Avenue Albert Ier

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Villa ‘Le Ravin’, située avenue Albert Ier 288 à Genval. Elle fut construite par N. Lacroix, qui  construisit également à Genval la villa ‘Les Bouleaux’, coll. Philippe Godin

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Villa ‘Le Joli Mai, coll. Hubert Desgain

Située au 286 de la avenue Albert Ier à Genval, cette villa a fait place pour la Résidence Les Terrasses. A gauche, la villa ‘Le Ravin’ (voir photo ci-avant).

Le Ravin avenue Albert Ier Genval 5.2019 © Francis Broche

mai 2019 | Le Ravin © Francis Broche

Avenue Albert Ier 288 et 286 Genval © Google 2019

2019 | Avenue Albert Ier


→ ARBORESCENCE | 5 Hêtres pourpres, l’avenue Albert Ier dégarnie

Bodega le Mar-ca-tchou, le Chalet Normand

Chalet Normand lac de Genval

1933 | Le bord du lac de Genval et le futur Bodega le Mar-ca-tchou

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Bodega le Mar-ca-tchou, actuellement le Chalet Normand 

En 1970, la Fédération Touristique du Brabant fait l’éloge du Chalet Normand : Sur la rive Est, il offre le charme d’un cadre somptueux ordonné autour d’un grand feu ouvert et rehaussé de tableaux de maîtres et de boiseries, en chêne massif, artistiquement sculptées. Une terrasse fermée et chauffée en hiver sert de salon de dégustation (1).

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1933 | Intérieur du Bodega le Mar-ca-tchou

1977 | Le Chalet Normand, coll. Monique D’haeyere ↔ avril 2015 © Monique D’haeyere

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1989 | Le Chalet Normand © Anne-Marie Delvaux
2009 © Eric de Séjournet

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avril 2015 | Le Chalet Normand © Monique D’haeyere + janvier 2016 © Monique D’haeyere


(1) DEMULLANDER Jean, Le Lac de Genval, Fédération Touristique du Brabant, 1970

Le Chemin du Grand Prieur et l’avenue Herbert Hoover

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début XXe siècle | Panorama du Parc, coll. Jean-Claude Renier

L’ancien tracé de l’avenue Hoover passait à côté de la Villa La Hêtraie. Aujourd’hui le Chemin du Grand Prieur (qui donne dans le Chemin du Prieuré) est un vestige de cet ancien tracé. A droite, le Trèfle à Quatre et le lac de Genval.

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coll. Jean-Claude Renier

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Avenue Herbert Hoover à Genval

Herbert Hoover (1874-1964) est un homme d’état américain. Pendant la Première Guerre mondiale, il mit sur pied une opération humanitaire d’envergue d’aide alimentaire de la Belgique (Commission for Relief in Belgium). Herbert Hoover devint le 31e président des Etats-Unis, en fonction de 1929 à 1933.

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février 2014 © Christian Petit

L’avenue Herbert Hoover décèle quelques lieux emblématiques : le Café du Parc, l’ancien Normandy Hotel, l’ancien Musée de l’Eau et de la Fontaine, le Trèfle à Quatre … tous à découvrir via les hyperliens ci-après :

RÉTRO RIXENSART | Café du Parc
RÉTRO RIXENSART | Normandy Hotel
RÉTRO RIXENSART | Le Trèfle à Quatre, copie du Rütli
RÉTRO RIXENSART | Des thermes genvalois au Musée de l’Eau et de la Fontaine

OBJECTIF RIXENSART | Avenue Herbert Hoover
OBJECTIF RIXENSART | Normandy
OBJECTIF RIXENSART | Musée de l’Eau et de la Fontaine

La Perche couverte, de la construction au classement

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1925/1928 | Construction de la Perche couverte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

L’histoire du tir à l’arc à Genval remonte à 1922. Auguste Lannoye, patron des Papeteries de Genval, eut l’idée de créer un site où ses travailleurs pourraient s’adonner à ce sport plutôt qu’aller dépenser leur salaire dans les nombreux bistrots des alentours. En 1925 débutèrent les travaux de construction d’une tour de 36 mètres de haut destinée au tir sur perche.

L’entre-deux guerres paraît bien avoir été la dernière période de gloire des sociétés de tireurs à la perche et c’est à cette époque que se construisent, de ci de la, des perches couvertes. En gros, cela consiste à entourer une perche d’une enveloppe suffisamment importante à la base que pour permettre à plusieurs tireurs de s’y regrouper, suffisamment haute que pour surmonter une perche de près de 30 m, suffisamment étanche que pour la mettre à l’abri des intempéries et suffisamment solide que pour ne pas s’écrouler au premier coup de vent. La Wallonie en connut quelques-unes, en Hainaut, en Tournaisis et, plus proches de nous, la perche couverte des ‘Trois Colonnes’, qui disparaîtra en 1945, et la perche ‘semi-ouverte’ à proximité de la gare de La Hulpe.

Genvaloise, la dernière perche couverte du Brabant wallon surplombe depuis 1928 le site des anciennes Papeteries. On y dispute encore des concours de tir à l’arc vertical. Dans tous les villages du Brabant wallon, avant guerre, on trouvait 2 ou 3 perches de tir à l’arc en plein air, rappella René Vandiest, secrétaire du Cercle des Archers de Rixensart-Sainte-Croix. Il suffisait d’un arbre planté dans le sol sur lequel se balançaient les ‘oiseaux’ (…). Les gens des Papeteries avaient leur équipe d’archers, et j’en faisais partie. On pouvait gagner alors des caisses entières de papier peint. À l’époque cela valait une fortune (1).

1925/1928 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2015 © Monique D’haeyere

Genval Vue panoramique Maubroux Exclusivité Au Cyclamen 20 rue de Rosières Genval partie 1 originale c Christian Lannoye

entre 1927 et 1935 | Splendide vue panoramique de Genval

De gauche à droite : l’avenue des Combattants, la rue des Lilas et la villa d’Auguste Lannoye et son épouse Marie Stévenart, la Perche, l’avenue Gevaert et la rue de Rixensart.

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coll. Philippe Godin

Photo prise à partir du clocher de l’église de Maubroux. A gauche la Perche. A droite, la tour à charbon, qui alimentait les locomotives à vapeur assurant le transport des marchandises des Papeteries de Genval.

1948/1950 coll. Philippe Godin ↔ 2011 © Bruno Marchal

Vues panoramiques des Papeteries de Genval, prises depuis le clocher de l’église Saint-Pierre de Maubroux. Au centre de la photo, la rue de Rixensart et ses maisons. A droite, la Perche couverte.

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mai 1951 © Dominique Delbrassinne

Cette vue panoramique des Papeteries de Genval a été probablement prise à partir de l’avenue Gevaert. Au centre, on reconnaît la Perche. On distingue à l’horizon la rue de l’Institut et le château d’eau de Rixensart. A l’avant-plan, encaissé dans la rue du Vallon, le Collège Notre-Dame des Trois Vallées ne dévoile que ses toits.

1990 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2015 © Monique D’haeyere

Vues depuis la Colline du Glain sur l’actuel rond-point Yvonne Londoz (Gailly), la rue de Rixensart et les avenues Albert Ier/Franklin Roosevelt.

1995  coll. CHR ↔ 2013 © Monique D’haeyere

Étrange bâtiment que cette grande tour grise qui surplombe encore aujourd’hui le site des anciennes Papeteries de Genval. Construite entre 1922 et 1928, elle leur appartenait jadis avant de devenir la propriété de la commune de Rixensart. Un peu tordue, pas vraiment d’équerre, elle fut élevée avec les moyens du bord : 6 colonnes de béton ceinturées de poutres en bois lui assurent pourtant une assise solide. Les plaques d’Eternit qui la recouvrent à l’extérieur lui donnent même des allures de bâtiment industriel (2).

Ayant subi les assauts du temps, la tour couverte – seule à subsister en activité encore en Wallonie, devait être remise en état.

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Devenue propriétaire du site, la Commune de Rixensart décida pour des raisons de sécurité et de préservation de patrimoine de la rénover avec l’aide de la Région wallonne. Coût des travaux : 124.000 euros.

Architecte, je me suis occupé en 1998, de la rénovation indispensable de la Perche couverte pour le compte du Service travaux de la commune. La vue à 34 m était à couper le souffle. Le club existe toujours et un petit musée est accessible sur place, écrivit Pierre Gheux en mai 2015.

1999 © Josette Verbois-Thonnard ↔ mai 2016 © Monique D’haeyere

Depuis le rond-point Yvonne Londoz, prises de vue de la ‘dernière double perche couverte en activité en Wallonie’. De 35 mètres de haut, elle sert aux entraînements du tir à l’arc sur perches verticales à 33 mètres (3).

2008 | vue depuis la rue Auguste Lannoye © Eric de Séjournet
février 2013 © Christian Petit

Cette tour abrite deux perches permettant la pratique du tir à l’arc ou tir à l’oiseau. Cette construction se situe à l’arrière d’une petite maison villageoise occupée par le local du ‘Cercle des Tireurs– Rixensart Sainte Croix’ et par le musée du Tir à l’Arc de Rixensart. La tour, de plan carré et haute de plus de 27 m, est entièrement bardée d’ardoise, écrit Bénédicte de Ghellinck en 2009 (4).

Le 30 janvier 2019, le Conseil communal de Rixensart décida d’émettre un avis favorable sur le classement, comme monument, de la perche couverte (tir à l’arc), sise rue Auguste Lannoye 32 à Genval, considérant hormis les critères de rareté, d’intégrité et d’authenticité :

– l’intérêt social du bien : la pratique du tir à la perche incarne une culture traditionnelle et populaire vieille de plusieurs siècles, et la perche couverte dont question constitue un témoignage de la pratique du tir à la perche, activité populaire apparue au Moyen Age et particulièrement florissante jusqu’au milieu du siècle dernier

– l’intérêt paysager de la perche couverte qui s’intègre particulièrement bien à l’environnement paysager urbain de Genval et qui constitue pour les habitants un point de repère haut de trente mètres

Dans un communiqué daté du 12 février 2020, la Ministre wallonne en charge du Patrimoine annonça le classement de la « Tour de la Perche couverte de Rixensart » :

Haute de 33 mètres, la tour a été construite entre 1922 et 1928. Elle était destinée à offrir une activité sportive aux ouvriers. L’édifice en béton armé est entièrement recouvert d’ardoises artificielles rectangulaires. Il est en parfait état.

La tour est toujours en activité et a conservé sa fonction d’origine. Chaque hiver, des compétitions de tir à l’arc sur perches verticales y sont organisées. Elle est unique en Brabant wallon. Le tir à la perche rassemble la population autour d’une activité populaire. À travers les nombreux jeux et tournois, il incarne une culture traditionnelle et populaire de plusieurs siècles. Un musée a été ouvert dans l’édifice avec pour but de préserver la mémoire de ce sport national d’époque. Il garantit une activité régulière des lieux.

« Le bâtiment est aujourd’hui une partie intégrante du paysage local. Il est l’un des deux derniers exemples, de ce type de construction, conservés en Wallonie. Il rassemble encore les passionnés du tir à l’arc et participe ainsi à la vie associative et culturelle de la ville. » explique la Ministre Valérie De Bue (6).

 


→ OBJECTIF RIXENSARTLa Perche
→ VISAGES DE RIXENSARTMusée du Tir à l’arc 


(1) WILLOT Isabelle, La perche couverte de Genval, in Le Soir, 18 août 1995
(2) Ibid.
(3) Chroniques CHR n° 26 – 2ème trimestre 1996, p17
(4) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(5) Conseil communal de Rixensart, Projet de classement, comme monument, de la perche couverte (tir à l’arc) sise rue Auguste Lannoye 32 à 1332 Rixensart, 30 janvier 2019
(6) DE BUE Valérie (Ministre wallonne du Patrimoine), La Perche couverte de Rixensart classée, in Communiqué de presse du 12 février 2020

Vue panoramique sur Genval

Genval Vue panoramique Maubroux Exclusivité Au Cyclamen 20 rue de Rosières Genval partie 1 originale c Christian Lannoye

entre 1927 et 1935 | Splendide vue panoramique de Genval, coll. Christian Lannoye

De gauche à droite : l’avenue des Combattants, la rue des Lilas et la villa d’Auguste Lannoye et son épouse Marie Stévenart, la Perche couverte, l’avenue Gevaert et la rue de Rixensart.

La Manteline, val de la Rivière

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1929 | Vallée de la Lasne et le lieu-dit la Manteline, toujours intactes, coll. Jean-Louis Lebrun

La Manteline couvre un périmètre de 38 ha et comprend une zone d’espace vert (32,7 ha) et deux zones d’habitat (5,25 ha). La zone englobe la vallée de la Lasne et constitue un enjeu majeur pour la commune. La zone est en partie reprise dans un périmètre d’intérêt paysager au plan de secteur, dans un site Natura 2000 et dans un site classé au Patrimoine (la Grande Bruyère). Elle comprend également la réserve naturelle de la prairie du Carpu. La préservation de la zone d’espace vert existante permet la continuité entre deux sites Natura 2000 et une meilleure protection de la vallée dans son ensemble (1).

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vers 1950 | Vue panoramique à partir de Bourgeois sur le Mahiermont (église Saint-Sixte, les serres) et la Manteline (villa Beau-Site, rue des Combattants), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La Manteline Genval 1906 coll CHR

1906 | La Manteline à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Quittant la Place communale de Genval, ce promeneur descend le chemin creux (actuelle rue de La Manteline) vers la vallée de la Lasne pour rejoindre la rue du Moulin.

Chemin creux de Genval vers Bourgeois, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

2007 | Val de la Rivière (La Manteline à Genval) © Francis Dominé ↔ 2014 © Frank
La façade sud de cette villa a été profondément modifiée après octobre 2013.

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La Manteline et la vallée de la Lasne | janvier 2013 et mars 2014 © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | La Manteline
→ ARBORESCENCE | Val de la Rivière


(1) Conseil Wallon de l’Environnement pour le Développement Durable (CWEDD), Avis concernant le plan communal d’aménagement dit ’La Manteline’ à Rixensart, CWEDD/16/AV.182 du 22 février 2016

Lac de Genval, vu de La Hulpe

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début XXe siècle | Un coin du Parc, coll. Jean-Claude Renier

Une frénésie immobilière s’est emparée du Parc de Genval-les-Eaux. Le Chalet des Eaux est en transformation et deviendra l’Hôtel de Normandie. L’Etablissement des Eaux, le Chalet Rütli et la Villa Les Hirondelles sont en construction.

Photo-légende

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Lac de Genval avant 1945 coll. Eric de Séjournet

avant septembre 1944 | Lac de Genval, vu depuis l’avenue du Parc (La Hulpe)

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© Monique D’haeyere

Chemin du Pont, rue de la Tasnière

Rue de la Tasnière 1909 c CHR

1909 | Route du pont d’Yssche (rue de la Tasnière) à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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Le pont d’Yssche (rue de la Tasnière) à Genval.
1907 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2012 © Monique D’haeyere

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Rue de la Tasnière vers le lac de Genval, coll. Philippe Godin  2012 © Monique D’haeyere


(1) Yssche (Overijse) est le nom d’un fief du duc de Brabant, érigée au XVIIe siècle en terre principautaire

Villa Les Hirondelles, belvédère sur le lac

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1908/1914 | Villa ‘Les Hirondelles’, coll. Philippe Godin 

En retrait de l’avenue des Merisiers, derrière une belle grille aux lignes rectilignes, cette imposante villa du début du XXe siècle se démarque dans le quartier du lac de Genval par son style éclectique, teinté d’Art Nouveau dans certains détails notamment des ferronneries (1).

1908/1914 coll. Philippe Godin ↔ février 2014 © Monique D’haeyere ↔ mars 2017 © Monique D’haeyere

Villa Les Hirondelles, avenue des Merisiers à Genval ↔ février 2014 © Monique D’haeyere

La bâtisse, qui prend place dans un grand jardin, est large de sept travées et haute de deux niveaux, sous un ample niveau mansardé. Ses façades parementées de briques blanches sont soulignées de bandeaux de brique jaune et de pierre calcaire, et une frise de carreaux de céramique court sous la corniche. La travée centrale, plus large et en ressaut, s’ouvre d’un grand portail à deux vantaux vitrés et garnis de fer forgé, sous une marquise de même composition. Des petits garde-corps en ferronnerie ornent les fenêtres de l’étage et des combles (2).

Entrée principale et le perron ↔ mars 2017 © Monique D’haeyere

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Salon japonais, le grand salon, la pelouse et l’escalier des Chardons

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Côté jardin de la villa Les Hirondelles

A l’arrière, la régularité de la façade avant disparaît dès l’origine au profit d’une élévation plus animée, notamment par une tourelle de plan carré, sans doute cage d’escalier, par un balcon, par des baies plus larges, par l’ajout de petits volumes secondaires (3).

3 Un coin du parc de Genval circ 1914 coll. Jean-Claude Renier (1)

coll. Jean-Claude Renier


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009
(2) Ibid.
(3) Ibid.

1914-1918 | Hommage à ceux qui ont fait leur devoir (I)

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1914-1916 | Annonce pour une messe anniversaire célébrée en l’église de Rixensart le lundi 12 juin 1916, à la mémoire d’Emile Detienne, soldat au 9e Régiment de Ligne, fils des époux J.-B. Detienne-Nicaise, né à Rixensart, le 28 mai 1887,
tombé au Champ d’Honneur à l’Yser en novembre 1914
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Au cours de la Grande Guerre, nombre de nos concitoyens choisirent de tout quitter pour aller se battre contre un ennemi surpuissant en hommes et matériel. Quelques-uns étaient sous les drapeaux, la grande majorité répondit à l’ordre de mobilisation qui prenait effet le 31 juillet 1914 à minuit, d’autres rejoignirent l’armée durant les années qui suivirent et ce malgré les risques présentés par le passage de la frontière hollandaise. Parmi ces soldats, près de trente moururent au combat, dix peut-être survécurent pour peu de temps au conflit, d’autres restèrent à tout jamais meurtris dans leur chair ou leur esprit. Dès 2008, le Cercle d’Histoire de Rixensart a tenté, non sans quelques difficultés, d’identifier ces Combattants pour leur rendre hommage et rappeler à tous leur mémoire. Ce travail concerne uniquement les soldats de nos trois communes mais il importe de ne pas oublier les victimes civiles du conflit. Parmi nos concitoyens, de nombreux déportés y laissèrent la vie. Certains moururent dans les camps, d’autres au pays, parfois peu de temps après leur retour. Leur mémoire également mérite d’être sauvegardée (1).

Dans cette première notice, Rétro Rixensart rend un hommage à tous ceux qui ont fait plus que leur devoir et qui sont décédés pendant la Première Guerre mondiale. Les noms et prénoms de nos soldats sont édités, tels que repris dans cet important ouvrage (1) du Cercle d’Histoire de Rixensart.

1914

6 août | Le soldat du 9e de Ligne Jean-Baptiste (AdelinHautfenne (originaire de Rixensart) décède suite à ses blessures (la commune de Rixensart lui a dédié une rue) ⊥
19 août | Le soldat Herman Ferdinand Thomas (Genval) est tué durant les combats à Aarschot ⊥⊥
24 août | Le soldat du 8e de Ligne Marcel Hasaerts (Genval) est tué au cours des combats de Warnant ⊥⊥
25 août | Le soldat Gustave Florentin Faltin (Genval) est fait prisonnier à Namur et décède à Westerholz (All.) le 24 juin 1917 d’une maladie de coeur suite aux faits de guerre ⊥⊥; le soldat du 12e de Ligne Ferdinand Pierre Joseph De Becker (Rixensart) est tué au combat à Boortmeerbeek ⊥
26 août | Le soldat du 2e Chasseurs à pied Jean-Baptiste Polydor Debroux (Genval) est tué au combat à Grimbergen ⊥⊥
12 septembre | Le soldat du 9e de Ligne René Prosper Ernest Van Hacter (Rixensart-Bourgeois) est tué au combat à Wespelaar ⊥
29 septembre | Le soldat Victorien Stormacq (né à Genval, domicilié à Ixelles) est tué à St-Katelijne-Waver à l’âge de 25 ans
4 octobre | Le sous-lieutenant Robert Georges Emile Marie Terlinden (Rixensart) est tué à 26 ans d’une balle dans la tête à Kessegnies (frontière Congo/Est-africain-allemand), au cours de l’attaque générale qui décida de la retraite allemande ⊥
15 octobre | Le soldat du 5e de Ligne René Joseph Bernard, blessé à Houtem, déposé à l’hôpital d’Ostende où il est fait prisonnier, le 16 octobre, et interné au camp de Wessel (All.) où il décède le 12 décembre 1914 par suite de pleurésie ⊥
16 octobre |Le soldat du 13e de Ligne Jules Spreutels (Rosières-Saint-André) meurt au combat à 21 ans. Il est inhumé dans le cimetière de Keiem, tombe n° 103 ⊥⊥⊥
22 octobre | Le soldat du 2e Carabiniers Georges Gustave Rapsaet (Genval) est tué à Stuyvekenskerke ⊥⊥
23 octobre | Le capitaine en second du 2e Carabiniers, Fernand Henri Hector Lucien Mayat (Genval) est tué à Stuyvekenskerke ⊥
30 octobre | Le sergent du 2e Carabiniers Donat Ghislain Adolphe Herman Hulet (Rixensart-Bourgeois) est porté disparu. Le tribunal de Nivelles rend un jugement déclaratif de décès, le 8 avril 1924. Il acte : Mort pour la Belgique à Stuivenkenskerke le 30.10.1914 
novembre | Le soldat Emile Jean-Baptiste N. Detienne (Rixensart) meurt au Champ d’Honneur à l’Yser, en novembre 1914 ⊥

1917

17 septembre | Le soldat du 9e de Ligne Louis Arthur Ghislain Van Hamme (Rixensart) est mortellement blessé par une bombe d’avion, à Adinkerke. Il décède à 20 ans durant son évacuation vers l’hôpital de l’Océan ⊥
26 septembre | Le soldat du 2e Régiment de Génie Léon Stenuit (Genval) est tué à 23 ans par un éclat d’obus devant Dixmude ⊥⊥
28 novembre | Le soldat du 19e de Ligne Léon Justin Folie (Genval) est tombé au secteur de Merkem ⊥⊥

1918

21 janvier | Le soldat du 13e de Ligne Auguste Nestor Ghislain Devesse (Genval) est blessé par éclats de grenade, décède au poste de secours d’Hoogstade ⊥⊥
19 avril | Le soldat du 9e de Ligne Jean-Baptiste Michel Meyer (Rixensart) est tué au combat ⊥
18 mai | L’adjudant de carrière du 13e de Ligne Ghislain Octave André Wiame (Genval) est tué dans le secteur de Boesinge ⊥⊥
28 septembre | Le soldat du 13e de Ligne Antoine Guillaume Ghislain Lambert (Genval) est tué d’une balle dans la poitrine à Kaaskerke ⊥⊥
29 septembre | Le soldat du 23e de Ligne Fernand Joseph François Henrion (Genval) est tué à 23 ans d’une balle de mitrailleuse ⊥⊥
30 septembre | Le soldat du Bataillon du Génie de la 5e D.A. Henri Charles Fernand Herman (Genval) est tué à 25 ans à Moorslede en service commandé ⊥⊥
13 octobre | Le soldat du 2e Chasseurs à pied Edouard Elie Joseph Ghislain Lelievre (Genval) est hospitalisé à Calais et y décède le 17 décembre 1918 des suites d’une maladie à caractère épidémique contractée au front ⊥⊥
14 octobre | Le soldat Gustave Désiré Debroux (Genval) est tombé à 26 ans en service commandé à Oostvleteren ⊥⊥
15 octobre | Le soldat Antoine Vandercam (Rosières) est blessé au combat par un éclat d’obus à la tête à Izeghem et décède à 28 ans à Brielen le 19 octobre 1918 ⊥⊥⊥; le sous-lieutenant du 1er Carabiniers Adrien Marie Valentin Louis Xavier Van Steenberghe (Genval) est blessé grièvement devant Roulers, décède à 21 ans à La Panne ⊥⊥; le sergent du 12e de Ligne Henri Joseph Loriaux (Genval) est atteint mortellement à Stadenberg ⊥⊥
16 octobre | Le soldat du 6e Chasseurs à pied Marcellin Pinson (né à Rosières-Saint-André) meurt au combat. Il est inhumé au cimetière de Bruges, tombe n° 128. Son nom ne figure pas sur le monument de Rosières, il est supposé qu’il n’y était plus domicilié.

Les combattants rixensartois, genvalois et rosiérois décédés après le conflit seront honorés dans une deuxième notice, à paraître ultérieurement.

→ RÉTRO RIXENSART | Monument des Combattants (Rixensart)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument des Combattants (Rixensart)

→ RÉTRO RIXENSART | Monument de la Place communale (Genval)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument de la Place communale (Genval)

→ RÉTRO RIXENSART | Monument des Combattants (Rosières)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument des Combattants (Rosières)


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, En mémoire de nos combattants de la Grande Guerre, in Chroniques CHR n° 37 de février 2014

Légende

⊥            présent sur le Monument de Rixensart
⊥⊥          présent sur le Monument de Genval
⊥⊥⊥       présent sur le Monument de Rosières

L’entrée du Parc de Genval-les-Eaux

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avant 1904 | L’entrée du parc et l’Hôtel Belvédère, coll. Eric de Séjournet

C’est dans la section de Maubroux – le quartier de la gare – que la Société Genval-les-Eaux a aménagé un parc public de 60 hectares de terrain entourés de futaies épaisses (1).

Après avoir gravi la rampe provenant de la gare de Genval, les visiteurs arrivaient à l’entrée du parc de Genval-les-Eaux, délimitée par d’énormes barrières. De là, ils n’avaient plus qu’à descendre en flânant vers le lac en contrebas (2), le plus vaste plan d’eau du Brabant.

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Le Café du Parc (à gauche) et l’Entrée du Parc, coll. Philippe Godin

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vers 1909 | Entrée du Parc, coll. Francis Broche, Jean-Claude Renier, Monique D’haeyere

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Restaurant-Tea room ‘Le Pavillon Riche’ (anciennement ‘Café du Parc’), coll. Anne-Marie Delvaux

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Trianon du Parc, coll. UGent

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mars 2014 © Monique D’haeyere


(1) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

Monument Auguste Lannoye, à Genval et à Mont-Saint-Guibert

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15 août 1947 | Monument à Auguste Lannoye,
à l’époque rue de Rixensart, à l’entrée des Papeteries de Genval, coll. Fonds Lannoye

Après le décès d’Auguste Lannoye et à l’initiative du personnel et du Conseil d’administration des Papeteries, une double commande fut adressée au sculpteur Victor Rousseau (1865-1954). En se tournant vers cet artiste, les initiateurs du projet choisirent l’un des portraitistes les plus renommés du moment. Il était alors au sommet de son art. Ce ‘sculpteur d’âmes’, originaire de Feluy, figea par deux fois Auguste Lannoye dans le bronze pour l’éternité (1).

Ce monument érigé en mémoire d’ «AUGUSTE LANNOYE/1874 – 1938 / CREATEUR DES PAPETERIES DE GENVAL» fut coulé par la Compagnie des Bronzes (Bruxelles) et signé ‘Victor Rousseau 1939’. Il fut inauguré le 4 août 1945. Il repose sur un épais socle rectangulaire en calcaire bouchardé (2).

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1953 | Un groupe d’ecclésiastiques pose devant le monument commémoratif
coll. Fonds Lannoye

De droite à gauche, André de Walque, un des directeurs des Papeteries de Genval et l’Abbé Deward, curé de Bourgeois-Rixensart.

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3 octobre 1954 | Dépôt de fleurs au monument,
à l’occasion du Cinquantenaire des Papeteries, coll. Fonds Lannoye

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1965 | Excursion du Boerinnenbond à Genval, coll. Westhoek verbeeldt

Les dames du Boerinnenbond de Reningelst (3), – entité faisant partie de la ville de Poperinge, rendirent visite à l’usine de papier peint de Genval. Quarante-sept dames, accompagnées de leur vicaire, Josué Roets, posèrent devant le monument dédié à Auguste Lannoy, fondateur des Papeteries de Genval.

Aujourd’hui, le buste se trouve au centre de la Place des Trois Tilleuls à Genval.

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2009 | Place des Trois Tilleuls  © Francis Dominé
2010 | Place des Trois Tilleuls © Berna de Wilde
2016 | Vue sur la rue Auguste Lannoye © Monique D’haeyere

→ RÉTRO RIXENSART | Excursion du Boerinnenbond de Reningelst
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument Auguste Lannoye

Buste d'Auguste Lannoye à Mont Saint-Guibert, à proximité du site des Papeteries 2011 © OllnuUn deuxième exemplaire de ce buste, de facture différente, était jusqu’en 2012 visible devant l’entrée de la Papeterie de Mont-Saint-Guibert (4).

Depuis le 18 juin 2019, ce buste orne la nouvelle place de la Papeterie à Mont-Saint-Guibert (5).


(1) Vincent Rousseau | Prix Godecharle 1890, Grand Prix de Rome 1911, Grand Prix des arts plastiques 1931, Prix des amis du Hainaut 1935, le sculpteur Victor Rousseau (1865-1954) ne donne plus le cours de sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles (1901-1919) qu’il a dirigée deux fois, entre 1919 et 1922, puis entre 1931 et 1935. Représentant actif de l’art wallon dont on cherche à cerner la définition tout au long des premières années du XXe siècle, le « Grand » Victor Rousseau a derrière lui une œuvre considérable, « sculptée » sur de nombreux chantiers et composée de multiples commandes officielles ou œuvres personnelles : chantier pharaonique du Palais de Justice de Bruxelles dans les années 1880, décoration du Pont de Fragnée à Liège, cour d’honneur de l’ancien château de Mariemont (Vers la Vie), Memorial in Gratitude à Londres.
(2) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(3) Westhoek verbeeldt
(4) Ollnu
(6) GOUVERNEUR Paul, La rue Auguste Lannoye, les Papeteries et le nouveau quartier, in ‘Mont-Saint-Guibert en ce temps-là’ n°24, octobre 2019

Avenue des Combattants 96 et ses sgraffites restaurés

Avenue des Combattants 96 Genval 10.2019 © Monique D'haeyere

6 octobre 2019 | Avenue des Combattants 96 à Genval © Monique D’haeyere

A front de rue, deux petites maisons mitoyennes remontant au premier quart du XXe siècle présentent quelques éléments Art nouveau. Sur une simple façade en brique ponctuée de bandeaux de ciment, il faut remarquer les linteaux au profil Art nouveau caractéristique, mais surtout les sgraffites de belle qualité, malheureusement fortement délavés (ndlr. commentaire datant de 2009), ornant les allèges de deux fenêtres de l’étage, ainsi que le panneau au-dessus du linteau de la fenêtre de gauche. Deux de ces sgraffites figurent des têtes féminines, vues de profil, dans un médaillon au riche décor stylisé. Le troisième sgraffite porte le millésime ‘1912’. L’un des sgraffite mentionne l’auteur du projet ‘P. CAUCHIE’ (1).

La maison sise au n° 96 est attribuée à l’architecte Maurice Lacroix. Elle fut édifiée en 1912 pour le photographe Léon Beyens (1877-1956), connu pour avoir pris de nombreuses vues de Genval.

Deux sgraffites du n° 96 ont été superbement restaurés par Christian de Castellane, une belle initiative privée de sauvegarde du patrimoine, fêtée le 6 octobre 2019.

Avenue des Combattants 96 Genval sgraffites 10.2019 © Monique D'haeyere (1)Avenue des Combattants 96 Genval sgraffites B 10.2019 © Monique D'haeyere (1)

6 octobre 2019 © Monique D’haeyere


(1) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 1er octobre 2009

Rue de Belle-Vue et ses serres

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Rue de Belle-Vue à Genval, coll. Dupuis-Delbrassinne

Dans cette petite rue parallèle à l’avenue Gevaert, François Marchand y fit construire dans les années ’20 onze serres. Issu d’une famille de viticulteurs à Malaise, il avait le désir de produire son propre raisin. Son beau-fils Emile Delbrassinne reprit le flambeau et en fit sa principale activité professionnelle. Il cultivait trois types de raisins : le Petit Royal, le Gros Royal et le Frankentael. C’était le type de raisin qui convenait le mieux au sol de l’endroit. Lorsque la vigne devenait trop vieille, il cultivait des tomates jusqu’au moment où la nouvelle vigne produisait de beaux fruits. Chaque année, avec les grappillons qui n’étaient pas propres à la vente (car les clients préféraient de grosses grappes !), Emile faisait fermenter le tout en fût de chêne et produisait 50 litres de vin… (1)

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Rue de Belle-Vue à Genval, coll. Dupuis-Delbrassinne

Chaque serre contenait 20 parcelles de trois pieds de vigne, soit 60 vignes. Les principaux travaux étaient :

– L’arrosage fréquent car la vigne demande énormément d’eau. Cette opération se faisait au moyen d’une pompe électrique qui puisait l’eau du puits alimenté par l’eau de pluie.

– La taille de la vigne : couper les branches inutiles ou nuisibles au bon développement.

– L’égrenage : ce travail consistait à donner une belle forme à chaque grappe en éliminant les grains indésirables au moyen de ciseaux spéciaux. Le labeur était astreignant et de longue haleine par des chaleurs parfois étouffantes… (40 à 45 degrés dans les serres).

– Une fois mûr, le raisin était préparé dans des caisses en bois et transporté vers la criée pour la vente publique aux enchères (1)

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Rue de Belle-Vue à Genval, coll. Dupuis-Delbrassinne

Une anecdote, pour conclure … Elle s’est déroulée lors de la déclaration de guerre en 1940. En mai 1940, tous les habitants furent obligés d’évacuer vers la France. Emile Delbrassinne et sa famille se sont retrouvés à Armentières (Nord de la France). A ce moment, les vignes étaient en pleine croissance ; ce qui a provoqué chez lui un véritable dilemme, à savoir : fallait-il fermer les ventilateurs, au risque de nuire au bon développement des vignes ? Le temps était splendide à cette époque … Le viticulteur prit le risque de laisser le tout ouvert !!! Bien lui en a pris. Au retour d’évacuation, – après trois semaines -, il constata que ses vignes avaient tellement ‘profité’, au point de déborder par-delà les ventilateurs d’une façon incroyable ! Quelle joie pour Emile et les siens qui eurent à ce moment une récolte comme jamais plus ! (1)

Les douze serres du viticulteur Emile Delbrassinne à Genval s’étendirent à l’arrière de la rue de Belle Vue vers la rue du Vallon. Les récoltes furent foisonnantes avant la Seconde Guerre mondiale, et ensuite jusqu’aux années ’60. L’arrivée dans nos contrées du raisin italien décima, économiquement, cette culture si florissante chez nous. La qualité en fut extraordinaire, comme en atteste aujourd’hui la qualité du terrain sur lequel s’est implanté le Vignoble de Genval, avenue des Combattants, commente Dominique Manro, membre de la famille Delbrassinne.


(1) Souvenirs de René DELBRASSINNE, mai 2011

La passerelle de la gare de Genval

33. La Passerelle Collection Philippe Godin

début du XXe siècle | La passerelle, coll. Philippe Godin

Ayant acquis le statut de station depuis le 1er octobre 1905, Genval est d’abord ouvert comme point d’arrêt le 2 juin 1889 avant de devenir, à partir du 15 février 1897, une halte placée sous la gérance de La Hulpe (1).

Une passerelle surplombait la tranchée du chemin de fer de Bruxelles à Luxembourg et menait à l’entrée du Parc de Genval-les-Eaux. Au-dessus de la bute, le Café du Parc. A droite sur la photo, un panneau publicitaire invita les voyageurs à descendre à l’Hôtel de l’Espérance, situé Place communale à Genval.

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été 1909 | ‘Une arrivée’ à la gare de Genval, coll. Philippe Godin

A une demi-heure de Bruxelles, Genval-les-Eaux deviendra dès le début du XXe siècle un but d’excursions champêtres. Ils débarquent du train, par familles entières ou par groupes d’amis et, après avoir gravi la rude rampe qui, de la voie ferrée, mène au niveau de l’entrée du Parc, ils n’ont plus qu’à descendre en flânant vers le lac en contrebas (2).

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< 1910 | Sentier conduisant au Parc, coll. Jean-Claude Renier

b18db-2427962954novembre 2011 © Henri van Mons  

Claudine Rausens (3) se souvient : En 1950 et encore pendant quelques années, quand on revenait de La Hulpe, les usagers du train remontaient de ce côté de la gare.

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juin 2013 © Monique D’haeyere


(1) MONTENS d’OOSTERWIJCK Violaine, L’architecture des gares situées sur le tronçon entre La Hulpe et Rhisnes (1854-1926), Vol. I, in Université Catholique de Louvain, Faculté de Philosophie et Lettres, Département d’Archéologie et d’Histoire de l’Art, 1995-1996
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) Présidente de l’association rixensartoise des moins valides (ex ABP)

 

Avenue Normande, expressions architecturales

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début XXe siècle | Hôtel Beau Site, avenue Normande, coll. Francis Broche

Construite dans l’avenue Normande au Parc de Genval-les-Eaux par l’architecte Fernand Symons (1), la Villa Beau Site (2) changera à la fois de nom et d’aspect : Royal Palace, puis Le Belvédère (3).

→ RÉTRO RIXENSART | Le Belvédère, du palace à l’enfer

Les Villas, coll. Jean-Claude Renier et Francis Broche 

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Villas Mon Repos Mon Abris construites par M. Degallaix Genval-les-Eaux (1)

Villas Mon Repos et Mon Abri, construites pas M. Degallaix, entrepreneur à Genval

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Groupe de villas avenue Normande, coll. Monique D’haeyere ↔ 2011 © Francis Broche

Villa ‘Chez Nous’, coll. Philippe Godin ↔ mars 2016 © Henri Vranken

Cette villa fut construite par M. Degallaix, entrepreneur à Genval. Elle se trouve avenue Normande à Genval (Le Parc), actuellement au n° 28. Elle a été rénovée après 2006. Avant cela, la propriétaire des lieux y a tenu durant minimum deux décennies ou plus, son ‘salon’ de coiffure, précise Henri Vranken.

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avant 1929 | coll. Patrick van der Straeten

‘La Maison Blanche’ est sise avenue Normande 19 à Genval, dans le parc de Genval-les-Eaux. Elle est de style Art Déco pour la façade principale et plutôt orientée début du Modernisme pour les autres façades, précise l’actuel propriétaire-architecte.


(1) Architecte, rue Souveraine 35 à Ixelles, un des sept fondateurs de la ‘Compagnie horticole de Genval et extensions – Hortus’ en compagnie de Gustave Smets-Mondez et de l’architecte-paysagiste Adrien Hubaut (II)
(2) A ne pas confondre avec la Villa Beau-Site de l’architecte Paul Hamesse
(3) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

 

Le Belvédère, du palace à l’enfer

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début XXe siècle | Hôtel Beau Site  

Construite dans l’avenue Normande au Parc de Genval-les-Eaux par l’architecte Fernand Symons (1), la ‘Villa Beau Site’ (2) changera à la fois de nom et d’aspect : Royal Palace, puis Le Belvédère (3).

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La Villa Beau Site devint, avec deux voisines, un bâtiment cubique de quatre niveaux, dont un partiellement sous combles à la Mansard (4).

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Le hall et la salle de billard de l’hôtel Le Belvédère, coll. Francis Broche

Après avoir été un moment le Royal Palace, il devint l’hôtel ‘Le Belvédère’ géré de main de maître par les demoiselles Parent (5).

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Une publicité de l’époque décrit la pension de famille : Le Belvédère est un vaste bâtiment, parfaitement aéré et éclairé, situé au point culminant du parc, d’où l’on domine toute la vallée de la Lasne.

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Une des terrasses de l’hôtel du Belvédère, coll. Philippe Godin

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En 1940, l’hôtel Belvédère, sis avenue Normande à Genval, devint le siège de la Kommandatur régionale. Le soir du 3 septembre 1944 il fut la proie des flammes et … brûla avec les documents qu’il contenait.

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février 2016 © Monique D’haeyere


(1) Fernand Symons, architecte, rue Souveraine 35 à Ixelles, un des sept fondateurs de la ‘Compagnie horticole de Genval et extensions – Hortus’ en compagnie de Gustave Smets-Mondez et de l’architecte-paysagiste Adrien Hubaut (II)
(2) A ne pas confondre avec la Villa Beau-Site de l’architecte Paul Hamesse
(3) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(4) Ibid.
(5) Ibid.