L’ex Normandy : hallali et renouveau

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juillet 2014 | Ex Normandy Hotel, ex Résidence du Lac
2014 © Monique D’haeyere

Implanté dans un petit parc boisé, ce double bâtiment se compose de deux ailes juxtaposées couvertes de bâtières parallèles à légers coyaux. Les murs gouttereaux, comme les pignons, sont enduits et abondamment ornés de faux colombages. Ils sont ouverts de baies aux formes variées. Les toitures recouvertes d’eternit s’ouvrent par des lucarnes en bâtière recoupant la corniche, le niveau des combles étant un véritable étage d’habitation. Au bout de l’aile principale, un débord du bâtiment sous bâtière transversale à croupette est couronné d’un belvédère sous toiture polygonale (1).

Dans une interview accordée le 23 juillet 2014 à L’Avenir, John Martin, propriétaire, indiqua être en réflexion pour la Résidence du lac, une bâtisse en bois qui est insalubre et qui ne reçoit plus l’assentiment des pompiers depuis le départ de la maison de repos. Nous nous dirigeons vers une démolition. Quant à son affectation future, sa proximité avec le RER est un élément important de notre réflexion. J’ai toujours été attaché à la préservation du patrimoine, un critère clé dans le choix de mes hôtels et qui m’a souvent coûté très cher, mais parfois nous ne pouvons faire autrement.

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Rue des Déportés

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1950
| Extrémité de la rue des Déportés
coll. Michel Nauwelaers

Côte à côte dans le rue des Déportés (1), deux garages : le premier distribue de l’essence Caltex, le second, le Garage R. Warzée, fournit de l’Esso.

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septembre 2016 © Monique D’Haeyere


(1) La déportation est l’action pour un pouvoir politique d’obliger une catégorie ou un groupe de personnes, à quitter son habitat (territoire ou pays), soit pour l’obliger à s’installer ailleurs (déplacement forcé, regroupement forcé ou ‘purification ethnique’, soit pour le retenir dans des camps (travail forcé) (source Wikipedia)

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Affiches électorales d’antan

Notice mise en ligne sur Rétro Rixensart le 14 octobre 2018, après la fermeture des bureaux de vote 🙂

1938 Elections à Genval 16 octobre 1938 coll. Anne Fortemps

16 octobre 1938 | Tract électoral de l’Union Communale
(commune de Genval)
coll. Anne Fortemps

Extrait du tract

A tous les Genvalois

Les candidats de la liste de l’UNION COMMUNALE ont l’honneur de solliciter vos suffrages. Voici les principes fondamentaux qui régiront leur activité communale :

1. – S’inspirer de l’exemple du regretté Bourgmestre, Monsieur Auguste LANNOYE, pour se dévouer avec clairvoyance et désintéressement à la gestion du bien commun.
2. – Sauvegarder la situation financière, l’améliorer encore si possible, de façon à réduire les impôts communaux, qui sont déjà les plus bas du Brabant Wallon.
3. – Favoriser le commerce, le bâtiment et toutes les occasion de travail, en perfectionnant encore notre voirie et en attirant la clientèle extérieure.
4. – Veiller à ce que nos écoles continuent à procurer aux enfants une forte instruction ainsi que l’éducation morale et physique qui assureront leur avenir et la fierté de leurs familles.
5. – Tenir compte de toutes les revendications légitimes et de toutes les suggestions utiles, d’où qu’elles viennent, de façon à satisfaire les intérêts particuliers dans le cadre du bien général.

Ces principes fondamentaux seront appliqués par les élus de l’Union Communale au fur et à mesure des nécessités et des circonstances. Présenter un programme long et détaillé, cela ne coûte que l’encre pour l’écrire … Mais est-ce bien sage ?

A notre époque, il est plus prudent de faire chaque jour son possible avec loyauté et prévoyance, sans promettre tant et tant de choses qu’on pourrait être ensuite bien empêché de réaliser.

Le situation internationale (1) exige d’ailleurs le calme et la réflexion. Une campagne électorale agitée par des surenchères, des meetings, des débauches d’affiches serait, croyons-nous, très peu apprécié par la grande masse des électeurs.

Rétro Rixensart éditera ci-après les affiches électorales d’antan, que les Rixensartois, Genvalois et Rosiérois souhaiteront partager. Merci de la (les) transmettre par courriel à la rédaction de Rétro Rixensart.


(1) Actualités de septembre 1938 : état de siège proclamé dans les Sudètes, rencontre Hitler-Chamberlain, mobilisation générale en Tchécoslovaquie, conférence de Munich (accords de Munich) réunissant l’Allemagne, l’Italie, la France, et le Royaume-Uni, Mussolini donne son appui à Hitler, …

Maison communale de Genval, de 1913 à 1977

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1924/1927 | Deuxième Maison communale de Genval,
située à l’angle de la Place communale et de l’avenue Gevaert
coll. Imelda De Thaey

Construite par l’architecte Campenhout et inaugurée en 1913 (1), l’ancienne Maison communale de Genval est le premier bâtiment de la Place Communale. Selon Bénédicte de Ghellinck et Bruno Merckx, elle fut construite en 1913 par l’architecte E. Herent dans un style éclectique (2).

Sur la photo, la rue du Vallon n’est pas encore percée, observe Imelda De Thaey.

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Les Vasanne de Maubroux

181007 Famille Vasanne à Maubroux © Françoise Vasannecirca 1935 | La famille Vasanne pose devant son établissement,
sis avenue Albert Ier, en face de l’église de Maubroux

A l’époque où les papeteries fonctionnaient, il y avait encore quelques cafés en activité, explique Françoise Vasanne.

Mon arrière-grand-mère Sylvie et son époux Alphonse Vasanne tenaient ce café dénommé ‘Le Métro’. Mon arrière-grand-père assurait également à l’époque le service taxi, avec la première Ford T.

Ils transformèrent le lieu successivement en logement puis en salon de coiffure. Ensuite il fut loué à un bijoutier …

Mes arrière-grands-parents, grands-parents et parents habitèrent les derniers étages de leur immeuble.

Au fil des années, quatre générations vécurent sur ces deux paliers les moments particuliers de la vie genvaloise.

Avenue Albert Ier Maurboux Genval c Google Street

avenue Albert Ier à Genval

Thalweg, puis rue du Vallon

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1925 | Thalweg à Genval, actuellement traversé par la rue du Vallon.

A l’arrière-plan : la voie ferrée, où passe un train. A l’emplacement du futur collège Saint-Augustin, il y a des étangs.

C’est en avril 1910 que le tracé de cette rue fut envisagé, partant de Maubroux pour se diriger vers la Place communale, route à placer dans la vallée séparant les deux artères principales de la commune. Ce n’est qu’en juin 1935 que le Conseil communal décida d’un nouveau chemin ouvert entre la place communale et Maubroux dans le thalweg de la vallée séparant la voie XXI du chemin n° 8 (1).

Le Cercle d’Histoire de Rixensart y ajoute que les personnages sont M. Deloge et ses filles Marie et Marguerite.


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d’histoire de La Place communale de Genval du 18e au 20e siècle, in Chroniques N° 36, septembre 2008

Institut Saint-Augustin, rue du Vallon

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vers 1950 | Institut Saint-Augustin, rue du Vallon à Genval
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Selon le vœu de son mari, Marie Stévenart, veuve d’Auguste Lannoye, créa une école primaire et moyenne pour la commune de Genval et les environs : l’Institut Saint-Augustin (1). 

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Vue aérienne de Genval

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1922/1923 | Vue aérienne de Genval
coll. Henri Vranken

Par recoupement, je situerais cette photographie vers les années 1922/1923. En effet, l’église Saint-Pierre se présente sans sa statue (1925). Dans la rue de Rosières, une villa construite juste en 1922-1923 est visible et l’autre n’existait pas encore (sauf emplacement nivelé), mais devant l’être en 1923, commente Henri Vranken.

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La Manteline, val de la Rivière

La Manteline Genval 1906 coll CHR

1906 | La Manteline à Genval
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Quittant la Place communale de Genval, ce promeneur descend le chemin creux (actuelle rue de La Manteline) vers la vallée de la Lasne pour rejoindre la rue du Moulin.

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Chemin creux de Genval vers Bourgeois
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

180926 La route du Bourgeois

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1929 | Vallée de la Lasne et le lieu-dit la Manteline, toujours intact
coll. Jean-Louis Lebrun

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vers 1950 | Vue panoramique sur le Mahiermont et la Manteline
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Vue à partir de la rue du Moulin (Bourgeois) sur l’église Saint-Sixte, les serres du  Mahiermont, et à gauche La Manteline (Genval). Vous reconnaîtrez la villa Beau-Site (avenue des Combattants).

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2007 | Val de la Rivière (La Manteline à Genval).
La façade sud de cette villa a été profondément modifiée après octobre 2013.
2007  © Francis Dominé

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2014 © Frank

 

Chapelle de Notre-Dame-de-Lourdes, dite de la Bruyère

600. Chapelle de Notre-Dame de Lourdes rue de la Bruyère à Genval

1921 | Chapelle de Notre-Dame de Lourdes ou
chapelle Vanhamme

Située rue de la Bruyère 130 à Genval, cette chapelle à chambre, du type parfois appelé ‘oratoire’, fut construite par Georges Vanhamme en 1921, en reconnaissance d’une guérison miraculeuse. En effet, Célina Vanhamme, née en 1884, sœur du constructeur, revint guérie d’un pèlerinage à Lourdes en 1920. Une inscription rappelle l’origine de la fondation : ‘En / mémoire de / Célina Van Hamme / guérie à Lourdes / 1921 / A.M.’. Cette inscription figure sur une pierre en octogone irrégulier, scellée dans le fronton au-dessus de la porte (1).

Selon Roger Delooz, c’est l’abbé Coenen de l’église dédié au Sacré-Coeur de Jésus-Roi, aujourd’hui disparue, curé de 1914 à 1928 qui fit bâtir la Chapelle de Notre-Dame de Lourdes à la Bruyère en 1921 (2).

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Les Tiennes, entrée et sortie de trois villages

47. Rosières St-André L'Entrée du village Collection Philippe Godin
1917
(3) | L’Entrée du Village
coll. Philippe Godin

Photo prise au niveau du carrefour où convergent les rues de La Hulpe (sur Rosières), de Genval (sur Rosières) et la Parklaan (sur Overijse). Sur le terrain à droite se trouve l’actuel Café du Lac.

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2010 © Monique D’haeyere
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Fernand Gailly, résistant de la première heure

Fernand Gailly (1902-1945) © Michèle Degueldre

Fernand Gailly, né en 1902, disparu en 1945
photo © Michèle Degueldre (1)

Fernand Gailly naquit à Bourgeois-Rixensart le 27 juillet 1902 et résida rue Mascau à Genval. 

Il grandit dans le culte des traditions d’une des plus belles familles du Brabant wallon où s’épanouirent sans cesse les vertus chrétiennes, l’amour familial, l’esprit de travail, le dévouement aux oeuvres et un inébranlable attachement à la patrie (2).

Fernand Gailly fut un de ces braves qui dès 1940 voulut secouer le joug de l’ennemi. Il fut, je crois le premier de nos paroissiens enrôlé dans la Légion Nationale. Sa devise était : « Plutôt mourir que trahir » (2)

Son activité fut considérable dans la résistance. Il était commandant à l’Armée secrète. Il eut à son actif de nombreux actes de sabotage. Il rassembla, convoya, cacha des armes et des munitions. Il assura le logement et le ravitaillement de nombreux réfractaires. Il collecta lui-même ici dans beaucoup de familles de notre paroisse des sommes d’argent pour les besoins de la résistance. Sa spécialité se révéla dans l’art qu’il avait de surveiller les champs d’aviation de l’ennemi.

Quelques temps avant son arrestation, il était passé à la sureté de l’Etat où en surplus de son service d’espionnage il s’occupa du passage des hommes en Angleterre par la France et le Portugal. Il possédait également un jeu de fausses cartes d’identité et de passeports.

Au début du mois d’août 1943, il fut arrêté pendant qu’il se rendait à son travail. La Gestapo espérant sans doute faire un coup de filet le surveillait étroitement depuis plusieurs jours.

On sait qu’il a séjourné à Saint-Gilles, Breendonck, Essen, Esterwegen et dans quelques autres camps. On a appris qu’en mars 1945 il avait été vu juché sur un train en partance pour l’Ouest. Depuis lors on a perdu toute trace de lui … (2).

Le 23 juin 2014, le Conseil communal de Rixensart prit la décision de nommer le rond-point établi au carrefour entre les rues de Genval et de La Hulpe, rond-point Fernand Gailly, considérant « qu’il a activement participé à la résistance à l’occupant pendant la guerre 40-45 en formant les premiers noyaux de l’Armée blanche ».

26 septembre 2015 © Inauguration du rond-point Fernand Gailly
photos © Michèle Degueldre (1)


(1) © tous droits réservés à la famille Gailly
(2) Eloge funèbre de Fernand Gailly, par l’Abbé André Tonnet, curé de Genval, 11 août 1946 (source Michèle Degueldre)