Villa Les Hirondelles, belvédère sur le lac

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1908/1914 | Villa ‘Les Hirondelles’, coll. Philippe Godin 

En retrait de l’avenue des Merisiers, derrière une belle grille aux lignes rectilignes, cette imposante villa du début du XXe siècle se démarque dans le quartier du lac de Genval par son style éclectique, teinté d’Art Nouveau dans certains détails notamment des ferronneries (1).

1908/1914 coll. Philippe Godin ↔ février 2014 © Monique D’haeyere ↔ mars 2017 © Monique D’haeyere

Villa Les Hirondelles, avenue des Merisiers à Genval ↔ février 2014 © Monique D’haeyere

La bâtisse, qui prend place dans un grand jardin, est large de sept travées et haute de deux niveaux, sous un ample niveau mansardé. Ses façades parementées de briques blanches sont soulignées de bandeaux de brique jaune et de pierre calcaire, et une frise de carreaux de céramique court sous la corniche. La travée centrale, plus large et en ressaut, s’ouvre d’un grand portail à deux vantaux vitrés et garnis de fer forgé, sous une marquise de même composition. Des petits garde-corps en ferronnerie ornent les fenêtres de l’étage et des combles (2).

Entrée principale et le perron ↔ mars 2017 © Monique D’haeyere

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Salon japonais, le grand salon, la pelouse et l’escalier des Chardons

Genval Les Hirondelles

Côté jardin de la villa Les Hirondelles

A l’arrière, la régularité de la façade avant disparaît dès l’origine au profit d’une élévation plus animée, notamment par une tourelle de plan carré, sans doute cage d’escalier, par un balcon, par des baies plus larges, par l’ajout de petits volumes secondaires (3).

3 Un coin du parc de Genval circ 1914 coll. Jean-Claude Renier (1)

coll. Jean-Claude Renier


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009
(2) Ibid.
(3) Ibid.

1914-1918 | Hommage à ceux qui ont fait leur devoir (I)

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1914-1916 | Annonce pour une messe anniversaire célébrée en l’église de Rixensart le lundi 12 juin 1916, à la mémoire d’Emile Detienne, soldat au 9e Régiment de Ligne, fils des époux J.-B. Detienne-Nicaise, né à Rixensart, le 28 mai 1887,
tombé au Champ d’Honneur à l’Yser en novembre 1914
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Au cours de la Grande Guerre, nombre de nos concitoyens choisirent de tout quitter pour aller se battre contre un ennemi surpuissant en hommes et matériel. Quelques-uns étaient sous les drapeaux, la grande majorité répondit à l’ordre de mobilisation qui prenait effet le 31 juillet 1914 à minuit, d’autres rejoignirent l’armée durant les années qui suivirent et ce malgré les risques présentés par le passage de la frontière hollandaise. Parmi ces soldats, près de trente moururent au combat, dix peut-être survécurent pour peu de temps au conflit, d’autres restèrent à tout jamais meurtris dans leur chair ou leur esprit. Dès 2008, le Cercle d’Histoire de Rixensart a tenté, non sans quelques difficultés, d’identifier ces Combattants pour leur rendre hommage et rappeler à tous leur mémoire. Ce travail concerne uniquement les soldats de nos trois communes mais il importe de ne pas oublier les victimes civiles du conflit. Parmi nos concitoyens, de nombreux déportés y laissèrent la vie. Certains moururent dans les camps, d’autres au pays, parfois peu de temps après leur retour. Leur mémoire également mérite d’être sauvegardée (1).

Dans cette première notice, Rétro Rixensart rend un hommage à tous ceux qui ont fait plus que leur devoir et qui sont décédés pendant la Première Guerre mondiale. Les noms et prénoms de nos soldats sont édités, tels que repris dans cet important ouvrage (1) du Cercle d’Histoire de Rixensart.

1914

6 août | Le soldat du 9e de Ligne Jean-Baptiste (AdelinHautfenne (originaire de Rixensart) décède suite à ses blessures (la commune de Rixensart lui a dédié une rue) ⊥
19 août | Le soldat Herman Ferdinand Thomas (Genval) est tué durant les combats à Aarschot ⊥⊥
24 août | Le soldat du 8e de Ligne Marcel Hasaerts (Genval) est tué au cours des combats de Warnant ⊥⊥
25 août | Le soldat Gustave Florentin Faltin (Genval) est fait prisonnier à Namur et décède à Westerholz (All.) le 24 juin 1917 d’une maladie de coeur suite aux faits de guerre ⊥⊥; le soldat du 12e de Ligne Ferdinand Pierre Joseph De Becker (Rixensart) est tué au combat à Boortmeerbeek ⊥
26 août | Le soldat du 2e Chasseurs à pied Jean-Baptiste Polydor Debroux (Genval) est tué au combat à Grimbergen ⊥⊥
12 septembre | Le soldat du 9e de Ligne René Prosper Ernest Van Hacter (Rixensart-Bourgeois) est tué au combat à Wespelaar ⊥
29 septembre | Le soldat Victorien Stormacq (né à Genval, domicilié à Ixelles) est tué à St-Katelijne-Waver à l’âge de 25 ans
4 octobre | Le sous-lieutenant Robert Georges Emile Marie Terlinden (Rixensart) est tué à 26 ans d’une balle dans la tête à Kessegnies (frontière Congo/Est-africain-allemand), au cours de l’attaque générale qui décida de la retraite allemande ⊥
15 octobre | Le soldat du 5e de Ligne René Joseph Bernard, blessé à Houtem, déposé à l’hôpital d’Ostende où il est fait prisonnier, le 16 octobre, et interné au camp de Wessel (All.) où il décède le 12 décembre 1914 par suite de pleurésie ⊥
16 octobre |Le soldat du 13e de Ligne Jules Spreutels (Rosières-Saint-André) meurt au combat à 21 ans. Il est inhumé dans le cimetière de Keiem, tombe n° 103 ⊥⊥⊥
22 octobre | Le soldat du 2e Carabiniers Georges Gustave Rapsaet (Genval) est tué à Stuyvekenskerke ⊥⊥
23 octobre | Le capitaine en second du 2e Carabiniers, Fernand Henri Hector Lucien Mayat (Genval) est tué à Stuyvekenskerke ⊥
30 octobre | Le sergent du 2e Carabiniers Donat Ghislain Adolphe Herman Hulet (Rixensart-Bourgeois) est porté disparu. Le tribunal de Nivelles rend un jugement déclaratif de décès, le 8 avril 1924. Il acte : Mort pour la Belgique à Stuivenkenskerke le 30.10.1914 
novembre | Le soldat Emile Jean-Baptiste N. Detienne (Rixensart) meurt au Champ d’Honneur à l’Yser, en novembre 1914 ⊥

1917

17 septembre | Le soldat du 9e de Ligne Louis Arthur Ghislain Van Hamme (Rixensart) est mortellement blessé par une bombe d’avion, à Adinkerke. Il décède à 20 ans durant son évacuation vers l’hôpital de l’Océan ⊥
26 septembre | Le soldat du 2e Régiment de Génie Léon Stenuit (Genval) est tué à 23 ans par un éclat d’obus devant Dixmude ⊥⊥
28 novembre | Le soldat du 19e de Ligne Léon Justin Folie (Genval) est tombé au secteur de Merkem ⊥⊥

1918

21 janvier | Le soldat du 13e de Ligne Auguste Nestor Ghislain Devesse (Genval) est blessé par éclats de grenade, décède au poste de secours d’Hoogstade ⊥⊥
19 avril | Le soldat du 9e de Ligne Jean-Baptiste Michel Meyer (Rixensart) est tué au combat ⊥
18 mai | L’adjudant de carrière du 13e de Ligne Ghislain Octave André Wiame (Genval) est tué dans le secteur de Boesinge ⊥⊥
28 septembre | Le soldat du 13e de Ligne Antoine Guillaume Ghislain Lambert (Genval) est tué d’une balle dans la poitrine à Kaaskerke ⊥⊥
29 septembre | Le soldat du 23e de Ligne Fernand Joseph François Henrion (Genval) est tué à 23 ans d’une balle de mitrailleuse ⊥⊥
30 septembre | Le soldat du Bataillon du Génie de la 5e D.A. Henri Charles Fernand Herman (Genval) est tué à 25 ans à Moorslede en service commandé ⊥⊥
13 octobre | Le soldat du 2e Chasseurs à pied Edouard Elie Joseph Ghislain Lelievre (Genval) est hospitalisé à Calais et y décède le 17 décembre 1918 des suites d’une maladie à caractère épidémique contractée au front ⊥⊥
14 octobre | Le soldat Gustave Désiré Debroux (Genval) est tombé à 26 ans en service commandé à Oostvleteren ⊥⊥
15 octobre | Le soldat Antoine Vandercam (Rosières) est blessé au combat par un éclat d’obus à la tête à Izeghem et décède à 28 ans à Brielen le 19 octobre 1918 ⊥⊥⊥; le sous-lieutenant du 1er Carabiniers Adrien Marie Valentin Louis Xavier Van Steenberghe (Genval) est blessé grièvement devant Roulers, décède à 21 ans à La Panne ⊥⊥; le sergent du 12e de Ligne Henri Joseph Loriaux (Genval) est atteint mortellement à Stadenberg ⊥⊥
16 octobre | Le soldat du 6e Chasseurs à pied Marcellin Pinson (né à Rosières-Saint-André) meurt au combat. Il est inhumé au cimetière de Bruges, tombe n° 128. Son nom ne figure pas sur le monument de Rosières, il est supposé qu’il n’y était plus domicilié.

Les combattants rixensartois, genvalois et rosiérois décédés après le conflit seront honorés dans une deuxième notice, à paraître ultérieurement.

→ RÉTRO RIXENSART | Monument des Combattants (Rixensart)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument des Combattants (Rixensart)

→ RÉTRO RIXENSART | Monument de la Place communale (Genval)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument de la Place communale (Genval)

→ RÉTRO RIXENSART | Monument des Combattants (Rosières)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument des Combattants (Rosières)


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, En mémoire de nos combattants de la Grande Guerre, in Chroniques CHR n° 37 de février 2014

Légende

⊥            présent sur le Monument de Rixensart
⊥⊥          présent sur le Monument de Genval
⊥⊥⊥       présent sur le Monument de Rosières

L’entrée du Parc de Genval-les-Eaux

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avant 1904 | L’entrée du parc et l’Hôtel Belvédère, coll. Eric de Séjournet

C’est dans la section de Maubroux – le quartier de la gare – que la Société Genval-les-Eaux a aménagé un parc public de 60 hectares de terrain entourés de futaies épaisses (1).

Après avoir gravi la rampe provenant de la gare de Genval, les visiteurs arrivaient à l’entrée du parc de Genval-les-Eaux, délimitée par d’énormes barrières. De là, ils n’avaient plus qu’à descendre en flânant vers le lac en contrebas (2), le plus vaste plan d’eau du Brabant.

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Le Café du Parc (à gauche) et l’Entrée du Parc, coll. Philippe Godin

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vers 1909 | Entrée du Parc, coll. Francis Broche, Jean-Claude Renier, Monique D’haeyere

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Restaurant-Tea room ‘Le Pavillon Riche’ (anciennement ‘Café du Parc’), coll. Anne-Marie Delvaux

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Trianon du Parc, coll. UGent

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mars 2014 © Monique D’haeyere


(1) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

Monument Auguste Lannoye, à Genval et à Mont-Saint-Guibert

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15 août 1947 | Monument à Auguste Lannoye,
à l’époque rue de Rixensart, à l’entrée des Papeteries de Genval, coll. Fonds Lannoye

Après le décès d’Auguste Lannoye et à l’initiative du personnel et du Conseil d’administration des Papeteries, une double commande fut adressée au sculpteur Victor Rousseau (1865-1954). En se tournant vers cet artiste, les initiateurs du projet choisirent l’un des portraitistes les plus renommés du moment. Il était alors au sommet de son art. Ce ‘sculpteur d’âmes’, originaire de Feluy, figea par deux fois Auguste Lannoye dans le bronze pour l’éternité (1).

Ce monument érigé en mémoire d’ «AUGUSTE LANNOYE/1874 – 1938 / CREATEUR DES PAPETERIES DE GENVAL» fut coulé par la Compagnie des Bronzes (Bruxelles) et signé ‘Victor Rousseau 1939’. Il fut inauguré le 4 août 1945. Il repose sur un épais socle rectangulaire en calcaire bouchardé (2).

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1953 | Un groupe d’ecclésiastiques pose devant le monument commémoratif
coll. Fonds Lannoye

De droite à gauche, André de Walque, un des directeurs des Papeteries de Genval et l’Abbé Deward, curé de Bourgeois-Rixensart.

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3 octobre 1954 | Dépôt de fleurs au monument,
à l’occasion du Cinquantenaire des Papeteries, coll. Fonds Lannoye

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1965 | Excursion du Boerinnenbond à Genval, coll. Westhoek verbeeldt

Les dames du Boerinnenbond de Reningelst (3), – entité faisant partie de la ville de Poperinge, rendirent visite à l’usine de papier peint de Genval. Quarante-sept dames, accompagnées de leur vicaire, Josué Roets, posèrent devant le monument dédié à Auguste Lannoy, fondateur des Papeteries de Genval.

Aujourd’hui, le buste se trouve au centre de la Place des Trois Tilleuls à Genval.

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2009 | Place des Trois Tilleuls  © Francis Dominé
2010 | Place des Trois Tilleuls © Berna de Wilde
2016 | Vue sur la rue Auguste Lannoye © Monique D’haeyere

→ RÉTRO RIXENSART | Excursion du Boerinnenbond de Reningelst
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument Auguste Lannoye

Buste d'Auguste Lannoye à Mont Saint-Guibert, à proximité du site des Papeteries 2011 © OllnuUn deuxième exemplaire de ce buste, de facture différente, était jusqu’en 2012 visible devant l’entrée de la Papeterie de Mont-Saint-Guibert (4).

Depuis le 18 juin 2019, ce buste orne la nouvelle place de la Papeterie à Mont-Saint-Guibert (5).


(1) Vincent Rousseau | Prix Godecharle 1890, Grand Prix de Rome 1911, Grand Prix des arts plastiques 1931, Prix des amis du Hainaut 1935, le sculpteur Victor Rousseau (1865-1954) ne donne plus le cours de sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles (1901-1919) qu’il a dirigée deux fois, entre 1919 et 1922, puis entre 1931 et 1935. Représentant actif de l’art wallon dont on cherche à cerner la définition tout au long des premières années du XXe siècle, le « Grand » Victor Rousseau a derrière lui une œuvre considérable, « sculptée » sur de nombreux chantiers et composée de multiples commandes officielles ou œuvres personnelles : chantier pharaonique du Palais de Justice de Bruxelles dans les années 1880, décoration du Pont de Fragnée à Liège, cour d’honneur de l’ancien château de Mariemont (Vers la Vie), Memorial in Gratitude à Londres.
(2) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(3) Westhoek verbeeldt
(4) Ollnu
(6) GOUVERNEUR Paul, La rue Auguste Lannoye, les Papeteries et le nouveau quartier, in ‘Mont-Saint-Guibert en ce temps-là’ n°24, octobre 2019

Avenue des Combattants 96 et ses sgraffites restaurés

Avenue des Combattants 96 Genval 10.2019 © Monique D'haeyere

6 octobre 2019 | Avenue des Combattants 96 à Genval © Monique D’haeyere

A front de rue, deux petites maisons mitoyennes remontant au premier quart du XXe siècle présentent quelques éléments Art nouveau. Sur une simple façade en brique ponctuée de bandeaux de ciment, il faut remarquer les linteaux au profil Art nouveau caractéristique, mais surtout les sgraffites de belle qualité, malheureusement fortement délavés (ndlr. commentaire datant de 2009), ornant les allèges de deux fenêtres de l’étage, ainsi que le panneau au-dessus du linteau de la fenêtre de gauche. Deux de ces sgraffites figurent des têtes féminines, vues de profil, dans un médaillon au riche décor stylisé. Le troisième sgraffite porte le millésime ‘1912’. L’un des sgraffite mentionne l’auteur du projet ‘P. CAUCHIE’ (1).

La maison sise au n° 96 est attribuée à l’architecte Maurice Lacroix. Elle fut édifiée en 1912 pour le photographe Léon Beyens (1877-1956), connu pour avoir pris de nombreuses vues de Genval.

Deux sgraffites du n° 96 ont été superbement restaurés par Christian de Castellane, une belle initiative privée de sauvegarde du patrimoine, fêtée le 6 octobre 2019.

Avenue des Combattants 96 Genval sgraffites 10.2019 © Monique D'haeyere (1)Avenue des Combattants 96 Genval sgraffites B 10.2019 © Monique D'haeyere (1)

6 octobre 2019 © Monique D’haeyere


(1) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 1er octobre 2009

Rue de Belle-Vue et ses serres

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Rue de Belle-Vue à Genval, coll. Dupuis-Delbrassinne

Dans cette petite rue parallèle à l’avenue Gevaert, François Marchand y fit construire dans les années ’20 onze serres. Issu d’une famille de viticulteurs à Malaise, il avait le désir de produire son propre raisin. Son beau-fils Emile Delbrassinne reprit le flambeau et en fit sa principale activité professionnelle. Il cultivait trois types de raisins : le Petit Royal, le Gros Royal et le Frankentael. C’était le type de raisin qui convenait le mieux au sol de l’endroit. Lorsque la vigne devenait trop vieille, il cultivait des tomates jusqu’au moment où la nouvelle vigne produisait de beaux fruits. Chaque année, avec les grappillons qui n’étaient pas propres à la vente (car les clients préféraient de grosses grappes !), Emile faisait fermenter le tout en fût de chêne et produisait 50 litres de vin… (1)

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Rue de Belle-Vue à Genval, coll. Dupuis-Delbrassinne

Chaque serre contenait 20 parcelles de trois pieds de vigne, soit 60 vignes. Les principaux travaux étaient :

– L’arrosage fréquent car la vigne demande énormément d’eau. Cette opération se faisait au moyen d’une pompe électrique qui puisait l’eau du puits alimenté par l’eau de pluie.

– La taille de la vigne : couper les branches inutiles ou nuisibles au bon développement.

– L’égrenage : ce travail consistait à donner une belle forme à chaque grappe en éliminant les grains indésirables au moyen de ciseaux spéciaux. Le labeur était astreignant et de longue haleine par des chaleurs parfois étouffantes… (40 à 45 degrés dans les serres).

– Une fois mûr, le raisin était préparé dans des caisses en bois et transporté vers la criée pour la vente publique aux enchères (1)

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Rue de Belle-Vue à Genval, coll. Dupuis-Delbrassinne

Une anecdote, pour conclure … Elle s’est déroulée lors de la déclaration de guerre en 1940. En mai 1940, tous les habitants furent obligés d’évacuer vers la France. Emile Delbrassinne et sa famille se sont retrouvés à Armentières (Nord de la France). A ce moment, les vignes étaient en pleine croissance ; ce qui a provoqué chez lui un véritable dilemme, à savoir : fallait-il fermer les ventilateurs, au risque de nuire au bon développement des vignes ? Le temps était splendide à cette époque … Le viticulteur prit le risque de laisser le tout ouvert !!! Bien lui en a pris. Au retour d’évacuation, – après trois semaines -, il constata que ses vignes avaient tellement ‘profité’, au point de déborder par-delà les ventilateurs d’une façon incroyable ! Quelle joie pour Emile et les siens qui eurent à ce moment une récolte comme jamais plus ! (1)

Les douze serres du viticulteur Emile Delbrassinne à Genval s’étendirent à l’arrière de la rue de Belle Vue vers la rue du Vallon. Les récoltes furent foisonnantes avant la Seconde Guerre mondiale, et ensuite jusqu’aux années ’60. L’arrivée dans nos contrées du raisin italien décima, économiquement, cette culture si florissante chez nous. La qualité en fut extraordinaire, comme en atteste aujourd’hui la qualité du terrain sur lequel s’est implanté le Vignoble de Genval, avenue des Combattants, commente Dominique Manro, membre de la famille Delbrassinne.


(1) Souvenirs de René DELBRASSINNE, mai 2011

La passerelle de la gare de Genval

33. La Passerelle Collection Philippe Godin

début du XXe siècle | La passerelle, coll. Philippe Godin

Ayant acquis le statut de station depuis le 1er octobre 1905, Genval est d’abord ouvert comme point d’arrêt le 2 juin 1889 avant de devenir, à partir du 15 février 1897, une halte placée sous la gérance de La Hulpe (1).

Une passerelle surplombait la tranchée du chemin de fer de Bruxelles à Luxembourg et menait à l’entrée du Parc de Genval-les-Eaux. Au-dessus de la bute, le Café du Parc. A droite sur la photo, un panneau publicitaire invita les voyageurs à descendre à l’Hôtel de l’Espérance, situé Place communale à Genval.

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été 1909 | ‘Une arrivée’ à la gare de Genval, coll. Philippe Godin

A une demi-heure de Bruxelles, Genval-les-Eaux deviendra dès le début du XXe siècle un but d’excursions champêtres. Ils débarquent du train, par familles entières ou par groupes d’amis et, après avoir gravi la rude rampe qui, de la voie ferrée, mène au niveau de l’entrée du Parc, ils n’ont plus qu’à descendre en flânant vers le lac en contrebas (2).

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< 1910 | Sentier conduisant au Parc, coll. Jean-Claude Renier

b18db-2427962954novembre 2011 © Henri van Mons  

Claudine Rausens (3) se souvient : En 1950 et encore pendant quelques années, quand on revenait de La Hulpe, les usagers du train remontaient de ce côté de la gare.

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juin 2013 © Monique D’haeyere


(1) MONTENS d’OOSTERWIJCK Violaine, L’architecture des gares situées sur le tronçon entre La Hulpe et Rhisnes (1854-1926), Vol. I, in Université Catholique de Louvain, Faculté de Philosophie et Lettres, Département d’Archéologie et d’Histoire de l’Art, 1995-1996
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) Présidente de l’association rixensartoise des moins valides (ex ABP)

 

Avenue Normande, expressions architecturales

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début XXe siècle | Hôtel Beau Site, avenue Normande, coll. Francis Broche

Construite dans l’avenue Normande au Parc de Genval-les-Eaux par l’architecte Fernand Symons (1), la Villa Beau Site (2) changera à la fois de nom et d’aspect : Royal Palace, puis Le Belvédère (3).

→ RÉTRO RIXENSART | Le Belvédère, du palace à l’enfer

Les Villas, coll. Jean-Claude Renier et Francis Broche 

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Villas Mon Repos Mon Abris construites par M. Degallaix Genval-les-Eaux (1)

Villas Mon Repos et Mon Abri, construites pas M. Degallaix, entrepreneur à Genval

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Groupe de villas avenue Normande, coll. Monique D’haeyere ↔ 2011 © Francis Broche

Villa ‘Chez Nous’, coll. Philippe Godin ↔ mars 2016 © Henri Vranken

Cette villa fut construite par M. Degallaix, entrepreneur à Genval. Elle se trouve avenue Normande à Genval (Le Parc), actuellement au n° 28. Elle a été rénovée après 2006. Avant cela, la propriétaire des lieux y a tenu durant minimum deux décennies ou plus, son ‘salon’ de coiffure, précise Henri Vranken.

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‘La Maison Blanche’ est sise avenue Normande 19 à Genval, dans le parc de Genval-les-Eaux. Elle est de style Art Déco pour la façade principale et plutôt orientée début du Modernisme pour les autres façades, précise l’actuel propriétaire-architecte.


(1) Architecte, rue Souveraine 35 à Ixelles, un des sept fondateurs de la ‘Compagnie horticole de Genval et extensions – Hortus’ en compagnie de Gustave Smets-Mondez et de l’architecte-paysagiste Adrien Hubaut (II)
(2) A ne pas confondre avec la Villa Beau-Site de l’architecte Paul Hamesse
(3) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

 

Le Belvédère, du palace à l’enfer

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début XXe siècle | Hôtel Beau Site  

Construite dans l’avenue Normande au Parc de Genval-les-Eaux par l’architecte Fernand Symons (1), la ‘Villa Beau Site’ (2) changera à la fois de nom et d’aspect : Royal Palace, puis Le Belvédère (3).

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La Villa Beau Site devint, avec deux voisines, un bâtiment cubique de quatre niveaux, dont un partiellement sous combles à la Mansard (4).

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Le hall et la salle de billard de l’hôtel Le Belvédère, coll. Francis Broche

Après avoir été un moment le Royal Palace, il devint l’hôtel ‘Le Belvédère’ géré de main de maître par les demoiselles Parent (5).

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Une publicité de l’époque décrit la pension de famille : Le Belvédère est un vaste bâtiment, parfaitement aéré et éclairé, situé au point culminant du parc, d’où l’on domine toute la vallée de la Lasne.

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Une des terrasses de l’hôtel du Belvédère, coll. Philippe Godin

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En 1940, l’hôtel Belvédère, sis avenue Normande à Genval, devint le siège de la Kommandatur régionale. Le soir du 3 septembre 1944 il fut la proie des flammes et … brûla avec les documents qu’il contenait.

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février 2016 © Monique D’haeyere


(1) Fernand Symons, architecte, rue Souveraine 35 à Ixelles, un des sept fondateurs de la ‘Compagnie horticole de Genval et extensions – Hortus’ en compagnie de Gustave Smets-Mondez et de l’architecte-paysagiste Adrien Hubaut (II)
(2) A ne pas confondre avec la Villa Beau-Site de l’architecte Paul Hamesse
(3) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(4) Ibid.
(5) Ibid.

Déraillement d’un train de marchandises

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3 septembre 2007 | Déraillement d’un train de marchandises à Genval © Marie Goeyens

Un train de marchandises a déraillé peu après minuit dans la nuit de samedi à dimanche sur la ligne Ottignies-Bruxelles, provoquant des embarras dans le trafic ferroviaire. L’accident de ce convoi d’une quarantaine de wagons vides n’a pas fait de blessés, annonça Belga en premier.

Des traces de déraillement ont été décelées un peu après la gare d’Ottignies, le train ne quittant véritablement la voie qu’à Genval. Dans la journée (de dimanche), la quarantaine de wagons en état de rouler ont pu être tractés jusqu’à Ottignies, tandis que des grues libéraient les voies des deux wagons accidentés (1).


(1)  La Libre Belgique, 3 septembre 2007

Vues aériennes du lac de Genval

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Cette photographie, trouvée dans la collection du Cercle d’Histoire de Rixensart, a probablement été prise à partir du château d’eau de Rixensart (plateau du Plagniau). A l’horizon, à gauche La Hulpe et à droite Maleizen. Au centre le lac de Genval et à l’avant-plan l’étang du Lido.

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coll. Christiane Boehm

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Maison du Seigneur au lac de Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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Rive nord du lac de Genval et restaurant L’Argentine (commune d’Overijse), coll. Anne-Marie Delvaux

 

Villa Là-Haut, politique et cléricale

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Propriété J. De Becker, avenue Gevaert 145 à Genval, coll. Imelda De Thaey

Nommé par arrêté royal du 16 août 1907, Julien De Becker succéda à Jean-Baptiste Stouffs comme bourgmestre de Genval. Poursuivant la politique de construction entreprise par son prédécesseur, il fut, à Genval, le ‘bourgmestre-bâtisseur’. La plupart des bâtiments publics (1) réalisés dans la commune le furent sous son égide, durant l’immédiate avant-guerre 1914-1918. Négociant en vin, il s’intéressa à l’exploitation des Eaux minérales de Genval et fut présent dans la Compagnie fermière. Le 23 décembre 1926, il présida pour la dernière fois le Conseil communal (2).

La Villa Là-Haut fut ensuite occupée par les Frères Maristes.

Homme d’Eglise et pédagogue français (3), Marcellin Champagnat (1789-1840) fut le fondateur des Frères Maristes des Ecoles, dont la vocation était de promouvoir l’enseignement primaire dans les campagnes. Les Frères Maristes arrivèrent en Belgique en 1856 et furent surtout présents dans le Hainaut mais créèrent aussi différentes maisons dans le Brabant wallon, dont le collège Saint-Augustin à Genval. Celui-ci fut ouvert en 1949 avec l’aide de la fille du notaire Stévenart de La Hulpe, et épouse d’Auguste Lannoye, fondateur des Papeteries de Genval (4).

 

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1995/1999 © Hommes et Patrimoine ↔ mars 2013 © Monique D’haeyere

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2018 Grotte Notre-Dame-de-Lourdes, dans le parc du n° 145 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Avenue Gevaert 172, siège d’une oeuvre missionnaire


(1) Presbytère de Genval, Maison communale de Genval
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) Marcellin Champagnat fut proclamé Bienheureux par le Pape Pie XII le 29 mai 1955, jour de la Pentecôte.
(4) Revue d’Histoire religieuse du Brabant wallon, tome 12, fasc. 4, 1998

Chantecler, siège d’une oeuvre missionnaire

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2016 | Villa Chantecler, avenue Gevaert 172 © Marc Pelsser

François-Auguste Gevaert (1828-1908), compositeur et musicologue belge, fit construire cette villa dans l’avenue, qui aujourd’hui porte son nom.

→ RÉTRO RIXENSART | François-Auguste Gevaert, compositeur

En 1981, la maison sise au 172 avenue Gevaert (1) abrita une oeuvre missionnaire où tout le profit, à l’exception des salaires et des lois sociales, était versé pour les missions : écoles gratuites pour pauvres, dispensaires, aides aux écoles ordinaires, formation des futurs éducateurs, etc. Quatre Frères Maristes et cinq employés y travaillèrent, couvrant trois secteurs (2) :

– la grande famille de 50.000 coopérateurs et coopératrices de Belgique, Grand-Duché, Suisse et Allemagne, qui sont contactés quatre fois l’an par le petite revue familiale : ‘Marie Médiatrice et Missions’.
– les éditions Marie Médiatrice où sont édités des livres à sujet chrétien.
– la librairie : livres religieux et profanes, papeterie, tous articles scolaires et articles religieux.

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1942 | Couverture du livre ‘Les Frères Maristes en Chine’ (Louis Wilmet pinxit), édité à Genval, avec 52 illustrations-estampes hors texte par le Secrétariat des Oeuvres et Missions des Frères Maristes de Belgique avec 52 illustrations-estampes hors texte.

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13 octobre 1955 (à droite) | Prière dédiée à Marcellin Champagnat, ‘apôtre de Marie’ et éditée en néerlandais à l’occasion de sa béatification par le Pape Pie XII
(imprimée par Mediatrix Genval n°4). 

Rétro Rixensart recherche une photo de cette librairie spécialisée.


(1) Marc Pelsser y a habité quelques années. Il commente : Lorsque nous habitions à Chantecler, j’ai cherché et rassemblé tout ce que j’ai trouvé concernant FA Gevaert, malheureusement très peu d’éléments subsistaient suite au départ des frères Maristes. L’ensemble des documents rassemblés a été cédé au nouveau propriétaire. Pour info, il existe un buste de FA Gevaert dans la cour du Conservatoire Royal de Bruxelles (juste en haut du Sablon – rue de la Régence). Un CD avait été édité en 2008 à l’occasion du centenaire de son décès.
(2) Oeuvre missionaire des Frères Maristes à Genval, in Rixensart Info 39 de mars 1981, p. 5

François-Auguste Gevaert, compositeur

Francois-Auguste GevaertFrançois-Auguste Gevaert (1828-1908), compositeur et musicologue belge, fut directeur de la musique à l’Opéra de Paris (1867-1870) puis directeur du Conservatoire de musique de Bruxelles (1). Il fit construire au début du XXe siècle la villa Chantecler (2) dans l’avenue, qui aujourd’hui porte son nom (3).

Dans une lettre datée du 22 août 1905 (4) et adressée à Maurice Emmanuel, il écrit : (…) Quant à moi, je suis resté tout seul, à la campagne à Genval. J’ai ici la solitude désirée pour achever mon traité d’harmonie et le loisir que me donnent mes courtes vacances. 

Maître de Chapelle de S.M. le Roi Léopold II, il composa en 1905 ‘Vers l’Avenir. L’Expansion belge’, un chant national pour voix d’homme avec accompagnement d’un choeur d’hommes. ‘Vers l’Avenir’ fut aussi l’hymne national du Congo belge (5).

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F-A Gevaert, coll Marc Pelsser

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Quelques oeuvres musicales de F-A Gevaert (8), coll Marc Pelsser

François-Auguste Gevaert et Vers l'Avenir

Rétro Rixensart recherche une ancienne photo de la villa Chantecler.


→ WIKIPEDIA | Courte biographie de François-Auguste Gevaert
→ IMSLP Bibliothèque Musicale Petrucci | Compositions de François-Auguste Gevaert
→ RÉTRO RIXENSART | Chantecler, siège d’une oeuvre missionnaire


(1) Service Commun de la Documentation de l’Université de Strasbourg
(2) Marc Pelsser y a habité quelques années. Il commente : Vous trouverez un buste de FA Gevaert dans la cour du Conservatoire Royal de Bruxelles (juste en haut du Sablon – rue de la Régence). Un CD avait été édité en 2008 à l’occasion du centenaire de son décès.
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d’histoire de La Place communale de Genval du 18e au 20e siècle, in Chroniques n° 36, septembre 2008
(4) Académie Royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, Nouvelle Biographie Nationale – Volume 1, 1988
(5) WIKIPEDIA, Vers l’Avenir
(6) WIKIMEDIA, photo 1 de François-Auguste Gevaert, coll. Notenquester
(7) WIKIMEDIA, photo 2 de François-Auguste Gevaert, coll. Matthieu
(8) FA GEVAERT, Missa solemnis pro defunctis (Requiem)

La Maison Grise … Les Heures Claires

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La Maison Grise (architecte N. Lacroix),
à l’angle des avenues du Théâtre et du Lac à Genval, coll. Hubert Desgain 

Il est fait mention de la Maison Grise dans un guide édité après 1925 par le Touring Club de Belgique : Après avoir dépassé le Pavillon Japonais, suivons la rive du lac jusqu’à une villa dénommée ‘La Maison Grise’. Une cinquantaine de mètres plus haut, à gauche, se trouve le ’Théâtre de verdure’ où, à la belle saison, se donnent différentes fêtes (1).

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Les Heures Claires, coll. Francis Broche

Son nom un peu tristounet de ‘Maison Grise’ se modifiera en celui, plus joyeux, du restaurant ‘Les Heures Claires’ (2), situé non loin du Pavillon Japonais.

Roger Ghyssens le décrit muni d’une terrasse aux allures de bateau, avec bastingage et hublots. On y disposait d’une très jolie vue sur le lac dans sa largeur (3).

octobre 2014 © Eric de Séjournet


(1) Touring Club de Belgique, Environs de Bruxelles – 100 promenades pédestres, visite du Parc et du village de Genval, pp. 92 à 95, après 1925
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) Ibid.

Route du Ry Beau Ry

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avril 1998 | Route du Ry Beau Ry à Ohain © Michel Nauwelaers

A Renipont, la Lasne reçoit un affluent, en rive gauche, sans grand débit peut-être, mais nettement plus connu. Il s’agit de la fontaine du Ry-Beau-Ry qui a donné son nom à la rue qui conduit à Genval. Et, ceux qui veulent paraître en ‘connaître un bout’ vous diront que cela signifie le ‘ruisseau-beau-ruisseau’. Ce n’est pas chercher bien loin, écrit le Cercle d’Histoire de Rixensart (1), et nous sommes, quant à nous, partisans d’une autre étymologie. Il faut savoir que le ruisseau, le ry, descend de la Brière, de la Brire. Au siècle dernier, et il n’y a pas encore si longtemps, il était courant de donner en complément du nom une précision issue du lieu d’origine. Le ‘Bourd’jweti’ qualifiait un personnage provenant du Bourgeois, un ‘Brouweri’, lorsqu’il venait de la Bruyère. Ce qui était valable pour un humain, l’était ici pour un ruisseau et il s’agit simplement du ‘ruisseau-venant-de-la-Brière », le ry-brièri, devenu le ry-beau-ry.

 


(1) GHYSSENS Roger (Cercle d’Histoire de Rixensart), Le Val de Lasne ou la Lasne en ses méandres, in Un peu d’histoire (édité par le Centre Culturel de Rixensart, pp 136 et 137, juin 2000

Ferme Stouffs, sur Ohain

1 Ferme Stouffs 1912 c CHR (carte postale éditée par J.B. Vanderbeck Mosray Genval) (1)

1912 | Ferme Stouffs, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Appelée également ferme de Hernimaumont (1), elle est située route du Ry Beau Ry 20, à l’extrémité nord-est de la commune de Lasne.

La ferme Stouffs porte le nom d’une famille de notables genvalois, apparentée à celle des Degraives ou Acreman. Une véritable dynastie locale. Elle régna sur le village durant tout le XVIIIe et le XIXe siècle et fut alliée à tout ce qui fut important dans la commune (2)

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Intérieur de ferme, coll. Jean-Claude Renier

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1932 | Huile de Pierre Thévenet, intitulée ‘La ferme blanche’, coll. Philippe Jacquet

Genval Ferme Stouffs (La Vallée de la Lasne concours photo 1970 Besangez Daniel) © SI Rixensart

1970 | Concours de photos noir et blanc organisé par le Syndicat d’Initiative de Rixensart sur le thème de la Vallée de la Lasne. Photo présentée par Daniel Besangez, rue de la Fontaine à Genval. Légende : ‘Menaces’.

1111. Le messager (BD de Benoi Lacroix)

7 janvier 1986 | Le Messager, bande dessinée par Benoît Lacroix (3)

Appelée ‘Le Messager’, cette BD de six pages, éditée par Spirou, se déroulait dans une ferme brabançonne un rien étrange. Etrange, tout d’abord, du fait de l’apparition de cette énigmatique statuette de gnome, raconte le dessinateur. Etrange aussi par l’aspect de la ferme brabançonne, qui est habituellement en carré. La ferme qui m’avait servi de modèle (la ferme Stouffs à Genval – sud de Bruxelles -, à la limite d’Ohain) était de loin la ferme qui me fascinait le plus dans la région, et j’habitais d’ailleurs non loin de là. Elle existe toujours, dans la Vallée de la Lasne, adossée au bois du ‘Trou Margot’ et faisant face au versant boisé du Belloy. Elle avait d’ailleurs fasciné de nombreux peintres (Roland Yernaux, Jean Milo) avant moi. 

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Un bonjour de Genval, édité par la Librairie ‘L’Entrée Livre’ à Genval, coll. Imelda De Thaey

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2011 | Vallée de la Lasne à Genval © Eric de Séjournet

→ OBJECTIF RIXENSART | Ferme Stouffs


(1) de VILLERS Anne-Marie, Mille ans d’Ohain
(2) GHYSSENS Roger, Genval 1830, Cercle d’histoire de Rixensart, 1999
(3) LACROIX Benoi, Le Messager, in 2491ème numéro de Spirou, 7 janvier 1986

Villa L’Enclos, avenue des Erables

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vers 1928 | Villa L’Enclos, qui se situait dans l’avenue des Erables à Genval-les-Eaux

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1928 | Intérieur de la villa L’Enclos, coll. Francis Broche

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Villa L’Enclos, coll. Universiteitsbibliotheek Gent & coll. Philippe Godin

Trois églises dédiées à Saint-Sixte (I)

1 Carte de 1841 Eglise Saint-Sixte Atlas des voiries vicinales de 1841

1841 | Plan des voiries vicinales au Mahiermont (Genval), coll. Atlas des voiries vicinales de 1841   

La première église Saint-Sixte se trouvait en un site escarpé dominant la vallée de la Lasne. Elle est citée déjà au même l’endroit, dès 1218, mais nul ne sait depuis combien de temps ni de quand date sa construction (…). L’église était entourée de son cimetière et le presbytère n’en était séparé que par une petite ruelle qui permettait aux habitants voisins de l’église de descendre à la fontaine en contrebas. La ruelle est à présent disparue et l’endroit est aujourd’hui un bois d’épicéas à l’angle des rues JB Stouffs et Mahiermont que les Genvalois de souche appellent encore ‘le vieux cimetière’ (1). Ce site est qualifié par le Schéma de Structure d’élément archéologique d’intérêt, car cette (première) église constitue le cœur du vieux Genval (2).

Sur le plan, considérez le chemin n° 20 comme l’actuelle rue Jean-Baptiste Stouffs, et le chemin n° 11 (qui descend vers la vallée de la Lasne) comme l’actuelle rue Mahiermont.

Dans ses notes, l’abbé Tonnet en cite le premier desservant, le curé Severin, dès 1218. Messieurs Tarlier et Wauters (3), pour leur part, précisent que : « La tour massive, placée au bas du vaisseau, doit remonter à une époque très ancienne à en juger par la simplicité de sa construction »  (4).


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART |Eléments d’histoire de La Place communale de Genval du 18e au 20e siècle (La deuxième église St-Sixte)
→ PAROISSE SAINT-SIXTE | Les trois églises Saint-Sixte
→ RÉTRO RIXENSART | Trois églises dédiées à Saint-Sixte
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Sixte


(1) GHYSSENS Roger, Un portail, deux presbytères, trois églises, Cercle d’Histoire de Rixensart, 2000
(2) Schéma de structure, commune de Rixensart, CREAT, 1991
(3) TARLIER J. et WAUTERS A., Géographie et Histoire des Communes belges : Canton de Wavre, Bruxelles, 1864, p 58.
(4) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d’histoire de La Place communale de Genval du 18e au 20e siècle (La deuxième église St-Sixte), in Chroniques n° 36 de septembre 2008, p. 22 à 26

Trois églises dédiées à Saint-Sixte (II)

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1905 | Eglise Saint-Sixte sur la Place communale de Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La Place (communale) de Genval est caractérisée par sa forme triangulaire, dominée par l’ancienne église Saint-Sixte, qui fut en fait la seconde église du nom construite à Genval. Elle fut bénite le 3 juillet 1872 (1).

début XXe siècle ↔ mars 2015 © Monique D’haeyere 

Grâce à une souscription publique et la participation active de tous les ouvriers de la commune, un nouvel édifice néo-classique à 3 nefs fut construit à Genval en 1872. Les fenêtres étaient garnies de nombreux vitraux de saint et de belles boiseries ornaient le chœur. On y retrouvait parmi l’ancien mobilier restauré au XVIIe siècle : le banc de communion, la chaire de vérité, les confessionnaux et le grand autel à retables en bois peint, dressé en hémicycle au fond du chœur ; des toiles peintes du 16e au 18e siècle ; une remarquable série de statues gothiques en chêne. Le temps ne s’arrêta pas non plus pour cette nouvelle église dont le centenaire devait coïncider avec son arrêt de mort … en 1972 (2).

Vues depuis la rue de la Fontaine, coll. Philippe Godin 

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1907/1925 | coll. Universiteitsbibliotheek Gent, Imalda De Thaey, Jean-Claude Renier

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vers 1920 | La Cure et l’Eglise Saint-Sixte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

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Intérieur de l’église Saint-Sixte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le 6 septembre 1971, après avoir consulté des experts et les services techniques de la province du Brabant, le Bourgmestre Windal estima que la deuxième église St-Sixte se trouvait dans un tel état de délabrement qu’elle constituait une menace pour la sécurité des paroissiens qui la fréquentent. Il interdisit donc à quiconque d’y pénétrer pour quelque motif que ce soit. Le 3 octobre suivant, la Fabrique d’Eglise décida, sous réserve d’accord des autorités supérieures, tant civiles que religieuses, la démolition de l’église existante et son remplacement par un édifice moderne, fonctionnel et polyvalent. Elle souhaita que le presbytère soit inclus dans le nouveau complexe paroissial (…). L’église subsista encore pendant plusieurs années, elle fêta son centenaire, interdite au public, ceinturée de filets qui retenaient les ardoises (3).

Le coq du clocher, symbole paroissial s’il en fut, descendit de son clocher le vendredi 1er septembre dans les bras de Léon Voets, assisté de son frère Fernand. Il fut présenté au Maïeur Paul Hanin et entreprit de faire trois fois le tour des cafés de la Place afin, paraît-il, de respecter la coutume locale. La semaine suivante, les cloches, à leur tour, rejoignirent le niveau du commun des mortels. Elles étaient deux, la petite datant de 1892 et la plus grosse de 1949. Ce fut ensuite le clocher, descendu d’une pièce grâce à une grue gigantesque. Croyants et non-croyants présents eurent une pincée de mélancolie, le clocher dominait la Place depuis 105 ans (4).

après le 1er septembre 1978 | Démontage du clocher de l’église Saint-Sixte
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Eglise Saint-Sixte 1978 c CHR origine Christine Melebeke

1978 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart (photo de Christine Melebeke)

Après la fermeture en 1973 de l’église de la place Communale, les offices furent célébrés dans la salle de gymnastique de l’école Notre Dame des Anges, toute proche. Cet épisode dura 7 ans (5).


→ RÉTRO RIXENSART | Trois églises dédiées à Saint-Sixte
→ PAROISSE SAINT-SIXTE | Les trois églises Saint-Sixte
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Sixte



(1) GHYSSENS Roger, Un portail, deux presbytères, trois églises, Cercle d’Histoire de Rixensart, 2000
(2) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, asbl Brabant Culture, 1994
(3) 
CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d’histoire de la Place communale de Genval du 18e au 20e siècle (1970-1976, On liquide), in Chroniques n° 36 de septembre 2008, p. 61 à 62
(4) Ibid.
(5) PAROISSE SAINT-SIXTE, Les trois églises Saint-Sixte