Fête au village

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23/24 mai 1992 | Place de la Vieille Taille © Monique D’haeyere

Le week-end des 23 et 24 mai 1992, l’Association des commerçants de Rixensart organisa une fête sur la Place de la Vieille Taille, se souvient Monique D’haeyere, ancienne maître-nageuse de la Piscine communale de Rixensart. La fête au village fut entre autres animée par un groupe péruvien Meliodas del Pura Sillustani et un feu d’artifice. Très spectaculaire fut le baptême en montgolfière auquel j’ai pu participer grâce à un prix gagné à la tombola .

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23/24 mai 1992 | Fête au village © Monique D’haeyere

 

Rue Dyna Beumer, jadis rue de la Cure

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1920 | Rue Dyna Beumer (Coin Perdu), vue à partir de Leur Abri (1), coll. Francis Broche 

Jadis rue de la Cure, la rue Dyna Beumer à Bourgeois doit son nom à la célèbre cantatrice Dyna Beumer, née à Bruxelles en 1856, qui y habita au n° 6, la villa ‘Les Lilas’ (2). Elle fit un triomphe à sa sortie du conservatoire en 1876. Sa carrière de cantatrice fut brillante et elle fit entendre sa voix dans les grandes capitales du monde entier (3).

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Villa ‘Les Lilas’. Dyna Beumer y mourut en 1934, coll. Jean-Claude Renier

190520 Rue Dyna Beumer villa Les Lilas © Monique D'haeyere

février 2016 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Dyna Beumer, diva de Bourgeois


(1) espace actuellement occupé par le ‘Tennis Club Leur Abri’
(2) villa également dénommée ‘Bon accueil’
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Villa Franco-Belge, avenue du Rond-Point

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vers 1930 | Villa Franco-Belge à l’angle de l’avenue du Rond-Point (1) et de l’avenue des Sept Bonniers à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier 

ca 1930 ↔ 2013 © Eric de Séjournet

264B. Avenue du Rond Point © Cedric Muscat.du Rond Point

Coté ouest (av des Sept Bonniers) 2012 © Cedric Muscat


(1) L’avenue du Rond-Point n’a d’autre caractéristique que de ne pas arriver au Rond-Point (2).
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Eglise Sainte-Croix, tertio

f9667-1122345777-4-1Le 6 juin 1937, la deuxième église Sainte-Croix fut presque complètement détruite par un incendie (1). Selon un témoignage de l’époque, il ne resta plus « qu’une tour calcinée et des murs noircis ». Pendant la reconstruction, la messe fut célébrée dans la Salle des Œuvres du château (2).

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Eglise Sainte-Croix, troisième du nom, coll. Anne-Marie Delvaux

La nouvelle église, l’actuelle, fut reconstruite en 1937 en style néo-traditionnel. La façade, au pignon triangulaire, n’est pas sans rappeler celle de la chapelle castrale (d’avant 1912) même si un porche l’accentue davantage (3). Quant au bâtiment en brique et calcaire gréseux sous des toitures d’ardoise il s’intègre bien à l’ensemble castral du XVIIe siècle (4).

Le 20 mai 1938, le cardinal Van Roey bénit la nouvelle église et baptisa les cloches Eva (marraine : Madame Lucien Dessy; parrain : Docteur Lucien Dessy, bourgmestre de Rixensart) et Amélie (marraine : comtesse Hermann de Merode; parrain : monseigneur prince Xavier de Merode.

Intérieur de l’église Sainte-Croix, coll. Jean-Claude Renier ↔ 2016 © Monique D’haeyere

Garnie d’un joli clocheton à bulbe, respectant l’esthétique du château contigu, elle possède un plafond en bois verni. Elle renferme des tableaux des XVIe et XVIIIe siècles, ainsi qu’un sarcophage de style florentin. A signaler spécialement, dans le côté gauche du transept, une châsse vitrée dans laquelle reposent les restes d’une jeune chrétienne dont les ossements, sous une reconstruction humaine en cire, ne sont plus visibles qu’à la plante des pieds. Aucune inscription ne se lit sur cette châsse, mais la tradition prétend qu’elle contient les restes de sainte Florentine qui aurait été égorgée par son père parce qu’elle voulait être chrétienne. C’est le pape Pie IX qui fit don de cette relique à la comtesse Thérèse de Merode. Dans le côté droit du transept, un vitrail en œil-de-bœuf représente des armoiries en dessous desquelles se lit l’inscription : Si omnes ego non; cette devise se traduit comme suit : Si tous t’ont renié, moi pas et rappelle l’attachement du comte de Clermont-Tonnerre au pape Calixte II au cours de la Querelle des Investitures (XIIe siècle) (5).

La tribune seigneuriale de 1723 aménagée dans le chœur subsiste toujours (6).

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Eglise Sainte-Croix, coll. Jean-Claude Renier, coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Monique D’haeyere


→ UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART Histoire de l’église Sainte-Croix
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Sainte-Croix


(1) UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART | Histoire de l’église Sainte-Croix
(2) Cercle d’Histoire de Rixensart
(3) Ibid.
(4) WALLONIE PATRIMOINE AWAP, Inventaire du patrimoine culturel immobilier, 2010
(5) UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART | Histoire de l’église Sainte-Croix
(6) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005

Un bombardier Lancaster s’écrase à Rixensart

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Le 11 mai 1944, vers une heure du matin, de retour d’un raid sur la gare de formation de Louvain (1), le bombardier Lancaster LL739 (2) piloté par Bruce Cunningham, s’écrasa dans le bas de l’avenue Léopold à Rixensart. Il fut abattu par un chasseur Messerschmitt. L’équipage eut la vie sauve grâce aux parachutes. Le pilote néo-zélandais tomba sur le toit du café ‘La Lanterne’ (ndlr. en 1996, l’agence de la SNCI), place de la Vieille Taille (3).

Un autre membre de l’équipage tomba sur le toit de la maison d’Henry Debroux, avenue de la Paix. Celui-ci aida l’aviateur à descendre de son perchoir et le confia ensuite à la Résistance. Selon Armande Naassens, fille d’Henry Debroux, ‘quelques mariées eurent pendant cette période de guerre leur robe de noces confectionnée dans la soie magnifique des parachutes, un cadeau qui était tombé du ciel’, souligne encore Paul Buffin (4). ‘Armande Naassens possède toujours une bague réalisée avec du métal provenant du Lancaster abattu’.

Reginald Brailsford (4) fut recueilli à sa chute par un résistant de l’Armée Secrète, Robert Ivens du 14 avenue Marie-Henriette à Rixensart. Il passa une nuit chez Mme Beaujean à l’avenue Maréchal Foch et fut conduit le 14 mai chez Eugène Cantillonau 34 rue de Pervyse à Etterbeek. Il fut alors hébergé dans le module de Fernand Verbeke pour Anne Brusselmans (5).

Crew (équipage) : Bruce Cunningham (pilot), Donald Albert Winterford (fligth engineer), Robert John Ramsey (navigator), Fred Brown (MU Gunner), Bleddyn Roberts (Rear Gunner), Reginald Brailsford (Bomb Aimer) et John Stone (WOP/Air)(6).

Lancaster MkII LL 739 coll. The Lincolnshire Aviation Heritage Centre, East Kirkby Airfield (www.lincsaviation.co.uk)

mai 1944 | L’épave du Lancaster LL739, Quartier Royal à Rixensart, coll. The Lincolnshire Aviation Heritage Centre, East Kirkby Airfield

TEMOIGNAGES & COMMENTAIRES

Roger Mélotte : Un bombardier anglais s’est écrasé dans le bois, près de l’avenue Fond Marie Monseu. Le bourgmestre Evrard m’avait demandé d’aller monter la garde près des débris de l’appareil avant que les Allemands viennent chercher les restes. Les Allemands sont venus avec des cercueils, croyant qu’il y avait des morts dans l’avion écrasé. Deux aviateurs avaient pu sauter de l’avion. Il y en avait un qui était tombé près de chez nous dans la prairie et l’autre était tombé sur le talus du déblai du chemin de fer. Sur ce dernier qui essayait de s’enfuir, les Allemands ont tiré et il fut touché. Les Allemands sont venus chez nous pour avoir une échelle et deux hommes pour transporter le blessé vers le café Motteu de l’avenue de Merode (il y avait aussi le café Buffin au coin de la place de la Veille taille et de l’avenue de Merode). Mon père, Emile, est parti avec Guillaume Syben, qui habitait juste à côté de chez nous. L’aviateur était un Néo-Zélandais et était blessé juste au-dessus du cœur. Guillaume avait demandé une cigarette aux Allemands, mais ceux-ci n’ont pas voulu lui en donner. On a du le calmer car Guillaume voulait frapper ceux-ci. Le blessé a été emmené en ambulance vers une clinique, mais le docteur Laermans de Rixensart, ayant consulté celui-ci, nous a déclaré plus tard qu’il ne survivrait pas à ses blessures. Nous n’avons plus eu de ses nouvelles. Nous avons eu le parachute d’un des pilotes et nous sommes allés le cacher dans une serre avec Guillaume. Ma mère en a eu une blouse en soie (7).

Marcelle Dupuis : Un parachute était bien tombé à hauteur de la rue Albertine. Du magnifique tissu, récupéré par les voisins ont permis la confection de blouses, robes et chemises.

Alexis AC : Selon un article du New Zealand Herald, Bruce Cunningham, le pilote du Lancaster abattu à Rixensart, est revenu à Rixensart en 1996. Un morceau de son parachute lui a d’ailleurs été rendu.

REPORTAGE

Alain Libert réalisa en 2013 un reportage video édité sur YouTube. C’est un vibrant hommage aux aviateurs alliés et aux personnes qui les ont secourus au péril de leur vie.

→ LIBERT Alain | Deux mariages et un parachute

Equipage du Lancaster LL739

L’équipage du Lancaster LL739 (posant devant un bombardier lourd Short Sterling), coll. International Bomber Command Centre


(1) Extrait du journal du Bomber Command : 126 Lancasters and 6 Mosquitos of Nos 3 and 8 Groups attacked the railway yards at Louvain near Rennes (?) but the main weight of the bombing hit the railway workshops and nearby storage buildings. 4 Lancasters lost
(2) Lancaster MkII  JI-M n° série LL739 du 514 Squadron
(3) BUFFIN Paul, Tombés du ciel, in Chroniques CHR N° 27, p.23, 3e trimestre 1996
(4) Ibid.
(5) Comete Kinship Belgium et Le réseau Comète
(6) Bomber Command Losses Vol.5 – W R. Chorley / The Bomber Command War Diary – M. Middlebrook, C. Everitt / Footsteps On The Sands Of Time – O. Clutton-Brock
514 Squadron – Lancaster II LL739 JI-M / Op. Leuven
The aircraft took off from Waterbeach to bomb railway yards and was shot up it is believed, by a Fw190 while leaving the target area. A fire started in the starboard inner engine and within seconds the entire wing was engulfed in flames. All baled out. P/O. Cunningham RNZAF landed on the roof of a cafe at Rixensart (Brabant) Belgium, while P/O. Winterford found himself on a nearby rail line where an alert German patrol thought they had caught a saboteur and before he could prove otherwise, he was shot in the leg. F/O. Ramsey and Sgt. Brown evaded capture for a while, but were eventually arrested by the Gestapo
(7) RENIER Jean-Claude, Témoignage de Roger Mélotte et de son épouse Andrée Bouchonville, enregistrement audio réalisé chez Roger Mélotte, Rixensart, 17 juillet 2011

Avenue Marie-Henriette, d’Autriche

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vers 1933 | Un groupe de villas à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier (1)

Cette photo a été prise au début de l’avenue Marie-Henriette et de la rue du Monastère, précise Liliane Brion, ayant habité jusqu’en 2008 au n° 1 de l’avenue Marie-Henriette.

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avant 1937 | Avenue Marie-Henriette à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Cette avenue fut ainsi dénommée en référence à la princesse Marie-Henriette d’Autriche (1836-1902), épouse du roi Léopold II. De cette union, quatre enfants : un fils, Léopold décédé à 10 ans, et trois filles Louise, Stéphanie et Clémentine.


(1) carte postale fut éditée par A. Delbrassinne-Marchal (Tabac, Cigares, Papeterie) – 13, rue de la Station à Rixensart.

Sentier Passiche, passage vers le moulin

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début années ’50 | Sentier Passiche et son verger, coll. Jean-Claude Renier

Ce sentier descend de la rue du Baillois vers le Carpu et porte le nom de ‘Folon Passiche’ ou ‘Passiche’. Un Stouffs est déjà cité en 1707 comme acheteur du pré (‘pachis’)(1) du même nom. Cette famille possédait en plus du moulin de Genval, celui de Chapelle-Saint-Lambert (2).

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Les cartes de Ferraris de 1777 reprennent le sentier Passiche, passage vers le moulin de Genval, au bord de la Lasne.

1008. Sentier Passiche © Hommes et Patrimoine (14)

1992/1995 | Sentier Passiche au Bourgeois © Hommes et Patrimoine

Quelle serait l’origine du mot ‘passiche’ ? On le retrouve dans le picard athois, ainsi que le prouve la traduction faite par Pierre Huvelle de la fable ‘Le Laboureur et ses enfants’ de Jean de la Fontaine : Armouveuz bieu vo camp dis qu’on âra fét l’out, – Foûyeuz, fouchneuz, fosseuz, èt n’lèyeuz gneu ène friche, – A.u l’min n’passiche èt rpassiche (en français : Remuez bien votre champ dès qu’on aura fait la moisson, – Fouissez, fouillez, bêchez, et ne laissez pas une friche, – où la main ne passe et repasse).

Sentier Passiche Bourgeois 5.2015 © Monique D'haeyere

mai 2015 © Monique D’haeyere


→ ARBORESCENCE | Verger du Sentier Passiche
→  OBJECTIF RIXENSART | Sentier Passiche


(1) Pachi, pachis, pachy : pré entouré de haies vives ou verger (wall. pachi, prov. Lux. päschwis, anc. wall. paissais) (3)
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) JESPERS Jean-Jacques, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, mai 2005, p. 464)

Avenue Georges Marchal, premiers changements urbanistiques

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1973/1978 | Vue panoramique sur la nouvelle avenue Georges Marchal, coll. J. Pigeon

Prise depuis un des blocs d’appartements sociaux ‘Clair Logis’ (aujourd’hui Notre Maison), cette photo montre, à gauche, l’Etablissement horticole J. Sevrin-Gilbert, situé à l’angle de la rue Boisacq et de l’avenue Georges Marchal à Rixensart, et à droite, l’ancien tracé du tram vicinal reliant Braine-l’Alleud et Wavre.

Georges Marchal était un conseiller communal socialiste très écouté et bien connu des Rixensartois. Son nom fut donné à cette partie de l’ancienne voie du tram, après la suppression de la ligne vicinale.

A l’emplacement de l’immeuble portant le n°1 de l’avenue Georges Marchal, se situait la maison de Monsieur Drossart. Des immeubles à appartements y ont été érigés, les deux premiers en 1973 et le dernier en 1978. Des marnières (1) furent exploitées jadis sur ce site. Elles étaient nombreuses dans la région. Elles se présentaient sous la forme de puits, de plusieurs mètres de profondeur. Ces marnières s’évasaient dans le bas et peuvent encore, de nos jours, présenter des dangers d’effondrement (2).

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avril 1989 | Avenue Georges Marchal, sur le tracé du tram vicinal reliant Braine-l’Alleud et Wavre © Jean-Claude Renier

La présence d’une grue annonce les premiers changements urbanistiques dans le centre du village.

avril 1989 © Jean-Claude Renier ↔ avril 2014 © Monique D’haeyere

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avril 2014 © Monique D’haeyere

A l’angle de l’actuelle rue Robert Boisacq et de l’avenue Georges Marchal, la Pépinière Sevrin a fait place à la Place du Millénaire.


(1) Ces marnières sont aussi appelées ‘trous à marne’ ou ‘puits à marne’ (…). La « marne » était employée localement pour l’amendement des terres de culture (le marnage annuel des terres était en général imposé dans le bail à ferme). Les grès étaient exploités pour la construction (habitations, fermes, remparts) ou pour la fabrication de pavés (…). Qu’il s’agisse de marne ou de grès, on exploitait au départ de puits, profonds de quelques mètres à 25 m, d’où partaient des galeries divagantes ou rayonnantes (…). Etant donné la nature meuble des matériaux, les infiltrations brutales ou récurrentes d’eau sont de nature à augmenter considérablement les risques d’affaissement. Des excavations apparaissent souvent après de fortes pluies (on peut craindre que certains affaissements de voirie, attribué à des fuites d’eau ou d’égout, puissent en fait trouver leur origine dans un affaissement de carrières ou avoir été aggravé par affouillement de ces anciennes exploitations) (cf DGO Agriculture, Ressources naturelles et Environnement, Service Géologique de Wallonie)
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) Au début des années 1960, les autorités communales se rendent compte qu’il existe un nombre considérable de logements insalubres sur le territoire rixensartois. Pour tenter de mettre fin à ce triste constat et pour cesser la crise du logement populaire, la Commune de Rixensart décide en 1964 de participer à la création d’une société d’habitations sociales implantée sur son territoire qui pourrait venir en aide aux familles nombreuses et nécessiteuses. Ce projet se concrétise en 1966 avec l’agrément délivré par la Société Nationale du Logement à la société « Clair Logis » fraîchement créée. Cette société de logement de service public a ainsi œuvré pendant quasi vingt-cinq ans avant de fusionner en 1990 avec une nouvelle société d’habitations sociales : la SCRL « Notre Maison » au sein de laquelle la Commune avait acheté des parts dans le capital de la société. Le Gouvernement wallon a ensuite opéré en 2001 une restructuration du secteur des Sociétés de Logement de Service Public. Un des buts était que toutes les communes wallonnes soient desservies par une société d’habitations sociales. Ce fut la SCRL Notre Maison qui fut désignée par le Gouvernement wallon (sur proposition de la Société wallonne du Logement) pour couvrir le territoire de la Commune de Rixensart (et donc de ses trois villages : Genval, Rixensart et Rosières). En 2017, la Commune de Rixensart détient 60 parts sur 2965 parts du capital social de la SCRL Notre Maison et depuis peu, le CPAS peut également y souscrire un maximum de 5 parts ; ce qu’a fait le CPAS de Rixensart (4).
(4) Commune de Rixensart, Logements publics : Affiliation de la Commune de Rixensart à la SCRL Notre Maison, in http://www.rixensart.be

Sur les traces de l’enseignement au Bourgeois

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1906 | La Place et, à droite, l’école de Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

Sur la place de Bourgeois, l’école dite des filles pendant très longtemps, fut fondée en 1879, à l’initiative du comte Xavier de Merode (1).

En 1879, la loi Van Humbeek, d’inspiration libérale, institue l’école primaire publique, neutre et laïque, placée sous son contrôle. La très catholique commune de Rixensart se prépare à résister de toute son énergie (2).

En 1881, le Ministère de l’Instruction Publique propose la création d’une école communale mixte au Bourgeois. La polémique est engagée. Tergiversations, atermoiements et autres manoeuvres (…) se succèdent pour rejeter continuellement les mesures décrétées par l’autorité supérieure. Cela durera trois ans et n’attestera ni la bonne foi ni le respect de la chose publique des dirigeants communaux (3).

La commune argue de la cherté du projet et de la pauvreté de sa trésorerie (…) et craint que les hameaux du Glain et de Froidmont exigent aussi une école, à l’exemple du Bourgeois, ce qui s’avérerait encore plus coûteux et exorbitant. L’ultime argument, qui est opposé à l’autorité supérieure, est la possibilité de créer une voie de communication entre le Bourgeois et Rixensart. On refuse l’école et on la remplace par une rue, telle est la proposition. Ce chemin permettrait aux enfants du Bourgeois de se rendre sans difficulté à l’école du ‘Centre’ c’est-à-dire, Place communale ou de la Vielle Taille actuelle. Enfin, la commune baisse sa garde en 1883, mais l’idée de ce qui deviendra l’avenue de Merode a germé de la résistance des conseillers communaux aux exigences légitimes de l’Etat (4).

Le 17 septembre 1890, le Conseil communal retire l’adoption de l’école mixte de Bourgeois et la déclare école communale … vu l’importance de la population du hameau de Bourgeois s’élevant à environ 800 habitants, ainsi que la distance d’environ 30 minutes en moyenne que ceux-ci ont à parcourir pour se rendre à l’école communale (5).

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vers 1890 | Famille Taburiaux de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Edouard Taburiaux était instituteur, Joséphine Desteinbachberick, institutrice, tous deux à l’école publique de Bourgeois vers les années 1890, raconte leur petite-fille Elisabeth Taburiaux (et fille de Joseph). Sur la photo de famille, on retrouve leurs quatre enfants, (de gauche à droite) : Adélie (la plus jeune), Gaston, Marie (la plus âgée) et René. Né neuf ans après Adélie, Joseph ne figure pas sur la photo. 

Le 24 décembre 1896, l’Ecole communale mixte du hameau de Bourgeois est convertie en une école de garçons avec instituteur et en une école de filles avec institutrice (6).

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M. Vandercamme, instituteur en chef à l’Ecole de Bourgeois, coll. Paul Gilson

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1912 | Classe de M. Boulet de l’Ecole communale de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Sur cette photo, Joseph Taburiaux se trouve au 2e rang à droite.

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1914/1921 | Un coin de Bourgeois et la ligne vicinale reliant Waterloo à Wavre
(ligne qui sera électrifié après 1932), coll. Jean-Claude Renier

L’école de la place Cardinal Mercier devenait trop exiguë pour la population écolière. Une école communale fut construite rue Lambermont. Elle ne comprenait que deux classes, un préau et, bien sûr, comme le voulait l’époque, une maison pour le maître, chef d’école (7).

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Vue sur l’arrière de l’Ecole communale des garçons de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

L’école destinée aux garçons et fut achevée en 1914. Ses premiers occupants ne furent pas les gamins du village mais les Allemands qui s’y arrêtèrent dans leur marche vers l’Yser. L’école fut agrandie en trois phases 1975, 1979, 1983 (8).

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1922 | coll. Francis Broche

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1923 | coll. Francis Broche & Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Francis Broche

Sur la photo datant de 1923, on aperçoit de part et d’autre de l’école, deux maisons en construction. Sur l’avant-plan la ligne vicinale qui reliait Waterloo à Wavre (WaWa), au centre l’Ecole communale de Bourgeois (rue Lambermont n° 12) et au loin le clocher de l’église Saint François-Xavier.

Ecole communale des garçons, coté rue Lambermont
Dessin coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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1940/1950 | Ecole Communale des filles de Bourgeois, Place Cardinal Mercier
coll. Jean-Claude Mercier

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1959 | Dessin coll. Jean-Claude Renier
vers 1997 © Josette Verbois-Thonnard
2013 © Cedric Muscat


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) CLEP, Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire de Rixensart 1938-1988, 1988, p. 33.
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) située sur l’actuelle place de la Vieille Taille
(6) STORMACQ Hubert, Regards sur le passé de Rixensart-Bourgeois, juin 1960
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(8) Ibid.

Château de Rixensart, pinxit

Château de Rixensart J B Jobart pinxit coll Vivien de Walque

XIXe siècle | Château de Rixensart
J.B. Jobard pinxit, coll. Vivien de Walque

Ce château est ‘l’un des plus beaux monuments du Brabant wallon. Il exprime, par sa typologie, la conception architecturale du XVIIe siècle, et par l’utilisation des matériaux (la brique et la pierre) et les formes qui en dérivent, le style brabançon.

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XIXe siècle | Lithographie du château de Rixensart
J.B. Jobard pinxit, coll. Jacques Jans

Grâce aux princes de Merode, qui le possèdent depuis 1715, ce château nous est parvenu dans un état de conservation satisfaisant. Au fil du temps, il a connu des restaurations et des transformations dont l’ampleur, fort limitée, n’a pas modifié, du moins à l’extérieur, son caractère majestueux (2).

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fin XIXe, début XXe | Dessin du Château de Rixensart
Joseph Lefèvre pinxit, coll. Universiteitsbibliotheek Gent

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1931 | Dessin du Château de Rixensart
E. ou F. Bourguignon pinxit, coll. Universiteitsbibliotheek Gent (2)

Château de Rixensart dessin Narcisse Poplemont © SI Rixensart

1984 | Dessin à la plume du la façade orientale du Château de Rixensart
Narcisse Poplemont pinxit (3), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

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1984 | Dessin à la plume du Château de Rixensart
Narcisse Poplemont pinxit (3), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

Château de Rixensart 1986 Narcesse Poplemont c Anne-Marie Delvaux

1986 | Dessin à la plume de l’entrée principale du Château de Rixensart
Narcisse Poplemont pinxit (3), coll. Anne-Marie Delvaux 

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Aquarelle ‘Château de Rixensart’
Guy-R Bertrand pinxit, coll. Anne-Marie Delvaux

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1977 | Aquarelle ‘Drève du château de Rixensart’
Guy-R Bertrand pinxit, coll. Jean-Claude Renier

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1991 | Aquarelle, Guy-R Bertrand pinxit, coll. Jean-Claude Renier

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Château de Rixensart, Rachel Diepart pinxit (4)

Cette oeuvre est de l’artiste rixensartoise Rachel Diepart (3), née à Longlier-Neufchateau en 1958. Régente en Arts Plastiques, elle étudia la peinture à Paris et devint restauratrice de tableaux. Elle fréquente les ateliers de dessin de la Cambre, de peinture aux académies d’Etterbeek et d’Anderlecht, de gravure à l’académie de Boitsfort et de sculpture à l’Ecole des Arts d’Ixelles. Elle participa aussi à des stages d’aquarelle à Ostende. Parmi ses nombreuses expositions, elle fera plusieurs passages à La Pommerage  à Genval.

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Château de Rixensart, Rachel Diepart pinxit (4) 

Château de Rixensart Châteaux de Belgique coll. Delhaize

Château de Rixensart, aquarelle éditée par Delhaize


(1) ZECCHINON Alessandra, Le Château de Rixensart. Histoire et architecture, mémoire de licence, U.C.L. Louvain-la-Neuve, 1990
(2) Il pourrait s’agir de Fernand Bourguignon, artiste peintre demeurant 85 Route de Béthune à Lens (France), sociétaire des Salons de l’Ecole française et des Artistes français
(3) ancien secrétaire du Syndicat d’Initiative de Rixensart
(4) DIEPART Rachel, La Pommerage

Bruyère et sentier des Tombes

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Sentier des Tombes dans le Bois de Rixensart
janvier 2014 © Jean-Claude Renier

Rixensart, Genval et Rosières se trouvent dans une des plus riches régions de Belgique en tombes préhistoriques nommées tombelles ou tumuli (1). Celle-ci s’étend en deux axes, le premier allant d’Ottembourg à Court-St-Etienne et le second de Corroy-le-Grand à La Hulpe. C’est grâce à ces vestiges conservés dans notre sol que nous savons que depuis au moins 4 à 5.000 ans, nos landes, nos forêts, nos vallées et nos collines furent parcourues par ces hommes qui sont nos ancêtres (2).

De nombreux vestiges de la période de la pierre polie ont été retrouvés principalement à Genval (3). Au cours de la période de la pierre polie, les Celtes envahirent la Belgique. Ils soumirent les peuplades indigènes et leur imposèrent leur civilisation, leurs coutumes et leurs croyances. On sait que parmi eux on trouvait de nombreux guerriers portant de lourdes épées et poignards en bronze ou en fer. Après les combats, les guerriers morts étaient placés sur d’énormes tas de bois avec leurs armes et parfois leurs chevaux. On mettait ensuite le feu au bûcher et après que l’ensemble était calciné, on recouvrait le tout de sable et de terre. Ces monticules sont les tumuli. Ce peuple a été appelé par les protohistoriens le ‘Peuple brûleur de cadavres’ (2).

Près d’une trentaine de ces tombes étaient encore bien visibles à la fin du siècle dernier. On peut encore en reconnaître une quinzaine aujourd’hui.

Lors des fouilles effectuées à la fin du XIXe siècle, on y a découvert des débris de charbon de bois, des cendres, des restes calcinées d’os humains et des morceaux de bronze et de fer fondu.

Ces tombelles se trouvent le plus souvent sur les hauteurs bordant les cours d’eau et la Lasne en particulier. Ces collines étaient à la fois d’excellents points d’observation et des endroits particulièrement bien protégés des inondations habituelles des vallées à cette époque.

janvier 2014 | Bruyère des Tombes et Sentier des Tombes © Jean-Claude Renier

A environ 1100 m au nord-est du château de Rixensart existent trois tumuli qui ont donné leur nom à la Bruyère des Tombes et au Sentier des Tombes. Ces tumuli sont situés dans le bois de Rixensart au dessus du Fond de Thivaux : ils ont 2 m de haut sur 15 à 20 m de diamètre (…). Photographiée en 1959, la mieux conservée de ces trois tombelles était encore très visible alors que les deux autres étaient, plus au moins nivelées à la suite de la construction d’un fortin de la ligne KW avant 1939 et prenant en enfilade le Sentier des Tombes. Aujourd’hui, les arbres ayant grossi, si ce tumulus est toujours bien là, la plupart des promeneurs doivent le côtoyer sans s’apercevoir de sa présence. Quant aux deux autres, il faut vraiment s’enfoncer dans les taillis pour se rendre compte des dénivellations artificielles qui permettent de les repérer (2).


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Rixensart, Genval, Rosières … avant l’histoire (partie I)
→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Rixensart, Genval, Rosières … avant l’histoire (partie II)


(1) Ces tombes à incinération sous terre se trouvent le plus souvent dans le voisinage des routes romaines qui suivaient sans doute les sentiers des peuplades primitives (4)
(2) GILSON Paul (ancien directeur de l’Ecole du Centre), Les Tumuli de Rixensart, in Confrérie du Tire-bouchon, 1993
(3) A l’arrière de la gare de Genval, un immense talus recèle des tombelles du néolithique moyen (5). En construisant une gigantesque bâtisse au début du siècle passé sur un éperon de terre, aujourd’hui disparu, on y a retrouvé des centaines d’outils de cette période.
(4) SYNDICAT D’INITIATIVE DE RIXENSART, Rixensart et la vallée de la Lasne, 1973
(5) La station préhistorique de Maubroux se trouve à 80 m d’altitude, sur une terrasse de l’éperon s’élevant entre l’Argentine venant de l’ouest et la Lasne venant du sud-ouest ace au confluent de ces deux rivières, au lieu-dit ancien le ‘Pré aux Deux Eaux’, à l’altitude de 51 m (6)(7).
(6) GILSON Paul, Rixensart, Genval, Rosières … avant l’histoire, in Chroniques du Cercle d’Histoire de Rixensart n° 15 de juillet 1993
(7) Ibid.

Leur Abri, refuge pour enfants de soldats

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1912 | Un coin du Bosquet à Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

En plein coeur de Bourgeois, dans un vaste parc d’1 ha 22, s’érige un bâtiment d’une superficie de 170 m2 construit en 1905 par Lambert Wets, horloger à Schaerbeek (1).

Après son décès, en 1909, la propriété passe aux mains de Léon Wets, négociant à Saint-Josse-ten-Noode, et c’est sans doute de cette époque que date une carte postale montrant une villa entourée de serres et d’un verger (2).

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vers 1919 | Rue du Baillois (Belloy), direction Leur Abri, coll. Jean-Claude Renier

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Entrée piétonne, coll. Jean-Claude Renier

En 1919, le domaine est vendu à la société coopérative ‘Leur Abri’ (3) … et voici qu’apparaît un nom qui n’a plus changé depuis.

La grande villa offrait aux enfants des soldats de la Première guerre mondiale un séjour temporaire au grand air (4).

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1921/1926 | Leur Abri, coll. Anne-Marie Delvaux, Jean-Louis Lebrun et Francis Broche

A droite du bâtiment principal, la petite salle de récréation.

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1921 | La salle à manger de Leur Abri

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Au verso de cette carte postale, qui circula le 9 février 1921, nous apprenons : A la purification (5) nous sommes allées visiter les mutilés à Woluwé (6). Inspection des plus intéressantes mais bien triste ! Comment ne pas plaindre ces pauvres soldats privés de jambes et de bras ? On réussira à leur en mettre des artificiels … signée Joséphine Godard.


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté ….
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté ….
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) la Fête de la Présentation de Jésus au Temple est célébrée le 2 février et correspond à la Fête de la Purification de la Vierge Marie.
(6) Dans le parc de 17 hectares de la villa Parmentier, avenue de Tervuren à Woluwé-Saint-Pierre, fut installée fin 1919 un hôpital militaire « spécialement affecté aux invalides de la guerre, dont les lésions réclament encore des soins chirurgicaux, physiothérapiques ou un appareillage » (4). Déjà en 1914, la princesse Marie-Louise de Bauffremont-Courtenay, épouse du comte Jean de Merode, y avait fait édifier une école où nos premiers mutilés vécurent sous l’occupation. Elle se consacra avec dévouement à cette oeuvre ‘Aide et Apprentissage aux Invalides de la guerre’. « Dans cet asile les premières victimes de la guerre y trouvèrent non seulement le gîte et la pension, mais encore des ateliers bien outillés qui leur ont permis de se livrer à une rééducation professionnelle » (7), « de la cordonnerie à l’horlogerie, de la mécanique au jardinage, sans oublier les cours généraux (…). A l’Armistice, devant l’ampleur de la tâche à accomplir, le gouvernement donne à l’action de la comtesse Jean de Merode une consécration officielle, lui conférant le titre d’Oeuvre nationale des Invalides de la Guerre (8).

(7) LAUSBERG Sylvie, La ‘maman’ des invalides de guerre, in Le Soir, 29 août 1998
(8) Dr. WILMAERS Léon, Hôpital Militaire de Bonsecours, directeur de l’Hôpital Militaire de Woluwé, décembre 1919

Leur Abri, en famille au grand air

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Entrée principale, coll. Jean-Louis Lebrun

Lorsque la société coopérative ‘La Maison du Peuple’ l’acheta, en 1928, il y avait encore deux dortoirs à l’étage. Ils furent sans doute remis en état et inaugurés sans tarder car, dans un ouvrage de 1929, V. Serwy nous parle de cette propriété située à Rixensart en vue de permettre à ses membres de prendre en famille quelques jours de vacances dans un milieu charmant, mais c’est avant tout aux enfants que ce home est destiné (1).

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vers 1930 | coll. Anne-Marie Delvaux

De 1928 à 1940 : Leur Abri fonctionne à plein rendement comme maison de vacances pour les coopérateurs de Bruxelles, sous la gérance attentive de Henri Van Beekhoven. Il fallait ajouter une aile au bâtiment central, et même deux bâtiments préfabriqués sur le terrain avoisinant. Le dimanche matin, le jeu de boules, dans la cour, connut un grand succès auprès des vacanciers, et des habitants du quartier (2).

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vers 1930 | En plein soleil, coll. Jean-Claude Renier

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1929/1938 | Leur Abri … intra muros (salle de repos, cantine, salle à manger, salle de douche, un dortoir) coll. Jean-Louis Lebrun

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1925/1935 | La plaine de jeux de Leur Abri, coll. Jean-Claude Renier

Au centre de la photo, on distingue la toiture de la plus ancienne habitation du Bourgeois, datant du XVIIIe siècle … aujourd’hui disparue → RÉTRO RIXENSART | Rue Lambermont 17, chaumière du XVIIIe.

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1931 | Le Home de Leur Abri, coll. Jean-Louis Lebrun

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‘Place de repos’ en plein air, coll. Jean-Claude Renier

C’était apparemment un home bien géré, voire même un hôtel pour les membres du parti qui pouvaient y séjourner pour un prix démocratique. Selon ceux qui l’ont fréquenté, c’était un endroit idéal pour passer d’agréables vacances. La cuisine y était abondante, variée et excellente. L’hôtel et ses dépendances pouvaient accueillir un très grand nombre de pensionnaires dans 60 à 70 chambres (3).

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Le Home coll. Francis Broche

Hélas, la guerre de 1940-1945 brisa la quiétude des lieux et les activités s’en trouvèrent fortement gênées (4). Pendant la guerre 1940-1945, Leur Abri fut occupé par les Allemands et, simultanément, abrita des résistants et réfractaires (5).

Toute cette quiétude va hélas changer avec la tourmente qui va secouer nos contrées et plonger ‘Leur Abri’ dans la seconde guerre mondiale. La déclaration de guerre amena la fermeture de l’établissement aux vacanciers et mai 40 y vit la présence de troupes anglaises. Elles y abandonnèrent une quantité importante d’obus qui furent enterrés, jusqu’en 1944, le long du mur mitoyen (6).

Après les Anglais en retraite, vinrent les Allemands en séjour et le drapeau à croix gammée flottait à côté du vieux noyer. Cela dura jusqu’au dimanche 3 septembre et l’arrivée de nouvelles troupes anglaises  (7).

Leur Abri 1953 coll. Jean-Louis Lebrun

coll. Jean-Louis Lebrun

A une certaine époque, la commune stockait sous les arcades le chlorure de calcium destiné au déneigement des routes (8).


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(2) DE TROYER François, D’un siècle à l’autre, in Les Feuillets Historiques n° 11
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(4) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté … .
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996)
(6) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(7) Ibid.
(8) dixit Michel Coenraets, ancien bourgmestre de Rixensart

Leur Abri, lieu de rencontres et d’activités

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vers 1955 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Remontons le temps … à Leur Abri ! Rétro Rixensart présente une rétrospective en trois temps de la villa Leur Abri, sise rue du Baillois à Bourgeois.

  • première partie (éditée le 15 avril 2019) : Leur Abri, lieu de rencontres et d’activités
  • deuxième partie (éditée le 16 avril 2019) : Leur Abri, en famille au grand air
  • troisième partie (éditée le 17 avril 2019) : Leur Abri, refuge pour enfants de soldats

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vers 1955 | Home ‘Leur Abri’, coll. Jean-Claude Renier

Après la Seconde Guerre mondiale, Leur Abri retrouva sa vocation première mais avec moins de succès, les vacanciers cherchant plus loin le dépaysement (1).

De 1945 à 1962 : de mars à septembre, le lieu fut un centre de vacances pour les coopérateurs et, en automne et en hiver, le point de départ pour de nombreuses activités initiées par le Cercle local d’éducation populaire (2).

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Entrée cochère de Leur Abri, coll. Jean-Claude Renier

En 1964, la commune de Rixensart acquit ‘Leur Abri’ et, après différents projets, en fit une maison de quartier (3). Ce n’est qu’en 1982, après quelques années de tergiversations que la maison de quartier fut inaugurée (4). ‘Leur Abri’ devint le lieu de rencontres et d’activités culturelles, de manifestations sportives, de plaine de jeux (5). Des salles de cours, de réunion et d’exposition, et des courts de tennis y sont proposés aux Rixensartois.

 

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mai 2008 | Leur Abri à 360° © Eric de Séjournet

Mis en place au début de l’année 1986 par Michel Coenraets, échevin de la Culture, le Cercle d’Histoire locale y occupa le local n° 6 au 2e étage. Quatre volontaires assurèrent le bon fonctionnement de ce Centre de travail et de documentation : Mmes Bouton et Claes, Mrs Poplemont et Foret (6). En novembre 1994, le Cercle quitta son local d’origine à Bourgeois pour déménager à Genval, au deuxième étage de la villa ‘Beau Site’ (14 avenue des Combattants) et y occuper des locaux plus importants (7).

3 Leur Abri 2.2012 © Eric de Séjournet-006

février 2012 | Locaux occupés par la Croix-Rouge de Rixensart, l’ONE, Le Petit Nid et Bébé Rencontre © Eric de Séjournet

Ce lieu est également marqué par la présence de la Croix-Rouge. En effet, la commune de Rixensart prêta en 1999 à la Croix-Rouge de Rixensart un vaste local afin de pouvoir y organiser le prêt de matériel sanitaire. En moyenne 28 personnes par mois firent appel à ce service, assuré bénévolement jusqu’en 2015 par Yvonne Weber, une habitante de la rue du Moulin (8).

 

mai 2013 | Le parc centenaire © Bernard Hirsoux + mai 2014 © Christian Petit

En 2009, une nouvelle plaine de jeux fut inaugurée dans « ce véritable havre de paix et de quiétude », souligna en juin 2009 Jean Vanderbecken, bourgmestre de Rixensart.

 

juillet 2014 et février 2016 © Monique D’haeyere

En juin 2011, la Commune de Rixensart annonça son projet de création à Leur Abri d’une crèche pouvant accueillir dix-huit bambins (9). La Croix-Rouge de Rixensart, l’ONE, la halte d’accueil ‘Le Petit Nid’ et ‘Bébé Rencontre’ devrons déménager. En mai 2015, le Collège confirma le projet : 28 lits supplémentaires devraient être créés dans un an et demi au plus tôt, puisque là, des bâtiments devraient être démolis et reconstruits. In fine, c’est en janvier 2018, que le projet vit le jour, Patricia Lebon, bourgmestre de Rixensart, y inaugurant ‘Le Berceau de Zaza’.

Quant au parc centenaire de Leur Abri, il regorge de trésors arborés. Quinze Arbres Remarquables y sont recensés : 11 Platanes, 3 Châtaigniers et 1 Chêne (10).


→ ARBORESCENCE | Leur Abri

→ OBJECTIF RIXENSART | Leur Abri


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(2) DE TROYER François, D’un siècle à l’autre, in Les Feuillets Historiques n° 11
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté ….
(6) FORET Jean-Mary, Cercle d’Histoire locale – Ouverture d’une permanence, in Rixensart Info 84 de décembre 1986, p. 19
(7) 
Rixensart – lnfo 158 de février 1996, p. 26
(8) de SÉJOURNET Eric, Remerciements à Yvonne Weber, in Croix-Rouge de Rixensart, 9 juin 2015
(9) ATTOUT Xavier, La commune va augmenter sa capacité d’accueil de 40 % : 51 places en plus en crèche, Le Soir du 24 juin 2011
(10) ARBORESCENCE, association citoyenne (www.arborescencerixensart.com)

 

Domaine de Froidmont et ses nouvelles avenues

258. Montage Vallée de Froidmont © Jean-Claude Renier

20 août 1974 | ‘Domaine de Froidmont’ © Jean-Claude Renier B

De deux photos (1), Jean-Claude Renier a fait un montage panoramique, permettant de visualiser à la fois le Monastère de l’Alliance (à gauche) et la Ferme de Froidmont (à droite). De gauche à droite, on observe encore qu’aucune construction ne longe l’avenue de l’Europe, que l’avenue du Touquet ne compte que quelques maisons éparses. A l’angle du chemin du Meunier et de l’avenue du Touquet, un panneau mentionne : ‘Domaine de Froidmont’.

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Vue sur le Domaine de Froidmont © Maurice Goethals

Au Sud de la Ferme de Froidmont, au croisement du chemin du Meunier et de l’avenue du Touquet, le lotissement ‘Domaine de Froidmont’ voit le jour. Les avenues du Touquet, de l’Europe, de Winterberg et du Québec sont créées.

Quartier avenues du Touquet et de l'Europe photographié depuis la Ferme de Froidmont avenues du Touquet et de l'Europe 1976 © Maurice Goethals

Vue sur le Domaine de Froidmont © Maurice Goethals


(1) photo ZEISS IKON à soufflet (Nettar) objectif 1:4,5 anastigmat (négatif au format 60 x 90)

Champ de Froidmont, luges et moissons

Vieux coin sous la neige Sentier du Meunier ca 1950 Collection Jean-Claude Renier

novembre 1925 (1) | Chemin du Meunier, coll. Jean-Claude Renier

Le creux du chemin du Meunier est marqué par un cabanon destiné au bétail. Devant l’abri, il y avait un abreuvoir, se souvient Jean-Claude Renier (2). A l’époque nous y faisons de la luge, d’autres du ski (3).  

Se basant sur les cartes de Ferraris de 1777 (4), Paul Buffin (5) définit le champ de Froidmont en deux parties, celle qui s’étendait du Bois du Héron, la Vieille Taille ou la Belle Taille, à l’ouest, au chemin de fer à l’est, et celle de l’avenue de l’Aurore au nord, à la rue des Bleuets, au sud. Il précise que le moulin de Genval (sur la Lasne) était plus proche de Froidmont que celui de Rosières.

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Au XVIIIe siècle, les habitants de Froidmont se rendaient au moulin de Genval par le sentier du Meunier, qui continuait via la rue de l’Augette jusqu’au Bourgeois et descendait au moulin (de Genval) par la rue du même nom.

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avant 1940 | coll. Roger Mélotte

Sur le charriot chargé de gerbes de blé, se trouvent Emile Mélotte et son fils Roger. A côté du chariot, Antoinette Marcq, mère de Roger, ainsi que Armand Hautfenne. A remarquer l’attelage : le chariot en bois avec ses roues à rayons, cerclées de fer et le frein à sabots. Mais aussi les rehausses et les rondins de bois pour augmenter le volume embarqué. On admire la belle allure des chevaux brabançons qui assuraient la traction du charroi, raconte Jean-Claude Renier.

On peut situer l’endroit, approximativement, au début de l’avenue Albertine. A cette époque, juste à l’endroit ou commence la déclivité où se trouve l’actuelle avenue Winston Churchill, il y avait une grande haie qui démarrait de la rue de Limal jusqu’à la ligne du chemin de fer.

Les prairies et les cultures de la ferme Mélotte se situaient sur les terrains qui se trouvaient entre la rue de Limal et la ligne du chemin de fer, depuis un abreuvoir pour les animaux situé à hauteur du n° 17 rue de Limal et allant jusqu’à la rue des Bleuets (ancien Chemin de Nivelles).

Richard Meert raconte que pendant le bombardement de juin 1944, la famille est allée se réfugier entre les talus du chemin du Meunier. Il a aussi aperçu le bombardier Lancaster, en feu, qui s’est écrasé à l’angle de l’avenue Léopold et de l’avenue Marie Monseu.

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début années ’50 | Champ de Froidmont © Josiane Meert

Superbe panorama de la ferme de Froidmont pris début des années ’50. Jean-Claude Renier décrit les lieux : La prairie que l’on voit en avant-plan avec son abri pour le bétail longe le chemin du Meunier jusqu’au début de l’avenue de l’Aurore. De nos jours, cette zone est entièrement urbanisée par l’avenue de l’Europe et l’avenue du Touquet. La maison de forme carrée dans le sentier du Meunier est celle des Leloup. A sa gauche, on aperçoit la serre de la ferme Mélotte. Contre le bord de l’image, deux maisons de la rue Alphonse Collin. Au milieu de l’image émerge, au-dessus de la ferme, l’hôtel Beau Site situé dans l’avenue Astrid.

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19 juillet 1955 | Chemin du Meunier et, dans la prairie, l’abri pour le bétail © Josiane Meert

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Photo 1 | vers 1958 | Sur le charriot, Urbain Meert. Avec une fourche en main, Charles, le valet de la ferme. Remarquez, la traction animale était encore bien utilisée dans les années 1950 © Josiane Meert

Photo 2 | après 1958 | Moisson dans les champs exploités par la ferme de Froidmont. Richard Meert est au volant d’un tracteur LANZ BULLDOG de 1958. Ce dernier tire une faucheuse batteuse tractée © Josiane Meert

Photo 3 | juillet 2014 | Avenue Boulogne-Billancourt © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | Champs


(1) Les 28 et 29 novembre 1925,  34 cm de neige furent relevés à Uccle (Météo Belgique)
(2) vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart
(3) Le 28 novembre 1973,  34 cm de neige furent relevés à Uccle (Météo Belgique)
(4) A la fin du XVIIIe siècle, le réseau de communication est constitué d’une juxtaposition de petits réseaux rayonnant autour des villes les plus importantes. De cette période, datent les cartes topographiques des Pays-Bas autrichiens dressées par le général de Ferraris (1777). Ces cartes reprennent notamment les tracés des anciens chemins empierrés ou pavés (6).
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(6) http://www.sentiers.be

L’Héritage, perdu

Avenue de Montalembert 5 à Rixensart (autorisation propriétaire Diane Limage-Heene) 4.2015 © Francis Broche 8

avril 2015 | L’Héritage © Francis Broche (1)

Sise avenue de Montalembert n° 5, au milieu d’un parc de 43,5 ares, L’Héritage était une villa de style Normand de 1920. En 1940, elle entra en possession de la famille Limage et fut mise en vente en avril 2015.

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avril 2015 | L’Héritage © Francis Broche (1)

Sur le plan urbanistique, cette propriété est située en sous-aire 1/42 de ‘parc résidentiel’ (2) au règlement communal d’urbanisme révisé.

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novembre 2018 © Annick Dedobbeleer & Monique D’haeyere
mars 2019 © Eric de Séjournet

Le 15 février 2017, un permis d’urbanisme (3) fut octroyé par la Commune de Rixensart pour y abattre une quarantaine d’arbres ainsi qu’élaguer six arbres (4). Quant à l’ancienne villa, elle fut démolie en mars 2019.


→ ARBORESCENCE | Érable palmé et Platane (Arbre Remarquable)


(1) photos prises en avril 2015, avec l’autorisation de la propriétaire
(2) tout comme le parc de Genval-les-Eaux
(3) COMMUNE DE RIXENSART, Registre des demandes de permis n° PU/2017/0013 MD/md
(4) cadastré 1ère division section C parcelles 506 – 507 – 508 – 509

Le Chalet, halte voyageurs et théologique

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1910/1919 | Café du Chalet, coll. Jean-Claude Renier

Situé en face de la gare de Rixensart et à hauteur de l’arrêt de la ligne vicinale Waterloo-Wavre, le Café du Chalet fut tenu par la famille Pierrard. Notez le numéro de téléphone du café du Chalet : le 32 !

 

ca 1910 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2014 © Monique D’haeyere

En 1913-1914, le fonctionnement du téléphone public (ndlr. géré par ‘The Antwerp Telephone and Electrical Works’) fut perturbé à Rixensart. Celui-ci fut transféré au café du Chalet et accessible de 7 h à 21 h (1).

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avant 1923 | Café du Chalet, coll. Jean-Claude Renier

Sur la façade du café apparaît ‘Restaurant’. Le numéro de téléphone ’32’ est précédé de ‘Genval’.

 

1932 | coll. Francis Broche

Le 2 octobre 1932, le premier tram électrique arriva à Rixensart. Le propriétaire du restaurant-café Le Chalet pouvait à nouveau, après 34 ans, pendre son linge dehors et faire nettoyer sa façade. Bien sûr, au début, les motrices utilisées n’étaient que des ‘Braine-le-Comte’ à 2 essieux tirant d’anciennes remorques-vapeur reconstruites et munies de freins, écrit Paul Stevens (2).

Dans son livre ‘Souvenirs de mes Cartes Postales’ (3), Robert Delbrassinne indique que Joseph Pierrard pose ‘en maître d’hôtel’ et qu’à hauteur de la porte d’entrée, il y a un ‘comique au chapeau en papier’. Il souligne également la présence d’un pèse-personne.

Quant au véhicule il est immatriculé en Belgique. Les chiffres rouges 170.161 sur fond blanc indiquent que cette automobile a été immatriculée après 1929 (4).

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coll. Francis Broche

Le Café restaurant du Chalet présente dorénavant une importante extension et une terrasse couverte. Son nouveau statut d’hôtel s’exhibe fièrement en façade.

 

coll. Francis Broche ↔ 2011 © Monique D’haeyere

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Croisement de deux trams devant Le Chalet à hauteur de la gare de Rixensart, coll. Monique D’haeyere

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avril 1998 © Francis Broche

Situé en face de la gare de Rixensart, ce bâtiment quasi centenaire abrite une taverne qui a su garder son nom d’origine : ‘Le Chalet’.

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11 janvier 2006 | Le Chalet, coll. Francis Broche

Quasi centenaire, Le Chalet fut ravagé le mercredi 11 janvier 2006 par un incendie ‘d’origine accidentelle’, précise La Dernière Heure du 13 janvier 2006. Le feu a pris dans la buanderie, à côté du séchoir et de la machine à laver.

Vingt mois plus tard, le Café théologique de Rixensart redémarre sur les chapeaux de roues le 11 septembre 2007 en retrouvant ses ‘locaux’ du Chalet, annonce La Libre Belgique le 4 septembre 2007. L’objectif de cette initiative protestante est de lancer un débat fructueux autour d’un invité sur un thème religieux mais pas exclusivement. Et cela avec des invités protestants mais aussi d’autres bords religieux. Comme le précise son responsable Philippe Romain « chacun est bienvenu et la diversité des horizons enrichit l’échange. Le café théologique, c’est autant un lieu de convivialité que de questionnement et de recherche de sens. La parole circule librement au départ des participants et entre eux tout en profitant des compétences et des expériences de l’invité ».

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avril 2010 © Monique D’haeyere

En 2015, Le Chalet fut mis en vente. Selon la tenancière, il y avait des amateurs pour la reprise de la taverne, mais personne ne se décida (5).


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) STEVENS Paul, Quand le tram vicinal passait à Rixensart, in Bulletin trimestriel du Cercle d’Histoire locale Genval–Rixensart-Rosières, n° 30, 2ème trimestre 1997
(3) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Plaque_d’immatriculation_belge
(5) Rixensart en images

 

Tram W, arrêt ‘Gare de Rixensart’

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Arrêt du tram à hauteur du Café du Chalet, près de la gare de Rixensart, coll Monique D’haeyere

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1962 | Rue de la Gare à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Cette photo de Robert Temmerman montre le croisement de deux trams devant le Café du Chalet près de la gare de Rixensart. A gauche, les voyageurs pour Wavre montent dans la motrice type S. Sur l’autre voie, une motrice ‘Braine-le-Comte’ en provenance de la sucrerie Naveau à Wavre est prête à transporter un wagon de pulpe et un fourgon en direction de Lasne. Cette pulpe était destinée à nourrir les bestiaux.

Derrière la voiture (2), on remarque la vitrine du magasin ‘Vins et liqueurs’ tenu par les époux Couvreur. On y vendait aussi du tabac et lorsque je rentrais dans ce magasin avec mes parents, je respirais une agréable odeur qui était un mélange d’alcool, de bois et de tabac, se souvient Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart.

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1963 | Arrêt du tram à hauteur de la gare de Rixensart, coll Francis Broche

Cette photo de l’arrivée du tram W devant la gare de Rixensart est extraite du film amateur réalisé par Alan Snowden (1) en 1963. Il retrace l’histoire du tramway de la ligne vicinale W au départ de Bruxelles passant par Waterloo ainsi que Braine-l’Alleud en direction de Wavre.

Découvrez ces images exceptionnelles, repérées par Francis Broche sur You Tube, du tram W traversant Bourgeois et Rixensart : chaussée de Lasne, parcours le long de la Voie du Tram, arrivée au Quai du Tram, passage devant l’hôtel du Centre, avenues de Merode et Marchal, passage au-dessus de la ligne du chemin de fer, arrivée à la gare de Rixensart, départ vers Wavre en longeant la ligne Bruxelles-Luxembourg.

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avril 2014 © Monique D’haeyere


(1) SNOWDEN Alan, Travels by tram through Belgium, 1963
(2) Taxi Mario

Chapelle Notre-Dame-des-Affligés, incendiée

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1978/1980 | Chapelle Notre-Dame-des-Affligés © André Delbar

Construite vers 1870 par le menuisier Alfred Garien, cette chapelle se trouvait attenante au mur de la ferme Debroux. En 1935, elle fut déplacée 4, rue Aviateur Huens, à Rixensart, à l’entrée du parking communal (ndlr. à hauteur de l’actuel Colruyt). En 1992 on y mit le feu et les murs intérieurs sont noircis. Cette chapelle porte bien son nom, coincée, hélas ! entre un poteau électrique en béton et un autre, de signalisation, en métal. Sous son air rustique, on devine que Monsieur Garien l’a voulue belle, avec son linteau en relief et la saillie des montants latéraux (1).


(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000