Villa Beau-Site, naissance d’un vignoble

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Préparation du terrain pour la viticulture
mars 2011 © Pierre Gheux

En février 2011, la Commune octroya, pour 20 ans, une concession domaniale d’une superficie de 12,5 ares dans le jardin de la Villa, à l’association Vins de Genval.

Des analyses de sol furent effectuées auprès du Centre provincial de l’agriculture et de la ruralité. Il en ressort que le terrain est limoneux (1).

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(1) Vins de Genval, Le terrain

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La Pommerage, espace culturel et artistique

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vers 1978 | La Mazerine et la Pommerage
G. Mélain fecitcoll. Philippe Jacquet

Cette vue a été prise depuis la rue du Cerf, à l’entrée de la servitude devenue Clos de la Pommerage (1). A droite : le pignon de la Pommerage, flanqué de son bow-window, et une annexe.

La maison est alors longée par le ruisseau Mazerine, aujourd’hui canalisé et souterrain, qui servait de bief au moulin ainsi qu’une retenue d’eau.

A gauche de la Mazerine : l’actuel Clos de la Pommerage, servitude qui mène à l’ancien moulin Spreutels (construit vers 1850, pour remplacer l’ancien moulin situé dans l’actuelle Pommerage). C’est à la hauteur de cet ancien moulin, qui apparait à l’arrière-plan, que la Mazerine revient à l’air libre et se jette dans l’Argentine.

→ voir reportage de la partie souterraine de la Mazerine, réalisé par Vincent Duseigne (Tchorski).

Tout ce qui se trouve à gauche de la Mazerine est sur La Hulpe, le ruisseau servant de frontière naturelle entre cette commune et celle de Genval.

Le pré enneigé à gauche de la servitude était un étang, qui a été comblé par Mr Joseph De Becker avec des scories provenant des fourneaux des Papeteries de Genval. Cette prairie est aujourd’hui bâtie.

La maison à l’avant plan à gauche, dont on distingue une partie du pignon, est la dernière maison de La Hulpe, la Pommerage étant la première sur Genval en venant de La Hulpe. Elle est située au n° 27 rue du Cerf à La Hulpe.

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septembre 1994 | La Pommerage (montage photos) © Philippe Jacquet

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fin 1994 | Rachel Diepart pinxit, coll. Philippe Jacquet

« La ferme de la Pommerage est déjà renseignée sur la Carte des Pays-Bas Autrichiens, établie entre 1770 et 1777 par Ferraris. La lecture de cette carte nous indique que l’actuelle rue du Cerf n’allait pas plus loin que la maison lorsqu’on venait de La Hulpe. L’actuel ‘Vieux chemin de l’Helpe’ partait déjà de la maison, située en bordure du ruisseau ‘Mazerine’, pour rejoindre le village de Genval en remontant par le Pachis et la Bruyère-à-Lacroix », explique Philippe Jacquet.

« La maison appartient, en date du 8 vendémiaire de l’An XIX (1er octobre 1806) à Pierre Spreutels (1758-1828). En 1833, la maison est encore habitée par la veuve de ce dernier, meunière. La maison échoit ensuite à un des enfants du couple : Pierre Joseph, lequel exerce la profession de meunier. Le ruisseau Mazerine longeait à l’époque la maison, laquelle était par ailleurs située au lieu-dit ‘champ de la roue’, évocation vraisemblable de la roue du moulin. Lorsque Mr & Mme Jacquet ont acheté la propriété en 1994, elle était renseignée comme se situant dans son entièreté sur la commune de Rixensart (Genval). Le Service des Grands levers et plans généraux a revu la frontière entre La Hulpe et Genval en 1997, considérant que cette limite devait correspondre à l’ancien lit du ruisseau Mazerine, avant sa mise sous terre. Le jardinet de 90 ca situé côté Ouest de la maison a dès lors été retiré de Genval, et se trouve depuis lors cadastré sur La Hulpe (0001 B 45 S).

Au décès de Pierre Joseph Spreutels, en 1871, ce dernier n’ayant pas de postérité, ce sont ses neveux et nièces qui héritent de sa propriété : Jeanne-Joséphine Spreutels, épouse de Floriant Joseph De Becker, hérite de l’actuelle Pommerage. Au décès de leurs parents, Pierre (1878-1951) et Joseph (1888-1966) habitent la propriété. Pierre s’occupe des 300 pommiers de la propriété, et Joseph sera l’ingénieur principal et grand bâtisseur des Papeteries de Genval. Il fut connu aux Papeteries sous le surnom de ‘Moustaches’ en raison des superbes moustaches qu’il arborait.

Un frère de Jeanne-Joséphine Spreutels, Pierre, époux de Léonie Adèle Lecharlier, a hérité d’une partie de la propriété de ses parents, et continue d’y exercer l’activité de meunier. Il fait bâtir un nouveau moulin sur la propriété (au fond de l’actuel Clos de la Pommerage) vers 1865, lequel moulin portera le nom de ‘Moulin Spreutels’, ou encore ‘Moulin du Bourgmestre’, Pierre Spreutels étant devenu bourgmestre de La Hulpe (1904 à 1911). La Mazerine coulait en effet sur la propriété, qu’elle séparait en deux : une partie sur Genval (l’actuelle Pommerage), l’autre sur La Hulpe (le ‘Moulin Spreutels’).

Au décès des frères Pierre et Joseph De Becker, leur propriété fut divisée en 22 lots, et fit l’objet d’une vente publique organisée au café des Trois Colonnes à La Hulpe et supervisée par Maître Émile Windal, futur bourgmestre de Genval (également mon oncle). La propriété contenait près de 4 hectares, situés le long et des deux côtés de la rue du Cerf sur Genval (notamment l’actuel ‘Clos des Cerfs’) et le long du Vieux chemin de l’Helpe (12 terrains à bâtir sur un total de 233 mètres à front de rue et une superficie de circa 1 ha 60 a).

L’actuelle Pommerage comprend deux de ces 22 lots, qui furent alors adjugés avec six autres aux époux Hernalsteen-Moray, lesquels y exercèrent la profession d’herbagistes et l’élevage de bovins.

La Pommerage devint ensuite un manège (36 boxes), propriété de Madame Katleen Carpentier de Changy. Le manège avait nom ‘Manège Arc-en-Ciel’, et a cessé ses activités en 1994 au moment où il nous fut revendu, à mon épouse Dominique et moi-même », précise Philippe Jacquet.

« Nous y avons tenu une galerie d’art sous l’enseigne Espace culturel de la Pommerage jusqu’en 2005, activité arrêtée alors pour raison de santé. La Pommerage est aujourd’hui divisée en trois habitations : le corps de logis, où nous résidons, le studio (anciennes écuries à front de rue du Cerf) et le loft (partie de la grange) où résident d’heureux locataires ».

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1995 | La Pommerage, rue du Cerf à Genval © Philippe Jacquet

La Pommerage est ici montrée avec son pignon et son bow-window. Les haies qui entourent aujourd’hui la Pommerage ne permettent plus de prendre pareille photo.

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1998 | Sophie Collet pinxit, artiste rixensartoise, coll. Philippe Jacquet

Bordée par le ruisseau la Mazerine à Genval, l’ancienne ferme de la Pommerage fut entre 1996 et 2005 un haut lieu de la vie culturelle et artistique. Sous l’enseigne Espace culturel de la Pommerage, cette galerie d’art de Philippe et Dominique Jacquet y organisa quelques 120 expositions, groupant plus de 200 artistes, venus des 5 continents et d’une vingtaine de pays.

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2003 | Myriam Deru pinxit (2), coll. Philippe Jacquet

2009/2011 | Anciens trompe-l’oeil de la Pommerage © Philippe Jacquet

Les trois trompe-l’œil qui décoraient la cour intérieure de la ferme viennent d’être remplacés. Réalisés par Josy Mesters il y a une douzaine d’années, ils étaient fortement défraîchis, constamment exposés aux intempéries et au soleil. Comme ceux qu’ils sont venus remplacer au-dessus de portes des anciennes écuries, les nouveaux trompe-l’œil rappellent le passé des lieux : deux chevaux nous rappellent en effet que la Pommerage exploitait jusqu’en 1994 un manège sous le nom ‘Arc en Ciel’ (36 boxes à l’époque), et un bouvier bernois ainsi qu’une chatte représentent les actuels et ancien fidèles compagnons des propriétaires : Tristan et Daisy, et la petite chatte Mimine. Réalisées cette fois sur support métallique et passées ensuite à l’atelier de carrosserie automobile pour y recevoir deux couches de vernis, ces nouvelles œuvres devraient orner la cour de la ferme pour plusieurs décennies cette fois, espère Philippe Jacquet.

Josy Mesters et son épouse ne sont pas des inconnus à Rixensart. Loin s’en faut ! Durant de très longues années, ils ont résidé dans la commune, avenue Monseigneur, et nous ont laissé le souvenir de citoyens fortement engagés dans les milieux socioculturels. Tous deux choristes à l’époque à la Guitarelle (comme l’actuel maître de céans de la Pommerage), ils se sont également investis dans la chanterie ‘La Spinola’, qui regroupait plusieurs dizaines de jeunes enfants auxquels Josy apprenait le b.a.-ba du chant choral. Josy tenait également un atelier de peinture, et exposait régulièrement ses aquarelles dans la salle culturelle de la maison communale, la maison rosièroise,… À plusieurs reprises, Josy Mesters a exposé à l’Espace culturel de la Pommerage, dont il assura l’exposition d’ouverture avec Rachel Diepart, autre peintre rixensartoise également choriste à la Guitarelle et le mari de cette dernière, Chema Lopez, céramiste nicaraguayen. Une dizaine d’œuvres de Josy Mesters décorent la Pommerage, à l’intérieur comme à l’extérieur.

décembre 2010 © Philippe Jacquet

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septembre 2011 © Philippe Jacquet

Cette photo est intéressante, car elle donne une vue d’ensemble du site. Philippe Jacquet détaille : A gauche, l’ancien corps de logis de la ferme (220 rue du Cerf) ? Au centre, les anciennes écuries au rez et fenil à l’étage (aujourd’hui ‘studio de la Pommerage’, 218 rue du Cerf). A droite, la grange avec 12 anciens boxes au rez et le loft à l’étage (220 A rue du Cerf). Le bâtiment à front de rue du Cerf (220 + 218) est repris sur la carte de Ferraris établie entre 1770 et 1777, la grange sur la carte de Vandermaelen de 1865.

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2012 | La Pommerage, vue depuis la Villa No Maujone © de Philippe Jacquet

A gauche (en A3), le Vieux chemin de l’Helpe, et en A1 les bâtiments des anciennes papeteries Intermills à La Hulpe», précise Philippe Jacquet. «Au fond, le bois dans lequel coule paisiblement l’Argentine et qui sépare la rue du Cerf de la ligne de chemin de fer Bruxelles-Luxembourg.

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août 2012 © Philippe Jacquet

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août 2015 | Vue aérienne de la Pommerage, côté rue du Cerf, coll. Philippe Jacquet 

Au fond à droite, on distingue les anciens bâtiments SWIFT, rue François Dubois à La Hulpe (anciennes papeteries Intermills). Ces bâtiments et terrains adjacents font l’objet en 2015 d’un projet immobilier, comme pour le site des Papeteries de Genval (ce projet sera présenté le mercredi 8 septembre à la population, en la maison communale de La Hulpe). Au centre de la photo, à l’arrière-plan, on distingue l’école horticole de La Hulpe et ses serres. A gauche : le village de La Hulpe et son église, précise Philippe Jacquet.

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août 2015 | Vue aérienne de la Pommerage depuis La Hulpe, coll. Philippe Jacquet

A l’avant-plan : le Clos de la Pommerage, qui délimite les territoires de Genval et La Hulpe. Le ruisseau de la Mazerine coule sous la servitude, longeant la haie de la Pommerage. A l’arrière-plan à droite : la villa No Maujonne.



(1) Les inscriptions ‘La Hulpe’, ‘Pommerage’ ainsi que la signature, ont été apportée par G. Mélain, auteur de la photo. Elle a été prise avec un très grand angle, ce qui explique certaines déformations dans les bâtiments et poteaux électriques (autorisation publication sur Rétro Rixensart accordée le 19 juin 2014, via Philippe Jacquet)
(2) artiste rixensartoise, qui après des études à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles, se dirige vers l’illustration.

Repêchée dans le lac de Genval

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1973 | Mercedes repêchée dans le lac de Genval © Philippe Godin

Selon des Internautes, la Mercedes appartenait à Jacques Elens, habitant La Hulpe. Le surlendemain, la dite Mercedes roulait. Les sièges restèrent humides un bon moment !

Trente-deux ans plus tard, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau en septembre 2005, Marco Di Tomasso, le coordinateur pour Genval, a pu compter sur l’aide de dix clubs, d’une cinquantaine de plongeurs et d’une centaine de bénévoles pour nettoyer le lac de Genval. Une telle opération avait déjà eu lieu il y a dix ans au lac de Genval, mais à plus petite échelle. On avait alors retrouvé une voiture, des mobylettes ou encore un obus (1).


(1) DE VOGELAERE Philippe, in La Dernière Heure du 22 septembre 2005

Terrain de football de Genval

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4 octobre 1954 | Rue du Tilleul à Genval
coll. Fonds Lannoye

A l’occasion du Cinquantenaire des Papeteries de Genval, un match de football est organisé entre des équipes de vétérans au terrain de football de Genval, rue du Tilleul. A 15 heures, les deux épuipes montent sur le terrain. Au centre, Jean Lannoye, administrateur-délégué des Papeteries de Genval.

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Locomotive à vapeur type 29 en gare de Genval

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1959 | Locomotive à vapeur type 29 en gare de Genval

Ce train de manoeuvre avec de nombreux wagons était entièrement destiné aux Papeteries de Genval. L’électrification de la ligne est déjà visible sur cette photo, raconte Bruno Marchal, président de l’asbl Plumalia. A droite, la vieille gare de Genval et le hangar (1) situé sur le parking de la SNCB. Le tout jeune agent d’accompagnement à l’avant de la machine est mon père, alors âgé de 20 ans.

Ce type de locomotive fait partie d’une série de 300 locomotives commandées après la Seconde Guerre mondiale par la SNCB aux Etats-Unis et au Canada. La 29.092 a été produite en 1946 par Montreal Locomotive Works. Réformée le 20 avril 1967, la 29.092 connut un répit étant convertie en générateur mobile de vapeur, afin de servir dans une gare de formation au préchauffage des rames voyageurs (2).

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(1) dont la démolition a débuté le 17 août 2009 pour faire place aux nouvelles infrastructures du RER
(2) HOTTON J.M., L’histoire de la locomotive à vapeur 29.013 de la SNCB, in Patrimoine Ferrovaire et Tourisme asbl, 2007

 

Visites royales, rencontres privilégiées

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29 juin 1937 | Le Roi Léopold III à Rixensart
coll. Bernard Collin

Visite du Roi Léopold III à la famille de Merode au Château de Rixensart. A gauche sur la photo, le Premier Ministre belge Paul van Zeeland. A droite, le prince Paul Ghislain Félix de Merode.

D’abord fixée au 16 juin 1937, la visite du roi Léopold III est reportée au 29 juin à cause de l’incendie de l’église (1). Le roi, invité par la princesse de Merode à une garden-party, fut acclamé à sa sortie par de nombreux villageois et les enfants des écoles agitant des drapeaux tricolores. Les édiles communaux et les représentants des principaux groupements ou associations de la commune participaient à cette visite royale. Quelles qu’aient été leurs opinions politiques ou religieuses, les invités à cette auguste rencontre s’en flattèrent et le firent bien savoir aux moindres de leurs amis et connaissances (2).

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21 février 1962 | André de Walque salue le Roi Baudouin,
en visite aux Papeteries de Genval
coll. Vivien de Walque

Mon père était directeur aux Papeteries et a servi de relais entre le Palais et les Papeteries pour l’organisation pratique de la visite. Visite annoncée deux, trois jours avant. Jeunes gamins, mon frère Laurent et moi-même étions dans le bureau de mon père dans l’usine et avons suivi de près cet évènement. Tout à droite sur la photo, Charles Loos, le directeur général de l’époque, père de l’actuel Charles Loos, jazzman bien connu, raconte Vivien de Walque, fils d’André (3).

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Avenue du Théâtre

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1911 | Vue sur le lac de Genval depuis l’avenue du Théâtre
coll. Anne-Marie Delvaux

La pente de 16% est caractéristique à l’avenue du Théâtre, qui donne sur la rive sud du lac de Genval. Sur la carte postale, on distingue à droite L’Aquarium qui deviendra l’hôtel-restaurant L’Argentine (à l’emplacement actuel du Yacht Club de Genval)

Jadis, il y avait dans le jardin du 25, avenue du Lac un théâtre de verdure (en plein air). Il avait été choisi dans un décor naturellement beau, à l’abri du soleil et des vents. On y a construit de vastes gradins auxquels la colline sert de cadre. A travers la verdure qui entoure la scène, on découvre le lac et la forêt qui couronne l’autre rive. La route qui conduit au théâtre est sablonneuse. Il est ravissant dans son cadre rustique et, disons-le, très noble avec son proscenium entouré d’arbustes, son orchestron champêtre et son amphi-théâtre gracieux. L’acoustique y est même qualifiée d’excellente (1).

Avant 1914, plusieurs représentations théâtrales auraient eu lieu dans ce théâtre. Les sièges étaient creusés dans le sol recouvert de gazon. Une cinquantaine de spectateurs pouvaient y prendre place. La scène était une estrade en bois, placée un étage plus haut que les spectateurs. On y représenta aussi bien ‘Le Cid’ de Corneille que des tragédies de Racine ou des comédies de Molière. La troupe se composait de comédiens de Bruxelles mais aussi de deux acteurs résidant ‘Villa des Abeilles’ à Genval (2).


→ OBJECTIF RIXENSART | Avenue du Théâtre


(1) Petite Gazette du journal Le Soir, éditée en 1905
(2) MEUWISSEN Eric, Le Soir du 7 octobre 1997

Chalet Guillaume Tell

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avant 1906 | Le Lac
coll. Anne-Marie Delvaux

Sur la rive nord du lac de Genval, le Chalet Guillaume Tell marque le paysage depuis plus d’un siècle.

La mise sous eau du lac de Genval date de l’automne-hiver 1903-1904. Roger Ghyssens, du Cercle d’Histoire de Rixensart, fait observer que l’Argentine (aussi dénommée Rivière d’Argent ou Zilverbeek) marquait la limite communale entre Overijse et Genval depuis le pont d’Yssche, rue de la Tasnière, jusqu’au chemin de Genval à Rosières. Il est évident que la création du lac entraînait immanquablement la disparition de cette limite et que le fait de détourner la rivière ne transférait pas automatiquement ses fonctions frontalières. Le bourgmestre d’Overijse avait donc marqué de légitimes réticences et avait exigé de placer dans l’axe du lit de la rivière abandonnée, des bornes (…). Aujourd’hui, pour autant qu’elles existent, elles jouent ce rôle entre deux Provinces d’abord, entre deux Régions ensuite  (1).

Sur la rive nord, on distingue le Chalet ‘Guillaume Tell’. Avec le Rütli (Le Trèfle à Quatre), le Hameau du Petit Trianon, la Maison du Seigneur, il fait partie des ‘copies’ réalisées dans le parc de Genval-les-Eaux au début du 20e siècle. Le chalet est à l’image de la chapelle Guillaume Tell se trouvant sur les bords du Lac des Quatre Cantons en Suisse.

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janvier 2016 © Monique D’haeyere

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L’été ’44 des Coenraets

1. Badge de l'Armée Secrète c Pascal Van Goethem.jpgAvant-propos

Les habitants de Rosières sont fiers de compter parmi eux une famille qui s’est illustrée durant la Seconde Guerre mondiale. En effet, les Coenraets ont, sous l’occupation allemande, rendu de grands services à l’Armée Secrète et à la Belgique.

J’ai une énorme admiration pour l’esprit de résistance de mon père qui, déjà en 1914, passa à l’âge de 17 ans la frontière hollandaise pour s’engager comme volontaire. Je vénère également ma mère qui a toujours fait équipe avec mon père pour mener à Rosières la résistance aux côtés de la famille Pire, de Pierre van Haute et tant d’autres depuis le printemps 1944, souligne Michel Coenraets, fils de Paul.

Après ‘Genval libérée ! septembre 1944′ (1), que j’ai réédité en septembre 2018 sur Rétro Rixensart, je publie ici une notice illustrée, consacrée à la famille Coenraets qui, durant l’été 1944, a fait preuve d’exemplarité et de courage pour aider le Quartier Général de l’Armée secrète à s’installer à et fonctionner depuis Rosières.

Afin de contextualiser ce reportage, je retrace les événements du débarquement sur les plages de Normandie en juin 1944 à la libération de nos communes en septembre 1944. L’accent est mis sur les acteurs de cet épisode de la Seconde Guerre mondiale : l’Armée Secrète au QG de Rosières, l’avancée de la 2ème Division blindée US, la retraite de la Schwere SS-Panzer-Abteilung 102, la libération du Brabant wallon.

Mes remerciements vont à la famille Coenraets et à toutes les sources citées qui, ‘à l’écoute des témoins, deviennent témoin à leur tour’ (Elie Wiesel). Et en particulier à Roger Ghyssens du Cercle d’Histoire de Rixensart qui, en 1994, publia une série d’articles à l’occasion du ‘50ème Anniversaire de la Libération’, mais également à Pierre van Haute-Pire, ambassadeur honoraire qui, dans son essai ‘Armée Secrète 1940-1945′, met en exergue le courage de la Résistance en Belgique. Enfin et surtout, j’adresse mes remerciements à Pascal Van Goethem, cameraman, chef opérateur, chef technique multicaméra, stéréographe et … habitant de Rosières. Il est l’arrière-petit-fils du général Jules Pire, commandant de l’Armée Secrète (2). Sur base des archives familiales et du Musée Royal de l’Armée, de photos et témoignages, il a réalisé un documentaire vidéo remarquable sur l’Armée Secrète, entre 1940 et 1945. Les trois épisodes de ‘L’Armée Secrète et l’or du silence’ peuvent être visionnés sur secretarmy.net (3)(4)(5).

‘L’ÉTÉ ’44 DES COENRAETS’ est dédié à tous ceux qui, dans notre commune de Rixensart, ont courageusement donné leur vie ou leur sang pour la liberté.

20130822 Eric dSdR © Isaline de Vuyst-001 copie.jpgEric de SÉJOURNET (6)

 

 

 


Sources
(1) de SEJOURNET Eric, Genval libérée ! septembre 1944, in Rétro Rixensart, septembre 2018
(2) photo du badge Armée Secrète, coll. Pascal Van Goethem
(3) VAN GOETHEM Pascal, L’Armée Secrète et l’or du silence : le contexte de l’occupation, novembre 2016 | Episode 1 (55 min) : Après une brève introduction, cet épisode aborde l’univers militaire et familial du général Pire ainsi que la débâcle de 1940, autrement dit la défense de la Belgique avec ses alliés. Il est question aussi du parcours de la famille du général et d’autres jeunes tandis que les militaires sont au front. Chacun trouve sa voie dans une société qui explose au propre comme au figuré.
(4) VAN GOETHEM Pascal, L’Armée Secrète et l’or du silence : la guerre secrète, décembre 2016 | Episode 2 (48 min) : Les débuts difficiles de l’Armée Secrète sous l’occupation. Propagande, famine, collaboration, journaux clandestins, intrigue politique et plus encore…
(5) VAN GOETHEM Pascal, L’Armée Secrète et l’or du silence : double jeu, janvier 2017 | Episode 3 (51 min) : Après de lourdes arrestations (épisode 2), l’armée secrète semble affiner sa voie dans la clandestinité, le baratin  et surtout le double jeu. Néanmoins, ce dernier coûte souvent cher. Le général Jules Pire installe son QG à Rosières et renforce l’Armée de Belgique en vue d’aider les forces alliées à la reconquête.
(6) de SÉJOURNET Eric | officier du Corps de la Logistique (1974-1987), chef du Service de Presse des Forces armées belges (1987-1993), concepteur de Mediascore © (outil d’évaluation des retombées médiatiques), conseiller de presse de la Défense (1993-2007) et du Chef de la Défense (2003-2007), conseiller communal à Rixensart (2012-2016), conseiller de la Zone de Police Lasne, La Hulpe et Rixensart (2012-2016), coprésident de Proximité (depuis 2017). Depuis 2008, éditeur de sites Internet participatifs mettant en valeur la vie associative (Visages de Rixensart), l’histoire locale (Rétro Rixensart) et le patrimoine naturel, architectural et paysager rixensartois (Objectif Rixensart, primé en novembre 2009 par la Région Wallonne et la Fondation Roi Baudouin). Cofondateur de l’association citoyenne Arborescence.


Sommaire


I | Présentation de la famille Coenraets

II | L’Armée Secrète se prépare

III | Le QG de l’Armée Secrète s’installe à Rosières

IV | Quand sonne la délivrance

V | Sabotages dans le Brabant wallon

VI | De l’efficacité de l’Armée Secrète

VII | La guerre du renseignement militaire bat son plein

VIII | Les Belges recouvrent leur liberté

X | Genval libérée !

XI | L’après Libération

XII | La reconnaissance de l’Armée Secrète


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Excursion du Boerinnenbond de Reningelst (Poperinge)

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1965 | Excursion du Boerinnenbond à Genval, coll. Westhoek verbeeldt

Les dames du Boerinnenbond de Reningelst (1), – entité faisant partie de la ville de Poperinge, rendent visite à l’usine de papier peint de Genval. Quarante-sept dames, accompagnées de leur vicaire, Josué Roets, posent devant le monument dédié à Auguste Lannoy, fondateur des Papeteries de Genval.

Histoire d’un jumelage belgo-belge

Le 16 septembre 1988, la section belge du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE)(2) organisa à Rixensart sa réunion statutaire. Marc Mahieu, alors bourgmestre de Poperinge, y rencontra des représentants de la commune de Rixensart. Ce fut le début de contacts répétés qui aboutirent en 1990 à la décision de jumeler les deux entités. Le Conseil communal de Rixensart, dirigé à l’époque par Paul Hanin, en décida le 7 février, celui de Poperinge le 5 avril 1990.

Poperinge est une ville située dans la province de Flandre Occidentale qui compte 20.000 habitants. Au cours de la Première Guerre Mondiale, elle fut, avec Furnes, la seule ville belge à ne pas être occupée par les Allemands. Le général britannique Douglas Haig y installa son quartier général. La ville fut, par la route ou par le train, un incontournable point de ralliement. Camps d’instruction, dépôts, hôpitaux surgirent au milieu des houblonnières. Fuyant les combats, les réfugiés d’Ypres y affluèrent (3).

La ville est également connue pour sa Fête du houblon. Organisée tous les trois ans, en septembre, elle donne lieu à un pittoresque cortège. Les houblonnières se distinguent, dans le paysage légèrement vallonné, par leurs hauts poteaux servant d’attache à la plante grimpante (3).

Le 26 juin 2010, les bourgmestres Christof Dejaegher (Poperinge) et Jean Vanderbecken (Rixensart) renouvelèrent la charte de jumelage signée 20 ans auparavant. Christian Bergiers, président du comité de jumelage rappela « l’importance de l’amitié entre les communes (4) » et insista sur « la nécessité d’associer les jeunes, via les écoles et les clubs sportifs ».

Er zijn uitwisselingsprojecten tussen de onderwijsinstellingen van beide steden, kunsttentoonstellingen en naar aanleiding van officiële manifestaties zoals de Hoppefeesten in Poperinge en Rixensart en Fête zijn er delegaties van beide steden aanwezig, peut-on lire sur le site officiel de la ville de Poperinge.

Une rue de Rixensart est dédiée à la ville de Poperinge. Elle relie l’avenue Boulogne-Billancourt à la Mare aux Loups.

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(1) Westhoek verbeeldt
(2) Le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) défend les intérêts des collectivités territoriales européennes et leurs associations dans plus de 40 pays. Il promeut la citoyenneté et l’échange entre élus. Le CCRE est particulièrement fier de son réseau de jumelages unique en Europe. Il existe environ 26 000 jumelages entre villes de toute l’Europe (3)
(3) Wikipedia
(4) Rixensart est officiellement jumelée avec les villes et communes de Le Touquet, France (depuis 1970), de Winterberg, Allemagne (depuis 1975), de Birstall-Wanlip, Royaume-Uni (depuis 1981), et de Poperinge, Flandre Occidentale (depuis 1990)

Route Provinciale, en construction

Le projet initial prévoyait, vers 1910, de relier La Hulpe à Villers-la-Ville par une route de grande communication. La gestation fut longue. Les hésitations, les délais étaient surtout d’ordre financier. La trésorerie communale espérait limiter son intervention dans un projet provincial, selon une pratique déjà éprouvée dans le passé. En 1914, le conseil communal émettait des réserves sur l’utilité de cette voie. Néanmoins les premiers travaux du tracé commencèrent pendant la guerre 1914-1918 afin d’occuper les chômeurs. Un grand déblai fut creusé dans la bruyère du Glain dont le sable était transporté vers les Papeteries de Genval. La route fut déjà subsidiée de 1917 à 1920. En 1919, la commune fit un emprunt de 80.000 francs pour continuer le chantier. Quelques rails et des carcasses de wagonnets Decauville achevèrent de rouiller au fond de la Bruyère pendant les années trente. Cet embryon de l’avenue Franklin Roosevelt restera à l’état de sentier et de déblai, entre la papeterie et l’avenue Jean Rosy, jusqu’au début des années cinquante (1).

Cependant Genval, vers 1935, avait déjà créé l’avenue Albert Ier, pavée depuis le bas de la rue de la Bruyère (Marie Pouli) jusqu’à Maubroux et les Papeteries. En 1951, le projet est repris et sera mis en oeuvre par tronçons jusqu’à la limite de la commune (3).

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1949 | Papeteries de Genval, une Grande Entreprise belge (4)

La construction de la Route Provinciale (actuellement avenue Franklin Roosevelt) est imminente. Elle reliera Genval à Rixensart. Prises entre 1949 et 1951, les photos ci-après retracent l’histoire de la construction de la Route Provinciale.

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2017 © Monique D’haeyere

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1949/1951 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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1949/1951 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

170301 Avenue Franklin Roosevelt neige Papeteries de Genval coll. Jean-Louis Lebrun

1949/1951 | coll. Jean-Louis Lebrun


→ RÉTRO RIXENSART | Route Provinciale, un projet de 30 ans


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Beaucoup de Rixensartois se sont posé la question de savoir ce que représentait ce 9 Mai. Le 8, tout le monde savait qu’il s’agissait de la reddition de l’armée allemande aux alliés occidentaux. Le 10, personne n’avait oublié l’invasion du 10 mai 1940. Moins nombreux étaient ceux qui se souvenaient que la capitulation des Allemands devant les armées soviétiques était datée du 9, jour qui n’avait pas de signification majeure pour l’occident. Croire qu’il s’agissait d’une moyenne arithmétique était simpliste (3 p. 95).
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, p. 95, 1996
(4) Cette photo illustra un article, consacré aux Papeteries de Genval en mai 1949. Intitulé Une Grande Entreprise belge, l’article paru dans Les Vétérans Coloniaux, une revue congolaise.

Le Mwami de l’Urundi visite les Papeteries de Genval

1630. 1950 juillet Le Mwami de l'Urundi visite les Papeteries de Genval (journal du dimanche 16 juillet 1950) c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart).jpg

En juillet 1950, le Mwami (1) de l’Urundi effectua une visite des Papeteries de Genval. Il fut accueilli dans la cour d’honneur par Jacques Lannoye, administrateur-directeur des Papeteries (2).

Certes, la photo extraite du journal Le Soir du 16 juillet 1950 est de qualité ‘papier journal’, mais l’intérêt réside principalement dans le style journalistique du reportage, propre aux années ’50. Le journaliste apporte surtout un témoignage éclairant sur le fonctionnement de l’usine. 

Cet après-midi, les drapeaux flottent sur les imposantes installations des Papeteries de Genval, et le soleil, ce matin boudeur, a fait une estivale réapparition. Aux abords des usines. un groupe s’est formé pour assister à l’arrivée du Mwami, dont le séjour en Belgique comprend la visite d’importantes réalisations industrielles et agricoles du pays.

Vers seize heures les voitures, qui ont conduit jusqu’ici le Mwami, sa suite et des personnalités du ministère des Colonies, font sur leur entrée dans la cour d’honneur des Papeteries, accueillies par M. Jacques Lannoye, administrateur-directeur des usines, par M. André de Walque, directeur du Service social. etc. Le Mwami était, par ailleurs, entouré de M. Stubbe, chef de cabinet adjoint au ministère des Colonies, de MM. Krentz, commissaire de district, Masure, secrétaire d’Administration.

Les présentations faites, la visite des installations industrielles commença, à travers cette ville-usine qui s’étend sur plusieurs hectares. Témoignant du plus vif intérêt pour les multiples aspects de la fabrication du Balatum et du papier-peint le Mwami ne cacha pas son admiration. Un des membres de sa suite nous dira : « Il apparaît clairement que la volonté de réaliser une chose parfaite est au départ de cette entreprise ».

La visite débute par la salle où se déroule le feutre imprégné. Les immenses rouleaux de deux tonnes et demie dévident les Iarges rubans noirs, partant vers les diverses étapes d’où ils sortiront revêtus de dessins et de couleurs, ayant passé tour à tour par des séchoirs ou ils se développent comme en immenses tentures dans une atmosphère tropicale …

On passe ensuite par les machines à enduire et à imprimer où le feutre reçoit son revêtement qui fera le charme des appartements. Mais ce n’est qu’à la sortie d’un dernier séchoir qu’on les voit sous cet aspect, alors que s’achève le long voyage transformateur, sur la table de triage. Le Mwami s’attarde devant ce spectacle qui ne manque pas d’être impressionnant, la machine débitant le Balatum achevé, le découpant en rouleaux destines à la vente. La curiosité des hôtes des Papeteries ne sera pas moins éveillée par le travail minutieux de la gravure et des coloristes, par ces rouleaux artistement et minutieusement garnis de leurs dessins aux reliefs de laiton, grâce auxquels le papier recevra sa garniture. Car vient alors la salle des impressions avec leurs énormes rotatives où couleurs et dessins se mélangent et se joignent pour former une variété inouïe de modèles, répondant aux goûts les plus difficiles. Longuement, le Mwami se fait expliquer le fonctionnement de ces « presses » féeriques, ainsi qu’il en sera devant la gigantesque machine à fabriquer le feutre.

Comme il en est pour le Balatum, le papier se forme, lui aussi, en draperies pour le séchage. Les grosses bobines de papiers-peints gagnent la salle de gaufrage, et le travail de bobinettage et d’emballage. On longe les magasins de stock qui contiennent des millions de rouleaux. Quand on sait que le contrôle du papier-peint se fait à raison de 300 à 350 rouleaux à l’heure. et par bobineuse, que la quantité de matières premières traitées est de l’ordre de 300.000 kilos par jour, que tout ce qu’utilise l’usine est fabriqué sur place, que les Papeteries de Genval comptent des usines en, Hollande, en Allemagne, en Suisse, en France, en Angleterre, en Irlande, en Suède et aux Etats-Unis, on peut se rendre compte de leur importance dans l’économie du pays .

Aussi bien, le Mwami, sa suite et les personnalités qui les accompagnaient, allèrent-ils de surprise en émerveillement, ne quittant qu’à regret les vastes usines des Papeteries de Genval.

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(1) Mwami : titre royal au Rwanda et au Burundi 
(2) Le Miami Mwambutsa se rendit pour la première fois en Belgique en 1950. L’Europe l’impressionna beaucoup; ils pris conscience de sa forte position vis-à-vis des hautes autorités de la tutelle. Il en retint surtout que l’Europe était un incomparable lieu d’amusements bien fait pour occuper ses nom deux loisirs. Aussi, il se promit d’y revenir souvent (3)(4).
(3) Le Mwami se trouvait en Belgique au plus fort de la question royale belge, bien que son voyage eut été remis à diverses reprises pour ce motif.
(4) GHISLAIN Jean (ancien Administrateur de Territoire au Burundi), La féodalité au Burundi, in Académie Royale des Sciences d’Outre-Mer, Bruxelles 1970

1623 | Panorama des Papeteries de Genval

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mai 1951 – Cette vue panoramique des Papeteries de Genval a été probablement prise à partir de l’avenue Gevaert. On distingue à l’horizon la rue de l’Institut et le château d’eau de Rixensart. A l’avant-plan, encaissé dans la rue du Vallon, le Collège Notre-Dame des Trois Vallées ne dévoile que ses toits. Au centre, on reconnaît la Perche.

Photo-légende (cliquez sur la photo pour l’agrandir)

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Les Papeteries de Genval en travaux

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A partir de 1951, d’importants travaux sont entrepris dans les Papeteries de Genval. Un nouveau bloc est achevé, comprenant de plus vastes laboratoires de recherches et d’essais semi-industriels. Une salle de fête communautaire y est inaugurée en présence de familles du personnel, d’un ministre et de diverses personnalités patronales.

En 1952, on procède à Genval à l’installation d’une chaudière auxiliaire au mazout, à la construction d’un vaste magasin et d’un garage annexe.

1953 voit s’allonger la machine II à Kraft-ciment, monter un deuxième Défibrator et une deuxième turbine de 5000 KW (1).

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(1) DOTREVILLE, Papeteries de Genval 1904-1954

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