La passerelle de la gare de Genval

33. La Passerelle Collection Philippe Godin

début du XXe siècle | La passerelle, coll. Philippe Godin

Ayant acquis le statut de station depuis le 1er octobre 1905, Genval est d’abord ouvert comme point d’arrêt le 2 juin 1889 avant de devenir, à partir du 15 février 1897, une halte placée sous la gérance de La Hulpe (1).

Une passerelle surplombait la tranchée du chemin de fer de Bruxelles à Luxembourg et menait à l’entrée du Parc de Genval-les-Eaux. Au-dessus de la bute, le Café du Parc. A droite sur la photo, un panneau publicitaire invita les voyageurs à descendre à l’Hôtel de l’Espérance, situé Place communale à Genval.

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été 1909 | ‘Une arrivée’ à la gare de Genval, coll. Philippe Godin

A une demi-heure de Bruxelles, Genval-les-Eaux deviendra dès le début du XXe siècle un but d’excursions champêtres. Ils débarquent du train, par familles entières ou par groupes d’amis et, après avoir gravi la rude rampe qui, de la voie ferrée, mène au niveau de l’entrée du Parc, ils n’ont plus qu’à descendre en flânant vers le lac en contrebas (2).

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< 1910 | Sentier conduisant au Parc, coll. Jean-Claude Renier

b18db-2427962954novembre 2011 © Henri van Mons  

Claudine Rausens (3) se souvient : En 1950 et encore pendant quelques années, quand on revenait de La Hulpe, les usagers du train remontaient de ce côté de la gare.

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juin 2013 © Monique D’haeyere


(1) MONTENS d’OOSTERWIJCK Violaine, L’architecture des gares situées sur le tronçon entre La Hulpe et Rhisnes (1854-1926), Vol. I, in Université Catholique de Louvain, Faculté de Philosophie et Lettres, Département d’Archéologie et d’Histoire de l’Art, 1995-1996
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) Présidente de l’association rixensartoise des moins valides (ex ABP)

 

Avenue Normande, expressions architecturales

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début XXe siècle | Hôtel Beau Site, avenue Normande, coll. Francis Broche

Construite dans l’avenue Normande au Parc de Genval-les-Eaux par l’architecte Fernand Symons (1), la Villa Beau Site (2) changera à la fois de nom et d’aspect : Royal Palace, puis Le Belvédère (3).

→ RÉTRO RIXENSART | Le Belvédère, du palace à l’enfer

Les Villas, coll. Jean-Claude Renier et Francis Broche 

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Villas Mon Repos Mon Abris construites par M. Degallaix Genval-les-Eaux (1)

Villas Mon Repos et Mon Abri, construites pas M. Degallaix, entrepreneur à Genval

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Groupe de villas avenue Normande, coll. Monique D’haeyere ↔ 2011 © Francis Broche

Villa ‘Chez Nous’, coll. Philippe Godin ↔ mars 2016 © Henri Vranken

Cette villa fut construite par M. Degallaix, entrepreneur à Genval. Elle se trouve avenue Normande à Genval (Le Parc), actuellement au n° 28. Elle a été rénovée après 2006. Avant cela, la propriétaire des lieux y a tenu durant minimum deux décennies ou plus, son ‘salon’ de coiffure, précise Henri Vranken.

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avant 1929 | coll. Patrick van der Straeten

‘La Maison Blanche’ est sise avenue Normande 19 à Genval, dans le parc de Genval-les-Eaux. Elle est de style Art Déco pour la façade principale et plutôt orientée début du Modernisme pour les autres façades, précise l’actuel propriétaire-architecte.


(1) Architecte, rue Souveraine 35 à Ixelles, un des sept fondateurs de la ‘Compagnie horticole de Genval et extensions – Hortus’ en compagnie de Gustave Smets-Mondez et de l’architecte-paysagiste Adrien Hubaut (II)
(2) A ne pas confondre avec la Villa Beau-Site de l’architecte Paul Hamesse
(3) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

 

Le Belvédère, du palace à l’enfer

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début XXe siècle | Hôtel Beau Site  

Construite dans l’avenue Normande au Parc de Genval-les-Eaux par l’architecte Fernand Symons (1), la ‘Villa Beau Site’ (2) changera à la fois de nom et d’aspect : Royal Palace, puis Le Belvédère (3).

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La Villa Beau Site devint, avec deux voisines, un bâtiment cubique de quatre niveaux, dont un partiellement sous combles à la Mansard (4).

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Le hall et la salle de billard de l’hôtel Le Belvédère, coll. Francis Broche

Après avoir été un moment le Royal Palace, il devint l’hôtel ‘Le Belvédère’ géré de main de maître par les demoiselles Parent (5).

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Une publicité de l’époque décrit la pension de famille : Le Belvédère est un vaste bâtiment, parfaitement aéré et éclairé, situé au point culminant du parc, d’où l’on domine toute la vallée de la Lasne.

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Une des terrasses de l’hôtel du Belvédère, coll. Philippe Godin

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En 1940, l’hôtel Belvédère, sis avenue Normande à Genval, devint le siège de la Kommandatur régionale. Le soir du 3 septembre 1944 il fut la proie des flammes et … brûla avec les documents qu’il contenait.

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février 2016 © Monique D’haeyere


(1) Fernand Symons, architecte, rue Souveraine 35 à Ixelles, un des sept fondateurs de la ‘Compagnie horticole de Genval et extensions – Hortus’ en compagnie de Gustave Smets-Mondez et de l’architecte-paysagiste Adrien Hubaut (II)
(2) A ne pas confondre avec la Villa Beau-Site de l’architecte Paul Hamesse
(3) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(4) Ibid.
(5) Ibid.

Vues aériennes du lac de Genval

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Cette photographie, trouvée dans la collection du Cercle d’Histoire de Rixensart, a probablement été prise à partir du château d’eau de Rixensart (plateau du Plagniau). A l’horizon, à gauche La Hulpe et à droite Maleizen. Au centre le lac de Genval et à l’avant-plan l’étang du Lido.

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coll. Christiane Boehm

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Maison du Seigneur au lac de Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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Rive nord du lac de Genval et restaurant L’Argentine (commune d’Overijse), coll. Anne-Marie Delvaux

 

Villa Là-Haut, politique et cléricale

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Propriété J. De Becker, avenue Gevaert 145 à Genval, coll. Imelda De Thaey

Nommé par arrêté royal du 16 août 1907, Julien De Becker succéda à Jean-Baptiste Stouffs comme bourgmestre de Genval. Poursuivant la politique de construction entreprise par son prédécesseur, il fut, à Genval, le ‘bourgmestre-bâtisseur’. La plupart des bâtiments publics (1) réalisés dans la commune le furent sous son égide, durant l’immédiate avant-guerre 1914-1918. Négociant en vin, il s’intéressa à l’exploitation des Eaux minérales de Genval et fut présent dans la Compagnie fermière. Le 23 décembre 1926, il présida pour la dernière fois le Conseil communal (2).

La Villa Là-Haut fut ensuite occupée par les Frères Maristes.

Homme d’Eglise et pédagogue français (3), Marcellin Champagnat (1789-1840) fut le fondateur des Frères Maristes des Ecoles, dont la vocation était de promouvoir l’enseignement primaire dans les campagnes. Les Frères Maristes arrivèrent en Belgique en 1856 et furent surtout présents dans le Hainaut mais créèrent aussi différentes maisons dans le Brabant wallon, dont le collège Saint-Augustin à Genval. Celui-ci fut ouvert en 1949 avec l’aide de la fille du notaire Stévenart de La Hulpe, et épouse d’Auguste Lannoye, fondateur des Papeteries de Genval (4).

 

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1995/1999 © Hommes et Patrimoine ↔ mars 2013 © Monique D’haeyere

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2018 Grotte Notre-Dame-de-Lourdes, dans le parc du n° 145 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Avenue Gevaert 172, siège d’une oeuvre missionnaire


(1) Presbytère de Genval, Maison communale de Genval
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) Marcellin Champagnat fut proclamé Bienheureux par le Pape Pie XII le 29 mai 1955, jour de la Pentecôte.
(4) Revue d’Histoire religieuse du Brabant wallon, tome 12, fasc. 4, 1998

Avenue Gevaert 172, siège d’une oeuvre missionnaire

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1942 | Couverture du livre ‘Les Frères Maristes en Chine’ (Louis Wilmet pinxit), édité à Genval, avec 52 illustrations-estampes hors texte par le Secrétariat des Oeuvres et Missions des Frères Maristes de Belgique avec 52 illustrations-estampes hors texte.

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13 octobre 1955 (à droite) | Prière dédiée à Marcellin Champagnat, ‘apôtre de Marie’ et éditée en néerlandais à l’occasion de sa béatification par le Pape Pie XII
(imprimée par Mediatrix Genval n°4). 

En 1981, la maison sise au 172 avenue Gevaert (1) abrita une oeuvre missionnaire où tout le profit, à l’exception des salaires et des lois sociales, est versé pour les missions : écoles gratuites pour pauvres, dispensaires, aides aux écoles ordinaires, formation des futurs éducateurs, etc. Quatre Frères Maristes et cinq employés y travaillent, couvrant trois secteurs (2) :

– la grande famille de 50.000 coopérateurs et coopératrices de Belgique, Grand-Duché, Suisse et Allemagne, qui sont contactés quatre fois l’an par le petite revue familiale : ‘Marie Médiatrice et Missions’.

– les éditions Marie Médiatrice où sont édités des livres à sujet chrétien.

– la librairie : livres religieux et profanes, papeterie, tous articles scolaires et articles religieux.

Rétro Rixensart recherche une photo de cette librairie spécialisée.


(1) Marc Pelsser y a habité quelques années. Il commente : Lorsque nous habitions à Chantecler, j’ai cherché et rassemblé tout ce que j’ai trouvé concernant FA Gevaert, malheureusement très peu d’éléments subsistaient suite au départ des frères Maristes. L’ensemble des documents rassemblés a été cédé au nouveau propriétaire. Pour info, vous trouverez un buste de FA Gevaert dans la cour du Conservatoire Royal de Bruxelles (juste en haut du Sablon – rue de la Régence). Un CD avait été édité en 2008 à l’occasion du centenaire de son décès.
(2) Oeuvre missionaire des Frères Maristes à Genval, in Rixensart Info 39 de mars 1981, p. 5

François-Auguste Gevaert, compositeur

Francois-Auguste GevaertFrançois-Auguste Gevaert (1828-1908), compositeur et musicologue belge, fut directeur de la musique à l’Opéra de Paris (1867-1870) puis directeur du Conservatoire de musique de Bruxelles (1). Il fit construire au début du XXe siècle la villa Chantecler (2) dans l’avenue, qui aujourd’hui porte son nom (3).

Dans une lettre datée du 22 août 1905 (4) et adressée à Maurice Emmanuel, il écrit : (…) Quant à moi, je suis resté tout seul, à la campagne à Genval. J’ai ici la solitude désirée pour achever mon traité d’harmonie et le loisir que me donnent mes courtes vacances. 

Maître de Chapelle de S.M. le Roi Léopold II, il composa en 1905 ‘Vers l’Avenir. L’Expansion belge’, un chant national pour voix d’homme avec accompagnement d’un choeur d’hommes. ‘Vers l’Avenir’ fut aussi l’hymne national du Congo belge (5).

François-Auguste Gevaert et Vers l'Avenir

Rétro Rixensart recherche une photo de la villa Chantecler.


→ WIKIPEDIA | Courte biographie de François-Auguste Gevaert
→  IMSLP Bibliothèque Musicale Petrucci | Compositions de François-Auguste Gevaert


(1) Service Commun de la Documentation de l’Université de Strasbourg
(2) Marc Pelsser y a habité quelques années. Il commente : Vous trouverez un buste de FA Gevaert dans la cour du Conservatoire Royal de Bruxelles (juste en haut du Sablon – rue de la Régence). Un CD avait été édité en 2008 à l’occasion du centenaire de son décès.
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d’histoire de La Place communale de Genval du 18e au 20e siècle, in Chroniques n° 36, septembre 2008
(4) Académie Royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, Nouvelle Biographie Nationale – Volume 1, 1988
(5) WIKIPEDIA, Vers l’Avenir
(6) WIKIMEDIA, photo 1 de François-Auguste Gevaert, coll. Notenquester
(7) WIKIMEDIA, photo 2 de François-Auguste Gevaert, coll. Matthieu

La Maison Grise … Les Heures Claires

1115B. Le Parc et la Maison Grise à Genval

La Maison Grise (architecte N. Lacroix),
à l’angle des avenues du Théâtre et du Lac à Genval, coll. Hubert Desgain 

Il est fait mention de la Maison Grise dans un guide édité après 1925 par le Touring Club de Belgique : Après avoir dépassé le Pavillon Japonais, suivons la rive du lac jusqu’à une villa dénommée ‘La Maison Grise’. Une cinquantaine de mètres plus haut, à gauche, se trouve le ’Théâtre de verdure’ où, à la belle saison, se donnent différentes fêtes (1).

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Les Heures Claires, coll. Francis Broche

Son nom un peu tristounet de ‘Maison Grise’ se modifiera en celui, plus joyeux, du restaurant ‘Les Heures Claires’ (2), situé non loin du Pavillon Japonais.

Roger Ghyssens le décrit muni d’une terrasse aux allures de bateau, avec bastingage et hublots. On y disposait d’une très jolie vue sur le lac dans sa largeur (3).

octobre 2014 © Eric de Séjournet


(1) Touring Club de Belgique, Environs de Bruxelles – 100 promenades pédestres, visite du Parc et du village de Genval, pp. 92 à 95, après 1925
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) Ibid.

Route du Ry Beau Ry

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avril 1998 | Route du Ry Beau Ry à Ohain © Michel Nauwelaers

A Renipont, la Lasne reçoit un affluent, en rive gauche, sans grand débit peut-être, mais nettement plus connu. Il s’agit de la fontaine du Ry-Beau-Ry qui a donné son nom à la rue qui conduit à Genval. Et, ceux qui veulent paraître en ‘connaître un bout’ vous diront que cela signifie le ‘ruisseau-beau-ruisseau’. Ce n’est pas chercher bien loin, écrit le Cercle d’Histoire de Rixensart (1), et nous sommes, quant à nous, partisans d’une autre étymologie. Il faut savoir que le ruisseau, le ry, descend de la Brière, de la Brire. Au siècle dernier, et il n’y a pas encore si longtemps, il était courant de donner en complément du nom une précision issue du lieu d’origine. Le ‘Bourd’jweti’ qualifiait un personnage provenant du Bourgeois, un ‘Brouweri’, lorsqu’il venait de la Bruyère. Ce qui était valable pour un humain, l’était ici pour un ruisseau et il s’agit simplement du ‘ruisseau-venant-de-la-Brière », le ry-brièri, devenu le ry-beau-ry.

 


(1) GHYSSENS Roger (Cercle d’Histoire de Rixensart), Le Val de Lasne ou la Lasne en ses méandres, in Un peu d’histoire (édité par le Centre Culturel de Rixensart, pp 136 et 137, juin 2000

Ferme Stouffs, sur Ohain

1 Ferme Stouffs 1912 c CHR (carte postale éditée par J.B. Vanderbeck Mosray Genval) (1)

1912 | Ferme Stouffs, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Appelée également ferme de Hernimaumont (1), elle est située route du Ry Beau Ry 20, à l’extrémité nord-est de la commune de Lasne.

La ferme Stouffs porte le nom d’une famille de notables genvalois, apparentée à celle des Degraives ou Acreman. Une véritable dynastie locale. Elle régna sur le village durant tout le XVIIIe et le XIXe siècle et fut alliée à tout ce qui fut important dans la commune (2)

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Intérieur de ferme, coll. Jean-Claude Renier

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1932 | Huile de Pierre Thévenet, intitulée ‘La ferme blanche’, coll. Philippe Jacquet

Genval Ferme Stouffs (La Vallée de la Lasne concours photo 1970 Besangez Daniel) © SI Rixensart

1970 | Concours de photos noir et blanc organisé par le Syndicat d’Initiative de Rixensart sur le thème de la Vallée de la Lasne. Photo présentée par Daniel Besangez, rue de la Fontaine à Genval. Légende : ‘Menaces’.

1111. Le messager (BD de Benoi Lacroix)

7 janvier 1986 | Le Messager, bande dessinée par Benoît Lacroix (3)

Appelée ‘Le Messager’, cette BD de six pages, éditée par Spirou, se déroulait dans une ferme brabançonne un rien étrange. Etrange, tout d’abord, du fait de l’apparition de cette énigmatique statuette de gnome, raconte le dessinateur. Etrange aussi par l’aspect de la ferme brabançonne, qui est habituellement en carré. La ferme qui m’avait servi de modèle (la ferme Stouffs à Genval – sud de Bruxelles -, à la limite d’Ohain) était de loin la ferme qui me fascinait le plus dans la région, et j’habitais d’ailleurs non loin de là. Elle existe toujours, dans la Vallée de la Lasne, adossée au bois du ‘Trou Margot’ et faisant face au versant boisé du Belloy. Elle avait d’ailleurs fasciné de nombreux peintres (Roland Yernaux, Jean Milo) avant moi. 

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Un bonjour de Genval, édité par la Librairie ‘L’Entrée Livre’ à Genval, coll. Imelda De Thaey

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2011 | Vallée de la Lasne à Genval © Eric de Séjournet

→ OBJECTIF RIXENSART | Ferme Stouffs


(1) de VILLERS Anne-Marie, Mille ans d’Ohain
(2) GHYSSENS Roger, Genval 1830, Cercle d’histoire de Rixensart, 1999
(3) LACROIX Benoi, Le Messager, in 2491ème numéro de Spirou, 7 janvier 1986

Villa L’Enclos, avenue des Erables

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vers 1928 | Villa L’Enclos, qui se situait dans l’avenue des Erables à Genval-les-Eaux

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1928 | Intérieur de la villa L’Enclos, coll. Francis Broche

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Villa L’Enclos, coll. Universiteitsbibliotheek Gent & coll. Philippe Godin

Trois églises dédiées à Saint-Sixte (I)

1 Carte de 1841 Eglise Saint-Sixte Atlas des voiries vicinales de 1841

1841 | Plan des voiries vicinales au Mahiermont (Genval), coll. Atlas des voiries vicinales de 1841   

La première église Saint-Sixte se trouvait en un site escarpé dominant la vallée de la Lasne. Elle est citée déjà au même l’endroit, dès 1218, mais nul ne sait depuis combien de temps ni de quand date sa construction (…). L’église était entourée de son cimetière et le presbytère n’en était séparé que par une petite ruelle qui permettait aux habitants voisins de l’église de descendre à la fontaine en contrebas. La ruelle est à présent disparue et l’endroit est aujourd’hui un bois d’épicéas à l’angle des rues JB Stouffs et Mahiermont que les Genvalois de souche appellent encore ‘le vieux cimetière’ (1). Ce site est qualifié par le Schéma de Structure d’élément archéologique d’intérêt, car cette (première) église constitue le cœur du vieux Genval (2).

Sur le plan, considérez le chemin n° 20 comme l’actuelle rue Jean-Baptiste Stouffs, et le chemin n° 11 (qui descend vers la vallée de la Lasne) comme l’actuelle rue Mahiermont.

Dans ses notes, l’abbé Tonnet en cite le premier desservant, le curé Severin, dès 1218. Messieurs Tarlier et Wauters (3), pour leur part, précisent que : « La tour massive, placée au bas du vaisseau, doit remonter à une époque très ancienne à en juger par la simplicité de sa construction »  (4).


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART |Eléments d’histoire de La Place communale de Genval du 18e au 20e siècle (La deuxième église St-Sixte)
→ PAROISSE SAINT-SIXTE | Les trois églises Saint-Sixte
→ RÉTRO RIXENSART | Trois églises dédiées à Saint-Sixte
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Sixte


(1) GHYSSENS Roger, Un portail, deux presbytères, trois églises, Cercle d’Histoire de Rixensart, 2000
(2) Schéma de structure, commune de Rixensart, CREAT, 1991
(3) TARLIER J. et WAUTERS A., Géographie et Histoire des Communes belges : Canton de Wavre, Bruxelles, 1864, p 58.
(4) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d’histoire de La Place communale de Genval du 18e au 20e siècle (La deuxième église St-Sixte), in Chroniques n° 36 de septembre 2008, p. 22 à 26

Trois églises dédiées à Saint-Sixte (II)

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1905 | Eglise Saint-Sixte sur la Place communale de Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La Place (communale) de Genval est caractérisée par sa forme triangulaire, dominée par l’ancienne église Saint-Sixte, qui fut en fait la seconde église du nom construite à Genval. Elle fut bénite le 3 juillet 1872 (1).

début XXe siècle ↔ mars 2015 © Monique D’haeyere 

Grâce à une souscription publique et la participation active de tous les ouvriers de la commune, un nouvel édifice néo-classique à 3 nefs fut construit à Genval en 1872. Les fenêtres étaient garnies de nombreux vitraux de saint et de belles boiseries ornaient le chœur. On y retrouvait parmi l’ancien mobilier restauré au XVIIe siècle : le banc de communion, la chaire de vérité, les confessionnaux et le grand autel à retables en bois peint, dressé en hémicycle au fond du chœur ; des toiles peintes du 16e au 18e siècle ; une remarquable série de statues gothiques en chêne. Le temps ne s’arrêta pas non plus pour cette nouvelle église dont le centenaire devait coïncider avec son arrêt de mort … en 1972 (2).

Vues depuis la rue de la Fontaine, coll. Philippe Godin 

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1907/1925 | coll. Universiteitsbibliotheek Gent, Imalda De Thaey, Jean-Claude Renier

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vers 1920 | La Cure et l’Eglise Saint-Sixte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

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Intérieur de l’église Saint-Sixte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le 6 septembre 1971, après avoir consulté des experts et les services techniques de la province du Brabant, le Bourgmestre Windal estima que la deuxième église St-Sixte se trouvait dans un tel état de délabrement qu’elle constituait une menace pour la sécurité des paroissiens qui la fréquentent. Il interdisit donc à quiconque d’y pénétrer pour quelque motif que ce soit. Le 3 octobre suivant, la Fabrique d’Eglise décida, sous réserve d’accord des autorités supérieures, tant civiles que religieuses, la démolition de l’église existante et son remplacement par un édifice moderne, fonctionnel et polyvalent. Elle souhaita que le presbytère soit inclus dans le nouveau complexe paroissial (…). L’église subsista encore pendant plusieurs années, elle fêta son centenaire, interdite au public, ceinturée de filets qui retenaient les ardoises (3).

Le coq du clocher, symbole paroissial s’il en fut, descendit de son clocher le vendredi 1er septembre dans les bras de Léon Voets, assisté de son frère Fernand. Il fut présenté au Maïeur Paul Hanin et entreprit de faire trois fois le tour des cafés de la Place afin, paraît-il, de respecter la coutume locale. La semaine suivante, les cloches, à leur tour, rejoignirent le niveau du commun des mortels. Elles étaient deux, la petite datant de 1892 et la plus grosse de 1949. Ce fut ensuite le clocher, descendu d’une pièce grâce à une grue gigantesque. Croyants et non-croyants présents eurent une pincée de mélancolie, le clocher dominait la Place depuis 105 ans (4).

après le 1er septembre 1978 | Démontage du clocher de l’église Saint-Sixte
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Eglise Saint-Sixte 1978 c CHR origine Christine Melebeke

1978 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart (photo de Christine Melebeke)

Après la fermeture en 1973 de l’église de la place Communale, les offices furent célébrés dans la salle de gymnastique de l’école Notre Dame des Anges, toute proche. Cet épisode dura 7 ans (5).


→ RÉTRO RIXENSART | Trois églises dédiées à Saint-Sixte
→ PAROISSE SAINT-SIXTE | Les trois églises Saint-Sixte
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Sixte



(1) GHYSSENS Roger, Un portail, deux presbytères, trois églises, Cercle d’Histoire de Rixensart, 2000
(2) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, asbl Brabant Culture, 1994
(3) 
CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d’histoire de la Place communale de Genval du 18e au 20e siècle (1970-1976, On liquide), in Chroniques n° 36 de septembre 2008, p. 61 à 62
(4) Ibid.
(5) PAROISSE SAINT-SIXTE, Les trois églises Saint-Sixte

Trois églises dédiées à Saint-Sixte (III)

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2000 | Église Saint-Sixte, coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart 

La troisième église Saint-Sixte est une construction contemporaine de 1979, bâtie sur les plans des architectes liégeois A. et J. Beaufays, à l’emplacement d’une église précédente qui avait été construite un siècle auparavant. Cette dernière remplaçait elle-même d’autres édifices successifs, toujours dédiés au saint patron, mais localisés à un autre endroit. L’église actuelle, érigée en brique et béton, est relativement discrète dans sa volumétrie extérieure ; seule une croix légère mentionne la destination du lieu. Assez bas, l’édifice occupe un terrain en pente. L’intérieur se caractérise par la prouesse technique pour la structure de la salle d’assemblée, presque en hémicycle : cinq longues poutres, de 24 mètres, sont portées chacune par un pilier à une extrémité et convergent vers une unique colonne située derrière l’autel (1).

Le nouvel édifice en briques, résolument moderne, fut inauguré le 18 mai 1980 (2).

« La convergence des poutres au-dessus de l’autel nous aide à porter notre prière vers le lieu saint » (cfr Curé Norbert Gorissen, lors de la messe de Noël qui a suivi l’inauguration de l’église)(3).

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avril 2013  © Monique D’haeyere


→ PAROISSE SAINT-SIXTE | Les trois églises Saint-Sixte
→ RÉTRO RIXENSART| Trois églises dédiées à Saint-Sixte
→ OBJECTIF RIXENSART
| Eglise Saint-Sixte


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) PAROISSE SAINT-SIXTE, Les trois églises Saint-Sixte
(3) Ibid.

Rue de la Bruyère, de la Mazerine au Poteau

1213B. La Route (Rue de la Bruyère à Genval) c Philippe Godin

1903 | ‘La Route’ coll. Philippe Godin   

Rue de la Bruyère à hauteur de l’actuel Brico à la Mazerine. La fermette à gauche est devenue le restaurant ‘Chez Clément’. 

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avant 1907 | Route de La Hulpe, coll. Jean-Claude Renier

Aujourd’hui ‘rue de la Bruyère, à hauteur de Chez Clément’, selon le Cercle d’Histoire de Rixensart.

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Chez Clément, coll. Francis Dominé

Dans les années 1900 à 1920, âge d’or de la carte postale, des hôtels, restaurants, brasseries vont utiliser ce support comme moyen publicitaire. Souvent le propriétaire posera avec sa famille ou ses employés.

Un siècle après, la même photographie connaît une seconde vie pour un message publicitaire similaire, ici en l’occurrence au profit d’un restaurant genvalois portant le nom Chez Clément, 230 rue de la Bruyère.

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A droite, la maison se trouvant actuellement aux n° 207 et 209 de la rue de la Bruyère à Genval.

Chapelle de Notre-Dame de Lourdes
après 1921 coll. Francis Broche ↔ août 2016 © Monique D’haeyere

Située rue de la Bruyère 130 à Genval, cette chapelle à chambre, du type parfois appelé ‘oratoire’, fut construite par Georges Vanhamme en 1921, en reconnaissance d’une guérison miraculeuse. En effet, Célina Vanhamme, née en 1884, sœur du constructeur, revint guérie d’un pèlerinage à Lourdes en 1920. Une inscription rappelle l’origine de la fondation : ‘En / mémoire de / Célina Van Hamme / guérie à Lourdes / 1921 / A.M.’. Cette inscription figure sur une pierre en octogone irrégulier, scellée dans le fronton au-dessus de la porte (1).

Selon Roger Delooz, c’est l’abbé Coenen de l’église dédié au Sacré-Coeur de Jésus-Roi, aujourd’hui disparue, curé de 1914 à 1928 qui fit bâtir la Chapelle de Notre-Dame de Lourdes à la Bruyère en 1921 (2).

vers 1930 et 1960 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Rue de la Bruyère à Genval, à la hauteur de l’actuel n° 118. Sur le petit parking de l’épicerie Vivo, un range vélos (publicité de Coca-Cola).

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1950 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le bus de la ligne reliant Genval à la Place Flagey à Ixelles vient de passer le lieu dit ‘Le Poteau’, où se situe le château d’eau de Genval.

A droite, le fleuriste Leloup. Selon l’actuelle fleuriste (propos recueillis par Francis Broche), c’est sa grand-mère Marie Noël, chapelière et modiste à Maubroux, qui a commencé à vendre des fleurs à cet endroit. Son mari, Robert Leloup, les cultivait probablement dans la serre.

1950 ↔ août 2016 © Monique D’haeyere


 RÉTRO RIXENSART | Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes

Les Roches Fleuries et son jardin alpino-japonais

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Villa ‘Les Roches Fleuries’, avenue des Combattants 140 à Genval
coll. Universiteitsbibliotheek Gent

Le coteau qui s’incline vers la Lasne, à gauche en montant la rue, bénéficie d’un ensoleillement maximal et est protégé des vents d’ouest. Le fait que cet endroit portait anciennement le nom de ‘la coulture à la vigne’ laisse supposer que le Genval des temps révolus comptait des vignerons parmi ses habitants et connaissait le temps des vendanges. Cette particularité n’avait pas échappé à une personnalité aussi étrange qu’attachante, Ernest Van den Broeck (1852-1932), éminent géologue-hydrologue mondialement connu et Conservateur honoraire du Musée Royal d’Histoire Naturelle (1).

1910/1930 coll. Ugent ↔ septembre 2015 © Monique D’haeyere

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Villa ‘Les Roches Fleuries'(côté jardin), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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La vue était superbe, face aux collines du Glain et du Bourgeois, plongeant sur le val et la Grande Bruyère, limitée seulement par les hauteurs de Champles et de Chapelle Saint-Lambert. Pour Ernest Van den Broeck, c’est plus qu’une seconde résidence, c’était un lieu privilégié où il pouvait donner libre cours à son amour des plantes, y tester ses essais de culture et en tirer des analyses scientifiques (2).

Emile Alost, jardinier aux ‘Roches Fleuries’, y avait recensé avant 1927 42 espèces d’oiseaux, dont la moitié y faisaient leur nid (3).

  • ca 1913 | Dans le jardin, on retrouve une falaise en calcaire de la Meuse immédiatement après la plantation (coll. UGent).
  • ca 1931 | Le pavillon, le pont, le Torii, au-dessous du chemin creux. A droite, la Lanterne de neige; à gauche épanouissement de Glycines à longues grappes (coll. CHR) (4)
  • ca 1931 | La Lanterne sanctuaire, gardée par deux Lions de Corée (coll. CHR) (5)

A l’occasion de la « Fête des Combattants et du vignoble », ce jardin alpino-japonais sera ouvert aux visiteurs le dimanche 16 juin 2019, de 10h à 11h (avenue des Combattants 140 à 1332 Genval)


(1) GUINET C. (ingénieur horticole), Le jardin des Roches Fleuries à Genval, in La Terre et la Vie, pp. 220 à 229, 1931
(2) STEENBRUGGEN Geneviève, Spécial Alpino-Japonais, in Chroniques CHR, p. 1, avril 1994
(3) Ibid.
(4) GUINET C., Le jardin des Roches Fleuries à Genval, in La Terre et la Vie, 1931
(5) Ibid.

Jardin de la Hêtraie et son arche brisée

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1933 | Jardin de la Hêtraie (1), coll. Jean-Claude Renier

Le fondateur de Genval-les-Eaux … ce fut l’avocat Gustave Smets- Mondez (1861-1938). Il a eu une influence phénoménale sur Genval. Le quartier de Maubroux, la gare, la rue du Cerf, c’est lui. Il a tout fait creuser pour exploiter ses sablières. C’était un véritable homme d’affaires. Initié à la franc-maçonnerie en 1904, il créa en 1913 sa propre loge à Genval sous l’égide du Grand Prieuré d’Helvétie. Il l’installa dans sa propriété de la Hêtraie (juste derrière le château du lac). C’est de là qu’est venue la légende selon laquelle le château aurait été inspiré d’une construction maçonnique. De cette présence maçonnique, il reste peu de chose si ce n’est le chemin du Grand Prieuré ainsi qu’une arche brisée (2).

L'arche brisée Jardin de la Hêtraie Genval

L’arche brisée du Jardin de la Hêtraie

2013 © Monique D’haeyere + 2008 © Eric de Séjournet


(1) situé dans l’actuelle avenue Herbert Hoover
(2) MEUWISSEN Eric, Roger Ghyssens raconte l’histoire de Genval-les-Eaux, in Le Soir, 29 novembre 2003

 

Le Trèfle à Quatre, copie du Rütli

Le Trèfle à quatre et le lac 1907 c Anne-Marie Delvaux_0013

1906 | Le Trèfle à Quatre, coll. Anne-Marie Delvaux

A l’image du Rütli, situé en Suisse au bord du lac des Quatre cantons (1), ce chalet est la première des ‘copies’ réalisées dans le parc de Genval-les-Eaux. Construit sur la colline, au-dessus du bâtiment d’embouteillage initial, il devint le restaurant ‘Le Trèfle à Quatre’ apprécié, paraît-il, par Léopold II (2).

Chalet du Rütli à Genval-les-Eaux

La maison à gauche du ‘Rütli’ a également traversé le XXe siècle.

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Le Trèfle à Quatre à Genval
1906 – 1920 | coll. Anne-Marie Delvaux, Francis Broche & Michel Nauwelaers

Construit dans la plus pure tradition des chalets suisses, ce restaurant doit sa curieuse enseigne à l’emblème de l’eau de Genval : le trèfle à quatre feuilles’ (3).

1906 et passim | coll. Francis Broche et Anne-Marie Delvaux

Ce chalet reçut comme fondation des grottes dans lesquelles jadis on conservait la glace (3).

coll. Jean-Claude Renier ↔ 2015 © Monique D’haeyere


(1) Le Rütli (ou Grütli) est le nom d’une pairie faisant partie des mythes fondateurs de la Suisse. Considérée comme monument national, elle se situe au bord du lac des Quatre cantons (Dictionnaire historique de la Suisse)
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(4) DEMULLANDER Jean, Le Lac de Genval, Fédération Touristique du Brabant, 1970

Genval, les pieds dans l’eau

PAPETERIES DE GENVAL

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15 mai 2009 | La Lasne sort de son lit aux Papeteries de Genval © Eric de Séjournet

Dans la nuit du 14 au 15 mai 2009, de pluies violentes se sont abattues sur le Brabant wallon et la région de Rixensart. A Genval, le lac a débordé et le parking des papeteries de Genval s’est rempli comme une piscine (1).

15 mai 2009 | Les Papeteries de Genval, les pieds dans l’eau © Eric de Séjournet et Christian Petit

« L’orage du siècle ? » se demande Le Soir (2). « Aux anciennes Papeteries de Genval, on a dégusté (….). À Genval, les précipitations les plus abondantes sont apparues vers 0 h 30. ‘À 2 heures, c’était un lac’, témoigne Marcel Symens, le propriétaire du magasin ‘Symens Cyclos Services’. ‘Les gens qui étaient sur place n’ont rien pu faire’. Ou sauver si peu, 30 % pour les locataires du magasin Sport Factor », écrit Michael Chalklin. « Installé là depuis 1991, Marcel Symens est l’un des commerçants pionniers du site. Il vend des vélos (aussi électriques), des vélomoteurs et des scooters. Il y a eu jusqu’à 1,22 mètre d’eau et de boue dans le magasin ».

« Quelles sont les causes de ces inondations ? » se demande le journaliste. « L’entretien des cours d’eau relève de la commune, de la Province ou de la Région selon la taille et le débit. Aux Papeteries, il est du ressort de la Province. « Il y a une inspection annuelle, précise Marc Mauclet, directeur du service de la voirie et des cours d’eau non navigables. On procède à l’entretien selon les embâcles. »

La remise à ciel ouvert de la Lasne devrait mettre le site à l’abri de tels débordements. Le Bourgmestre ainsi que l’échevin des Travaux en sont persuadés (2).

DÉBORDEMENT DU LAC DE GENVAL

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15 mai 2009 © Eric de Séjournet

En raison de fortes pluies survenues le 14 mai 2009, le lac de Genval a débordé. Les rues avoisinantes ont été envahies par la boue, inondant caves et maisons ainsi que les papeteries et les grands magasins ! Une situation exceptionnelle, du jamais vu de mémoire d’homme, raconte Viviane Quittelier sur son blog.

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15 mai 2009 © Monique D’haeyere

C’est le genre de risques que l’on rencontre tous les cent ans, estime le bourgmestre Jean Vanderbecken. Et de citer le restaurant La Laguna au lac de Genval où l’on met des repères pour chaque inondation. Le bâtiment date de 1906. Le premier trait remonte à 1911. Celui de 1934 lui est supérieur, celui de 1956 dépasse le précédent. Et celui de 2009 est supérieur à celui de 1956 de 80 cm ! (3)

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15 mai 2009 | Inondations au lac de Genval © Julien Vanderweerden

VALLÉE DE LA MAZERINE

Inondations à Genval 15.5.2009 © Julien Vanderweerden 4

15 mai 2009 | La Mazerine est également sortie de son lit © Julien Vanderweerden


→ TV5 MONDE | Inondations à Rixensart, RTBF ’13 heures’ du 15 mai 2009


(1) RTBF Radio du 15 mai 2009
(2) CHALKLIN Michael, Genval devrait un jour être à l’abri de la Lasne, in Le Soir, 19 mai 2009
(3) Ibid.

Avenue n° 3, celle des Cormiers

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Les Villas dans Le Parc de Genval (voir photo-légende ci-après)

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avant 1914 | Avenue n° 3 (actuellement avenue des Cormiers) dans le Parc de Genval et vue sur la Villa Béatrix. Cette villa est aujourd’hui connue sous le nom de ‘La Fée du Lac’.


→ RÉTRO RIXENSART | Villa Béatrix, la fée du lac
→ OBJECTIF RIXENSART | Avenue des Cormiers