La Calvaire de l’avenue de Merode

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Projet d’un calvaire commémorant la ‘mission de 1954’
dans les paroisses de Bourgeois et de Rixensart
Auteur de la maquette : M. Jean-Pierre Ghysels, dinandier-ciseleur à Bruxelles
photo | coll. Vivien de Walque

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coll. Jean-Claude Renier

L’oeuvre finale fut érigée à l’angle de l’entrée de la maison communale et de l’avenue de Merode. Ce monument commémore les missions paroissiales de 1954. Il a été entièrement payé par les paroissiens des églises Saint-François-Xavier du Bourgeois et Sainte-Croix de Rixensart, avec le produit des collectes organisées au cours de la mission. La bénédiction du monument eut lieu le 23 avril 1954.

Calvaire avenue de Merode (La Vallée de la Lasne concours photo 1970 Van Parys Louise) AV5 © SI Rixensart

1970 | Concours de photos noir et blanc organisé par le Syndicat d’Initiative de Rixensart sur le thème de la Vallée de la Lasne. Photo présentée par Louise Van Parys, rue de l’Eglise à Rixensart. Légende : Femme, voici Ton fils …

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juillet 2008 © Eric de Séjournet

Les personnages sont en cuivre battu, d’une hauteur de 2,30 m. Sur un socle en briques, haut de 1,55 m est dressé la croix; de part en d’autre du socle, une console porte les statues de la Vierge et de saint Jean. La hauteur totale de l’ensemble est d’environ 5 m (…). La croix semble un fléau de balance immobilisé au centre, entre l’affliction et l’espérance. Les lignes des personnages sont dépouillées (1).

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2008 © Eric de Séjournet > 2012 © Monique D’haeyere > 2014 © Eric de Séjournet > 2018 © Monique D’haeyere

OBJECTIF RIXENSART | Calvaires


(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Avenue de Merode, ex Grand’Rue

Groupe de villas Grand'Rue 1905 c Imelda De Thaey

Groupe de villas, Grand’Rue (actuellement avenue de Merode)
coll. Imelda De Thaey

L’avenue de Merode présente trois visages assez différents. La partie commerçante va de la place de la Vieille Taille à l’avenue de Montalembert. La deuxième partie, administrative et commerciale, comprend le Fond du Bois et s’arrête au rond-point Roger Hanin. Quant à la troisième partie, plus résidentielle, elle part de l’avenue Kennedy et aboutit à l’entrée de Bourgeois, rue Haute.

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1922/1930 | Avenue de Merode, direction le centre de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Deux cyclistes reviennent du centre de Rixensart et remontent vers Bourgeois. A droite des cyclistes, on distingue la ligne vicinale reliant Wavre à Braine-l’Alleud et Waterloo. A hauteur des personnages, une borne-fontaine.

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FERME SANS-SOUCI

 

1906/1913 | Ferme Sans-Souci située dans l’actuelle avenue de Merode (direction Bourgeois)
coll. Louis Lebrun

Ferme Sans-Souci côté jardin 1906 coll. Jean-Louis Lebrun

1906| Ferme Sans-Souci, côté jardin, coll. Louis Lebrun

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2010 © Francis Broche + novembre 2013 © Monique D’haeyere


VILLA MON CAPRICE

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1930 | Villa Mon Caprice, sise avenue de Merode 105 à Rixensart,
coll. Jean-Claude Renier

Vila Caprice avenue de Merode 105 © Serge Watté

2020 © Serge Watté

Suite à une tempête, la clôture a été endommagée par la chute d’un Hêtre. A droite, on distingue l’Etablissement Genné.


LES GODILLOTS

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Avenue de Merode à l’entrée de Bourgeois, coll. Francis Broche

En haut à gauche débute la rue Haute. A l’avant-plan, on reconnaît la villa occupée aujourd’hui par l’asbl Les Godillots (1).

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2010 © Monique D’haeyere

(1) Cette asbl assure un service d’accueil de jour pour enfants et adolescents présentant un trouble du comportement (dysharmonie évolutive, état psychotique, pré-psychotique, autistique ou névrotique) et qui, de ce fait, ne peuvent fréquenter l’enseignement. L’institution assure en journée une prise en charge thérapeutique mais également éducative et pédagogique.


VILLA LES IRIS

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1905 | Villa Les Iris, avenue de Merode 98 à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

 

1906 coll. Jean-Claude Renier ↔ après 1906 coll. Francis Broche 2020 © Serge Watté

Etablissements horticoles J. Sevrin-Gilbert, coin de terre disparu

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Etablissements horticoles J. Sevrin-Gilbert, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

… à l’angle de l’actuelle rue Robert Boisacq et de l’avenue Georges Marchal à Rixensart.

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1973/1978 | Vue panoramique depuis un des blocs d’appartements sociaux ‘Clair Logis’
(aujourd’hui Notre Maison), sis avenue Georges Marchal, coll. J. Pigeon

Cette photo montre clairement à l’avant-plan la Pépinière Pierre Sevrin, dans le fond la rue Robert Boisacq et à droite l’ancien tracé du tram vicinal qui deviendra l’avenue Georges Marchal, raconte Jean-Claude Renier. Dans les années 1960, lorsque j’allais en visite chez Mr. & Mme Sevrin (Pierre et Germaine) avec ma mère, je ne manquais pas d’aller faire un tour dans la grande serre où il y régnait une ambiance particulière : le ruissèlement de l’eau pour l’humidification des plantes et la senteur des fleurs disposées sur des établis, à la hauteur des mes yeux.

A l’emplacement de l’immeuble portant le n°1 de l’avenue Marchal, se situait la maison de Monsieur Drossart. Des immeubles à appartements y ont été érigés, les deux premiers en 1973 et le dernier en 1978 (1).

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avril 1989 | Avenue Georges Marchal © Jean-Claude Renier

La présence d’une grue annonce les premiers changements urbanistiques dans le centre du village.

Rue Boisacq Pépiniériste Severin © Hommes et Patrimoine

1992/1995 | Vue depuis la rue Robert Boisacq à Rixensart © Hommes et Patrimoine

A droite de la photo, la maison en contrebas est celle de Pierre Sevrin et de son épouse Germaine. Derrière la rangée d’arbres on distingue l’avenue Georges Marchal, qui fut l’ancien site du tram W, explique Jean-Claude Renier.

1992/1995 © Hommes et Patrimoine ↔ avril 2014 © Monique D’haeyere

Au centre de Rixensart, la Pépinière Sevrin a fait place à la Place du Millénaire.



(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Collecte des déchets

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1960/1970 | Poubelle rixensartoise © OLNNU

Poubelle domestique en tôle galvanisée munie d’un couvercle articulé type bedoucette avec renforcements longitudinaux. Modèle approuvé et estampillé par l’administration communale de Rixensart (1).

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janvier 2020 | rue des Cailloux © Phil Edengarden

La poubelle métallique fut remplacée par des sacs poubelles dont l’usage fut arrêté le 1er février 2020 au profit de conteneurs à puce.


(1) Olnnu

Villa Les Marguerites, rue de l’Escalier

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1926 | Villa Les Marguerites, rue de l’Escalier à Rixensart
coll. Jean-Louis Lebrun

A gauche, on aperçoit la villa Franco-Belge, avec son entrée dans l’avenue du Rond-Point.

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1927 | Villa Les Marguerites, rue de l’Escalier à Rixensart
coll. Jean-Louis Lebrun

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1927/1931 | Un groupe de villas à Rixensart
coll. Nicole Galère

A gauche, dans l’avenue du Rond-point, on aperçoit la maison, – à l’époque avec un toit plat, de la famille Delbar-Galère. Dans la rue de l’Escalier (l’actuelle rue du Monastère), la villa Les Marguerites. Et au centre de la photo, en retrait, la villa Franco-Belge, avec son entrée avenue du Rond-Point.

L’actuelle rue du Monastère (de gauche à droite sur la photo) s’appelait auparavant rue de l’Escalier, puis rue Albert Ier. Le 17 février 1934, le roi Albert Ier étant décédé accidentellement lors d’une escalade à Marche-les-Dames, beaucoup de communes belges donnèrent en 1934 son nom à l’une de leurs rues, avenues ou places (1).

Philippe Roy explique : « C’est après la fusion des communes que le Conseil communal décida pour éviter la confusion (et à la demande des services de secours) de renommer les rues ayant un homonyme dans la commune. Parmi les critères de choix de la rue à renommer il y avait la longueur de la rue, le nombre de boîtes aux lettres, le nombre de commerçants et indépendants … Pour la rue Albert 1er, c’est celle de Genval (depuis la Mazerine jusqu’au rond-point Y. Londoz aux Papeteries) qui conserva son nom, celle de Rixensart devint rue du Monastère après une consultation pour choisir entre rue du Monastère et retour à rue de l’Escalier (à cause de l’alignement des façades du début de la rue)« .

357C. Rue du Monastère à Rixensart 2011 © Francis Broche

2011 © Francis Broche


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Rue Nouvelle, vers Lasne (I)

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avant 1918 | Rue Nouvelle, vers Lasne, coll. Francis Broche 

… actuellement chaussée de Lasne. A gauche de la maison de gauche débute la chaussée de Wavre.

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Bourgeois, coll. Francis Broche 

A gauche, la façade de la première maison a été redessinée. Dans la prolongation de la chaussée de Lasne, on découvre à gauche le ‘Grand salon’, tenu par F. Grafé ou Grape. Au centre, le ‘Castel des Hirondelles’ a remplacé une fermette. A droite, le commerce ‘Au bon marché réel’ et un estaminet.

Rue Nouvelle, coll. Francis Broche ↔ février 2014 © Monique D’haeyere

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1921 | Chaussée de Lasne, coll. Jean-Claude Renier

A gauche, débute la chaussée de Wavre. Au centre de la photo, le Castel des Hirondelles. Au centre également, l’enseigne de l’épicerie de L’Abeille a remplacé celle du ‘Au bon marché réel’. A droite, l’estaminet ‘A la Conco…’ (probablement ‘A la Concorde’), tenu par François M.

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Chaussée de Lasne, coll. Anne-Marie Delvaux

Le commerce à gauche est probablement celui du ‘Grand Salon’ (tenu par F. Grafé ou Grape). Au centre de la photo, le Castel des Hirondelles.

Chaussée de Lasne Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

coll. Jean-Louis Lebrun

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Croisement des chaussées de Wavre et de Lasne, coll. Jean-Claude Renier

Rue Nouvelle, vers Lasne (II)

2 Entrée du village Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun copie

L’entrée du village, coll. Jean-Louis Lebrun

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1924 | Chaussée de Lasne à Bourgeois, coll. Francis Broche ↔ mai 2014 © Christian Petit

A droite, la rue du Roi. La première maison à droite est sise au n°51 de la chaussée.

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1959 | Chaussée de Lasne à Bourgeois, coll. Francis Broche

L’itinéraire entre la gare de Rixensart et Renipont fut bétonné en 1939. La descente de la chaussée fut soigneusement repavée à neuf, afin d’éviter aux chevaux de glisser sur ce nouveau revêtement jugé trop lisse pour eux (1).

A droite, l’Internat pour jeunes filles de l’Athénée Royale de Rixensart, se trouvant sur la commune de Lasne à l’angle de la rue du Baillois et de la chaussée de Rixensart.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Castel des Hirondelles

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1912 | Castel des Hirondelles à Bourgeois, coll. Anne-Marie Delvaux

Située dans l’actuelle chaussée de Lasne, cette demeure remplaça au début du XXe siècle une fermette, comme le prouve les photographies ci-dessous.

Bourgeois, coll. Francis Broche

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1912 | Castel des Hirondelles, coll. Jean-Claude Renier

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avril 2013 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Rue Nouvelle, vers Lasne (I)

→ RÉTRO RIXENSART | Rue Nouvelle, vers Lasne (II)

Avenue du Fond Marie Monseu

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1955 | avenue du Fond Marie Monseu 19 © Michel Toussaint

A l’arrière de la maison on aperçoit un talus. C’est à peu près à cet endroit que se situe l’actuelle avenue Reine Elisabeth. A gauche du poteau électrique, on distingue la rue des Combattants (actuellement avenue de la Paix).

L’avenue du Fond Marie Monseu, jadis fond Marie Monseu, évoque l’assassinat de cette femme, la veille de Noël 1819. Il est difficile de déterminer quelle est la part de légende de cette origine car en 1807, le fond Marie Monseu était déjà cité. Une autre tradition dit simplement qu’il s’agissait d’une pauvresse, trouvée morte, en cet endroit à coté de son fagot. En 1790, une partie de ce fond était appelé Closière Notre-Dame. Le ruisseau Marie Monseu, qui longeait ce chemin, prenait sa source au Fond des Brins, à l’angle des avenues Joséphine-Charlotte et Albert prince de Liège (1).

Le Fond Marie Monseu fit partie du patrimoine foncier des Merode. Après 1950, ils cédèrent beaucoup de terres à des sociétés immobilières, qui les lotirent : le Village Expo, le Beau Site, le Quartier royal, le Fond Marie Monseu, la Mare aux Loups … (2). 

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Avenue du Fond Marie Monseu © Michel Toussaint


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) MEUWISSEN Eric, Les Merode où le syndrome de la peau de chagrin à Rixensart, in Chroniques du Cercle historique de Rixensart, n°38, février 2016

A la Libération, des Rixensartois accueillirent des soldats britanniques

Le 4 septembre 1944, Genval, Rixensart et Rosières sont libérées par l’avant-garde de la 2e Division blindée des Etats-Unis. La ville de Wavre, elle, le sera grâce à l’intervention du 2e Bataillon des Welsh Guards de l’armée britannique.

Marcelle Dupuis, fille du garde-champêtre Herman Dupuis, raconte : « Quand les Américains sont arrivés à Rixensart, nous sommes allés les voir. J’ai pu monter sur un char et j’ai reçu du chocolat, du pain d’épice. Le campement des Américains se trouvait au bois du Calvaire, au Sud du château de Merode. Je me souviens que j’allais leur donner des tomates fraîches du jardin … à l’insu de mes parents. Leurs uniformes étaient plus beaux que ceux des Anglais. 

Ensuite, les troupes anglaises vinrent relayer les forces américaines à Rixensart. Des soldats furent hébergés chez l’habitant. Ceux-ci venaient passer la nuit dans un bon lit, à la place d’un lit de camp sous tente. Ils regagnaient leur campement au matin. Ces soldats étaient vraiment accueillis comme des membres de la famille ».

1944 | Eddy Chilcot et Charly Web

Au n°17 de la rue de Limal, trois soldats furent hébergés dans la famille Mayné – Dupuis : Eddy Chilcot (cuisinier), Charly Web (originaire de Londres) et Jack (originaire de l’Île de Man). Ces derniers restèrent six semaines en Belgique. Malheureusement, ils ne purent passer la Noël chez eux car ils furent appelés au front à cause de l’offensive von Rundstedt dans les Ardennes belges. 

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1944 | Charly Web au volant de son camion + Herman Dupuis, Charlie Web, Juliette Mayné, et Marcelle Dupuis + Herman Dupuis (garde champêtre à l’époque), Juliette Mayné, son épouse, et Charlie Web. La photo a été prise dans le champ où se trouve l’avenue Albertine. A l’arrière-plan, on aperçoit les toits des maisons de la rue de Limal, coll. Marcelle Dupuis

Marcelle Dupuis poursuit son témoignage : « J’avais huit ans le 6 décembre 1944 et je me souviens avoir reçu pour ma Saint-Nicolas de beaux jouets : une petite machine à coudre, une petite armoire de cuisine,… Eddy, qui était cuisinier, nous apporta des victuailles. Nous recevions du chocolat, du thé, du chewing-gum. C’est ainsi que nous apprenions à boire du thé avec du lait ».

Le campement anglais était situé près de la ferme de Froidmont et plus précisément dans le champ longeant le Chemin du Meunier, à partir du haut de la rue de Limal vers l’actuelle avenue de l’Europe. Un canon se trouvait près de leur campement.

Chemin du Meunier + Château Dubost

Pour ces soldats, la cantine était installée au château Dubost (ou du Bois Là-Haut), qui était situé rue Albert 1er (maintenant rue du Monastère). Ce château fut détruit et a fait place ensuite à un terrain de football,… qui n’existe plus maintenant.

1944 | Edwin Skelly ↔ 1989 | Edwin Skelly, photographié avec sa fille Angela devant une locomotive du chemin de fer à vapeur sur l’Île de Man, coll. Jean-Claude Renier

Au n°21 de la rue de Limal, chez la famille Mayné – Renier, c’est Edwin Skelly, originaire de l’Ile de Man qui fut hébergé.

Jean-Claude Renier se souvient : « En quittant la Belgique en 1945, Edwin Skelly était persuadé qu’il ne reviendrait jamais en Belgique, car son domicile était trop éloigné. Il habitait Onchan, au nord de Douglas, sur l’Ile de Man. Néanmoins, en 1968, il est quand même passé par Rixensart pour revoir ceux qui l’avaient hébergé pendant plusieurs semaines à la fin de la guerre. Edwin s’était arrêté dans un café du centre de Rixensart qu’il avait bien connu durant la guerre, au coin de la rue Alphonse Collin et de la rue Robert Boisacq. En 1970, ce café s’appelait le ‘Matchi’. Auparavant, dans les années 1950, ce café était tenu par Joséphine Delpierre, dont le sobriquet était ‘Fine Poumon’. Son frère, Gustave Delpierre était chasseur et je le voyais souvent passer dans la rue de Limal avec sa Vespa de couleur rouge, le fusil en bandoulière. Edwin avait appris dans ce café le décès récent de mon grand-père Alphonse Mayné. De là, il ne lui fut pas difficile de retrouver mes parents qui l’avaient hébergé. Mais, il y avait aussi une autre raison de son passage par Rixensart : il allait rendre visite à une de ses filles, Susan, qui avait épousé un Allemand ».

Abri voyageur, quai n° 2

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vers 1920 | Gare de Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

A gauche, bordant le quai vers Bruxelles, on distingue l’abri voyageur …. Composé d’une armature de magnifiques fers forgés, ce bel abri n’a pas été conservé à cause de la mise à quatre voies de la ligne, déplore Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart.

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1992 | Abri voyageur, accessible à partir de la rue Alphonse Colin © Philippe Debecker 

La première impression en regardant cette photo est le bon entretien des quais et de ses abords. L’accès aux quais n’était pas encore libre, un agent de la gare contrôlant les billets, constate Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart. Encore visible en 1992, l’accès latéral à l’abri fut ensuite muré.

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Le quai vers Bruxelles à la gare de Rixensart, W. Groutaers pinxit, coll. Anne-Marie Delvaux

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2003 à 2010 © Stéphane Lejeune (1)

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juillet 2010 © Eric de Séjournet

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décembre 2010 © Henri van Mons

mars 2011 | Intérieur de l’abri voyageur © Eric de Séjournet

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6 décembre 2014 © Francis Broche

Le trafic ferroviaire entre Ottignies-Louvain-la-Neuve et Bruxelles fut interrompu pendant le week-end du 6 et 7 décembre 2014, afin de permettre aux ouvriers de la société BAM GALÈRE de procéder à la démolition de l’abri voyageur du quai n° 2 de la gare de Rixensart. Une construction centenaire de plus terrassée sans ménagement.

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6 décembre 2014 © Francis Broche


→ OBJECTIF RIXENSART | Abri voyageur


(1) Stéphane Lejeune édite « Railstation« , site Internet qui rend hommage à tout ce patrimoine populaire que sont nos gares. Patrimoine de valeur architecturale et historique, malheureusement en voie de disparition. Rendre hommage également à tous ces travailleurs qui pendant plus de 100 ans ont fait vivre nos trains et nos gares.

Paysage à la Chapelle Sainte-Barbe

191204 Paysage à la Chapelle Sainte-Barbe c Imelda De Thaey

début XXe | Chapelle Sainte-Barbe, sise rue du Baillois à Bourgeois,
à l’angle du sentier menant à la rue Dyna Beumer, coll. Imelda De Thaey

Ce ‘Paysage à la Chapelle Sainte-Barbe’, on pouvait le découvrir autrefois non à Genval, comme indiqué erronément sur la photo, mais bien à Rixensart et, plus précisément encore, au hameau du Bourgeois.

Il semble vraisemblable que cet endroit se présentait ainsi au début du siècle et encore vers les années 1920.

Nous sommes donc ici au lieu-dit ‘Coin perdu’ … La chapelle Sainte-Barbe, édifiée en 1877 par l’entrepreneur Desteinbach, est encore visible de nos jours. Par contre, la borne-fontaine distribuant l’eau potable n’existe plus et de nombreuses maisons ont été construites de part et d’autre de la rue du Baillois, dont l’aspect a quelque peu changé, ainsi qu’en bordure du sentier du même nom qui descend vers la vallée de la Lasne.

C’est ce chemin qu’empruntaient jadis les habitants du Bourgeois pour se rendre à Genval, via l’actuel rond-point Jean Milo et la rue Mahiermont. Des contacts existaient, en effet, entre ces localités, plus nombreux semble-t-il qu’entre Bourgeois et Rixensart dont cependant le hameau dépendait tant au plan spirituel que civil.

De même, à droite de la chapelle Sainte-Barbe, on n’aperçoit guère l’ancienne rue du Curé, actuelle rue Dyna Beumer, elle se devine à peine grâce à une interruption du talus au pied de la chapelle.

Plus apparent, toutefois, est le chemin qui, passant de l’autre côté de la pompe, continue la rue du Baillois au bord de laquelle se situe l’actuelle maison de quartier ‘Leur Abri’.

Si l’aspect campagnard du ‘Coin perdu’ n’est plus qu’un lointain souvenir, les rues étroites qui serpentent dans ce quartier verdoyant créent encore de nos jours une atmosphère de convivialité à laquelle beaucoup d’habitants semblent particulièrement attachés (1).

octobre 2015 © Monique D’haeyere + novembre 2011 © Cedric Muscat

Quant à la chapelle Sainte-Barbe, elle fut construite par un entrepreneur du Bourgeois, Alexandre Desteinbach, sur autorisation communale, en 1877. Sainte-Barbe est invoquée contre la mort subite, et est la patronne de tous les métiers qui touchent au feu. Aujourd’hui, cette chapelle à chambre en briques blanches surprend par le dessin inhabituel de sa forme élaborée. Propriété communale, elle est partiellement encastrée dans la haie de la propriété portant le n° 4 A (2).


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Le coin perdu
→ OBJECTIF RIXENSART | Rue du Baillois


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Le coin perdu, in Rixensart Info 166 de mars 1997
(2) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Bibliothèque de Froidmont, depuis 1975

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1974 |Construction de la Bibliothèque de Froidmont © Jean-Claude Renier

En 1975, la ferme de Froidmont fut transformée en un espace de célébration et de convivialité. Une équipe pastorale de 8 laïcs et 4 frères dominicains ouvrit au public une bibliothèque (1). Cette dernière fut construite à l’emplacement des anciens chenils. A droite, le porche situé dans l’aile Nord et donnant accès par un sentier pentu à la rue de la Ferme.

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1974/1976 | coll. Maurice Goethals

A l’origine, la Bibliothèque libre de Froidmont était exclusivement dominicaine. En 1976, elle fut spécialisée dans les livres religieux, en sciences humaines, philosophiques et historiques. Elle compta 45.000 volumes (2).

Bien que constituée en asbl propre ayant toute son autonomie, la bibliothèque, constituée au départ du fonds de La Sarte, participa indirectement au rayonnement du site. Ouverte au public sous forme volontaire dès 1975, elle fut ‘reconnue’ bibliothèque publique à partir de 1982 (mais ne reçut de subsides qu’à partir de 1992). Pour répondre aux  besoins du public local, une section littérature, s’étant développée de plus en plus, et une section ‘jeunesse’ furent ouvertes. La bibliothèque, de plus de 80.000 volumes, fréquentée par quelque deux mille lecteurs, totalisant 70.000 prêts par an et animée par une trentaine de bénévoles, fut, à ce moment, une des plus importantes du Brabant Wallon (3).

Il fut décidé de fermer Froidmont au profit de Louvain-la-Neuve. Cet événement étant concomitant avec l’ouverture d’un nouveau couvent à Liège, on procéda à une recomposition générale de l’assignation des frères Dominicains entre LLN, Liège et Bruxelles. Le couvent de Froidmont fut canoniquement supprimé le 3 juillet 2009. Les Dominicains, propriétaires de la ferme de Froidmont, et la Commune de Rixensart officialisèrent début septembre 2009 l’achat de la bibliothèque (4). Le départ effectif des Dominicains eut lieu en février 2010 (5).

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2011 © Monique D’haeyere

→ RÉTRO RIXENSART | Ferme de Froidmont
→ OBJECTIF RIXENSART | Bibliothèque de Froidmont


(1) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999
(2) World Guide to Spécial Librairies, 8th Edition, K.G. Saur Verlag München 2007
(3) Histoire des Dominicains
(4) L’Avenir, La Maison des Jeunes à Froidmont, 28 août 2009
(5)
Histoire des Dominicains

Monument dédié au Roi Soldat

Place Cardinal Mercier 20080504 Roi Albert I © Eric de Séjournet (1)

mai 2008 | Buste du Roi Albert Ier à Bourgeois © Eric de Séjournet

Le 6 avril 1959, le Conseil communal, recherchant un emplacement pour une stèle et un buste du Roi Albert Ier décida à l’unanimité de l’ériger dans le rond-point de la place Cardinal Mercier. Ce buste résulte d’une oeuvre du sculpteur baron Thomas Vinçotte (1850-1925)(1), grand spécialiste du buste-portrait (2).  

Roi Albert I © Berna de Wilde (2)

janvier 2009 © Berna de Wilde

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février 2016 © Monique D’haeyere


(1) Dès 1866, Thomas Vinçotte fréquente les cours de Joseph Jaquet et Eugène Simonis à l’Académie de Bruxelles. En 1872, il est second au Prix de Rome. Pendant plusieurs années, il étudie à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. De 1886 à 1921, il est professeur de sculpture à l’Institut supérieur national des Beaux-Arts d’Anvers. Thomas Vinçotte connaît une brillante carrière. Il produit des oeuvres décoratives, un grand nombre de bustes, ainsi que divers monuments publics. Un de ses thèmes privilégiés est le cheval. Il signe avec Lagae le quadrige qui surmonte l’arc de triomphe au Cinquantenaire. Il est aussi l’auteur de la statue équestre de Léopold II à Bruxelles (3).
(2) DE COCK A. et GHYSSENS Roger (Cercle d’histoire de Rixensart), Place St Roch, Grand-Place, Place Cardinal Mercier, in Rixensart Info 128 de mai 1992, p. 20
(3) LIEGE UNIVERSITÉ, Thomas Vinçotte, in Musée en plein air

1914-1918 | Hommage à ceux qui ont fait leur devoir (I)

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1914-1916 | Annonce pour une messe anniversaire célébrée en l’église de Rixensart le lundi 12 juin 1916, à la mémoire d’Emile Detienne, soldat au 9e Régiment de Ligne, fils des époux J.-B. Detienne-Nicaise, né à Rixensart, le 28 mai 1887,
tombé au Champ d’Honneur à l’Yser en novembre 1914
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Au cours de la Grande Guerre, nombre de nos concitoyens choisirent de tout quitter pour aller se battre contre un ennemi surpuissant en hommes et matériel. Quelques-uns étaient sous les drapeaux, la grande majorité répondit à l’ordre de mobilisation qui prenait effet le 31 juillet 1914 à minuit, d’autres rejoignirent l’armée durant les années qui suivirent et ce malgré les risques présentés par le passage de la frontière hollandaise. Parmi ces soldats, près de trente moururent au combat, dix peut-être survécurent pour peu de temps au conflit, d’autres restèrent à tout jamais meurtris dans leur chair ou leur esprit. Dès 2008, le Cercle d’Histoire de Rixensart a tenté, non sans quelques difficultés, d’identifier ces Combattants pour leur rendre hommage et rappeler à tous leur mémoire. Ce travail concerne uniquement les soldats de nos trois communes mais il importe de ne pas oublier les victimes civiles du conflit. Parmi nos concitoyens, de nombreux déportés y laissèrent la vie. Certains moururent dans les camps, d’autres au pays, parfois peu de temps après leur retour. Leur mémoire également mérite d’être sauvegardée (1).

Dans cette première notice, Rétro Rixensart rend un hommage à tous ceux qui ont fait plus que leur devoir et qui sont décédés pendant la Première Guerre mondiale. Les noms et prénoms de nos soldats sont édités, tels que repris dans cet important ouvrage (1) du Cercle d’Histoire de Rixensart.

1914

6 août | Le soldat du 9e de Ligne Jean-Baptiste (AdelinHautfenne (originaire de Rixensart) décède suite à ses blessures (la commune de Rixensart lui a dédié une rue) ⊥
19 août | Le soldat Herman Ferdinand Thomas (Genval) est tué durant les combats à Aarschot ⊥⊥
24 août | Le soldat du 8e de Ligne Marcel Hasaerts (Genval) est tué au cours des combats de Warnant ⊥⊥
25 août | Le soldat Gustave Florentin Faltin (Genval) est fait prisonnier à Namur et décède à Westerholz (All.) le 24 juin 1917 d’une maladie de coeur suite aux faits de guerre ⊥⊥; le soldat du 12e de Ligne Ferdinand Pierre Joseph De Becker (Rixensart) est tué au combat à Boortmeerbeek ⊥
26 août | Le soldat du 2e Chasseurs à pied Jean-Baptiste Polydor Debroux (Genval) est tué au combat à Grimbergen ⊥⊥
12 septembre | Le soldat du 9e de Ligne René Prosper Ernest Van Hacter (Rixensart-Bourgeois) est tué au combat à Wespelaar ⊥
29 septembre | Le soldat Victorien Stormacq (né à Genval, domicilié à Ixelles) est tué à St-Katelijne-Waver à l’âge de 25 ans
4 octobre | Le sous-lieutenant Robert Georges Emile Marie Terlinden (Rixensart) est tué à 26 ans d’une balle dans la tête à Kessegnies (frontière Congo/Est-africain-allemand), au cours de l’attaque générale qui décida de la retraite allemande ⊥
15 octobre | Le soldat du 5e de Ligne René Joseph Bernard, blessé à Houtem, déposé à l’hôpital d’Ostende où il est fait prisonnier, le 16 octobre, et interné au camp de Wessel (All.) où il décède le 12 décembre 1914 par suite de pleurésie ⊥
16 octobre |Le soldat du 13e de Ligne Jules Spreutels (Rosières-Saint-André) meurt au combat à 21 ans. Il est inhumé dans le cimetière de Keiem, tombe n° 103 ⊥⊥⊥
22 octobre | Le soldat du 2e Carabiniers Georges Gustave Rapsaet (Genval) est tué à Stuyvekenskerke ⊥⊥
23 octobre | Le capitaine en second du 2e Carabiniers, Fernand Henri Hector Lucien Mayat (Genval) est tué à Stuyvekenskerke ⊥
30 octobre | Le sergent du 2e Carabiniers Donat Ghislain Adolphe Herman Hulet (Rixensart-Bourgeois) est porté disparu. Le tribunal de Nivelles rend un jugement déclaratif de décès, le 8 avril 1924. Il acte : Mort pour la Belgique à Stuivenkenskerke le 30.10.1914 
novembre | Le soldat Emile Jean-Baptiste N. Detienne (Rixensart) meurt au Champ d’Honneur à l’Yser, en novembre 1914 ⊥

1917

17 septembre | Le soldat du 9e de Ligne Louis Arthur Ghislain Van Hamme (Rixensart) est mortellement blessé par une bombe d’avion, à Adinkerke. Il décède à 20 ans durant son évacuation vers l’hôpital de l’Océan ⊥
26 septembre | Le soldat du 2e Régiment de Génie Léon Stenuit (Genval) est tué à 23 ans par un éclat d’obus devant Dixmude ⊥⊥
28 novembre | Le soldat du 19e de Ligne Léon Justin Folie (Genval) est tombé au secteur de Merkem ⊥⊥

1918

21 janvier | Le soldat du 13e de Ligne Auguste Nestor Ghislain Devesse (Genval) est blessé par éclats de grenade, décède au poste de secours d’Hoogstade ⊥⊥
19 avril | Le soldat du 9e de Ligne Jean-Baptiste Michel Meyer (Rixensart) est tué au combat ⊥
18 mai | L’adjudant de carrière du 13e de Ligne Ghislain Octave André Wiame (Genval) est tué dans le secteur de Boesinge ⊥⊥
28 septembre | Le soldat du 13e de Ligne Antoine Guillaume Ghislain Lambert (Genval) est tué d’une balle dans la poitrine à Kaaskerke ⊥⊥
29 septembre | Le soldat du 23e de Ligne Fernand Joseph François Henrion (Genval) est tué à 23 ans d’une balle de mitrailleuse ⊥⊥
30 septembre | Le soldat du Bataillon du Génie de la 5e D.A. Henri Charles Fernand Herman (Genval) est tué à 25 ans à Moorslede en service commandé ⊥⊥
13 octobre | Le soldat du 2e Chasseurs à pied Edouard Elie Joseph Ghislain Lelievre (Genval) est hospitalisé à Calais et y décède le 17 décembre 1918 des suites d’une maladie à caractère épidémique contractée au front ⊥⊥
14 octobre | Le soldat Gustave Désiré Debroux (Genval) est tombé à 26 ans en service commandé à Oostvleteren ⊥⊥
15 octobre | Le soldat Antoine Vandercam (Rosières) est blessé au combat par un éclat d’obus à la tête à Izeghem et décède à 28 ans à Brielen le 19 octobre 1918 ⊥⊥⊥; le sous-lieutenant du 1er Carabiniers Adrien Marie Valentin Louis Xavier Van Steenberghe (Genval) est blessé grièvement devant Roulers, décède à 21 ans à La Panne ⊥⊥; le sergent du 12e de Ligne Henri Joseph Loriaux (Genval) est atteint mortellement à Stadenberg ⊥⊥
16 octobre | Le soldat du 6e Chasseurs à pied Marcellin Pinson (né à Rosières-Saint-André) meurt au combat. Il est inhumé au cimetière de Bruges, tombe n° 128. Son nom ne figure pas sur le monument de Rosières, il est supposé qu’il n’y était plus domicilié.

Les combattants rixensartois, genvalois et rosiérois décédés après le conflit seront honorés dans une deuxième notice, à paraître ultérieurement.

→ RÉTRO RIXENSART | Monument des Combattants (Rixensart)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument des Combattants (Rixensart)

→ RÉTRO RIXENSART | Monument de la Place communale (Genval)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument de la Place communale (Genval)

→ RÉTRO RIXENSART | Monument des Combattants (Rosières)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument des Combattants (Rosières)


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, En mémoire de nos combattants de la Grande Guerre, in Chroniques CHR n° 37 de février 2014

Légende

⊥            présent sur le Monument de Rixensart
⊥⊥          présent sur le Monument de Genval
⊥⊥⊥       présent sur le Monument de Rosières

Avenue Albertine, vue sur la gare

Froidmont Quartier Albertine avril 1964 © Jean-Claude Renier

avril 1964 | Vue depuis l’avenue Albertine © Jean-Claude Renier

Cette photo a été prise du quartier de l’avenue Albertine en direction de la gare de Rixensart, explique Jean-Claude Renier. On y aperçoit les dernières maisons du bas de la rue de Limal et la rue Alphonse Collin. Le petit atelier au toit incliné, situé à droite dans la rue A. Collin, était la menuiserie Renoy. A cette époque le tram W circulait encore et on pouvait encore voir quelques trains vapeur qui manœuvraient dans la cour à marchandises de la gare de Rixensart. Quant à la prairie en avant-plan, elle était exploitée par la ferme Leloup, qui elle-même était située au bas de la rue de Limal. On y avait accès par un sentier qui donnait dans le bas de la rue de Limal et qui, aujourd’hui, est devenu l’escalier menant à la petite avenue Albertine. Au-dessus de l’horizon pointait le château d’eau de Rixensart, situé rue du Plagniau.

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avril 1964 | Premières maisons construites à l’avenue Albertine © Jean-Claude Renier

Les Genêts, rue Albert Ier

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1921 | Groupe de villas, dont ‘Les Genêts’, coll. Nicole Galère

A l’avant-plan, la villa ‘Les Genêts’ située à Rixensart, rue Albert Ier (l’actuelle rue du Monastère). A cette époque, elle appartenait à M. Laguerre.

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coll. Francis Broche

Cette imposante villa, implantée au cœur d’un vaste jardin arboré, se présente comme une habitation de deux à trois niveaux, selon les pentes de toitures, d’aspect général carré tout en offrant des jeux de décrochements, ressauts, bow window, galerie couverte. Remontant à la première moitié du 20e siècle, elle est construite en brique jaune et pierre calcaire pour les parties basses et le haut des murs est orné d’enduit à dessin de faux colombage. D’amples pans de toiture en tuiles mécaniques la protègent (1).

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2011 © Francis Broche


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009

Cimetière de Rixensart, rue de l’Institut

1VChapelle funéraire Nieuwenhuys Cimetière de Rixensart 4.2012 © Eric de Séjournet

avril 2012 | Chapelle funéraire des familles Nieuwenhuys et apparentées © Eric de Séjournet

L’un des sites principaux de la rue de l’Institut est le cimetière de Rixensart, qui ceinturé par un mur en brique, regroupe des tombes des XIXe et XXe siècles.

Face à l’entrée, dans un petit enclos, une chapelle funéraire des familles Nieuwenhuys et apparentées a été construite à l’extrême fin du XIXe siècle, en style néo-gothique. Edifice en moellons de calcaire sous une bâtir d’ardoises (1). La pelouse arrière contient, quant à elle, le caveau de Paul Terlinden, bourgmestre durant 37 ans, et de son épouse, Valentine Bosquet (2).

De l’autre côté du mur, dans le cimetière lui-même, se trouve la sépulture d’un autre bourgmestre, Jean-Antoine Minet qui, pour sa part, occupa le siège mayoral pendant 31 ans. On y voit également le monument de la Résistance 1940-45 (1).

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avril 2013 | Pelouse d’honneur du cimetière de Rixensart © Christian Petit

→ RÉTRO RIXENSARTMonument des Fusillés et des Résistants rixensartois
→ OBJECTIF RIXENSART | Cimetière de Rixensart


(1) STREEL Bernadette, (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) DECOCK Albert, Rue de l’Institut … (Ste-Elisabeth?) – Rue du Culot, in Rixensart Info 136 de mai 1993, p. 20

Rue de l’Institut

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Rue de l’Institut n° 20, 22 et 24, coll. Jean-Claude Renier

La rue de l’Institut doit son nom à l’Institut Sainte-Elisabeth (actuellement Centre d’Accueil Fedasil), dont l’entrée se trouve rue du Plagniau.

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Panorama vers l’Institut Sainte-Elisabeth, coll. Jean-Claude Renier
vers 1932 | Panorama, coll. Anne-Marie Delvaux
avril 2015 © Monique D’haeyere

La ligne de chemin de fer Luxembourg-Bruxelles traverse de part et d’autre le centre de cette photo. Au premier plan l’étang Gillet et le sentier des Rossignols. A l’arrière-plan se dessine la rue de l’Institut.

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vers 1930 | Villa Les Marguerites, rue de l’Institut n° 8 à Rixensart, coll. Magguy Van Goethem

A gauche de la villa, la vue est dégagée en direction du hameau du Glain et de Genval.

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1986 © Magguy Van Goethem                                                août 2015 © Eric de Séjournet

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Un coin pittoresque de la rue de l’Institut, coll. Jean-Claude Renier

Rue de l’Institut à Rixensart, vue depuis l’avenue Monseigneur. On distingue quatre villas : de gauche à droite les n° 71, 73, 75 et celle au n° 77, de style Art déco.

Fond Jean Rosy, du moulin au Patch

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1923 | Fond Jean Rosy, vu à partir de l’actuelle rue des Cailloux en direction de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

Dans sa partie la plus basse, une source porte le nom Rosy, en référence à une vieille famille d’Ohain et du Bourgeois dont en 1875, un Jean-Baptiste fut adjudicataire pour la construction de l’église Saint-François-Xavier (1).

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Vue prise depuis la Sablonnière du Glain

Le ‘chemin du Moulin’ mène à Bourgeois. A gauche, la rue de la Taillette, suivie de la rue des Cailloux. Et, sur les hauteurs on devine le tracé de la rue du Moulin, qui sur la droite descend vers le Carpu dans la vallée de la Lasne.

Selon Popp, le ‘chemin du Moulin’ reliait le moulin de Genval au Patch. Il comprend la descente vers le moulin, mais aussi l’actuelle avenue Fond Jean Rosy et la rue Albert Croy. En 1910, il devint la rue du Meunier, dite aussi ‘el ruwale del mouni’ (la ruelle du meunier, en wallon).

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juin 2014 © Christian Petit

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1930 | Fond Jean Rosy, coll. Francis Broche

Le Fond Jean Rosy n’était qu’un coulant d’eau, un sentier en pente très forte, apprécié des enfants en temps de neige. On distingue à gauche le clocher de l’église Saint-François-Xavier de Bourgeois et, à droite,  la rue du Moulin.

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après 1959 | coll. Jean-Claude Renier

L’avenue Fond Jean Rosy construite en 1959 et prise en photo à partir de l’avenue Franklin Roosevelt (anciennement La Sablonnière).

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février 2016 © Monique D’haeyere

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1951 | Rue du Meunier, actuellement avenue Fond Jean Rosy, coll. Jean-Claude Renier

Sur les hauteurs, l’actuelle avenue Franklin Roosevelt; à droite, la rue des Cailloux.


→ OBJECTIF RIXENSART | Avenue Fond Jean Rosy


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996