Station d’épuration d’eau, rue de Tombeek

Station d'épuration de Rosières coll. Monique D'haeyere

rue de Tombeek à Rosières coll. Monique D’haeyere

L’implantation de la station d’épuration de la vallée de la Lasne fit l’objet d’une enquête publique qui se clôtura le 29 octobre 1975. Répondant au vœu du Conseil et à la pétition signée par de nombreux Rosiérois, c’est finalement au-delà du Domaine du Beauséant, à la limite avec Overijse/Tombeek que l’I.B.W. projeta d’implanter la station. Le Collège reçut les remarques des personnes intéressées et émit un avis favorable mais conditionné, notamment par la plantation abondante d’arbres et de basses tiges, à feuillage caduc et persistant à front de la rue de Tombeek, de manière à dissimuler au maximum les installations (1).

Le 29 mai 1984 eut lieu l’inauguration de la station d’épuration de la vallée de la Lasne, établie sur une superficie de 7 ha à Rosières. Les travaux du premier tronçon du collecteur de la Lasne avaient commencé en 1972, ceux de la station d’épuration en 1980. Il s’agit d’un investissement de l’ordre d’un milliard de francs (550 millions pour la station d’épuration et 425 millions pour les collecteurs, une longueur actuelle de 17 km). Les collecteurs drainent les eaux usées d’une zone de 4.000 ha, habitée par 36.000 personnes. 19 km de collecteurs de moindre section doivent encore être réalisés en amont (investissement : 300 millions). La station d’épuration est complètement automatisée. Epurées par un traitement physique complété par un autre, biologique, les eaux usées sont rejetées à la Lasne. Après un traitement complexe, les boues résultant de l’épuration doivent, elles, être brûlées dans le four d’incinération de Wavre. La station d’épuration peut traiter les eaux usées de 126.000 équivalents/habitants (2).

Rétro Rixensart lance un appel afin de retrouver des photographies prises lors des travaux et de l’inauguration de la station d’épuration.


(1) Syndicat d’Initiative Rosières Saint-André, Périodique N° 3 de novembre-décembre 1975, adressé ‘A tout Rosièrois de naissance ou de cœur’, Editeur responsable R. Deweer, avenue de la Sapinière 17 à 1331 Rosières.
(2) Rixensart Info 66, Une station d’épuration pour la vallée de la Lasne, août-septembre 1984, p. 24

Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, sous la charmille

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1992/1995 | coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, à l’entrée du hameau de Terfosse, au pied d’un vénérable tilleul entouré de charmes, borne-potale monumentale, en pierre calcaire, datant du milieu du XVIIIe siècle. Posée sur une tablette saillante et moulurée (transformation probable), la niche en plein cintre et entre volutes se termine par un couronnement en bâtière. Sur la base de la niche, dédicace « A DIEU ET NOTRE DAME DE BON SECOUR » (1).

1985 | Dessin à la plume de Narcisse Poplemont) (4), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart ↔ juillet 2017 © Monique D’haeyere

Par Arrêté Royal du 2 décembre 1959 (2) est classé comme site, en raison de sa valeur esthétique, l’ensemble formé par la vieille chapelle et les arbres qui l’entourent, à la jonction des rues de Bruxelles et du Tilleul, à Rosières-Saint-André, section A, partie du n° 30a (partie de 1 Ha. 30 a. 40 ca.), propriété de Hollickx Marguerite, veuve de Jean Jacqmotte, née à Ixelles le 31 juillet 1880. Signé : Baudouin (3).

avril et octobre 2014 © Eric de Séjournet

Cette niche pédiculée en pierres bleues fut édifiée en 1749 par Pierre Cordier et Marie Kumps, censiers de la Fosse (5).

Une inscription sous la niche dit : ‘A Dieu / et à Notre Dame de Bon Secour’. Une inscription sur le socle dit : ‘Dédié par Pierre / Cordier et Marie / Kumps sa femme / Censier de la / Fosse 17(49)’. Entourée par une puissante charmille, la pierre bleue se dresse dans sa sculpture monumentale. Plantée près de l’ancienne ferme de la Fosse et en lisière des champs, elle offre le visage des temps anciens. Face à la dureté de la vie, elle évoque le vieil appel des hommes à la puissance tutélaire et protectrice  (6).

Sur la partie supérieure de la potale, au-dessus de la niche, l’on devine avec peine, un agneau pascal et sur les côtés quatre roses, y ajouté Monique D’haeyere, se référant au dépliant touristique ‘Visitez Rixensart’, édité en noir et blanc par la commune de Rixensart après 1996.


→ ARBORESCENCE | Six Charmes communs


(1) de GHELLINCK Bénédicte & MERCKX Bruno (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) AR du 2 décembre 1959
(3) Les restrictions à apporter au droit de la commune-propriétaire et que commande la sauvegarde de l’intérêt national, sont les suivantes. Interdiction, sauf autorisation accordée conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi précitée : de faire disparaître l’ensemble comprenant la chapelle et les arbres qui l’entourent, ou de le modifier; d’élaguer les arbres autrement que pour l’ensemble et dans des proportions normales; d’appliquer contre les murs de la chapelle toute plaque commémorative ou autre inscription; d’attacher du fil de fer aux arbres, dans le but de clôturer le lieu
(4) ancien secrétaire du Syndicat d’Initiative de Rixensart
(5) site Internet de la Commune de Rixensart
(6) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000