Trois églises dédiées à Saint-Sixte (II)

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1905 | Eglise Saint-Sixte sur la Place communale de Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La Place (communale) de Genval est caractérisée par sa forme triangulaire, dominée par l’ancienne église Saint-Sixte, qui fut en fait la seconde église du nom construite à Genval. Elle fut bénite le 3 juillet 1872 (1).

début XXe siècle ↔ mars 2015 © Monique D’haeyere 

Grâce à une souscription publique et la participation active de tous les ouvriers de la commune, un nouvel édifice néo-classique à 3 nefs fut construit à Genval en 1872. Les fenêtres étaient garnies de nombreux vitraux de saint et de belles boiseries ornaient le chœur. On y retrouvait parmi l’ancien mobilier restauré au XVIIe siècle : le banc de communion, la chaire de vérité, les confessionnaux et le grand autel à retables en bois peint, dressé en hémicycle au fond du chœur ; des toiles peintes du 16e au 18e siècle ; une remarquable série de statues gothiques en chêne. Le temps ne s’arrêta pas non plus pour cette nouvelle église dont le centenaire devait coïncider avec son arrêt de mort … en 1972 (2).

Vues depuis la rue de la Fontaine, coll. Philippe Godin 

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1907/1925 | coll. Universiteitsbibliotheek Gent, Imalda De Thaey, Jean-Claude Renier

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vers 1920 | La Cure et l’Eglise Saint-Sixte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

Intérieur église Saint-Sixte coll. CHR

Intérieur de l’église Saint-Sixte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le 6 septembre 1971, après avoir consulté des experts et les services techniques de la province du Brabant, le Bourgmestre Windal estima que la deuxième église St-Sixte se trouvait dans un tel état de délabrement qu’elle constituait une menace pour la sécurité des paroissiens qui la fréquentent. Il interdisit donc à quiconque d’y pénétrer pour quelque motif que ce soit. Le 3 octobre suivant, la Fabrique d’Eglise décida, sous réserve d’accord des autorités supérieures, tant civiles que religieuses, la démolition de l’église existante et son remplacement par un édifice moderne, fonctionnel et polyvalent. Elle souhaita que le presbytère soit inclus dans le nouveau complexe paroissial (…). L’église subsista encore pendant plusieurs années, elle fêta son centenaire, interdite au public, ceinturée de filets qui retenaient les ardoises (3).

Le coq du clocher, symbole paroissial s’il en fut, descendit de son clocher le vendredi 1er septembre dans les bras de Léon Voets, assisté de son frère Fernand. Il fut présenté au Maïeur Paul Hanin et entreprit de faire trois fois le tour des cafés de la Place afin, paraît-il, de respecter la coutume locale. La semaine suivante, les cloches, à leur tour, rejoignirent le niveau du commun des mortels. Elles étaient deux, la petite datant de 1892 et la plus grosse de 1949. Ce fut ensuite le clocher, descendu d’une pièce grâce à une grue gigantesque. Croyants et non-croyants présents eurent une pincée de mélancolie, le clocher dominait la Place depuis 105 ans (4).

après le 1er septembre 1978 | Démontage du clocher de l’église Saint-Sixte
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Eglise Saint-Sixte 1978 c CHR origine Christine Melebeke

1978 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart (photo de Christine Melebeke)

Après la fermeture en 1973 de l’église de la place Communale, les offices furent célébrés dans la salle de gymnastique de l’école Notre Dame des Anges, toute proche. Cet épisode dura 7 ans (5).


→ RÉTRO RIXENSART | Trois églises dédiées à Saint-Sixte (I)
→ PAROISSE SAINT-SIXTE | Les trois églises Saint-Sixte
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Sixte



(1) GHYSSENS Roger, Un portail, deux presbytères, trois églises, Cercle d’Histoire de Rixensart, 2000
(2) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, asbl Brabant Culture, 1994
(3) 
CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d’histoire de la Place communale de Genval du 18e au 20e siècle (1970-1976, On liquide), in Chroniques n° 36 de septembre 2008, p. 61 à 62
(4) Ibid.
(5) PAROISSE SAINT-SIXTE, Les trois églises Saint-Sixte

Rue de la Bruyère, de la Mazerine au Poteau

1213B. La Route (Rue de la Bruyère à Genval) c Philippe Godin

1903 | ‘La Route’ coll. Philippe Godin   

Rue de la Bruyère à hauteur de l’actuel Brico à la Mazerine. La fermette à gauche est devenue le restaurant ‘Chez Clément’. 

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avant 1907 | Route de La Hulpe, coll. Jean-Claude Renier

Aujourd’hui ‘rue de la Bruyère, à hauteur de Chez Clément’, selon le Cercle d’Histoire de Rixensart.

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Chez Clément, coll. Francis Dominé

Dans les années 1900 à 1920, âge d’or de la carte postale, des hôtels, restaurants, brasseries vont utiliser ce support comme moyen publicitaire. Souvent le propriétaire posera avec sa famille ou ses employés.

Un siècle après, la même photographie connaît une seconde vie pour un message publicitaire similaire, ici en l’occurrence au profit d’un restaurant genvalois portant le nom Chez Clément, 230 rue de la Bruyère.

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A droite, la maison se trouvant actuellement aux n° 207 et 209 de la rue de la Bruyère à Genval.

Chapelle de Notre-Dame de Lourdes
après 1921 coll. Francis Broche ↔ août 2016 © Monique D’haeyere

Située rue de la Bruyère 130 à Genval, cette chapelle à chambre, du type parfois appelé ‘oratoire’, fut construite par Georges Vanhamme en 1921, en reconnaissance d’une guérison miraculeuse. En effet, Célina Vanhamme, née en 1884, sœur du constructeur, revint guérie d’un pèlerinage à Lourdes en 1920. Une inscription rappelle l’origine de la fondation : ‘En / mémoire de / Célina Van Hamme / guérie à Lourdes / 1921 / A.M.’. Cette inscription figure sur une pierre en octogone irrégulier, scellée dans le fronton au-dessus de la porte (1).

Selon Roger Delooz, c’est l’abbé Coenen de l’église dédié au Sacré-Coeur de Jésus-Roi, aujourd’hui disparue, curé de 1914 à 1928 qui fit bâtir la Chapelle de Notre-Dame de Lourdes à la Bruyère en 1921 (2).

vers 1930 et 1960 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Rue de la Bruyère à Genval, à la hauteur de l’actuel n° 118. Sur le petit parking de l’épicerie Vivo, un range vélos (publicité de Coca-Cola).

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1950 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le bus de la ligne reliant Genval à la Place Flagey à Ixelles vient de passer le lieu dit ‘Le Poteau’, où se situe le château d’eau de Genval.

A droite, le fleuriste Leloup. Selon l’actuelle fleuriste (propos recueillis par Francis Broche), c’est sa grand-mère Marie Noël, chapelière et modiste à Maubroux, qui a commencé à vendre des fleurs à cet endroit. Son mari, Robert Leloup, les cultivait probablement dans la serre.

1950 ↔ août 2016 © Monique D’haeyere


 RÉTRO RIXENSART | Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes

Les Roches Fleuries et son jardin alpino-japonais

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Villa ‘Les Roches Fleuries’, avenue des Combattants 140 à Genval
coll. Universiteitsbibliotheek Gent

Le coteau qui s’incline vers la Lasne, à gauche en montant la rue, bénéficie d’un ensoleillement maximal et est protégé des vents d’ouest. Le fait que cet endroit portait anciennement le nom de ‘la coulture à la vigne’ laisse supposer que le Genval des temps révolus comptait des vignerons parmi ses habitants et connaissait le temps des vendanges. Cette particularité n’avait pas échappé à une personnalité aussi étrange qu’attachante, Ernest Van den Broeck (1852-1932), éminent géologue-hydrologue mondialement connu et Conservateur honoraire du Musée Royal d’Histoire Naturelle (1).

1910/1930 coll. Ugent ↔ septembre 2015 © Monique D’haeyere

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Villa ‘Les Roches Fleuries'(côté jardin), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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La vue était superbe, face aux collines du Glain et du Bourgeois, plongeant sur le val et la Grande Bruyère, limitée seulement par les hauteurs de Champles et de Chapelle Saint-Lambert. Pour Ernest Van den Broeck, c’est plus qu’une seconde résidence, c’était un lieu privilégié où il pouvait donner libre cours à son amour des plantes, y tester ses essais de culture et en tirer des analyses scientifiques (2).

Emile Alost, jardinier aux ‘Roches Fleuries’, y avait recensé avant 1927 42 espèces d’oiseaux, dont la moitié y faisaient leur nid (3).

  • ca 1913 | Dans le jardin, on retrouve une falaise en calcaire de la Meuse immédiatement après la plantation (coll. UGent).
  • ca 1931 | Le pavillon, le pont, le Torii, au-dessous du chemin creux. A droite, la Lanterne de neige; à gauche épanouissement de Glycines à longues grappes (coll. CHR) (4)
  • ca 1931 | La Lanterne sanctuaire, gardée par deux Lions de Corée (coll. CHR) (5)

A l’occasion de la « Fête des Combattants et du vignoble », ce jardin alpino-japonais sera ouvert aux visiteurs le dimanche 16 juin 2019, de 10h à 11h (avenue des Combattants 140 à 1332 Genval)


(1) GUINET C. (ingénieur horticole), Le jardin des Roches Fleuries à Genval, in La Terre et la Vie, pp. 220 à 229, 1931
(2) STEENBRUGGEN Geneviève, Spécial Alpino-Japonais, in Chroniques CHR, p. 1, avril 1994
(3) Ibid.
(4) GUINET C., Le jardin des Roches Fleuries à Genval, in La Terre et la Vie, 1931
(5) Ibid.

Jardin de la Hêtraie et son arche brisée

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1933 | Jardin de la Hêtraie (1), coll. Jean-Claude Renier

Le fondateur de Genval-les-Eaux … ce fut l’avocat Gustave Smets- Mondez (1861-1938). Il a eu une influence phénoménale sur Genval. Le quartier de Maubroux, la gare, la rue du Cerf, c’est lui. Il a tout fait creuser pour exploiter ses sablières. C’était un véritable homme d’affaires. Initié à la franc-maçonnerie en 1904, il créa en 1913 sa propre loge à Genval sous l’égide du Grand Prieuré d’Helvétie. Il l’installa dans sa propriété de la Hêtraie (juste derrière le château du lac). C’est de là qu’est venue la légende selon laquelle le château aurait été inspiré d’une construction maçonnique. De cette présence maçonnique, il reste peu de chose si ce n’est le chemin du Grand Prieuré ainsi qu’une arche brisée (2).

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L’arche brisée du Jardin de la Hêtraie

2013 © Monique D’haeyere + 2008 © Eric de Séjournet


(1) situé dans l’actuelle avenue Herbert Hoover
(2) MEUWISSEN Eric, Roger Ghyssens raconte l’histoire de Genval-les-Eaux, in Le Soir, 29 novembre 2003

 

Le Trèfle à Quatre, copie du Rütli

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1906 | Le Trèfle à Quatre, coll. Anne-Marie Delvaux

A l’image du Rütli, situé en Suisse au bord du lac des Quatre cantons (1), ce chalet est la première des ‘copies’ réalisées dans le parc de Genval-les-Eaux. Construit sur la colline, au-dessus du bâtiment d’embouteillage initial, il devint le restaurant ‘Le Trèfle à Quatre’ apprécié, paraît-il, par Léopold II (2).

Chalet du Rütli à Genval-les-Eaux

La maison à gauche du ‘Rütli’ a également traversé le XXe siècle.

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Le Trèfle à Quatre à Genval
1906 – 1920 | coll. Anne-Marie Delvaux, Francis Broche & Michel Nauwelaers

Construit dans la plus pure tradition des chalets suisses, ce restaurant doit sa curieuse enseigne à l’emblème de l’eau de Genval : le trèfle à quatre feuilles’ (3).

1906 et passim | coll. Francis Broche et Anne-Marie Delvaux

Ce chalet reçut comme fondation des grottes dans lesquelles jadis on conservait la glace (3).

coll. Jean-Claude Renier ↔ 2015 © Monique D’haeyere


(1) Le Rütli (ou Grütli) est le nom d’une pairie faisant partie des mythes fondateurs de la Suisse. Considérée comme monument national, elle se situe au bord du lac des Quatre cantons (Dictionnaire historique de la Suisse)
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(4) DEMULLANDER Jean, Le Lac de Genval, Fédération Touristique du Brabant, 1970

Trois églises dédiées à Saint-Sixte (I)

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2000 | Église Saint-Sixte, coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart 

La troisième église Saint-Sixte est une construction contemporaine de 1979, bâtie sur les plans des architectes liégeois A. et J. Beaufays, à l’emplacement d’une église précédente qui avait été construite un siècle auparavant. Cette dernière remplaçait elle-même d’autres édifices successifs, toujours dédiés au saint patron, mais localisés à un autre endroit. L’église actuelle, érigée en brique et béton, est relativement discrète dans sa volumétrie extérieure ; seule une croix légère mentionne la destination du lieu. Assez bas, l’édifice occupe un terrain en pente. L’intérieur se caractérise par la prouesse technique pour la structure de la salle d’assemblée, presque en hémicycle : cinq longues poutres, de 24 mètres, sont portées chacune par un pilier à une extrémité et convergent vers une unique colonne située derrière l’autel (1).

Le nouvel édifice en briques, résolument moderne, fut inauguré le 18 mai 1980 (2).

« La convergence des poutres au-dessus de l’autel nous aide à porter notre prière vers le lieu saint » (cfr Curé Norbert Gorissen, lors de la messe de Noël qui a suivi l’inauguration de l’église)(3).

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avril 2013  © Monique D’haeyere


→ PAROISSE SAINT-SIXTE | Les trois églises Saint-Sixte
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Sixte


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) PAROISSE SAINT-SIXTE, Les trois églises Saint-Sixte
(3) Ibid.

Genval, les pieds dans l’eau

PAPETERIES DE GENVAL

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15 mai 2009 | La Lasne sort de son lit aux Papeteries de Genval © Eric de Séjournet

Dans la nuit du 14 au 15 mai 2009, de pluies violentes se sont abattues sur le Brabant wallon et la région de Rixensart. A Genval, le lac a débordé et le parking des papeteries de Genval s’est rempli comme une piscine (1).

15 mai 2009 | Les Papeteries de Genval, les pieds dans l’eau © Eric de Séjournet et Christian Petit

« L’orage du siècle ? » se demande Le Soir (2). « Aux anciennes Papeteries de Genval, on a dégusté (….). À Genval, les précipitations les plus abondantes sont apparues vers 0 h 30. ‘À 2 heures, c’était un lac’, témoigne Marcel Symens, le propriétaire du magasin ‘Symens Cyclos Services’. ‘Les gens qui étaient sur place n’ont rien pu faire’. Ou sauver si peu, 30 % pour les locataires du magasin Sport Factor », écrit Michael Chalklin. « Installé là depuis 1991, Marcel Symens est l’un des commerçants pionniers du site. Il vend des vélos (aussi électriques), des vélomoteurs et des scooters. Il y a eu jusqu’à 1,22 mètre d’eau et de boue dans le magasin ».

« Quelles sont les causes de ces inondations ? » se demande le journaliste. « L’entretien des cours d’eau relève de la commune, de la Province ou de la Région selon la taille et le débit. Aux Papeteries, il est du ressort de la Province. « Il y a une inspection annuelle, précise Marc Mauclet, directeur du service de la voirie et des cours d’eau non navigables. On procède à l’entretien selon les embâcles. »

La remise à ciel ouvert de la Lasne devrait mettre le site à l’abri de tels débordements. Le Bourgmestre ainsi que l’échevin des Travaux en sont persuadés (2).

DÉBORDEMENT DU LAC DE GENVAL

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15 mai 2009 © Eric de Séjournet

En raison de fortes pluies survenues le 14 mai 2009, le lac de Genval a débordé. Les rues avoisinantes ont été envahies par la boue, inondant caves et maisons ainsi que les papeteries et les grands magasins ! Une situation exceptionnelle, du jamais vu de mémoire d’homme, raconte Viviane Quittelier sur son blog.

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15 mai 2009 © Monique D’haeyere

C’est le genre de risques que l’on rencontre tous les cent ans, estime le bourgmestre Jean Vanderbecken. Et de citer le restaurant La Laguna au lac de Genval où l’on met des repères pour chaque inondation. Le bâtiment date de 1906. Le premier trait remonte à 1911. Celui de 1934 lui est supérieur, celui de 1956 dépasse le précédent. Et celui de 2009 est supérieur à celui de 1956 de 80 cm ! (3)

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15 mai 2009 | Inondations au lac de Genval © Julien Vanderweerden

VALLÉE DE LA MAZERINE

Inondations à Genval 15.5.2009 © Julien Vanderweerden 4

15 mai 2009 | La Mazerine est également sortie de son lit © Julien Vanderweerden


→ TV5 MONDE | Inondations à Rixensart, RTBF ’13 heures’ du 15 mai 2009


(1) RTBF Radio du 15 mai 2009
(2) CHALKLIN Michael, Genval devrait un jour être à l’abri de la Lasne, in Le Soir, 19 mai 2009
(3) Ibid.

Avenue n° 3, celle des Cormiers

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Les Villas dans Le Parc de Genval (voir photo-légende ci-après)

Avenue des Cormiers Parc de Genval 1908 coll Patrimoine rixensartois 0 copie

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avant 1914 | Avenue n° 3 (actuellement avenue des Cormiers) dans le Parc de Genval et vue sur la Villa Béatrix. Cette villa est aujourd’hui connue sous le nom de ‘La Fée du Lac’.


→ RÉTRO RIXENSART | Villa Béatrix, la fée du lac
→ OBJECTIF RIXENSART | Avenue des Cormiers

 

Villa Béatrix, la fée du lac

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Cette villa fut également appelée ‘La Tourelle’, nom qui lui fut attribué du fait d’une jolie petite tour qui domine le lac de Genval depuis l’angle des avenues des Cormiers et du Théâtre. Cette villa aurait été bâtie entre 1903 et 1906 (1). Elle est aujourd’hui connue sous le nom de ‘La Fée du Lac’.

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début du XXe siècle | Sur l’avant-plan, la villa Béatrix et sa superbe vue sur le lac de Genval. 

Originairement, ce bien avait appartenu à Marie Genonceaux qui avant son mariage avec Alfred Venet l’avait acquis le 30 avril 1924 d’Eugène Deville, menuisier-entrepreneur et son épouse Laurence Detiège, sans profession. Après le décès de son mari en 1954, Marie Genonceaux vendit la villa le 8 juillet 1960 à Gustavus-Emilius Nicaese, directeur de société (2), et à son épouse Yvonne Bil. Gustavus Nicaese décéda à Uccle le 23 juin 1974, en laissant comme héritiers réservataires ses deux enfants (3).

Catherine De Haene rapporte que c’est lors d’une promenade vers le lac que M. Nicaese découvrit La Tourelle, ou plutôt ce qui en restait, puisque la maison avait été complètement brulée (5) après la guerre par des habitants revanchards parce que la propriétaire y avait accueilli des officiers allemands qu’elle ‘promenait’ autour du lac dans un petit attelage. A cette époque, le terrain sur lequel la villa était bâtie se prolongeait jusqu’au lac. Plus tard, le terrain fut divisé en trois lots : dans le bas, à hauteur de l’avenue du Lac, une villa fut construite pour le fils Claude (6). Lors du décès soudain de son père, sa mère Yvonne (7) fit construire une petite villa avenue du Théâtre, juste en-dessous de La Tourelle, où elle vécut jusqu’il y a quelques années. A ce moment, La Tourelle fut ‘divisée’ en appartements et fortement abîmée.

Dans les années cinquante, cette maison fut abandonnée et pillée. Gamins, nous y jouions à l’insu de nos parents. C’était notre ‘maison abandonnée’ pleine de pièges dangereux … mais pleine de rêves pour des enfants de 7 à 10 ans, raconte Eddy Evras.

coll. Francis Broche ↔ fin années ’90 © Michel Wautot

Basile Koutsivitis et Catherine De Haene acquirent la villa Béatrix en 1989 et la firent rénover tout en remettant en valeur ses qualités de villa unifamiliale. Ils la rebaptisèrent ‘La Fée du Lac’, parce que, vue de l’autre rive, la tourelle de la villa leur rappelait une baguette de fée.

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octobre 2009 © Eric de Séjournet

En façade avant, un cartouche réalisé en mosaïque précise le nom de la maison, ainsi que sa date de construction ‘1902’. Il fut réalisée en 1994 par l’artiste grecque et amie du couple, Angeliki (dite Kelly) Mendrinou, et fait référence à la propriétaire et ses deux filles, toutes trois joueuses de flûte. Etant donné que M. Koutsivitis est grec, le couple choisit de repeindre les boiseries en ce bleu couramment utilisé dans les îles grecques.

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mars 2017 © Monique D’haeyere

Son architecture est aujourd’hui remarquablement mise en valeur par les peintures (…) renouvelées (8). La villa fut vendue en 2000 ou 2001 à un couple d’architectes, qui firent refaire les boiseries en leur donnant un petit caractère ‘Art Nouveau’.

→ OBJECTIF RIXENSART | La Fée du Lac


(1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(2) Gustave Emile Nicaese (1917-1974) fut directeur au journal ‘Het Laatste Nieuws’ et ‘Algemeen Directeur Stedelijk Onderwijs Gent’
(3) l’origine de cette propriété fut retracée sur base d’un acte notarié de 1989 (remerciements à Catherine De Haene, copropriétaire entre 1989 et 2000 de la villa ‘La Fée du Lac’). Selon Catherine De Haene, l’entrepreneur qui fit construire la villa Béatrix pour sa nièce en 1902, s’inspira d’un des châteaux du roi Louis II de Bavière, le Neuschwanstein.
(4) nouvel habillage observé en avril 2015
(5) « Après avoir été incendiée, la villa est restée vide … et du sous-sol (côté lac) on voyait le ciel. Il n’y avait que les murs qui avaient résisté, les chapes étant de bois. Petite anecdote à ce sujet : lorsqu’en 1989, j’ai voulu ‘réouvrir’ la baie vitrée du 3ème étage (côté lac), je suis encore tombée sur des murs totalement noircis, carbonisés » (cfr Catherine De Haene).
(6) Claude Nicaese (1945-2006)(9), qui avec Pascale Matthys ouvrit le 29 mars 1984 le ‘café-concert’ la ‘Clef de verre’ à Genval. Dès 1986, l’établissement fut agrandie pour devenir un ‘café-restaurant’.
(7) Yvonne Bil, dite Lolo (1917-2011), mère de Claude
(8) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(9) Rixensart Info n° 221, 2006

Vers Rosières, chemin, route, rue

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Vers Rosières …, coll. Philippe Godin

A la fin de XIXe siècle le chemin de Rosières passait l’Argentine sur une mauvaise planche et se transformait en sentier boueux pour rejoindre la vieille voie de Wavre, qui, sous Rosières, est aujourd’hui la rue de La Hulpe et, sous Overijse, la Parklaan. Le 11 août 1893, le bourgmestre de Genval écrit au gouverneur de la province de Brabant : Pendant les périodes de fortes pluies, la rivière sort de son lit, et les prairies situées entre Genval et Rosières St André sont transformées en un lac qui rend impraticable le chemin direct reliant les deux communes (1). 

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Photo-légende, commentée suivant les indications du ‘Plan parcellaire de la commune de Rosières’ (Chemin de Maubroux : rue de Rosières / rue des Juifs = rue de Genval / Pré du Wick = le Confluent / Chemin de La Hulpe = rue de La Hulpe)

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Petite ferme dans le tournant de la rue de Rosières à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

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1907 | Route de Rosières, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Vue prise du bas de la rue de Genval, à Rosières, et montrant la rue de Rosières à Genval. La photo est intéressante en ce qui concerne le bâti de l’époque, souligne le Cercle d’Histoire de Rixensart. 

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Rue de Rosières à Genval, coll. Francis Broche
1929 | Rue de Rosières, coll. Jean-Claude Renier
mai 2015 © Christian Petit

Le Relais, coll. Francis Broche ↔ 2011 © Francis Broche

‘Le Relais’, petit hôtel construit en 1905, situé rue de Rosières 53 à Genval.

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Aux Arts Décoratifs, rue de Rosières, près de la gare de Genval

Rue de Rosières (à gauche, le chalet Normand), coll. Francis Broche
janvier 2016 © Monique D’haeyere

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7 septembre 1944 | Libération de Genval (2) © Fonds Lannoye

Dans l’après-midi du 4 septembre 1944, l’avant-garde de la ‘2nd Armored Division US’ arrive à Genval. Elle poursuit sa progression via la Manteline vers Bourgeois, pourchassant les Allemands, en retraite. Venant de la Place communale, l’arrivée du gros de la 2ème Division blindée des Etats-Unis est fixée sur pellicule à hauteur de l’avenue Gevaert, où une foule en liesse l’accueille le jeudi 7 septembre 1944. Une colonne blindée américaine traverse Genval de 9h30 à près de 13h. Le gros de la 2nd Armored Division US (1), également dénommée « Hell on Wheels », arrive par l’actuelle rue des Déportés, et descend l’avenue Gevaert vers la gare de Genval. Les GI’s sont encore photographiés rue de la Station, rue de Rosières, sur le pont au-dessus du chemin de fer. Ensuite, les colonnes militaires poursuivent leur progression vers le lac de Genval et la rue de La Hulpe.

Photo 1 | Aussi dénommé Apache, un M4 Sherman Dozer passe, à hauteur de la rue de Rosières, le pont du chemin de fer Luxembourg-Bruxelles. Ce char bulldozer sert à déblayer ruines, objets encombrants, épaves ou à forcer le passage d’une position retranchée. Qui plus est, la lame offre une protection supplémentaire. A droite sur la photo, deux résistants armés de l’Armée Secrète montent la garde au pont. Ils portent leur ‘uniforme’, une salopette en toile de jute et un brassard. Encadrés par des militaires de carrière, les membres de cette formation purement militaire sont protégés par la Convention de Genève et ne sont donc pas considérés comme francs-tireurs.

Photo 2 | Un char Sherman remonte la rue de Rosières. Avec une largeur de 2 m 62 et une hauteur de 2 m 68, le char Sherman occupe bien l’espace. Les Genvalois pavoisent leur maison. 

Photo 3 | Un char Sherman arrive à la hauteur de la maison sise rue de Rosières n°31 (à gauche). A l’arrière-plan le pignon de celle sise dans la même rue au n° 80.

Photo 4 | Un Genvalois enthousiaste salue les occupants de cette Jeep à hauteur de la Place Becquevort. A l’arrière-plan on distingue l’église Saint-Pierre de Maubroux (3).

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Carrefour de Maubroux à Genval, coll. Philippe Godin

Au coin de la rue de Rosières et de l’avenue Normande, coll. Francis Broche

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1991 | La Hêtraie, rue de Rosières à Genval © Michel Nauwelaers

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juin 2000 | rue de Rosières n° 55 à Genval © Gilbert Nauwelaers 

Dès mai 1965, cette maison accueillante connut les joies et les peines de la famille Nauwelaers, une fratrie de 14 enfants. En juin 2000, j’ai participé au concours du plus beau jardin fleuri de la commune de Rixensart et obtenu le second prix, raconte fièrement Gilbert Nauwelaers. Regardez bien le noisetier à gauche, je l’avais taillé en forme de cœur … pour l’amour d’une fille qui habitait la commune et qui passait tous les jours devant chez moi, me faisant toujours un beau sourire et me félicitant à chaque fois pour la beauté de mon jardin. Hélas, son cœur a choisi un autre chemin.


(1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(2) de SÉJOURNET Eric, Genval libérée ! septembre 1944, in Rétro Rixensart
(3) Ibid.

La Bruyère à la Croix

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vers 1996 | Calvaire de La Bruyère à la Croix © Syndicat d’Initiative de Rixensart 

Ce calvaire est situé au rond-point de la rue du Tilleul, de l’avenue du Bosquet et du Vieux-Chemin-de-l’Helpe, à Genval. Sur une pierre bleue est inscrit : « Ce calvaire élevé / en 1947 / par le curé Adrien Tonnet / remplace l’antique Croix de / la Bruyère » (1).

Voici deux extraits de l’histoire des chapelles de Genval par l’abbé Tonnet qui nous relatent les diverses péripéties du calvaire et du tilleul qui a donné son nom à la rue du Tilleul (2).

Le calvaire de ‘La Bruyère à la Croix’ est extrêmement ancien et remplace peut-être un monument gallo-romain. Nous avons, à Genval, un bel exemple de carrefour qui a donné son nom à une partie du territoire de la commune : La Bruyère-à-la Croix.

Bien qu’aucun acte fixant exactement son emplacement n’ait été retrouvé jusqu’ici, la tradition rapporte cependant que cette ‘croix’ était très grande et qu’elle se dressait dans les bruyères situées au N.O. de la commune, au croisement de la rue du Tilleul avec le chemin venant de Genval-village, le chemin creux dit ‘du Pâchis à la Croix’, allant à La Hulpe et l’ancien sentier devenu l’avenue du Bosquet. Un emplacement exact aurait été celui occupé maintenant par la cabine électrique s’élevant à l’un des angles du carrefour.

Au point de vue topographique, cet endroit est assez remarquable : c’est un carrefour à cinq branches; il était situé à la lisière ouest de la forêt qui, jusqu’aux XIIe et XIIIe siècles, couvrait la majeure partie du territoire de Genval et, enfin, le chemin du Pâchis qui le traverse est certainement l’un des plus anciens de la commune. De plus, les trois chemins principaux qui, venant de Genval-village et de La Hulpe se dirigeaient vers la croix, semblent avoir été détournés légèrement de manière à faire passer leur axe par le point où s’érigeait la croix.

Comme en dehors des cas d’accidents mortels et de crimes, nos ancêtres n’élevaient jamais de grandes croix dans des endroits isolés, sinon pour adapter et sanctifier un reste important des cultes païens anciens, il est donc très possible que la Croix de la Bruyère ait été élevée sur l’emplacement d’un monument païen ancien – soit en pierre «debout» celtique, soit un «Rond-Bois» (clairière sacrée entourée de grands arbres) des religions germaniques).

Cependant, aucun texte ou aucune trouvaille archéologique ne sont venus étayer cette supposition et nous devons donc nous contenter de constater qu’à cet endroit a existé une grande croix qui a donné son nom au hameau et aux bruyères voisines mais dont l’origine et la signification sont restées énigmatiques.

mai et novembre 2008 © Eric de Séjournet

Ce calvaire est de proportions harmonieuses, avec un très beau christ en bois sculpté de l’architecte Paul Smars. Le christ actuel a été inauguré en 1991, le précédent, également dû à Paul Smars, avait été volé en 1985 (3).

En mai 1992, Jean-Pierre Delbrassine, échevin de la Culture, écrivit : Vendredi Saint … 19 heures … Quelques paroissiens accompagnaient Monsieur le Doyen Gorissen et le Père Olivier pour assister, pieux, à la bénédiction d’un Christ au lieu dit « Pachis à la croix » (….). Oeuvre de Monsieur Paul Smars, sculpteur, ce très beau Christ en chêne massif dégage une impression de force dans la souffrance. Il y a quelques années, le Christ qui s’y trouvait fut volé et la Fabrique d’église Saint-Sixte eut la riche idée de solliciter le talent reconnu d’un artiste du ‘pays’ pour en exécuter un autre. Merci aux membres de la Fabrique d’église pour ce choix, le choix d’une oeuvre authentique avec tout ce qu’elle représente par essence.


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Origine de la Bruyère à la Croix et de la rue du Tilleul


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Origine de la Bruyère à la Croix et de la rue du Tilleul (deux extraits de l’histoire des chapelles de Genval par l’abbé Tonnet), in Rixensart Info 128, mai 1992
(2) Ibid.
(3) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Villa Les Vacances

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après 1909 | Villa Les Vacances, avenue des Combattants, coll. Eric de Séjournet 

En retrait de l’avenue des Combattants, cette villa d’influences Art Nouveau, Art Déco et ‘villégiature’ a été construite en 1909 par l’architecte N. Lacroix. Derrière une haie ouverte par une grille d’entrée encadrée de piliers monolithes, la bâtisse de trois larges travées sur deux niveaux est totalement enduite et peinte. Chaque travée se divise en une baie triple : au rez-de-chaussée, un arc en anse de panier termine la baie habillée d’une menuiserie tripartite et, à l’étage, des piliers séparent les trois ouvrants. Des médaillons et un panneau de carreaux de céramique ornent les allèges de fenêtres de l’étage. Un imposant auvent sur deux colonnes abrite l’entrée, tandis que des petits balcons prolongent certaines fenêtres de l’étage. Les pignons sont décorés de faux colombages peints. Une importante bâtière à brisis, recoupée d’un pignon en travée principale, couronne cette habitation soignée (1).

1992/1995 coll. Hommes et Patrimoine ↔ 2015 © Monique D’haeyere


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009

Notre-Dame des Anges : couvent, pensionnat, école

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Vue générale du couvent et pensionnat des Soeurs Franciscaines de Notre-Dame des Anges à Genval (Mahiermont), coll. Universiteitsbibliotheek Gent

Ce couvent fut construit par Mr. Degallaix, entrepreneur à Genval.

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1919 | Cour de récréation, côté des classes, coll. Francis Broche & Monique D’haeeyre
vers 1933 | Vue générale, coll. Imelda De Thaey
2011 © Francis Broche

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1920 | Vue sur l’ancienne église Saint-Sixte depuis la cour de récréation
Récréation dans la prairie, coll. Bernard Bourgois et Imelda De Thaey

Bernard Bourgois fait observer que durant la récréation les grands enfants étaient séparés des petits, les garçons des filles également. Quant au rôle du mouton, cela demeure un mystère …

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Classe de l’Ecole Notre-Dame des Anges, coll. Imelda De Thaey

Cette classe est prête à recevoir ses nouveaux élèves. Ils se retrouveront trois par banc. Au centre, éclairé par une suspension, le pupitre de l’enseignant. Pour marquer son autorité, une clochette à sa droite. Les deux tableaux sont encore fermés et ne dévoileront leur message que le 2 (septembre?), comme indiqué sur l’éphéméride. Au-dessus de chaque tableau, une carte de la Belgique et ses ‘Régions naturelles’, et une carte du Brabant. Les références religieuses sont doubles : le crucifix et le Sacré-Coeur sur l’autel orné de fleurs.

Chapelle Notre-Dame-des-Anges

La chapelle

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1910 | Jardins du Couvent de Genval, coll. Francis Broche
Solitude Saint-Joseph, coll. Francis Broche
2011 © Francis Broche

Réfectoire Notre-Dame-des-Anges

Réfectoire, coll. Francis Broche

Pavillon du Sacré-Coeur, coll. Francis Broche et Cercle d’Histoire de Rixensart

Rue Jean-Baptiste Stouffs Notre-Dame des Anges coll. Monique D'haeyere

Rue Jean-Baptiste Stouffs à Genval, coll. Monique D’haeyere

Chemin de la Source, trait d’union

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mars 2009 | Chemin de la Source © Eric de Séjournet

Longeant la voie ferrée, le Chemin de la Source fait la liaison entre la Place Raymond Becquevort (Genval) et l’avenue de Ripont (Rixensart) et traverse la vallée de la Lasne.

2009 ↔ 2015 © Christian Petit

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mars 2009 | Ligne 161 et chemin de la Source à hauteur du pont de la rue de Rosières à Genval © Eric de Séjournet

2009 ↔ 2013 © Christian Petit

Villa Hermel, rue Neuve

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début XXe siècle | Villa Hermel, sise dans l’actuelle avenue des Combattants à Genval, coll. Monique D’haeyere

début XXe siècle | coll. Philippe Godin ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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rue Neuve, puis rue de la Station coll. Monique D’haeyere ↔ 2011 © Monique D’haeyere

Y avait-il un château d’eau à Rosières ?

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‘La Route vers l’Hippodrome un jour de Course’, coll. Philippe Godin

Dans les notices précédentes, les lecteurs de Rétro Rixensart ont pu découvrir La Baraque et la Maison Nationale de la Jeunesse, sises sur le territoire de Maleizen, à proximité du lac de Genval.

Incontournable dans le paysage, ce château d’eau mérite attention. Il est retrouvé sur les photos ci-dessous : à droite de La Baraque et près de la Maison Nationale de la Jeunesse, dissimulé derrière les arbres. D’où la question …

De quel château d’eau s’agit-il ?

S’agit-il de celui situé Terhulpensesteenweg (1) à Maleizen ? Non, car trop éloigné (1 km 750m à vol d’oiseau). Qui plus est, ce ‘Watertoren’ date de 1938 … alors que ‘La Baraque’ date d’entre les deux guerres mondiales.

Tenant compte de la position des preneurs de vue et de la hauteur du château d’eau, on peut estimer la distance à +/- 500m. En reprenant les données sur la carte ci-après, l’hypothèse de l’existence d’un château d’eau sur l’ancienne commune de Rosières voit le jour (à l’angle de la Boslaan et de la rue de Malaise). Elle est encore renforcée par le choix de l’emplacement, qui tient compte des courbes de niveau : 103m75 au-dessus du niveau de la mer.

Château d'eau de Rosières carte

Toute information et photos permettant de compléter cette notice sont les bienvenues : eric.de.sejournet@gmail.com.


→ RÉTRO RIXENSART | La Baraque et le Cercle Equestre de Genval
→ RÉTRO RIXENSART | De la Maison nationale de la Jeunesse à l’Europe


(1) Château d’eau de type D2 (selon l’inventaire de Van Craenenbroeck)(2) avec une capacité de 200m3. Il est toujours debout, mais n’est plus en fonction. Celui situé à l’Est de la Hoeilaartsesteenweg à Maleizen a repris la mission.
(2) VAN CRAENENBROECK W., Eenheid in verscheidenheid. Watertorens in België, Brussel, 1991

De la Maison Nationale de la Jeunesse à l’Europe

1 Auberge de Jeunesse coll. Philippe Godin

après 1936 | L’hostellerie La Baraque, coll. Philippe Godin

Située à la limite des anciennes communes de Maleizen et de Rosières, cette hostellerie fut construite sur l’emplacement de ‘La Baraque’ (Cercle Équestre de Genval). Selon un dépliant publicitaire c’est l’hôtel de famille le plus confortable et le plus chic des environs de Bruxelles. Construite en 1936, l’hostellerie est dotée de tout le confort moderne. Très agréable pour week-end comme aussi pour de longs séjours. La cuisine très bien soignée, satisfait les plus fins gourmets. Spécialités régionales et vins de premiers crûs. Quatre courts de tennis dans les jardins de l’hôtel. Tél. GENVAL 53.63.30. Chevaux de selle en location. Piste d’obstacles devant l’hôtel. Ecuries  et garage gratuit.

après 1936 | La terrasse et le bar américain coll. Francis Broche

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24 avril 1938 | Cercle Equestre de Genval, coll. Jean-Paul Warnauts

Affiche d’un concours hippique organisé le dimanche 24 avril 1938 par le Cercle Equestre de Genval.

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coll. Imelda De Thaey

Plus tard, ce lieu devint la ‘Maison Nationale de la Jeunesse à Genval’, qui dépendait du ‘Ministère de l’Instruction Publique – Ministerie van Openbaar Onderwijs’.

Témoignage | Dans ‘Apothéose’, un recueil de poème de Jean-Louis Vanham (1937) publié en 1959, le poète décrit la maladie qui le ronge depuis sa naissance. Il se fait en quelque sorte l’aède de ses frères handicapés et propose un chant de résistance physique et morale. Après quelques moments de désespoir, le jeune Vanham a trouvé, près des infirmes de la Maison Nationale de la Jeunesse de Genval, la force et la joie de vivre, malgré son handicap. Dans ce monde clos, isolé de l’indifférence ou de la cruauté des valides, le poète peut oublier son propre mal et remercier Dieu de lui avoir permis de vivre. La force des infirmes, c’est la foi chrétienne, mais aussi l’espoir en soi et en leurs semblables, la fraternité. Jean-Louis Vanham fait preuve dans ce recueil d’une très grande sérénité et d’une étonnante élévation de sentiment (1).

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vers 1946 | Maison Nationale de la Jeunesse, coll. Magguy Van Goethem

Au verso de cette carte postale, on apprend que le Ministère de l’Education Nationale et de la Culture – Service National de la Jeunesse (Ministerie van Nationale Opvoeding en Cultuur – Nationale Dienst voor de Jeugd) gérait la ‘Maison Nationale de la Jeunesse’ à Genval) (‘Nationaal Jeugdtehuis’ te Genval).

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Maison Nationale de la Jeunesse, coll. Philippe Godin

Ce lieu abrite aujourd’hui l’European Interinstitutional Centre (CIE), Dennenboslaan 54 à Overijse (Maleizen). La villa existe toujours et est le Club House de ce complexe sportif réservé aux eurocrates. Le terrain en face est occupé par un terrain de football.

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→ RÉTRO RIXENSART | La Baraque et le Cercle Equestre de Genval


(1) FRICKX Robert & TROUSSON Raymond, Lettres françaises de Belgique : La poésie, Ed. Duculot, 1988, p. 38.

La passerelle sur l’Argentine

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L’Argentine dans le parc (rive Nord), coll. Jean-Claude Renier

Aux abords du lac, le ruisseau d’Argent s’appelle plus volontiers l’Argentine. Question de goût. Argent ou Argentine, sa poésie est semblable et semblables sont ses eaux (1).

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Villa dans le ‘Parc de Genval-les-Eaux’, qui se situa vraisemblablement sur la rive Nord du Lac de Genval (Overijse), le long de l’Argentine.


(1) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972