La Lasne pittoresque, rue du Moulin

a8b5d-106607958

avant 1904 | Le Moulin

Assis sur la Lasne, à la limite entre Genval et le Bourgeois, le moulin de Genval est cité dès 1655 (1). Sur l’arrière-plan, on distingue l’église Saint-Sixte.

Vanne du Moulin de Genval, coll. Jean-Claude Renier
1912 | Phototypie Marcovici

Pittoresque à souhait, ce site inspira de nombreux peintres avant de retenir l’attention du photographe, artiste à sa façon (2).

1d6ff-1194905397

1906 | La vanne sur la Lasne est dénommée ici ‘Cascade de la Lasne’

Bourgeois-lez-Rixensart, coll. Christian Lannoy

346_001

Chemin du Bourgeois

Ecluse du Moulin 1907 coll. Jean-Louis Lebrun

L’écluse au Moulin, coll Jean-Louis Lebrun

La Vallée de la ‘Lasnes’, coll. Francis Broche ↔ 2013 © Monique D’haeyere

Vues sur l’église Saint-Sixte de Genval et le pont sur la Lasne, rue du Moulin. Lasnes est orthographiée avec un ‘s’.

La Vallée de la ‘Lasnes’, coll. Jean-Claude Renier ↔ 2014 © Christian Petit

Vue sur l’ancien moulin de Genval, abritant actuellement une institution pour jeunes.

Moulin de Genval, coll. Paul Gilson (3)
Un coin de la Lasne, coll. Jean-Claude Renier

Paysage pris du moulin 1911 coll. Jean-Louis Lebrun

1911 | coll. Jean-Louis Lebrun

b5754-4156290893

1924 | coll. Francis Broche

2016 © Monique D’haeyere ↔ 2018 © Bruno Marchal (PCDN)

D’importants travaux de reméandrement de la Lasne furent réalisés durant l’été 2018 à la hauteur du pont de la rue du Moulin. Ce nouveau tracé facilite la libre circulation des poissons, permet un recul de la zone d’inondation et restaure le charme originel de la rivière. Une nouvelle passerelle piétonne fut également installée. Les travaux liés au déplacement de la rivière ont été réalisés par la Province du Brabant wallon et la passerelle a été financée par la commune (4).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

janvier 2019 | Diaporama du reméandrement de la Lasne © Bruno Marchal


→ OBJECTIF RIXENSART | La Lasne, rue du Moulin


(1) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, Le patrimoine rural du Brabant wallon, in E.C.H.A.R.P. (Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs), Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(2) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(3) extrait de ‘Le Brabant en images’
(4) PCDN, Quand la Lasne change de lit …, 2018

La Perche couverte, de la construction au classement

64160-3458003453-1

1925/1928 | Construction de la Perche couverte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

L’histoire du tir à l’arc à Genval remonte à 1922. Auguste Lannoye, patron des Papeteries de Genval, eut l’idée de créer un site où ses travailleurs pourraient s’adonner à ce sport plutôt qu’aller dépenser leur salaire dans les nombreux bistrots des alentours. En 1925 débutèrent les travaux de construction d’une tour de 36 mètres de haut destinée au tir sur perche.

L’entre-deux guerres paraît bien avoir été la dernière période de gloire des sociétés de tireurs à la perche et c’est à cette époque que se construisent, de ci de la, des perches couvertes. En gros, cela consiste à entourer une perche d’une enveloppe suffisamment importante à la base que pour permettre à plusieurs tireurs de s’y regrouper, suffisamment haute que pour surmonter une perche de près de 30 m, suffisamment étanche que pour la mettre à l’abri des intempéries et suffisamment solide que pour ne pas s’écrouler au premier coup de vent. La Wallonie en connut quelques-unes, en Hainaut, en Tournaisis et, plus proches de nous, la perche couverte des ‘Trois Colonnes’, qui disparaîtra en 1945, et la perche ‘semi-ouverte’ à proximité de la gare de La Hulpe.

Genvaloise, la dernière perche couverte du Brabant wallon surplombe depuis 1928 le site des anciennes Papeteries. On y dispute encore des concours de tir à l’arc vertical. Dans tous les villages du Brabant wallon, avant guerre, on trouvait 2 ou 3 perches de tir à l’arc en plein air, rappella René Vandiest, secrétaire du Cercle des Archers de Rixensart-Sainte-Croix. Il suffisait d’un arbre planté dans le sol sur lequel se balançaient les ‘oiseaux’ (…). Les gens des Papeteries avaient leur équipe d’archers, et j’en faisais partie. On pouvait gagner alors des caisses entières de papier peint. À l’époque cela valait une fortune (1).

1925/1928 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2015 © Monique D’haeyere

Genval Vue panoramique Maubroux Exclusivité Au Cyclamen 20 rue de Rosières Genval partie 1 originale c Christian Lannoye

entre 1927 et 1935 | Splendide vue panoramique de Genval

De gauche à droite : l’avenue des Combattants, la rue des Lilas et la villa d’Auguste Lannoye et son épouse Marie Stévenart, la Perche, l’avenue Gevaert et la rue de Rixensart.

22293-262984476

coll. Philippe Godin

Photo prise à partir du clocher de l’église de Maubroux. A gauche la Perche. A droite, la tour à charbon, qui alimentait les locomotives à vapeur assurant le transport des marchandises des Papeteries de Genval.

1948/1950 coll. Philippe Godin ↔ 2011 © Bruno Marchal

Vues panoramiques des Papeteries de Genval, prises depuis le clocher de l’église Saint-Pierre de Maubroux. Au centre de la photo, la rue de Rixensart et ses maisons. A droite, la Perche couverte.

b8ddf-4120566410

mai 1951 © Dominique Delbrassinne

Cette vue panoramique des Papeteries de Genval a été probablement prise à partir de l’avenue Gevaert. Au centre, on reconnaît la Perche. On distingue à l’horizon la rue de l’Institut et le château d’eau de Rixensart. A l’avant-plan, encaissé dans la rue du Vallon, le Collège Notre-Dame des Trois Vallées ne dévoile que ses toits.

1990 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2015 © Monique D’haeyere

Vues depuis la Colline du Glain sur l’actuel rond-point Yvonne Londoz (Gailly), la rue de Rixensart et les avenues Albert Ier/Franklin Roosevelt.

1995  coll. CHR ↔ 2013 © Monique D’haeyere

Étrange bâtiment que cette grande tour grise qui surplombe encore aujourd’hui le site des anciennes Papeteries de Genval. Construite entre 1922 et 1928, elle leur appartenait jadis avant de devenir la propriété de la commune de Rixensart. Un peu tordue, pas vraiment d’équerre, elle fut élevée avec les moyens du bord : 6 colonnes de béton ceinturées de poutres en bois lui assurent pourtant une assise solide. Les plaques d’Eternit qui la recouvrent à l’extérieur lui donnent même des allures de bâtiment industriel (2).

Ayant subi les assauts du temps, la tour couverte – seule à subsister en activité encore en Wallonie, devait être remise en état.

avant 1998 coll. CHR ↔ 1999 coll. Hommes et Patrimoine

Devenue propriétaire du site, la Commune de Rixensart décida pour des raisons de sécurité et de préservation de patrimoine de la rénover avec l’aide de la Région wallonne. Coût des travaux : 124.000 euros.

Architecte, je me suis occupé en 1998, de la rénovation indispensable de la Perche couverte pour le compte du Service travaux de la commune. La vue à 34 m était à couper le souffle. Le club existe toujours et un petit musée est accessible sur place, écrivit Pierre Gheux en mai 2015.

1999 © Josette Verbois-Thonnard ↔ mai 2016 © Monique D’haeyere

Depuis le rond-point Yvonne Londoz, prises de vue de la ‘dernière double perche couverte en activité en Wallonie’. De 35 mètres de haut, elle sert aux entraînements du tir à l’arc sur perches verticales à 33 mètres (3).

2008 | vue depuis la rue Auguste Lannoye © Eric de Séjournet
février 2013 © Christian Petit

Cette tour abrite deux perches permettant la pratique du tir à l’arc ou tir à l’oiseau. Cette construction se situe à l’arrière d’une petite maison villageoise occupée par le local du ‘Cercle des Tireurs– Rixensart Sainte Croix’ et par le musée du Tir à l’Arc de Rixensart. La tour, de plan carré et haute de plus de 27 m, est entièrement bardée d’ardoise, écrit Bénédicte de Ghellinck en 2009 (4).

Le 30 janvier 2019, le Conseil communal de Rixensart décida d’émettre un avis favorable sur le classement, comme monument, de la perche couverte (tir à l’arc), sise rue Auguste Lannoye 32 à Genval, considérant hormis les critères de rareté, d’intégrité et d’authenticité :

– l’intérêt social du bien : la pratique du tir à la perche incarne une culture traditionnelle et populaire vieille de plusieurs siècles, et la perche couverte dont question constitue un témoignage de la pratique du tir à la perche, activité populaire apparue au Moyen Age et particulièrement florissante jusqu’au milieu du siècle dernier

– l’intérêt paysager de la perche couverte qui s’intègre particulièrement bien à l’environnement paysager urbain de Genval et qui constitue pour les habitants un point de repère haut de trente mètres


→ OBJECTIF RIXENSARTLa Perche
→ VISAGES DE RIXENSARTMusée du Tir à l’arc 


(1) WILLOT Isabelle, La perche couverte de Genval, in Le Soir, 18 août 1995
(2) Ibid.
(3) Chroniques CHR n° 26 – 2ème trimestre 1996, p17
(4) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(5) Conseil communal de Rixensart, Projet de classement, comme monument, de la perche couverte (tir à l’arc) sise rue Auguste Lannoye 32 à 1332 Rixensart, 30 janvier 2019

L’avenue Gevaert touchée par un V1

816d0-2257862934-1

26 janvier 1945 | Imprimerie Delbrassine, touchée par un V1 (avenue Gevaert)
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

A 3 ½ h. du matin par un affreux temps de neige un V1 désemparé venant de la direction du Nord tombe avenue Gevaert à 200 mètres de l’église. Deux maisons sont entièrement détruites; beaucoup sont endommagées. A l’église le maître autel en marbre a été un peu ébranlé, les fenêtres des fonts baptismaux et des sacristies sont abîmées. Aucune personne n’a été tuée ni blessée (1).

Je me souviens, – j’étais un gamin de six ans, raconte Daniel Alost (2). A cet âge on apprend vite. Rien qu’au bruit des moteurs, on pouvait déjà identifier quels types d’avions ou bombardiers survolaient Genval. Ils faisaient l’aller-retour vers et de l’Allemagne. Dans la nuit du 25 au 26 janvier, nous n’avons pas fermé l’œil, car en plus des avions alliés, Genval était survolé par des V1, ces terribles bombes volantes qui terrifiaient la population. On écoutait attentivement le bruit caractéristique de ces engins, car tant qu’il ronronnait … Puis, cette nuit-là, j’ai entendu un V1 qui commençait à toussoter … puis le moteur s’est arrêté. Mon père nous a crié de sa chambre : « Tous sous les couvertures ! » En chutant, le V1 siffle … terrifiant … il est tombé avenue Gevaert à quelques dizaines de mètres de notre maison, avenue des Combattants. Puis il y eu le souffle … heureusement sans suite pour notre famille.


(1) TONNET Adrien (curé de Genval), dans sa Monographie de Genval,  p 73
(2) Membre du Cercle d’Histoire de Rixensart

Genval, origine du nom

190125 place communale genval 7.2009 © eric de séjournet-012 (1)juillet 2009 | Maison communale de Genval © Eric de Séjournet

En 1224, on retrouve le lieu dit Juseneval (wall. ‘juzaine’ ‘inférieur’, bas lat. jusana) et réfère à la vallée basse de la Lasne et de son affluent l’Argentine, qui forment en cet endroit des étangs (1).

L’étymologie provient, d’une part, du préfixe ‘Jusenne’ contracté en ‘Gen’ et signifiant ‘en bas’, d’autre part, du radical ‘val’. Le ‘val d’en bas’ désigne donc sans doute la vallée de la Lasne qui depuis des temps immémoriaux servit de limite entre Genval, Rixensart et Rosières (2).

Quant au comte Henry Carton de Wiart (3), il avance qu’une ancienne tradition situe dans le charmant vallon de Genval (vallée Geneviève) les principaux épisodes de l’histoire de la duchesse Geneviève de Brabant, qui nous est contée dès le XIIIe siècle dans la ‘Légende Dorée’ de Jacques de Voragine (4)(5). Lire l’extrait ci-après en (6).


(1) JESPERS Jean-Jacques – Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Ed. Racine, Bruxelles 2005, p. 281
(2) Commune de Rixensart
(3) Henry Carton de Wiart, homme politique belge et écrivain (1869-1951)
(4) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003 (p. 200)
(5) de VORAGINE Jacques, Légende Dorée, XIIIe siècle
(6) EXTRAIT | Geneviève, épouse de Siegfried de Trêves, Duc de Brabant, vit son mari partir pour une Croisade. Le Duc, son mari, la confia, ainsi que son jeune enfant, à la garde de son Sénéchal, nommé Golo. Ce dernier, profitant de la longue absence de son maître, tenta de séduire la belle Duchesse. Celle-ci le repoussa indignée. Pour se venger, Golo envoya au Duc un message accusant la jeune épouse d’adultère. Aveuglé par la colère et par la confiance en Golo, le Duc condamna Geneviève à la peine de mort. Emmenée par ses bourreaux en Forêt de Soignes, ceux-ci eurent néanmoins pitié d’elle et de son enfant et, au lieu de la tuer, ils l’abandonnèrent au cœur de l’épaisse forêt. Guidés par une biche, Geneviève et son enfant trouvèrent un gîte au fond d’un vallon, près d’une source d’eau pure et vivifiante. Ils y vécurent de longues années. Un jour, le Duc, chassant dans la forêt, aperçut la biche et l’enfant et il les poursuivit. Il se retrouva alors face à Geneviève qu’il reconnut aussitôt. Des témoignages ayant déjà éveillé ses soupçons envers la traîtrise de Golo, il le fit pendre le jour même. Le Duc avait honte d’avoir été aussi injuste et cruel envers son épouse et son fils. Il les ramena en grande pompe au château, ainsi que la biche, et rendit hommage à la vertu de Geneviève.

L’île du lac, unique et rustique

3be20-1629878278

début XXe siècle | Une vue du lac de Genval et de son île

Genval circ 1907 0015

1907 | coll. Jean-Claude Renier

Vue sur le quartier du Panorama à Rosières, coll. Francis Broche
Rive est du lac de Genval, coll. Anne-Marie Delvaux

Un coin du lac, coll. Francis Broche
1919 | Vue générale du lac de Genval avec l’île, coll. Anne-Marie Delvaux
Bord du lac

Les villas de la Drève des Aubépines se profilent à gauche de l’île. Plus tard, un pont relia l’île à la rive sud-est du lac.

826d1-1816674926

L’île du lac et son pont rustique, coll. Anne-Marie Delvaux

50a7e-2363231770

1924 | La Maison du Garde (à gauche de l’île) et le Pavillon japonais (derrière le pont), coll. Jean-Claude Renier

L’Île des Pêcheurs sur la rive sud du lac, coll. Philippe Godin
L’île rustique, coll. Anne-Marie Delvaux

Outre les promenades champêtres, le lac de Genval offre également des distractions de choix comme la pêche, la voile et le canotage (1). Régulièrement, les membres du club de pêche local nettoyent les berges du lac de Genval. Comme en mars 2012, ils ont ressorti de tout : branches, canettes, bouteilles en verre, barrières Nadar ou encore un panneau de signalisation (2).

En 2015, une convention a été mise sur pied entre John Martin, le propriétaire et ‘Les Pêcheurs du Lac de Genval’. Pour pêcher au lac de Genval, il faut en effet être membre de l’association et payer une cotisation de 100 euros pas an. Ce qui permet de financer principalement le rempoissonnent du lac. Nous promouvons le no kill, explique Albert Collard, c’est-à-dire que les poissons pêchés doivent être remis à l’eau, mais les pêcheurs peuvent tout de même emporter un brochet et un sandre par jour de pêche. Si les concours ont lieu entre avril et octobre, les 110 membres de l’association peuvent pêcher toute l’année sur le lac.

A partir de la rive sud du lac de Genval, l’Île rustique offre une belle vue à droite sur L’Aquarium (qui deviendra l’hôtel Argentine) et son embarcadère, construit en bois en entourée d’un garde-corps (aujourd’hui dénommée La Sarabande).

Début 2019, la villa et ‘son’ île sont mis en vente par l’intermédiaire d’Immo Ferco.


(1) Magazine BW, octobre 2013
(2) L’Avenir, 5 mars 2012

Devoir de mémoire (Genval)

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Genvalois Alexandre Ancart, Georges Rouchaux, Maurice Van Diest et Edmond Borderieux furent arrêtés par la Gestapo, puis fusillés en janvier 1943. D’autres, comme Joseph Desmet et Fernand Gailly, donnèrent leur vie pour la Patrie. Sous réserve d’exhaustivité :

973F. Alexandre AncartAlexandre Ancart (1902-1943) | Né à Cortil-Noirmont le 16 mars 1902, Alexandre Ancart, époux de Léonie Van Niemmen, fut combattant de la guerre 1940, ex-prisonnier de guerre et membre de l’Armée blanche. Pour avoir transporté des armes, il fut brutalement arrêté par la Gestapo à Genval le 16 décembre 1942 et fusillé à Bourg-Léopold (1) (ndlr. et non à Breendonk) le 6 janvier 1943 (2).

Georges Rouchaux (1895-1943) | Né le 28 décembre 1895 à Ixelles, imprimeur à Genval, il fut fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (2).

Maurice Van Diest (1902-1943) | Né le 5 novembre 1902 à Wavre, domicilié rue des Combattants 11 à Genval, résistant. Arrêté le 8 janvier 1943 pour possession d’armes, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 (3) et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés.

7c937-33588654-1Edmond Borderieux (1892-1943) | Né à Orville (France) le 4 septembre 1892 et domicilié rue du Cerf à Genval, il fut employé aux Papeteries de Genval. Le 16 décembre 1942, il fut arrêté comme otage et fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943. Il fut inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés

joseph desmet résistant genvalois 1895-1945Joseph Desmet (1895-1945) | Né à Bruxelles le 12 janvier 1895, résistant, mort, victime de la barbarie allemande le 9 mars 1945 au camp d’extermination de Neuengamme. Il est tombé pour son idéal, sa patrie et votre liberté (Source : Souvenir pieux). Une rue parallèle à l’avenue Gevaert lui est dédiée. Le Cercle d’Histoire de Rixensart confirme que la veuve de Joseph Desmet, Carina Lignier, fut nommée bourgmestre de Genval de 1967 à 1970. Elle habitait au 132 de l’avenue Gevaert (5).

fernand gailly (1902-1945) © michèle degueldreFernand Gailly (1902-1945) (6)| Né à Bourgeois-Rixensart le 27 juillet 1902, il résida rue Mascau à Genval. Son activité fut considérable dans la résistance. Il était commandant à l’Armée secrète. Il eut à son actif de nombreux actes de sabotage. Il rassembla, convoya, cacha des armes et des munitions. Il assura le logement et le ravitaillement de nombreux réfractaires (…). Il fut arrêté par la Gestapo en août 1943 et connut les camps de concentration. En mars 1945 il fut vu juché sur un train en partance pour l’Ouest. Depuis lors on a perdu toute trace de lui … (7). Le 23 juin 2014, le Conseil communal de Rixensart prit la décision de nommer le rond-point établi au carrefour entre les rues de Genval et de La Hulpe, rond-point Fernand Gailly, considérant qu’il a activement participé à la résistance à l’occupant pendant la guerre 40-45 en formant les premiers noyaux de l’Armée blanche (→ RÉTRO RIXENSART | Fernand Gailly, résistant de la première heure)

A propos de trois de ses paroissiens, – Alexandre Ancart, Georges Rouchaux et Maurice Van Diest, le curé de la paroisse de Saint-Sixte consigna le 17 juin 1945 (7) : Au cours d’une cérémonie grandiose les corps des fusillés sont ramenés à Genval.

rapatriement fusillés genvalois 17 juin 1945 place communale coll. luc debource 0

17 juin 1945 | Rapatriement de trois Genvalois fusillés par les Allemands.
Le convoi funéraire remonte l’avenue Gevaert et arrive Place communale à Genval.
coll. Luc Debource

Ce diaporama nécessite JavaScript.

17 juin 1945 | Cérémonie en hommage à trois paroissiens fusillés par les Allemands, coll. Luc Debource

8b8d1-856767261-1

3 octobre 1954 | Monument aux Morts des Papeteries de Genval

Dépôt de fleurs au Monument aux Morts des Papeteries de Genval en présence de Jean Lannoye et de sa mère Marie Stévenart. Neuf noms figurent sur la stèle : Edmond Borderieux, Albert Croy, Denis Deceuster, Marcel Ladrière, Georges Roucheaux, Maurice Vandiest, Charles Delf…?, Pascal Delmotte, René Van…?


RÉTRO RIXENSART | Monument à la Gloire et Reconnaissance aux Combattants de Genval
RETRO RIXENSART | Cérémonies du V-Day
RÉTRO RIXENSART | Devoir de mémoire (Rixensart)
RÉTRO RIXENSART | Devoir de mémoire (Bourgeois)
→ RÉTRO RIXENSARTDevoir de mémoire (Rosières)


(1) suivant son avis mortuaire
(2) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 – 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p.377 et 378)
(3) Bel-Mémorial
(4) © tous droits réservés à la famille Gailly
(5) Tout connaître sur Genval (Tourisme, Industrie, Commerce), 1966
(6) Eloge funèbre de Fernand Gailly, par l’Abbé André Tonnet, curé de Genval, 11 août 1946 (source Michèle Degueldre)
(7) TONNET Adrien (curé de Saint-Sixte de de 1923 à 1962) Monographie de Genval, p. 73

Documents et archives

Continuer la lecture de Devoir de mémoire (Genval)

Le kiosque à musique de la Place communale

b2100-645112506

après 1925 | La Place Communale, au fond l’hôtel de ville. A gauche, le kiosque.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

En fait, l’histoire du kiosque à musique commence par la naissance, en 1893, de la première fanfare de Genval : Les Echos de la Lasne. Après la fin de la Première guerre mondiale, elle fut de toutes les manifestations qui célébraient la victoire et compta, à cette époque, quelque quatre-vingts musiciens.

Dans le Genval des années vingt, où apparaissaient les cinémas, il devenait urgent de fournir à la fanfare, encore unique, l’occasion de donner des concerts. Aussi, le 25 avril 1925, au cours d’une seule et même séance, le Conseil communal décida la construction d’un kiosque à musique (1).

df3c4-3591286612

mars 2015 © Monique D’haeyere

Continuer la lecture de Le kiosque à musique de la Place communale

Postes, La Poste, bpost, mues genvaloises

b5f76-12244177641

après 1925 | Rue Neuve à Genval avec vue sur l’église Saint-Pierre de Maubroux.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le premier bâtiment à gauche abrita le bureau des postes de Genval. Sur l’enseigne on distingue POSTES-POSTERIJEN.

En plusieurs décennies, La Poste de Genval déménagea plusieurs fois : on la retrouve rue Neuve (l’actuelle avenue des Combattants), rue de la Station, … et actuellement rue de Rixensart.

Continuer la lecture de Postes, La Poste, bpost, mues genvaloises

Terminus Hôtel, arrêt sur le lac

56ace-41174606901

Le Terminus Hôtel, situé près du lac de Genval,
à la limite des communes de Genval, Rosières et Overijse.
coll. Jean-Claude Renier

Cette superbe vue panoramique sur le Parc de Genval-les-Eaux fut prise à partir du bas de la Route de Rosières (l’actuelle rue de Genval).

Continuer la lecture de Terminus Hôtel, arrêt sur le lac

Les Cottages, les Hydriades du lac

606. Le lac de Genval B c Francis Broche

Les Cottages (lac de Genval)
coll. Francis Broche

Hormis le chalet Guillaume Tell, la rive nord du lac de Genval tarda quelque peu à se construire alors qu’elle est exposée au sud.

Il fallut attendre que se manifeste l’intérêt d’Aimé Lagrange (ca 1870-1943), un homme entreprenant qui avait créé à Anvers une importante industrie d’alimentation pour le bétail. Selon la version de sa famille, Aimé Lagrange, acheta la chapelle Tell peu après sa construction et bâtit en outre les quatre villas proches, trois à gauche et une à droite (vu de la rive sud). Il aurait de même racheté et agrandi la ville ‘la Pommeraie’ et reconstruit le grand bâtiment connu sous le nom de ‘la Baraque’ à l’époque des courses hippiques. De son vivant il fait construire et vend plusieurs villas sur la rive nord mais, à son décès, lègue à sa fille aînée, Simone, épouse Vindevoghel, une des villas au bord du lac ainsi que ‘la Pommeraie’. A son autre fille,  Suzanne, épouse Robert Goffin, il lègue la villa Tell et ‘la Baraque’ modifiée que R. Goffin louera après le décès de sa femme, à une organisation de jeunesse (1).

genval,lac de genval,chalet guillaume tell

juillet 2014 © Monique D’haeyere

Continuer la lecture de Les Cottages, les Hydriades du lac

Les Bruyères, de grand intérêt biologique

3c658-697641346

Les Bruyères et vue vers Genval
coll. Imelda De Thaey

La Grande Bruyère de Rixensart est localisée dans la partie ouest de la localité de Rixensart, le long de l’actuelle avenue Franklin Roosevelt (N 275) et au sud des anciennes papeteries de Genval. La sablière occupe la partie nord du site; elle a été ouverte dans le versant droit de la vallée de la Lasne. On y a extrait des sables tertiaires du Bruxellien. Le site comprend une petite sablière, des fragments de pelouses sur sables acides et un lambeau de lande à callune, végétation jadis beaucoup plus étendue en Brabant wallon. Quelques espèces caractéristiques y subsistent et sont très rares ailleurs dans la région : c’est le cas de la jasione (Jasione montana) et de l’agrostis des sables (Agrostis vinealis) parmi les plantes, du criquet des larris (Chorthippus mollis) et de la coccinelle noire (Exochomus nigromaculatus) parmi les insectes. Intégré dans le réseau Natura 2000, ce site classé dont l’intérêt a été souligné dans le cadre du PCDN de Rixensart, bénéficie du statut de ‘réserve communale’ et est doté d’un comité de gestion (1).

Site de grand intérêt biologique, il est clôturé mais on note l’existence de plusieurs sentiers (2).

5d8f8-1560416103

Continuer la lecture de Les Bruyères, de grand intérêt biologique

Chapelle Notre-Dame-de-Hal

90dbd-14347704481

1906 | Chapelle de l’Abbé, dite chapelle Stouffs,
aujourd’hui enclavée dans un mur de l’avenue Gevaert.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Inscription : Cette chapelle a étté édifiée par Jean Stouffs et Elisabeth Mascart à l’honneur de Notre Dame de Hal Ave Marie Lan 1776 Anne-Joseph Stouffs lan 1881 Cette chapelle y est reconstruite par Gilbert François J.H. 188 J.M.J. (1).

Chapelle Notre-Dame-de-Hal avenue Gevaert 12.2018 © Monique D'haeyere 1

décembre 2018 © Monique D’haeyere

Continuer la lecture de Chapelle Notre-Dame-de-Hal

Graffiti du lac

3bed3-2644686245-2

2004 | Graffiti de la Promenade Paul Harris (lac de Genval)
© Serkan Duzler

Sur la Promenade Paul Harris (sur la rive sud du lac de Genval), un mur couvert de graffiti attire l’attention des promeneurs. Il ne s’agit pas de tags sauvages mais bien d’une oeuvre réalisée en 2004, à la demande du propriétaire du Château du Lac, par des jeunes anglais, belges et suédois dans le cadre d’une semaine hip-hop organisée par la Maison des Jeunes de Rixensart. L’oeuvre représente la terre avec le DJ, le vent avec les graffiti, le feu avec la dance et l’eau avec le rap.

Continuer la lecture de Graffiti du lac

Monument à la Gloire et Reconnaissance aux Combattants de Genval

14f90-527722680

après le 25 juin 1922 | Monument aux Morts de la Place communale de Genval
coll Patrimoine rixensartois

Pendant la Première guerre mondiale, Genval a mis au service de la patrie 135 soldats dont 55 volontaires. 18 de ces braves ont donné leur vie. L’idée de célébrer les soldats morts au combat ne fut pas oubliée dans l’euphorie de la libération mais reprise par le Conseil communal de Genval qui, dès le 17 janvier 1919 fut d’avis de faire ériger sur la place publique un monument à la mémoire des soldats de la commune tombés au champ d’honneur. Une souscription sera ouverte (1).

L’inauguration du monument à la Gloire et Reconnaissance des Combattants de Genval 1914-1918 eut lieu le 25 juin 1922. Le journal Le Soir du lundi 26 juin 1922 rappelle que Genval a fourni 135 soldats sur 300 hommes en âge de combattre, et évoque l’envol de 21 pigeons dont chacun porte sur les ailes le nom d’un héros.

d7d55-1567688087
© Monique D’haeyere

Continuer la lecture de Monument à la Gloire et Reconnaissance aux Combattants de Genval

Cimetière de Genval, Bois Pirart

181102 Le Calvaire du nouveau cimetière de Genval

après 1918 | Le Calvaire du nouveau cimetière de Genval,
avenue de la Closière/rue du Bois Pirart

L’ancien cimetière de Genval, situé à l’angle des rues JB Stouffs et Mahiermont, que les Genvalois de souche appellent encore ‘le vieux cimetière’ servit jusqu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, avant d’être fermé. A l’époque, les monuments funéraires ont été retirés, certaines tombes ont été vidées à la demande des familles et les corps transférés vers d’autres cimetières de la commune (1). On peut en déduire que le nouveau cimetière fut ouvert après 1918.

Au bout de l’avenue de la Closière,  le cimetière, totalement emmuré, s’ouvre par une entrée imposante constituée de quatre grands piliers de calcaire, sur base carrée et terminés par un vase. Le cimetière, divisé par une allée principale et des allées latérales et transversales, comporte au centre quelques monuments plus intéressants, sous la forme de petites chapelles funéraires, familiales, érigées entièrement en pierre calcaire (2). 

Continuer la lecture de Cimetière de Genval, Bois Pirart

Chalet des Eaux, à la source

a4e1c-3797177493

1901/1902 | Chalet des Eaux à Genval
(photo prise de l’autre côté des voies, du sommet du talus opposé
de la tranchée du chemin de fer)
coll. Philippe Godin

Construit à l’emplacement d’un ancien oppidum néolithique (1), ce bâtiment emblématique du Parc de Genval-les-Eaux se dénomma successivement le ‘Chalet des eaux’, ‘Villa normande’, ‘Hôtel de Normandie’, puis ‘Normandy Hôtel’. Dès 1949, il connut une nouvelle destinée : l’accueil des personnes âgées (‘Résidence des Vétérans Coloniaux’, également dénommée ‘Le Gui’ Home des Vétérans Coloniaux ou ‘Résidence Stanley’, puis la ‘Résidence du Lac’).

1ca22-2514629898

janvier 2008 © Eric de Séjournet                    2010 © Monique D’haeyere

Continuer la lecture de Chalet des Eaux, à la source

Normandy Hotel, tel un paquebot amarré

63aac-1518085421

entre 1910 et 1912 | L’Hôtel de Normandie avant transformation et extension
coll. Francis Broche

 9eb54-335835421
février 2014 © Monique D’haeyere

588. Première gare de Genval c Jean-Claude Renier

Le Normandy Hotel est agrandi
coll. Jean-Claude Renier

A l’avant-plan, la première gare de Genval. A gauche de la gare se trouvait le bureau de la RTT (Régie du Télégraphe et du Téléphone), précise Christiane Dandumont.

Dans une publicité d’antan, le ‘Normandy Hotel’ à Genval-lez-Eaux se recommande aux familles : L’Hôtel se trouve à 5 minutes de la gare de Genval, d’où partent 20 trains par jour pour Bruxelles. Téléphone Genval 57 ‘Réseau de Bruxelles’.

Continuer la lecture de Normandy Hotel, tel un paquebot amarré

Résidence des Vétérans coloniaux

3b361-3727524455

1949 | Le Normandy Hotel devint la Résidence des Vétérans Coloniaux
coll. Francis Broche

Situé dans le quartier du ‘Parc de Genval-lez-Eaux’, cet ancien hôtel de voyageurs (Hôtel Normandy) fut transformé en hospice pour vétérans coloniaux.

be568-1336402994

Dénommé initialement ‘Le Gui’, ce home sera surtout connu sous le nom de ‘Résidence des Vétérans Coloniaux’.

d098b-564653088

Intérieur de la résidence, coll. Jean-Claude Renier

384c4-3040561240En mars 1949, la revue congolaise illustrée ‘Les Vétérans Coloniaux’ y consacra un article :  Telle une coquette qui se farde, votre Home, s’est couvert d’une couche de peinture et ce complément ajoute infiniment à son charme (…). Ce Home sera un petit paradis. Et dans son numéro du mois de juin 1949, on apprend que l’inauguration officielle du 28 mai 1949 donna lieu à des cérémonies qui attirèrent à Genval la grande foule.

Quant au journal Le Soir, il titre le 29 mai 1949 : Le Ministre des Colonies a inauguré le home. Et d’informer ses lecteurs que le home est appelé ‘Le Gui’, que le samedi matin les Vétérans furent reçus à la Maison communale par M. Becquevort, bourgmestre, qu’un ‘Te Deum’ fut chanté en l’église Sainte-Sixte par l’abbé Thonnet, et que le colonel Muller (1), président de l’Association des Vétérans Coloniaux (2), fleurit le monument aux Morts, qu’il rendit également un hommage tout spécial aux artisans et ouvriers, qui, ayant vu l’Hôtel Normandy dans l’état de terrible délabrement où il se trouvait, n’ont pas hésité à s’attaquer à un travail formidable de jour et de nuit pour en faire le bijou que nous voyons aujourd’hui.

+ infos | Résidence des Vétérans Coloniaux (trois articles parus dans Les Vétérans Coloniaux, revue congolaise illustrée, 1949)

fca94-1619247394

après 1949 | Résidence des Vétérans Coloniaux, qui fut également dénommée Résidence Stanley

A gauche de l’image, on reconnaît la tour à charbon de la gare de Genval, qui alimentait les locomotives à vapeur assurant le transport des marchandises des Papeteries de Genval.

15a7e-251047389

mars 2017 © Monique D’haeyere

3a38d-872138023

après 1949 | Salon

7513e-4067760871

après 1949 | Bibliothèque

Hôtel Normandie à Genval A

après 1949 | Côté jardins

Résidence des Vétérans Coloniaux (coté jardin) après 1949

53557-1720722340

vers 1995 | Résidence du Lac, maison de repos © Josette Verbois-Thonnard 

En septembre 2006, l’agrément de la maison de repos fut suspendu par le ministre de la Santé de la Région Wallonne.


→ RÉTRO RIXENSART |  Normandy Hotel, tel un paquebot amarré

→ OBJECTIF RIXENSART | Le Normandy (3)

 ARBORESCENCE | Parc du Normandy, patrimoine arboré disparu (4)


(1) Son nom est gravé au bas de la statue du roi Léopold II
(2) cette association fut constituée le 23 octobre 1948
(3) OBJECTIF RIXENSART, plate-forme participative de découvertes photographiques de Rixensart
(4) ARBORESCENCE, association citoyenne pour la découverte et la protection des arbres remarquables de Rixensart

L’ex Normandy : hallali et renouveau

ce025-1473896649

juillet 2014 | Ex Normandy Hotel, ex Résidence du Lac
2014 © Monique D’haeyere

Implanté dans un petit parc boisé, ce double bâtiment se compose de deux ailes juxtaposées couvertes de bâtières parallèles à légers coyaux. Les murs gouttereaux, comme les pignons, sont enduits et abondamment ornés de faux colombages. Ils sont ouverts de baies aux formes variées. Les toitures recouvertes d’eternit s’ouvrent par des lucarnes en bâtière recoupant la corniche, le niveau des combles étant un véritable étage d’habitation. Au bout de l’aile principale, un débord du bâtiment sous bâtière transversale à croupette est couronné d’un belvédère sous toiture polygonale (1).

Dans une interview accordée le 23 juillet 2014 à L’Avenir, John Martin, propriétaire, indiqua être en réflexion pour la Résidence du lac, une bâtisse en bois qui est insalubre et qui ne reçoit plus l’assentiment des pompiers depuis le départ de la maison de repos. Nous nous dirigeons vers une démolition. Quant à son affectation future, sa proximité avec le RER est un élément important de notre réflexion. J’ai toujours été attaché à la préservation du patrimoine, un critère clé dans le choix de mes hôtels et qui m’a souvent coûté très cher, mais parfois nous ne pouvons faire autrement.

Continuer la lecture de L’ex Normandy : hallali et renouveau