Devoir de mémoire (Rosières)

A hauteur de l’actuel rond-point Moreau de Melen, la commune de Rosières édifia après la Première Guerre mondiale, un Monument aux Morts, en reconnaissance envers ses combattants et ses déportés. Le monument fut adapté après 1945. Sous réserve d’exhaustivité, on y lit les noms suivants :

Ses Combattants :

Jules Spreutels (1870-1942)(1)

Antoine Vandercam

N. N.

Ses Déportés

Florimont Alost

Jules Alost (1896-1919)(1)

SONY DSCFrançois Mees (†1940)(1) | Mort le 10 mai 1940

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après 1918 | Monument aux Morts de Rosières, coll. Michel Delabye

2010 | Square Moreau de Melen à Rosières St. André © Michel Delabye

Monument aux Morts Rosières 6.2014 © Monique D'haeyere

juin 2014 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Devoir de mémoire (Rixensart)
→ RÉTRO RIXENSART Devoir de mémoire (Bourgeois)
→ RÉTRO RIXENSART
Devoir de mémoire (Genval)


(1) Centre d’Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGESOMA)(avec l’aide de Mania Kozyreff)

Bureau des Postes de Rosières

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vers 1995 | L’extension, à droite de la Maison Rosiéroise,
abrita le bureau des Postes de Rosières
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le 15 octobre 1975, le Conseil communal de Rosières, sous la présidence de M. Moreau de Melen, approuve le dossier technique visant à transformer la maison communale, de manière à pouvoir y accueillir la consultation O.N.E, le bureau des postes, des services administratifs locaux évitant en cas de fusion le déplacement des habitants vers Rixensart pour leurs démarches administratives, 2 salles polyvalentes (pour les 3 x 20, Vie Féminine, Ligue des Familles, Syndicat d’Initiative et tout groupement intéressé) et un local réservé au club des jeunes. Montant estimatif : 3,5 millions de francs … (1)

Rétro Rixensart recherche des photos de ce bureau des postes. Merci de les partager en envoyant une copie numérisée à eric.de.sejournet(at)gmail.com.

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janvier 2016 © Monique D’haeyere


(1) Syndicat d’Initiative Rosières Saint-André, Périodique N° 3 de novembre-décembre 1975, adressé ‘A tout Rosièrois de naissance ou de cœur’, Editeur responsable R. Deweer, avenue de la Sapinière 17 à 1331 Rosières

Ferme à Rosières

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coll. Ugent

Photographie d’une ancienne ferme à Rosières, provenant des archives de l’Universiteitsbibliotheek Gent. Lieu à déterminer.

Au milieu du XIXe siècle existe à Rosières une ferme très importante, celle de Rosierbois ou de Woo, qui compte quelque 130 hectares. Suivent les fermes de Ter Fosse et du Prince et, loin derrière elles, une soixantaine d’exploitations de moins d’un hectare, tandis qu’une bonne quarantaine de fermes de moyennes importance se partagent le solde des terres agricoles, les trois quarts d’entre elles ne dépassant pas 3 hectares (1).


(1) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, Rixensart, in Le Patrimoine rural du Brabant wallon, pp. 208 et 209, 1996

Ferme de Rosierbois, altitude 105

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1919 | La cour de l’antique ferme Englebert à Rosières
coll. Philippe Godin

Cette ferme portera différents noms : ferme de Rosierbois (du nom de l’ancienne cense), ferme du Haut (elle se situe au point culminant de Rosières, à l’altitude 105), ferme d’Englebert. Aujourd’hui, elle est dénommée ferme de Woo, du nom des champs qui l’entourent.

Le village et paroisse du duché de Brabant, la commune de Rozières, était sous l’Ancien Régime, une seigneurie ressortissante de la mairie de Vilvorde. Sa population était en l’an VII forte de trois à quatre cents âmes, avec les fermes de la cense-du-Haut et de terfosse qui en dépendent, écrivit Charles Oudiette en 1802/1803 (1).

Ces deux fermes étaient comprises (au 19e siècle) parmi les écarts de la commune ; le Haut de Rosières que l’on appelle le Woo est situé à quatorze cents mètres de l’église ; c’est dans ce hameau qu’est bâtie la ferme de Rosierbois nommée aussi ferme de Haut.  Une partie de cette cense est ce qui reste du château des seigneurs de Rosières. Une très belle tour carrée, au-dedans des murs, atteste encore la puissance du lieu (2).

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2011 © Francis Broche

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Grand Cortil, marais de Rosières

Vue pittoresque Rosières St. André Collection Michel Delabye

Vue pittoresque sur le Grand Cortil (1) à Rosières Saint-André
coll. Michel Delabye

Selon le Cercle d’Histoire de Rixensart, cette prise de vue fut réalisée depuis l’actuelle rue du Vieux Moulin, … au fond le Plagniau.

Durant des siècles, Rosières restera un petit village campagnard dont la population évaluée à quelque 100 habitants au 14e siècle, ne dépassera le demi-millier que vers 1850. A cette époque, on compte 113 petites exploitations agricoles dont les revenus étaient à peine suffisants pour permettre à la population de survivre (2).

Le PCDN fait une description des ‘Marais de Rosières’. Le site est composé de plusieurs milieux distincts : une grande étendue d’eau (l’étang du Grand Cortil), plusieurs anciens bassins de pisciculture de taille moyenne, la rivière la Lasne, une aulnaie marécageuse, un bois humide de noisetiers, des prairies de pâture, et des broussailles ayant supplanté la prairie de fauche (3).

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La Maison Rosiéroise, école et maison communale

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début XXe siècle | L’Ecole des garçons et l’Eglise Saint-André
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

Dans ‘Géographie et histoire des communes belges’ (édité en 1873), on apprend que l’école communale fut construite (ndlr. vers 1858) sur les plans de l’architecte Moreau. Elle renferma une salle pour les séances du conseil communal. Le nombre des enfants pauvres, qui fut admis par la commune, en 1858-1859, à recevoir l’instruction gratuite, s’éleva à 80 : 50 garçons et 30 filles (1).

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Le Moulin de Rosières, sur la Lasne

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1910 | Au bord de la Lasne, le moulin de Rosières-Saint-André
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

En 1860, Rosières ne comptait qu’un moulin à eau, n’ayant qu’une seule roue et deux couples de meules. La retenue était à l’altitude de 44,99 mètres. L’autorisation de le placer sur la Lasne a été accordée au sieur F. Léonard le 24 septembre 1857 (1).

Un moulin à jadis existé à Rosières, probablement au même endroit, mais en 1602 il avait disparu’. (‘Corenmolen’, 1434; ‘Ouden molen die te Rosiere placht te staan’, 1602) (1).

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Ferme du Moulin, rue du Vieux Moulin

Ferme du Moulin Rue du Vieux Moulin coll. Monique D'haeyere

Ferme du Moulin, rue du Vieux Moulin à Rosières, coll. Monique D’haeyere
(à l’avant-plan, la station de pompage au bord de la Lasne)

360B. Rue du Vieux Moulin Rosières 3.2015 © Monique D'haeyere

mars 2015 © Monique D’haeyere

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Ferme du Moulin © Josette Thonnard-Verbois

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1988 | Ferme du Moulin, dessinée par Narcisse Poplemont (1), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart ↔ mars 2015 © Monique D’haeyere


(1) En 1991, Evelyne Deltenre écrivit dans un article intitulé ‘Rixensart, la perle des Ardennes brabançonnes’ que Narcisse Poplemont, secrétaire du Syndicat d’initiative, tentait de vanter les atouts de Rixensart, en faisant appel à la Fédération touristique pour former des guides et aussi nombre de bénévoles pour l’organisation des fêtes. Cet homme fut très actif et connu à la commune par son dévouement et ses dessins. Il nous quitta brusquement le 17 octobre 2008, regretté de beaucoup.

La Renaudière, coder et déchiffrer

254. La Renauldière à Rosières Collection Cercle d'Histoire de Rixensart

1930 | Villa ‘La Renaudière’ (1) à Rosières
(actuellement villa Ker Minou)
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Les plans de cette villa furent dessinés en 1925 par l’architecte Henry Lacoste (2) pour le Dr Renaud à Rosières-Saint-André. 

En juin 1944, quelques jours avant le débarquement en Normandie, l’Armée Secrète (A.S.) reçut l’ordre de mettre ses postes de commandement en place. Le 3 juin, le Q.G. du général Pire s’installe à Rosières, au lieu-dit Pré Maillard. Il comprend non seulement les principaux responsables de l’A.S. mais également un certain nombre d’officiers triés sur le volet qui trouvent asile, ainsi que l’équipe féminine chargée de coder ou déchiffrer les messages, à ‘La Renaudière’. Il s’agit d’une villa louée pour la cause par la famille Coenraets qui est installée dans un pavillon de l’autre côté de la Lasne. Le pavillon « Chez Coen » constitue également une boîte aux lettres et un écran pour le Quartier général de I’A.S., dont le véritable siège est tenu secret et les jeunes gens des familles Coenraets et Pire assurent une liaison discrète et permanente entre les deux sites (3)(4).

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