714 | Une vue du fond des Patches

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vers 1925 | Une vue du fond des Patches
coll. Jean-Michel Corbisier

Sur cette photo du Fond du Patch on reconnaît au centre, la ligne de chemin de fer Bruxelles-Luxembourg et en haut à gauche la Villa Roger de Grimberghe. 

Selon Robert Delbrassinne (1), le photographe s’appelait René Berger et utilisait souvent les mêmes figurants. Alors que les quatre personnages à l’avant-plan attirent le regard, observez que tout le quartier du Patch participe à la prise de vue.

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(1) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007

Abbé Léon Foerster

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Abbé Léon Foerster, coll. Jean-Claude Renier

Né en 1900, l’abbé Léon Foerster fut curé à Sainte-Croix à Rixensart, de 1951 à 1963, année de son décès. Il fut également professeur au Collège de Braine-l’Alleud, vicaire à la paroisse Saint-Boniface à Ixelles, professeur de religion à l’école moyenne de Schaerbeek, aumônier du Cénacle à Saint-Gilles, aumônier militaire, membre de la Résistance, curé à Bousval et aumônier au monastère du Berlaymont.

D’après des propos que j’ai recueillis, raconte Jean-Claude Renier, l’abbé ne mâchait pas ses mots et campait sur certains principes. Il ne fallait surtout pas critiquer l’enseignement catholique, l’armée et le journal ‘La Libre Belgique’ !

Vers 1960, à son initiative, on avait dressé un calvaire (croix simple en béton, peinte en blanc, disparue à ce jour) au croisement de la rue de Limal et du chemin du Meunier. Une procession y était organisée et l’on invitait les habitants de la rue de Limal à décorer l’entrée de leur demeure avec des fleurs et des objets religieux pour la circonstance.

Je me souviens d’une anecdote : l’abbé était assis à l’arrière d’une voiture, et s’adressait à ses paroissiens au moyen d’un haut-parleur. Précédé du Saint Sacrement, le cortège s’arrêtait devant chaque maison où l’on avait installé une décoration. La voiture s’était arrêtée devant ma maison, située au n° 21 de la rue. L’abbé Foerster s’était adressé en ces termes : « Nous arrivons à la nième station. Nous allons réciter un chapelet pour les non croyants de la rue ».

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2012 | Cimetière de Rixensart © Jean-Claude Renier

La sépulture de l’Abbé Foerster se trouve dans le cimetière de Rixensart, rue de l’Institut, à l’emplacement réservé aux Anciens combattants.

Ediles communaux en ripaille

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décembre 1972 | coll. Dupuis-Delbrassinne

Sur cette photo des édiles communaux en ripaille de décembre 1972, on reconnaîtra de gauche à droite: Joseph Verté, Armand Bonaventure, Armand Parent, Léopold Gilson, Marcel Gignon (avec un chapeau), Mr Conil (debout avec un chapeau) et Herman Dupuis (en bout de table). Herman Dupuis est le grand-père de Dominique Delbrassinne.

Je n’ai aucune idée de l’endroit où la fête s’est passée, sans doute dans une salle à Rixensart. Les Rixensart Information de l’époque ne relatent pas cet évènement, explique Jean-Claude Renier.

Café du Progrès

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entre 1940 et 1950 | Café du Progrès, coll. Dupuis-Delbrassinne

Cette photo a été prise dans le Café du Progrès, lors d’une fête folklorique, raconte Jean-Claude Renier. Ce café se trouvait juste en face du pont du chemin de fer, c’est à dire au croisement de la rue de la Station et de l’avenue Aviateur Huens. Actuellement, je crois que c’est une immobilière. Les personnages se trouvant sur la photo sont (de gauche à droite) :

– Emile Mélotte (chapeau feutre gris à bande noire) : fermier, rue de Limal
– Mr. Francis (le long foulard et le petit bonnet rond) : marchand de charbon de la rue des Ecoles
– Achile Dupuis (buvant son verre, à droite derrière Mr. Francis)
– Herman Dupuis : nouvellement garde-champêtre
– Herman Gilbert : le vieux garde-champêtre

298 | Château du Comte de Merode – Vue des arcades et cour intérieure

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après 1930 |

La cour intérieure est caractérisée par des galeries homogènes, constituées d’arcades surbaissées et de fortes colonnes toscanes, sous un étage d’appartements. Elles sont millésimées par des ancrages de 1631 (Nord), 1648 (Ouest), 1660 (Est) et probablement 1662 (Sud) (1).

Le Syndicat d’Initiative de Rixensart (V) fait remarquer que le château fut construit à l’époque où le baroque régnait en Belgique. On ne le dirait pas en voyant sa cour intérieure qui aurait la sévérité d’un cloître sans ses belles briques d’un rose chaud et ses jolies fenêtres à meneaux et encadrements de pierre blanche.

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(1) 13ème Journée du Patrimoine en Wallonie, 8 et 9 septembre 2001 (Région wallonne – Direction générale opérationnelle Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie)

250 | Château de Rixensart – L’avant-cour

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Après 1937 – En A1, l’église paroissiale Sainte-Croix, reconstruite en 1937. « De style néo-traditionnel cette nouvelle église a été réalisée d’après les plans de Franck Blockx et J. De Lange », explique Colette Pinson (VII). « L’édifice s’intègre harmonieusement dans l’ensemble architectural constitué par le château et ses dépendances ».

Variantes

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158. Le Château

Eglise et Château de Rixensart

Début 20ème – « La chapelle de la Sainte-Croix, de Rixensart (en 1873 de l’Exaltation de la Sainte-Croix, avec saint Célestin pour patron secondaire), forma longtemps une annexe de la paroisse de Limal. Après le concordat*, et quoique la famille de Merode en ait conservé la propriété, elle fut érigée en succursale de la cure de La Hulpe et a depuis été réunie au doyenné de Wavre », peut-on lire en 1873 (IX).

En date du 2 octobre 1807, l’ancienne chapelle castrale (« reconstruite en 1711 après un incendie ») (VII) est « remise à bail à la Commune avec tous les ornements et mobilier, pour servir d’église paroissiale, moyennant un loyer annuel de Cinquante francs qui ne fut jamais exigé depuis, et abandonné à la Commune d’abord, puis à la fabrique de l’église »**.

« Ainsi que confirment les archives du château, en 1834, la nef fut allongée. Et, en 1850 et en 1855, deux croisillons furent ajoutés à l’édifice lui conférant ainsi une forme de croix latine », écrit Colette Pinson (VII).
__________
* Instauré par Napoléon I afin d’assurer la paix religieuse, le Concordat de 1801 est à la base de nos fabriques d’église actuelles (décret du 30 décembre 1809).
** Bosquet Adolphe, Libéralités et bienfaits accordés à la Commune de Rixensart par la famille des Comtes de Merode, 1866

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2.2014 © Monique D’haeyere

118 | Le Château – Vue générale

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1907/1912 | coll. Jean-Claude Renier

« En 1883, le Conseil communal fait remarquer que « l’étendue de la commune est de 838 hectares … 2 propriétaires en possèdent 554 hectares. Il est utile de mentionner que les bois comptent près de 300 hectares », souligne Colette Pinson, Présidente du Cercle d’Histoire de Rixensart (VII). A cette époque, les fermes de Froidmont (90 ha) et de la Basse-Cour (75 ha) appartenaient à la famille de Merode.

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2010 © Monique D’haeyere

Avenue Franklin Roosevelt, hissez les couleurs

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après 1951 | avenue Franklin Roosevelt, coll. Magguy Van Goethem

septembre 2006 | avenue Franklin Roosevelt © Francis Broche
1985 | Jardinerie Philippe (1), coll. Gilbert Nauwelaers
2010 | Jardinerie Philippe © Gilbert Nauwelaers


(1) LEGRIS Philippe, Jardinerie Philippe – Les secrets de sa conception, 1996 (2)
(2) Après avoir fait ses études d’horticulture à Vilvorde, puis à Gembloux (terminées en 1973), Philippe Legris (1) accomplit son service militaire en Allemagne aux Eclaireurs du 2e Régiment de Cyclistes (2 Cy) et écrit à ce propos : Ce service militaire intéressant m’a permis de repousser mes limites, d’apprendre ce que c’est que l’ordre, le respect et la discipline et de plus j’y étais totalement dans mon élément, côtoyant une nature sauvage autant qu’admirable comme celle de la région de Westphalie. Démobilisé, il est engagé dans un centre de jardinage à Rosières … jusqu’en 1985. Il a le coup de foudre (qui remonte d’ailleurs à son enfance) pour une villa sise avenue Franklin Roosevelt 7A, l’achète et obtient les autorisations afin de la transformer en commerce de jardinage. Sa devise : Les points faibles des autres seront les points forts de ma future entreprise. En juin 1995, lors du cinquantième anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale, la Jardinerie Philippe fut pavoisée de tous les drapeaux des pays vainqueurs du nazisme.