Rue de Limal et ses chapeaux boule

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1958 | rue de Limal à Rixensart

Cette photo est une capture d’écran d’un film single 8, réalisé le 15 septembre 1958 à l’occasion du jubilaire des 50 ans de mariage de mes grands-parents Alphonse Mayné et Sylvie Detienne, raconte Jean-Claude Renier.

A cette époque, la rue de Limal était pavée en pierre de Gobertange. Le pavé étant arrondi et les anciens l’appelaient ‘chapeau boule’. On voit la voiture des jubilaires descendre la rue. C’était une Opel Kapitan appartenant à Emile Mélotte, fermier au n° 33 de la même rue et qui la conduisait.

Juste derrière la haie de troène, un arbre fruitier se trouve à l’emplacement du n° 15B, maison qui n’était pas encore construite.

Sur les traces de l’enseignement à Rixensart

1355. Petite école auberge Ste Barbe croquis par Paul Gilson

Le premier document parlant d’enseignement à Rixensart date du 26 septembre 1606. Il atteste que Messire Alexandre, prêtre, a desservi pendant dix ans l’office de la chapelle et instruit et enseigné la jeunesse. Environ un siècle plus tard, entre 1736 et 1739, un rapport du curé de Saint-Martin de Limal, adressé à l’évêque de Namur, signale qu’il y a un maître d’enfants à Rixensart … Il utilise de bons livres et le catéchisme de Namur (1).

Il semble que cette situation continua jusqu’à la conquête de la Belgique par les troupes révolutionnaires en 1794. Jusqu’à la fin de la période française, l’instruction resta très médiocre dans tout le pays. En 1821, sous le régime hollandais, l’instruction primaire fut enfin organisée en application de la loi hollandaise de 1806 (2).

Le 20 juin 1822, Jacques Stenuit, le Bourgmestre, signala que seulement douze indigents fréquentent l’école primaire. En 1824, la Commune fut tenue d’inscrire une somme à son budget pour la création d’une école communale. Le 12 février 1824, le Bourgmestre écrivit à la Députation des Etats que l’établissement d’une école est tout à fait inutile dans notre commune puisqu’elle ne contient que presque tous journaliers, il n’y a que deux fermes et sept à huit petits propriétaires; par conséquent il n’y a pas des enfants qui peuvent fréquenter l’école. Il expliqua en plus que la taxe pour une école va reposer uniquement sur les pauvres journaliers qui ont besoin de leurs enfants pour les assister à vivre et que le grand propriétaire étant étranger à la commune n’interviendra pas dans le paiement de cette taxe (2).

1355B. Petite école ancienne ferme auberge Ste Barbe début rue de l'Institut XVIIIè siècle c Paul Gilson

Seule une école de pauvres fonctionna en hiver, de fin novembre à fin mars dans un vieux bâtiment (ndlr. attenant à la Ferme Hautfenne), près de l’actuelle Place Jefferys.

Entre février 1830 et mars 1836, Pierre Joseph Mathy y enseigna le catéchisme, la lecture et quelques rudiments de calcul. Bien qu’appelé instituteur communal, il ne toucha rien du Gouvernement, ni de la Commune, il fut pauvrement rétribué par le Bureau de Bienfaisance ou par les parents des enfants (2).

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La Ferme Hautfenne, fromagerie, auberge puis pharmacie

Auberge Sainte Barbe (rue de l'Institut) c Daniel Debroux copie

Auberge Sainte-Barbe
coll. Daniel Debroux

Au nord de la place Jefferys à Rixensart, se trouvait une ferme, propriété des Hautfenne. Elle devint fromagerie, auberge … puis, après destruction du bâtiment, pharmacie. La ferme Hautfenne figure déjà sur la carte de Ferraris. La maison, moins ancienne, à 2 étages, en briques rouges, l’écurie, l’étable et une remise entouraient une cour carrée, fermée de murs et d’une solide barrière de fer. Une partie de ce mur subsiste encore, il clôturait le potager à l’arrière de la ferme (1).  

Auberge Sainte Barbe au début rue de l'Institut c Paul Gilson copie

Ferme Hautfenne
coll. Paul Gilson

Avant l’ouverture de l’école communale, rue de l’Eglise, en 1839, une petite école non officielle, ouverte que pendant la période hivernale, occupait en partie la ferme Hautfenne. Vers 1936, la ferme fut transformée en fromagerie tenue par la famille Boulanger.

Après la guerre, vers 1950, après ménagements, l’Auberge Sainte-Barbe attira les gastronomes de la région sous les voussettes des anciennes étables et écuries. Enfin, le tout fut rasé en 1956 (2).

Actuellement, la rue de l’Institut n° 1 à Rixensart est occupé par la pharmacie Familia (anciennement pharmacie Delvaux).

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novembre 2013 © Jean-Claude Renier


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) le nom de Barbe était approprié : en 1756 le cortil Barbe y était localisé, cortil venant du latin ‘curtis ‘ jardin ou métairie.

Dyna Beumer, diva de Bourgeois

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Dyna Beumer, cantatrice de la Cour des Pays-Bas
coll. Xavier Hougardy

Cantatrice de renommée internationale, Dyna Beumer (1) fit entendre sa voix d’or sur toutes les plus grandes scènes du monde. Elle fut nommée ‘Cantatrice de la Cour du Roi Guillaume III de Hollande’. Après une carrière unique et une fin de vie consacrée à l’enseignement du chant, elle s’éteignit dans une maison de ce petit chemin qui porte aujourd’hui son nom (2). 

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La gendarmerie de la rue Albert Ier

1354. La Gendarmerie à Rixensart Collection Francis Broche

En 1933, la gendarmerie s’installa aux numéros 38 à 42 de la rue Albert Ier (aujourd’hui au 64 rue du Monastère, l’ancien corps de garde). Et Paul Buffin de se demander pourquoi celle-ci alla se cantonner aux confins du village de l’époque. Auparavant Rixensart dépendait de la Brigade de Lasne et seul le garde champêtre, bon enfant, assurait la police dans le village (1).

Au début des années soixante, Rixensart comptait quatre au cinq gendarmes, dont M. Louis qui habitait en face de la gendarmerie. Le commissariat occupait le rez-de-chaussée au coin de l’avenue de l’Aurore et le reste des différentes maisons étaient des logements de fonction. Les gendarmes se déplaçaient à vélo ! Plus tard ils eurent une jeep (2) ‘Minerva’ de conception belge. Ensuite arriva le fameux et célèbre combi noir Volkswagen (3).

Le gendarme M. Louis reçut en son temps une autorisation spéciale pour pouvoir habiter en face de la gendarmerie et non dans le logement de fonction. Quant aux autres gendarmes (M. Hamels, Dockx, Moriamé, Laloux et Bertaux) ils habitèrent sur place. Le gendarme M. Van Goethem ayant également reçu une dérogation habita à un autre endroit dans la commune. Plus tard arriva le gendarme M. Drousie qui passa finalement à la Police communale (3).

Quant aux gardes champêtres, il y en avait deux : un pour Rixensart (Herman Dupuis) et un pour Bourgeois (M. Dujardin). Ils avaient leur bureau à la Maison communale (2).

Sur cette photo, on reconnaît le premier revêtement, ensuite la rue Albert 1er fut pavée de blocs qui s’emboîtaient les uns dans les autres et qui ressemblaient à des bobines de fil à coudre vides. Les pavés de la rue Albert s’arrêtèrent juste après la gendarmerie pour continuer en chemin de terre vers le magnifique château Dubost et les champs et prairies exploitées par la famille Meert (Ferme de Froidmont) (4).


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) témoignage de Marcelle Dupuis, fille d’Herman, ancien garde champêtre de Rixensart (via Francis Broche)
(3) témoignage d’Alain Bertaux, 17 août 2018 (via Facebook)
(4) témoignage de S.R., 18 août 2018 (via Facebook)

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2011 © Monique D’haeyere

Le cyclone du 10 août 1895, à Rixensart

180810 Rixensart Cyclone du 10 août 1895 © Bernard Collin Archives de Merode Trélon (via Joël Danlou)

Le cyclone du 10 août 1895, à Rixensart
photo originale par Emile Preuss, rue Gray 163 à Ixelles
coll. Bernard Collin

Le 10 août 1895 le hameau de Froidmont à Rixensart est ravagé par un cyclone accompagné d’une trombe d’eau classée parmi les plus remarquables de l’époque. La pression du vent atteignit 400 kilogrammes par mètre carré et une vitesse de 60 mètres à la seconde, soit 216 kilomètres à l’heure (…). Ce cyclone dévasta la vallée de la Lasne depuis Aywiers jusqu’à Rixensart et continua sa course jusqu’à Basse-Wavre à travers bois (1).

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Rue du Cyclone, un paysage qui se souvient

Un paysage (rue du Cyclone en 1929) c JCR Martin

1926/1929 | rue du Cyclone (1) à Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Venant de la gare de Rixensart, la rue du Cyclone mène par la rue de Froidmont à la Ferme de Froidmont. On distingue la silhouette du clocher de l’église Sainte-Croix (voir photo-légende ci-après).

Le 10 août 1895, le hameau de Froidmont à Rixensart fut ravagé par un cyclone accompagné d’une trombe d’eau classée parmi les plus remarquables de l’époque. Ce cyclone marqua tellement les esprits qu’une rue porte son nom depuis 1926 (1) (+ infos et photos sur Rétro Rixensart, notice qui sera éditée le 10 août 2018).

Un paysage (rue du Cyclone en 1929) c JCR Martin légende

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Place Cardinal Mercier, son kiosque et son rond-point

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1954 | Place Cardinal Mercier
coll. Jean-Louis Nicaise

Sur la Place de Bourgeois, deux sociétés de musique étaient installées. La fanfare les ‘Enfants du Baillois’ (1905) avait son local chez Van Hamme. Elle reprenait le flambeau à Bourgeois-Fanfares fondée en 1905 et dont l’origine pourrait être 1898. Au Callot, devenu la Renaissance, se réunissaient ‘Les Accordéonistes’ (1).

Ils connaissaient un franc succès. Un kiosque fut érigé sur la place en 1948. La commune intervint pour un tiers dans les coûts, les deux autres tiers furent récoltés parmi la population. Ce kiosque devint une pomme de discorde et fut démoli en 1970, après beaucoup de contestations. Ce devait être la mode du moment, celui de Genval disparut à la même époque (2).

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Union des Accordéonistes

Union des Accordeonistes Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

L’Union des Accordéonistes de Bourgeois
coll. Jean-Louis Lebrun

Créée en 1928/1929, ‘L’Union des Accordéonistes’ se réunissait ‘Au Callot’, devenu ‘La Renaissance’. Les Accordéonistes portaient veste, casquette bleue et pantalon blanc. Ils jouaient, en plus de l’accordéon, du violon, du tambour, de la grosse caisse, des timbales, du xylophone et du chapeau chinois (1).

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Shooting box et sa chapelle

1908 Rixensart01991908 | Shooting Box (1),
au croisement des rues Albert 1er (2) et de l’Augette
coll. Jean-Claude Renier


(1) maison de campagne qui fournit un hébergement pour une partie de chasse pendant la saison de chasse
(2) actuellement la rue du Monastère

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mai 2015 © Monique D’haeyere Continuer la lecture de Shooting box et sa chapelle

Vallée de la Lasne

704 Leur Abri vue sur l'église Saint-Sixte c CHR

Vallée de la Lasne, prairies inondables du Coucou.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Bien qu’estampillée « Leur Abri », cette photo fut prise à partir de la rue du Moulin à Bourgeois. Sur la crête, on distingue, de gauche à droite, le Mahiermont, l’église Saint-Sixte et la Manteline.

180704B Carpu 1.2009 © Eric de Séjournet-010

janvier 2009 © Eric de Séjournet

Renipont-Plage, espace de détente

15b0f-777712277coll. Anne-Marie Delvaux

A la limite de Rixensart, la plage de Renipont (Lasne) offre depuis 1935 ou 1937 un espace de détente, entièrement dédié aux baigneurs. Cet étang artificiel est alimenté « par une source, le trop plein s’en allant dans le ruisseau tout proche. Pas question en principe d’y retrouver des salmonelles, grâce au renouvellement perpétuel de l’eau. Il y a des carpes et des amours blancs qui viennent nettoyer les berges en attrapant les insectes. C’est très naturel ! » (1)

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