Grand Cortil, marais de Rosières

Vue pittoresque Rosières St. André Collection Michel Delabye

Vue pittoresque sur le Grand Cortil (1) à Rosières Saint-André
coll. Michel Delabye

Selon le Cercle d’Histoire de Rixensart, cette prise de vue fut réalisée depuis l’actuelle rue du Vieux Moulin, … au fond le Plagniau.

Durant des siècles, Rosières restera un petit village campagnard dont la population évaluée à quelque 100 habitants au 14e siècle, ne dépassera le demi-millier que vers 1850. A cette époque, on compte 113 petites exploitations agricoles dont les revenus étaient à peine suffisants pour permettre à la population de survivre (2).

Le PCDN fait une description des ‘Marais de Rosières’. Le site est composé de plusieurs milieux distincts : une grande étendue d’eau (l’étang du Grand Cortil), plusieurs anciens bassins de pisciculture de taille moyenne, la rivière la Lasne, une aulnaie marécageuse, un bois humide de noisetiers, des prairies de pâture, et des broussailles ayant supplanté la prairie de fauche (3).

Continuer la lecture de Grand Cortil, marais de Rosières

La Maison Rosiéroise, école et maison communale

d86a5-4091978732-2

début XXe siècle | L’Ecole des garçons et l’Eglise Saint-André
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

Dans ‘Géographie et histoire des communes belges’ (édité en 1873), on apprend que l’école communale fut construite (ndlr. vers 1858) sur les plans de l’architecte Moreau. Elle renferma une salle pour les séances du conseil communal. Le nombre des enfants pauvres, qui fut admis par la commune, en 1858-1859, à recevoir l’instruction gratuite, s’éleva à 80 : 50 garçons et 30 filles (1).

Continuer la lecture de La Maison Rosiéroise, école et maison communale

Le Moulin de Rosières, sur la Lasne

ba8c4-3738847213-2

1910 | Au bord de la Lasne, le moulin de Rosières-Saint-André
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

En 1860, Rosières ne comptait qu’un moulin à eau, n’ayant qu’une seule roue et deux couples de meules. La retenue était à l’altitude de 44,99 mètres. L’autorisation de le placer sur la Lasne a été accordée au sieur F. Léonard le 24 septembre 1857 (1).

Un moulin à jadis existé à Rosières, probablement au même endroit, mais en 1602 il avait disparu’. (‘Corenmolen’, 1434; ‘Ouden molen die te Rosiere placht te staan’, 1602) (1).

Continuer la lecture de Le Moulin de Rosières, sur la Lasne

Ferme du Moulin, rue du Vieux Moulin

Ferme du Moulin Rue du Vieux Moulin coll. Monique D'haeyere

Ferme du Moulin, rue du Vieux Moulin à Rosières, coll. Monique D’haeyere
(à l’avant-plan, la station de pompage au bord de la Lasne)

360B. Rue du Vieux Moulin Rosières 3.2015 © Monique D'haeyere

mars 2015 © Monique D’haeyere

5f284-57365465-2

Ferme du Moulin © Josette Thonnard-Verbois

Ce diaporama nécessite JavaScript.

1988 | Ferme du Moulin, dessinée par Narcisse Poplemont (1), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart ↔ mars 2015 © Monique D’haeyere


(1) En 1991, Evelyne Deltenre écrivit dans un article intitulé ‘Rixensart, la perle des Ardennes brabançonnes’ que Narcisse Poplemont, secrétaire du Syndicat d’initiative, tentait de vanter les atouts de Rixensart, en faisant appel à la Fédération touristique pour former des guides et aussi nombre de bénévoles pour l’organisation des fêtes. Cet homme fut très actif et connu à la commune par son dévouement et ses dessins. Il nous quitta brusquement le 17 octobre 2008, regretté de beaucoup.

Les Tiennes, entrée et sortie de trois villages

47. Rosières St-André L'Entrée du village Collection Philippe Godin
1917 (3) | L’Entrée du Village, coll. Philippe Godin

Photo prise au niveau du carrefour où convergent les rues de La Hulpe (sur Rosières), de Genval (sur Rosières) et la Parklaan (sur Overijse). Sur le terrain à droite se trouve l’actuel Café du Lac.

 b2e4f-3404212474

2010 © Monique D’haeyere

aabab-1379812468

1938 | Les Tiennes (1) à Rosières (actuelle rue de La Hulpe), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le 26 septembre 2015, le Collège des Bourgmestre et Echevins de Rixensart y inaugurait le rond-point Fernand Gailly. Rétro Rixensart édite ci-après une notice consacrée à « Fernand Gailly, résistant de la première heure ».



(1) le tienne = pente, escarpement, colline, raidillon (du wallon ‘tiens’) (2), limite marquée par une colline
(2) ‘pitite montinne, avou li dzeu arondi’ (Dictionnaire explicatif wallon)
(3) RAEPSAET Jacques, Calendrier 2009, édité par le Magazine d’Informations communales Wavre-Limal-Bierges, N° 146

La Renaudière, coder et déchiffrer

254. La Renauldière à Rosières Collection Cercle d'Histoire de Rixensart

1930 | Villa ‘La Renaudière’ (1) à Rosières
(actuellement villa Ker Minou)
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Les plans de cette villa furent dessinés en 1925 par l’architecte Henry Lacoste (2) pour le Dr Renaud à Rosières-Saint-André. 

En juin 1944, quelques jours avant le débarquement en Normandie, l’Armée Secrète (A.S.) reçut l’ordre de mettre ses postes de commandement en place. Le 3 juin, le Q.G. du général Pire s’installe à Rosières, au lieu-dit Pré Maillard. Il comprend non seulement les principaux responsables de l’A.S. mais également un certain nombre d’officiers triés sur le volet qui trouvent asile, ainsi que l’équipe féminine chargée de coder ou déchiffrer les messages, à ‘La Renaudière’. Il s’agit d’une villa louée pour la cause par la famille Coenraets qui est installée dans un pavillon de l’autre côté de la Lasne. Le pavillon « Chez Coen » constitue également une boîte aux lettres et un écran pour le Quartier général de I’A.S., dont le véritable siège est tenu secret et les jeunes gens des familles Coenraets et Pire assurent une liaison discrète et permanente entre les deux sites (3)(4).

Continuer la lecture de La Renaudière, coder et déchiffrer

Chemin de Malaise, la côte de Woo

57fbb-3605752859

1910 | Chemin de Malaise (actuellement rue de Genval), coll. Philippe Godin

Venant du Hameau de Woo à Rosières, ces deux promeneurs descendent le Chemin de Malaise (1) (actuellement rue de Genval) vers le lieu-dit Le Pré du Wick ‘Aux deux eaux’ (2). S’ils prennent à gauche, ils suivront la vallée de la Lasne (le long de l’actuelle rue de La Hulpe). S’ils vont tout droit, ils franchiront la rivière d’Argent (2)(3) sur le Pont de Woo (2) et arriveront à hauteur du lac de Genval.

8ce07-1804014625
avril 2014 © Monique D’haeyere

avant 1912 coll. Philippe Godin ↔ 2019 © Monique D’haeyere

Chemin de Malaise
Chemin de Malaise à Rosières

5be81-1239181066

début XXe | Depuis les hauteurs de Woo, vue panoramique sur le Confluent.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le chemin de Malaise est ici dénommée chemin de Maubroux. On distingue au centre de l’image les cabines du ‘bassin de natation’ (3).


(1) En 1879, dénommée rue des Juifs (2)
(2) POPP Philippe-Christian, Atlas cadastral parcellaire de la Belgique, 1879
(3) ainsi dénommée par Popp (aujourd’hui l’Argentine)
(4) actuellement l’étang à côté du Chalet Normand

Chapelle Sainte-Thérèse-et-Sainte-Rita, charme campagnard

Chapelle N.D. de Basse-Wavre Saintes Rita at Thérèse édifée en 1943 c KIK-IRPA
1943 | Chapelle Sainte-Thérèse-et-Sainte-Rita à Rosières,
photographiée par Martin M.
coll. KIK-IRPA

Appelée également Chapelle Notre-Dame-de-Basse-Wavre, elle est incluse dans le jardin de la rue Jolie 10, à Rosières.

Les auteurs et constructeurs de cette chapelle sont M. et Mme Sablon, en remerciement pour la guérison de leur fille Rita, encore bébé, atteinte d’une grave pneumonie. Cette petite chapelle possède un charme campagnard, par son dessin à la fois simple et recherché, et son inclusion dans la clôture en fer forgé. C’est une belle oeuvre d’artisan forgeron, ce qu’était Monsieur Sablon. Cet homme très croyant n’hésitait pas à aller en pèlerinage à Notre-Dame-de-Basse-Wavre, lorsqu’un enfant du quartier était très malade (1).

Rue Jolie chapelle Sainte-Thérèse-et-Sainte-Rita 9.2017 © Monique D'haeyere
septembre 2017 © Monique D’haeyere

Continuer la lecture de Chapelle Sainte-Thérèse-et-Sainte-Rita, charme campagnard

Rue de l’Église Saint-André, coeur du village

Rue de l'Eglise - Rosières St. André Collection Michel Delabye

1911 | Rue de l’Église à Rosières
coll. Michel Delabye

A l’entrée du village de Rosières, vue de la route venant de Champles. Ce n’est que peu après 1873, que l’on ajoute au nom de Rosières celui du patron de l’église, saint André, afin de distinguer cette commune de celle de Grand-Rosière et d’autres hameaux d’autres provinces.

rosières,fermes,églises,église saint-andré 

mars 2014 © Monique D’haeyere

Continuer la lecture de Rue de l’Église Saint-André, coeur du village

Rue de La Hulpe

4fdca-2874832080

1920/1923 | La Villa Berthe, rue de La Hulpe à Rosières
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

b01c8-dyn008_original_640_409_jpeg_2676523_c4f68413e0e1869f949dffc57ce52651

F. Decueper – Café-Epiceries, coll. Michel Delabye

début XXe coll. Michel Delabye ↔ 2010 © Michel Delabye

ae1b8-3662459663-1

Vue sur la rue de La Hulpe à Rosières et la Laiterie Les Herbages, coll. Michel Delabye

b2859-3898965733-1

années 1930 | Rue de La Hulpe à Rosières
coll. Michel Delabye

Trois personnes posent devant le 13, rue de La Hulpe. A l’entrée de ce petit magasin, trois publicités : Belga (cigarettes), Vander Elst (tabac) et Ça-va-seul (1). Aujourd’hui, cet espace est occupé par la station service Shell. Assis sur le côté droit de la rue, un quatrième personnage s’est invité sur la photo.

commerces,rosieres,rue de la hulpe,a-va-seul

2010 © Michel Delabye

3bad9-1620573098-1

1995-1997 | Rue de La Hulpe à Rosières © Hommes et Patrimoine


(1) Gery Bouckey fonde en 1889 la Fabrique nationale de cirage, à Dixmude. « Au début, seuls les cirages portent ce nom. Les produits d’entretien des poêles et des cuivres qui sortent de l’usine de Bouckey s’appellent Briol, Cito, Gloria. En 1918, vu le succès de l’appellation, tous les produits sont baptisés ‘Ça-va-seul' » (cf Isabelle Dresse, Histoire de marques, Le Soir du 10 janvier 2004)

Rue de Malaise, sous haute tension

5a144-1716064651-1

1930 | Poste de 36000 volts de Genval-Rosières, coll. Philippe Godin 

Située route de Malaise (1) à Rosières, à la limite d’Overijse, cette station de la ‘Compagnie Auxiliaire d’Electricité’ abritait un poste de 36000 volts (2). Ce poste de transformation sert à abaisser la tension électrique, et à distribuer l’électricité aux utilisateurs. Le matériel vétuste du poste HT (3) se trouvant dans un bâtiment ancien, la configuration des lieux (sur deux étages) rendait les manœuvres dangereuses. D’importants travaux y ont été réalisés depuis 2008 (4), tels que le renouvellement progressif d’équipements HT en postes d’injection d’énergie.

Ce grand bâtiment technique moderniste des années 1930-50 est accompagné d’un logement de fonction. L’édifice, recouvert d’un crépi peint, se compose de deux volumes bien distincts : l’un de format vertical et l’autre, horizontal. Leur homogénéité tient dans l’utilisation de toitures plates, de pans arrondis pour les angles, de bandeaux de fenêtres, d’insertion de colonnes entre les baies (6)
.

2af7d-790449967-1

2008 © Eric de Séjournet

09139-2836307963-2-1

1930 | Poste à 36000 volts de Genval-Rosières, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart


→ OBJECTIF RIXENSART | Poste de haute tension


(1) Maleizen est une entité de la commune flamande d’Overijse, née suite à l’exploitation de bois et la mise en cultures des landes. La première trace historique remonte à 1224, qui cite ‘Giselbertus de Malyse’ (5)
(2) Cercle d’Histoire de Rixensart
(3) haute tension
(4) SEDILEC, Evaluation annuelle du plan stratégique 2008-2010, in Conseil d’administration du 4 novembre 2008
(5) Maleizen, deelgemeente van Overijse (www.overijse.be)
(6) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno (AWaP – Agence wallonne du Patrimoine), Inventaire du patrimoine culturel immobilier, 20 octobre 2009

Champles, berceau de l’E 411

80d4e-2388169562-1

1950 | Route de Champles, coll. Philippe Godin

Champles, nom donné au hameau comprenant quelques maisons, bâties sur la rive droite de la Lasne, à l’extrémité du territoire de la commune (1). L’autoroute E411, reliant Bruxelles à Namur, passe aujourd’hui à Rosières à hauteur de ce pont sur la Lasne.

24366-3687269633-1

1980 | Vue sur l’église Saint-André de Rosières, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

A droite, l’autoroute E411 passe au-dessus de la rue de La Hulpe.

1980 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ juillet 2017 © Monique D’haeyere

Ce diaporama nécessite JavaScript.

1992/1995 | Champles © Hommes et Patrimoine

L’autoroute E411, reliant Bruxelles à Namur, passe entre l’église Saint-André de Rosières et Champles. A droite, la Ferme du Prince (2), rue de Tombeek.


(1) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(2) ferme datée de 1756

Le Plagniau, « annexé par Rosières »

rosières,plagniau

1992/1995 | Rue de la Ferme du Plagniau © Hommes et Patrimoine

Anciennement territoire de Limal, le hameau du Plagniau fut rattaché à Rosières en 1884 (1). La ferme du Plaigneau ou Planeau, en wallon ‘Plania’ est déjà citée en 1440 (la terre du Plainal) (2). Cette ferme a été morcelée au 19ème siècle, mais la grande porte charretière qui subsiste a fière allure au bord du chemin (3).

Le hameau du Plagniau (autrefois terre de Plainal, puis Cense de Pleniau et Ferme de Plaigneau) fait partie jusqu’à la fin du 19ème siècle de la commune de Limal. Situé sur la rive droite de la Lasne, il regarde vers Rosières et est fort distant de sa commune d’origine (= 3,8 km au NNO de l’église de Limal). En 1882 une requête, émanant des quelques habitants de ce territoire, demande le rattachement à Rosières. Comme le veut la loi, elle est adressée au président et aux membres de la Chambre de Représentants.

Les signataires, membres d’une même famille (H. Spreutels, C. Vandervorst, Gme Leblicq, Jh Spreutels, Jh Vandervorst, J.J. Spreutels, Jh Lambert) exposent leurs motifs en cinq points, que nous reproduisons ci-dessous :

Les soussignés, habitants du hameau de Plan sous Limal (Brabant), prennent la respectueuse liberté de bien vouloir décréter leur séparation de la dite commune et leur réunion à celle de Rosières St André.

Ils osent exposer à vos honorables personnes ce qui suit :

1. Leur hameau, composé de sept ménages de la même famille, est éloigné du centre et de toute autre habitation de la commune à plus de quatre kilomètres; tandis qu’il n’est distant de Rosières que de quelques centaines de mètres.

2. Vu cet éloignement, leur enfants ne peuvent profiter de l’instruction gratuite qui leur est offerte dans les écoles communales ou autre et doivent payer dans d’autres écoles plus rapprochées.

3. Les biens composant ledit hameau, étant la propriété de la même famille, sont exploités par eux et aucun autre habitant de la commune n’est appelé dans ce parage, ce qui fait que nulle relation n’existe entre eux.

4. Ne pouvant profiter d’aucun des bienfaits de l’administration locale, ils n’ont nul intérêt à voter, et la plus belle des prérogatives du peuple belge est pour eux sans valeur.

5. Enfin, une barrière naturelle, une montagne couverte de bois, entoure le dit hameau de trois côtés, et semble ainsi Indiquer a priori sa réunion à la commune de Rosières Saint André.

Cette demande déclenche une procédure dont le déroulement n’est pas exceptionnel. Des annexions et détachements de territoire se rencontrent en effet dès le XIXème siècle.

Le 25 mai 1884, Gustave Berges, membre de la Députation permanente du Conseil provincial, vient effectuer une enquête pour s’assurer de l’opinion des membres des Conseils communaux de Limal et de Rosières. A la suite de cette enquête, les Chambres adoptent le changement demandé. La loi modifiant les limites entre les communes de Limal et de Rosières est promulguée le 9 juin 1884, signée par Léopold II et le Ministre de l’Intérieur G. Rolin-Jacquemyns. A côté des documents existant à la commune de Rixensart, se trouve une lettre dans les archives paroissiales de Rosières. Emanant de l’Archevêché de Malines, datée du 3 novembre 1894, signée par F. van Olmen, secrétaire, pour le Cardinal Goossens, elle autorise, en accord avec la paroisse de Limal, les habitants du Planiau à appartenir à la paroisse de Rosières.

Aujourd’hui le quartier du Planiau s’est développé, de nouvelles constructions ont été édifiées, mais l’endroit a gardé son caractère de hameau champêtre. Entouré de prés et de bois, situé près de la Lasne et de ses étangs sauvages, son cadre est resté pittoresque et naturel (4).

b87a0-1760715615-1

1992/1995 | Rue de la Ferme du Plagniau © Hommes et Patrimoine

1992/1995 © Hommes et Patrimoine ↔ mars 2010 © Monique D’haeyere

Ce diaporama nécessite JavaScript.

1992/1995 | Vue depuis le chemin du Plagniau © Hommes et Patrimoine
septembre 2014 | Vue depuis le chemin du Plagniau © Christian Petit
octobre 2014 | Vue depuis la rue de la Ferme du Plagniau © Eric de Séjournet


(1) E.C.H.A.R.P., Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs, Le patrimoine rural du Brabant wallon, Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(2) du mot latin plania (plaine). Le subst. masc. plain fut très usité en ancien français et une forme plus rare fut plaigne (ca 1100 Roland, éd. J. Bédier, 1085) (cfr. Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales)
(3) DUBUISSON Paul et Madeleine, Le nouveau canton de Wavre, Au fil de l’histoire, Ed. du Brabant wallon, Chaumont-Gistoux 1972
(4) MOUVET-de ROUBAIX G.
 (Cercle d’Histoire de Rixensart), L’annexion du Plagniau par Rosières, in Rixensart Info 115 d’octobre 1990, p. 24 et 116 de décembre 1990, p. 24

Les Herbages, laiterie et pension de famille

1758f-2109484223-1

Laiterie Les Herbages, coll. Philippe Godin

Construite en 1923, cette laiterie, située le long de la rue de La Hulpe à Rosières-Saint-André, devint une pension de famille.

cafe,restaurant,horeca,rosieres,pension,les herbages

après 1923 | Laiterie des Herbages, coll. Michel Delabye

Ce café-restaurant situé à Rosières-St-André se présentait comme ‘pension de famille, prix modérés, cuisine bourgeoise – dîners à 15 francs (Tél. : Genval 80)’ sur un ‘site merveilleux’ avec ‘½ hectare de jardin’.

ae1b8-3662459663-1

Coin du Village, coll. Michel Delabye

Vue sur la rue de La Hulpe à Rosières et la Laiterie des Herbages.

 

aab26-834_001-thumb-1

Plaine de jeux de la Laiterie des Herbages à Rosières

 

rosières

Panorama du quartier du restaurant des Herbages, coll. Michel Delabye

0015d-1708280302-1

2010 © Michel Delabye

Chemin du Tilleul, foudroyé … saccagé

7f477-9510675421

avant 1979
Photo © Cercle d’Histoire de Rixensart (1)

A quelque 185 m de la Verte Voie ce vieux tilleul bordait le chemin du Tilleul à Rosières … jusqu’en 1962, quand il fut touché par la foudre. Suivant les archives paroissiales cet Arbre Remarquable a été planté en 1693.

Le Cercle d’Histoire de Rixensart nous apprend que suivant la légende, ce tilleul aurait été planté à l’époque de Charles Quint, vers 1535. Les archives paroissiales, quant à elles, situent son origine en 1693 tandis que J. Tarlier et A. Wauters (2) mentionnent la date de 1787. Ces derniers ajoutent que, vers 1860, l’arbre mesurait 3,70 m de circonférence à un mètre du sol et qu’il était orné d’une petite image de la Vierge. L’année de sa plantation est donc sujette à trois hypothèses mais, compte tenu des dimensions renseignées en 1860, la date évoquée par les archives paroissiales – 1693 – paraît assez probable.

Cet arbre majestueux était surnommé l’Arbre Ballon ou le Gros Tilleul. Classé par la Commission des Monuments et Sites, il fut malheureusement étêté par la foudre en 1962. En 1979, il ne subsistait plus qu’un tronc creux à l’intérieur tout noirci par les feux qui y étaient fréquemment allumés. Malgré cela, il gardait toujours quelques branchettes qui reverdissaient avec entêtement à chaque printemps jusqu’au jour où il disparut pour de bon, presque tricentenaire si l’on en croit les archives paroissiales.

En Belgique, notamment, beaucoup de tilleuls font l’objet de cultes et de croyances diverses. Souvent isolés dans la campagne, leur masse touffue sert de borne et de point de repère. Le tilleul peut, en effet, atteindre 30 à 40 m de hauteur et une longévité de plusieurs centaines d’années n’est pas exceptionnelle.

afe19-9078857081  


(1) Rixensart Info 172, décembre 1997
(2) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873

Continuer la lecture de Chemin du Tilleul, foudroyé … saccagé

L’Ecole des filles, rue de La Hulpe

db0a1-4134219358-1

vers 1910 | Rue de La Hulpe, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Vue prise à partir du chemin du Grand Cortil et de l’actuelle rue de La Hulpe, à hauteur de l’Ecole des Filles. Dans le fond passe … aujourd’hui l’E411.

En Roman Pays, Rosières-Saint-André (étymologiquement ‘Le Champ de Roseaux’) a attiré de nombreuses familles citadines à venir ‘s’installer au milieu des verdoyantes campagnes, où elles retrouvent la quiétude dont elles ont besoin à notre époque agitée‘ (1).

6f5e1-1948278003-1

juillet 2015 © Monique D’haeyere

ecoles,rosieres,rue de la hulpe,ecoline,école des filles de rosières,école communale de rosières

L’Ecole des filles, rue de La Hulpe à Rosières-Saint-André, coll. Monique D’haeyere

Cette photo doit dater, commente Marc Decaffmeyer. J’ai fréquenté cette école de 1968 à 1977, de même que ma soeur, ma maman et ma grand mère (quoique ces deux dernières étaient plutôt de l’autre coté de la vallée, à la Maison Rosièroise). Juste pour l’anecdote, deux bonnes soeurs qui avaient enseigné à ma grand mère (Hélène Faltin) et ma maman (Yvette Delain) étaient encore là (Soeur Rigorie ?, Marie-Madeleine ?) lors de mon passage dans les années 70. L’un d’elles est décédée, accrochée par une voiture près de l’école (me semble-t-il). A ce moment-là, hélas pour elle, la route était plus carrossable que sur la photo (2).

avril 2009 | L’Écoline, rue de La Hulpe à Rosières © Eric de Séjournet
juillet 2015 © Monique D’haeyere

L’Ecole communale de Rosières fut agrandie en 2015 et, dès la rentrée, engloba l’Écoline.


(1) DUBUISSON Paul et Madeleine, Le nouveau canton de Wavre, Au fil de l’histoire, Ed. du Brabant wallon, Chaumont-Gistoux 1972
(2) Commentaire de Marc Decaffmeyer à Rétro Rixensart, 17 août 2010

La Cure de Rosières Saint-André

db290-4138064163-1

début XXe siècle | La Cure de Rosières Saint-André, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Située rue Bois du Bosquet 2, la bâtisse remaniée date de 1765 par les ancrages de la façade. Deux niveaux en briques et pierre bleue. Porte et fenêtres du XIXème à linteau droit. Annexe avec épis et oreilles aux pignons (1).

Longeant le rue du Bois du Bosquet et en contre-haut de la rue de l’Église Saint-André, le presbytère se compose d’un logis prolongé d’une dépendance plus basse et d’une ancienne remise à voiture en retour, servant aujourd’hui de garage. Le noyau primitif du logis, en brique anciennement chaulée, remonte au 18ème siècle, ce qui est précisé par les ancres ‘A 1765’ en façade avant. D’un seul niveau à l’origine, le logis a été surélevé dans la 2e moitié du 19e siècle, comme en témoignent les traces d’épi au pignon droit, où deux ouvertures sont visibles, et les trois fenêtres du rez-de-chaussée dont les piédroits sont chaînés de calcaire gréseux et creusés d’une battée (seuils et linteaux remplacés). Quatre fenêtres soulignées d’un seuil et d’une porte principale encadrée de fenêtres, elle se termine à gauche par un pignon débordant. Sous une bâtière de tuiles en S, l’ancienne remise à voiture, plus basse encore, s’ouvrait jadis par quatre arcades en plein cintre, dont une a disparu et deux sont rebouchées (2).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Presbytère de la paroisse Saint-André à Rosières
1995/1998 © Hommes et Patrimoine ↔ avril 2016 © Francis Broche ↔ septembre 2017 © Monique D’haeyere

Selon Louis Evrard, le presbytère fut bâti en 1633 (?) et agrandi en 1765 (3). Il abrite une grotte de Notre-Dame de Lourdes inaugurée le 15 août 1899.

après 1918 ↔ juin 2017 © Monique D’haeyere

Construite en pierre de sable, cette Grotte de Lourdes est située rue Bois du Bosquet à Rosières, à deux pas de la cure et fait partie de la propriété du presbytère. Recouverte de verdure, elle se trouve en retrait, séparée de la rue par une pelouse entourée de grillage. La grotte fut aménagée en 1899 avec le concours des enfants du village, à la suite d’un pèlerinage. Elle fut inaugurée en 1918, soit une vingtaine d’années plus tard. La Vierge se trouve dans une niche surélevée (…). Un moellon de pierre bleue, encastré dans la grotte, porte cette mention : ‘Pierre provenant de la grotte de Lourdes’ et est signé E. Tondelli (4).

2a18c-2956040669-1

 

Début 2017, les habitants de Rosières apprennent que la Commune de Rixensart compte abattre l’ensemble des bâtiments de la cure pour le remplacer par un complexe de logements à réaliser par ‘Notre Maison’, la société Wallonne de logements sociaux, dont l’Echevine des Affaires sociales de Rixensart (et depuis juin 2017, bourgmestre) est la vice-présidente.

En juin 2017, l’association ‘Rosières Notre Village’ voit le jour, prend la défense de la cure (5), et propose rapidement un contre-projet (voir montage ci-après). Une pétition est lancée en octobre 2017.


(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, p. 62, 2000
(2) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, IPA Dossier : 25091-INV-0017-0, 20 octobre 2009
(3) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, 1994
(4) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, p. 62, 2000
(5) Rosières – Ne touche pas à notre cure, reportage de TV COM du 11 juillet 2017