Colline du Glain

180419-colline-glain-papeteries-genval-coll-vivien-de-walqueavant 1965 – La Colline du Glain, anciennement la rue de Genval, dévale du plateau vers le pont de la Lasne et Maubroux. En 1928, la SA des Papeteries de Genval avait financé son aménagement. Dès 1929, elle se dénomma la rue Auguste Lannoye jusqu’au 1er janvier 1995 et offrait une vue plongeante sur le panorama des Papeteries de Genval (1).

Cette photo aérienne fut prise par Dotreville (2).

180419L-papeteries-genval-vue-generale-photo-Thierry-deVillers-Pierre-dOtreppe-DOTREVILLE-coll-Vivien-de Walque.jpg

coll. Vivien de Walque

__________
(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Dotreville, atelier de photographie de Pierre d’Otreppe et Thierry de Villers

La balle pelote à Genval, chasses, armures et rechas

1628. 1930:1931 Coupe du Centenaire c Cercle d'Histoire de Rixensart.jpg
1930/1931 | L’équipe genvaloise de balle pelote
lors de la Coupe du Centenaire
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La balle pelote est une variante du jeu de paume pratiquée dès le XIVe siècle. Celle que l’on surnomme affectueusement « la petite reine blanche » connaîtra son heure de gloire après l’Indépendance de la Belgique avec la création de plusieurs grandes sociétés, à commencer par la doyenne de Braine-le-Comte, mais aussi à Ath, Mons, Chimay, Charleroi, … (1).

Dans ce sport collectif, les joueurs, divisés en deux équipes de cinq, se renvoient une balle de part et d’autre du terrain. Le ballodrome utilisé pour le jeu de balle pelote est constitué de deux surfaces de jeu accolées, l’une de forme rectangulaire (petit jeu) et l’autre de forme trapézoïdale (grand jeu), généralement tracé sur une voie publique, sur la place publique ou devant le parvis de l’église (2). La balle pelote s’installe dès le mois d’avril sur les places des villages avec ses ‘chasses’, ‘armures’, ‘rechas’ et son accent patois synonyme de réjouissances (3).

A l’occasion des Fêtes commémoratives du Cinquantenaire des Papeteries de Genval, un match de balle pelote fut organisé entre les équipes des usines de Genval et Mont-Saint-Guibert. Il se déroula le le 26 septembre 1954 sur le site de Mont-Saint-Guibert (4).

Continuer la lecture de La balle pelote à Genval, chasses, armures et rechas

Première gare de Genval

genval,gare de genval,gares

début XXème siècle | La Gare
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Datant vraisemblablement des années 1900, la première gare de Genval correspond au type halte ‘Etat Belge’ et deviendra une gare de marchandises. Elle comprend un volume principal de quatre travées sur deux niveaux, flanquée de deux ailes asymétriques. Il se caractérise par la sobriété des volumes et la relative simplicité de la mise en œuvre (1).

__________ 
(1) MONTENS d’OOSTERWIJCK Violaine – L’architecture des gares situées sur le tronçon entre La Hulpe et Rhisnes (1854-1926), Vol. I, in Université Catholique de Louvain, Faculté de Philosophie et Lettres, Département d’Archéologie et d’Histoire de l’Art, 1995-1996

Continuer la lecture de Première gare de Genval

Villa Clémence

4bf53-3292977891

après juillet 1902 – Villa Clémence, rue du Cerf à Genval

Alors directeur de la Papeterie de La Hulpe (1) Auguste Lannoye épouse le 26 juillet 1902 Marie Stévenart, fille aînée du notaire de la même localité. « Peu de jours après, le jeune couple s’installe non loin de l’usine de La Hulpe dans la haute et sombre bâtisse de la ‘Villa Clémence’, rue du Cerf. Il n’y a pas meilleur témoin de la vie de ce temps-là que Marie Lannoye elle-même », écrit Luc Lannoye, petit-fils d’Auguste et Marie (XXV)(2).

« Ne trouvant rien de mieux, nous avions loué entre La Hulpe et Genval la lugubre villa ‘Clémence’ aux fenêtres grillagées et sans le moindre confort. Si le bon Dieu ne m’y avait donné 3 enfants (3), les six années que j’y ai passées ne m’auraient laissé que de pénibles souvenirs.

La petite usine de Genval s’élevait rapidement. Auguste s’y rendait tôt le matin, en revenait à toute heure (4) et parfois bien inquiet. Que de soucis, de nuits sans sommeil. Une rude école de vie pour tous deux. Aussi ai-je senti le besoin de m’accrocher très fort à Dieu. Chaque matin, avant le réveil de mes petits, je courais en tous temps et toutes saisons chercher à l’église de La Hulpe (5) Jésus lui-même qui devait m’éclairer, m’encourager, me fortifier et m’apporter, malgré tout, des heures de si douce joie.

A sept heures, je me penchais sur les lits ou sur les berceaux où déjà m’attendaient des rires et des pleurs. Vivement la baignade, la toilette, le biberon et tout cela, en temps d’hiver à la lueur d’une lampe à pétrole et devant un petit feu, pendant que mon mari dans son coin vaquait à sa toilette. Ni salle de bain, ni électricité, ni chauffage central. Les journées commençaient et s’achevaient pour nous dans le labeur, la vie difficile, car nous n’étions pas riches.

A Genval, le capital prêté par mon père s’était enfoncé (6) dans la construction, l’achat des premières machines, le paiement des salaires … et il fallait vivre avec trois enfants.

Dieu merci, mon mari n’avait pas de grands besoins et moi j’avais appris à la chère école de ma Maman et d’Elisa à tenir économiquement un ménage et je recourais souvent à leurs sages conseils.

Certains jours, tout devait passer par mes mains (7) : soins des enfants, cuisine, nettoyages, raccommodages, coupe et couture. Et il fallait encore trouver quelques moments de réflexion et de méditation pour maintenir l’âme aussi active que le corps.

Marie fut à ce moment une auxiliaire très précieuse pour son mari. Ayant appuyé son initiative auprès de son père, elle comprit parfaitement par la suite les inévitables problèmes d’un début. Lorsque les premières grosses difficultés furent vaincues (8), nous avons pu faire des plans de maison à construire près de l’usine de Genval, sur un terrain où poussait blé, betteraves et pommes de terre. Une partie du sol étant argileux, une équipe de briquetiers y façonnèrent les briques de la construction (9). La maison s’achevait lentement, le bail à la ‘Villa Clémence’ finissait, il fallait déménager ».

 


(1) appartenant au groupe « Union des papeteries » qui comptait plusieurs usines, entre autres à La Hulpe, Saint-Servais et Mont Saint-Guibert.
(2) LANNOYE Luc, Regards sur la passé, 1978
(3) Charles 1903, Jean 1906, Anne 1907
(4) A vélo
(5) Messe à 6 h. 30.
(6) D’autant plus « enfoncé » que tout avait dû être construit sur pilotis, à cause du marécage
(7) Il y avait un aidant, Ernest, qui faisait un peu tout
(8) En 1910
(9) Plus économique en raison des transports