Sergent aviateur Robert Huens, ‘le Teuton’ de la ‘Three-Five-O’

2a4ce-03-thumb-1Robert Huens (1919-1945)

Le Sergent aviateur Robert Huens fut abattu par la ‘Flak’ (défense antiaérienne allemande) à Heckhalenfeld, près de la frontière belge, le 23 janvier 1945. II avait 25 ans (1).

Fils d’Alphonse Huens-Materne, Robert naquit à Rixensart le 12 septembre 1919 et y habita rue de la Station 8. Il était déjà membre de l’Aéronautique Militaire belge avant le début de la Seconde Guerre mondiale. En effet, élève-pilote appartenant à la ‘78e Promotion 01.09.1938 à Wevelghem’, il obtint le brevet élémentaire le 15 mai 1939 et le 18 août de la même année, le brevet militaire. En septembre 1939, il fut affecté à la 6/3/2Aé. La 2Aé, c’est la chasse avec douze ‘Hurricanes’ et des moins modernes, les ‘Gladiators’ et les Fiat. Ses terrains se situent à Schaffen et à Nivelles (2).

Le 10 mai 1940, il fut envoyé du Zoute à Vissenaeken (3) et subit le 13 mai suivant le bombardement de Vissenaeken. Il se replia sur Moerbeke-Waes. Le 14 mai, il fut détaché en renfort au 3 Aé à Aeltre, et le 18 du même mois il partit en France rejoindre le 2Aé à Frejorgues (Montpellier).

On sait également que Robert Huens rejoignit la Grande-Bretagne et qu’il fut incorporé à la Royal Air Force (matricule RAF 1899804) le 29 juillet 1943. A partir du 7 août 1943, il suivit une formation de pilote de chasse au R.A.F. College de Cranwell. On le retrouva le 31 janvier 1944 à la 5 (Pilot) Advanced Flying Unit à Ternhill. Dès le 3 avril 1944, ‘Bob’ compléta son entraînement à la 53 Operational Training Unit, basée à Kirton-in-Lindsey. Le 12 juin 1944, il fut affecté au 350 ‘Belgian’ Squadron de la R.A.F., la célèbre escadrille belge sur Spitfire, qui opéra depuis Westhampnett dans le West-Sussex. Dès août 1944, de nombreux pilotes du ‘Three – Five – O’ se distinguèrent en détruisant également de nombreuses bombes volantes V1.

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Les pilotes du 350 ‘Belgian’ Squadron de la Royal Air Force et un Spitfire Mark XIV + ‘Bob le Teuton’

En décembre 1944, l’escadrille déménagea en Belgique et fournit des patrouilles offensives pendant la Bataille des Ardennes. Lors d’une mission de reconnaissance (‘armed recce’), ‘Bob’ Huens, surnommé ‘Le Teuton’ par ses collègues pilotes, fut abattu le 23 janvier 1945 sur Spitfire Mk XIV n° NH711 par la défense anti-aérienne allemande, près de Saint-Vith.

Selon Albert De Cock (4), il se trouvait au centre d’une formation de trois Spitfires, quand son appareil fut touché par la flak au cours d’une mission de mitraillage d’une colonne allemande en retraite. Robert Bladt (5), qui le suivait, pense qu’il a été tué sur le coup. Son avion s’abat à Heckhalenfeld, près de la frontière belge. La famille est avisée que ‘son appareil a été abattu et qu’on espère qu’il ne lui est arrivé d’autre malheur que d’être fait prisonnier’. L’Ambassade belge à Londres a été informée de la mort de Robert Huens, en vue de prévenir les proches, mais elle ne donne pas suite et la famille est laissée dans l’attente et l’incertitude. C’est le 28 février 1946 seulement que les siens seront officiellement avisés du ‘décès présumé’ de Robert. La certitude n’en sera acquise qu’en mai 1947 grâce à l’intervention à Londres du comte de Laurens, chez qui Robert avait séjourné à Castelnaudary en 1942, mais l’avis officiel du Ministère de la Défense Nationale ne parviendra à la famille que le 27 novembre 1948 ! Le père de Robert se rendit sur la tombe de son fils, à Heckhalenfeld, et la trouva entretenue et fleurie par la femme du Bourgmestre de l’endroit, une maman qui espèra qu’on en aura fait autant pour ses deux fils disparus sur le front de l’Est. Après que les Anglais eurent regroupés les corps de leurs soldats tombés en Allemagne, autorisation fut donnée de rapatrier Robert Huens en Belgique.

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Les funérailles religieuses et l’inhumation dans le caveau de famille à Rixensart eurent lieu le 18 avril 1949. Les honneurs militaires lui furent rendus par un détachement de la Force Aérienne belge (6).

Le 18 juin 1949, le Conseil communal de Rixensart décida de dénommer ‘Rue Aviateur Huens’ la partie de la rue de la Station comprise entre le pont du chemin de fer et la place Jefferys. Robert Huens était né au numéro 8 de la rue qui porte son nom » (5).


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) LEVO Jean-Marie, Les sacrifiés du Canal Albert
(3) DILLIEN André, Promotions de pilotes militaires belges, Bruxelles, 2005-2010
(4) Robert Bladt, pilote de chasse et fondateur de la Patrouille des Diables Rouges, Rixensartois d’adoption
(5) DE COCK Albert, L’Adjudant-Aviateur Robert Huens, in Chroniques du Cercle d’Histoire de Rixensart, n° 19 d’août 1994, p. 3 à 5.
(6) légendes et sources iconographiques | photo 1 : Sergent aviateur Robert ‘Bob Le Teuton’Huens (album de feu Gaston Wardemer, propriétaire durant la guerre du restaurant belge ‘Chez Gaston’, à Londres / coll. André Bar – Musée Royal de l’Armée et d’Histoire Militaire de Bruxelles – Section Air et Espace) | photo 2 : Pilotes de la 350 ‘Belgian’ Squadron de la R.A.F. et un Spitfire Mark XIV (album de feu le Lieutenant-Général Aviateur e.r. Baron Michel ‘Mike’ Donnet D.F.C. / coll. André Bar – Musée Royal de l’Armée et d’Histoire Militaire de Bruxelles – Section Air et Espace) | photo 3 : Robert Huens, assis dans l’habitacle d’un Spitfire Mk V (album de feu Arthur Patiny / coll. André Bar – Musée Royal de l’Armée et d’Histoire Militaire de Bruxelles – Section Air et Espace) | photos 4 et 5 : cérémonies en la Maison communale de Rixensart et en l’église Sainte-Croix à Rixensart (coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)
(7) cette notice de Rétro Rixensart a été rédigée avec l’aide de Mehdi Schneyders

Avenues des Sorbiers et des Pâquerettes, le Tienne Grand-Père le long du bois Grand-Mère

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Villa située à l’angle des avenues des Sorbiers et des Pâquerettes à Rixensart, coll. Francis Broche

Au décès d’Anne-Henriette de Merode (1818-1904), épouse du comte Charles de Montalembert (1810-1870), ses quatre filles héritent 104 hectares de bois et de terres à Rixensart et au Bourgeois. En indivision, elles décident de valoriser leur patrimoine et fondent en 1907 la Société Immobilière de Rixensart. Entre les années 1910 et 1920, des terrains sont vendus et les ‘avenues’ sont tracées, que la commune nommera en 1921 : avenues de Montalembert, des Acacias et des Sorbiers (1).

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1928/1930 | Le nom ‘Les Pervenches’ se laisse deviner sur la façade de la villa, coll. Jean-Claude Renier

En 1922, l’avenue des Sorbiers est simplement bordée de sorbiers. Elle se termine en sentier et retrouve celui des Rossignols près des étangs. Jadis, ce n’était que le Tienne Grand-Père qui longeait le bois Grand-Mère, partie du bois du Héron (2).

Quant à l’avenue des Pâquerettes, bordée à l’époque de tilleuls, elle forme un arc de cercle qui limitait la propriété dite Bovy.

1927/1931 coll. Cedric Muscat ↔ 2010 © Monique D’haeyere

 

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avant 1927 | Deux villas, sises aux n° 4 et 6 de l’avenue des Sorbiers à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Les premières constructions se firent entre les années dix et trente. La crise qui suivit ralentit très fort le développement du site. Après la guerre 1940-1945, un nouvel essor fut donné au quartier (3).

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avant 1928 | avenue des Sorbiers, coll. Jean-Michel Corbisier

Les villas sises aux n° 4, 6, 8, 13, 21 et 23 de l’avenue des Sorbiers ont pu être identifiées (voir photo-légende ci-après)

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1950 coll. Roger Mayné ↔ 2012 © Cedric Muscat

Cette photo fut prise en remontant le sentier venant de l’étang Gillet vers l’avenue des Sorbiers. A gauche, Roger Mayné en compagnie de ses amis.

1995 | Avenues des Pâquerettes (à gauche) et des Sorbiers (à droite)., coll. Anne-Marie Delvaux

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janvier 2015 © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | Avenue des Sorbiers + Avenue des Pâquerettes


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) Ibid.

Devoir de mémoire (Rixensart)

Durant la Seconde Guerre Mondiale, huit Rixensartois furent arrêtés par la Gestapo et fusillés. Sept le furent en janvier 1943, un ‘tomba’ (fusillé) le 3 septembre 1944. Onze autres résistants et un pilote militaire donnèrent également leur vie pour la Patrie.

Les Fusillés :

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Robert Boisacq (1904-1943) | Né à Wavre le 26 novembre 1904. Droguiste (peintre en bâtiment à Rixensart), membre de la Résistance, époux de Louisa Flémal. Les Allemands ayant trouvé, lors de leur perquisition, un fusil caché dans un puits de son jardin, il fut arrêté le 17 décembre 1942 et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

Sur sa carte de deuil il est écrit : « Il a obéi au devoir; il a souffert pour le devoir; il est mort pour le devoir. Le soldat qui donne sa vie pour défendre l’honneur de sa patrie et pour venger la justice violée accomplit un acte de charité qui a été béni par notre Seigneur lui-même : « Nous n’avons pas de meilleur moyen de pratiquer la charité que de donner notre vie pour ceux qui nous aimons » Jeunes gens, faites de votre vie l’hymne de votre gratitude fidèle envers ceux qui comme Robert Boisacq ont sacrifié tout le sang de leurs veines et tous les rêves de leur coeur avec la suprême joie et l’enthousiaste espoir de voir se lever derrière eux une jeunesse digne de reprendre en mains le drapeau aux trois couleurs rougi de leur sang ». La lecture se termine par une citation de Louis Veuillot : « Il n’y a pas de mort, il n’y a pas de séparation. Il n’y a qu’une absence qui peut finir demain. Nous pleurons mais nous aimons, nous souffrons mais nous croyons, nous ne sommes pas écrasés mais A GENOUX ».

Après la guerre, la commune modifia le nom de la rue du Pont en rue Robert Boisacq. Sa veuve Louisa Flémal continua l’exploitation de la droguerie, avenue de Merode, à l’endroit où se trouve le coiffeur Symens, y ajoute encore Jean-Claude Renier.

04967-2674166022Alphonse Collin (1909-1943) | Né à Léglise le 23 septembre 1909, employé communal à Rixensart, résistant. Il fut capturé et arrêté par l’occupant le 18 décembre 1942 et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

Il est tombé, face à l’Allemand, dans une clairière silencieuse, loin de ceux qu’il aimait, sans avoir pu leur adresser un ultime adieu. Le soupir qui s’est échappé de sa poitrine brisée n’a été entendu de personne. Mais le souvenir de son immolation restera vivant dans le cœur de ses parents et dans la mémoire de ses innombrables amis, lit-on au verso de son faire-part de décès.

Une rue dans le centre de Rixensart porte son nom.

8b773-1699422151-1Albert Croy (1917-1943) | Né à Genval le 13 août 1917, domicilié à Rixensart. Il fut électricien aux Papeteries de Genval, résistant.

Son frère, Ernest, avait été assassiné à Genval, par un Allemand, agent des chemins de fer. Ce dernier avait traîné le corps sur la voie pour le faire déchiqueter et accréditer l’accident. Par vengeance, Albert s’engagea dans la résistance. Craignant les représailles de l’occupant, pour sa femme et son fils, et bien que connaissant le sort de ses amis de la résistance, arrêtés avant lui, il avait refusé de se réfugier dans la clandestinité (1).

Arrêté le 11 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés.

La rue reliant l’avenue Franklin Roosevelt à Rochemur (Patch) porte son nom.

190106 deceuster denis coll eric de séjournetDeceuster Denis (1911-1943) | Né à Rixensart le 19 août 1911, domicilié rue du Patch 19 à Rixensart. Ouvrier aux Papeteries de Genval, il entra dans la résistance en 1942. Il fut arrêté le 8 janvier 1943 (1) et fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés. Une rue, – anciennement rue Neuve dans les années trente, dans le quartier de l’Athénée Royal de Rixensart porte son nom.

b84d5-270731080-1Edouard Dereume (1920-1943) | Né à Bruxelles le 20 novembre 1920, il habitait « l’ancienne ferme et café ‘Pagne’, rue du Viaduc 53. Il ne semblait pas faire partie du même mouvement de résistance que les autres (ndlr. fusillés rixensartois). Il était néanmoins en possession d’un fusil et de dynamite » (1). Arrêté le 9 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943.

La rue, – anciennement rue du Viaduc, reliant la Colline du Glain à Rochemur (Patch) porte son nom.

21.6 B LADRIERE MarcelMarcel Ladrière (1907-1943) | Né à Jumet le 21 juin 1907, combattant de 1940. Il fut employé aux Papeteries de Genval et épousa Celina Bierboom. Arraché de son foyer par la Gestapo à Genval le 19 décembre 1942, et fusillé à Bourg-Léopold (Source : souvenir pieux)  le 6 janvier 1943. Motif de l’exécution : otage (1). Le sentier reliant l’avenue des Combattants (Genval) à la Vallée de la Lasne porte son nom.

Le Conservateur du Museum Kamp van Beverlo, Sylvain Weuts, précise que Marcel Ladrière fit parti de l’Armée Secrète, et de la résistance secrète du 1er janvier 1941 au 6 janvier 1943.

Accompagné de Patrick Cannaerts (3), Etienne Bies s’est rendu en février 2014 au Gemeentebos à Hechtel (Bourg-Léopold) sur le lieu où Marcel Ladrière fut fusillé (tombe n° 165). « Entre 1945 et 1947, les corps des fusillés ont été déterrés. Certains ont été transférés vers la Citadelle de Liège ou vers le cimetière militaire de Leopoldsburg, d’autres vers leur village d’origine. Le corps de Marcel Ladrière ne se trouve ni à Liège, ni au cimetière militaire de Leopoldsburg ». On peut présumer que le corps de Marcel Ladrière fut transféré à Rixensart.

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1945 | Camp de prisonniers à Bourg-Léopold, intérieur d’un baraquement pour prisonniers à Bourg-Léopold, lieu d’exécution au Gemeentebos à Hechtel (Bourg-Léopold), cimetière des fusillés au Gemeentebos à Hechtel, coll. Etienne Bies

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Monument van de Weerstand (Gemeentebos à Hechtel, Leopoldsburg)
Montage photos février 2014 © Patrick Cannaerts

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Marcel Tilquin (1903-1943) | Né à Rixensart le 7 février 1903, il y fut commerçant. Résistant durant la Seconde guerre mondiale, Marcel Tilquin fut fusillé le 6 janvier 1943 à Breendonk, parce qu’il ‘transportait et détenait des armes’ (1).

Une avenue dans le centre de Rixensart porte son nom.

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Albert Mayné (1921-1944) | Né à Rixensart le 2 avril 1921, il tomba glorieusement pour la Belgique le dimanche 3 septembre 1944 à Chapelle-à-Oie. Son père tenait une quincaillerie, avenue de Merode à Rixensart, à l’emplacement de la pâtisserie Demaret. Il existait une autre quincaillerie Dedeyn à Rixensart, sise rue Aviateur Robert Huens (cfr Jean-Claude Renier).

Le rond-point devant l’ancienne gare de Rixensart porte son nom.

Les Résistants morts :

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Louis Beeckman | mort à Dachau (Bavière)

1063. André COLLART c JCRAndré Collart (1924-1944) | Né à Rixensart le 21 novembre 1924, résistant mort pour la Patrie le 3 septembre 1944. Une messe fut célébrée à sa mémoire en l’Eglise de Rixensart, le 31 octobre 1944. Sur la carte de deuil, son père écrivit : Mon petit André. Tu fus le Premier prisonnier de Rixensart en mai 1940. Tu es le Premier mort pour la délivrance. Si jeune tu avais droit à la Vie, mais tu as accompli ton devoir jusqu’au bout. Ta dernière pensée fut pour nous. Toutes les nôtres sont pour toi.

190106 craps a fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet0Albert Craps (1920-1944) (5)| Mort en Allemagne

190106 francart j fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet1Jean Francart (1926-1945) | Né à Rixensart le 28 décembre 1926, arrêté le 18 août 1944, mort à Blumenthal-Schützenhof (Brême) le 19 février 1945

190106 georis r fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet3Roger Georis

190106 mathy c fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet5Camille Mathy

5956d-1182976608-2Jean Herman | Mort à Lingen en Allemagne. A Rixensart, l’avenue Jean Hermant (sic) est nommée en sa mémoire. Sur le Monument aux Morts dédié aux fusillés et résistants rixensartois (3) son nom est orthographié Jean Herman (sans t donc).

190106 luyckx l fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet8Louis Luyckx

190106 margraff o fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet4Oscar Margraff (1922-1944)(5)| Mort au camp de concentration de Gross Rosen en Silésie

190106 paquet r fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet6Jules Paquet

190106 pirsoul j fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet7

Joseph Pirsoul (1911-1945)(5)

Les Militaires morts :

2a4ce-03-thumbRobert Huens (1919-1945) | Fils d’Alphonse Huens-Materne, Robert naquit à Rixensart le 12 septembre 1919 et y habita rue de la Station 8. Il était déjà membre de l’Aéronautique Militaire belge avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Le Sergent aviateur Robert Huens fut abattu par la ‘Flak’ (défense antiaérienne allemande) à Heckhalenfeld, près de la frontière belge, le 23 janvier 1945. Il avait 25 ans (1). Le 18 juin 1949, le Conseil communal de Rixensart décida de dénommer ‘Rue Aviateur Huens’ la partie de la rue de la Station comprise entre le pont du chemin de fer et la place Jefferys (4). → RÉTRO RIXENSART | Sergent aviateur Robert Huens, le Teuton de la Three-Five-O

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1945/1947 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Cérémonie d’hommage au Château de Rixensart lors du rapatriement des corps des Rixensartois fusillés durant la Seconde Guerre mondiale. La date de cette cérémonie est inconnue et un compte-rendu manque.

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1940-1945 | Fusillés et résistants rixensartois morts en service commandé, coll. Eric de Séjournet

Sur cette carte postale commémorative, les noms (par ordre alphabétique) et photos des fusillés et résistants qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont donné leur vie pour un monde meilleur, pour lutter contre l’ennemi, pour la liberté.

Sur le monument nos héros rixensartois sont répartis de la façon suivante, chaque nom étant précédé ou suivi d’une photo en médaillon : à gauche les Fusillés, et à droite les Résistants.


→ RÉTRO RIXENSARTMonument des Fusillés et des Résistants rixensartois
→ RÉTRO RIXENSARTMonument des Combattants de Rixensart
→ RÉTRO RIXENSART Devoir de mémoire (Bourgeois)
→ RÉTRO RIXENSART
Devoir de mémoire (Genval)
→ RÉTRO RIXENSARTDevoir de mémoire (Rosières)


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 – 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p. 377 et 378)
(3) dans le cimetière de Rixensart, rue de l’Institut
(4) DE COCK Albert, L’Adjudant-Aviateur Robert Huens, in Chroniques du Cercle d’Histoire de Rixensart, n° 19 d’août 1994, p. 3 à 5.
(5) Centre d’Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGESOMA)(avec l’aide de Mania Kozyreff)

↓ Documents et archives

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Devoir de mémoire (Bourgeois)

Des habitants de Bourgeois ont également été victimes de la guerre 1940-1945 ou donnèrent leur vie pour la Patrie. Le monument, qui se trouvait sur la Place de Bourgeois, reprend le nom des civils, résistant, militaires et prisonniers politiques de Bourgeois, qui ont donné leur vie pour défendre celle des autres.

Civils

François Bonaventure | victime civile (1)
Léa Bonaventure | victime civile (2)
Marcel Collet (1924-1940) (7) | victime civile
Augusta Debroux | victime civile (1)
Willy Flabat | victime civile (1)
Micheline Mathy (1939-1940)(7)| victime civile (1)
Albert Mayné (1921-1940) (7)| tué lors d’un accident à Lessines le 18 mai 1940, pendant l’évacuation de la population (3)
Raymond Vanhamme (†1940)(7) | tué lors d’un accident à Lessines le 18 mai 1940, pendant l’évacuation de la population (3)

Résistant

Roger Hoste | tué au combat (1)

Militaires

Achille Coesens | militaire tué pendant la Campagne des 18 jours ou mort dans les stalags allemands (1)

SONY DSCJean Debroux | militaire tué pendant la Campagne des 18 jours ou mort dans les stalags allemands (1)

Firmin Renders (1915-1940)(7)| militaire tué pendant la Campagne des 18 jours ou mort dans les stalags allemands (1)

Prisonniers politiques

Willy Beeckmans | mort à Dachau (Bavière) (2). Son nom est également repris sur le Monument des Fusillés et Résistants de Rixensart.

Albert Craps (1920-1944)(7) | mort en Allemagne (1). Son nom est également repris sur le Monument des Fusillés et Résistants de Rixensart.

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L’église Saint-François-Xavier et son monument
coll. Jean-Claude Renier

Ce monument dédié aux victimes de la guerre 1940-1945 se trouvait dans l’encoignure de l’église Saint-François-Xavier de Bourgeois. Il est l’oeuvre d’Aimable Louis Mayné, patriote, qui aima sa Patrie et se dévoua pour elle (4). Et pour cause, puisqu’il perdit son fils Albert le 18 mai 1940 pendant la Campagne des 18 jours, lors de l’évacuation de la population.

Monument érigé dans l'encoignure de l'église de Bourgeois aux victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale coll. Jean-Louis Nicaise 1

Jean Mayné, dit ‘le pusty’, pose devant le Monument de Bourgeois
coll. Jean-Louis Nicaise

Eglise de Bourgeois travaux de 1956 coll Vivien de Walque

1956 | Travaux d’agrandissement de l’église Saint-François-Xavier (5)
coll. Vivien de Walque

 

Monument érigé aux victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale (après 1956 dans le cimetière de Bourgeois) coll. Jean-Louis Nicaise 2

Suite aux travaux d’agrandissement de l’église,
le monument fut déplacé au cimetière de Bourgeois, rue Denis Deceuster (4)
© Jean-Louis Nicaise


RÉTRO RIXENSART | Devoir de mémoire (Rixensart)
RÉTRO RIXENSART | Devoir de mémoire (Genval)
→ RÉTRO RIXENSARTDevoir de mémoire (Rosières)


(1) DETROYER François, Impossible oubli, Récits de la Résistance et de la collaboration en Brabant Wallon, édité par le Cercle d’Education Populaire de Rixensart et par le groupe ‘Mémoire collective’ du Brabant wallon
(2) ndlr. Henriette Bonaventure, selon François Detroyer
(3) un camion anglais faucha à Lessines, sur la route de Ghislenghien, un groupe de cyclistes, tuant Albert Mayné et Raymond Vanhamme et blessant grièvement Aimable-Louis Mayné et son épouse (cfr déclaration d’Aimable-Louis Mayné au sujet de l’accident survenu pendant l’évacuation le 18 mai 1940)
(4) NICAISE Jean-Louis, Mort tragique d’Aimable Louis Mayné
(5) Les plans de la transformation furent dressés par l’architecte Roger Mayné, de Rixensart, et les travaux furent l’oeuvre de l’entrepreneur François Mortier, de Rixensart. Les importants travaux entrepris à cette époque ne purent l’être que grâce à la générosité du docteur Lucien Dessy, ancien bourgmestre de Rixensart (6)
(6) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart, 1977
(7) Centre d’Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGESOMA)(avec l’aide de Mania Kozyreff)

 

Villa Rose, Clos Mont Fort

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1911 | Villa Rose à Bourgeois
coll. Jean-Claude Renier

Située au numéro 51 rue Haute à Bourgeois, cette villa est aujourd’hui dénommée Clos Mont Fort, indique Jean-Louis Nicaise.

Rue Haute 51 © Monique D'haeyere

décembre 2018 © Monique D’haeyere

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Le kiosque du Parc communal

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janvier 1999 | Les membres de la Confrérie du Tire-Bouchon
et les représentants d’autres confréries posent pour la photo de famille devant le nouveau kiosque du parc communal
coll. Paul Gilson

La Confrérie du Tire-Bouchon est une confrérie gastronomique du Brabant wallon, membre du Conseil Noble du Brabant wallon et de Bruxelles-Capitale. Elle a été créée en 1977 dans le but de remettre à l’honneur une gourmandise de la région tombée dans l’oubli : la tarte du Vi Paurin. La Confrérie affecte le bénéfice de ses activités au soutien d’institutions de Rixensart qui s’occupent d’enfants en difficulté.

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novembre 2018 © Monique D’haeyere


OBJECTIF RIXENSARTKiosque du Parc communal
VISAGES DE RIXENSARTLa Confrérie du Tire-Bouchon

Eglise Saint-Etienne, de l’inauguration à aujourd’hui

181225 Eglise Saint-Etienne Noël 1978-1979 inaugurée le 25 décembre 1976 © André DelbarNoël 1976 | Chemin du Meunier à Rixensart © André Delbar

A la Noël 1976, dans une église comble à souhait, la messe de Minuit fut chantée et célébrée par des paroissiens heureux de voir ‘consolidée’ leur paroisse dans sa nouvelle structure, d’allure neuve et moderne (1).

L’abbé Jacques Hemeleers développa une pastorale particulièrement vivante en faisant largement confiance aux laïcs, jusqu’en 1985. L’abbé José Lhoir lui succéda, poursuivant ce lien, mais de façon un peu moins soutenue. Lorsqu’il a pris sa retraite, en 1996, les frères Dominicains décidèrent de prendre eux-mêmes en charge la paroisse, avec l’accord du diocèse (2).

Noël 1978 © Jean-Claude Renier
novembre 2013 © Monique D’haeyere

Eglise Sainte-Etienne et Ferme de Froidmont Collection Monique D'haeyere

1979 | Photo diffusée dans un dépliant édité par la Fédération Touristique du Brabant et l’Administration communale de Rixensart, coll. Monique D’haeyere

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Eglise Saint-Etienne et Ferme de Froidmont, Rachel Diepart pinxit

Cette aquarelle est de l’artiste rixensartoise Rachel Diepart, née à Longlier-Neufchateau en 1958. Régente en Arts Plastiques, elle étudia la peinture à Paris et devint restauratrice de tableaux. Elle fréquente les ateliers de dessin de la Cambre, de peinture aux académies d’Etterbeek et d’Anderlecht, de gravure à l’académie de Boitsfort et de sculpture à l’Ecole des Arts d’Ixelles. Elle participa aussi à des stages d’aquarelle à Ostende. Parmi ses nombreuses expositions, elle fera plusieurs passages à La Pommerage (3) à Genval.

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mars 2016 © Monique D’haeyere

181225 Ferme de Froidmont dessin 1989 Narcisse Poplemont © SI Rixensart

1989 | Eglise Sainte-Etienne (Ferme de Froidmont), Narcisse Poplemont fecit
© Syndicat d’Initiative de Rixensart

2009 | Christ en bois, derrière l’autel de l’église Saint-Etienne © Monique D’haeyere
2012 | Cloche de l’église Saint-Etienne © Christian Petit

Ce Christ en croix provient de la Chapelle du Calvaire, située Drève du Calvaire dans le Bois de Rixensart (→ RÉTRO RIXENSART | Chapelle du Calvaire, IHS). En 1980, cette sculpture en bois trouva refuge dans l’église Saint-Etienne de Froidmont où elle est fixée sur le mur derrière l’autel (4). Dès le XVe siècle, le Brabant était un centre de sculpture sur bois. Dans les ateliers de Bruxelles et de Louvain on ciselait et assemblait des retables, notamment, qui étaient expédiés dans divers pays d’Europe et même ceux de la Baltique. On retrouve encore des retables brabançons dans des églises de Suède. Le calvaire de Rixensart est probablement issu de cette tradition artisanale. A première vue sa date d’exécution correspondrait bien avec celle de l’achèvement du château (5).

Pendant trente ans, Froidmont fut animé spirituellement par des Dominicains. Plusieurs religieux, des couples et le curé de la paroisse logeaient dans les locaux à proximité de l’église. Les Dominicains quittèrent Froidmont au tournant de l’année 2010, mais le lieu a gardé une grande ouverture sur la communauté locale. La ferme de Froidmont est devenue un lieu d’insertion pour une quinzaine d’adultes en situation précaire (6).


 UNITÉ PASTORALE SAINT-ETIENNE | Froidmont, naissance d’une paroisse
→ RÉTRO RIXENSART | La grange-église de Froidmont, dédiée à Saint-Etienne
OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Etienne


(1) Le premier Conseil de la Fabrique d’église de Froidmont-Rixensart, Venez à Froidmont, in Venez à Froidmont … Trente ans déjà, Louvain-la-Neuve, p.5
(2)
UNITÉ PASTORALE SAINT-ETIENNE, Froidmont, naissance d’une paroisse
(3) DIEPART Rachel, La Pommerage
(4) PINSON Colette, Chapelles du Calvaire et de la Vierge, in Chroniques CHR N° 22, p.15, 4e trimestre 1995
(5) DERAEDT Marcel, Exploration du monde de Rixensart, L’Ancre, p. 7 et 9, numéro 2 de septembre 1969
(6) de BEAUDRAP Anne-Françoise, in Journal du Dimanche n° 6, 2015

La Poste de Rixensart, dernière levée

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novembre 2007  | La Poste de Rixensart : à vendre
© Eric de Séjournet

En 1960, La Poste fut transférée de l’avenue Huens vers l’avenue de Merode (1).

En juin 2007, le ‘service public’ La Poste ferma ses guichets dans le centre de Rixensart. Dans la foulée, et sans que les habitants n’en furent avisés, la seule boîte aux lettres du centre fut condamnée … mise ‘hors service’.

L’absence de boîte aux lettres à Rixensart Village fut d’autant plus mal ressentie qu’à hauteur du GB de Rixensart il y avait deux boîtes aux lettres (une à l’extérieur à l’avenue John Kennedy et l’autre à l’intérieur du Point Poste du GB), qu’à hauteur de la Gare de Rixensart il y a également deux boîtes aux lettres (une sur le mur extérieur de la gare, l’autre dans le Point Poste de la gare).

A l’initiative des habitants et avec l’appui des commerçants, une pétition fut lancée fin juin 2007 et récolta 1896 signatures afin de demander que La Poste réinstalle une boîte aux lettres dans le centre du village.

Obstinée, La Poste refusa. La politique communale s’en mêla et vota le 19 décembre 2007 une motion réclamant l’installation d’une boîte aux lettres sur la Place de la Vieille Taille.

Six mois plus tard, toujours pas de résultats. Làs, les responsables communaux lançèrent en juin 2008 l’idée de l’installation d’une ‘boîte aux lettres communale’. … une première en Belgique et qui créerait un précédent titillant le monopole (2) de La Poste.

In fine, les Rixensartois emportèrent leur joute avec La Poste début décembre 2008 ….

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décembre 2008 © Eric de Séjournet


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Le 2 mars 2009, Valérie De Bue, vice-premier ministre et ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques et des Réformes institutionnelles, répond au Parlement : « En réponse à votre question visant l’installation d’une boîte postale et la collecte des correspondances par la commune de Rixensart, je vous informe que, seule La Poste détient la responsabilité d’organiser un réseau de collecte et de distribution du courrier et ce, en sa qualité de prestataire de service public conformément aux conditions prévues dans le contrat de gestion ».

Château Rond, Rochemur

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vers 1909 | Château Rond
coll. Anne-Marie Delvaux

Cette maison ronde, qualifiée de ‘château’ par l’éditeur de la photo, est une curiosité rixensartoise disparue.  Elle se trouva dans l’actuelle rue Edouard Dereume à Rixensart (1).

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Rue des Combattants, y règne la Paix

1952 | Intersection de la rue des Combattants et de l’avenue de Clermont Tonnerre
coll. Michel Nauwelaers

Ce lotissement a vu le jour en 1933. Depuis janvier 1995, la rue des Combattants est dénommée rue de la Paix.

Francis Broche raconte : Quand j’étais gamin nous allions chez Fine ou Phine diminutif de Joséphine probablement, qui tenait le Café des Sports et y vendait des bonbons à 1 franc. Jean-Claude Renier y ajoute : J’allais de temps en temps faire des courses avec ma mère dans l’épicerie se trouvant à côté du Café des Sports. La particularité était que l’on pouvait avoir accès du café vers l’épicerie et inversement en utilisant un escalier entre les deux bâtiments.

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juillet 2017 © Monique D’haeyere

Les Bruyères, de grand intérêt biologique

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Les Bruyères et vue vers Genval
coll. Imelda De Thaey

La Grande Bruyère de Rixensart est localisée dans la partie ouest de la localité de Rixensart, le long de l’actuelle avenue Franklin Roosevelt (N 275) et au sud des anciennes papeteries de Genval. La sablière occupe la partie nord du site; elle a été ouverte dans le versant droit de la vallée de la Lasne. On y a extrait des sables tertiaires du Bruxellien. Le site comprend une petite sablière, des fragments de pelouses sur sables acides et un lambeau de lande à callune, végétation jadis beaucoup plus étendue en Brabant wallon. Quelques espèces caractéristiques y subsistent et sont très rares ailleurs dans la région : c’est le cas de la jasione (Jasione montana) et de l’agrostis des sables (Agrostis vinealis) parmi les plantes, du criquet des larris (Chorthippus mollis) et de la coccinelle noire (Exochomus nigromaculatus) parmi les insectes. Intégré dans le réseau Natura 2000, ce site classé dont l’intérêt a été souligné dans le cadre du PCDN de Rixensart, bénéficie du statut de ‘réserve communale’ et est doté d’un comité de gestion (1).

Site de grand intérêt biologique, il est clôturé mais on note l’existence de plusieurs sentiers (2).

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Chaussée de Wavre, champ du Bourgeois

269 Chaussée de Wavre Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

1923 | Chaussée de Wavre à Rixensart
coll. Jean-Louis Lebrun

Appelée jadis chemin d’Ohain à Limal et à Wavre (1732), ou chemin de Renipont (1850), la chaussée de Wavre est un très vieux chemin, ‘pré-celtique’, selon Paul Buffin (1). Il traverse le champ du Bourgeois, inhabité mais très bonne terre de culture déjà mentionnée en 1505 comme champ du Bugois ou campagne du Bourgeois en 1638. Les cartes de 1850 (Popp) et de 1906 n’y indiquent qu’une seule maison, près de la chaussée de Lasne.

En 1915, une proposition de pavage de la chaussée fut refusée. Elle n’était pas considérée comme une voie de communication, ni comme une zone d’habitat. De plus, la caisse communale ne pouvait se permettre une telle dépense, refrain déjà bien connu à l’époque. Aujourd’hui, la chaussée s’orne du château d’eau construit en 1959 et ne nous laisse plus entrevoir que quelques cultures. Un lotissement, comprenant des maisons sociales, est dessiné vers 1970, à l’entrée de la chaussée de Wavre (1).

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2010 © Monique D’haeyere


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Monument dédié au Roi Soldat

Place Cardinal Mercier 20080504 Roi Albert I © Eric de Séjournet (1)

mai 2008 | Buste du Roi Albert Ier à Bourgeois
© Eric de Séjournet

Le 6 avril 1959, le Conseil communal, recherchant un emplacement pour une stèle et un buste du Roi Albert Ier décida à l’unanimité de l’ériger dans le rond-point de la place Cardinal Mercier. Ce buste résulte d’une oeuvre du sculpteur baron Thomas Vinçotte (1850-1925)(1), grand spécialiste du buste-portrait (2).  

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