colombage. D’amples pans de toiture en tuiles mécaniques la protègent (1).

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2011 © Francis Broche


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009

Avenue Marie-Henriette, d’Autriche

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vers 1933 | Un groupe de villas à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier (1)

Cette photo a été prise au début de l’avenue Marie-Henriette et de la rue du Monastère, précise Liliane Brion, ayant habité jusqu’en 2008 au n° 1 de l’avenue Marie-Henriette.

< 1937 (coll. Jean-Claude Renier) <> 2020 | Avenue Marie-Henriette © Monique D’haeyere

Cette avenue fut ainsi dénommée en référence à la princesse Marie-Henriette d’Autriche (1836-1902), épouse du roi Léopold II. De cette union, quatre enfants : un fils, Léopold décédé à 10 ans, et trois filles Louise, Stéphanie et Clémentine.



(1) carte postale fut éditée par A. Delbrassinne-Marchal (Tabac, Cigares, Papeterie) – 13, rue de la Station à Rixensart.

La gendarmerie de la rue Albert Ier

1354. La Gendarmerie à Rixensart Collection Francis Broche

En 1933, la gendarmerie s’installa aux numéros 38 à 42 de la rue Albert Ier (aujourd’hui au 64 rue du Monastère, l’ancien corps de garde). Et Paul Buffin de se demander pourquoi celle-ci alla se cantonner aux confins du village de l’époque. Auparavant Rixensart dépendait de la Brigade de Lasne et seul le garde champêtre, bon enfant, assurait la police dans le village (1).

Au début des années soixante, Rixensart comptait quatre au cinq gendarmes, dont M. Louis qui habitait en face de la gendarmerie. Le commissariat occupait le rez-de-chaussée au coin de l’avenue de l’Aurore et le reste des différentes maisons étaient des logements de fonction. Les gendarmes se déplaçaient à vélo ! Plus tard ils eurent une jeep (2) ‘Minerva’ de conception belge. Ensuite arriva le fameux et célèbre combi noir Volkswagen (3).

Le gendarme M. Louis reçut en son temps une autorisation spéciale pour pouvoir habiter en face de la gendarmerie et non dans le logement de fonction. Quant aux autres gendarmes (M. Hamels, Dockx, Moriamé, Laloux et Bertaux) ils habitèrent sur place. Le gendarme M. Van Goethem ayant également reçu une dérogation habita à un autre endroit dans la commune. Plus tard arriva le gendarme M. Drousie qui passa finalement à la Police communale (3).

Quant aux gardes champêtres, il y en avait deux : un pour Rixensart (Herman Dupuis) et un pour Bourgeois (M. Dujardin). Ils avaient leur bureau à la Maison communale (2).

Sur cette photo, on reconnaît le premier revêtement, ensuite la rue Albert 1er fut pavée de blocs qui s’emboîtaient les uns dans les autres et qui ressemblaient à des bobines de fil à coudre vides. Les pavés de la rue Albert s’arrêtèrent juste après la gendarmerie pour continuer en chemin de terre vers le magnifique château Dubost et les champs et prairies exploitées par la famille Meert (Ferme de Froidmont) (4).


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) témoignage de Marcelle Dupuis, fille d’Herman, ancien garde champêtre de Rixensart (via Francis Broche)
(3) témoignage d’Alain Bertaux, 17 août 2018 (via Facebook)
(4) témoignage de S.R., 18 août 2018 (via Facebook)

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2011 © Monique D’haeyere

La Mashamba

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La Mashamba, coll. Jean-Claude Renier

La Mashamba, vue coté jardin rue Albert 1er au coin de la rue de l’Augette à Rixensart. Cette villa fut la propriété de Paul Gillet (1891-1964), ingénieur électricien et Gouverneur de la Société Générale de Belgique de 1950 à 1961.

Sa vie harmonieuse, probe, sans vanité, fut un exemple de travail, de loyauté, de courage, d’esprit scientifique et d’attachement aux intérêts supérieurs du pays. De grandes réalisations portent la marque de son dynamisme, de son esprit d’initiative et de son savoir, écrit Edgar Van der Straeten (1) en 1970.

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(1) président de l’Union Minière du Haut Katanga de 1963 à 1965