Rue des Écoles, sur la Trawée

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avant 1925 | rue des Écoles à Rixensart

La rue des Ecoles est tracée, aux environs de 1900, sur la Trawée (1) Timans ou Timaus, dont il ne subsiste que le sentier, en forte pente, descendant vers la rue de l’Eglise. En 1921, Louis Mayné, marchand de bestiaux, vend à la commune, sa ferme et les prairies attenantes. On y construit la nouvelle Ecole Communale du Centre (…). Construite en 1925, l’école ne comprend que trois salles de classe et un jeune marronnier au milieu de la cour (2).

Deux écoles existaient déjà plus loin dans la rue. L’école de coupe des demoiselles Maria et Joséphine Delaby, et l’école Sainte-Agnès réservée aux filles (3).

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avril 2014 © Monique D’haeyere

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Sur les traces de l’enseignement à Rixensart

1355. Petite école auberge Ste Barbe croquis par Paul Gilson

Le premier document parlant d’enseignement à Rixensart date du 26 septembre 1606. Il atteste que Messire Alexandre, prêtre, a desservi pendant dix ans l’office de la chapelle et instruit et enseigné la jeunesse. Environ un siècle plus tard, entre 1736 et 1739, un rapport du curé de Saint-Martin de Limal, adressé à l’évêque de Namur, signale qu’il y a un maître d’enfants à Rixensart … Il utilise de bons livres et le catéchisme de Namur (1).

Il semble que cette situation continua jusqu’à la conquête de la Belgique par les troupes révolutionnaires en 1794. Jusqu’à la fin de la période française, l’instruction resta très médiocre dans tout le pays. En 1821, sous le régime hollandais, l’instruction primaire fut enfin organisée en application de la loi hollandaise de 1806 (2).

Le 20 juin 1822, Jacques Stenuit, le Bourgmestre, signala que seulement douze indigents fréquentent l’école primaire. En 1824, la Commune fut tenue d’inscrire une somme à son budget pour la création d’une école communale. Le 12 février 1824, le Bourgmestre écrivit à la Députation des Etats que l’établissement d’une école est tout à fait inutile dans notre commune puisqu’elle ne contient que presque tous journaliers, il n’y a que deux fermes et sept à huit petits propriétaires; par conséquent il n’y a pas des enfants qui peuvent fréquenter l’école. Il expliqua en plus que la taxe pour une école va reposer uniquement sur les pauvres journaliers qui ont besoin de leurs enfants pour les assister à vivre et que le grand propriétaire étant étranger à la commune n’interviendra pas dans le paiement de cette taxe (2).

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