Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth, centre d’accueil

1 Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth ca 1914

1914 | Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth, situé dans le quartier du Plagniau

Créé par l’Oeuvre Nationale de l’Enfance (ONE), l’Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth hébergea des réfugiés français, au début de la guerre 1914-1918.

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Entrée de l’Institut, rue du Plagniau
coll. Monique D’haeyere, Jean-Louis Lebrun, Anne-Marie Delvaux

Oeuvre Nationale de l’Enfance cour intérieure,
coll. Anne-Marie Delvaux et Francis Broche

Avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Institut Sainte-Elisabeth, dirigé par Mlle Monchamp  abrita des fillettes nécessitant une éducation spéciale et du grand air (1).

C1 Institut Médico-pédagogique Sainte-Elisabeth châtau d'eau du Plagniau coll. Jean-Louis Lebrun

A la basse cour et château d’eau du Plagniau, coll. Jean-Louis Lebrun

Le 28/29 septembre 1991, l’ONE y inaugura une maison communale de l’enfance, en collaboration avec le Centre public d’aide sociale (CPAS) de Rixensart. But : faire face à la demande d’un milieu d’accueil (crèche, prégardenniat, etc.).

2011 + 2015 © Monique D’haeyere

Entouré d’un espace vert de 3,6 hectares, qui comporte un terrain de volley et un terrain de football, ce lieu abrite aujourd’hui le centre d’accueil pour demandeurs d’asile (2). Ce centre Fedasil (3) a ouvert ses portes à Rixensart le 1er avril 1997 (plus d’infos sur Visages de Rixensart).

Vues aériennes de l’Institut Sainte-Elisabeth
coll. Francis Broche
1938 coll. Benjamin Desurmont

→ RÉTRO RIXENSART | Institut Sainte-Elisabeth, intra muros
→ RÉTRO RIXENSART | Accueil des réfugiés français
→ OBJECTIF RIXENSART | Centre d’Accueil de Rixensart


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) SCANDELLA Fabienne, Rixensart : une « harmonie trop silencieuse », Les Belges francophones face aux demandeurs d’asile, dans la série Problèmes actuels concernant la cohésion sociale, p. 175 à 210, Academia Press 2004
(3) Fedasil : www.fedasil.be/Rixensart

Institut Sainte-Elisabeth, intra muros

Institut Médico Pédagogique Sainte-Elisabeth une classe

Une classe de l’Institut Saint-Elisabeth, rue du Plagniau à Rixensart, coll. Francis Broche

Créé par l’Oeuvre Nationale de l’Enfance (ONE), l’Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth hébergea des fillettes nécessitant une éducation spéciale et du grand air (1).

centre medico c Francis Broche

centre medico st elisabeth salle de gymnastique c Francis Broche

La salle de jeu et de gymnastique, coll. Francis Broche

Le tissage, coll. Francis Broche

Institut Médico Pédagogique Sainte-Elissbeth Le Laboratoire

Institut Médico Pédagogique Sainte-Elisabeth un dortoir

Un dortoir de l’Institut Sainte-Elisabeth

→ RÉTRO RIXENSART | Institut Médico-pédagogique Sainte-Elisabeth, lieu d’accueil (notice éditée prochainement)


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Accueil de réfugiés français

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coll. Anne-Marie Delvaux

A la recherche de documents du passage de réfugiés de la commune française de Montigny-en-Gohelle à Rixensart, Rulkin Philippe (1) contacta Rétro Rixensart. En effet, le 16 avril 1917, l’Armée française lança une grande offensive en Picardie sur le ‘Chemin des Dames’. De nombreux réfugiés français furent à leur tour accueillis dans notre région et à Rixensart … en attendant un retour en France par Evian.

A ce propos, le Cercle d’Histoire de Rixensart publia en 2014 l’information suivante (2) : Aussi mal lotis que soient nos concitoyens, ils connaîtront plus malheureux encore au printemps de 1917. Des réfugiés issus de municipalités proches de la ligne de front dans les départements français du nord, Hénin-Liétard, St-Vaast, Anzin, Montigny en Gohelle … seront accueillis chez nous. Certains ne seront que de passage, évacués via la Belgique et la Suisse vers des départements du sud, tels que le Gard. Du fait que les hospices ou hôpitaux de ces localités sont également vidés, on compte parmi les déplacés résidant dans nos communes, des infirmes, aveugles, amputés, grabataires, . . . qui, parfois, trouveront chez nous leur dernière demeure.  

La commune de Genval, déjà « honorée » d’une garnison, n’hébergera pas de réfugiés mais, si l’on en croit une invitation de la ville d’Hénin-Liétard, adressée à Rosières-St-André, 17 communes belges hébergeront près de 8.000 Français. Une seconde lettre précisera que les communes de Nivelles, Waterloo, Genappe, Ittre, Virginal, Bousval, Oisquerc, La Hulpe, Wavre et Rixensart ont promis de se faire représenter à une fête du « Souvenir et de la Reconnaissance franco-belge » qu’ Hénin-Liétard*organisera les 28 et 29 juin 1931.  

Différentes listes, la plupart de 1917, existent dans les archives communales de Rixensart : des 253 rapatriés par la Suisse, des 103 personnes provenant d’un hospice, des 42 malades issus d’un hôpital, des 24 évacués décédés à Rixensart avant le 4 juillet 1917, des 343 titulaires d’une carte de contrôle …. S’y ajoutent des listes de lieux d’hébergement avec, en premiers, l’Institut Ste-Elisabeth et le patronage St-Joseph, qui abriterait 7 religieuses, 6 fillettes, 19 garçons, et 35 femmes dont 11 étrangères. De nombreuses habitations, dans tous les quartiers de la commune, sont également citées.

Il apparaît, d’autre part, qu’en janvier 1919, 290 évacués auraient quitté l’Institut Ste-Elisabeth.

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octobre 2015 © Monique D’haeyere



(1) RULKIN Philippe (responsable du Musée municipal de Montigny-en-Gohelle, Pas-de-Calais, France), Courriel à Rétro Rixensart du 24 juin 2017.
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, En mémoire de nos combattants de la Grande Guerre, in Chroniques CHR n° 37 de février 2014, p. 49 et 50.