Le bassin de natation (Bourgeois)

Le bassin de natation (coll. Jacques Jans)

A l’initiative de Leur Abri, une piscine fut creusée dans une prairie du fond de la rue du Roi. Ce n’était qu’un bassin en béton de 80 mètres carrés, peu profond, sans douche ni cabine. Enfin, on y nageait mieux que dans la Lasne ou les étangs. La création de Renipont-Plage, en 1937, enleva tout intérêt au petit bassin (1). Quant à André de Walque, il qualifie ce ‘bassin de natation’ de modeste mare aux canards (2).

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1925/1936 | Sentier de la Bassette (coll. Jean-Claude Renier)

La rue du Baillois était naguère le chemin ou sentier de la Bassette (Bourgeois) (3). A gauche, le ‘bain’.

1930 | coll. Jean-Claude Renier <> juillet 2020 © Annick Dedobbeleer

→ RÉTRO RIXENSART | Sentier de la Bassette, en droite ligne au bassor


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart 1977

(3) POPP Philippe-Christian, Plan parcellaire de la commune de Rixensart

Rue des Bleuets, aux confins de Froidmont

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14 aout 1974 | Aux confins de Froidmont © Jean-Claude Renier

Le point de vue est superbe. En effet, nous sommes à l’altitude de 110m. J’ai pris ces deux photos avec le mémorable appareil ZEISS IKON 4.5 format 60×90 et agrandies dans mon petit labo photo. La première photo a été prise rue des Bleuets, vers Profondsart. Les champs étaient cultivés, commente Jean-Claude Renier. Ce sont des betteraves que l’on voit en avant-plan. Actuellement, le champ est clôturé pour le pâturage de bestiaux. Dans le fond du champ, à la lisière des bosquets, on aperçoit des petites bâtisses, chalets ou caravanes qui servaient aux vacanciers.

On devine le déblais et ses versants boisés de la ligne du chemin de fer Bruxelles – Ottignies. Les premières maisons de Profondsart apparaissent à l’horizon. Heureusement, jusqu’à ce jour, le paysage n’a pas trop changé, mais pour combien de temps !

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14 aout 1974 | Aux confins de Froidmont © Jean-Claude Renier

Cette photo est la transversale de la première, vers la rue des Bleuets. Il y a déjà plusieurs maisons construites. De ce côté du champ, on a semé du blé.

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avril 1978 | Rue des Bleuets à Rixensart © Jean-Claude Renier

A cette époque, explique Maxime Delpierre, le champ qui longeait la rue des Bleuets était la propriété de la famille Leclercq. A l’avant-plan, le tracteur Ford est conduit par quelqu’un de la ferme Dujardin (anciennement ferme de la Bourse). Par la suite, ce champ fut exploité par le fermier Vanneste dont la ferme se trouve à côté du pont du Pèlerin ».

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mai 2015 © Monique D’haeyere

> OBJECTIF RIXENSART | Rue des Bleuets
> OBJECTIF RIXENSART | Vallée de Herby

Château du Bois La Haut, berceau de la vaccinothérapie

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1905/1908 | Château Dubost (Dubosck) ou du Bois La Haut, coll. Jean-Claude Renier

Ce château fut bâti à la fin du XIXe siècle, à l’angle de la rue de l’Escalier (rue du Monastère) et du sentier de la chapelle Robert (l’avenue du Baron Dubost n’existait pas encore). Le baron du Bost (1), vice-président du Sénat (2) l’acheta aux de Merode.

Château Dubost, puis Château du Bois La Haut, coll. Jean-Claude Renier

Les Allemands occupèrent le château pendant la Seconde Guerre mondiale. Les champs à l’arrière du château servirent de terrain de parachutage d’armes pour la résistance. Lors de l’offensive du passage de Rhin (3) un planeur allié tomba dans le champ juste derrière le château. Vingt commandos britanniques en sortirent … surpris de constater qu’ils étaient en territoire libéré (4).

La société pharmaceutique RIT (5) acheta le château du Bost en 1956, avec 1,3 hectare de terrain. Elle le fit complètement transformer pour 12 millions de fr. en 1957 et l’occupa à partir de 1958 (6). De 1955 à 1963 il servit de laboratoire et le vaccin contre la poliomyélite y fut conçu. En 1963 eut lieu la vaccination de la population belge par le vaccin oral développé exclusivement par RIT (7).

Entrée du Château Dubost <> 2010 | rue du Monastère à Rixensart © Eric de Séjournet

Jean-Claude Renier se souvient : Dans les années 60, le soir, je pouvais voir les fenêtres du château Du Bost éclairées par de la lumière bleue. Cela donnait un atmosphère spécial, de mystère! En fait, il s’agissait de lumière ultra-violette pour assainir les locaux où l’on faisait des tests de vaccins sur des singes (8).

Le château fut démoli en 1967; un terrain de football (8) occupa l’emplacement de 1969 à 1996 (9).

Durant l’été 2020, les Rixensartois ont pris connaissance du dernier projet d’urbanisation de la S.A. Danneels. Sur un terrain d’environ 3ha 62a 58ca situé rue du Monastère et avenue Boulogne Billancourt, le promoteur vise à y créer 27 logements unifamiliaux, un immeuble de 5 appartements, 1 bâtiment ou espace collectif, l’aménagement des abords (placette, voiries, sentier privé … ) et la création de trois bassins de rétention d’eau. Cet espace compte 24 Arbres Remarquables … (10).


→ ARBORESCENCE| Rue du Monastère (Stade Hamendice), 6 + 18 Arbres Remarquables
→ ARBORESCENCE
Marronnier d’Inde, rue du Monastère
→ ARBORESCENCECèdre de l’Atlas, rue du Monastère


(1) Casimir, baron du Bost (1855-1945), docteur en droit, notaire (1888-1919), élu sénateur de l’arrondissement de Bruxelles (1908-1932), créé baron en 1933, fils de Casimir et de Barbe Demanet x 1885 Jeanne Eliat-Eliat (1866-1938), dont six enfants.
(2) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999
(3) L’Opération Varsity débute le matin du vendredi 24 mars 1945. Elle est la plus importante opération aéroportée des Forces alliées pendant la Seconde guerre mondiale, impliquant 16000 parachutistes et plusieurs milliers d’avions et planeurs. Objectif : aider les troupes terrestres à établir une tête de pont à Vessel, sur la rive droite du Rhin.
(4) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(5) R.I.T. = Recherche et Industries Thérapeutiques
(6) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, p. 66, 1996
(8) La société RIT, en pleine croissance, a fusionné avec la société Smith Kline en 1968 et en 1989 avec un des leaders pharmaceutiques : Beecham.
(8) Stade Hamendice (> TV COM | Rixensart perd son terrain de foot)
(9) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(10) ARBORESCENCE, association citoyenne, 20 août 2020

Rue des Cailloux, longue terre

Panorama Bourgeois 1930 Ed. Pâtisserie Lebleu Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

1930 | Vue sur la rue des Cailloux à partir de la Grande Bruyère
(Ed. Pâtisserie Lebleu Bourgeois)
coll. Jean-Louis Lebrun

La rue des Cailloux à Bourgeois (Rixensart) est nommée par Popp chemin du Caillou où seulement huit maisons sont construites vers 1850. En 1756 et 1787, le lieu est désigné comme terre aux cailloux, champ de cailloux ou longue terre. Cette rue en forte pente dans sa partie inférieure est tracée sur une crête caillouteuse qui sépare deux vallons très prononcés (1).

Panorama pris des bruyères Bourgeois c Anne-Marie Delvaux

coll. Anne-Marie Delvaux

Panorama Bourgeois B coll. Jean-Louis Lebrun

coll. Jean-Louis Lebrun

Preuve irréfutable de l’infinie poésie du lieu, toutes les cartes postales anciennes du Bourgeois ont le même caractère pittoresque et sont autant de tableaux (2).

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Rue des Cailloux à Bourgeois et le clocher de l’église Saint-François-Xavier.

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1904 | Villa Alice, sise rue des Cailloux
coll. Jean-Claude Renier

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1908 | Villa Alice
coll. Jean-Claude Renier

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2011 © Francis Broche

181002 Rue des Cailloux Bourgeois 1922 coll. Jean-Louis Lebrun

1922 | Rue des Cailloux
coll. Jean-Louis Lebrun

Rue des Bruyères à Bourgeois c Anne-Marie Delvaux

‘Rue des Bruyères’ (en fait, la rue des Cailloux) à Bourgeois-Rixensart
coll. Anne-Marie Delvaux

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janvier 2016 © Monique D’haeyere

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1924 | coll. Jean-Claude Renier

A l’horizon, on distingue la silhouette de l’église Saint-Sixte de Genval.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996, p. 107
(2) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972

Rue du Pont, puis rue Robert Boisacq

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avant 1940 | Rue du Pont à Rixensart, coll. Jean-Louis Lebrun

Après la Seconde Guerre mondiale, la rue du Pont fut rebaptisée ‘rue Robert Boisacq’, en hommage à Robert Boisacq (1904-1943), droguiste et résistant. Celui-ci fut arrêté par l’occupant, lors de la rafle du 18 décembre 1942 et fut fusillé le 6 janvier 1943. Les Allemands avaient trouvé, lors de leur perquisition, un fusil caché dans un puits de son jardin (1).

Rue du Pont <> Rue Robert Boisacq
avant 1940 | coll. Jean-Louis Lebrun <> 2011 © Monique D’haeyere

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années ’50 | Garage Pigeon, coll. J. Pigeon

Albert Pigeon fait la maintenance d’une VW ‘Coccinelle’, modèle antérieur à 1953 à deux vitres arrière. Remarquez les deux pompes ESSO : celle de gauche délivre de l’essence Esso Extra et celle de droite du Diesel. Entre celles-ci, la vitrine où l’on peut apercevoir des produits pour l’entretien des autos. Sur la porte du garage, une affiche publicitaire pour les pneus Michelin, commente Jean-Claude Renier. Le garage Pigeon se situait au n°3 de la rue Robert Boisacq à Rixensart, à hauteur de l’ancien magasin Colruyt. Louis Pigeon acheta le bâtiment vers 1930. Avant et pendant la guerre il tenait un garage dont une compagnie de Taxi-bus. Son fils Albert (1919-1995) reprit le garage. Il était concessionnaire des marques Opel, Chevrolet, DKW. Dès 1960, la marque Audi devint prioritaire. La démolition du garage date des années 1974/1976.

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après 1964 | coll. J. Pigeon

Afin de situer ce garage, sis rue Robert Boisacq, signalons que le tram vicinal reliant Waterloo à Wavre passait derrière le garage, entre la DKW et la Citroën DS. Les deux bâtiments que l’on aperçoit ont fait place pour des appartements et des magasins, ceux situés rue Boisacq. A droite du garage, l’abri bus indique que l’on est bien dans l’ère post-tramway. Les pavés en C1, mènent vers le café ‘Le Matchi’ et indiquent le début de la rue Alphonse Collin, précise Jean-Claude Renier. Sur le pignon du garage Pigeon, on voit la réclame pour la marque AUTO UNION AUDI (2) et au-dessus de la porte du garage, une enseigne Auto Union DKW. Le long du trottoir de l’avenue Boisacq, de gauche à droite, une voiture DKW Junior (modèle F11 ou F12 produites de 1963 à 1965), une Citroën DS et une Fiat 1500. Sur le parking on voit aussi une voiture Morris et une DKW (modèle F91 à 94, années de production 1953 à 1959). Sur le battant gauche de la porte d’entrée du garage, une affiche mentionne : « Ici, contrôle gratuit de vos pneus. Faites régler vos phares ».

Aujourd’hui, ce bâtiment n’existe plus et le terrain est occupé par une friterie.

Rue Robert Boisacq
1992/1995 © Hommes et Patrimoine <> 2014 © Monique D’haeyere


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) AUTO – UNION – DKW : La production industrielle des voitures automobiles de marque DKW a débuté en 1928 avec le modèle P15 à transmission sur les roues arrières. En ce temps-là, DKW était déjà un constructeur bien établi dans le domaine des motocyclettes. Le siège de l’usine se trouve alors à Zschopau, en ex. RDA. Dès l’après-guerre, cette usine passa dans le giron du constructeur nationalisé IFA, qui y produisit les motos MZ (Motorradwerk Zschopau) jusqu’à récemment. De l’origine à 1932, DKW était une marque autonome dont le fondateur, J.S. Rasmussen, est d’origine danoise. C’est en effet lors de la crise industrielle du début des années ’30 que quatre constructeurs allemands virent leur salut dans une association qui prit le nom d’AUTO-UNION. Nous parlons ici de Audi, DKW, Horch et Wanderer, unis dès lors sous le sigle des quatre anneaux. La légende dit que ce logo fut inspiré des anneaux olympiques, dont les JO se déroulaient justement en l’an 1932. Après la guerre, seule la marque DKW fut en mesure de relancer une production industrielle, grâce à ses modèles autos et motos économiques et de prix avantageux. Les alliés Horch, Audi et Wanderer qui avaient misé sur le moyen et haut de gamme avec des moteurs de 4 à 12 cylindres, furent évincés du marché qui se remettait alors des lourdes pertes de 39-45. Ce n’est qu’en 1966, avec le montage d’un moteur à quatre temps d’origine Mercedes sur la DKW F102, que cette dernière reprit le nom d’AUDI, marque que nous connaissons aujourd’hui. (cfr DKW)

Rue de l’Augette, de Froidmont au Bourgeois

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coll. Marc Collin

Depuis plusieurs siècles, la rue de l’Augette, – ici encore pavée, relie Froidmont au Bourgeois. Elle a gardé son tracé ancien, sinueux, étroit, encaissé par endroits.

Selon Paul Buffin, une logette serait un chemin creux dont les arbres des talus se rejoignaient en formant une voûte de feuillage. Cette définition correspond bien à la rue étroite et sinueuse.

La rue de l’Augette fut dénommée « chemin de Brame en 1651, Hauzette en 1732, tienne Guéraude et Huigette en 1756, l’Hauzette en 1780, Lauzette en 1784, puis Lozette, Laugette, Logette, chemin de Renipont et, d’après Popp, chemin de Bourgeois (1).

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Carte Popp (1842-1879)

RÉTRO RIXENSART | Rue de l’Augette, l’élégante
RÉTRO RIXENSART | Rue de l’Augette, la fervente
OBJECTIF RIXENSART | Rue de l’Augette
ARBORESCENCE | Chêne, rue de l’Augette


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Rue de l’Augette, l’élégante

VILLA SAINTE-ANNE

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1905/1914 | Villa Sainte-Anne, rue de l’Augette 1 à Froidmont (Rixensart)
coll. Jean-Claude Renier

Dans un grand jardin arboré, cette villa éclectique du début du XXe siècle présente de hauts volumes en brique rouge rayée de bandeaux de brique blanche émaillée. Le haut des murs se termine par une partie enduite et ornée de faux colombages. Un large auvent agrémenté d’une loggia vitrée surmonte l’entrée. Les fenêtres légèrement cintrées sont ornées de brique émaillée et de calcaire. Dans le jardin, un bâtiment annexe plus bas présente le même style (2).

Elle fut construite en 1905 par l’architecte F. Symons, comme en atteste le sgraffite en façade.

Cette belle villa fut en 1996 la demeure de Jaco Van Dormael, auteur du film « Le huitième jour » , explique Jean-Claude Renier.

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8-9 août 1914 | Au verso de cette carte postale adressée à Madame Edouard Vanden Bogaerde (rue Neufchâtel 43 à Bruxelles Saint-Gilles), on lit : Chère Amie, Avec vous de cœur en ce triste anniversaire. Mille bonnes amitiés pour vous et affectueux souvenirs à tous. Nos voeux accompagnent notre brave capitaine. Où est-il ?, signée Léon et Léonie Michiels, Rixensart.

A cette carte, il fut ajouté : Léon est commandant de la garde civique, inutile de dire qu’il fait bravement son devoir. Que Dieu vous garde tous pour des temps meilleurs.


VILLA LE VERGER

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1914 | Rue de l’Augette, à proximité du Sentier du Chemin du Meunier à Froidmont
coll. Francis Broche

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vers 1930 | Éd. J. Pierrard, Rixensart, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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coll. Cercle d’Histoire de Rixensart


VILLA DES ROSSIGNOLS

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Villa des Rossignols, rue de l’Augette à Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

1914 | Villa Rossignol, coll. Jean-Claude Renier
1914 | Villa Les Rossignols, coll. Francis Broche


RUE DE L’AUGETTE 44

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1953 | coll. Henri Marits

Villa sise à hauteur du n° 44 de la rue de l’Augette à Rixensart.

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2016 © Monique D’haeyere


RUE DE L’AUGETTE 44 ET SUIVANTE

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coll. Jean-Claude Renier

Rue de l'Augette 2019 © Google Streetview

2019 | Rue de l’Augette © Google Streetview


RUE DE L’AUGETTE VUE DEPUIS LA FERME DE FROIDMONT

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coll. Josiane Meert

Vue sur quelques maisons de la rue de l’Augette depuis la ferme de Froidmont.


SHOOTING BOX

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1908 | Shooting Box (1), au croisement des rues Albert 1er (2) et de l’Augette
coll. Jean-Claude Renier

521C. Rue de l'Augette 2011 © Francis Broche

Rue de l’Augette n° 63 à Rixensart
mai 2015 © Monique D’haeyere


(1) maison de campagne qui fournit un hébergement pour une partie de chasse pendant la saison de chasse
(2) actuellement la rue du Monastère

Rue de l’Augette, la fervente

CHAPELLE SAINTE-ANNE


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1978/1980 | Chapelle Sainte-Anne © André Delbar

Cette chapelle, vraisemblablement la plus ancienne du village de Rixensart, s’abrite au flanc du talus qui marque l’angle de la rue de l’Augette avec la rue Alphonse Collin. C’est en face d’elle que se serait située la première cense de Froidmont (1). 

En 1980, lors des travaux d’égouttage de la rue Alphonse Collin, la chapelle fut sérieusement endommagée par la manœuvre d’engins lourds, mais restaurée en 1988.

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1991 © Francis Broche

Cette photo argentique date de juillet 1991, soit un an ou deux avant la vente de ce terrain et la construction de la maison actuelle, explique Francis Broche. Sur ce terrain on installait un ponton, terme utilisé par Madeleine, mon ancienne voisine de rue de Limal. Ce ponton ou guinguette permettait aux habitants du vieux quartier de Froidmont de faire la fête et de danser, probablement dans les années 1920/1930.

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coll. Francis Broche

Aquarelle de la chapelle Sainte-Anne réalisée par l’artiste rixensartoise Colette Carpentiez (2).

1996 © Michel Nauwelaers
1998 | Rénovation de la chapelle Sainte-Anne © Syndicat d’Initiative de Rixensart

novembre 2013 + octobre 2014 © Monique D’haeyere

Le 19 décembre 2010, la chapelle fut vandalisée et la statue dérobée, précise Monique D’haeyere.


LA MÉLANE, DÉROBÉE, RETROUVÉE, RESTITUÉE

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1978/1980 | Chapelle de La Mélane, rue de l’Augette 47 à Rixensart © André Delbar

Cette chapelle pédiculée en briques blanches date de 1964. La chapelle privée se trouve dans le mur de la propriété ‘La Mélane’. Une grande boîte aux lettres est aménagée sous la niche (3).

27 juillet 2008 | Chapelle de La Mélane © Francis Dominé
novembre 2016 © Monique D’haeyere

Une porte grillagée et vitrée protégeait une statue de la Vierge assise, soutenant l’Enfant Jésus debout. La statue fut sculptée par M. Harry Elström, qui fut enseignant à Saint-Luc à Bruxelles (†1985). Le 15 août 2010, un écriteau ‘Honte au voleur’ rappela aux passants que la statue fut dérobée …

Quelques mois plus tard, le mardi 14 juin 2011, Jean-Luc Fontaine, un topographe liégeois de Tuc Rail (4) fit une découverte étonnante sur le chantier du RER à Rixensart. Empruntant le sentier le long de la voie du chemin de fer menant au pont du Pèlerin, il retrouva la statue de la Vierge-à-l’Enfant dans un buisson. Comme elle est signée, Jean-Luc Fontaine fit des recherches sur Internet et … prit connaissance via RÉTRO RIXENSART de la disparition de la statue. Grâce à lui, les propriétaires de ‘La Mélane’ ont retrouvé le 18 juin 2011 leur Vierge-à-l’Enfant, un cadeau de mariage.

Je me réjouis de ce que cette œuvre a été retrouvée et restituée. Encore une fois, si chacun de nous observe et est attentif dans son quartier, nous pouvons nous rendre très utiles et participer ainsi au bien-être de son voisin, écrivit Francis Dominé en juin 2011.


CHAPELLE DE LA SHOOTING BOX

521. Chapelle Notre-Dame-de-la-Vierge-à-l'Enfant 1978-1980 © André Delbar

1978-1980 © André Delbar

Chapelle Notre-Dame-de-la-Vierge-à-l’Enfant au croisement des rues du Monastère et de l’Augette.

26B. Shooting box Rue de l'Augette 2009 © Eric de Séjournet

décembre 2009 © Eric de Séjournet


(1) Cercle d’Histoire de Rixensart
(2) CARPENTIEZ Colette, Balade Aquarellée dans Rixensart (1ère édition)
(3) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(4) Tuc Rail : bureau d’études en charge du chantier RER

Froidmont vu de la rue de l’Augette

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avant 1970 © Marc Collin

Cette vue panoramique sur le quartier de Froidmont est prise depuis la rue de l’Augette à Rixensart. André Collin y avait un atelier de fabrication de transformateurs 110 Volt / 220 Volt. L’atelier fut en activité de 1950 à 1980. On aperçoit le toit de cet atelier dans le coin inférieur droit ainsi que deux petites cheminées, explique Francis Broche.

La tension du réseau venait de passer de 110 v à 220 v et les anciens appareils électriques fonctionnant en 110 v ne pouvaient pas être branchés sur du courant en 220 v. Ces transformateurs permirent donc de prolonger la vie des premiers frigos et autres fers à repasser électriques …

A cette époque la ferme de Froidmont était toujours en exploitation, on aperçoit dans le coin inférieur droit la prairie où paissaient généralement les moutons.

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Château d’eau, rue du Plagniau

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1908 | coll. Jean-Louis Lebrun

En 1901, il fut décidé d’ériger un château d’eau à l’angle des rues de l’Institut et du Plagniau (1), au-dessus du talus à 96 mètres d’altitude. Construit en briques soutenues par des piliers de béton, il était coiffé d’une grande cuve, également en béton. La distribution publique d’eau était inaugurée. Au Bourgeois, un réservoir en maçonnerie entouré de remblai de terre gazonnée servait de relais. Il était situé à la cote 114 (2).

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1910 | coll. Jean-Claude Renier

Entré en fonction en 1905, ce château d’eau remplaça les anciennes pompes et alimenta les bornes fontaines pour les habitations non raccordées au réseau (3).

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coll. Jean-Claude Renier

En mai 1940, les installations de pompage ont été fortement endommagées au cours des combats, obligeant les habitants de se ravitailler pendant plusieurs semaines aux sources (à l’arrière du château ou aux étangs Gillet dans le Parc communal) (5).


(1) avant 1955, la rue du Plagniau était dénommée rue du Château d’Eau
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(4) avant 1955, la rue du Plagniau était dénommée rue du Château d’Eau
(5) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007

Drève du Château … jusqu’à la gare

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après 1930 | Drève du château à Rixensart, et …
perspective du château des Princes de Merode

L’ancienne drève du Château ou drève des Marronniers relia le château de Rixensart à la gare. Elle devint (en partie) l’avenue Jean Herman (1), résistant de la guerre 1940-1945, décédé à Lingen (Allemagne) suite à sa déportation. Une barrière de fer ouvragée fermait la drève, en face de la gare, pour marquer son caractère privé. Une petite porte en permettait cependant l’accès aux piétons. En 1933, lors du lotissement, cette barrière fut déplacée à l’entrée de la drève du Château actuelle (2). Elle fut définitivement supprimée en 1940 (?), date à laquelle le prince de Merode céda l’avenue à la commune (3)(4)(5).

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Drève du Château et entrée principale du Château de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

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Drève du Château à Rixensart
1986 © Hommes et Patrimoine
1991 © Jean-Claude Renier
2016 © Monique D’haeyere

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avant 1945 | Partie de la Drève du Château qui,
après la Seconde Guerre Mondiale, devint l’avenue Jean Herman
coll. Jean-Louis Lebrun

→ OBJECTIF RIXENSART | Drève du Château


(1) Sur le plan des rues de la commune, l’avenue Jean Hermant est orthographié avec un ‘t’ alors que sur le Monument aux Morts dans le cimetière de Rixensart (rue de l’Institut) dédié aux fusillés et résistants rixensartois son nom est orthographié Jean Herman (sans t donc).
(2) De cette barrière subsiste encore une moitié de pilier (voir photos ↓)
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(4) Selon Léon Levy, la grille de la Drève du Château n’a pas été supprimée en 1940 mais dans les années 50.
(5) Selon Freddy Smit, la barrière métallique ne fut pas supprimée en 1940. La famille Smit est venue habiter à côté de celle-ci en 1953 et la barrière y était toujours. On jouait au foot ou au tennis sur cette petite place. On ouvrait les 2 grandes portes pour laisser passer les voitures de temps à autre. La barrière a été enlevée totalement vers 1960.

Jean Vanden Eeckhoudt (1875-1946), artiste peintre rixensartois

Jean Vanden Eeckhoudt et sa femme

1946 | Portrait du peintre Jean Vanden Eeckhoudt et de sa femme Jeanne
Huile sur toile – Don de Mme Jean Vanden Eeckhoudt et de ses enfants (Bourgeois-Rixensart, 1947)

Paul Delvaux, Jean-Marie Bertrand, Pierre Paulus, Jack Jefferys, Jean-Jacques Dopagne, Paul Smars, Henriette et Alice Ronner. Rixensart, n’aurait-il pas été un petit Laethem-Saint-Martin, sans le savoir, si aux peintres déjà cités on ajoute Jean Milo, James Thiriar et Jean Vanden Eeckhoudt ? (1)

Jean Vanden Eeckhoudt résida depuis la fin des années trente au n° 35 de la rue Haute à Bourgeois (2).

Jean Vanden Eeckhoudt rue Haute n° 35 4.2020 © Phil Edengarden 0

2020 | Rue Haute 35 à Bourgeois-Rixensart © Phil Edengarden

Né à Bruxelles dans une famille d’artistes, Jean Vanden Eeckhoudt y fait ses études sous la direction de son oncle Isidore Verheyden et du peintre français Blanc-Garin. D’abord néo-impressionniste, ‘Vanden’, comme l’appelaient ses amis, se lie d’une étroite amitié avec Théo Van Rysselberghe, un des principaux représentants du pointillisme en Belgique. En découvrant la lumière dans le Midi de la France, l’artiste use de couleurs vives et contrastées, il simplifie les formes et se rapproche de l’école fauve. Il se rapproche d’Henri Matisse, de Simon Bussy et d’André Gide. À partir de 1915 et ce pendant plus de vingt années, Jean ‘Vanden’ travaille dans le Midi (3)(4). 

Alors qu’il peint le portrait de Catherine Gide (1935), ‘Vanden’ atteint de cataracte, perd complètement la vue d’un œil. L’autre œil est menacé. Il rentre définitivement en Belgique en 1937 afin de permettre à son épouse Jeanne, malade, d’être mieux soignée. Il se fixe à Bourgeois-Rixensart. C’est aussi l’occasion pour lui de retrouver tous ses anciens amis. Il se tourne vers le portrait, explorant la nature humaine et exprimant la vie profonde du personnage (5).

Jean Vanden Eeckhoudt cimetière de Bourgeois 4.2020 © Phil Edengarden 0 

2020 © Phil Edengarden

Jean Vanden Eeckhoudt décède en septembre 1946 et est inhumé au cimetière de Bourgeois.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) Wikipedia
(4) Le Soir du 24 avril 2008
(5) Lancz Gallery
(6) Photo | Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

Avenue Albertine, sur la Boscaille Navette

Froidmont Quartier Albertine avril 1964 © Jean-Claude Renier

avril 1964 | Vue depuis l’avenue Albertine © Jean-Claude Renier

L’avenue Albertine, l’ancien chemin n°7, doit son nom à la comtesse de Merode (1899), soeur du prince Félix. Ce quartier se situe sur la Boscaille Navette de jadis, écrit Paul Buffin (1).

Cette photo a été prise du quartier de l’avenue Albertine en direction de la gare de Rixensart, explique Jean-Claude Renier. On y aperçoit les dernières maisons du bas de la rue de Limal et la rue Alphonse Collin. Le petit atelier au toit incliné, situé à droite dans la rue A. Collin, était la menuiserie Renoy. A cette époque le tram W circulait encore et on pouvait encore voir quelques trains vapeur qui manœuvraient dans la cour à marchandises de la gare de Rixensart. Quant à la prairie en avant-plan, elle était exploitée par la ferme Leloup, qui elle-même était située au bas de la rue de Limal. On y avait accès par un sentier qui donnait dans le bas de la rue de Limal et qui, aujourd’hui, est devenu l’escalier menant à la petite avenue Albertine. Au-dessus de l’horizon pointait le château d’eau de Rixensart, situé rue du Plagniau.

1965/1969 | Avenue Albertine n° 24 © Pierre De Coninck

Cette maison est située en terrain de fond au 24 de l’avenue Albertine. Le jardin donne sur la rue de Limal. Sur la première photo, on distingue d’ailleurs la partie supérieure d’une des maisons de la rue de Limal. Sur la photo prise de l’intérieur de la maison, on reconnaît à l’extérieur une Citroën Ami 6 ainsi qu’une autre maison située avenue Albertine, commente Pierre De Coninck.

avril 1964 | Premières maisons construites à l’avenue Albertine © Jean-Claude Renier

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décembre 1964 | Avenue Albertine n° 28, coll. Mireille Malcorps

Cette photo a été prise par M. Malcorps, père de Mireille, qui habitait au n° 28 de l’avenue Albertine. Du jardin, on aperçoit au second plan les toits de trois maisons de la rue de Limal, raconte Jean-Claude Renier. De gauche à droite, les n° 25, 21 et 19 de la rue de Limal. En arrière-plan, à gauche la prairie où a été tracée l’actuelle avenue du Touquet et à droite la ferme de Froidmont.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Avenue des Acacias

Villa Les Hussards avenue des Acacias 27 Rixensat 4.2020 © Annick Dedobbeleer 1

2020 | Villa Les Hussards © Annick Dedobbeleer

Au décès en 1904 de la comtesse Charles de Montalembert, née Anne-Henriette de Merode, ses quatre filles héritent de bois et de terres à Rixensart et au Bourgeois. Ce domaine d’environ 104 hectares, s’étend, sur Rixensart, du bois du Héron à celui de la Vieille Taille (avenue de Villefranche) et au champ de Froidmont. En indivision, elles décident, en vue de valoriser leur patrimoine, de fonder la Société Immobilière de Rixensart, devant le notaire Dubost, en 1907. Entre les années 1910 et 1920, des terrains sont vendus et des ‘avenues’ sont tracées. En 1921, la commune donne un nom à ces avenues (de Montalembert, des Acacias et des Sorbiers) et les rachète en 1922 (1).

VILLA LES HUSSARDS

Au numéro 27 de l’avenue des Acacias, la villa Les Hussards se démarque des autres. Cette villa Art déco de la première moitié du 20e siècle s’inscrit en léger retrait de la rue, dans un jardin. D’un gabarit modeste, cette habitation au revêtement crépi et blanc affiche des lignes nettes et une composition sobre et bien équilibrée, jouant sur les ouvertures horizontales et verticales, les ressauts et les angles coupés en biais, les terrasses, auvents et toitures plates, ainsi que sur des détails de style ‘Paquebot’. Sur les piliers encadrant la grille d’entrée sont précisés les noms de ‘L. Pierrard’, architecte à Rixensart, et ‘H. Hautfenne’, entrepreneur à Rixensart également (2).

Quant à Annick Dedobbeleer, elle classe cette villa dans le courant du Modernisme pratique, un mouvement architectural qui a connu son essor entre 1920 et 1940, en parallèle avec l’Art Déco (3). Selon elle, l’affirmation que la maison comporterait des détails de style ‘Paquebot’ n’est pas justifiée. En effet, pour pouvoir parler de ce style, il faudrait que certains éléments soient inspirés de l’architecture navale : fenêtres hublot, murs et angles arrondis, avancées en forme de proue, etc. (4).

Annick Dedobbeleer estime l’état et le style initial de la villa ‘Les Hussards’ bien préservé. La géométrie verticale et horizontale est l’ornement de la façade. C’est une architecture sobre et épurée aux volumes cubistes. Pas de millésime mais deux pierres attestent du nom de l’architecte et de l’entrepreneur. 

Quelques éléments remarquables : la boite aux lettres intégrée dans le muret, la lanterne en fer forgé, le garde-corps de la pergola et les grilles de l’entrée en acier tubulaire, le lettrage Art Déco qui identifie la maison ‘Les Hussards’, la verrière verticale à croisillons qui illumine la cage d’escalier, le toit plat et le retrait à l’étage pour la pergola et l’insertion de lignes épurées (fenêtres à bandeaux, verrière verticale, garde-corps), confèrent à cette maison un caractère Moderniste presque parfait. 

La porte d’entrée n’est plus d’origine, correctement intégrée, elle ne répond pas au style. De même, les trois panneaux – lignes blanches à angles droits – insérés au sommet (gauche) de la verrière sont actuellement peints en blanc alors qu’ils devaient probablement être noirs à l’origine pour soutenir l’équilibre visuel de la façade.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009
(3) 1920 – 1930 = Early Art Déco et 1930 – 1940 = Late Art Déco
(4) cfr le bel exemple autour du lac – maison entre le Chalet et le bar à champagne – qui a complètement été dénaturée par une peinture beige unie inadéquate démolissant ainsi le rythme de la façade en blanc et noir voulu par l’architecte.

Chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs, pieta

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1956 | Chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs, Place Jefferys
coll. Anne-Marie Delvaux

Construite par la famille Grégoire en 1935 en remerciement pour une guérison, cette chapelle fut aménagée sur l’emplacement de la pharmacie actuelle, au coin de la rue des Déportés (1) et de la rue de l’Institut à Rixensart.

En 1956, lors de l’aménagement du carrefour, la chapelle fut déplacée à l’entrée de la rue de l’Institut. Une première grue vit ses amarres sauter et il fallut avoir recours à une grue plus puissante pour faire le travail.

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juillet 2017 | Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs © Monique D’haeyere

L’origine de la chapelle remonte à un événement familial. Les familles Grégoire et Hautfenne étaient alliées par mariage et leurs propriétés, voisines, se trouvaient à l’emplacement occupé de nos jours par le haut de la rue de l’Eglise, l’avenue des Déportés (1) et la rue de l’Institut. Une grande grille protégeait la propriété des Hautfenne et un immense noyer ainsi que d’autres arbres fruitiers offraient aux enfants chapardeurs l’attrait de leurs fruits. Trois Hautfenne, un hommes et deux femmes, tous célibataires, y habitaient. L’homme, de caractère peu accommodant, tira au fusil pour effrayer la petite fille Grégoire, sa nièce, venue à la maraude. De saisissement, la gamine, raconte-t-on, devint muette. La famille Grégoire promit l’édification de cette chapelle, à la suite de la guérison de la fillette qui, par après, vint encore habiter dans la maison voisine. La guérison eut lieu, pendant que le père se trouvait à Lourdes (2).

La chapelle fut propriété de la famille Delvaux-Vanderbeek.

Entrée de la Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
2009 © Berna de Wilde d’Estmael
octobre 2015 © Monique D’haeyere
juillet 2017 © Monique D’haeyere

Aujourd’hui, cette chapelle à chambre est entourée d’arbres et de feuillages. On accède à la chapelle par quatre marches en dalles et petit parvis. Un portail en pierres de taille blanches est surmonté de la pierre d’angle portant la date : MCMXXXV, soit 1935.

L’ensemble est en briques rouges. Une grande porte blanche s’ouvre par deux battants, munis chacun d’une petite vitre protégée par un grillage. Au-dessus du pignon percé d’un oeil-de-boeuf, on remarque une belle croix grecque en pierre bleue.

La chapelle est entretenue par les paroissiens. Elle a un bel aspect architectural dans son cadre de verdure, mais tend à disparaître sous celle-ci. Le chapelet y est récité régulièrement. Fleurs et ex-voto ornent le lieu (2).

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2014 | Pieta © Cedric Muscat

À l’intérieur, une ‘pieta’ est posée sur l’autel, sur le bord duquel on peut lire une inscription : « Vous qui passez, voyez s’il est une douleur semblable à la mienne ». Un buste en plâtre du Sacré-Coeur est également déposé sur l’autel et un médaillon en bois de la Vierge, accroché au mur (2).


(1) l’actuelle avenue de la Châtaigneraie
(2) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, p. 43 et 44, 2000

La Calvaire de l’avenue de Merode

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Projet d’un calvaire commémorant la ‘mission de 1954’
dans les paroisses de Bourgeois et de Rixensart
Auteur de la maquette : M. Jean-Pierre Ghysels, dinandier-ciseleur à Bruxelles
photo | coll. Vivien de Walque

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coll. Jean-Claude Renier

L’oeuvre finale fut érigée à l’angle de l’entrée de la maison communale et de l’avenue de Merode. Ce monument commémore les missions paroissiales de 1954. Il a été entièrement payé par les paroissiens des églises Saint-François-Xavier du Bourgeois et Sainte-Croix de Rixensart, avec le produit des collectes organisées au cours de la mission. La bénédiction du monument eut lieu le 23 avril 1954.

Calvaire avenue de Merode (La Vallée de la Lasne concours photo 1970 Van Parys Louise) AV5 © SI Rixensart

1970 | Concours de photos noir et blanc organisé par le Syndicat d’Initiative de Rixensart sur le thème de la Vallée de la Lasne. Photo présentée par Louise Van Parys, rue de l’Eglise à Rixensart. Légende : Femme, voici Ton fils …

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juillet 2008 © Eric de Séjournet

Les personnages sont en cuivre battu, d’une hauteur de 2,30 m. Sur un socle en briques, haut de 1,55 m est dressé la croix; de part en d’autre du socle, une console porte les statues de la Vierge et de saint Jean. La hauteur totale de l’ensemble est d’environ 5 m (…). La croix semble un fléau de balance immobilisé au centre, entre l’affliction et l’espérance. Les lignes des personnages sont dépouillées (1).

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2008 © Eric de Séjournet > 2012 © Monique D’haeyere > 2014 © Eric de Séjournet > 2018 © Monique D’haeyere


(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Avenue de Merode, ex Grand’Rue

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Groupe de villas, Grand’Rue (actuellement avenue de Merode)
coll. Imelda De Thaey

L’avenue de Merode présente trois visages assez différents. La partie commerçante va de la place de la Vieille Taille à l’avenue de Montalembert. La deuxième partie, administrative et commerciale, comprend le Fond du Bois et s’arrête au rond-point Roger Hanin. Quant à la troisième partie, plus résidentielle, elle part de l’avenue Kennedy et aboutit à l’entrée de Bourgeois, rue Haute.

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1922/1930 | Avenue de Merode, direction le centre de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Deux cyclistes reviennent du centre de Rixensart et remontent vers Bourgeois. A droite des cyclistes, on distingue la ligne vicinale reliant Wavre à Braine-l’Alleud et Waterloo. A hauteur des personnages, une borne-fontaine.

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FERME SANS-SOUCI

 

1906/1913 | Ferme Sans-Souci située dans l’actuelle avenue de Merode (direction Bourgeois)
coll. Louis Lebrun

Ferme Sans-Souci côté jardin 1906 coll. Jean-Louis Lebrun

1906| Ferme Sans-Souci, côté jardin, coll. Louis Lebrun

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2010 © Francis Broche + novembre 2013 © Monique D’haeyere


VILLA MON CAPRICE

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1930 | Villa Mon Caprice, sise avenue de Merode 105 à Rixensart,
coll. Jean-Claude Renier

Vila Caprice avenue de Merode 105 © Serge Watté

2020 © Serge Watté

Suite à une tempête, la clôture a été endommagée par la chute d’un Hêtre. A droite, on distingue l’Etablissement Genné.


LES GODILLOTS

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Avenue de Merode à l’entrée de Bourgeois, coll. Francis Broche

En haut à gauche débute la rue Haute. A l’avant-plan, on reconnaît la villa occupée aujourd’hui par l’asbl Les Godillots (1).

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2010 © Monique D’haeyere

(1) Cette asbl assure un service d’accueil de jour pour enfants et adolescents présentant un trouble du comportement (dysharmonie évolutive, état psychotique, pré-psychotique, autistique ou névrotique) et qui, de ce fait, ne peuvent fréquenter l’enseignement. L’institution assure en journée une prise en charge thérapeutique mais également éducative et pédagogique.


VILLA LES IRIS

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1905 | Villa Les Iris, avenue de Merode 98 à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

 

1906 coll. Jean-Claude Renier ↔ après 1906 coll. Francis Broche 2020 © Serge Watté

Etablissements horticoles J. Sevrin-Gilbert, coin de terre disparu

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Etablissements horticoles J. Sevrin-Gilbert, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

… à l’angle de l’actuelle rue Robert Boisacq et de l’avenue Georges Marchal à Rixensart.

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1973/1978 | Vue panoramique depuis un des blocs d’appartements sociaux ‘Clair Logis’
(aujourd’hui Notre Maison), sis avenue Georges Marchal, coll. J. Pigeon

Cette photo montre clairement à l’avant-plan la Pépinière Pierre Sevrin, dans le fond la rue Robert Boisacq et à droite l’ancien tracé du tram vicinal qui deviendra l’avenue Georges Marchal, raconte Jean-Claude Renier. Dans les années 1960, lorsque j’allais en visite chez Mr. & Mme Sevrin (Pierre et Germaine) avec ma mère, je ne manquais pas d’aller faire un tour dans la grande serre où il y régnait une ambiance particulière : le ruissèlement de l’eau pour l’humidification des plantes et la senteur des fleurs disposées sur des établis, à la hauteur des mes yeux.

A l’emplacement de l’immeuble portant le n°1 de l’avenue Marchal, se situait la maison de Monsieur Drossart. Des immeubles à appartements y ont été érigés, les deux premiers en 1973 et le dernier en 1978 (1).

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avril 1989 | Avenue Georges Marchal © Jean-Claude Renier

La présence d’une grue annonce les premiers changements urbanistiques dans le centre du village.

Rue Boisacq Pépiniériste Severin © Hommes et Patrimoine

1992/1995 | Vue depuis la rue Robert Boisacq à Rixensart © Hommes et Patrimoine

A droite de la photo, la maison en contrebas est celle de Pierre Sevrin et de son épouse Germaine. Derrière la rangée d’arbres on distingue l’avenue Georges Marchal, qui fut l’ancien site du tram W, explique Jean-Claude Renier.

1992/1995 © Hommes et Patrimoine ↔ avril 2014 © Monique D’haeyere

Au centre de Rixensart, la Pépinière Sevrin a fait place à la Place du Millénaire.



(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Collecte des déchets

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1960/1970 | Poubelle rixensartoise © OLNNU

Poubelle domestique en tôle galvanisée munie d’un couvercle articulé type bedoucette avec renforcements longitudinaux. Modèle approuvé et estampillé par l’administration communale de Rixensart (1).

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janvier 2020 | rue des Cailloux © Phil Edengarden

La poubelle métallique fut remplacée par des sacs poubelles dont l’usage fut arrêté le 1er février 2020 au profit de conteneurs à puce.


(1) Olnnu

Villa Les Marguerites, rue de l’Escalier

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1926 | Villa Les Marguerites, rue de l’Escalier à Rixensart
coll. Jean-Louis Lebrun

A gauche, on aperçoit la villa Franco-Belge, avec son entrée dans l’avenue du Rond-Point.

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1927 | Villa Les Marguerites, rue de l’Escalier à Rixensart
coll. Jean-Louis Lebrun

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1927/1931 | Un groupe de villas à Rixensart
coll. Nicole Galère

A gauche, dans l’avenue du Rond-point, on aperçoit la maison, – à l’époque avec un toit plat, de la famille Delbar-Galère. Dans la rue de l’Escalier (l’actuelle rue du Monastère), la villa Les Marguerites. Et au centre de la photo, en retrait, la villa Franco-Belge, avec son entrée avenue du Rond-Point.

L’actuelle rue du Monastère (de gauche à droite sur la photo) s’appelait auparavant rue de l’Escalier, puis rue Albert Ier. Le 17 février 1934, le roi Albert Ier étant décédé accidentellement lors d’une escalade à Marche-les-Dames, beaucoup de communes belges donnèrent en 1934 son nom à l’une de leurs rues, avenues ou places (1).

Philippe Roy explique : « C’est après la fusion des communes que le Conseil communal décida pour éviter la confusion (et à la demande des services de secours) de renommer les rues ayant un homonyme dans la commune. Parmi les critères de choix de la rue à renommer il y avait la longueur de la rue, le nombre de boîtes aux lettres, le nombre de commerçants et indépendants … Pour la rue Albert 1er, c’est celle de Genval (depuis la Mazerine jusqu’au rond-point Y. Londoz aux Papeteries) qui conserva son nom, celle de Rixensart devint rue du Monastère après une consultation pour choisir entre rue du Monastère et retour à rue de l’Escalier (à cause de l’alignement des façades du début de la rue)« .

357C. Rue du Monastère à Rixensart 2011 © Francis Broche

2011 © Francis Broche


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996