Avenue de Clermont Tonnerre

Avenue de Clermont-Tonnerre © Jean-Louis Lebrun

Avenue de Clermont Tonnerre à Rixensart
coll. Jean-Louis Lebrun

Marie Renée de Clermont Tonnerre c Jean-Claude RenierL’avenue du Château et la Drève du Château croisent l’avenue de Clermont Tonnerre qui doit son nom à l’épouse du prince Félix de Merode (1). Issue d’une illustre famille française du Dauphiné, Marie-Renée de Clermont Tonnerre, naquit en 1885, épousa à Paris le 6 octobre 1908 le comte (prince en 1930) Félix de Merode (1882-1943) et décéda le 4 février 1957.

Avenue de Clermont Tonnerre 11.2018 © Monique D'haeyere
novembre 2018 © Monique D’haeyere

(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Monument de Bourgeois, devoir de mémoire

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L’église Saint-François-Xavier et son monument
coll. Jean-Claude Renier

Initialement, ce monument dédié aux victimes de la guerre 1940-1945, se trouvait dans l’encoignure de l’église Saint-François-Xavier de Bourgeois. Il est l’oeuvre d’Aimable Louis Mayné, patriote, qui aima sa Patrie et se dévoua pour elle (1). Et pour cause, puisqu’il perdit son fils Albert le 18 mai 1940 pendant la Campagne des 18 jours, lors de l’évacuation de la population.

Le monument reprend le nom des civils, résistant, militaires et prisonniers politiques de Bourgeois, qui ont donné leur vie pour défendre celle des autres.

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Football des Vétérans : mort tragique d’Aimable Louis Mayné

Football des Vétérans à Rixensart vers 1947 Alphonse Mayné coll Jean-Claude Reniervers 1947 | Match de football des vétérans à Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Cette photo fut prise lors d’un match de football de vétérans, sur l’ancien terrain de football de Rixensart, à hauteur de l’actuel Complexe sportif. A l’arrière-plan, l’abri qui se trouvait du côté de l’avenue Clermont Tonnerre. Le personnage, habillé avec un chapeau haut de forme et écharpe mayorale, est mon grand-père Alphonse Mayné, ancien chef-ajusteur à l’atelier de Louvain pour la SNCB (né en 1873, décédé en 1968). Dans ma jeunesse certaines personnes du village l’appelaient ‘Mayeur’, se souvient Jean-Claude Renier. A gauche, assis avec les deux mains sur son parapluie et en costume sombre, le croque-mort M. Van den Bossche. Assis à côté, en costume clair, M. Kurt. Sa femme se trouve juste derrière lui. Robert Delbrassinne y ajoute : Le personnage debout avec chapeau et manteau sur le bras est M. Briot, président du Football Club.

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Aimable Louis Mayné 1947 © Jean-Louis NicaiseMort tragiqueLe dimanche 12 août 1951, lors d’un match de football des Vétérans, mon grand-père Aimable Louis Mayné s’écroula sur le terrain et décèda inopinément. Il venait de fêter, au milieu de ses enfants et petits-enfants, ses 54 ans, raconte Jean-Louis Nicaise, du Cercle Généalogique de Rixensart (1).

L’Édition locale lui consacra un large article : La mort inopinée de M. Aimable-Louis Mayné, conseiller communal, nous a profondément touchés. Ses funérailles furent particulièrement émouvantes. Les habitants étaient venus nombreux lui rendre un dernier hommage (1).

Compagnon de travail affable, jovial et consciencieux, il est entré aux Papeteries de Genval le 24 mai 1948. Après sa journée de travail, la conscience du devoir accompli, il n’hésitait pas à se dépenses à nouveau dans sa fonction de conseiller communal ainsi que dans sa présidence à la Ligue des Familles, souligna en octobre 1951 ’Notre Petite Gazette’ dans le n° 10 du Bulletin mensuel de la S.A. des Papeteries de Genval (1).


(1) NICAISE Jean-Louis, Mort tragique d’Aimable Louis Mayné

La forge Socquet, bêches et pelles

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Couverture du catalogue des outils ‘Le moulin à vent’
de la forge Socquet, sise rue de l’Institut à Rixensart
coll. Joséphine Blomme

Vers 1960/61, alors que j’étais en 3ème ou 4ème année primaire à l’Ecole du Centre à Rixensart, notre classe visita la forge Socquet, sise rue de l’Institut 14 à Rixensart. Cette forge artisanale fabriqua des outils en acier trempé. Préparée par mon instituteur Paul Gilson, cette visite m’avait beaucoup impressionné : la chaleur du four et le tintamarre qui régnait dans l’atelier,  raconte Jean-Claude Renier.

Deux frères forgerons, installés depuis le début du 20ème siècle, décident de se reconvertir, leur métier de forgeron semblant menacé par l’expansion de l’automobile. Ils commencent la fabrication de bêches et de pelles en 1919. L’affaire, de très locale au début s’étend en Belgique ainsi que le renom de leur marque ‘Le Moulin’. En 1946, le successeur, le fils, modernise l’outil et exporte au Congo Belge, l’entreprise est prospère (1).

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Château du Héron, style Louis XV

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Château du Héron
coll. Magguy Van Goethem

En 1910, la Société Immobilière de Rixensart, fondée en 1907 par les quatre filles héritières de la douairière du comte de Montalembert, née comtesse de Merode, vend à la famille Carton de Wiart le bois du Héron et d’autres parcelles, écrit Paul Buffin (1).

S’inspirant du style Louis XV, le Château du Héron fut construit entre 1913 et 1914 par Albert Carton de Wiart. En 1917, Emile Schouten en devint propriétaire (2).

En 1934, Monsieur Schouten se propose d’en faire don à la commune de Rixensart, avec 15 ares de terrain et accès à l’avenue de Merode. La province évalue le bien à 370.000 francs, les aménagements à 15.000 francs et marque son accord sur la cession. La commune dispose d’une somme de 30.000 francs provenant de la vente de terrains communaux, mais exige de Monsieur Schouten, en plus du château, une somme de 50.000 francs. En outre, certains conseillers communaux s’opposent au projet, prétextant que les commerçants des environs de la place communale seraient lésés par le déplacement des services communaux au château du Héron. L’affaire ne se fait pas.

In fine, Emile Schouten cède le château à la comtesse Marie d’Aspremont Lynden en 1938 (1) (2). Le château du Héron, dont une statuette en bronze surplombant le faîte du toit précise le nom, consiste alors en un logis principal, les deux petites ailes en retour lui étant contemporaines ou plus tardives (3).

Pendant la guerre, en 1941, les Allemands y installent la Kommandantur, c’est-à-dire, le poste de commandement de la troupe qui occupe Rixensart (2).

En 1950, l’ancienne commune de Rixensart acquiert les 5 ha longeant les actuelles avenues F. Roosevelt, de Merode et des Pâquerettes et comprenant le ‘château du Héron’ dans lequel elle installe ses services (2).

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avril 2014 © Monique D’haeyere

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L’autocar des écoles

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1968 | Bus scolaire de marque Chevrolet en livrée rouge et blanc
coll. Fernand Hemeleers

Cette photo est accompagnée au verso d’une légende : Né en 1947, voici notre cher bus scolaire en fin de sa glorieuse carrière, juillet 1968.

Ce bus fut acheté, en occasion, l’été 1958 par la commune de Rixensart. Immatriculé 9F402, il était équipé d’un moteur Blue Flamme, 6 cylindres.

Utilisé initialement aux voyages touristiques dans la région de Namur, ce véhicule servit à transporter les élèves de l’Ecole communale du Centre, de l’Ecole Sainte-Agnès et de l’Ecole communale de Bourgeois. Ce bus servit également pour les voyages scolaires ainsi que pour se rendre au bassin de natation de Saint-Gilles, car il n’y en avait pas dans la région.

Fernand Hemeleers fut chauffeur de ce bus scolaire. Né le 18 décembre 1932 et habitant Rixensart, il fit sa carrière à la commune de Rixensart de 1956 à 1992. Il  raconte : Dans les années 50/60, en hiver, quand je devais descendre la rue des Ecoles, en face du château, je devais rouler très doucement, roues contre la bordure, pour ne pas glisser. On ne jetait pas encore du sel sur les routes, mais de la cendrée.

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Rue des Cailloux, longue terre

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1922 | Rue des Cailloux
coll. Jean-Louis Lebrun

La rue des Cailloux à Bourgeois (Rixensart) est nommée par Popp chemin du Caillou où seulement huit maisons sont construites vers 1850. En 1756 et 1787, le lieu est désigné comme terre aux cailloux, champ de cailloux ou longue terre. Cette rue en forte pente dans sa partie inférieure est tracée sur une crête caillouteuse qui sépare deux vallons très prononcés (1).

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Avenue Paul Terlinden, depuis 1933

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Début de l’avenue Paul Terlinden à Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Le nom de Paul Terlinden (1858-1935, fait baron en 1927) fut donné à l’avenue créée en 1933. Il fut bourgmestre de Rixensart de 1884 à 1921, régisseur du comte de Merode. Il habitait au château comme son beau-père, Jules Bosquet (1).

Paul Terlinden est né à Gand le 4 octobre 1858 et décéda à Saint-Gilles le 11 avril 1935 à Saint-Gilles, fils de Charles, Président de Chambre à la Cour d’Appel de Bruxelles, et de Marie-Isabelle de Ghendt. Il se maria le 16 juillet 1883 à Saint-Gilles avec Valentine Bosquet. Hormis bourgmestre, il fut aussi membre de la Chambre des Représentants et président de la Fédération des Associations catholiques-démocratiques de l’arrondissement de Nivelles.

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2010 © Monique D’haeyere

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Rue des Écoles, sur la Trawée

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avant 1925 | rue des Écoles à Rixensart

La rue des Ecoles est tracée, aux environs de 1900, sur la Trawée (1) Timans ou Timaus, dont il ne subsiste que le sentier, en forte pente, descendant vers la rue de l’Eglise. En 1921, Louis Mayné, marchand de bestiaux, vend à la commune, sa ferme et les prairies attenantes. On y construit la nouvelle Ecole Communale du Centre (…). Construite en 1925, l’école ne comprend que trois salles de classe et un jeune marronnier au milieu de la cour (2).

Deux écoles existaient déjà plus loin dans la rue. L’école de coupe des demoiselles Maria et Joséphine Delaby, et l’école Sainte-Agnès réservée aux filles (3).

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avril 2014 © Monique D’haeyere

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Domaine de Froidmont

258. Montage Vallée de Froidmont © Jean-Claude Renier

20 août 1974 | ‘Domaine de Froidmont’
© Jean-Claude Renier

De deux photos, Jean-Claude Renier a fait un montage panoramique, permettant de visualiser à la fois le Monastère de l’Alliance (à gauche) et la Ferme de Froidmont (à droite). De gauche à droite, on observe encore qu’aucune construction ne longe l’avenue de l’Europe, que l’avenue du Touquet ne compte que quelques maisons éparses. A l’angle du Sentier du Meunier et de l’avenue du Touquet, un panneau mentionne : ‘Domaine de Froidmont’.

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Motocross à Froidmont

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20 septembre 1964 | Motocross à Froidmont
photo © Jean-Claude Renier

Vue générale d’une partie du circuit de motocross situé aux alentours de l’avenue du Touquet. En toile de fond, la Ferme de Froidmont. A cette époque, la Ferme de Froidmont était exploitée par Charles Meert et comprenait environ 65 ha de terres pour la culture et le bétail, explique Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart. J’ai assisté à la première représentation du motocross à Rixensart en 1961. Elle ne constituait qu’un circuit en ovale sécurisé par des bottes de paille. Ce circuit devait se situer approximativement à gauche de la rue du Touquet, c’est-à-dire dans le creux du champ qui se trouvait en face du Sentier du Meunier.

En 1964, le motocross s’étend déjà plus dans les champs de la ferme. En effet, l’on faisait aussi du trial dans le champ, assez raide, se trouvant en face de l’avenue de l’Avenir, donc, de l’autre côté de la ferme. Pour fermer les circuits, on condamnait l’accès à la circulation et aux personnes, de la rue de Limal, l’avenue de l’Avenir et le sentier du Meunier. Comme j’habitais à l’époque la rue de Limal, j’avais l’avantage de circuler gratuitement dans le circuit.

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