Monument dédié au Roi Soldat

Place Cardinal Mercier 20080504 Roi Albert I © Eric de Séjournet (1)

mai 2008 | Buste du Roi Albert Ier à Bourgeois © Eric de Séjournet

Le 6 avril 1959, le Conseil communal, recherchant un emplacement pour une stèle et un buste du Roi Albert Ier décida à l’unanimité de l’ériger dans le rond-point de la place Cardinal Mercier. Ce buste résulte d’une oeuvre du sculpteur baron Thomas Vinçotte (1850-1925)(1), grand spécialiste du buste-portrait (2).  

Roi Albert I © Berna de Wilde (2)

janvier 2009 © Berna de Wilde

SONY DSC

février 2016 © Monique D’haeyere


(1) Dès 1866, Thomas Vinçotte fréquente les cours de Joseph Jaquet et Eugène Simonis à l’Académie de Bruxelles. En 1872, il est second au Prix de Rome. Pendant plusieurs années, il étudie à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. De 1886 à 1921, il est professeur de sculpture à l’Institut supérieur national des Beaux-Arts d’Anvers. Thomas Vinçotte connaît une brillante carrière. Il produit des oeuvres décoratives, un grand nombre de bustes, ainsi que divers monuments publics. Un de ses thèmes privilégiés est le cheval. Il signe avec Lagae le quadrige qui surmonte l’arc de triomphe au Cinquantenaire. Il est aussi l’auteur de la statue équestre de Léopold II à Bruxelles (3).
(2) DE COCK A. et GHYSSENS Roger (Cercle d’histoire de Rixensart), Place St Roch, Grand-Place, Place Cardinal Mercier, in Rixensart Info 128 de mai 1992, p. 20
(3) LIEGE UNIVERSITÉ, Thomas Vinçotte, in Musée en plein air

1914-1918 | Hommage à ceux qui ont fait leur devoir (I)

8556b-3092149325-1

1914-1916 | Annonce pour une messe anniversaire célébrée en l’église de Rixensart le lundi 12 juin 1916, à la mémoire d’Emile Detienne, soldat au 9e Régiment de Ligne, fils des époux J.-B. Detienne-Nicaise, né à Rixensart, le 28 mai 1887,
tombé au Champ d’Honneur à l’Yser en novembre 1914
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Au cours de la Grande Guerre, nombre de nos concitoyens choisirent de tout quitter pour aller se battre contre un ennemi surpuissant en hommes et matériel. Quelques-uns étaient sous les drapeaux, la grande majorité répondit à l’ordre de mobilisation qui prenait effet le 31 juillet 1914 à minuit, d’autres rejoignirent l’armée durant les années qui suivirent et ce malgré les risques présentés par le passage de la frontière hollandaise. Parmi ces soldats, près de trente moururent au combat, dix peut-être survécurent pour peu de temps au conflit, d’autres restèrent à tout jamais meurtris dans leur chair ou leur esprit. Dès 2008, le Cercle d’Histoire de Rixensart a tenté, non sans quelques difficultés, d’identifier ces Combattants pour leur rendre hommage et rappeler à tous leur mémoire. Ce travail concerne uniquement les soldats de nos trois communes mais il importe de ne pas oublier les victimes civiles du conflit. Parmi nos concitoyens, de nombreux déportés y laissèrent la vie. Certains moururent dans les camps, d’autres au pays, parfois peu de temps après leur retour. Leur mémoire également mérite d’être sauvegardée (1).

Dans cette première notice, Rétro Rixensart rend un hommage à tous ceux qui ont fait plus que leur devoir et qui sont décédés pendant la Première Guerre mondiale. Les noms et prénoms de nos soldats sont édités, tels que repris dans cet important ouvrage (1) du Cercle d’Histoire de Rixensart.

1914

6 août | Le soldat du 9e de Ligne Jean-Baptiste (AdelinHautfenne (originaire de Rixensart) décède suite à ses blessures (la commune de Rixensart lui a dédié une rue) ⊥
19 août | Le soldat Herman Ferdinand Thomas (Genval) est tué durant les combats à Aarschot ⊥⊥
24 août | Le soldat du 8e de Ligne Marcel Hasaerts (Genval) est tué au cours des combats de Warnant ⊥⊥
25 août | Le soldat Gustave Florentin Faltin (Genval) est fait prisonnier à Namur et décède à Westerholz (All.) le 24 juin 1917 d’une maladie de coeur suite aux faits de guerre ⊥⊥; le soldat du 12e de Ligne Ferdinand Pierre Joseph De Becker (Rixensart) est tué au combat à Boortmeerbeek ⊥
26 août | Le soldat du 2e Chasseurs à pied Jean-Baptiste Polydor Debroux (Genval) est tué au combat à Grimbergen ⊥⊥
12 septembre | Le soldat du 9e de Ligne René Prosper Ernest Van Hacter (Rixensart-Bourgeois) est tué au combat à Wespelaar ⊥
29 septembre | Le soldat Victorien Stormacq (né à Genval, domicilié à Ixelles) est tué à St-Katelijne-Waver à l’âge de 25 ans
4 octobre | Le sous-lieutenant Robert Georges Emile Marie Terlinden (Rixensart) est tué à 26 ans d’une balle dans la tête à Kessegnies (frontière Congo/Est-africain-allemand), au cours de l’attaque générale qui décida de la retraite allemande ⊥
15 octobre | Le soldat du 5e de Ligne René Joseph Bernard, blessé à Houtem, déposé à l’hôpital d’Ostende où il est fait prisonnier, le 16 octobre, et interné au camp de Wessel (All.) où il décède le 12 décembre 1914 par suite de pleurésie ⊥
16 octobre |Le soldat du 13e de Ligne Jules Spreutels (Rosières-Saint-André) meurt au combat à 21 ans. Il est inhumé dans le cimetière de Keiem, tombe n° 103 ⊥⊥⊥
22 octobre | Le soldat du 2e Carabiniers Georges Gustave Rapsaet (Genval) est tué à Stuyvekenskerke ⊥⊥
23 octobre | Le capitaine en second du 2e Carabiniers, Fernand Henri Hector Lucien Mayat (Genval) est tué à Stuyvekenskerke ⊥
30 octobre | Le sergent du 2e Carabiniers Donat Ghislain Adolphe Herman Hulet (Rixensart-Bourgeois) est porté disparu. Le tribunal de Nivelles rend un jugement déclaratif de décès, le 8 avril 1924. Il acte : Mort pour la Belgique à Stuivenkenskerke le 30.10.1914 
novembre | Le soldat Emile Jean-Baptiste N. Detienne (Rixensart) meurt au Champ d’Honneur à l’Yser, en novembre 1914 ⊥

1917

17 septembre | Le soldat du 9e de Ligne Louis Arthur Ghislain Van Hamme (Rixensart) est mortellement blessé par une bombe d’avion, à Adinkerke. Il décède à 20 ans durant son évacuation vers l’hôpital de l’Océan ⊥
26 septembre | Le soldat du 2e Régiment de Génie Léon Stenuit (Genval) est tué à 23 ans par un éclat d’obus devant Dixmude ⊥⊥
28 novembre | Le soldat du 19e de Ligne Léon Justin Folie (Genval) est tombé au secteur de Merkem ⊥⊥

1918

21 janvier | Le soldat du 13e de Ligne Auguste Nestor Ghislain Devesse (Genval) est blessé par éclats de grenade, décède au poste de secours d’Hoogstade ⊥⊥
19 avril | Le soldat du 9e de Ligne Jean-Baptiste Michel Meyer (Rixensart) est tué au combat ⊥
18 mai | L’adjudant de carrière du 13e de Ligne Ghislain Octave André Wiame (Genval) est tué dans le secteur de Boesinge ⊥⊥
28 septembre | Le soldat du 13e de Ligne Antoine Guillaume Ghislain Lambert (Genval) est tué d’une balle dans la poitrine à Kaaskerke ⊥⊥
29 septembre | Le soldat du 23e de Ligne Fernand Joseph François Henrion (Genval) est tué à 23 ans d’une balle de mitrailleuse ⊥⊥
30 septembre | Le soldat du Bataillon du Génie de la 5e D.A. Henri Charles Fernand Herman (Genval) est tué à 25 ans à Moorslede en service commandé ⊥⊥
13 octobre | Le soldat du 2e Chasseurs à pied Edouard Elie Joseph Ghislain Lelievre (Genval) est hospitalisé à Calais et y décède le 17 décembre 1918 des suites d’une maladie à caractère épidémique contractée au front ⊥⊥
14 octobre | Le soldat Gustave Désiré Debroux (Genval) est tombé à 26 ans en service commandé à Oostvleteren ⊥⊥
15 octobre | Le soldat Antoine Vandercam (Rosières) est blessé au combat par un éclat d’obus à la tête à Izeghem et décède à 28 ans à Brielen le 19 octobre 1918 ⊥⊥⊥; le sous-lieutenant du 1er Carabiniers Adrien Marie Valentin Louis Xavier Van Steenberghe (Genval) est blessé grièvement devant Roulers, décède à 21 ans à La Panne ⊥⊥; le sergent du 12e de Ligne Henri Joseph Loriaux (Genval) est atteint mortellement à Stadenberg ⊥⊥
16 octobre | Le soldat du 6e Chasseurs à pied Marcellin Pinson (né à Rosières-Saint-André) meurt au combat. Il est inhumé au cimetière de Bruges, tombe n° 128. Son nom ne figure pas sur le monument de Rosières, il est supposé qu’il n’y était plus domicilié.

Les combattants rixensartois, genvalois et rosiérois décédés après le conflit seront honorés dans une deuxième notice, à paraître ultérieurement.

→ RÉTRO RIXENSART | Monument des Combattants (Rixensart)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument des Combattants (Rixensart)

→ RÉTRO RIXENSART | Monument de la Place communale (Genval)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument de la Place communale (Genval)

→ RÉTRO RIXENSART | Monument des Combattants (Rosières)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument des Combattants (Rosières)


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, En mémoire de nos combattants de la Grande Guerre, in Chroniques CHR n° 37 de février 2014

Légende

⊥            présent sur le Monument de Rixensart
⊥⊥          présent sur le Monument de Genval
⊥⊥⊥       présent sur le Monument de Rosières

Avenue Albertine, vue sur la gare

Froidmont Quartier Albertine avril 1964 © Jean-Claude Renier

avril 1964 | Vue depuis l’avenue Albertine © Jean-Claude Renier

Cette photo a été prise du quartier de l’avenue Albertine en direction de la gare de Rixensart, explique Jean-Claude Renier. On y aperçoit les dernières maisons du bas de la rue de Limal et la rue Alphonse Collin. Le petit atelier au toit incliné, situé à droite dans la rue A. Collin, était la menuiserie Renoy. A cette époque le tram W circulait encore et on pouvait encore voir quelques trains vapeur qui manœuvraient dans la cour à marchandises de la gare de Rixensart. Quant à la prairie en avant-plan, elle était exploitée par la ferme Leloup, qui elle-même était située au bas de la rue de Limal. On y avait accès par un sentier qui donnait dans le bas de la rue de Limal et qui, aujourd’hui, est devenu l’escalier menant à la petite avenue Albertine. Au-dessus de l’horizon pointait le château d’eau de Rixensart, situé rue du Plagniau.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

avril 1964 | Premières maisons construites à l’avenue Albertine © Jean-Claude Renier

Les Genêts, rue Albert Ier

93f5f-4021560945-1

1921 | Groupe de villas, dont ‘Les Genêts’, coll. Nicole Galère

A l’avant-plan, la villa ‘Les Genêts’ située à Rixensart, rue Albert Ier (l’actuelle rue du Monastère). A cette époque, elle appartenait à M. Laguerre.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

coll. Francis Broche

Cette imposante villa, implantée au cœur d’un vaste jardin arboré, se présente comme une habitation de deux à trois niveaux, selon les pentes de toitures, d’aspect général carré tout en offrant des jeux de décrochements, ressauts, bow window, galerie couverte. Remontant à la première moitié du 20e siècle, elle est construite en brique jaune et pierre calcaire pour les parties basses et le haut des murs est orné d’enduit à dessin de faux colombage. D’amples pans de toiture en tuiles mécaniques la protègent (1).

1fb82-2203244319-1

2011 © Francis Broche


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009

Cimetière de Rixensart, rue de l’Institut

1VChapelle funéraire Nieuwenhuys Cimetière de Rixensart 4.2012 © Eric de Séjournet

avril 2012 | Chapelle funéraire des familles Nieuwenhuys et apparentées © Eric de Séjournet

L’un des sites principaux de la rue de l’Institut est le cimetière de Rixensart, qui ceinturé par un mur en brique, regroupe des tombes des XIXe et XXe siècles.

Face à l’entrée, dans un petit enclos, une chapelle funéraire des familles Nieuwenhuys et apparentées a été construite à l’extrême fin du XIXe siècle, en style néo-gothique. Edifice en moellons de calcaire sous une bâtir d’ardoises (1). La pelouse arrière contient, quant à elle, le caveau de Paul Terlinden, bourgmestre durant 37 ans, et de son épouse, Valentine Bosquet (2).

De l’autre côté du mur, dans le cimetière lui-même, se trouve la sépulture d’un autre bourgmestre, Jean-Antoine Minet qui, pour sa part, occupa le siège mayoral pendant 31 ans. On y voit également le monument de la Résistance 1940-45 (1).

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

avril 2013 | Pelouse d’honneur du cimetière de Rixensart © Christian Petit

→ RÉTRO RIXENSARTMonument des Fusillés et des Résistants rixensartois
→ OBJECTIF RIXENSART | Cimetière de Rixensart


(1) STREEL Bernadette, (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) DECOCK Albert, Rue de l’Institut … (Ste-Elisabeth?) – Rue du Culot, in Rixensart Info 136 de mai 1993, p. 20

Rue de l’Institut

02054-956864563-1

Rue de l’Institut n° 20, 22 et 24, coll. Jean-Claude Renier

La rue de l’Institut doit son nom à l’Institut Sainte-Elisabeth (actuellement Centre d’Accueil Fedasil), dont l’entrée se trouve rue du Plagniau.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Panorama vers l’Institut Sainte-Elisabeth, coll. Jean-Claude Renier
vers 1932 | Panorama, coll. Anne-Marie Delvaux
avril 2015 © Monique D’haeyere

La ligne de chemin de fer Luxembourg-Bruxelles traverse de part et d’autre le centre de cette photo. Au premier plan l’étang Gillet et le sentier des Rossignols. A l’arrière-plan se dessine la rue de l’Institut.

rixensart,habitat,rue de l institut,les marguerites

vers 1930 | Villa Les Marguerites, rue de l’Institut n° 8 à Rixensart, coll. Magguy Van Goethem

A gauche de la villa, la vue est dégagée en direction du hameau du Glain et de Genval.

rixensart,habitat,rue de l institut,les marguerites

1986 © Magguy Van Goethem                                                août 2015 © Eric de Séjournet

39f10-2624141694-1

Un coin pittoresque de la rue de l’Institut, coll. Jean-Claude Renier

Rue de l’Institut à Rixensart, vue depuis l’avenue Monseigneur. On distingue quatre villas : de gauche à droite les n° 71, 73, 75 et celle au n° 77, de style Art déco.

Fond Jean Rosy, du moulin au Patch

a05ca-29888521211

1923 | Fond Jean Rosy, vu à partir de l’actuelle rue des Cailloux en direction de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

Dans sa partie la plus basse, une source porte le nom Rosy, en référence à une vieille famille d’Ohain et du Bourgeois dont en 1875, un Jean-Baptiste fut adjudicataire pour la construction de l’église Saint-François-Xavier (1).

50276-717461397-2

Vue prise depuis la Sablonnière du Glain

Le ‘chemin du Moulin’ mène à Bourgeois. A gauche, la rue de la Taillette, suivie de la rue des Cailloux. Et, sur les hauteurs on devine le tracé de la rue du Moulin, qui sur la droite descend vers le Carpu dans la vallée de la Lasne.

Selon Popp, le ‘chemin du Moulin’ reliait le moulin de Genval au Patch. Il comprend la descente vers le moulin, mais aussi l’actuelle avenue Fond Jean Rosy et la rue Albert Croy. En 1910, il devint la rue du Meunier, dite aussi ‘el ruwale del mouni’ (la ruelle du meunier, en wallon).

00471-665870613

juin 2014 © Christian Petit

c8900-2437769837

1930 | Fond Jean Rosy, coll. Francis Broche

Le Fond Jean Rosy n’était qu’un coulant d’eau, un sentier en pente très forte, apprécié des enfants en temps de neige. On distingue à gauche le clocher de l’église Saint-François-Xavier de Bourgeois et, à droite,  la rue du Moulin.

8393a-2352387085

après 1959 | coll. Jean-Claude Renier

L’avenue Fond Jean Rosy construite en 1959 et prise en photo à partir de l’avenue Franklin Roosevelt (anciennement La Sablonnière).

c840b-1888336156

février 2016 © Monique D’haeyere

58c41-1438273173

1951 | Rue du Meunier, actuellement avenue Fond Jean Rosy, coll. Jean-Claude Renier

Sur les hauteurs, l’actuelle avenue Franklin Roosevelt; à droite, la rue des Cailloux.


→ OBJECTIF RIXENSART | Avenue Fond Jean Rosy


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth, centre d’accueil

1 Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth ca 1914

1914 | Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth, situé dans le quartier du Plagniau

Créé par l’Oeuvre Nationale de l’Enfance (ONE), l’Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth hébergea des réfugiés français, au début de la guerre 1914-1918.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Entrée de l’Institut, rue du Plagniau
coll. Monique D’haeyere, Jean-Louis Lebrun, Anne-Marie Delvaux

Oeuvre Nationale de l’Enfance cour intérieure,
coll. Anne-Marie Delvaux et Francis Broche

Avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Institut Sainte-Elisabeth, dirigé par Mlle Monchamp  abrita des fillettes nécessitant une éducation spéciale et du grand air (1).

C1 Institut Médico-pédagogique Sainte-Elisabeth châtau d'eau du Plagniau coll. Jean-Louis Lebrun

A la basse cour et château d’eau du Plagniau, coll. Jean-Louis Lebrun

Le 28/29 septembre 1991, l’ONE y inaugura une maison communale de l’enfance, en collaboration avec le Centre public d’aide sociale (CPAS) de Rixensart. But : faire face à la demande d’un milieu d’accueil (crèche, prégardenniat, etc.).

2011 + 2015 © Monique D’haeyere

Entouré d’un espace vert de 3,6 hectares, qui comporte un terrain de volley et un terrain de football, ce lieu abrite aujourd’hui le centre d’accueil pour demandeurs d’asile (2). Ce centre Fedasil (3) a ouvert ses portes à Rixensart le 1er avril 1997 (plus d’infos sur Visages de Rixensart).

Vues aériennes de l’Institut Sainte-Elisabeth
coll. Francis Broche
1938 coll. Benjamin Desurmont

→ RÉTRO RIXENSART | Institut Sainte-Elisabeth, intra muros
→ RÉTRO RIXENSART | Accueil des réfugiés français
→ OBJECTIF RIXENSART | Centre d’Accueil de Rixensart


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) SCANDELLA Fabienne, Rixensart : une « harmonie trop silencieuse », Les Belges francophones face aux demandeurs d’asile, dans la série Problèmes actuels concernant la cohésion sociale, p. 175 à 210, Academia Press 2004
(3) Fedasil : www.fedasil.be/Rixensart

Institut Sainte-Elisabeth, intra muros

Institut Médico Pédagogique Sainte-Elisabeth une classe

Une classe de l’Institut Saint-Elisabeth, rue du Plagniau à Rixensart, coll. Francis Broche

Créé par l’Oeuvre Nationale de l’Enfance (ONE), l’Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth hébergea des fillettes nécessitant une éducation spéciale et du grand air (1).

centre medico c Francis Broche

centre medico st elisabeth salle de gymnastique c Francis Broche

La salle de jeu et de gymnastique, coll. Francis Broche

Le tissage, coll. Francis Broche

Institut Médico Pédagogique Sainte-Elissbeth Le Laboratoire

Institut Médico Pédagogique Sainte-Elisabeth un dortoir

Un dortoir de l’Institut Sainte-Elisabeth

→ RÉTRO RIXENSART | Institut Médico-pédagogique Sainte-Elisabeth, lieu d’accueil (notice éditée prochainement)


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Chapelle castrale Sainte-Croix (I)

1B Eglise Sainte-Croix 1905 coll Jean-Claude Renier

1905 | Chapelle castrale, coll. Jean-Claude Renier

Au XIIIe siècle, les seigneurs de Rixensart assumaient l’entretien de l’église castrale qui relevait de la paroisse de Limal. Les lieux étaient consacrés à la sainte Croix, en l’honneur d’une relique ramenée des croisades. Cette église fut incendiée avec le château en 1668 et 1678 (1).

Jouxtant le château de Rixensart, cette ancienne chapelle castrale fut reconstruite, selon Paul et Marie Dubuisson, avant 1711; elle remplaça un sanctuaire plus ancien détruit par le feu (2).

1903 | L’église de Rixensart, coll. Imelda De Thaey ↔ 2011 © Monique D’haeyere

En date du 2 octobre 1807, la chapelle castrale fut remise à bail à la Commune avec tous les ornements et mobilier, pour servir d’église paroissiale, moyennant un loyer annuel de cinquante francs qui ne fut jamais exigé depuis, et abandonnée à la Commune d’abord, puis à la Fabrique de l’église (3).

1 Neuf Tilleuls Eglise et Ferme de la Basse-Cour 149 1906 coll Martin JCR

1906 | Eglise et Ferme de la Basse-Cour, coll. Jean-Claude Renier

Après le concordat (4), et quoique la famille de Merode en ait conservé la propriété, la chapelle Sainte-Croix de Rixensart (en 1873 de l’Exaltation de la Sainte-Croix, avec saint Célestin pour patron secondaire) fut érigée en succursale de la cure de La Hulpe et a, depuis, été réunie au doyenné de Wavre (5).

En 1835, l’édifice consistait en une courte nef renaissance, le chœur s’ouvrant dans un vestibule du château (6).

Ainsi que confirment les archives du château, en 1834, la nef fut allongée. Et, en 1850 et en 1855, deux croisillons furent ajoutés à l’édifice lui conférant ainsi une forme de croix latine, écrit Colette Pinson (7).

entre 1906 et 1908 | L’Eglise, coll. Jean-Claude Renier

L’arbre planté au centre du parvis mérite attention. S’agit-il …

  • d’un Meyboom ? La tradition de « l’arbre de mai » est un rite de fécondité lié au retour de la frondaison. Elle consiste à planter un arbre, ou un mat qui le représente, dans le courant du mois de mai. Dans ce cadre, l’arbre symbolise les forces de la Nature. Répandue dans toute l’Europe, elle connaît différentes variantes et déclinaisons de son nom, comme le Meyboom à Bruxelles.
  • d’une variante du tir à l’arc à la perche verticale ? Pratiqué dans nos régions, ce sport a pour but d’éjecter des oiseaux postiches situés sur plusieurs niveaux en haut d’une perche d’une trentaine de mètres.

La chapelle castrale fut remplacée en 1912 par un nouvel édifice.

A droite sur la photo, la rangée des grands arbres dans la cour principale du Château de Rixensart disparaîtra vers 1929.

→ RÉTRO RIXENSART | Eglise Sainte-Croix, 25 ans debout
→ RÉTRO RIXENSART | Eglise Sainte-Croix, tertio
→ OBJECTIF RIXENSART | Sainte-Croix
→ ARBORESCENCE | Neuf Tilleuls à grandes feuilles (Parvis Sainte-Croix)


(1) http://www.paroisses.beHistoire de l’église Sainte-Croix
(2) DUBUISSON P. et M., Le Nouveau Canton de Wavre – Au fil de l’histoire
(3) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005
(4) Instauré par Napoléon I afin d’assurer la paix religieuse, le Concordat de 1801 est à la base de nos fabriques d’église actuelles (décret du 30 décembre 1809).
(5) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(6) http://www.paroisses.be |  Histoire de l’église Sainte-Croix
(7) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005

Pont du Pèlerin, rue des Bleuets

912d2-2958132242-1

16 mars 2002 | Pont du Pèlerin et train International IRIS (1) © Jean-Claude Renier

L’ancien pont du Pèlerin, dénommé ‘pont de la rue des Bleuets’ par la commune (2), enjambait la ligne 161 du chemin de fer reliant Bruxelles à Luxembourg.

0528d-1918616495-3-1

décembre 2010 | Pont du Pèlerin, avant les travaux du RER © Monique D’haeyere

A la limite sud de l’entité, les bleuets, fleurs des champs, en voie de disparition, ont fait oublier le chemin de Nivelles ou de Brame, le Grand Chemin autrefois. Ce chemin, dit du Pèlerin, sans doute bimillénaire, est passé au bleu, écrit ironiquement Paul Buffin (3).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

août 2011 © Jean-Claude Renier ↔ 2016 & 2017 © Monique D’haeyere

Cette antique voie celte reliait Tongres à Castres. Chemin de crête, jamais inondé, entre les vallées de la Lasne et de la Dyle. Il frôlait la frontière des Nerviens, la Lasne. Il fut parcouru par les légions romaines dont, selon certains, des fortins contrôlaient cette marche de l’empire. Aux temps de foi, il fut le chemin des pèlerins dont l’image est évoquée par le lieu-dit. Il partait de Dresde, passait par Cologne, Liège, Tirlemont, Louvain, Wavre, Nivelles, le Hainaut, pour aller à Beauvais et de là, peut- être, à Chartres et, on peut rêver, pourquoi pas, à Compostelle! Une ferme templière, à Tombeek, et une commanderie à Nivelles, Vaillanpont, protégeaient la voie au long d’une journée de marche. Plus près de nous, les pèlerins locaux se rendant à Basse-Wavre, à Couture-Saint-Germain et à la collégiale Sainte-Gertude à Nivelles empruntaient aussi le Grand Chemin (3).

La carte de Popp, éditée au XIXe siècle, indique le ‘Chemin du Pèlerin’. Selon Roger Ghyssens du Cercle d’Histoire de Rixensart, ce chemin était le ‘Vieux chemin de Nivelles’.

avril 2011 © Francis Broche ↔ septembre 2011 © Monique D’haeyere

Ce diaporama nécessite JavaScript.

24/25 septembre 2011 | Démantèlement du pont du Pèlerin, reportage de Francis Broche

Le Pont du Pèlerin fut démantelé durant le week-end du 24/25 septembre 2011 pour faire place à un nouvel ouvrage dans le cadre des travaux du RER. A la mi-janvier 2012, ce pont fut remis en service à la circulation routière de la rue des Bleuets.

avril 2014 © Monique D’haeyere + avril 2016 © Jean-Claude Renier

A droite, photo du train IRIS prise le 1er avril 2016 lors de son dernier trajet … et dernier passage sous le ‘nouveau’ pont du Pèlerin. 

→ OBJECTIF RIXENSART | Pont du Pèlerin



(1) Ce type de train fut supprimé fin 2011 et fait donc partie de l’histoire de notre ligne de chemin de fer 161 (1). La locomotive type 20 (7000 CV) tire une voiture Bar resto SNCB, suivie de voitures suisses (cfr. Jean-Claude Renier, vice-président du Cercle Ferroviaire de Rixensart)
(2) Rixensart Info 253 de février 2012
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

 

Avenue Maréchal Foch, remarquablement arborée

889bc-3916702848-1

Avenue Maréchal Foch (Edit. Libraire Derycke), coll. Anne-Marie Delvaux

La courte avenue Maréchal Foch unit les avenues Reine Astrid et Curé Glibert et se termine en cul-de-sac. Le maréchal Foch (1851-1929) se rendit célèbre, en 1914, lors de la bataille de la Marne, qui arrêta l’avancée allemande vers Paris. Il fut nommé généralissime des armées alliées en mars 1918 et la même année, remporta la deuxième bataille de la Marne en contre-attaquant une poussée violente des Allemands. Il fut promu maréchal en août, signa l’armistice en novembre et entra à l’Académie Française fin 1918 (1).

9f1ec-2444421209-1

coll. Bénédicte Wathelet

A l’arrière de la villa ‘Les Genêts’ (rue du Monastère), on aperçoit une villa construite entre 1911 et 1920, dans le style ‘Art Nouveau’. Cette villa, voisine directe de la villa ‘Les Genêts’, a son entrée avenue Maréchal Foch. Jusqu’il y a quelques années, elle possédait aussi un accès par la rue de l’Augette. Elle fut la propriété, sous plus grande contenance, de la famille de Roest d’Alkemade, entre 1923 et 1954. Entre 1964 et 2003, la villa était la maison de campagne d’une famille bruxelloise. Elle fut ensuite vendue, et renovée par les nouveaux propriétaires.

dacbf-1729657014-1

coll. Bénédicte Wathelet

→ ARBORESCENCE | 9 Hêtres pourpres, avenue Maréchal Foch


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Centenaire de la Révolution brabançonne

1930 Centenaire de la Révolution - Grand Cortège Patriotique avenue de Merode à Rixensart c Paul Gilson - 2

septembre 1930 | Grand Cortège Patriotique, avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Paul Gilson

Ce groupe équestre représente l’épopée napoléonienne. Il est constitué de Napoléon, joué par Mlle Gaby Libouton, et des officiers de l’époque, joués par Jeanne Mélotte, Rose Wéry, Irène Schepens, Alice Acreman et Renée Huls.

Histoire des Journées de Septembre > voir § en fin de notice.

1930 Centenaire de la Révolution - Grand Cortège Patriotique avenue de Merode à Rixensart c Paul Gilson - 4

septembre 1930 | Avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Paul Gilson

Ce char, prêté par Mr. Nicodème, représente ‘La révolution de 1830. La Barricade’. Marraine : Madame Versé.

1930 Centenaire de la Révolution - Grand Cortège Patriotique avenue de Merode à Rixensart c Paul Gilson - 1

septembre 1930 | Avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Paul Gilson

Un mariage en 1830, organisé par les jeunes filles de Rixensart (Marraine du tableau : Madame Veuve Herpigny). Le marié : Mr Roger Mayné. La mariée : Mlle Marthe Robbe. Les suivants : Mrs Herman Dupuis, Gaston André, Marcel André, Alexandre Spreutels, Léon De Becker, Albert Dupuis, Fernand Durieux, Edmond Linchamps, Albert Wéry, Henri Wéry, Adelin Debroux, Jean Mayné. Les suivantes : Mlles Yvonne Mayné, Juliette Mayné, Louise De Becker, Fernande Hérinne, Marie Rausens, Marguerite Lambert, Martha Debroux, Germaine Fievez, Elise Socquet, Lucienne Vivenoy, Madeleine Mayné, Jeanne Kuyl. Les deux pages : Mlles Marie-Thérèse Kuyl et Simone Debroux. 

86e16-2370538790-1

septembre 1930 | Avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Roger Mélotte

Ce char, organisé par le Cercle dramatique L’Effort, représente une tranchée de la Grande Guerre. Il est suivi par la banderole ‘L’Union fait la force – Eendracht maakt macht’.

Observez à gauche le panneau vicinal placé à l’endroit où débouchait le tram, signale Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart.

Un peu d’histoire

Durant les premières années de son indépendance, la Belgique rend officiellement hommage aux combattants des journées de septembre 1830. En 1831, pour le premier anniversaire, la place des Martyrs, à Bruxelles, est décorée avec soin. L’année suivante, Léopold Ier remet des drapeaux d’honneur aux députés des villes qui se sont le plus distinguées pendant la Révolution (27 septembre). Le pli est pris. Les Journées de Septembre deviennent des journées sacrées au cours desquelles la fête ne cesse d’amplifier. L’État apporte son soutien, en décrétant symboliquement le 24 septembre 1849 l’érection de la Colonne du Congrès, en posant la première pierre le 24 septembre 1850, et en inaugurant le monument achevé le 26 septembre 1859. En 1853, le duc de Brabant ne se maria-t-il pas durant les fêtes de septembre ? Jusqu’en 1880, la Belgique officielle cultive ainsi le culte des fondateurs de l’État. Mais le souci de ne pas froisser la Hollande commence à animer les esprits. Ainsi, le 12 août 1880, le ministre Rolin Jacquemyn dépose-t-il un projet de loi instituant les fêtes nationales le troisième dimanche du mois d’août et les deux jours suivants. Le Parlement adopte le rapport de la Commission non sans préciser que les deux jours ne sont pas des fériés légaux. Le décret du 19 juillet 1831 est ainsi supprimé. Mais les réactions seront vives et, dix ans plus tard, sur proposition du ministre Devolder, il est décidé que la fête nationale se déroulerait le 21 juillet (vote de la Chambre, 9 mai 1890) (1).

La population, surtout celle de Wallonie, continua à célébrer les Journées de Septembre.


(1) Institut Destrée, Fêtes de Wallonie

Maison Van Luppen-Broymans, avenue de Merode

1 Maison Van Luppen-Broymans avenue de Merode 1909 coll. Jean-Louis Lebrun

1914 | Maison Van Luppen-Broymans, coll. Jean-Louis Lebrun 

Maison sise à l’angle de l’avenue de Merode (actuellement le n° 141) et de la rue Denis Deceuster, à Rixensart.

2 Café du Coin avenue de Merode Masion Van Luppen-Broymans coll. Jean-Louis Lebrun

vers 1930 | Café du Coin (ancienne Maison Van Luppen-Broymans), coll. Jean-Louis Lebrun

La calèche qui sort de la rue Denis Deceuster est, selon J. Legraive, la voiture du boulanger Vital André.

e79c7-3902320868-1

1936 | Le Café du coin (à gauche) et l’épicerie mercerie du coin, coll. Jean-Louis Lebrun

6c745-1027591652-1

décembre 2001 | La Métisse, située avenue de Merode 141, coll. Bruno Marchal

Dans un article du 26 août 2000, Didier Hermans du journal Le Soir (1) donne un coup de projecteur à ce restaurant proposant une cuisine sénégalaise. Aujourd’hui, c’est l’ancien Blanc Mesnil qui abrite ‘La Métisse’.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

2011 © Bruno Marchal et juillet 2014 © Monique D’haeyere

Depuis 2007, c’est le siège de l’asbl rixensartoise PLUMALIA dont les missions sont de sauvegarder, protéger et recréer un environnement favorable à l’accueil de l’oiseau. Le rôle de l’asbl est avant tout d’aider et d’informer toute personne ou entreprise désireuse de faire un geste pour la nature, à modifier ses espaces afin de développer la biodiversité de son environnement.

→ VISAGES DE RIXENSART | Plumalia

Avenue de Merode Hotchkiss Cabourg 5.2019 © Bruno Marchal

mai 2019 | fin des travaux de rénovation du 141, avenue de Merode © Bruno Marchal

Venant de la rue Denis Deceuster, une Hotchkiss Cabourg (1936-1948) s’arrête au croisement avec l’avenue de Merode.


→ RÉTRO RIXENSART | Rue Haute, direction Merode


(1) HERMANS Didier, Un compromis raisonnable – Tables d’été, cette semaine le Sénégal, in Le Soir, 26 août 2000

Rue Denis Deceuster, ex rue Neuve

b90c5-3693778166-1

Sur la carte que Ferraris établit en 1777, apparaît une longue drève rectiligne (± 750 mètres), à travers bois. Elle partait du bout de la rue Haute actuelle pour aboutir à la rue Edouard Dereume, au try du Glain. Cette drève deviendra la rue Neuve, puis la rue Denis Deceuster (1).

vers 1920 | Le Lion et Le Lynx, coll. Francis Broche et Robert Delbrassinne

Le Lion et Le Lynx … la concurrence s’installa au Glain : d’une part, le magasin AD Delhaize, situé à l’angle de la rue du Meunier (aujourd’hui rue Albert Croy) et de la rue Neuve (aujourd’hui rue Denis Deceuster) et, d’autre part, la Compagnie Coloniale & Vinicole, rue Neuve (aujourd’hui rue Denis Deceuster).

→ RÉTRO RIXENSART | Le Lion et Le Lynx du Glain

e6209-3295998092-1

avant 1939 | Rue Neuve au Glain, coll. Anne-Marie Delvaux

Au croisement des rues Denis Deceuster et Albert Croy, une très belle villa fut construite au début des années vingt : L’Estérel (à droite sur la photo). L’Estérel avait belle allure, avec ses imitations de colombage et son aspect de maison de vacances, au milieu des sapins, sur une parcelle d’environ un hectare. Lors de la création de l’Athénée en 1955, elle fut rachetée par l’Etat et servit temporairement de complément aux locaux de l’école. Elle fut démolie vers 1960 (2). Un centre PMS est installé, rue D. Deceuster et jouxte l’Athénée (3).

21b50-2794015821-1

après 1939 | Rue Neuve au Glain, coll. Jean-Claude Renier

Café des Bruyères avenue Denis Deceuster 48A 11.1995 c Anne-Marie Delvaux - 1.jpg

novembre 1995 | Café des Bruyères, coll. Anne-Marie Delvaux

Situé rue Denis Deceuster (Colline du Glain), le Café des Bruyères était connu pour être fréquenté par les facteurs de l’entité qui, à la fin de leur tournée, s’y réunissaient.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Selon M. Berghmans, L’Esterel fut demolie après 1960. J’y ai été en classe lors de l’absence de mon institutrice et ce devait être vers 1967 ou 68. La démolition doit dater de la toute fin des années 1960, peut être plus tard.
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Le Lion et Le Lynx du Glain

24a56-395977256-1

AD Delhaize, situé au coin des rues du Meunier et Neuve, coll. Francis Broche  

L’histoire de Delhaize débute à la fin du XIXe siècle, quand Jules Delhaize révolutionna la distribution alimentaire en Belgique en instaurant le succursalisme, un réseau de magasins d’épiceries, denrées coloniales, vins et spiritueux, approvisionnées depuis un entrepôt central. Avec son frère Edouard et leur beau-frère Jules Vieujant il crée les « Etablissements Delhaize Frères Le Lion ». En 1883, Delhaize transfère ses activités de Charleroi à Molenbeek, près de Bruxelles, à proximité immédiate de la gare de l’Ouest. Le site comprend un grand entrepôt, de vastes caves, des bureaux mais aussi un économat, une école, une brigade de pompiers et des fabriques produisant des denrées en propre sous la marque « Le Lion ». En trente ans, la société ouvre plus de 700 succursales réparties aux quatre coins du pays et s’associe avec 1500 négociants indépendants (1) … dont le magasin AD Delhaize au Glain, situé à l’angle de la rue du Meunier (aujourd’hui rue Albert Croy) et de la rue Neuve (aujourd’hui rue Denis Deceuster).

vers 1920 coll. Francis Broche ↔ février 2015 © Monique D’haeyere

abfe8-2169131785-1
années 1920 | Epicerie de la Cie Coloniale & Vinicole, coll. Robert Delbrassinne 

Rue Denis Deceuster (la maison contemporaine pourrait être l’ancienne épicerie)

Un recueil officiel des marques, datant de 1893, nous apprend que le 10 janvier 1893, Henri De Schoonen et Cie, distillateurs, chaussée de Waterloo, 86 à Saint-Gilles-lez-Bruxelles déposent la marque la Compagnie Coloniale et Vinicole et déclarent l’adopter pour être apposée sur tous produits, tels que épiceries, vins et spiritueux, etc. Cette marque représente un lynx couché, au-dessus duquel se trouvent les mots ‘Le Lynx’ (3).

On peut déceler de la part de la Compagnie Coloniale et Vinicole un certain mimétisme avec la marque Delhaize le Lion. En effet, après avoir lancé en 1867 le concept de ‘maison à succursales multiples’, les fondateurs de Delhaize le Lion adoptèrent le lion couché comme emblème.


(1) Delhaize, notre histoire
(2) Les feuillets historiques N° 11, Avenue de Merode – Au fond du bois, mai 1997
(3) Ministère belge de l’Industrie et du Travail, Recueil officiel des marques de fabrique et de commerce (Volume 6) – Bruylant-Christophe & Cie Editeurs, 1893

Athénée Royal de Rixensart, champ du Glain

ddda0-1892694991-4-1

Vue aérienne sur l’Athénée Royal de Rixensart,
la Colline du Glain, le Carpu et les Papeteries de Genval

Cette école a été créée en 1955 sur 3 hectares, une partie du Champ du Glain. La prairie, la plus vaste qui fut acquise par l’Etat, par expropriation, appartenait à une descendante de Louis Mayné qui avait vendu, en 1921, sa ferme et les terres y attenantes à la commune de Rixensart pour y construire l’école communale du Centre, rue des Ecoles. La famille Mayné a donc bien mérité de l’Enseignement à Rixensart. Les autres parcelles qu’occupe aujourd’hui l’Athénée étaient la propriété du marchand de bestiaux, De Becker et du fermier Thomas. L’agriculture a laissé le pas à la culture avec un grand C (1).

cef15-3444767082-1

1973/1976 | Vue sur l’avenue des Sorbiers à Rixensart, coll. J. Pigeon

Cette photo a été prise depuis les appartements sociaux ‘Clair Logis’ (depuis 1990 ‘Notre Maison’) (1). On distingue clairement l’Athénée Royal de Rixensart, sis rue Albert Croy (Le Glain).

0db1a-1789752421-1

coll. Monique D’haeyere

Entrée principale de l’Athénée Royal de Rixensart, côté primaire.

55db5-1403731646-1

2011 © Monique D’haeyere

2009 à 2012 © Monique D’haeyere

f25f0-1019190003-2

Athénée Royal de Rixensart | décembre 2016 © Déborah Coppens

→ OBJECTIF RIXENSART | Athénée Royal de Rixensart


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Eglise Sainte-Croix, 25 ans debout (II)

f9667-1122345777-4-1

après 1912 | Rue de l’Eglise à Rixensart, coll. Anne-Marie Delvaux

Jouxtant le château de Rixensart, l’ancienne chapelle castrale fut remplacée en 1912 par un nouvel édifice religieux, l’église Sainte-Croix.

40022-1931787384-1

1924 |  L’église, coll. Francis Broche

025a0-3393770345-1

2011 © Monique D’haeyere

2783c-889685965-2-1

vers 1926 | Entrée du château et l’église, coll. Jean-Claude Renier

La rangée des grands arbres dans la cour principale du Château de Rixensart disparut vers 1929, tandis que cette église fut détruite par un incendie en 1937.

8b074-1296834196-1

2010 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Eglise Sainte-Croix, tertio

Château du Bois de La Haut, berceau de la vaccinothérapie

9e760-2795268447-1

1905/1908 | Château Dubost (Dubosck) ou du Bois La Haut, coll. Jean-Claude Renier

Ce château fut bâti à la fin du XIXe siècle, à l’angle de la rue de l’Escalier (rue du Monastère) et du sentier de la chapelle Robert (l’avenue du Baron Dubost n’existait pas encore). Le baron du Bost (1), vice-président du Sénat (2) l’acheta aux de Merode.

Château Dubost, coll. Jean-Claude Renier

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Entrée du Château Dubost
janvier 2009 | Entrée par l’actuelle rue du Monastère à Rixensart © Eric de Séjournet
octobre 2010  © Eric de Séjournet

Les Allemands occupèrent le château pendant la Seconde Guerre mondiale. Les champs à l’arrière du château servirent de terrain de parachutage d’armes pour la résistance. Lors de l’offensive du passage de Rhin (3) un planeur allié tomba dans le champ juste derrière le château. Vingt commandos britanniques en sortirent … surpris de constater qu’ils étaient en territoire libéré (4).

Château du Bois La Haut, coll. Jean-Claude Renier

La société pharmaceutique RIT (5) acheta le château du Bost en 1956, avec 1,3 hectare de terrain. Elle le fit complètement transformer pour 12 millions de fr. en 1957 et l’occupa à partir de 1958 (6). De 1955 à 1963 il servit de laboratoire et le vaccin contre la poliomyélite y fut conçu. En 1963 eut lieu la vaccination de la population belge par le vaccin oral développé exclusivement par RIT (7).

Jean-Claude Renier se souvient : Dans les années 60, le soir, je pouvais voir les fenêtres du château Du Bost éclairées par de la lumière bleue. Cela donnait un atmosphère spécial, de mystère! En fait, il s’agissait de lumière ultra-violette pour assainir les locaux où l’on faisait des tests de vaccins sur des singes (8).

Le château fut démoli en 1967; un terrain de football (8) occupa l’emplacement de 1969 à 1996 (9).


→ ARBORESCENCEMarronnier d’Inde, rue du Monastère

→ ARBORESCENCECèdre de l’Atlas, rue du Monastère


(1) Casimir, baron du Bost (1855-1945), docteur en droit, notaire (1888-1919), élu sénateur de l’arrondissement de Bruxelles (1908-1932), créé baron en 1933, fils de Casimir et de Barbe Demanet x 1885 Jeanne Eliat-Eliat (1866-1938), dont six enfants.
(2) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999
(3) L’Opération Varsity débute le matin du vendredi 24 mars 1945. Elle est la plus importante opération aéroportée des Forces alliées pendant la Seconde guerre mondiale, impliquant 16000 parachutistes et plusieurs milliers d’avions et planeurs. Objectif : aider les troupes terrestres à établir une tête de pont à Vessel, sur la rive droite du Rhin.
(4) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(5) R.I.T. = Recherche et Industries Thérapeutiques
(6) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, p. 66, 1996
(8) La société RIT, en pleine croissance, a fusionné avec la société Smith Kline en 1968 et en 1989 avec un des leaders pharmaceutiques : Beecham.
(8) Stade Hamendice (> TV COM | Rixensart perd son terrain de foot)
(9) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007

Les Marnières et son sentier du Rossignol

539. Panorama à Rixensart c Francis Broche (1)

avant 1920 | Les Marnières et le sentier du Rossignol, coll. Francis Broche

Vue panoramique depuis le centre de Rixensart vers le château d’eau du Plagniau (à hauteur de la rue de l’Institut). Au centre de la photo, une locomotive à vapeur traverse le paysage.

0dbe9-1504000_491539957626603_1022299344_n-thumb

avant 1920 | coll. Jean-Claude Renier

Des marnières (1) furent exploitées jadis sur ce site. Elles étaient nombreuses dans la région. Elles se présentaient sous la forme de puits, de plusieurs mètres de profondeur. Ces marnières s’évasaient dans le bas et peuvent encore, de nos jours, présenter des dangers d’effondrement (2).

 629ed-121764764

Le sentier du Rossignol et la ligne du Luxembourg, coll. Francis Broche

En remontant par le sentier, les promeneurs pouvaient rejoindre la gare de Rixensart. A droite, le château d’eau du Plagniau.

 ef672-3221521565

avril 2014 © Monique D’haeyere

eb657-1915021905

1935 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Vue prise depuis la voie du vicinal qui, à cet endroit, deviendra l’avenue Marchal. On reconnaît les serres de Sevrin, la voie ferrée et le sentier du Rossignol ainsi que le château d’eau et les toitures de l’Institut Sainte Elisabeth.


→ RÉTRO RIXENSART | Avenue Georges Marchal, premiers changements urbanistiques 

→ OBJECTIF RIXENSART | Sentier du Rossignol


(1) Ces marnières sont aussi appelées ‘trous à marne’ ou ‘puits à marne’ (…). La « marne » était employée localement pour l’amendement des terres de culture (le marnage annuel des terres était en général imposé dans le bail à ferme). Les grès étaient exploités pour la construction (habitations, fermes, remparts) ou pour la fabrication de pavés (…). Qu’il s’agisse de marne ou de grès, on exploitait au départ de puits, profonds de quelques mètres à 25 m, d’où partaient des galeries divagantes ou rayonnantes (…). Etant donné la nature meuble des matériaux, les infiltrations brutales ou récurrentes d’eau sont de nature à augmenter considérablement les risques d’affaissement. Des excavations apparaissent souvent après de fortes pluies (on peut craindre que certains affaissements de voirie, attribué à des fuites d’eau ou d’égout, puissent en fait trouver leur origine dans un affaissement de carrières ou avoir été aggravé par affouillement de ces anciennes exploitations) (cf DGO Agriculture, Ressources naturelles et Environnement, Service Géologique de Wallonie)