Madeleine Gausset, première aérostière belge

Madeleine Gausset coll. Cercle d'Histoire de Rixensart

5 juillet 1913 | Premier vol solitaire en ballon effectué par Madeleine Gausset.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La Genvaloise Madeleine Gausset devint le 5 juillet 1913 la première aérostière belge. Seule à bord du ‘Fleurus’ (1), elle décolla de Koekelberg. Après avoir traversé la capitale, survolé la forêt de Soignes, elle aperçut Genval et pensa y atterrir mais elle fut entraînée vers Wavre. Elle se posa à 16h25 à Céroux-Mousty, village qui deviendra un haut lieu de l’aérostation à partir des années septante (2).

Madeleine Gausset, dite Mady, habita la Villa Josette, sise drève des Aubépines (actuellement avenue des Magnolias) à Genval.

180705 Madeleine Gausset première aérostière montage

coll. Cercle d’Histoire de Rixensart


(1) Ballon de 900 m3, du nom de la Bataille de Fleurus de 1794 où fut employé pour la première fois un ballon pour l’observation des mouvements de troupes
(2) CORYN Michel (Cercle d’histoire de Rixensart), La Première Aérostière belge était genvaloise, Rixensart Info 215 de février 2006

Vallée de la Lasne

704 Leur Abri vue sur l'église Saint-Sixte c CHR

Vallée de la Lasne, prairies inondables du Coucou.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Bien qu’estampillée « Leur Abri », cette photo fut prise à partir de la rue du Moulin à Bourgeois. Sur la crête, on distingue, de gauche à droite, le Mahiermont, l’église Saint-Sixte et la Manteline.

180704B Carpu 1.2009 © Eric de Séjournet-010

janvier 2009 © Eric de Séjournet

Cérémonie en hommage à trois paroissiens fusillés par les Allemands

176. Rapatriement fusillés genvalois 17 juin 1945 Place communale c Luc Debource

17 juin 1945 | Rapatriement de trois Genvalois fusillés par les Allemands.
Le convoi funéraire remonte l’avenue Gevaert et arrive Place communale à Genval.
coll. Luc Bource

Trois paroissiens de Saint-Sixte arrêtés par la Gestapo furent fusillés début 1943 : Alexandre Ancart et Georges Rouchaux, tous les deux à Bourg-Léopold, et Maurice Van Diest au Tir National. Dans sa Monographie de Genval (p. 73), Adrien Tonnet, curé à la paroisse Saint-Sixte de 1923 à 1962, consigne le 17 juin 1945 : Au cours d’une cérémonie grandiose les corps des fusillés sont ramenés à Genval.

Ancart A. (41), Rouchaux G. (48) et Van Diest M. (41) font partie des 185 patriotes exécutés au Fort de Breendonk (1).

• Alexandre Ancart est né le 16 mars 1902 (2) à Cortil-Noirmont (BW), et, pour avoir transporté des armes, fusillé à Bourg-Léopold (2) (et non à Breendonk) le 6 janvier 1943 (3)

• Georges Rouchaux est né le 28 décembre 1895 à Ixelles, et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (3)

• Maurice Van Diest est né le 5 novembre 1902 à Wavre (BW), et, pour possession d’armes, fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 (3) Continuer la lecture de Cérémonie en hommage à trois paroissiens fusillés par les Allemands

Avenue Albert Ier

180611 Vue panoramique Maubroux Exclusivité Au Cyclamen 20 rue de Rosières Genval partie 2 originale c Christian Lannoye (1)

entre 1927 et 1935 | Splendide vue panoramique de Maubroux (Genval)
coll. Christian Lannoye

De gauche à droite : la Tour à charbon, l’église Saint-Pierre, le Normandy Hôtel, l’avenue Albert Ier et son alignement de Platanes communs, le Grand Hôtel du Parc (Hôtel Bigaré), la Place Raymond Becquevort, l’Hôtel du Belvédère.

Funérailles d’Auguste Lannoye

1938 1 juin Funérailles d'Auguste Lannoye à Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart)_81er juin 1938 | Le cortège funèbre passe
devant la Maison communale de Genval
et se dirige vers le cimetière de Genval
coll. Fonds Lannoye (1)

La nouvelle, brutale et inattendue, du décès d’Auguste Lannoye se répandit en quelques heures par l’I.N.R. (2) et la plupart des journaux du lendemain, mais elle s’était diffusée déjà avant l’aube parmi le personnel de la pause de nuit, si bien que lorsque sonna le glas de l’Église Saint-Pierre, tout le village était déjà informé.

Les réactions furent immédiates, nombreuses et spontanées, mais leur intensité fut une révélation. Des messages avaient afflué de partout : des clients, des couvents, d’évêques, de fournisseurs, d’abbayes anglaises, de très nombreux curés, des missionnaires, des journalistes, d’associations et mouvements de toutes sortes et qui disaient : il m’écoutait, il m’a donné une auto, une maison, il me comprenait, il m’a sauvé, aidé, il a chauffé nos écoles, il me redonnait courage, avec lui je me sentais grandir, il m’aimait, il ne m’oubliait jamais … (1).

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Il y a 80 ans, décès d’Auguste Lannoye

180529 Auguste Lannoye 1938 dernière photo
1938 | Dernière photographie d’Auguste Lannoye,
fondateur des Papeteries de Genval
coll. Fonds Lannoye (1)

Le jour de l’Ascension 1938, je me promenais avec lui dans le bois qu’il aimait à sillonner en allant et revenant de l’usine, il en connaissait tous les arbres, tous les oiseaux et s’asseyait parfois longuement en priant ou méditant sous ‘l’arbre de Papa’. Notre promenade nous avait amenés à faire également le tour de l’usine qui était vraiment pimpante : plus de chantiers de construction, boiseries et tuyauteries fraîchement repeintes, partout la propreté qu’il exigeait énergiquement.

Il me proposa un petit voyage à Lourdes et comme je lui faisais remarquer que ce départ nécessiterait pour lui un temps de préparation pour la mise au point de ses importantes affaires, il me répondit à mon très grand étonnement : si tu veux nous partirons dès lundi, je ne suis plus aussi indispensable que tu le crois, raconta son épouse, Marie Stevenart (1).

Le surlendemain, samedi 28 mai 1938, il revient de la maison communale tôt dans la soirée, harassé. Quelques heures plus tard, frappé de congestion cérébrale, il entre dans le coma et meurt dans la nuit (1).

L’œuvre réalisée en quelque trente années était immense. Trop grande même pour Auguste Lannoye qui se prenait parfois à regretter le temps où il connaissait chacun de ses ouvriers et lorsque rien de ce qui se passait dans son entreprise n’échappait à son contrôle. Il avait bâti tout cela en partant de rien, sinon de son esprit et de son cœur.

Il avait parfois l’impression que son œuvre était faite et que d’autres auraient à la poursuivre. Il avait, à contrecœur, mais pour la bonne cause, accepté qu’un « Service Social » s’occupât du personnel car il s’était toujours réservé cette tâche. A son fils qui lui parlait de nouvelles formes d’organisations participatives il laisse tomber « Après moi, peut-être, ce sera à toi de le faire ».

Sa santé florissante lui permettait d’assumer chaque jour un labeur considérable. « Je ne me sens pas vieillir » disait-il avec un grand sourire. Un jour il prétendit : « Je ne suis pas fatigué … je n’ai d’ailleurs jamais été fatigué … je me demande même si la fatigue n’est pas une invention des paresseux ! » (1).


(1) LANNOYE Luc, Regards sur le passé, 1978

 

Colline du Glain

180419-colline-glain-papeteries-genval-coll-vivien-de-walqueavant 1965 – La Colline du Glain, anciennement la rue de Genval, dévale du plateau vers le pont de la Lasne et Maubroux. En 1928, la SA des Papeteries de Genval avait financé son aménagement. Dès 1929, elle se dénomma la rue Auguste Lannoye jusqu’au 1er janvier 1995 et offrait une vue plongeante sur le panorama des Papeteries de Genval (1).

Cette photo aérienne fut prise par Dotreville (2).

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coll. Vivien de Walque

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(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Dotreville, atelier de photographie de Pierre d’Otreppe et Thierry de Villers

La balle pelote à Genval, chasses, armures et rechas

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1930/1931 | L’équipe genvaloise de balle pelote
lors de la Coupe du Centenaire
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La balle pelote est une variante du jeu de paume pratiquée dès le XIVe siècle. Celle que l’on surnomme affectueusement « la petite reine blanche » connaîtra son heure de gloire après l’Indépendance de la Belgique avec la création de plusieurs grandes sociétés, à commencer par la doyenne de Braine-le-Comte, mais aussi à Ath, Mons, Chimay, Charleroi, … (1).

Dans ce sport collectif, les joueurs, divisés en deux équipes de cinq, se renvoient une balle de part et d’autre du terrain. Le ballodrome utilisé pour le jeu de balle pelote est constitué de deux surfaces de jeu accolées, l’une de forme rectangulaire (petit jeu) et l’autre de forme trapézoïdale (grand jeu), généralement tracé sur une voie publique, sur la place publique ou devant le parvis de l’église (2). La balle pelote s’installe dès le mois d’avril sur les places des villages avec ses ‘chasses’, ‘armures’, ‘rechas’ et son accent patois synonyme de réjouissances (3).

A l’occasion des Fêtes commémoratives du Cinquantenaire des Papeteries de Genval, un match de balle pelote fut organisé entre les équipes des usines de Genval et Mont-Saint-Guibert. Il se déroula le le 26 septembre 1954 sur le site de Mont-Saint-Guibert (4).

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Première gare de Genval

genval,gare de genval,gares

début XXème siècle | La Gare
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Datant vraisemblablement des années 1900, la première gare de Genval correspond au type halte ‘Etat Belge’ et deviendra une gare de marchandises. Elle comprend un volume principal de quatre travées sur deux niveaux, flanquée de deux ailes asymétriques. Il se caractérise par la sobriété des volumes et la relative simplicité de la mise en œuvre (1).

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(1) MONTENS d’OOSTERWIJCK Violaine – L’architecture des gares situées sur le tronçon entre La Hulpe et Rhisnes (1854-1926), Vol. I, in Université Catholique de Louvain, Faculté de Philosophie et Lettres, Département d’Archéologie et d’Histoire de l’Art, 1995-1996

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Villa Clémence

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après juillet 1902 – Villa Clémence, rue du Cerf à Genval

Alors directeur de la Papeterie de La Hulpe (1) Auguste Lannoye épouse le 26 juillet 1902 Marie Stévenart, fille aînée du notaire de la même localité. « Peu de jours après, le jeune couple s’installe non loin de l’usine de La Hulpe dans la haute et sombre bâtisse de la ‘Villa Clémence’, rue du Cerf. Il n’y a pas meilleur témoin de la vie de ce temps-là que Marie Lannoye elle-même », écrit Luc Lannoye, petit-fils d’Auguste et Marie (XXV)(2).

« Ne trouvant rien de mieux, nous avions loué entre La Hulpe et Genval la lugubre villa ‘Clémence’ aux fenêtres grillagées et sans le moindre confort. Si le bon Dieu ne m’y avait donné 3 enfants (3), les six années que j’y ai passées ne m’auraient laissé que de pénibles souvenirs.

La petite usine de Genval s’élevait rapidement. Auguste s’y rendait tôt le matin, en revenait à toute heure (4) et parfois bien inquiet. Que de soucis, de nuits sans sommeil. Une rude école de vie pour tous deux. Aussi ai-je senti le besoin de m’accrocher très fort à Dieu. Chaque matin, avant le réveil de mes petits, je courais en tous temps et toutes saisons chercher à l’église de La Hulpe (5) Jésus lui-même qui devait m’éclairer, m’encourager, me fortifier et m’apporter, malgré tout, des heures de si douce joie.

A sept heures, je me penchais sur les lits ou sur les berceaux où déjà m’attendaient des rires et des pleurs. Vivement la baignade, la toilette, le biberon et tout cela, en temps d’hiver à la lueur d’une lampe à pétrole et devant un petit feu, pendant que mon mari dans son coin vaquait à sa toilette. Ni salle de bain, ni électricité, ni chauffage central. Les journées commençaient et s’achevaient pour nous dans le labeur, la vie difficile, car nous n’étions pas riches.

A Genval, le capital prêté par mon père s’était enfoncé (6) dans la construction, l’achat des premières machines, le paiement des salaires … et il fallait vivre avec trois enfants.

Dieu merci, mon mari n’avait pas de grands besoins et moi j’avais appris à la chère école de ma Maman et d’Elisa à tenir économiquement un ménage et je recourais souvent à leurs sages conseils.

Certains jours, tout devait passer par mes mains (7) : soins des enfants, cuisine, nettoyages, raccommodages, coupe et couture. Et il fallait encore trouver quelques moments de réflexion et de méditation pour maintenir l’âme aussi active que le corps.

Marie fut à ce moment une auxiliaire très précieuse pour son mari. Ayant appuyé son initiative auprès de son père, elle comprit parfaitement par la suite les inévitables problèmes d’un début. Lorsque les premières grosses difficultés furent vaincues (8), nous avons pu faire des plans de maison à construire près de l’usine de Genval, sur un terrain où poussait blé, betteraves et pommes de terre. Une partie du sol étant argileux, une équipe de briquetiers y façonnèrent les briques de la construction (9). La maison s’achevait lentement, le bail à la ‘Villa Clémence’ finissait, il fallait déménager ».

 


(1) appartenant au groupe « Union des papeteries » qui comptait plusieurs usines, entre autres à La Hulpe, Saint-Servais et Mont Saint-Guibert.
(2) LANNOYE Luc, Regards sur la passé, 1978
(3) Charles 1903, Jean 1906, Anne 1907
(4) A vélo
(5) Messe à 6 h. 30.
(6) D’autant plus « enfoncé » que tout avait dû être construit sur pilotis, à cause du marécage
(7) Il y avait un aidant, Ernest, qui faisait un peu tout
(8) En 1910
(9) Plus économique en raison des transports