Avenue de Clermont Tonnerre

Avenue de Clermont-Tonnerre © Jean-Louis Lebrun

Avenue de Clermont Tonnerre à Rixensart
coll. Jean-Louis Lebrun

Marie Renée de Clermont Tonnerre c Jean-Claude RenierL’avenue du Château et la Drève du Château croisent l’avenue de Clermont Tonnerre. La dénomination de cette avenue remonte à 1941, suivant la décision du Collège datée du 14 juin 1941 (1).

L’avenue de Clermont-Tonnerre doit son nom à l’épouse du Prince Félix de Merode. Fille du duc Gaspard, Prince romain et de Françoise-Béatrice (des marquis) de Moustier, Françoise de Clermont-Tonnerre (2), née à Paris le 5 mai 1885, décédée à Rixensart le 4 février 1957, épousa à Paris le 6 octobre 1908 Félix de Merode (comte), né à Rixensart le 25 août 1882, décédé à Serrigny (Côte d’Or) le 3 mars 1943. Ce dernier obtint le 25 avril 1930 autorisation pour lui-même et tous ses descendants de substituer à son titre de comte celui de prince.

Avenue de Clermont Tonnerre 11.2018 © Monique D'haeyere
novembre 2018 © Monique D’haeyere

(1) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, in Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005
(2) Etat Présent de la Noblesse du Royaume de Belgique – Merode (de)

Le football à Rixensart

Entrée du terain de football de Rixensart 7.1945 coll JCR BOU

après 1945 | L’entrée du terrain de football de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Au centre de la photo, on devine la Drève du Château et, à l’arrière-plan, l’avenue Paul Terlinden et ses villas en construction.

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La forge Socquet, bêches et pelles

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Couverture du catalogue des outils ‘Le moulin à vent’
de la forge Socquet, sise rue de l’Institut à Rixensart
coll. Joséphine Blomme

Vers 1960/61, alors que j’étais en 3ème ou 4ème année primaire à l’Ecole du Centre à Rixensart, notre classe visita la forge Socquet, sise rue de l’Institut 14 à Rixensart. Cette forge artisanale fabriqua des outils en acier trempé. Préparée par mon instituteur Paul Gilson, cette visite m’avait beaucoup impressionné : la chaleur du four et le tintamarre qui régnait dans l’atelier,  raconte Jean-Claude Renier.

Deux frères forgerons, installés depuis le début du 20ème siècle, décident de se reconvertir, leur métier de forgeron semblant menacé par l’expansion de l’automobile. Ils commencent la fabrication de bêches et de pelles en 1919. L’affaire, de très locale au début s’étend en Belgique ainsi que le renom de leur marque ‘Le Moulin’. En 1946, le successeur, le fils, modernise l’outil et exporte au Congo Belge, l’entreprise est prospère (1).

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Château du Héron, style Louis XV

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Château du Héron
coll. Magguy Van Goethem

En 1910, la Société Immobilière de Rixensart, fondée en 1907 par les quatre filles héritières de la douairière du comte de Montalembert, née comtesse de Merode, vend à la famille Carton de Wiart le bois du Héron et d’autres parcelles, écrit Paul Buffin (1).

S’inspirant du style Louis XV, le Château du Héron fut construit entre 1913 et 1914 par Albert Carton de Wiart. En 1917, Emile Schouten en devint propriétaire (2).

En 1934, Monsieur Schouten se propose d’en faire don à la commune de Rixensart, avec 15 ares de terrain et accès à l’avenue de Merode. La province évalue le bien à 370.000 francs, les aménagements à 15.000 francs et marque son accord sur la cession. La commune dispose d’une somme de 30.000 francs provenant de la vente de terrains communaux, mais exige de Monsieur Schouten, en plus du château, une somme de 50.000 francs. En outre, certains conseillers communaux s’opposent au projet, prétextant que les commerçants des environs de la place communale seraient lésés par le déplacement des services communaux au château du Héron. L’affaire ne se fait pas.

In fine, Emile Schouten cède le château à la comtesse Marie d’Aspremont Lynden en 1938 (1) (2). Le château du Héron, dont une statuette en bronze surplombant le faîte du toit précise le nom, consiste alors en un logis principal, les deux petites ailes en retour lui étant contemporaines ou plus tardives (3).

Pendant la guerre, en 1941, les Allemands y installent la Kommandantur, c’est-à-dire, le poste de commandement de la troupe qui occupe Rixensart (2).

En 1950, l’ancienne commune de Rixensart acquiert les 5 ha longeant les actuelles avenues F. Roosevelt, de Merode et des Pâquerettes et comprenant le ‘château du Héron’ dans lequel elle installe ses services (2).

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avril 2014 © Monique D’haeyere

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L’autocar des écoles

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1968 | Bus scolaire de marque Chevrolet en livrée rouge et blanc
coll. Fernand Hemeleers

Cette photo est accompagnée au verso d’une légende : Né en 1947, voici notre cher bus scolaire en fin de sa glorieuse carrière, juillet 1968.

Ce bus fut acheté, en occasion, l’été 1958 par la commune de Rixensart. Immatriculé 9F402, il était équipé d’un moteur Blue Flamme, 6 cylindres.

Utilisé initialement aux voyages touristiques dans la région de Namur, ce véhicule servit à transporter les élèves de l’Ecole communale du Centre, de l’Ecole Sainte-Agnès et de l’Ecole communale de Bourgeois. Ce bus servit également pour les voyages scolaires ainsi que pour se rendre au bassin de natation de Saint-Gilles, car il n’y en avait pas dans la région.

Fernand Hemeleers fut chauffeur de ce bus scolaire. Né le 18 décembre 1932 et habitant Rixensart, il fit sa carrière à la commune de Rixensart de 1956 à 1992. Il  raconte : Dans les années 50/60, en hiver, quand je devais descendre la rue des Ecoles, en face du château, je devais rouler très doucement, roues contre la bordure, pour ne pas glisser. On ne jetait pas encore du sel sur les routes, mais de la cendrée.

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Rue des Cailloux, longue terre

Panorama Bourgeois 1930 Ed. Pâtisserie Lebleu Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

1930 | Vue sur la rue des Cailloux à partir de la Grande Bruyère
(Ed. Pâtisserie Lebleu Bourgeois)
coll. Jean-Louis Lebrun

La rue des Cailloux à Bourgeois (Rixensart) est nommée par Popp chemin du Caillou où seulement huit maisons sont construites vers 1850. En 1756 et 1787, le lieu est désigné comme terre aux cailloux, champ de cailloux ou longue terre. Cette rue en forte pente dans sa partie inférieure est tracée sur une crête caillouteuse qui sépare deux vallons très prononcés (2).

Panorama pris des bruyères Bourgeois c Anne-Marie Delvaux

coll. Anne-Marie Delvaux

Panorama Bourgeois B coll. Jean-Louis Lebrun

coll. Jean-Louis Lebrun

Preuve irréfutable de l’infinie poésie du lieu, toutes les cartes postales anciennes du Bourgeois ont le même caractère pittoresque et sont autant de tableaux (1).

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Rue des Cailloux à Bourgeois et le clocher de l’église Saint-François-Xavier
coll. Jean-Claude Renier

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1904 | Villa Alice, sise rue des Cailloux
coll. Jean-Claude Renier

517B. Villa Alice Bourgeois Rixensart circ 1908 c JCR 0421
1908 | Villa Alice
coll. Jean-Claude Renier

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2011 © Francis Broche

181002 Rue des Cailloux Bourgeois 1922 coll. Jean-Louis Lebrun

1922 | Rue des Cailloux
coll. Jean-Louis Lebrun

Rue des Bruyères à Bourgeois c Anne-Marie Delvaux

‘Rue des Bruyères’ (en fait, la rue des Cailloux) à Bourgeois-Rixensart
coll. Anne-Marie Delvaux

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janvier 2016 © Monique D’haeyere

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1924 | Rue des Cailloux à Bourgeois
A l’horizon, on distingue la silhouette de l’église Saint-Sixte de Genval.
coll. Jean-Claude Renier


(1) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996, p. 107

Avenue Paul Terlinden, depuis 1933

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Début de l’avenue Paul Terlinden à Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Le nom de Paul Terlinden (1858-1935, fait baron en 1927) fut donné à l’avenue créée en 1933. Il fut bourgmestre de Rixensart de 1884 à 1921, régisseur du comte de Merode. Il habitait au château comme son beau-père, Jules Bosquet (1).

Paul Terlinden est né à Gand le 4 octobre 1858 et décéda à Saint-Gilles le 11 avril 1935 à Saint-Gilles, fils de Charles, Président de Chambre à la Cour d’Appel de Bruxelles, et de Marie-Isabelle de Ghendt. Il se maria le 16 juillet 1883 à Saint-Gilles avec Valentine Bosquet. Hormis bourgmestre, il fut aussi membre de la Chambre des Représentants et président de la Fédération des Associations catholiques-démocratiques de l’arrondissement de Nivelles.

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2010 © Monique D’haeyere

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Les Petits Choristes de Bourgeois (1)

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Les Petits Choristes de Bourgeois
coll. Jean-Louis Lebrun

En 1932, l’abbé Adolphe De Camps (1) demanda à Lucien Demanet (2) de rassembler des jeunes gens du village pour l’animation de la messe dominicale. Il reçut l’aide précieuse de Madame Paul Jacques, née Germaine Cambron (1895-1990), excellente musicienne, pour former des choristes à l’exécution de partitions grégoriennes comme la liturgie l’exigeait à cette époque. Très vite le groupe s’étoffa et excella dans un répertoire d’oeuvres classiques (Mozart, Bach, Haendel, Vittoria, Aichinger, …) (3).

Les choristes sont 25 en 1945 quand ils rejoignent la Manécanterie (4) des Petits Chanteurs à la Croix de Bois fondée par l’abbé Maillet à Boulogne Billancourt (…). A leur début, un certain antagonisme leur est témoigné par les chanteurs traditionnels du jubé. Ceux-ci, cependant, continuent, en semaine, à interpréter les hymnes grégoriens avec un zeste d’accent du terroir qui rassure les anciens (5).

En 1947, les Petits Choristes de Bourgeois obtinrent au Conservatoire de Bruxelles le Prix César Franck.

Officiellement reconnue, la chorale participa à des concerts chorals à Paris (1947), à Rome (1949) et à Cologne (1953) (3).

Ils sont 50 qui chantent à Rome en avril 1949 (5). Dans la Ville Eternelle, la chorale chanta devant le Pape Pie XII, le célèbre Ave Verum de Mozart lors d’un rassemblement d’environ 3000 petits chanteurs à la Croix de Bois du monde entier (3).


(1) L’abbé Adolphe De Camps naquit à Anderlecht le 31 mai 1879, fils de François De Camps, docteur en médecine, et de Céline Clément de Cléty. Successivement professeur à l’institut Saint-Louis, à Bruxelles, curé de Piétrebais, il fut désigné le 7 mai 1924 curé de Bourgeois par Son Eminence le cardinal Désiré-Joseph Mercier. D’une nature ascétique et humble, il s’attela à l’achèvement de son église, décidé par son prédécesseur. Son état de santé l’obligea à demander, le 3 novembre 1935, à être déchargé de sa mission. Retiré dans sa famille à Herent, il fut emmené en captivité comme prisonnier politique pendant la guerre de 1940-45. Il décéda à Herent (Louvain) le 4 avril 1962 (8).
(2) Lucien Demanet (1914-1982) fut le fondateur des choristes du Bourgeois en 1932 (5). Personnalité estimée de ses concitoyens, il fut conseiller communal et échevin (7).
(3) DELBRASSINNE Jean-Pierre, Si Bourgeois m’était conté, pp. 19 et 20, 2004
(4) Manécanterie : école paroissiale formant des enfants au chant religieux et au service de l’autel
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

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Rue des Écoles, sur la Trawée

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avant 1925 | rue des Écoles à Rixensart

La rue des Ecoles est tracée, aux environs de 1900, sur la Trawée (1) Timans ou Timaus, dont il ne subsiste que le sentier, en forte pente, descendant vers la rue de l’Eglise. En 1921, Louis Mayné, marchand de bestiaux, vend à la commune, sa ferme et les prairies attenantes. On y construit la nouvelle Ecole Communale du Centre (…). Construite en 1925, l’école ne comprend que trois salles de classe et un jeune marronnier au milieu de la cour (2).

Deux écoles existaient déjà plus loin dans la rue. L’école de coupe des demoiselles Maria et Joséphine Delaby, et l’école Sainte-Agnès réservée aux filles (3).

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avril 2014 © Monique D’haeyere

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Domaine de Froidmont

258. Montage Vallée de Froidmont © Jean-Claude Renier

20 août 1974 | ‘Domaine de Froidmont’
© Jean-Claude Renier

De deux photos, Jean-Claude Renier a fait un montage panoramique, permettant de visualiser à la fois le Monastère de l’Alliance (à gauche) et la Ferme de Froidmont (à droite). De gauche à droite, on observe encore qu’aucune construction ne longe l’avenue de l’Europe, que l’avenue du Touquet ne compte que quelques maisons éparses. A l’angle du Sentier du Meunier et de l’avenue du Touquet, un panneau mentionne : ‘Domaine de Froidmont’.

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Motocross à Froidmont

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20 septembre 1964 | Motocross à Froidmont
photo © Jean-Claude Renier

Vue générale d’une partie du circuit de motocross situé aux alentours de l’avenue du Touquet. En toile de fond, la Ferme de Froidmont. A cette époque, la Ferme de Froidmont était exploitée par Charles Meert et comprenait environ 65 ha de terres pour la culture et le bétail, explique Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart. J’ai assisté à la première représentation du motocross à Rixensart en 1961. Elle ne constituait qu’un circuit en ovale sécurisé par des bottes de paille. Ce circuit devait se situer approximativement à gauche de la rue du Touquet, c’est-à-dire dans le creux du champ qui se trouvait en face du Sentier du Meunier.

En 1964, le motocross s’étend déjà plus dans les champs de la ferme. En effet, l’on faisait aussi du trial dans le champ, assez raide, se trouvant en face de l’avenue de l’Avenir, donc, de l’autre côté de la ferme. Pour fermer les circuits, on condamnait l’accès à la circulation et aux personnes, de la rue de Limal, l’avenue de l’Avenir et le sentier du Meunier. Comme j’habitais à l’époque la rue de Limal, j’avais l’avantage de circuler gratuitement dans le circuit.

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