La maladrerie de Genval

2020 | Rue des Déportés n° 12 à Genval © Annick Dedobbeleer

En 1873, Jules Tarlier et Alphonse Wauters écrivirent (1) : « Le nom du ‘Chemin Ladrée’ indique qu’il a existé à Genval une ladrerie ou maladrerie ». Selon le Syndicat d’Initiative de Rixensart, « Genval avait sa ‘maladrerie’, située rue des Déportés n° 12 » (voir photo ci-avant).

Le Cercle d’Histoire de Rixensart (2) nous apprend, qu’en 1866 une épidémie de choléra a sévi dans la région, et notamment à Genval. Les nombreuses chapelles dédiées à Saint-Roch dans les environs en témoignent : « celle de Bourgeois (…), à Rosières (3), à Ransbeck, à Gaillemarde, la Marache … etc., toutes de dimensions assez conséquentes et toutes évoquant l’épidémie de choléra de 1866 ».

A Genval, « en retrait de la rue, la chapelle à chambre et chevet polygonal est une bâtisse de la seconde moitié du 19e siècle (…). Au-dessus de la porte au vantail de bois partiellement vitré, cartouche gravé du millésime ‘1866’ et surmonté d’une pierre portant la dédicace ‘ST ROCH PATRON CONTRE LES MALADIES CONTAGIEUSES / PRIEZ POUR NOUS’ (4).

« Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette épidémie a marqué la mémoire collective », précise le Cercle d’Histoire, «  et on le comprend lorsqu’on sait que, si tous les malades ne mourraient pas, la proportion de décès était néanmoins importante. A Rixensart, 15 personnes furent atteintes (1 % de la population) et 13 moururent. A Rosières, on comptait 39 malades sur 611 habitants, mais la mort n’atteindra que 13 d’entre eux ! A Genval, il y eut 51 cas sur 1169 habitants et, parmi eux, 26 décès, soit la proportion la plus importante de l’arrondissement par rapport à la population (2,2 %) ». 

« Si les médecins et les curés des paroisses atteintes furent sur la brèche, un certain nombre d’habitants se dévouèrent également aux soins des malades et les sœurs Marie-Caroline et Marie-Rosalie Brabant furent du nombre. A l’issue de l’épidémie, elles firent construire cette chapelle en contrebas de leur maison » (5).

1902 | Chapelle Saint-Roch, Place communale à Genval (coll. Serge Watté)

(1) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Aux environs de Saint-Roch, in Rixensart Info n°165 de janvier 1997, p. 22
(3) RÉTRO RIXENSART | Chapelle de la Vierge, Saint-Roch et Saint-Guidon (Rosières)
(4) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(5) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Aux environs de Saint-Roch, in Rixensart Info n°165 de janvier 1997, p. 22

Garage du Parc, hôtel pour automobiles ?

1927/1930 | Garage du Parc, avenue Normande 6-8 à Genval (coll. Alan vdH)

Situé avenue Normande, entre les anciens hôtels du Parc (Bigaré) et Palace (Belvédère), le Garage du Parc attire singulièrement l’attention, de par sa présence dans le cadre du Parc de Genval-lez-Eaux, ce dernier étant essentiellement dédié à la villégiature ou au secteur de l’Horeca. 

Si les immeubles furent pourvus de garages dès les années ’30, il fut quasi impossible de modifier les hôtels ou villas plus anciens afin que chaque visiteur ou occupant puisse y loger sa voiture et … éventuellement son chauffeur. Le plus souvent, les automobiles de l’époque s’accommodèrent à l’occasion de structures réalisées à d’autres fins – écuries, remises à fourrages, marchés couverts …. 

Pour les nombreux visiteurs motorisés du Parc de Genval, il s’agissait de louer ou acheter un emplacement dans un « hôtel pour automobiles ». C’est l’hypothèse avancée par Rétro Rixensart pour expliquer la présence du Garage du Parc à Genval. Elle est renforcée par les éléments suivants :

– l’immeuble est situé à l’entrée du parc, 

– il comporte deux ailes identiques, l’une permettant l’entrée et l’autre la sortie des automobiles sans qu’elles dussent se croiser à l’intérieur

– au centre, la fenêtre de la loge du gardien du garage donne directement sur le distributeur d’essence (il s’agit vraisemblablement de l’appareil sur colonne de type ‘Routier’ muni de deux jaugeurs en verre provenant de la Société Générale des Huiles de Pétrole, datant d’après 1923 … et qui débitait par multiples de cinq litres)(1)

– le bâtiment ‘tout en façade’ se transforme à l’arrière en hangar (2), des lanterneaux y assurant ventilation et éclairage 

– sur la devanture ne figure aucune inscription publicitaire, ni pour une marque de voiture, ni pour des services (l’activité ‘atelier’ devait y être restreinte),

– au rez-de-chaussée et/ou à l’étage devaient se trouver les bureaux du gérant et des employés. Toutefois, le nombre important de fenêtres laisse supposer que l’immeuble abritait ou logeait aussi les chauffeurs des personnes en villégiature dans le Parc de Genval.

Préfigurant l’émergence de garages dans le paysage urbain ou dans nos villages, les deux pignons arrondis qui ornent de part et d’autre la façade font penser à un style architectural (3) que nous retrouvons dans les colonies, ou à celui qui s’apparente au Cape Dutch, nom donné à l’architecture traditionnelle des Afrikaners, et qui rappelle le style hollandais des maisons d’Amsterdam. 

A l’arrière-plan, on distingue sur cette photo inédite la façade Sud-ouest de l’Hôtel Palace, qui deviendra l’Hôtel Belvédère. En 1940, ce dernier devint le siège de la Kommandatur régionale. On peut supposer que le Garage du Parc ait été réquisitionné par les Allemands, pour y entreposer leurs engins. Le soir du 3 septembre 1944, le poste de commandement de l’occupant fut la proie des flammes et … brûla avec les documents qu’elle contenait. Voir RÉTRO RIXENSART | Le Belvédère, du palace à l’enfer.

2018 | Avenue Normande 6-8 à Genval (Google Streetview)

Pour la période de 1945 à aujourd’hui, Rétro Rixensart a peu d’informations à partager. 

Par voie de presse, les Genvalois furent informés qu’

en 2002, le nouveau propriétaire des lieux choisit de rénover et de transformer le corps du bâtiment avant, afin d’y développer cinq logements et un bureau (4)

en 2004, le premier prix Rénovation (ndlr. octroyé par la Province du Brabant wallon) a consacré Hugues de Bellefroid et son architecte Bruno Erpicum, pour le nouveau visage du Garage du Parc, avenue Normande à Genval (5). 

Constituée le 22 avril 2004 et sise avenue Normande 6-8 à Genval, l’Association des copropriétaires reprit le nom ‘Garage Parc’.

Des questions subsistent évidemment. Aussi, Rétro Rixensart compte-t-il sur ses lecteurs pour compléter l’histoire de ce garage genvalois hors du commun. Ainsi apprend-on :

durant les années ’50/60, y étaient entreposées les réserves de caisses de Schweppes. Les gardiens s’appelaient Charles et Jeanne.

– avant la transformation du garage en logements, il existait une casse pour voitures qui s’appelait ‘Charlie Charlot’, situé sur un terrain le long de l’Argentine, après le tunnel ‘Marie Vatch’. Cette enseigne a ensuite déménagé dans le bâtiment ‘Garage du Parc’, avenue Normande pour y ouvrir un ‘comptoir/magasin’ de pièces automobiles.

– les hangars arrières sont toujours bien là, l’architecte ayant conservé la structure principale du hangar (toiture et poutres métalliques). Quatre maisons atypiques (style loft) y sont intégrées.


(1) Les premières pompes à essence de la Société Générale des Huiles de Pétrole apparaissent en 1923 (historique de BP France)
(2) comme en atteste la photo  ci-dessous
(3) Quelques façades genvaloises furent érigées dans un style qui s’en rapproche : Place communale 59 et avenue Gevaert 29 à Genval
(4) PLEECK Catherine, Architecture – Pour la septième année, la Province a remis son Prix de l’urbanisme. Carton plein pour Rixensart, in Le Soir, 29 octobre 2004
(5) DUMONCEAU Laurence, Le prix de l’Urbanisme du Brabant wallon le démontre à merveille, in La Dernière Heure du 3 novembre 2004

coll. Monique D’haeyere

Les Tiennes, entrée et sortie de trois villages

L’Entrée du Village, coll. Philippe Godin <> 2010 © Monique D’haeyere

Photo prise au niveau du carrefour où convergent les rues de La Hulpe (sur Rosières), de Genval (sur Rosières) et la Parklaan (sur Overijse). Sur le terrain à droite se trouve l’actuel Café du Lac.

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1938 | Les Tiennes (1) à Rosières (actuelle rue de La Hulpe), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

2017 | Rond-point Fernand Gailly Genval © Monique D’haeyere

Le 26 septembre 2015, le Collège des Bourgmestre et Echevins de Rixensart y inaugurait le rond-point Fernand Gailly.

> RÉTRO RIXENSARTFernand Gailly, résistant de la première heure


(1) le tienne = pente, escarpement, colline, raidillon (du wallon ‘tiens’) (2), limite marquée par une colline
(2) ‘pitite montinne, avou li dzeu arondi’ (Dictionnaire explicatif wallon)

Le Poteau, un panorama à 360° !

1985/1990 | Vues depuis le château d’eau de Genval (photo F. Chauffoureaux, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

> RÉTRO RIXENSART | Le Poteau, du réservoir aux châteaux d’eau

Le Poteau, du réservoir aux châteaux d’eau

ca 1930 | Ancien château d'eau de Genval (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart) CHR

Une épidémie de fièvre typhoïde, qui entraîna environ 200 cas et 9 décès, amène les Genvalois à envisager l’établissement d’une distribution d’eau potable. En juillet 1895, il apparaît que c’est ‘la Compagnie générale des Conduites d’eau à Liège’ qui est adjudicataire de la distribution d’eau sur le territoire de la commune de Genval. En septembre 1895, l’Administration communale demande au Conducteur principal des Ponts et chaussées l’autorisation de construire un réservoir (1) sur la parcelle B433f, le long de la route menant de Genappe à La Hulpe (2).

Quant au premier château d’eau, sa construction fut décidée en 1919 pour remplacer le réservoir sis au même endroit. Ce château d’eau sera opérationnel en 1924 (3).

1956 | Vue sur l'ancien château d'eau de Genval vu depuis l'arrière du garage Melebeke, aujourd'hui Aert - L. Melebeke facit (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart)
1956 | Vue sur l’ancien château d’eau de Genval – photo prise par Louis Melebeck depuis l’arrière du garage Melebeck (coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

A l’été 1960, la Commune de Genval lance le recrutement d’un fontainier. Le Moniteur Belge du 14 juillet 1960 (p. 5406) publie les conditions d’admissibilité : il faut être âgé de 21 ans minimum, être en possession du diplôme des études primaires, avoir des connaissances assez approfondies pour la surveillance et l’entretien du château d’eau, la surveillance et l’entretien des pompes élévatoires et du tableau de commande électrique, l’entretien des conduites mères, l’établissement de raccordements particuliers, la réalisation de certaines extensions, la réparation et le remplacement des compteurs d’eau, … être à même d’effectuer le relevé périodique des compteurs d’eau, habiter la commune dans le délai d’un an à dater de la nomination définitive.

1969 | Ancien château d'eau de Genval photographié depuis le nouveau château d'eau
1969 | Ancien château d’eau de Genval, photographié depuis le nouveau château d’eau (coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)
1965/1969 Construction du nouveau château d'eau de Genval - Roger Javaux-Dubois facit (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart)
1965/1969 | Construction du nouveau château d’eau de Genval (photo de Roger Javaux-Dubois, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Selon Bénédicte de Ghellinck et Bruno Merckx (4), ce château d’eau en béton précontraint, d’aspect évasé, a été réalisé par l’architecte J. Gusto. Ils réfèrent à Wim Van Craenenbroeck, auteur de ‘La Belgique des châteaux d’eau’, édité en 1991.

1969 Fin de la construction du nouveau château d'eau de Genval (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart)
1969 | Fin de la construction du nouveau château d’eau de Genval (photo de Roger Javaux-Dubois, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Ce château d’eau de Genval constitue une réserve d’eau de 900.000 litres située en hauteur (ici 46 mètres) pour alimenter 9.000 habitants (5). Il permet de distribuer l’eau à une pression suffisante sans recourir à des pompes (principe des vases communicants). La pression d’eau reste donc constante même en cas de panne d’électricité (6).

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1970 | Démolition de l'ancien château d'eau de Genval (abattage de la partie centrale du réservoir) - Roger Javaux-Dubois facit (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart)
1970 | Démolition de l’ancien château d’eau de Genval (abattage de la partie centrale du réservoir) (photo de Roger Javaux-Dubois, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Deuxième château d’eau de Genval, au lieu dit Le Poteau
2011 | 2015 | 2016 © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | Château d’eau de Genval


(1) Le réservoir est généralement installé en hauteur par rapport aux habitations. Il a pour particularité d’être enterré ou semi-enterré comme celui sis rue du Réservoir à Rixensart.
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d’histoire de La Place communale de Genval du 18e au 20e siècle, in Chroniques N° 36, septembre 2008
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART in Rixensart Info 168 de mai 1997, p. 19
(4) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(5) RENSON Yves (Directeur du Département eau potable, inBW), La consommation d’eau historiquement élevée en Brabant wallon, in TVCOM, 26 mai 2020
(6) inBW

L’Argentine, ses méandres et ponts

L'Argentine carte postale art nouveau litho de Paul Cauchie Genval-lez-Eaux

1900 | Très belle carte postale représentant les méandres de l’Argentine (dessin ‘art nouveau’, Paul Gauchie pinxit).

Aux abords du lac, le ruisseau d’Argent s’appelle plus volontiers l’Argentine. Question de goût. Argent ou Argentine, sa poésie est semblable et semblables sont ses eaux (1).

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L’Argentine dans le parc (rive Nord), coll. Jean-Claude Renier

La passerelle donna accès à une villa, qui se situa vraisemblablement sur la rive Nord du lac de Genval (Overijse), le long de l’Argentine.

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Pont d’Overyssche et l’Argentine dans le Parc, coll. Francis Broche

Aujourd’hui, l’Argentine coule paisiblement sur la rive nord du lac de Genval … sur le territoire d’Overijse.

coll. Universiteitsbibliotheek Gent ↔ janvier 2016 © Monique D’haeyere

Old Cottage à ‘Genval-les-Eaux’ (Meerlaan à Overijse) ↔ avril 2018 © Olivier Ruytenbeek

Sur la rive nord du lac de Genval (commune d’Overijse), on atteint le Rallye Saint-Hubert en empruntant un pont en briques au-dessus de l’Argentine. Ce café-restaurant fut construit par l’architecte N. Lacroix de Genval.

Cette habitation, aujourd’hui rénovée, est située au bord de l’Argentine, sur la rive Nord du lac de Genval.


(1) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972


Hôtel de Bruxelles, puis presbytère

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avant 1911 | Route de la Gare, coll. Jean-Claude Renier

A l’angle des actuelles rues de la Station et de Rosières à Maubroux (Genval), le café-restaurant ‘A la Ville de Wavre’.

A l’instar des sources et eaux de Genval, les Papeteries de Genval prennent dès 1904 une extension rapide sous l’impulsion d’Auguste Lannoye. Ainsi se développe le hameau de Maubroux (1).

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1911 | Hôtel de Bruxelles à Maubroux (Genval)

Genval comporte deux sections qui forment deux paroisses : le centre d’une part, constitué par le village proprement dit, et la section de Maubroux, d’autre part, et qui n’est autre que le quartier de la gare (3).

< 1934 | Rue de la Station à Maubroux ↔ 2013 © Francis Broche

A cet emplacement sera construite par Auguste Lannoye l’église Saint-Pierre, et … la cure s’installera dans les murs de l’ancien ‘Hôtel de Bruxelles’ (4). Selon la paroisse Saint-Pierre, Auguste Lannoye acheta le vieux café restaurant ‘A la Ville de Wavre’ et le transforma pour un faire un presbytère.

1934 | coll. Jean-Claude Renier ↔ 2014 © Monique D’haeyere


(1) Paroisse Saint-Pierre
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(4) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

Avenue Albert Ier

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Villa ‘Le Ravin’, située avenue Albert Ier 288 à Genval. Elle fut construite par N. Lacroix, qui  construisit également à Genval la villa ‘Les Bouleaux’, coll. Philippe Godin

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Villa ‘Le Joli Mai, coll. Hubert Desgain

Située au 286 de la avenue Albert Ier à Genval, cette villa a fait place pour la Résidence Les Terrasses. A gauche, la villa ‘Le Ravin’ (voir photo ci-avant).

Le Ravin avenue Albert Ier Genval 5.2019 © Francis Broche

mai 2019 | Le Ravin © Francis Broche

Avenue Albert Ier 288 et 286 Genval © Google 2019

2019 | Avenue Albert Ier


→ ARBORESCENCE | 5 Hêtres pourpres, l’avenue Albert Ier dégarnie

Bodega le Mar-ca-tchou, le Chalet Normand

Chalet Normand lac de Genval

1933 | Le bord du lac de Genval et le futur Bodega le Mar-ca-tchou

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Bodega le Mar-ca-tchou, actuellement le Chalet Normand 

En 1970, la Fédération Touristique du Brabant fait l’éloge du Chalet Normand : Sur la rive Est, il offre le charme d’un cadre somptueux ordonné autour d’un grand feu ouvert et rehaussé de tableaux de maîtres et de boiseries, en chêne massif, artistiquement sculptées. Une terrasse fermée et chauffée en hiver sert de salon de dégustation (1).

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1933 | Intérieur du Bodega le Mar-ca-tchou

1977 | Le Chalet Normand, coll. Monique D’haeyere ↔ avril 2015 © Monique D’haeyere

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1989 | Le Chalet Normand © Anne-Marie Delvaux
2009 © Eric de Séjournet

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avril 2015 | Le Chalet Normand © Monique D’haeyere + janvier 2016 © Monique D’haeyere


(1) DEMULLANDER Jean, Le Lac de Genval, Fédération Touristique du Brabant, 1970

Le Chemin du Grand Prieur et l’avenue Herbert Hoover

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début XXe siècle | Panorama du Parc, coll. Jean-Claude Renier

L’ancien tracé de l’avenue Hoover passait à côté de la Villa La Hêtraie. Aujourd’hui le Chemin du Grand Prieur (qui donne dans le Chemin du Prieuré) est un vestige de cet ancien tracé. A droite, le Trèfle à Quatre et le lac de Genval.

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coll. Jean-Claude Renier

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Avenue Herbert Hoover à Genval

Herbert Hoover (1874-1964) est un homme d’état américain. Pendant la Première Guerre mondiale, il mit sur pied une opération humanitaire d’envergue d’aide alimentaire de la Belgique (Commission for Relief in Belgium). Herbert Hoover devint le 31e président des Etats-Unis, en fonction de 1929 à 1933.

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février 2014 © Christian Petit

L’avenue Herbert Hoover décèle quelques lieux emblématiques : le Café du Parc, l’ancien Normandy Hotel, l’ancien Musée de l’Eau et de la Fontaine, le Trèfle à Quatre … tous à découvrir via les hyperliens ci-après :

RÉTRO RIXENSART | Café du Parc
RÉTRO RIXENSART | Normandy Hotel
RÉTRO RIXENSART | Le Trèfle à Quatre, copie du Rütli
RÉTRO RIXENSART | Des thermes genvalois au Musée de l’Eau et de la Fontaine

OBJECTIF RIXENSART | Avenue Herbert Hoover
OBJECTIF RIXENSART | Normandy
OBJECTIF RIXENSART | Musée de l’Eau et de la Fontaine

La Perche couverte, de la construction au classement

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1925/1928 | Construction de la Perche couverte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

L’histoire du tir à l’arc à Genval remonte à 1922. Auguste Lannoye, patron des Papeteries de Genval, eut l’idée de créer un site où ses travailleurs pourraient s’adonner à ce sport plutôt qu’aller dépenser leur salaire dans les nombreux bistrots des alentours. En 1925 débutèrent les travaux de construction d’une tour de 36 mètres de haut destinée au tir sur perche.

L’entre-deux guerres paraît bien avoir été la dernière période de gloire des sociétés de tireurs à la perche et c’est à cette époque que se construisent, de ci de la, des perches couvertes. En gros, cela consiste à entourer une perche d’une enveloppe suffisamment importante à la base que pour permettre à plusieurs tireurs de s’y regrouper, suffisamment haute que pour surmonter une perche de près de 30 m, suffisamment étanche que pour la mettre à l’abri des intempéries et suffisamment solide que pour ne pas s’écrouler au premier coup de vent. La Wallonie en connut quelques-unes, en Hainaut, en Tournaisis et, plus proches de nous, la perche couverte des ‘Trois Colonnes’, qui disparaîtra en 1945, et la perche ‘semi-ouverte’ à proximité de la gare de La Hulpe.

Genvaloise, la dernière perche couverte du Brabant wallon surplombe depuis 1928 le site des anciennes Papeteries. On y dispute encore des concours de tir à l’arc vertical. Dans tous les villages du Brabant wallon, avant guerre, on trouvait 2 ou 3 perches de tir à l’arc en plein air, rappella René Vandiest, secrétaire du Cercle des Archers de Rixensart-Sainte-Croix. Il suffisait d’un arbre planté dans le sol sur lequel se balançaient les ‘oiseaux’ (…). Les gens des Papeteries avaient leur équipe d’archers, et j’en faisais partie. On pouvait gagner alors des caisses entières de papier peint. À l’époque cela valait une fortune (1).

1925/1928 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2015 © Monique D’haeyere

Genval Vue panoramique Maubroux Exclusivité Au Cyclamen 20 rue de Rosières Genval partie 1 originale c Christian Lannoye

entre 1927 et 1935 | Splendide vue panoramique de Genval

De gauche à droite : l’avenue des Combattants, la rue des Lilas et la villa d’Auguste Lannoye et son épouse Marie Stévenart, la Perche, l’avenue Gevaert et la rue de Rixensart.

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coll. Philippe Godin

Photo prise à partir du clocher de l’église de Maubroux. A gauche la Perche. A droite, la tour à charbon, qui alimentait les locomotives à vapeur assurant le transport des marchandises des Papeteries de Genval.

1948/1950 coll. Philippe Godin ↔ 2011 © Bruno Marchal

Vues panoramiques des Papeteries de Genval, prises depuis le clocher de l’église Saint-Pierre de Maubroux. Au centre de la photo, la rue de Rixensart et ses maisons. A droite, la Perche couverte.

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mai 1951 © Dominique Delbrassinne

Cette vue panoramique des Papeteries de Genval a été probablement prise à partir de l’avenue Gevaert. Au centre, on reconnaît la Perche. On distingue à l’horizon la rue de l’Institut et le château d’eau de Rixensart. A l’avant-plan, encaissé dans la rue du Vallon, le Collège Notre-Dame des Trois Vallées ne dévoile que ses toits.

1990 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2015 © Monique D’haeyere

Vues depuis la Colline du Glain sur l’actuel rond-point Yvonne Londoz (Gailly), la rue de Rixensart et les avenues Albert Ier/Franklin Roosevelt.

1995  coll. CHR ↔ 2013 © Monique D’haeyere

Étrange bâtiment que cette grande tour grise qui surplombe encore aujourd’hui le site des anciennes Papeteries de Genval. Construite entre 1922 et 1928, elle leur appartenait jadis avant de devenir la propriété de la commune de Rixensart. Un peu tordue, pas vraiment d’équerre, elle fut élevée avec les moyens du bord : 6 colonnes de béton ceinturées de poutres en bois lui assurent pourtant une assise solide. Les plaques d’Eternit qui la recouvrent à l’extérieur lui donnent même des allures de bâtiment industriel (2).

Ayant subi les assauts du temps, la tour couverte – seule à subsister en activité encore en Wallonie, devait être remise en état.

avant 1998 coll. CHR ↔ 1999 coll. Hommes et Patrimoine

Devenue propriétaire du site, la Commune de Rixensart décida pour des raisons de sécurité et de préservation de patrimoine de la rénover avec l’aide de la Région wallonne. Coût des travaux : 124.000 euros.

Architecte, je me suis occupé en 1998, de la rénovation indispensable de la Perche couverte pour le compte du Service travaux de la commune. La vue à 34 m était à couper le souffle. Le club existe toujours et un petit musée est accessible sur place, écrivit Pierre Gheux en mai 2015.

1999 © Josette Verbois-Thonnard ↔ mai 2016 © Monique D’haeyere

Depuis le rond-point Yvonne Londoz, prises de vue de la ‘dernière double perche couverte en activité en Wallonie’. De 35 mètres de haut, elle sert aux entraînements du tir à l’arc sur perches verticales à 33 mètres (3).

2008 | vue depuis la rue Auguste Lannoye © Eric de Séjournet
février 2013 © Christian Petit

Cette tour abrite deux perches permettant la pratique du tir à l’arc ou tir à l’oiseau. Cette construction se situe à l’arrière d’une petite maison villageoise occupée par le local du ‘Cercle des Tireurs– Rixensart Sainte Croix’ et par le musée du Tir à l’Arc de Rixensart. La tour, de plan carré et haute de plus de 27 m, est entièrement bardée d’ardoise, écrit Bénédicte de Ghellinck en 2009 (4).

Le 30 janvier 2019, le Conseil communal de Rixensart décida d’émettre un avis favorable sur le classement, comme monument, de la perche couverte (tir à l’arc), sise rue Auguste Lannoye 32 à Genval, considérant hormis les critères de rareté, d’intégrité et d’authenticité :

– l’intérêt social du bien : la pratique du tir à la perche incarne une culture traditionnelle et populaire vieille de plusieurs siècles, et la perche couverte dont question constitue un témoignage de la pratique du tir à la perche, activité populaire apparue au Moyen Age et particulièrement florissante jusqu’au milieu du siècle dernier

– l’intérêt paysager de la perche couverte qui s’intègre particulièrement bien à l’environnement paysager urbain de Genval et qui constitue pour les habitants un point de repère haut de trente mètres

Dans un communiqué daté du 12 février 2020, la Ministre wallonne en charge du Patrimoine annonça le classement de la « Tour de la Perche couverte de Rixensart » :

Haute de 33 mètres, la tour a été construite entre 1922 et 1928. Elle était destinée à offrir une activité sportive aux ouvriers. L’édifice en béton armé est entièrement recouvert d’ardoises artificielles rectangulaires. Il est en parfait état.

La tour est toujours en activité et a conservé sa fonction d’origine. Chaque hiver, des compétitions de tir à l’arc sur perches verticales y sont organisées. Elle est unique en Brabant wallon. Le tir à la perche rassemble la population autour d’une activité populaire. À travers les nombreux jeux et tournois, il incarne une culture traditionnelle et populaire de plusieurs siècles. Un musée a été ouvert dans l’édifice avec pour but de préserver la mémoire de ce sport national d’époque. Il garantit une activité régulière des lieux.

« Le bâtiment est aujourd’hui une partie intégrante du paysage local. Il est l’un des deux derniers exemples, de ce type de construction, conservés en Wallonie. Il rassemble encore les passionnés du tir à l’arc et participe ainsi à la vie associative et culturelle de la ville. » explique la Ministre Valérie De Bue (6).

 


→ OBJECTIF RIXENSARTLa Perche
→ VISAGES DE RIXENSARTMusée du Tir à l’arc 


(1) WILLOT Isabelle, La perche couverte de Genval, in Le Soir, 18 août 1995
(2) Ibid.
(3) Chroniques CHR n° 26 – 2ème trimestre 1996, p17
(4) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(5) Conseil communal de Rixensart, Projet de classement, comme monument, de la perche couverte (tir à l’arc) sise rue Auguste Lannoye 32 à 1332 Rixensart, 30 janvier 2019
(6) DE BUE Valérie (Ministre wallonne du Patrimoine), La Perche couverte de Rixensart classée, in Communiqué de presse du 12 février 2020

Vue panoramique sur Genval

Genval Vue panoramique Maubroux Exclusivité Au Cyclamen 20 rue de Rosières Genval partie 1 originale c Christian Lannoye

entre 1927 et 1935 | Splendide vue panoramique de Genval, coll. Christian Lannoye

De gauche à droite : l’avenue des Combattants, la rue des Lilas et la villa d’Auguste Lannoye et son épouse Marie Stévenart, la Perche couverte, l’avenue Gevaert et la rue de Rixensart.

La Manteline, val de la Rivière

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1929 | Vallée de la Lasne et le lieu-dit la Manteline, toujours intactes, coll. Jean-Louis Lebrun

La Manteline couvre un périmètre de 38 ha et comprend une zone d’espace vert (32,7 ha) et deux zones d’habitat (5,25 ha). La zone englobe la vallée de la Lasne et constitue un enjeu majeur pour la commune. La zone est en partie reprise dans un périmètre d’intérêt paysager au plan de secteur, dans un site Natura 2000 et dans un site classé au Patrimoine (la Grande Bruyère). Elle comprend également la réserve naturelle de la prairie du Carpu. La préservation de la zone d’espace vert existante permet la continuité entre deux sites Natura 2000 et une meilleure protection de la vallée dans son ensemble (1).

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vers 1950 | Vue panoramique à partir de Bourgeois sur le Mahiermont (église Saint-Sixte, les serres) et la Manteline (villa Beau-Site, rue des Combattants), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La Manteline Genval 1906 coll CHR

1906 | La Manteline à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Quittant la Place communale de Genval, ce promeneur descend le chemin creux (actuelle rue de La Manteline) vers la vallée de la Lasne pour rejoindre la rue du Moulin.

Chemin creux de Genval vers Bourgeois, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

2007 | Val de la Rivière (La Manteline à Genval) © Francis Dominé ↔ 2014 © Frank
La façade sud de cette villa a été profondément modifiée après octobre 2013.

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La Manteline et la vallée de la Lasne | janvier 2013 et mars 2014 © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | La Manteline
→ ARBORESCENCE | Val de la Rivière


(1) Conseil Wallon de l’Environnement pour le Développement Durable (CWEDD), Avis concernant le plan communal d’aménagement dit ’La Manteline’ à Rixensart, CWEDD/16/AV.182 du 22 février 2016

Lac de Genval, vu de La Hulpe

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début XXe siècle | Un coin du Parc, coll. Jean-Claude Renier

Une frénésie immobilière s’est emparée du Parc de Genval-les-Eaux. Le Chalet des Eaux est en transformation et deviendra l’Hôtel de Normandie. L’Etablissement des Eaux, le Chalet Rütli et la Villa Les Hirondelles sont en construction.

Photo-légende

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Lac de Genval avant 1945 coll. Eric de Séjournet

avant septembre 1944 | Lac de Genval, vu depuis l’avenue du Parc (La Hulpe)

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© Monique D’haeyere

Chemin du Pont, rue de la Tasnière

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1909 | Route du pont d’Yssche (rue de la Tasnière) à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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Le pont d’Yssche (rue de la Tasnière) à Genval.
1907 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2012 © Monique D’haeyere

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Rue de la Tasnière vers le lac de Genval, coll. Philippe Godin  2012 © Monique D’haeyere


(1) Yssche (Overijse) est le nom d’un fief du duc de Brabant, érigée au XVIIe siècle en terre principautaire

Villa Les Hirondelles, belvédère sur le lac

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1908/1914 | Villa ‘Les Hirondelles’, coll. Philippe Godin 

En retrait de l’avenue des Merisiers, derrière une belle grille aux lignes rectilignes, cette imposante villa du début du XXe siècle se démarque dans le quartier du lac de Genval par son style éclectique, teinté d’Art Nouveau dans certains détails notamment des ferronneries (1).

1908/1914 coll. Philippe Godin ↔ février 2014 © Monique D’haeyere ↔ mars 2017 © Monique D’haeyere

Villa Les Hirondelles, avenue des Merisiers à Genval ↔ février 2014 © Monique D’haeyere

La bâtisse, qui prend place dans un grand jardin, est large de sept travées et haute de deux niveaux, sous un ample niveau mansardé. Ses façades parementées de briques blanches sont soulignées de bandeaux de brique jaune et de pierre calcaire, et une frise de carreaux de céramique court sous la corniche. La travée centrale, plus large et en ressaut, s’ouvre d’un grand portail à deux vantaux vitrés et garnis de fer forgé, sous une marquise de même composition. Des petits garde-corps en ferronnerie ornent les fenêtres de l’étage et des combles (2).

Entrée principale et le perron ↔ mars 2017 © Monique D’haeyere

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Salon japonais, le grand salon, la pelouse et l’escalier des Chardons

Genval Les Hirondelles

Côté jardin de la villa Les Hirondelles

A l’arrière, la régularité de la façade avant disparaît dès l’origine au profit d’une élévation plus animée, notamment par une tourelle de plan carré, sans doute cage d’escalier, par un balcon, par des baies plus larges, par l’ajout de petits volumes secondaires (3).

3 Un coin du parc de Genval circ 1914 coll. Jean-Claude Renier (1)

coll. Jean-Claude Renier


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009
(2) Ibid.
(3) Ibid.