Place Jack Jefferys, la partie la plus ancienne du village

La partie la plus ancienne du village de Rixensart se situe à hauteur de l’actuelle place Jack Jefferys. En effet, comme que nous le montre Ferraris, au 18ème siècle, l’habitat à Rixensart, était groupé autour de l’actuelle place Jefferys dans les rues de l’Institut, de l’Eglise, du Patch et en partie de la Gare et Boisacq (1).

Précédemment, ce lieu se nommait la Place (1639), la Belle Place, la Grand-Place, devenue le Try du Marchau (2), la place du Maréchal (1878) et ensuite place Communale, la maison commune se situant au n° 7 de la rue de l’Eglise. En 1962, elle devient la place Jack Jefferys (3).

Jack Jefferys naquit à Ixelles le 21 août 1896, et décéda en 1961. De père anglais et de mère hollandaise, il opta pour la Belgique en 1913. Il fit la guerre de 1914-1918 dans l’armée belge. Aquarelliste jusqu’en 1944, il se consacra ensuite exclusivement à la céramique (4). Il habita de 1940 à 1961 au n° 2B de la rue de l’Eglise et fit partie de l’Armée Secrète, sous l’autorité de James Thiriar, responsable de la section de Rixensart (5).

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septembre 2012 © Monique D’haeyere


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Un try, en wallon, est une terre non cultivée pendant une période plus ou moins longue, ou un espace libre, une placette où se joignent trois chemins. Le mot tri viendrait du francisque ‘thrinska’ et du moyen néerlandais ‘driesch’. Le marchau est le maréchal ferrant » (3)
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(4) GEERT Robert, Jack Jefferys, Monographies de l’art belge, Bruxelles 1959
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Sur les traces de l’enseignement à Rixensart

1355. Petite école auberge Ste Barbe croquis par Paul Gilson

Le premier document parlant d’enseignement à Rixensart date du 26 septembre 1606. Il atteste que Messire Alexandre, prêtre, a desservi pendant dix ans l’office de la chapelle et instruit et enseigné la jeunesse. Environ un siècle plus tard, entre 1736 et 1739, un rapport du curé de Saint-Martin de Limal, adressé à l’évêque de Namur, signale qu’il y a un maître d’enfants à Rixensart … Il utilise de bons livres et le catéchisme de Namur (1).

Il semble que cette situation continua jusqu’à la conquête de la Belgique par les troupes révolutionnaires en 1794. Jusqu’à la fin de la période française, l’instruction resta très médiocre dans tout le pays. En 1821, sous le régime hollandais, l’instruction primaire fut enfin organisée en application de la loi hollandaise de 1806 (2).

Le 20 juin 1822, Jacques Stenuit, le Bourgmestre, signala que seulement douze indigents fréquentent l’école primaire. En 1824, la Commune fut tenue d’inscrire une somme à son budget pour la création d’une école communale. Le 12 février 1824, le Bourgmestre écrivit à la Députation des Etats que l’établissement d’une école est tout à fait inutile dans notre commune puisqu’elle ne contient que presque tous journaliers, il n’y a que deux fermes et sept à huit petits propriétaires; par conséquent il n’y a pas des enfants qui peuvent fréquenter l’école. Il expliqua en plus que la taxe pour une école va reposer uniquement sur les pauvres journaliers qui ont besoin de leurs enfants pour les assister à vivre et que le grand propriétaire étant étranger à la commune n’interviendra pas dans le paiement de cette taxe (2).

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La Ferme Hautfenne, fromagerie, auberge puis pharmacie

Auberge Sainte Barbe (rue de l'Institut) c Daniel Debroux copie

Auberge Sainte-Barbe, coll. Daniel Debroux

Au nord de la place Jefferys à Rixensart, se trouvait une ferme, propriété des Hautfenne. Elle devint fromagerie, auberge … puis, après destruction du bâtiment, pharmacie. La ferme Hautfenne figure déjà sur la carte de Ferraris. La maison, moins ancienne, à 2 étages, en briques rouges, l’écurie, l’étable et une remise entouraient une cour carrée, fermée de murs et d’une solide barrière de fer. Une partie de ce mur subsiste encore, il clôturait le potager à l’arrière de la ferme (1).  

Auberge Sainte Barbe au début rue de l'Institut c Paul Gilson copie

Ferme Hautfenne, coll. Paul Gilson

Avant l’ouverture de l’école communale, rue de l’Eglise, en 1839, une petite école non officielle, ouverte que pendant la période hivernale, occupait en partie la ferme Hautfenne. Vers 1936, la ferme fut transformée en fromagerie tenue par la famille Boulanger.

Après la guerre, vers 1950, après ménagements, l’Auberge Sainte-Barbe attira les gastronomes de la région sous les voussettes des anciennes étables et écuries. Enfin, le tout fut rasé en 1956 (2).

Actuellement, la rue de l’Institut n° 1 à Rixensart est occupé par la pharmacie Familia (anciennement pharmacie Delvaux).

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novembre 2013 © Jean-Claude Renier


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) le nom de Barbe était approprié : en 1756 le cortil Barbe y était localisé, cortil venant du latin ‘curtis ‘ jardin ou métairie.