Ferme à Rosières

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coll. Ugent

Photographie d’une ancienne ferme à Rosières, provenant des archives de l’Universiteitsbibliotheek Gent. Lieu à déterminer.

Au milieu du XIXe siècle existe à Rosières une ferme très importante, celle de Rosierbois ou de Woo, qui compte quelque 130 hectares. Suivent les fermes de Ter Fosse et du Prince et, loin derrière elles, une soixantaine d’exploitations de moins d’un hectare, tandis qu’une bonne quarantaine de fermes de moyennes importance se partagent le solde des terres agricoles, les trois quarts d’entre elles ne dépassant pas 3 hectares (1).


(1) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, Rixensart, in Le Patrimoine rural du Brabant wallon, pp. 208 et 209, 1996

Ferme de Rosierbois, altitude 105

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1919 | La cour de l’antique ferme Englebert à Rosières
coll. Philippe Godin

Cette ferme portera différents noms : ferme de Rosierbois (du nom de l’ancienne cense), ferme du Haut (elle se situe au point culminant de Rosières, à l’altitude 105), ferme d’Englebert. Aujourd’hui, elle est dénommée ferme de Woo, du nom des champs qui l’entourent.

Le village et paroisse du duché de Brabant, la commune de Rozières, était sous l’Ancien Régime, une seigneurie ressortissante de la mairie de Vilvorde. Sa population était en l’an VII forte de trois à quatre cents âmes, avec les fermes de la cense-du-Haut et de terfosse qui en dépendent, écrivit Charles Oudiette en 1802/1803 (1).

Ces deux fermes étaient comprises (au 19e siècle) parmi les écarts de la commune ; le Haut de Rosières que l’on appelle le Woo est situé à quatorze cents mètres de l’église ; c’est dans ce hameau qu’est bâtie la ferme de Rosierbois nommée aussi ferme de Haut.  Une partie de cette cense est ce qui reste du château des seigneurs de Rosières. Une très belle tour carrée, au-dedans des murs, atteste encore la puissance du lieu (2).

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2011 © Francis Broche

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Grand Cortil, marais de Rosières

Vue pittoresque Rosières St. André Collection Michel Delabye

Vue pittoresque sur le Grand Cortil (1) à Rosières Saint-André
coll. Michel Delabye

Selon le Cercle d’Histoire de Rixensart, cette prise de vue fut réalisée depuis l’actuelle rue du Vieux Moulin, … au fond le Plagniau.

Durant des siècles, Rosières restera un petit village campagnard dont la population évaluée à quelque 100 habitants au 14e siècle, ne dépassera le demi-millier que vers 1850. A cette époque, on compte 113 petites exploitations agricoles dont les revenus étaient à peine suffisants pour permettre à la population de survivre (2).

Le PCDN fait une description des ‘Marais de Rosières’. Le site est composé de plusieurs milieux distincts : une grande étendue d’eau (l’étang du Grand Cortil), plusieurs anciens bassins de pisciculture de taille moyenne, la rivière la Lasne, une aulnaie marécageuse, un bois humide de noisetiers, des prairies de pâture, et des broussailles ayant supplanté la prairie de fauche (3).

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La Maison Rosiéroise, école et maison communale

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début 20e siècle | L’Ecole des garçons et l’Eglise Saint-André
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

Dans ‘Géographie et histoire des communes belges’ (édité en 1873), on apprend que l’école communale fut construite (ndlr. vers 1858) sur les plans de l’architecte Moreau. Elle renferma une salle pour les séances du conseil communal. Le nombre des enfants pauvres, qui fut admis par la commune, en 1858-1859, à recevoir l’instruction gratuite, s’éleva à 80 : 50 garçons et 30 filles (1).

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Le Moulin de Rosières, sur la Lasne

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1910 | Au bord de la Lasne, le moulin de Rosières-Saint-André
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

En 1860, Rosières ne comptait qu’un moulin à eau, n’ayant qu’une seule roue et deux couples de meules. La retenue était à l’altitude de 44,99 mètres. L’autorisation de le placer sur la Lasne a été accordée au sieur F. Léonard le 24 septembre 1857 (1).

Un moulin à jadis existé à Rosières, probablement au même endroit, mais en 1602 il avait disparu’. (‘Corenmolen’, 1434; ‘Ouden molen die te Rosiere placht te staan’, 1602) (1).

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Les Tiennes, entrée et sortie de trois villages

47. Rosières St-André L'Entrée du village Collection Philippe Godin
1917
(3) | L’Entrée du Village
coll. Philippe Godin

Photo prise au niveau du carrefour où convergent les rues de La Hulpe (sur Rosières), de Genval (sur Rosières) et la Parklaan (sur Overijse). Sur le terrain à droite se trouve l’actuel Café du Lac.

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2010 © Monique D’haeyere
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La Renaudière, coder et déchiffrer

254. La Renauldière à Rosières Collection Cercle d'Histoire de Rixensart

1930 | Villa ‘La Renaudière’ (1) à Rosières
(actuellement villa Ker Minou)
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Les plans de cette villa furent dessinés en 1925 par l’architecte Henry Lacoste (2) pour le Dr Renaud à Rosières-Saint-André. 

En juin 1944, quelques jours avant le débarquement en Normandie, l’Armée Secrète (A.S.) reçut l’ordre de mettre ses postes de commandement en place. Le 3 juin, le Q.G. du général Pire s’installe à Rosières, au lieu-dit Pré Maillard. Il comprend non seulement les principaux responsables de l’A.S. mais également un certain nombre d’officiers triés sur le volet qui trouvent asile, ainsi que l’équipe féminine chargée de coder ou déchiffrer les messages, à ‘La Renaudière’. Il s’agit d’une villa louée pour la cause par la famille Coenraets qui est installée dans un pavillon de l’autre côté de la Lasne. Le pavillon « Chez Coen » constitue également une boîte aux lettres et un écran pour le Quartier général de I’A.S., dont le véritable siège est tenu secret et les jeunes gens des familles Coenraets et Pire assurent une liaison discrète et permanente entre les deux sites (3)(4).

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Chapelle Sainte-Thérèse-et-Sainte-Rita, charme campagnard

Chapelle N.D. de Basse-Wavre Saintes Rita at Thérèse édifée en 1943 c KIK-IRPA
1943 | Chapelle Sainte-Thérèse-et-Sainte-Rita à Rosières,
photographiée par Martin M.
coll. KIK-IRPA

Appelée également Chapelle Notre-Dame-de-Basse-Wavre, elle est incluse dans le jardin de la rue Jolie 10, à Rosières.

Les auteurs et constructeurs de cette chapelle sont M. et Mme Sablon, en remerciement pour la guérison de leur fille Rita, encore bébé, atteinte d’une grave pneumonie. Cette petite chapelle possède un charme campagnard, par son dessin à la fois simple et recherché, et son inclusion dans la clôture en fer forgé. C’est une belle oeuvre d’artisan forgeron, ce qu’était Monsieur Sablon. Cet homme très croyant n’hésitait pas à aller en pèlerinage à Notre-Dame-de-Basse-Wavre, lorsqu’un enfant du quartier était très malade (1).

Rue Jolie chapelle Sainte-Thérèse-et-Sainte-Rita 9.2017 © Monique D'haeyere
septembre 2017 © Monique D’haeyere

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Église Saint-André, rurale et néo-classique

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coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La paroisse de Rosières dépendit jusqu’en 1559 de l’évêché de Cambrai, puis, par la suite, de l’évêché de Malines. En 1801, le curé P-J. Goossens rédige une monographie de la paroisse qui fournit des renseignements intéressants sur l’histoire communale. Il mentionne notamment qu’on ne bâtit guère de maisons, on n’y fait que reconstruire les anciennes, dont un certain nombre en argile et couvertes de chaume existent encore (1).

La précédente église, en style renaissance, avait été édifiée en 1704, date qu’on lisait au-dessus de la porte. Tombant en ruines, une nouvelle église fut construite en 1844 sur le même emplacement. Dédié à Saint-André, cet édifice rural néo-classique fut élevé en brique et pierre blanche sur les plans de l’architecte E. Moreau (1).

Les travaux ont été sans doute surveillés avec peu de soin, car de nombreuses lézardes sillonnent déjà les murs de l’édifice et les plafonnages de l’intérieur se détachent en plusieurs endroits, écrivirent Jules Tarlier et Alphonse Wauters en 1873 (2).

Elle fut consacrée en 1877 par Mgr Anthonis, évêque de Constance. Dressée en haut d’un escalier, au flanc d’un talus, elle présentait déjà, moins de 20 plus tard, de nombreuses lézardes (3). Sur base des écrits de Tarlier et Wauters, Louis Evrard décrit l’église : Une tour carré, coiffée d’une petite percée d’une porte rectangulaire à fronton et d’une lucarne semi-circulaire éclairant le jubé; elle précède un vaisseau en forme de basilique à trois nefs que deux rangées de colonnes doriques, supportant des arcades cintrées, partagent en quatre travées. Une belle voûte en berceau recouvre le choeur et la nef principale; un plafond horizontal recouvre les collétéraux. Les trois autels sont toujours dédiés au Saint-Sacrement, à la Sainte-Vierge et à saint André, traditionnelement invoqué contre les maux de reins (3).

Le tracé de l’E411 a profondément modifié cette vue de l’église Saint-André de Rosières. Incluse dans un muret à proximité vieux cimetière, la chapelle Saint-Antoine fait aujourd’hui figure de rescapée.

__________
(1) Cercle d’Histoire de Rixensart
(2) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(3) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, 1994

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mars 2014 © Monique D’haeyere

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Rue de l’Église Saint-André, coeur du village

Rue de l'Eglise - Rosières St. André Collection Michel Delabye

1911 | Rue de l’Église à Rosières
coll. Michel Delabye

A l’entrée du village de Rosières, vue de la route venant de Champles. Ce n’est que peu après 1873, que l’on ajoute au nom de Rosières celui du patron de l’église, saint André, afin de distinguer cette commune de celle de Grand-Rosière et d’autres hameaux d’autres provinces.

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mars 2014 © Monique D’haeyere

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