Athénée Royal de Rixensart, champ du Glain

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Vue aérienne sur l’Athénée Royal de Rixensart,
la Colline du Glain, le Carpu et les Papeteries de Genval

Cette école a été créée en 1955 sur 3 hectares, une partie du Champ du Glain. La prairie, la plus vaste qui fut acquise par l’Etat, par expropriation, appartenait à une descendante de Louis Mayné qui avait vendu, en 1921, sa ferme et les terres y attenantes à la commune de Rixensart pour y construire l’école communale du Centre, rue des Ecoles. La famille Mayné a donc bien mérité de l’Enseignement à Rixensart. Les autres parcelles qu’occupe aujourd’hui l’Athénée étaient la propriété du marchand de bestiaux, De Becker et du fermier Thomas. L’agriculture a laissé le pas à la culture avec un grand C (1).

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1973/1976 | Vue sur l’avenue des Sorbiers à Rixensart, coll. J. Pigeon

Cette photo a été prise depuis les appartements sociaux ‘Clair Logis’ (depuis 1990 ‘Notre Maison’) (1). On distingue clairement l’Athénée Royal de Rixensart, sis rue Albert Croy (Le Glain).

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coll. Monique D’haeyere

Entrée principale de l’Athénée Royal de Rixensart, côté primaire.

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2011 © Monique D’haeyere

2009 à 2012 © Monique D’haeyere

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Athénée Royal de Rixensart | décembre 2016 © Déborah Coppens

→ OBJECTIF RIXENSART | Athénée Royal de Rixensart


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Sur les traces de l’enseignement au Bourgeois

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1906 | La Place et, à droite, l’école de Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

Sur la place de Bourgeois, l’école dite des filles pendant très longtemps, fut fondée en 1879, à l’initiative du comte Xavier de Merode (1).

En 1879, la loi Van Humbeek, d’inspiration libérale, institue l’école primaire publique, neutre et laïque, placée sous son contrôle. La très catholique commune de Rixensart se prépare à résister de toute son énergie (2).

En 1881, le Ministère de l’Instruction Publique propose la création d’une école communale mixte au Bourgeois. La polémique est engagée. Tergiversations, atermoiements et autres manoeuvres (…) se succèdent pour rejeter continuellement les mesures décrétées par l’autorité supérieure. Cela durera trois ans et n’attestera ni la bonne foi ni le respect de la chose publique des dirigeants communaux (3).

La commune argue de la cherté du projet et de la pauvreté de sa trésorerie (…) et craint que les hameaux du Glain et de Froidmont exigent aussi une école, à l’exemple du Bourgeois, ce qui s’avérerait encore plus coûteux et exorbitant. L’ultime argument, qui est opposé à l’autorité supérieure, est la possibilité de créer une voie de communication entre le Bourgeois et Rixensart. On refuse l’école et on la remplace par une rue, telle est la proposition. Ce chemin permettrait aux enfants du Bourgeois de se rendre sans difficulté à l’école du ‘Centre’ c’est-à-dire, Place communale ou de la Vielle Taille actuelle. Enfin, la commune baisse sa garde en 1883, mais l’idée de ce qui deviendra l’avenue de Merode a germé de la résistance des conseillers communaux aux exigences légitimes de l’Etat (4).

Le 17 septembre 1890, le Conseil communal retire l’adoption de l’école mixte de Bourgeois et la déclare école communale … vu l’importance de la population du hameau de Bourgeois s’élevant à environ 800 habitants, ainsi que la distance d’environ 30 minutes en moyenne que ceux-ci ont à parcourir pour se rendre à l’école communale (5).

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vers 1890 | Famille Taburiaux de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Edouard Taburiaux était instituteur, Joséphine Desteinbachberick, institutrice, tous deux à l’école publique de Bourgeois vers les années 1890, raconte leur petite-fille Elisabeth Taburiaux (et fille de Joseph). Sur la photo de famille, on retrouve leurs quatre enfants, (de gauche à droite) : Adélie (la plus jeune), Gaston, Marie (la plus âgée) et René. Né neuf ans après Adélie, Joseph ne figure pas sur la photo. 

Le 24 décembre 1896, l’Ecole communale mixte du hameau de Bourgeois est convertie en une école de garçons avec instituteur et en une école de filles avec institutrice (6).

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M. Vandercamme, instituteur en chef à l’Ecole de Bourgeois, coll. Paul Gilson

Ecole de Bourgeois

1912 | Classe de M. Boulet de l’Ecole communale de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Sur cette photo, Joseph Taburiaux se trouve au 2e rang à droite.

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1914/1921 | Un coin de Bourgeois et la ligne vicinale reliant Waterloo à Wavre
(ligne qui sera électrifié après 1932), coll. Jean-Claude Renier

L’école de la place Cardinal Mercier devenait trop exiguë pour la population écolière. Une école communale fut construite rue Lambermont. Elle ne comprenait que deux classes, un préau et, bien sûr, comme le voulait l’époque, une maison pour le maître, chef d’école (7).

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Vue sur l’arrière de l’Ecole communale des garçons de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

L’école destinée aux garçons et fut achevée en 1914. Ses premiers occupants ne furent pas les gamins du village mais les Allemands qui s’y arrêtèrent dans leur marche vers l’Yser. L’école fut agrandie en trois phases 1975, 1979, 1983 (8).

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1922 | coll. Francis Broche

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1923 | coll. Francis Broche & Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Francis Broche

Sur la photo datant de 1923, on aperçoit de part et d’autre de l’école, deux maisons en construction. Sur l’avant-plan la ligne vicinale qui reliait Waterloo à Wavre (WaWa), au centre l’Ecole communale de Bourgeois (rue Lambermont n° 12) et au loin le clocher de l’église Saint François-Xavier.

Ecole communale des garçons, coté rue Lambermont
Dessin coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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1940/1950 | Ecole Communale des filles de Bourgeois, Place Cardinal Mercier
coll. Jean-Claude Mercier

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1959 | Dessin coll. Jean-Claude Renier
vers 1997 © Josette Verbois-Thonnard
2013 © Cedric Muscat


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) CLEP, Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire de Rixensart 1938-1988, 1988, p. 33.
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) située sur l’actuelle place de la Vieille Taille
(6) STORMACQ Hubert, Regards sur le passé de Rixensart-Bourgeois, juin 1960
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(8) Ibid.

Notre-Dame des Anges : couvent, pensionnat, école

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Vue générale du couvent et pensionnat des Soeurs Franciscaines de Notre-Dame des Anges à Genval (Mahiermont), coll. Universiteitsbibliotheek Gent

Ce couvent fut construit par Mr. Degallaix, entrepreneur à Genval.

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1919 | Cour de récréation, côté des classes, coll. Francis Broche & Monique D’haeeyre
vers 1933 | Vue générale, coll. Imelda De Thaey
2011 © Francis Broche

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1920 | Vue sur l’ancienne église Saint-Sixte depuis la cour de récréation
Récréation dans la prairie, coll. Bernard Bourgois et Imelda De Thaey

Bernard Bourgois fait observer que durant la récréation les grands enfants étaient séparés des petits, les garçons des filles également. Quant au rôle du mouton, cela demeure un mystère …

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Classe de l’Ecole Notre-Dame des Anges, coll. Imelda De Thaey

Cette classe est prête à recevoir ses nouveaux élèves. Ils se retrouveront trois par banc. Au centre, éclairé par une suspension, le pupitre de l’enseignant. Pour marquer son autorité, une clochette à sa droite. Les deux tableaux sont encore fermés et ne dévoileront leur message que le 2 (septembre?), comme indiqué sur l’éphéméride. Au-dessus de chaque tableau, une carte de la Belgique et ses ‘Régions naturelles’, et une carte du Brabant. Les références religieuses sont doubles : le crucifix et le Sacré-Coeur sur l’autel orné de fleurs.

Chapelle Notre-Dame-des-Anges

La chapelle

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1910 | Jardins du Couvent de Genval, coll. Francis Broche
Solitude Saint-Joseph, coll. Francis Broche
2011 © Francis Broche

Réfectoire Notre-Dame-des-Anges

Réfectoire, coll. Francis Broche

Pavillon du Sacré-Coeur, coll. Francis Broche et Cercle d’Histoire de Rixensart

Rue Jean-Baptiste Stouffs Notre-Dame des Anges coll. Monique D'haeyere

Rue Jean-Baptiste Stouffs à Genval, coll. Monique D’haeyere

L’autocar des écoles

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1968 | Bus scolaire de marque Chevrolet en livrée rouge et blanc
coll. Fernand Hemeleers

Cette photo est accompagnée au verso d’une légende : Né en 1947, voici notre cher bus scolaire en fin de sa glorieuse carrière, juillet 1968.

Ce bus fut acheté, en occasion, l’été 1958 par la commune de Rixensart. Immatriculé 9F402, il était équipé d’un moteur Blue Flamme, 6 cylindres.

Utilisé initialement aux voyages touristiques dans la région de Namur, ce véhicule servit à transporter les élèves de l’Ecole communale du Centre, de l’Ecole Sainte-Agnès et de l’Ecole communale de Bourgeois. Ce bus servit également pour les voyages scolaires ainsi que pour se rendre au bassin de natation de Saint-Gilles, car il n’y en avait pas dans la région.

Fernand Hemeleers fut chauffeur de ce bus scolaire. Né le 18 décembre 1932 et habitant Rixensart, il fit sa carrière à la commune de Rixensart de 1956 à 1992. Il  raconte : Dans les années 50/60, en hiver, quand je devais descendre la rue des Ecoles, en face du château, je devais rouler très doucement, roues contre la bordure, pour ne pas glisser. On ne jetait pas encore du sel sur les routes, mais de la cendrée.

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Institut Saint-Augustin, rue du Vallon

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vers 1950 | Institut Saint-Augustin, rue du Vallon à Genval
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Selon le vœu de son mari, Marie Stévenart, veuve d’Auguste Lannoye, créa une école primaire et moyenne pour la commune de Genval et les environs : l’Institut Saint-Augustin (1). 

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Sur les traces de l’enseignement communal à Rixensart

1355. Petite école auberge Ste Barbe croquis par Paul Gilson

Le premier document parlant d’enseignement à Rixensart date du 26 septembre 1606. Il atteste que Messire Alexandre, prêtre, a desservi pendant dix ans l’office de la chapelle et instruit et enseigné la jeunesse. Environ un siècle plus tard, entre 1736 et 1739, un rapport du curé de Saint-Martin de Limal, adressé à l’évêque de Namur, signale qu’il y a un maître d’enfants à Rixensart … Il utilise de bons livres et le catéchisme de Namur (1).

Il semble que cette situation continua jusqu’à la conquête de la Belgique par les troupes révolutionnaires en 1794. Jusqu’à la fin de la période française, l’instruction resta très médiocre dans tout le pays. En 1821, sous le régime hollandais, l’instruction primaire fut enfin organisée en application de la loi hollandaise de 1806 (2).

Le 20 juin 1822, Jacques Stenuit, le Bourgmestre, signala que seulement douze indigents fréquentent l’école primaire. En 1824, la Commune fut tenue d’inscrire une somme à son budget pour la création d’une école communale. Le 12 février 1824, le Bourgmestre écrivit à la Députation des Etats que l’établissement d’une école est tout à fait inutile dans notre commune puisqu’elle ne contient que presque tous journaliers, il n’y a que deux fermes et sept à huit petits propriétaires; par conséquent il n’y a pas des enfants qui peuvent fréquenter l’école. Il expliqua en plus que la taxe pour une école va reposer uniquement sur les pauvres journaliers qui ont besoin de leurs enfants pour les assister à vivre et que le grand propriétaire étant étranger à la commune n’interviendra pas dans le paiement de cette taxe (2).

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L’Ecole des filles, rue de La Hulpe

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vers 1910 | Rue de La Hulpe, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Vue prise à partir du chemin du Grand Cortil et de l’actuelle rue de La Hulpe, à hauteur de l’Ecole des Filles. Dans le fond passe … aujourd’hui l’E411.

En Roman Pays, Rosières-Saint-André (étymologiquement ‘Le Champ de Roseaux’) a attiré de nombreuses familles citadines à venir ‘s’installer au milieu des verdoyantes campagnes, où elles retrouvent la quiétude dont elles ont besoin à notre époque agitée‘ (1).

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juillet 2015 © Monique D’haeyere

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L’Ecole des filles, rue de La Hulpe à Rosières-Saint-André, coll. Monique D’haeyere

Cette photo doit dater, commente Marc Decaffmeyer. J’ai fréquenté cette école de 1968 à 1977, de même que ma soeur, ma maman et ma grand mère (quoique ces deux dernières étaient plutôt de l’autre coté de la vallée, à la Maison Rosièroise). Juste pour l’anecdote, deux bonnes soeurs qui avaient enseigné à ma grand mère (Hélène Faltin) et ma maman (Yvette Delain) étaient encore là (Soeur Rigorie ?, Marie-Madeleine ?) lors de mon passage dans les années 70. L’un d’elles est décédée, accrochée par une voiture près de l’école (me semble-t-il). A ce moment-là, hélas pour elle, la route était plus carrossable que sur la photo (2).

avril 2009 | L’Écoline, rue de La Hulpe à Rosières © Eric de Séjournet
juillet 2015 © Monique D’haeyere

L’Ecole communale de Rosières fut agrandie en 2015 et, dès la rentrée, engloba l’Écoline.


(1) DUBUISSON Paul et Madeleine, Le nouveau canton de Wavre, Au fil de l’histoire, Ed. du Brabant wallon, Chaumont-Gistoux 1972
(2) Commentaire de Marc Decaffmeyer à Rétro Rixensart, 17 août 2010

Ecole communale de Genval

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1920 | Ecole communale de Genval, classe de Mlle Victoire, institutrice originaire d’Ohain. Ci-dessous, une reconstitution nominative réalisée par le Cercle d’Histoire de Rixensart.

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1970 | Photo prise à l’Ecole communale des filles à Genval, à l’emplacement de l’actuelle bibliothèque communale, coll. Gilbert Nauwelaers

A cette époque, ce chameau passait dans les écoles du Brabant wallon et faisait, par la même occasion la publicité pour les pâtes Soubry (1), raconte Gilbert Nauwelaers. Dans les années 70, l’Ecole communale de Genval comportait l’école des garçons (sur la Place communale, à côté de l’ancienne poste), tandis que l’école des filles se situait derrière la Maison communale de Genval, (avenue Gevaert). C’est vers 1972, que ces deux écoles sont devenues mixtes. Côté Place communale, il y avait alors l’école gardienne et les deux premières années de primaire, côté Gevaert les autres classes.

2005 ↔ 2007 © Gilbert Nauwelaers


(1) Fondée en 1921, Soubry est une entreprise familiale indépendante établie en Belgique et aux Pays-Bas. Elle a progressivement acquis une position clé sur le marché international des pâtes, farines, semoules, biscottes et autres produits dérivés.