Maison Van Luppen-Broymans, avenue de Merode

1 Maison Van Luppen-Broymans avenue de Merode 1909 coll. Jean-Louis Lebrun

1914 | Maison Van Luppen-Broymans, coll. Jean-Louis Lebrun 

Maison sise à l’angle de l’avenue de Merode (actuellement le n° 141) et de la rue Denis Deceuster, à Rixensart.

2 Café du Coin avenue de Merode Masion Van Luppen-Broymans coll. Jean-Louis Lebrun

vers 1930 | Café du Coin (ancienne Maison Van Luppen-Broymans), coll. Jean-Louis Lebrun

La calèche qui sort de la rue Denis Deceuster est, selon J. Legraive, la voiture du boulanger Vital André.

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1936 | Le Café du coin (à gauche) et l’épicerie mercerie du coin, coll. Jean-Louis Lebrun

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décembre 2001 | La Métisse, située avenue de Merode 141, coll. Bruno Marchal

Dans un article du 26 août 2000, Didier Hermans du journal Le Soir (1) donne un coup de projecteur à ce restaurant proposant une cuisine sénégalaise. Aujourd’hui, c’est l’ancien Blanc Mesnil qui abrite ‘La Métisse’.

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2011 © Bruno Marchal et juillet 2014 © Monique D’haeyere

Depuis 2007, c’est le siège de l’asbl rixensartoise PLUMALIA dont les missions sont de sauvegarder, protéger et recréer un environnement favorable à l’accueil de l’oiseau. Le rôle de l’asbl est avant tout d’aider et d’informer toute personne ou entreprise désireuse de faire un geste pour la nature, à modifier ses espaces afin de développer la biodiversité de son environnement.

→ VISAGES DE RIXENSART | Plumalia

Avenue de Merode Hotchkiss Cabourg 5.2019 © Bruno Marchal

mai 2019 | fin des travaux de rénovation du 141, avenue de Merode © Bruno Marchal

Venant de la rue Denis Deceuster, une Hotchkiss Cabourg (1936-1948) s’arrête au croisement avec l’avenue de Merode.


→ RÉTRO RIXENSART | Rue Haute, direction Merode


(1) HERMANS Didier, Un compromis raisonnable – Tables d’été, cette semaine le Sénégal, in Le Soir, 26 août 2000

Rue Denis Deceuster, ex rue Neuve

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Sur la carte que Ferraris établit en 1777, apparaît une longue drève rectiligne (± 750 mètres), à travers bois. Elle partait du bout de la rue Haute actuelle pour aboutir à la rue Edouard Dereume, au try du Glain. Cette drève deviendra la rue Neuve, puis la rue Denis Deceuster (1).

vers 1920 | Le Lion et Le Lynx, coll. Francis Broche et Robert Delbrassinne

Le Lion et Le Lynx … la concurrence s’installa au Glain : d’une part, le magasin AD Delhaize, situé à l’angle de la rue du Meunier (aujourd’hui rue Albert Croy) et de la rue Neuve (aujourd’hui rue Denis Deceuster) et, d’autre part, la Compagnie Coloniale & Vinicole, rue Neuve (aujourd’hui rue Denis Deceuster).

→ RÉTRO RIXENSART | Le Lion et Le Lynx du Glain

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avant 1939 | Rue Neuve au Glain, coll. Anne-Marie Delvaux

Au croisement des rues Denis Deceuster et Albert Croy, une très belle villa fut construite au début des années vingt : L’Estérel (à droite sur la photo). L’Estérel avait belle allure, avec ses imitations de colombage et son aspect de maison de vacances, au milieu des sapins, sur une parcelle d’environ un hectare. Lors de la création de l’Athénée en 1955, elle fut rachetée par l’Etat et servit temporairement de complément aux locaux de l’école. Elle fut démolie vers 1960 (2). Un centre PMS est installé, rue D. Deceuster et jouxte l’Athénée (3).

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après 1939 | Rue Neuve au Glain, coll. Jean-Claude Renier

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novembre 1995 | Café des Bruyères, coll. Anne-Marie Delvaux

Situé rue Denis Deceuster (Colline du Glain), le Café des Bruyères était connu pour être fréquenté par les facteurs de l’entité qui, à la fin de leur tournée, s’y réunissaient.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Selon M. Berghmans, L’Esterel fut demolie après 1960. J’y ai été en classe lors de l’absence de mon institutrice et ce devait être vers 1967 ou 68. La démolition doit dater de la toute fin des années 1960, peut être plus tard.
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Le Lion et Le Lynx du Glain

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AD Delhaize, situé au coin des rues du Meunier et Neuve, coll. Francis Broche  

L’histoire de Delhaize débute à la fin du XIXe siècle, quand Jules Delhaize révolutionna la distribution alimentaire en Belgique en instaurant le succursalisme, un réseau de magasins d’épiceries, denrées coloniales, vins et spiritueux, approvisionnées depuis un entrepôt central. Avec son frère Edouard et leur beau-frère Jules Vieujant il crée les « Etablissements Delhaize Frères Le Lion ». En 1883, Delhaize transfère ses activités de Charleroi à Molenbeek, près de Bruxelles, à proximité immédiate de la gare de l’Ouest. Le site comprend un grand entrepôt, de vastes caves, des bureaux mais aussi un économat, une école, une brigade de pompiers et des fabriques produisant des denrées en propre sous la marque « Le Lion ». En trente ans, la société ouvre plus de 700 succursales réparties aux quatre coins du pays et s’associe avec 1500 négociants indépendants (1) … dont le magasin AD Delhaize au Glain, situé à l’angle de la rue du Meunier (aujourd’hui rue Albert Croy) et de la rue Neuve (aujourd’hui rue Denis Deceuster).

vers 1920 coll. Francis Broche ↔ février 2015 © Monique D’haeyere

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années 1920 | Epicerie de la Cie Coloniale & Vinicole, coll. Robert Delbrassinne 

Rue Denis Deceuster (la maison contemporaine pourrait être l’ancienne épicerie)

Un recueil officiel des marques, datant de 1893, nous apprend que le 10 janvier 1893, Henri De Schoonen et Cie, distillateurs, chaussée de Waterloo, 86 à Saint-Gilles-lez-Bruxelles déposent la marque la Compagnie Coloniale et Vinicole et déclarent l’adopter pour être apposée sur tous produits, tels que épiceries, vins et spiritueux, etc. Cette marque représente un lynx couché, au-dessus duquel se trouvent les mots ‘Le Lynx’ (3).

On peut déceler de la part de la Compagnie Coloniale et Vinicole un certain mimétisme avec la marque Delhaize le Lion. En effet, après avoir lancé en 1867 le concept de ‘maison à succursales multiples’, les fondateurs de Delhaize le Lion adoptèrent le lion couché comme emblème.


(1) Delhaize, notre histoire
(2) Les feuillets historiques N° 11, Avenue de Merode – Au fond du bois, mai 1997
(3) Ministère belge de l’Industrie et du Travail, Recueil officiel des marques de fabrique et de commerce (Volume 6) – Bruylant-Christophe & Cie Editeurs, 1893

Athénée Royal de Rixensart, champ du Glain

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Vue aérienne sur l’Athénée Royal de Rixensart,
la Colline du Glain, le Carpu et les Papeteries de Genval

Cette école a été créée en 1955 sur 3 hectares, une partie du Champ du Glain. La prairie, la plus vaste qui fut acquise par l’Etat, par expropriation, appartenait à une descendante de Louis Mayné qui avait vendu, en 1921, sa ferme et les terres y attenantes à la commune de Rixensart pour y construire l’école communale du Centre, rue des Ecoles. La famille Mayné a donc bien mérité de l’Enseignement à Rixensart. Les autres parcelles qu’occupe aujourd’hui l’Athénée étaient la propriété du marchand de bestiaux, De Becker et du fermier Thomas. L’agriculture a laissé le pas à la culture avec un grand C (1).

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1973/1976 | Vue sur l’avenue des Sorbiers à Rixensart, coll. J. Pigeon

Cette photo a été prise depuis les appartements sociaux ‘Clair Logis’ (depuis 1990 ‘Notre Maison’) (1). On distingue clairement l’Athénée Royal de Rixensart, sis rue Albert Croy (Le Glain).

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coll. Monique D’haeyere

Entrée principale de l’Athénée Royal de Rixensart, côté primaire.

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2011 © Monique D’haeyere

2009 à 2012 © Monique D’haeyere

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Athénée Royal de Rixensart | décembre 2016 © Déborah Coppens

→ OBJECTIF RIXENSART | Athénée Royal de Rixensart


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Eglise Sainte-Croix, 25 ans debout (II)

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après 1912 | Rue de l’Eglise à Rixensart, coll. Anne-Marie Delvaux

Jouxtant le château de Rixensart, l’ancienne chapelle castrale fut remplacée en 1912 par un nouvel édifice religieux, l’église Sainte-Croix.

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1924 |  L’église, coll. Francis Broche

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2011 © Monique D’haeyere

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vers 1926 | Entrée du château et l’église, coll. Jean-Claude Renier

La rangée des grands arbres dans la cour principale du Château de Rixensart disparut vers 1929, tandis que cette église fut détruite par un incendie en 1937.

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2010 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Eglise Sainte-Croix, tertio

Château du Bois de La Haut, berceau de la vaccinothérapie

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1905/1908 | Château Dubost (Dubosck) ou du Bois La Haut, coll. Jean-Claude Renier

Ce château fut bâti à la fin du XIXe siècle, à l’angle de la rue de l’Escalier (rue du Monastère) et du sentier de la chapelle Robert (l’avenue du Baron Dubost n’existait pas encore). Le baron du Bost (1), vice-président du Sénat (2) l’acheta aux de Merode.

Château Dubost, coll. Jean-Claude Renier

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Entrée du Château Dubost
janvier 2009 | Entrée par l’actuelle rue du Monastère à Rixensart © Eric de Séjournet
octobre 2010  © Eric de Séjournet

Les Allemands occupèrent le château pendant la Seconde Guerre mondiale. Les champs à l’arrière du château servirent de terrain de parachutage d’armes pour la résistance. Lors de l’offensive du passage de Rhin (3) un planeur allié tomba dans le champ juste derrière le château. Vingt commandos britanniques en sortirent … surpris de constater qu’ils étaient en territoire libéré (4).

Château du Bois La Haut, coll. Jean-Claude Renier

La société pharmaceutique RIT (5) acheta le château du Bost en 1956, avec 1,3 hectare de terrain. Elle le fit complètement transformer pour 12 millions de fr. en 1957 et l’occupa à partir de 1958 (6). De 1955 à 1963 il servit de laboratoire et le vaccin contre la poliomyélite y fut conçu. En 1963 eut lieu la vaccination de la population belge par le vaccin oral développé exclusivement par RIT (7).

Jean-Claude Renier se souvient : Dans les années 60, le soir, je pouvais voir les fenêtres du château Du Bost éclairées par de la lumière bleue. Cela donnait un atmosphère spécial, de mystère! En fait, il s’agissait de lumière ultra-violette pour assainir les locaux où l’on faisait des tests de vaccins sur des singes (8).

Le château fut démoli en 1967; un terrain de football (8) occupa l’emplacement de 1969 à 1996 (9).


→ ARBORESCENCEMarronnier d’Inde, rue du Monastère

→ ARBORESCENCECèdre de l’Atlas, rue du Monastère


(1) Casimir, baron du Bost (1855-1945), docteur en droit, notaire (1888-1919), élu sénateur de l’arrondissement de Bruxelles (1908-1932), créé baron en 1933, fils de Casimir et de Barbe Demanet x 1885 Jeanne Eliat-Eliat (1866-1938), dont six enfants.
(2) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999
(3) L’Opération Varsity débute le matin du vendredi 24 mars 1945. Elle est la plus importante opération aéroportée des Forces alliées pendant la Seconde guerre mondiale, impliquant 16000 parachutistes et plusieurs milliers d’avions et planeurs. Objectif : aider les troupes terrestres à établir une tête de pont à Vessel, sur la rive droite du Rhin.
(4) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(5) R.I.T. = Recherche et Industries Thérapeutiques
(6) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, p. 66, 1996
(8) La société RIT, en pleine croissance, a fusionné avec la société Smith Kline en 1968 et en 1989 avec un des leaders pharmaceutiques : Beecham.
(8) Stade Hamendice (> TV COM | Rixensart perd son terrain de foot)
(9) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007

Les Marnières et son sentier du Rossignol

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avant 1920 | Les Marnières et le sentier du Rossignol, coll. Francis Broche

Vue panoramique depuis le centre de Rixensart vers le château d’eau du Plagniau (à hauteur de la rue de l’Institut). Au centre de la photo, une locomotive à vapeur traverse le paysage.

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avant 1920 | coll. Jean-Claude Renier

Des marnières (1) furent exploitées jadis sur ce site. Elles étaient nombreuses dans la région. Elles se présentaient sous la forme de puits, de plusieurs mètres de profondeur. Ces marnières s’évasaient dans le bas et peuvent encore, de nos jours, présenter des dangers d’effondrement (2).

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Le sentier du Rossignol et la ligne du Luxembourg, coll. Francis Broche

En remontant par le sentier, les promeneurs pouvaient rejoindre la gare de Rixensart. A droite, le château d’eau du Plagniau.

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avril 2014 © Monique D’haeyere

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1935 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Vue prise depuis la voie du vicinal qui, à cet endroit, deviendra l’avenue Marchal. On reconnaît les serres de Sevrin, la voie ferrée et le sentier du Rossignol ainsi que le château d’eau et les toitures de l’Institut Sainte Elisabeth.


→ RÉTRO RIXENSART | Avenue Georges Marchal, premiers changements urbanistiques 

→ OBJECTIF RIXENSART | Sentier du Rossignol


(1) Ces marnières sont aussi appelées ‘trous à marne’ ou ‘puits à marne’ (…). La « marne » était employée localement pour l’amendement des terres de culture (le marnage annuel des terres était en général imposé dans le bail à ferme). Les grès étaient exploités pour la construction (habitations, fermes, remparts) ou pour la fabrication de pavés (…). Qu’il s’agisse de marne ou de grès, on exploitait au départ de puits, profonds de quelques mètres à 25 m, d’où partaient des galeries divagantes ou rayonnantes (…). Etant donné la nature meuble des matériaux, les infiltrations brutales ou récurrentes d’eau sont de nature à augmenter considérablement les risques d’affaissement. Des excavations apparaissent souvent après de fortes pluies (on peut craindre que certains affaissements de voirie, attribué à des fuites d’eau ou d’égout, puissent en fait trouver leur origine dans un affaissement de carrières ou avoir été aggravé par affouillement de ces anciennes exploitations) (cf DGO Agriculture, Ressources naturelles et Environnement, Service Géologique de Wallonie)

Ferme de la Basse-Cour

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début XXe | Ferme de la Basse Cour à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

La ferme de la Basse-Cour, où demeure le bourgmestre actuel, M.J.-A. Minet, est une des plus belles du canton, écrivirent Tarlier et Wauters en 1873. Les dépendances (du château de Rixensart) offrent les millésimes 1824 et 1829 ; l’habitation porte la date de 1778 (1).

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2008 © Eric de Séjournet

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1902 | Le ferme du Château, coll. Jean-Claude Renier

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début XXe | Eglise et ferme de la Basse-Cour, coll. Jean-Claude Renier

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1908 | Ferme et entrée du château, coll. Jean-Claude Renier

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juillet 2014/juin 2015 © Monique D’haeyere


(1) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873

Sentier de la Bassette, en droite ligne au bassor

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1910/1925 | coll. Jean-Claude Renier

Sentier de la Bassette (rue de la Bassette) à Bourgeois, probablement après le croisement avec la voie du tram. Vue sur le Mahiermont à Genval.

La rue de la Bassette et la source du même nom doivent tout simplement leur dénomination à leur position la plus basse dans la profonde vallée qui sépare la chaussée de Lasne de la rue du Baillois. Le terme ‘basse’ pouvait, jadis, désigner un creux ou un talus. En wallon une ‘basse’ est une petite mare. On retrouve déjà la Bassette en 1756, située, à cette époque, près de la ruelle du Four. S’agissait-il du four banal encore en activité ? En 1805, le député Strens, en plus de terres et de bois au Baillois, achète une closière (1) à la Bassette (2).

La rue du Baillois était naguère le chemin de la Bassette (3).

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1925/1936 | coll. Jean-Claude Renier

Vue du sentier de la Bassette à Bourgeois. A gauche, on aperçoit le ‘bain’.

1930 coll. Jean-Claude Renier ↔ coll. Jacques Jans

A l’initiative de Leur Abri, une piscine fut creusée dans une prairie du fond de la rue du Roi. Ce n’était qu’un bassin en béton de 80 mètres carrés, peu profond, sans douche ni cabine. Enfin, on y nageait mieux que dans la Lasne ou les étangs. La création de Renipont-Plage, en 1937, enleva tout intérêt au petit bassin (4). Quant à André de Walque, il qualifie ce ‘bassin de natation’ de modeste mare aux canards (5).

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1936 | La Bassette, coll. Jean-Claude Renier


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSARTDe Bazar en Bassette …


(1) closerie : parcelle de vigne de quelques hectares de superficie et confiée à un clisser
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) Popp
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart 1977

Drève des Étangs

La Drève et l'Etang Collection Magguy Van Goethem

vers 1932 | La drève et l’étang du château, coll. Magguy Van Goethem 

La Drève des Etangs débute rue de l’Eglise, longe le parc privé du château de Rixensart et  rejoint le Pagniau à Rosières.

En juillet 1905, le ‘Bulletin officiel du Touring Club de Belgique’ décrit la partie de la promenade de la drève des Etangs … après les plans d’eau : Puis apparaissent, d’un côté de l’allée, des prés en pente, servant de pâture, et où des files d’arbres dentellent de leur feuillage léger les vaporeuses blancheurs des lointains. Du côté opposé, se dressent des escarpements presque à pic, tout parés de belles frondaisons. Ici, ce sont des chênes aux troncs noueux; là, ce sont des hêtres centenaires, droits comme des piliers d’église. Ailleurs, ce sont des fourrés épais, avec leurs chants et leurs mystères. Cette succession ininterrompue de belles perspectives se poursuit jusqu’à l’endroit où la ‘drève’ rejoint la vallée de la Lasne, à un bon kilomètre de Rosières.

vers 1932 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2010 © Fabien Geets

1923 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2008 © Eric de Séjournet

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1928/1932 | coll. Anne-Marie Delvaux

1928 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2012 © Monique D’haeyere

1974 | Etangs et Pré du Château © Juliette Gardesalle, coll. Paul Tagnon

Promenade de la Drève des Etangs carte Randobel 11.2012Se référant à la commune de Rixensart, ‘Randobel.be’ (2) fit jusqu’en novembre 2012 une description de la promenade ‘Petit tour du château de Rixensart’. Ce site Internet, qui donne tous les tracés balisés de Belgique, écrivit à propos de la Drève des Etangs : Au bunker (du sentier du Plagniau), rebroussez chemin par la droite le long de la très jolie mais boueuse drève des Etangs. Vous entrez dans la propriété des princes de Merode. Restez bien dans la drève où vous bénéficiez d’une servitude (le reste du bois étant interdit). Arrivé à la rue de l’Eglise, tournez à droite jusqu’au château.

Dans un communiqué daté du 25 juillet 2019 (3), la Fondation Merode-Rixensart précise que le Bois de Rixensart est privé. Toutefois, elle tolère volontiers les promeneurs sur les chemins principaux de la propriété, à savoir 

  1. la drève longeant le petit ruisseau qui va de la rue de l’Église au sentier du Plagniau,
  2. le sentier du Plagniau (4 !), et
  3. le chemin du Plagniau (4 !), qui va de l’avenue de Merode à la rue du Vieux Moulin.

La Fondation demande avec insistance de ne pas emprunter les petits sentiers à gauche et à droite qui traversent le cœur de ses bois. Cela surtout durant ces mois d’été où le danger d’un feu de bois est extrêmement élevé vu la chaleur et la sécheresse qui y règne pour l’instant. D’autre part, l’accès du bois est interdit aux véhicules motorisés sans permission préalable de la Fondation. Sont compris dans les véhicules motorisés les motos et les quads. Il est formellement interdit de faire des feux dans les bois ainsi que de jeter mégots de cigarette, bouteilles vides ou autres déchets et poubelles. Il est obligatoire de tenir les chiens en laisse. Tout promeneur dans nos bois le fait à ses risques et périls.

La Fondation Merode-Rixensart remercie les promeneurs de respecter ces quelques consignes afin de l’aider à protéger l’environnement et à respecter la nature ainsi que sa vie sauvage et son besoin de tranquillité. Si ces consignes ne devaient pas être respectées, la Fondation se verra dans l’obligation d’en interdire l’accès. Pour éviter de futurs problèmes, incendie ou autre, la Fondation serait particulièrement reconnaissante aux promeneurs ‘respectueux de la faune et de la flore’ d’interpeller les promeneurs ‘sans gêne’ et/ou de lui signaler les abus ou les dangers ou de prévenir la police.

→ OBJECTIF RIXENSART | Drève des Etangs


(1) La Dernière Heure, 6 mars 2008
(2) carte diffusée par Randobel.be jusqu’au moins le 6 novembre 2012
(3) de MERODE Charles-Adrien, Communiqué du 25 juillet 2019, in Rixensart en images
(4) L’assise de ces chemins appartient aux communes de Rixensart et Wavre. Pour le sentier du Plagniau, elle appartient entièrement à la commune de Rixensart. Quant au chemin du Plagniau, la partie sud de celui-ci (± 900 m se trouve sur Wavre), l’assise de la partie nord (± 400 m) se trouve sur et appartient à la commune de Rixensart. La Fondation Merode-Rixensart n’a donc pas à autoriser ou interdire le passage sur ces chemins. Ils sont publics. Il est à espérer que ces propriétés de la commune ont bien été indiquées dans l’acte de vente du domaine.

La Place du Bourgeois, triangulaire

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après 1911 | La Place du Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

Se référant à d’anciennes cartes postales comme celle-ci, André de Walque écrivit à propos de l’église Saint-François-Xavier qu’elle était cachée dans les frondaisons de très grands arbres dont le nombre et la hauteur lui donnaient le même charme que celui dégagé actuellement par la place d’Ohain.

L’église paroissiale se dresse sur un espace triangulaire appelé autrefois place Saint-Roch et aujourd’hui place Cardinal Mercier (1). Ravissante et pittoresque, la place du Bourgeois doit son charme aux arbres dont elle est plantée sur toute sa surface. Sous les ombrages, l’instituteur a lâché ses clampins (2).

avant 1912 ↔ 2013 © Monique D’haeyere

D’après les notes de l’abbé Charles Paridaens (1861-1924), le second curé de l’église Saint-François Xavier (de 1889 à 1924), la grande partie de la population était occupée dans l’industrie du bâtiment : maçons, plafonniers, menuisiers, une petite partie se livrait à l’agriculture ou au commerce. Il existait également une main-d’oeuvre qui se livrait, à domicile, au tissage d’étoffes de laine ou de coton pour un maître commun. D’après Tarlier et Wauters, en 1860, le tissage du coton occupait une centaine d’ouvriers à la fabrication du basin.

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1923/1925 | Grand’Place à Bourgeois, coll. Anne-Marie Delvaux et Mauricette Derelly

De jeunes arbres sont plantés devant l’église Saint-François-Xavier et sur la Place de Bourgeois. Ce n’est qu’en 1925 que la nef fut allongée d’une dizaine de mètres et que la tour fut construite (3).

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1923 | Vue à partir de la rue du Moulin vers la rue Saint-Roch, coll. Monique D’haeyere

coll. Jean-Claude Renier ↔ juin 2011 © Monique D’haeyere

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2013 © Cedric Muscat


→ RÉTRO RIXENSART | Bourgeois, naissance d’une paroisse
→ RÉTRO RIXENSART
| Place Cardinal Mercier, son kiosque et son rond-point
→ RÉTRO RIXENSART | Bornes-fontaines à Bourgeois, ressources communes
→ RÉTRO RIXENSART | Sur les traces de l’enseignement au Bourgeois
→ RÉTRO RIXENSART | Monument dédié au Roi Soldat
→ OBJECTIF RIXENSART | Place Cardinal Mercier
→ ARBORESCENCE 
| Place de Bourgeois, métamorphoses


(1) GHISTE Ann, enseignante à Rixensart in www.pastorale-scolaire.net
(2) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(3) DELBRASSINNE Jean-Pierre, Si Bourgeois m’était conté …, 21 juillet 2004

Quand Roosevelt et Kennedy se rencontrent …

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1950/1960 | Carrefour des avenues J.F. Kennedy et F. Roosevelt, coll. Monique D’haeyere

Venant du centre de Rixensart par l’avenue de Merode, une VW Coccinelle s’engage dans le carrefour des avenues John Fitzgerald Kennedy et Franklin Roosevelt. En haut à droite, deux maisons marquent l’entrée de la rue de Messe.

1950/1960 ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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Croisement des avenues de Merode et Franklin Roosevelt, coll. Cedric Muscat

Aujourd’hui, ce carrefour est connu sous le nom rond-point Paul Hanin. Au niveau communal, Paul Hanin occupa des mandats pendant 33 ans, d’abord à Genval où il fut élu sur la liste du PSC en 1958 avant de devenir échevin de 1963 à 1970 et puis bourgmestre de Rixensart entre 1976 et 1992 (1).

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avril 1996 | Carrefour du Centre avant la création du Rond-point Paul Hanin
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

1996 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2011 © Monique D’haeyere

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septembre 2006 © Francis Broche


(1) Le Soir, 25 mai 1999

Maison des Jeunes et de la Culture

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avant 1969 | La deuxième Maison des Jeunes de Rixensart

La première Maison des Jeunes ouvrit ses portes, rue de l’Eglise, en la salle du Christ-Roi. On y projetait des films pour les jeunes. Le responsable se nommait Monsieur Roy.

Rapidement, il s’avéra nécessaire de trouver un endroit plus convivial pour accueillir la jeunesse rixensartoise. La commune, administrée par Léopold Gilson, proposa une maison au n° 21 de l’avenue de Merode, à l’endroit où se trouve actuellement le « Clair logis » (1).

 

avant 1969 | Intérieur de la 2e Maison des Jeunes

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1968/1974 | 33 avenue de Merode à Rixensart © Jean-Claude Renier

Construit au moment de l’électrification de la ligne vicinale en 1932, ce bâtiment abrita la sous-station électrique alimentant la section. Il fut repris par la commune lors de la désaffectation de la ligne du tram (2).

La troisième Maison des Jeunes y fut installée offrant une grande salle et plusieurs pièces pour ses ateliers, ainsi qu’un salon et un bar (3).

La transformation de la maison fut complètement repensée et aménagée par les jeunes la fréquentant. La grande salle de l’ancienne sous-station électrique fut utilisée pour des soirées festives, des expositions, les adeptes du tennis de table, l’orchestre et certains ateliers. En semaine, un petit orchestre composé de Francis Bertrand (dessinateur de BD : Marc Lebut et la Ford T) à l’harmonica, Toyo au piano, Bernard Vanderheyden à la contrebasse sans oublier Guy et sa guitare (3). 

André Van Galder et son épouse Marguerite (mieux connus par les jeunes de l’époque sous les noms de ‘Pépé’ et ‘Margaux’ s’occupaient du bar et veillaient à la bonne tenue de la maison (3).

 

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Lors de son inauguration en 1969, le Conseil d’administration de l’asbl était composé de Mr Petit (conseiller communal et président du Conseil d’Administration), André Van Galder (conseil communal et trésorier), Jean Guiot (échevin), Joseph Verté et Joseph Tagnon (conseillers communaux) ainsi que Raymond Van Craynest (secrétaire du Conseil d’administration). (3)

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vers 1969 | Membres de la Maison des Jeunes et de la Culture de Rixensart © Béatrix Van Parijs

Photo légende (par Jean-Claude Renier)

1. LONCIN Claude / 2. PILAET Luc / 3. TASIAUX Claude / 4. MOUSTY Daniel (†) / 5. JANS Jacques / 6. WARMOES Christian / 7. VAN CRAYNEST Raymond / 8. SPINOIT Paul / 9. VAN PARIJS Béatrix / 10. GERVY Jean / 11. DUFRENE Philippe / 12. OSTYN Anne / 13. HUBERT Annie / 14. OSTYN Claude (†) / 15. DELABYE Jean-Pierre / 16. DE CRAECKER Anne-Marie / 17. CHARLES Monique / 18. MASSON Guy / 19. TASIAUX Guy (†) / 20. DELPIERRE Raymond / 21. BAUDOUX Luc

La direction de la MJC fut confiée à Claude Tasiaux, secondé dans cette tâche par Daniel Mousty et Jacques Jans. On pouvait y fréquenter les ateliers suivants : photographie, sérigraphie, émaux, poterie et céramique (atelier soutenu au départ par le célèbre céramiste brabançon : Max Van der Linden), peinture avec Guy Bertrand, musique (il y avait un orchestre). Il y avait également un atelier théâtre, dirigé par Jerry Van Parijs.  Mais aussi une section de danses folkloriques, « La Sarabande » dirigée par Paul Spinoit. Un atelier menuiserie qui a largement contribué aux aménagements de la MJC était dirigé par Daniel Mousty. Egalement un atelier pour les enfants, qui se rassemblaient le mercredi après-midi (4).

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Carte de membre ‘Le Rawplug’ de la Maison des Jeunes

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Le Comité de rédaction du trimestriel ‘L’ancre’ (à gauche, Claude Tasiaux, directeur)

 

La MJC édita une revue trimestrielle appelée ‘L’ancre’ et dont le premier numéro parut le 1er juin 1969. Le comité de rédaction était sous la houlette de Luc Baudoux (4).

 

Labo photos

 

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En 1970, le magazine ‘Femmes d’aujourd’hui’ lança une campagne sur la protection de la nature en collaboration avec le WWF. Jean Gervy organisa une exposition pendant une semaine à la MJC. Il y exposa une collection sur les insectes. Les écoles visitèrent cette expo (4).

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14 avril  1989 | A gauche la Maison des Jeunes, les avenues de Merode (à droite) et Georges Marchal (au centre) © Jean-Claude Renier

Dans les années 1980, la Maison des Jeunes abrita notamment une des premières radios libres du Brabant wallon. Dès  1982, ‘Radio Margot’ (5) « se faisait avec des moyens ridicules … pour ne pas dire avec rien. On devait acheter nos disques et, si mes souvenirs sont bons, payer une cotisation ! » nous expliqua Philippe Deraymaeker, animateur radio qu’on a pu entendre, depuis, sur les ondes matinales de la RTBF (La Première et VivaBruxelles) ou encore sur Mint. A propos de ses premières animations au micro de la radio de la Maison des Jeunes, Philippe Deraymaeker ajoute sur son blog que « Mis sur la voie (ou voix) par un voisin de classe, j’arrive par un mercredi froid aux portes de la maison des jeunes de Rixensart. Le lieu correspondait tout à fait à l’idée qu’on pouvait s’en faire à l’époque. Un peu crade… le patron avait aussi une voiture assez cocasse, une vieille 2CV sur laquelle était écrit : ‘Nucléaire non merci‘ (6).

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janvier 2008 | Maison des Jeunes © Eric de Séjournet

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22 mai 2010 | Ouverture du 33 © Monique D’haeyere

Le 19 mars 2008, le Conseil communal décida de procéder à la rénovation de la Maison de Jeunes et de la Culture, qui plus est abrite également une partie du Service D’clic. Insonorisation de la salle de concert, renforcement de la sécurité incendie, accès pour personnes à mobilité réduite, remplacement des châssis (3) ont été réalisées entre l’automne 2008 et le 31 mars 2010, date de réouverture de la Maison.

Une nouvelle extension de 146m2 a également été construite à l’arrière avec une baie vitrée donnant sur le petit bois et Le Clair Logis. Elle abrite désormais l’Ecole de Devoirs pour enfants de 6 à 12 ans : un lieu d’accueil, d’écoute, de soutien et de convivialité qui vise le développement de l’enfant, tant au niveau physique, psychique, social, scolaire, culturel (7).

Créée par les jeunes, l’asbl Maison de Jeunes et de la Culture est un lieu de rencontres, d’actions et de créations où toute personne est bienvenue sans discrimination (Visages de Rixensart).

Le 22 mai 2010, D’Clic et le MJC ouvrent leurs portes au grand public afin d’y découvrir un lieu entièrement rénové et convivial.

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mai 2010 | Maison des Jeunes et de la Culture © Eric de Séjournet

 


→ OBJECTIF RIXENSART | Maison des Jeunes et de la Culture


(1) TASIAUX Claude, Maison des Jeunes et de la Culture de Rixensart
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) TASIAUX Claude, Maison des Jeunes et de la Culture de Rixensart
(4) Ibid.
(5) ARCHIVES RADIOS, Radio Margot
(6) CORBISIER Jean-Michel, Commentaire sur Rétro Rixensart, 26 mai 2010
(7) Grégory Verté, Echevin de la Jeunesse, Conseil communal du 19 mars 2008

Le Coin perdu, paradis des promeneurs

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après 1909 | Le Coin perdu de Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier 

Partant de la place Cardinal Mercier, la rue du Baillois, sinueuse, nous conduit au Coin Perdu … Paul Buffin (1) écrit en 1996 : Le charme de l’endroit est qu’il est resté village, qu’on y entend encore parler wallon, que tout le monde se salue et semble se connaître. C’est aussi le paradis des promeneurs qui y trouvent des sentiers, piedsentes en vieux français et ‘pichintes’ en wallon. Ceux-ci permettent de découvrir, au fond des creux, à flanc de coteau, ‘le coin perdu’ que les lotisseurs ont épargné. 

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Rue et sentier du Baillois 

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‘Coin perdu’ à Bourgeois (lieu à préciser), coll. Jean-Claude Renier

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vers 1921 | ‘Route vers le coin Perdu et Leur Abri’, coll. Jean-Claude Renier

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1930 | Villa du Coin perdu à Bourgeois (Rixensart), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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1934 | Le Coin perdu, rue du Baillois à Bourgeois, coll. Francis Broche


→ OBJECTIF RIXENSART Rue du Baillois
→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSARTLe Coin perdu

Procession à Froidmont

b66ef-3191370243-1juin 1963 | Tunnel de Froidmont, côté rue Alphonse Collin © Jean-Claude Renier

Procession, probablement organisée à l’occasion de la fête du Saint-Sacrement, le deuxième dimanche après la Pentecôte.

Le cortège vient de la rue Alphonse Collin et se dirige, par la rue de la Ferme, vers le pont de la ligne de chemin de fer 161 Bruxelles-Namur. Jean-Claude Renier, qui a pris cette photo avec l’emblématique Kodak Instamatic 100, précise : On aperçoit sur la photo, à gauche, en costume sombre, le bourgmestre Léopold Gilson. A sa droite, le personnage en imperméable clair et tenant un flambeau, André Delbrassinne des pompes funèbresLe curé que l’on aperçoit de dos sous le dais est Léon Choppinet (1).

2012 ↔ 2017 © Monique D’haeyere


(1) L’Abbé Léon Choppinet est né à Ixelles le 13 mars 1913, fut ordonné prêtre à Malines le 15 avril 1939, et décéda le 11 avril 2006. Il fut curé de la paroisse de Sainte-Croix.

Froidmont, panoramique

Froidmont ca 1950 Collection Marc Collin

1954 | Froidmont, coll. Marc Collin

Cette photo inédite de Froidmont a été prise par Henri Pilmeyer à partir de la rue de l’Augette. En effet, de nos jours il n’est plus possible d’apprécier le paysage à cause de la végétation, souligne Jean-Claude Renier. Outre la Ferme de Froidmont (Meert), qui domine le quartier, on aperçoit la Ferme Mélotte avec son hangar pour ranger le foin. Dans le bas de la photo, l’avenue de l’Avenir et la rue de la Ferme ; dans le haut, la rue de Limal. Remarquez que le quartier de l’avenue Albertine est encore vierge. 

Ferme Mélotte, rue de Limal 33

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avant 1938 | La ferme Mélotte © Roger Mélotte

La façade et le corps de logis donnent du côté de la rue de Limal, au n° 33.

1938 © Roger Mélotte ↔ 2012 © Francis Broche

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avant 1940 | Les moissons à Froidmont © coll. Roger Mélotte

Sur le chariot chargé de gerbes de blé, se trouvent Emile Mélotte et son fils Roger. A côté du chariot, Antoinette Marcq, mère de Roger, ainsi que Armand Hautfenne. A remarquer l’attelage : le chariot en bois avec ses roues à rayons, cerclées de fer et le frein à sabots. Mais aussi les rehausses et les rondins de bois pour augmenter le volume embarqué. On admire la belle allure des chevaux brabançons qui assuraient la traction du charroi, raconte Jean-Claude Renier.

On peut situer l’endroit, approximativement, au début de l’avenue Albertine. A cette époque, juste à l’endroit où commence la déclivité, à hauteur de l’actuelle avenue Winston Churchill, il y avait une grande haie qui démarrait de la rue de Limal jusqu’à la ligne du chemin de fer.

Les prairies et les cultures de la ferme Mélotte se situaient sur les terrains qui se trouvaient entre la rue de Limal et la ligne du chemin de fer, depuis un abreuvoir pour les animaux situé à hauteur du n° 17 rue de Limal et allant jusqu’à la rue des Bleuets (ancien chemin de Nivelles).

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avant 1940 | Les moissons à Froidmont © Roger Mélotte

Sur cette photo, Roger Mélotte réceptionne les gerbes de blé, son père Emile les range et Antoinette Marcq et Armand Hautfenne fourchent. Quant aux gerbes de blé, ils sont assemblées en dizeaux (ensemble de 10 gerbes) sur le champ, précise Jean-Claude Renier.

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vers 1950 | Rue de Limal © Roger Mélotte

Cette photo d’une jument brabançonne et de son poulain a été prise sur le champ bordant la rue de Limal, à hauteur du n° 27, où l’on aperçoit la maison avec son œil-de-bœuf. Les maisons qui suivent, à droite, sont les n° 25, 21 et 19.

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Cour intérieure de la ferme Mélotte © Roger Mélotte

A gauche et de dos, Antoinette Marcq. A l’avant-plan : un cheval brabançon et son poulain. Derrière les personnages, le fumier encadré d’un petit mur. En arrière-plan, on aperçoit quelques maisons de la rue de l’Augette et à tout à gauche, un bâtiment de la ferme de Froidmont, commente Jean-Claude Renier.

La Sablonnière, terrain de jeu des ‘Bourjwettis’ et des ‘Glaintis’

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1920/1930 | La Sablonnière au Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

Jouxtant la Grande Bruyère, la Sablonnière du Glain se situait à l’endroit où fut tracée la route Provinciale, aujourd’hui dénommée l’avenue Franklin Roosevelt.

Vers 1910 naquît le projet de relier La Hulpe à Villers-la-Ville. Les premiers travaux débutèrent pendant la guerre 1914-1918 afin d’occuper les chômeurs. Un grand déblai fut creusé dans la bruyère du Glain dont le sable était transporté vers les Papeteries de Genval. Cet embryon de l’avenue Franklin Roosevelt restera à l’état de sentier et de déblai, entre la papeterie et l’avenue Jean Rosy, jusqu’au début des années cinquante (1).

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1920/1930 | La Sablonnière au Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

L’étendue de la bruyère et la profonde saignée sablonneuse pratiquée dans son flanc étaient le terrain de jeux idéal pour les gamins des années vingt et trente. Tour à tour Sahara, Far-West, Abyssinie, steppe sibérienne, ou Sierra espagnole, la bruyère était le cadre de jeux inspirés du dernier film passé au cinéma du village, d’un livre lu par l’un ou l’autre ou de l’actualité. Le site était adapté aux circonstances et aux lieux les plus divers. Non seulement plaine de jeux, la bruyère devenait parfois champ de bataille. Des gamins descendant la rue des Cailloux les ‘bourjwettis’ (ceux du Bourgeois), attaquaient à coups de cailloux les ‘glaintis’ (ceux du Glain), qui estimaient devoir défendre leur territoire. Généralement cela se terminait par une charge vociférante de ‘glaintis’ qui repoussaient l’adversaire en moulinant du bâton. Les éclopés étaient soignés à la source Jean Rosy, fontaine de la Grande Bruyère ou encore fontaine de la Taillette, au bas de la colline. Près de la fontaine, des eaux ferrugineuses sourdaient, raconte Paul Buffin (2).

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1938 | La Sablonnière du Glain, coll. Jean-Louis Lebrun

De gauche à droite sur la photo : Robert Wery, Emile Boucher et Edmond Linchamps (témoignage de la grand-mère Urbain) (3). Debout à droite, Edmond Linchamps (parrain de l’enfant du même nom). Il tenait une épicerie au coin de la rue du Meunier (Croy) et de la rue neuve (Deceuster).


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) Les feuillets historiques N°11, D’un siècle à l’autre, mai 1997

Square de la Résistance, liberté et paix

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décembre 2012 | Square de la Résistance à Rixensart © Christian Petit

Cette stèle porte l’inscription ‘1940-1945 12me ET 15me BATAILLON DE FUSILIERS RESISTANCE LIBERTE PAIX’.

La frondaison des arbres vous cache les ailes du vieux moulin, c’est le message lancé le 1er juin 1944 par la BBC (1), ‘le’ signal qu’attendait l’Armée Secrète (2) pour entrer en action en Belgique. Le gouvernement belge avait prévu de lever sur les territoires libérés des troupes qui, après une formation accélérée, seraient mises à la disposition des commandements britannique et américain. En effet, depuis plusieurs années, les esprits étaient préparés à répondre à une telle éventualité (…), les mouvements de résistance à l’occupant étant alimentés par l’afflux dans la clandestinité de travailleurs requis par les Allemands pour remplacer dans leur pays les ouvriers mobilisés (…). 53.700 volontaires de guerre furent recrutés en 1944 et 1945 (3).

Dès la Libération, des bataillons de Fusiliers (4) furent donc constitués qui, après une instruction accélérée, furent mis à la disposition des Alliés (…) pour sécuriser les vastes régions non explorées par les blindés américains. Nettoyage de bois et capture de prisonniers sont leur tâche quotidienne (5).

Parmi ces bataillons belges figuraient les 12e et 15e Bataillons de Fusiliers. Le premier fut créé le 11 décembre 1944 à Charleroi et affecté à la 1ère Armée américaine. Quant au second, il se forma le 12 janvier 1945 à Champion et fut affecté à la 9ème Armée américaine.

Notons un épisode que certains Rixensartois devraient se rappeler. Fin août 1945, la mission en Allemagne d’un autre bataillon de Fusiliers, le 20e, toucha à sa fin. Cette unité fut relevée le 9 septembre 1945 dans la région d’Oderberg, sur la rive droite du Rhin par la 2e Brigade ‘Yser’ et rentra en Belgique.

Ce 20e Bataillon de Fusiliers fut cantonné dans le Brabant Wallon : l’Etat Major et les 4e et 5e Compagnies à Genval, les autres compagnies à La Hulpe, Rixensart et Bourgeois pour instruction à la ‘Battle School’. On y forma les premiers sergents (…). Le 5 novembre 1945, le 20e Bataillon fit mouvement vers Bruxelles, à la caserne Saint-Jean, boulevard du Botanique, où il fut notamment chargé de la garde du Palais Royal (6). Ce bataillon fut dissout le 8 décembre 1945.

Quant aux 12e et 15e Bataillons de Fusiliers, ils furent dissouts le 10 octobre 1945 et le 28 février 1946.

Square de la Résistance 2.2018 © Monique D'haeyere

février 2018 © Monique D’haeyere


(1) BERNARD Henri, L’armée secrète 1940-1944, UFAS, Ed. Duculot, Gembloux, septembre 1986, p. 94 et 183
(2) de SÉJOURNET Eric, L’été ’44 des Coenraets, in Rétro Rixensart, 15 août 2017
(3) GENNART Paul, Les volontaires de guerre belges de la Libération
(4) Un bataillon de Fusiliers comprenait un état-major, une compagnie d’état-major et cinq compagnies de fusiliers. Les bataillons de Fusiliers étaient intégrés par trois dans une Brigade et étaient placés sous contrôle opérationnel des Alliés. Chaque bataillon était composé de 801 hommes (28 officiers, dont 1 aumônier, 104 sous-officiers et 669 caporaux et soldats).
(5) BACHY Pierre,Le 20e Bataillon de Fusiliers
(6) Ibid.