1914-1918 | Hommage à ceux qui ont fait leur devoir

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1914-1916 | Annonce pour une messe anniversaire célébrée en l’église de Rixensart le lundi 12 juin 1916, à la mémoire d’Emile Detienne, soldat au 9e Régiment de Ligne, fils des époux J.-B. Detienne-Nicaise, né à Rixensart, le 28 mai 1887,
tombé au Champ d’Honneur à l’Yser en novembre 1914
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Au cours de la Grande Guerre, nombre de nos concitoyens choisirent de tout quitter pour aller se battre contre un ennemi surpuissant en hommes et matériel. Quelques-uns étaient sous les drapeaux, la grande majorité répondit à l’ordre de mobilisation qui prenait effet le 31 juillet 1914 à minuit, d’autres rejoignirent l’armée durant les années qui suivirent et ce malgré les risques présentés par le passage de la frontière hollandaise. Parmi ces soldats, près de trente moururent au combat, dix peut-être survécurent pour peu de temps au conflit, d’autres restèrent à tout jamais meurtris dans leur chair ou leur esprit. Dès 2008, le Cercle d’Histoire de Rixensart a tenté, non sans quelques difficultés, d’identifier ces Combattants pour leur rendre hommage et rappeler à tous leur mémoire. Ce travail concerne uniquement les soldats de nos trois communes mais il importe de ne pas oublier les victimes civiles du conflit. Parmi nos concitoyens, de nombreux déportés y laissèrent la vie. Certains moururent dans les camps, d’autres au pays, parfois peu de temps après leur retour. Leur mémoire également mérite d’être sauvegardée (1).

Dans cette notice, Rétro Rixensart rend hommage à ceux qui ont fait plus que leur devoir et qui sont décédés pendant la Première Guerre mondiale. Les nom et prénom de nos soldats sont édités, tels que repris dans cet important ouvrage (1) du Cercle d’Histoire de Rixensart.

1914

6 août | Le soldat du 9e de Ligne Jean-Baptiste (AdelinHautfenne (originaire de Rixensart) décède suite à ses blessures (la commune de Rixensart lui a dédié une rue) ⊥
19 août | Le soldat Herman Ferdinand Thomas (Genval) est tué durant les combats à Aarschot ⊥⊥
24 août | Le soldat du 8e de Ligne Marcel Hasaerts (Genval) est tué au cours des combats de Warnant ⊥⊥
25 août | Le soldat Gustave Florentin Faltin (Genval) est fait prisonnier à Namur et décède à Westerholz (All.) le 24 juin 1917 d’une maladie de coeur suite aux faits de guerre ⊥⊥; le soldat du 12e de Ligne Ferdinand Pierre Joseph De Becker (Rixensart) est tué au combat à Boortmeerbeek ⊥
26 août | Le soldat du 2e Chasseurs à pied Jean-Baptiste Polydor Debroux (Genval) est tué au combat à Grimbergen ⊥⊥
12 septembre | Le soldat du 9e de Ligne René Prosper Ernest Van Hacter (Rixensart-Bourgeois) est tué au combat à Wespelaar ⊥
29 septembre | Le soldat Victorien Stormacq (né à Genval, domicilié à Ixelles) est tué à St-Katelijne-Waver à l’âge de 25 ans
4 octobre | Le sous-lieutenant Robert Georges Emile Marie Terlinden (Rixensart) est tué à 26 ans d’une balle dans la tête à Kessegnies (frontière Congo/Est-africain-allemand), au cours de l’attaque générale qui décida de la retraite allemande ⊥
15 octobre | Le soldat du 5e de Ligne René Joseph Bernard, blessé à Houtem, déposé à l’hôpital d’Ostende où il est fait prisonnier, le 16 octobre, et interné au camp de Wessel (All.) où il décède le 12 décembre 1914 par suite de pleurésie ⊥
16 octobre |Le soldat du 13e de Ligne Jules Spreutels (Rosières-Saint-André) meurt au combat à 21 ans. Il est inhumé dans le cimetière de Keiem, tombe n° 103 ⊥⊥⊥
22 octobre | Le soldat du 2e Carabiniers Georges Gustave Rapsaet (Genval) est tué à Stuyvekenskerke ⊥⊥
23 octobre | Le capitaine en second du 2e Carabiniers, Fernand Henri Hector Lucien Mayat (Genval) est tué à Stuyvekenskerke ⊥
30 octobre | Le sergent du 2e Carabiniers Donat Ghislain Adolphe Herman Hulet (Rixensart-Bourgeois) est porté disparu. Le tribunal de Nivelles rend un jugement déclaratif de décès, le 8 avril 1924. Il acte : Mort pour la Belgique à Stuivenkenskerke le 30.10.1914 
novembre | Le soldat Emile Jean-Baptiste N. Detienne (Rixensart) meurt au Champ d’Honneur à l’Yser, en novembre 1914 ⊥

1917

17 septembre | Le soldat du 9e de Ligne Louis Arthur Ghislain Van Hamme (Rixensart) est mortellement blessé par une bombe d’avion, à Adinkerke. Il décède à 20 ans durant son évacuation vers l’hôpital de l’Océan ⊥
26 septembre | Le soldat du 2e Régiment de Génie Léon Stenuit (Genval) est tué à 23 ans par un éclat d’obus devant Dixmude ⊥⊥
28 novembre | Le soldat du 19e de Ligne Léon Justin Folie (Genval) est tombé au secteur de Merkem ⊥⊥

1918

21 janvier | Le soldat du 13e de Ligne Auguste Nestor Ghislain Devesse (Genval) est blessé par éclats de grenade, décède au poste de secours d’Hoogstade ⊥⊥
19 avril | Le soldat du 9e de Ligne Jean-Baptiste Michel Meyer (Rixensart) est tué au combat ⊥
18 mai | L’adjudant de carrière du 13e de Ligne Ghislain Octave André Wiame (Genval) est tué dans le secteur de Boesinge ⊥⊥
28 septembre | Le soldat du 13e de Ligne Antoine Guillaume Ghislain Lambert (Genval) est tué d’une balle dans la poitrine à Kaaskerke ⊥⊥
29 septembre | Le soldat du 23e de Ligne Fernand Joseph François Henrion (Genval) est tué à 23 ans d’une balle de mitrailleuse ⊥⊥
30 septembre | Le soldat du Bataillon du Génie de la 5e D.A. Henri Charles Fernand Herman (Genval) est tué à 25 ans à Moorslede en service commandé ⊥⊥
13 octobre | Le soldat du 2e Chasseurs à pied Edouard Elie Joseph Ghislain Lelievre (Genval) est hospitalisé à Calais et y décède le 17 décembre 1918 des suites d’une maladie à caractère épidémique contractée au front ⊥⊥
14 octobre | Le soldat Gustave Désiré Debroux (Genval) est tombé à 26 ans en service commandé à Oostvleteren ⊥⊥
15 octobre | Le soldat Antoine Vandercam (Rosières) est blessé au combat par un éclat d’obus à la tête à Izeghem et décède à 28 ans à Brielen le 19 octobre 1918 ⊥⊥⊥; le sous-lieutenant du 1er Carabiniers Adrien Marie Valentin Louis Xavier Van Steenberghe (Genval) est blessé grièvement devant Roulers, décède à 21 ans à La Panne ⊥⊥; le sergent du 12e de Ligne Henri Joseph Loriaux (Genval) est atteint mortellement à Stadenberg ⊥⊥
16 octobre | Le soldat du 6e Chasseurs à pied Marcellin Pinson (né à Rosières-Saint-André) meurt au combat. Il est inhumé au cimetière de Bruges, tombe n° 128. Son nom ne figure pas sur le monument de Rosières, il est supposé qu’il n’y était plus domicilié.

Les combattants rixensartois, genvalois et rosiérois décédés après le conflit seront honorés dans une deuxième notice, à paraître ultérieurement.

→ RÉTRO RIXENSART | Monument des Combattants (Rixensart)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument des Combattants (Rixensart)

→ RÉTRO RIXENSART | Monument de la Place communale (Genval)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument de la Place communale (Genval)

→ RÉTRO RIXENSART | Monument des Combattants (Rosières)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument des Combattants (Rosières)


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, En mémoire de nos combattants de la Grande Guerre, in Chroniques CHR n° 37 de février 2014

Légende

⊥            présent sur le Monument de Rixensart
⊥⊥          présent sur le Monument de Genval
⊥⊥⊥       présent sur le Monument de Rosières

Le Vallon

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1992/1995 | Le Vallon et l’église Saint-André à Rosières © Hommes et Patrimoine

Le Vallon, ainsi dénommé par les Rosiérois, longe le Chemin du Vieux Marchal en descendant de la rue de la Procession, puis emprunte le Sentier du Vieux Champêtre jusqu’à hauteur de la Maison rosiéroise.

> OBJECTIF RIXENSART | Sentier du Vieux Champêtre

Rue de La Hulpe, en long et en large

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1920/1923 | La Villa Berthe, rue de La Hulpe à Rosières
(coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)
Rue de La Hulpe vue des bords de la Lasne (coll. Michel Delabye)
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Vue sur la rue de La Hulpe à Rosières et la Laiterie Les Herbages (coll. Michel Delabye)

> RÉTRO RIXENSART | Les Herbages, laiterie et pension de famille

début XXe | Rue de La Hulpe (coll. Michel Delabye) <> 2010| Rue de La Hulpe 45 © Michel Delabye
2009 | Crèche rue de La Hulpe à Rosières © Monique D’haeyere

> RÉTRO RIXENSART | Chapelle de la Vierge, Saint-Roch et Saint-Guidon

> RÉTRO RIXENSART | L’École des filles, rue de La Hulpe

> RÉTRO RIXENSART | Forge de Rosières, extinction des feux

années 1930 | Rue de La Hulpe à Rosières (coll. Michel Delabye) <>2010 © Michel Delabye

(1) Gery Bouckey fonde en 1889 la Fabrique nationale de cirage, à Dixmude. « Au début, seuls les cirages portent ce nom. Les produits d’entretien des poêles et des cuivres qui sortent de l’usine de Bouckey s’appellent Briol, Cito, Gloria. En 1918, vu le succès de l’appellation, tous les produits sont baptisés ‘Ça-va-seul' » (cfr Isabelle Dresse, Histoire de marques, Le Soir du 10 janvier 2004)

Les Tiennes, entrée et sortie de trois villages

L’Entrée du Village, coll. Philippe Godin <> 2010 © Monique D’haeyere

Photo prise au niveau du carrefour où convergent les rues de La Hulpe (sur Rosières), de Genval (sur Rosières) et la Parklaan (sur Overijse). Sur le terrain à droite se trouve l’actuel Café du Lac.

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1938 | Les Tiennes (1) à Rosières (actuelle rue de La Hulpe), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

2017 | Rond-point Fernand Gailly Genval © Monique D’haeyere

Le 26 septembre 2015, le Collège des Bourgmestre et Echevins de Rixensart y inaugurait le rond-point Fernand Gailly.

> RÉTRO RIXENSARTFernand Gailly, résistant de la première heure


(1) le tienne = pente, escarpement, colline, raidillon (du wallon ‘tiens’) (2), limite marquée par une colline
(2) ‘pitite montinne, avou li dzeu arondi’ (Dictionnaire explicatif wallon)

Ferme Terfosse, abritée des vents du nord

Ferme Terfosse 1992-1995 © Hommes et Patrimoine
1992/1995 | Basse-cour de la Ferme Terfosse à Rosières © Hommes et Patrimoine

Située à l’Ouest du Chemin des Deux Fermes à Rosières, – de l’autre coté de l’autoroute E411 à l’écart de la zone urbanisée, la ferme Terfosse fut bâtie au XVIIIe siècle et connut plusieurs graphies : Ter Fosse ou Del Fosse, et encore Del Fos. Abritée des vents du nord par le relief, elle groupe ses bâtiments autour d’une cour rectangulaire (1)(2).

Encadrant une cour pavée à fumière centrale et desservie par deux simples portails, les différents bâtiments, construits en brique et pierre, sont chaulés (à l’exception de la grange) et reposent sur un soubassement goudronné. Des bâtières de tuiles en S couronnent ces volumes peu élevés. Face au portail principal, le logis s’ouvre par une porte de la première moitié du XVIIIe siècle, à encadrement de pierre blanche (arc en anse de panier, à clé saillante sous fine archivolte), et par quatre fenêtres dotées d’un encadrement de calcaire très mince, aux montants monolithes entaillés d’une battée avec gonds de contrevent et marques de tailleurs de pierre ‘ABD’. Dans le mur gouttereau arrière, cinq fenêtre étroites et rectangulaires. A droite de la cour, longue aile d’étables sous fenil, entre pignons débordants, remontant à la première moitié du XVIIIe siècle mais remaniée. Outre les nombreuses ouvertures rectangulaires et lucarnes passantes, trois portes à encadrement de pierre blanche sous linteaux bombés. A gauche du portail, grange du 19e siècle ou de la première moitié du 20e siècle, sous une bâtière débordante à demi-croupes. A l’extérieur du quadrilatère, fournil composé d’un simple volume, anciennement chaulé, sous bâtière (3).

Ferme Terfosse 2.2019 © Annick Dedobbeleer
2019 | Ferme Terfosse © Annick Dedobbeleer

Ces constructions du XVIIIe siècle ont subi de nombreux remaniements au cours des deux derniers siècles (4).

avril 2014 | Ferme Terfosse © Eric de Séjournet
avril 2014 | Ferme Terfosse © Eric de Séjournet

Le paysage qui encadre la Ferme Terfosse donne encore une bonne idée de ce que pouvaient être nos campagnes il y a un peu plus d’une centaine d’années, si l’on oublie le bruit constant de l’autoroute toute proche (5). Début 2019, le bâtiment semble abandonné …

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2020 © Monique D’haeyere

Le 6 mars 2020, la SA Finances et Industries, – dont le siège social est situé rue de Tombeek 5 à 1331 Rosières, introduisit une demande de permis unique pour un projet de rénovation et transformation de la ferme de Terfosse pour l’accueil d’activités d’artisanat alimentaire, de bureaux et espaces de co-working, exploitations agricoles, ainsi que l’aménagement des abords, comprenant un forage en vue d’une prise d’eau souterraine, et ce sur des biens sis chemin de la Carrière, n°5 à Rosières. Présentation du projet par la SA Finances et Industries : cliquez ici.


→ OBJECTIF RIXENSART | Ferme Terfosse


(1) DUBUISSON Paul et Madeleine, Le nouveau canton de Wavre, Au fil de l’histoire, Ed. du Brabant wallon, Chaumont-Gistoux 1972
(2) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, in E.C.H.A.R.P., Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs, Le patrimoine rural du Brabant wallon, Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(3) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno (
Agence wallonne du Patrimoine),  Inventaire du patrimoine culturel immobilier, 20 avril 2010
(4 ) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, in E.C.H.A.R.P., Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs, Le patrimoine rural du Brabant wallon, Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(5) Ibid.

Clinique, rue du Panorama

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Terrasse côté jardin de la clinique à Rosières, sise rue du Panorama, coll. Elly Smit

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2009 © Google Streetview

Une maternité exista dans l’ancienne commune de Rosières. Après la Seconde Guerre mondiale un grand nombre d’enfants sont nés (1). Ce n’est pas le simple rattrapage d’un déficit des naissances dû à la guerre, mais un comportement optimiste de la population provoqué par une conjoncture favorable qui persista jusqu’au milieu des années soixante. Après 1965, les statistiques de natalité montrent à nouveau une tendance à la baisse (2).

Le baby boom des années ’50 et ’60 a obligé la société à s’adapter et explique l’ouverture de nouvelles maternités, telle celle de Rosières.

Selon trois documents présentés par Elly Smit, il existait en août 1949 à Rosières-Saint-André une MATERNITÉ & CLINIQUE DIÉTÉTIQUE, dénommée ‘La Vie Naturelle‘ (tél 53.68.80). Elle fut probablement privée et n’ouverte qu’à l’automne 1949, car la brochure de présentation était encore « à l’impression », le 16 août 1949.

Dans une lettre adressée à la même date à une future maman, R. Mertens, directeur administratif de la maternité, écrit : « Suite à votre demande, je vous envoie ci-après les renseignements demandés. Je regrette de ne pouvoir vous envoyer actuellement la brochure qui est à l’impression. Si vous avez un médecin ou une accoucheuse, vous pouvez rester en traitement chez eux. Notre personnel est à leur disposition ainsi que le matériel, stérilisation y compris. Si vous n’avez pas de médecin ou si vous ne désirez pas en prendre, un qui ne soit pas gynécologue spécialiste, nous avons notre obstétricien le Dr. Defillet qui se mettra à votre disposition. Nous avons des chambres à 1 lit : A- à 250,- frs par jour, B. à 235, des chambres 2 lits à 225, en salle 175. La location de la salle d’accouchement et les frais pharmaceutiques normaux se montent à fr. 600, pour les chambres à 1 lit et à 500 fr, forfaitairement, pour les chambres à 2 lits et les salles. Les mutualistes sont admis. Quelques jours avant l’accouchement prévu, il nous serait agréable de recevoir, pour stérilisation, les langes, brassières, bandes ombilicales et bandes hygiéniques, marqués. La maternité est située dans un cadre superbe que je vous invite cordialement à visiter ».

Le 3 octobre 1949, la maternité envoie une nouvelle lettre … plutôt insistante. R. Mertens écrit : « Il y a quelque temps vous aviez bien voulu nous demander des renseignements au sujet de la Maternité. Bien que le corps médical et les accoucheuses qui ont vu nos installations soient unanimes à dire qu’elles sont vraiment très bien, nous voudrions faire connaître et apprécier notre Maternité par les mamans elles-mêmes. Dans ce but, nous voulons accorder un avantage important aux 10 premières accouchées inscrites. Nous voulons accepter uniquement le tarif mutuelle soir fr. 100 par jour et 850 fr pour l’accouchement. Pour une chambre à 2 lits : 125; 1 lit cat. B. 150; 1 lit cat. A. 175; accouchement : 850. Nous sommes persuadés que vous voudrez bien profiter de ces conditions tout-à-fait favorables mais limitées en vous faisant inscrire sans tarder. Vous en serez tout-à-fait satisfaite ».

Dans une troisième lettre, datée du 19 novembre 1949, le même directeur écrit : « Le moment de l’accouchement approche. Je me permets de vous rappeler de bien vouloir nous faire remettre sous peu les linges de bébé : langes fins et gros, bandes ombilicales, brassières et chemisettes (marqués). Veuillez joindre également un paquet de bandes hygiéniques à jeter. Votre chambre vous attend.

Dans un acte de naissance portant le n°14, Michel Delabye, bourgmestre de Rosières enregistre le 21 décembre 1949 une naissance « rue des Juifs numéro 11« .


(1) Peu après 1945, 100.000 naissances par an sont enregistrées en Belgique. Ce nombre est ensuite passé à 160.000 en 1963.
(2) MeFirst.be, Babyboom + Wallonie en ligne, la société wallonne depuis la libération.

Vue aérienne de Rosières village

Rosières, vue aérienne

après 1980 | Rosières Saint-André

Très belle vue aérienne de Rosières village. On distingue nettement l’église Saint-André, la Cure, la Ferme de l’Église et la Maison Rosiéroise. Quant à l’E411, la troisième bande de circulation fut construite entre 1977 et 1980, signale un lecteur.

Photo-légende

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Église Saint-André, rurale et néo-classique

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Eglise Saint-André de Rosières, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La paroisse de Rosières dépendit jusqu’en 1559 de l’évêché de Cambrai, puis, par la suite, de l’évêché de Malines. En 1801, le curé P-J. Goossens rédige une monographie de la paroisse qui fournit des renseignements intéressants sur l’histoire communale. Il mentionne notamment qu’on ne bâtit guère de maisons, on n’y fait que reconstruire les anciennes, dont un certain nombre en argile et couvertes de chaume existent encore (1).

La précédente église, en style renaissance, avait été édifiée en 1704, date qu’on lisait au-dessus de la porte. Tombant en ruines, une nouvelle église fut construite en 1844 sur le même emplacement. Dédié à Saint-André, cet édifice rural néo-classique fut élevé en brique et pierre blanche sur les plans de l’architecte E. Moreau (1).

Les travaux ont été sans doute surveillés avec peu de soin, car de nombreuses lézardes sillonnent déjà les murs de l’édifice et les plafonnages de l’intérieur se détachent en plusieurs endroits, écrivirent Jules Tarlier et Alphonse Wauters en 1873 (2).

Elle fut consacrée en 1877 par Mgr Anthonis, évêque de Constance. Dressée en haut d’un escalier, au flanc d’un talus, elle présentait déjà, moins de 20 plus tard, de nombreuses lézardes (3). Sur base des écrits de Tarlier et Wauters, Louis Evrard décrit l’église : Une tour carré, coiffée d’une petite percée d’une porte rectangulaire à fronton et d’une lucarne semi-circulaire éclairant le jubé; elle précède un vaisseau en forme de basilique à trois nefs que deux rangées de colonnes doriques, supportant des arcades cintrées, partagent en quatre travées. Une belle voûte en berceau recouvre le choeur et la nef principale; un plafond horizontal recouvre les collétéraux. Les trois autels sont toujours dédiés au Saint-Sacrement, à la Sainte-Vierge et à saint André, traditionnelement invoqué contre les maux de reins (3).

Le tracé de l’E411 a profondément modifié cette vue de l’église Saint-André de Rosières. Incluse dans un muret à proximité vieux cimetière, la chapelle Saint-Antoine fait aujourd’hui figure de rescapée.

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mars 2014 © Monique D’haeyere

 rosières,églises,église saint-andré

Eglise Saint-André de Rosières, coll. Monique D’haeyere

Face à une place arborée d’une belle ampleur, l’église paroissiale Saint-André de Rosières est un édifice rural néo-classique réalisé au milieu du 19e siècle sur les plans de l’architecte E. Moreau. Précédée d’une belle volée d’escalier, l’église construite en contre-haut de la rue est entourée de l’ancien cimetière emmuré. Érigé en brique, pierre calcaire et calcaire gréseux de Gobertange sous une bâtière d’ardoise, l’édifice présente une tour engagée entre des annexes, une nef principale et des collatéraux de quatre travées, terminés d’un choeur à chevet plat précédé d’une travée droite. La tour de trois niveaux s’ouvre par une porte inscrite dans un chambranle rectangulaire de calcaire surmonté d’un fronton portant le millésime ‘1844’. Au-dessus, une fenêtre en demi-lune à encadrement de calcaire repose sur un bandeau de pierre et consoles d’appui. Le haut de la tour, couronnée d’une flèche octogonale, est percé sur chacune des faces d’une ouverture en plein-cintre munie d’abat-son, sous des trous de boulins en croisette. Les angles de la façade sont soulignés d’une chaîne de pierre. Les annexes encadrant la tour sont aveugles. Les murs gouttereaux des collatéraux sont chacun éclairés de cinq fenêtres en plein cintre, sommé d’une clé de calcaire (4).

vers 1930 coll. Michel Delabye ↔ 2010 © Monique D’haeyere

Deux descriptions de l’intérieur de l’église Saint-André de Rosières :

Cette église harmonieuse, fraîchement repeinte lors des festivités de son 150è anniversaire, a conservé entre autres, de son ancien ameublement : un calice et un ostensoir en vermeil, provenant, disait-on, des Bogards de Bruxelles; une croix de miniatures endommagées pendant les troubles religieux; une réplique de la Descente de Croix, de Rubens; une autre de l’Immaculée, d’après Murillo; deux confessionnaux baroques du XVIIe siècle, un banc de communion régence, une chaire de vérité, un jubé et des fonts baptismaux en étain, contemporains de l’édifice, et des statues de son saint patron, en pierre et en bois polychromé des XVIe et XIXe siècles. Saint Ghislain y était jadis très vénéré et invoqué pour les enfants (5).

L’intérieur enduit présente une agréable homogénéité, avec des colonnes doriques peintes, dont certaines à cannelures. Une fausse voûte en berceau surmonte la nef principale et le choeur, les bas-côtés sont à plafond plat. Un beau dallage de pierres bleues, grises, noires et blanches orne le choeur (6).

Eglise Saint-André de Rosières ↔ avril 2017 © Monique D’haeyere

1585. Vue de la place de l'église après la construction de l'autoroute 1980 c CHR Juckler

1980 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

Vue sur l’église Saint-André de Rosières. A droite, l’autoroute E411 passe au-dessus de la rue de La Hulpe.

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mai 2009 © Eric de Séjournet + décembre 2009 © Eric de Séjournet


(1) Cercle d’Histoire de Rixensart
(2) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(3) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, 1994
(4) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, éd. Wallonie DGO Aménagement du territoire, 2009
(5) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, 1994
(6) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, éd. Wallonie DGO Aménagement du territoire, 2009

Ferme du Prince, XVIIIe siècle

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1970/1980 | Ferme du Prince à Rosières (datée de 1736), coll. Monique D’haeyere

Ferme du Prince Rosières 7.2017 © Monique D'haeyere

juillet 2017 © Monique D’haeyere

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1985 | Ferme du Prince (dessin de Narcisse Poplemont),
coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

 

1990/1995| Ferme du Prince © Hommes et Patrimoine

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Hostellerie de la Ferme du Prince à Rosières,
coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart