Chapelle Saint-François d’Assise

1941 | Chapelle Saint-François d’Assise
Petite rue Mahiermont n° 2 à Genval (coll. Philippe Godin)

La chapelle actuelle date de 1941 et fut construite par un habitant du quartier, représentant local de la Croix Bleue. Elle fait suite à un autre édifice, détruit à la fin du XIXe siècle, situé à l’angle des rue et petite rue Mahiermont. Cette chapelle, consacrée à la Vierge, portait l’inscription : « Cette chapelle a été donnée par Catherine Wautiez, veuve de Michel Stouffs, décédée le 28 février 1755. R.I.P. » (1).

mars 2015 © Monique D’haeyere

L’actuelle chapelle repose sur un massif qui, en pointe entre les ruelles, évoque quelque peu la proue d’une barque. La croix qui somme l’édifice évoque plutôt une garniture tombale (2).


(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Les chapelles genvaloises, in Chroniques CHR, octobre 1992

En descendant la rue de la Bruyère vers la Mazerine

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1950 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le bus de la ligne reliant Genval à la Place Flagey à Ixelles vient de passer le lieu dit ‘Le Poteau’, où se situe le château d’eau de Genval. A droite, le fleuriste Leloup. Selon l’actuelle fleuriste (propos recueillis par Francis Broche), c’est sa grand-mère Marie Noël, chapelière et modiste à Maubroux, qui a commencé à vendre des fleurs à cet endroit. Son mari, Robert Leloup, les cultivait probablement dans la serre.

1950 | rue de la Bruyère ↔ août 2016 © Monique D’haeyere


RUE DE LA BRUYÈRE 21 

2010 © Francis Dominé + 2015 © Monique D’haeyere

Au cœur d’un parc bien arboré, cette imposante villa à multiples ressauts dans le plan fut construite probablement au début du XXe siècle dans un style éclectique d’influence traditionnelle. Sur un soubassement en pierre calcaire, l’élévation des deux niveaux d’habitation est en brique, rythmée de bandeaux de pierre, sous d’amples croupes d’ardoise. Une tourelle de trois niveaux marque l’entrée de la maison. Les fenêtres, dont certaines arborent une belle ampleur, se terminent en anse de panier, arcade soulignée d’harpes en pierre de France, décrit Bénédicte de Ghellinck en 2009 (1).


RUE DE LA BRUYÈRE 118

vers 1930 et 1960 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Rue de la Bruyère à Genval, à la hauteur de l’actuel n° 118. Sur le petit parking de l’épicerie Vivo, un range vélos (publicité de Coca-Cola).


CHAPELLE NOTRE-DAME DE LOURDES

après 1921 | Chapelle Notre-Dame de Lourdes (coll. Francis Broche)

Située rue de la Bruyère 130 à Genval, cette chapelle à chambre, du type parfois appelé ‘oratoire’, fut construite par Georges Vanhamme en 1921, en reconnaissance d’une guérison miraculeuse. En effet, Célina Vanhamme, née en 1884, sœur du constructeur, revint guérie d’un pèlerinage à Lourdes en 1920. Une inscription rappelle l’origine de la fondation : En / mémoire de / Célina Van Hamme / guérie à Lourdes / 1921 / A.M.

 RÉTRO RIXENSART | Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes


RUE DE LA BRUYÈRE 207 & 209

début XXe | Bruyère-à-la-Croix ↔ 2011 | rue de la Bruyère, n° 207 et 209

CHEZ CLÉMENT

Aujourd’hui ‘rue de la Bruyère, à hauteur de Chez Clément’, selon le Cercle d’Histoire de Rixensart. Dans les années 1900 à 1920, âge d’or de la carte postale, des hôtels, restaurants, brasseries vont utiliser ce support comme moyen publicitaire. Souvent le propriétaire posera avec sa famille ou ses employés.

Un siècle après, la même photographie connaît une seconde vie pour un message publicitaire similaire, ici en l’occurrence au profit d’un restaurant genvalois portant le nom Chez Clément, rue de la Bruyère 230.


ROUTE DE LA HULPE

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1903 | La Route (coll. Philippe Godin)

Rue de la Bruyère à hauteur de l’actuel Brico à la Mazerine. La fermette à gauche est devenue le restaurant ‘Chez Clément’. 

 OBJECTIF RIXENSART | Rue de la Bruyère


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009


La maladrerie de Genval

2020 | Rue des Déportés n° 12 à Genval © Annick Dedobbeleer

En 1873, Jules Tarlier et Alphonse Wauters écrivirent (1) : « Le nom du ‘Chemin Ladrée’ indique qu’il a existé à Genval une ladrerie ou maladrerie ». Selon le Syndicat d’Initiative de Rixensart, « Genval avait sa ‘maladrerie’, située rue des Déportés n° 12 » (voir photo ci-avant).

Le Cercle d’Histoire de Rixensart (2) nous apprend, qu’en 1866 une épidémie de choléra a sévi dans la région, et notamment à Genval. Les nombreuses chapelles dédiées à Saint-Roch dans les environs en témoignent : « celle de Bourgeois (…), à Rosières (3), à Ransbeck, à Gaillemarde, la Marache … etc., toutes de dimensions assez conséquentes et toutes évoquant l’épidémie de choléra de 1866 ».

A Genval, « en retrait de la rue, la chapelle à chambre et chevet polygonal est une bâtisse de la seconde moitié du 19e siècle (…). Au-dessus de la porte au vantail de bois partiellement vitré, cartouche gravé du millésime ‘1866’ et surmonté d’une pierre portant la dédicace ‘ST ROCH PATRON CONTRE LES MALADIES CONTAGIEUSES / PRIEZ POUR NOUS’ (4).

« Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette épidémie a marqué la mémoire collective », précise le Cercle d’Histoire, «  et on le comprend lorsqu’on sait que, si tous les malades ne mourraient pas, la proportion de décès était néanmoins importante. A Rixensart, 15 personnes furent atteintes (1 % de la population) et 13 moururent. A Rosières, on comptait 39 malades sur 611 habitants, mais la mort n’atteindra que 13 d’entre eux ! A Genval, il y eut 51 cas sur 1169 habitants et, parmi eux, 26 décès, soit la proportion la plus importante de l’arrondissement par rapport à la population (2,2 %) ». 

« Si les médecins et les curés des paroisses atteintes furent sur la brèche, un certain nombre d’habitants se dévouèrent également aux soins des malades et les sœurs Marie-Caroline et Marie-Rosalie Brabant furent du nombre. A l’issue de l’épidémie, elles firent construire cette chapelle en contrebas de leur maison » (5).

1902 | Chapelle Saint-Roch, Place communale à Genval (coll. Serge Watté)

(1) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Aux environs de Saint-Roch, in Rixensart Info n°165 de janvier 1997, p. 22
(3) RÉTRO RIXENSART | Chapelle de la Vierge, Saint-Roch et Saint-Guidon (Rosières)
(4) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(5) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Aux environs de Saint-Roch, in Rixensart Info n°165 de janvier 1997, p. 22

Rue de l’Augette, la fervente

CHAPELLE SAINTE-ANNE


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1978/1980 | Chapelle Sainte-Anne © André Delbar

Cette chapelle, vraisemblablement la plus ancienne du village de Rixensart, s’abrite au flanc du talus qui marque l’angle de la rue de l’Augette avec la rue Alphonse Collin. C’est en face d’elle que se serait située la première cense de Froidmont (1). 

En 1980, lors des travaux d’égouttage de la rue Alphonse Collin, la chapelle fut sérieusement endommagée par la manœuvre d’engins lourds, mais restaurée en 1988.

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1991 © Francis Broche

Cette photo argentique date de juillet 1991, soit un an ou deux avant la vente de ce terrain et la construction de la maison actuelle, explique Francis Broche. Sur ce terrain on installait un ponton, terme utilisé par Madeleine, mon ancienne voisine de rue de Limal. Ce ponton ou guinguette permettait aux habitants du vieux quartier de Froidmont de faire la fête et de danser, probablement dans les années 1920/1930.

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coll. Francis Broche

Aquarelle de la chapelle Sainte-Anne réalisée par l’artiste rixensartoise Colette Carpentiez (2).

1996 © Michel Nauwelaers
1998 | Rénovation de la chapelle Sainte-Anne © Syndicat d’Initiative de Rixensart

novembre 2013 + octobre 2014 © Monique D’haeyere

Le 19 décembre 2010, la chapelle fut vandalisée et la statue dérobée, précise Monique D’haeyere.


LA MÉLANE, DÉROBÉE, RETROUVÉE, RESTITUÉE

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1978/1980 | Chapelle de La Mélane, rue de l’Augette 47 à Rixensart © André Delbar

Cette chapelle pédiculée en briques blanches date de 1964. La chapelle privée se trouve dans le mur de la propriété ‘La Mélane’. Une grande boîte aux lettres est aménagée sous la niche (3).

27 juillet 2008 | Chapelle de La Mélane © Francis Dominé
novembre 2016 © Monique D’haeyere

Une porte grillagée et vitrée protégeait une statue de la Vierge assise, soutenant l’Enfant Jésus debout. La statue fut sculptée par M. Harry Elström, qui fut enseignant à Saint-Luc à Bruxelles (†1985). Le 15 août 2010, un écriteau ‘Honte au voleur’ rappela aux passants que la statue fut dérobée …

Quelques mois plus tard, le mardi 14 juin 2011, Jean-Luc Fontaine, un topographe liégeois de Tuc Rail (4) fit une découverte étonnante sur le chantier du RER à Rixensart. Empruntant le sentier le long de la voie du chemin de fer menant au pont du Pèlerin, il retrouva la statue de la Vierge-à-l’Enfant dans un buisson. Comme elle est signée, Jean-Luc Fontaine fit des recherches sur Internet et … prit connaissance via RÉTRO RIXENSART de la disparition de la statue. Grâce à lui, les propriétaires de ‘La Mélane’ ont retrouvé le 18 juin 2011 leur Vierge-à-l’Enfant, un cadeau de mariage.

Je me réjouis de ce que cette œuvre a été retrouvée et restituée. Encore une fois, si chacun de nous observe et est attentif dans son quartier, nous pouvons nous rendre très utiles et participer ainsi au bien-être de son voisin, écrivit Francis Dominé en juin 2011.


CHAPELLE DE LA SHOOTING BOX

521. Chapelle Notre-Dame-de-la-Vierge-à-l'Enfant 1978-1980 © André Delbar

1978-1980 © André Delbar

Chapelle Notre-Dame-de-la-Vierge-à-l’Enfant au croisement des rues du Monastère et de l’Augette.

26B. Shooting box Rue de l'Augette 2009 © Eric de Séjournet

décembre 2009 © Eric de Séjournet


(1) Cercle d’Histoire de Rixensart
(2) CARPENTIEZ Colette, Balade Aquarellée dans Rixensart (1ère édition)
(3) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(4) Tuc Rail : bureau d’études en charge du chantier RER

Paysage à la Chapelle Sainte-Barbe

191204 Paysage à la Chapelle Sainte-Barbe c Imelda De Thaey

début XXe | Chapelle Sainte-Barbe, sise rue du Baillois à Bourgeois,
à l’angle du sentier menant à la rue Dyna Beumer, coll. Imelda De Thaey

Ce ‘Paysage à la Chapelle Sainte-Barbe’, on pouvait le découvrir autrefois non à Genval, comme indiqué erronément sur la photo, mais bien à Rixensart et, plus précisément encore, au hameau du Bourgeois.

Il semble vraisemblable que cet endroit se présentait ainsi au début du siècle et encore vers les années 1920.

Nous sommes donc ici au lieu-dit ‘Coin perdu’ … La chapelle Sainte-Barbe, édifiée en 1877 par l’entrepreneur Desteinbach, est encore visible de nos jours. Par contre, la borne-fontaine distribuant l’eau potable n’existe plus et de nombreuses maisons ont été construites de part et d’autre de la rue du Baillois, dont l’aspect a quelque peu changé, ainsi qu’en bordure du sentier du même nom qui descend vers la vallée de la Lasne.

C’est ce chemin qu’empruntaient jadis les habitants du Bourgeois pour se rendre à Genval, via l’actuel rond-point Jean Milo et la rue Mahiermont. Des contacts existaient, en effet, entre ces localités, plus nombreux semble-t-il qu’entre Bourgeois et Rixensart dont cependant le hameau dépendait tant au plan spirituel que civil.

De même, à droite de la chapelle Sainte-Barbe, on n’aperçoit guère l’ancienne rue du Curé, actuelle rue Dyna Beumer, elle se devine à peine grâce à une interruption du talus au pied de la chapelle.

Plus apparent, toutefois, est le chemin qui, passant de l’autre côté de la pompe, continue la rue du Baillois au bord de laquelle se situe l’actuelle maison de quartier ‘Leur Abri’.

Si l’aspect campagnard du ‘Coin perdu’ n’est plus qu’un lointain souvenir, les rues étroites qui serpentent dans ce quartier verdoyant créent encore de nos jours une atmosphère de convivialité à laquelle beaucoup d’habitants semblent particulièrement attachés (1).

octobre 2015 © Monique D’haeyere + novembre 2011 © Cedric Muscat

Quant à la chapelle Sainte-Barbe, elle fut construite par un entrepreneur du Bourgeois, Alexandre Desteinbach, sur autorisation communale, en 1877. Sainte-Barbe est invoquée contre la mort subite, et est la patronne de tous les métiers qui touchent au feu. Aujourd’hui, cette chapelle à chambre en briques blanches surprend par le dessin inhabituel de sa forme élaborée. Propriété communale, elle est partiellement encastrée dans la haie de la propriété portant le n° 4 A (2).


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Le coin perdu
→ OBJECTIF RIXENSART | Rue du Baillois


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Le coin perdu, in Rixensart Info 166 de mars 1997
(2) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, sous la charmille

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1992/1995 | coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, à l’entrée du hameau de Terfosse, au pied d’un vénérable tilleul entouré de charmes, borne-potale monumentale, en pierre calcaire, datant du milieu du XVIIIe siècle. Posée sur une tablette saillante et moulurée (transformation probable), la niche en plein cintre et entre volutes se termine par un couronnement en bâtière. Sur la base de la niche, dédicace « A DIEU ET NOTRE DAME DE BON SECOUR » (1).

1985 | Dessin à la plume de Narcisse Poplemont) (4), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart ↔ juillet 2017 © Monique D’haeyere

Par Arrêté Royal du 2 décembre 1959 (2) est classé comme site, en raison de sa valeur esthétique, l’ensemble formé par la vieille chapelle et les arbres qui l’entourent, à la jonction des rues de Bruxelles et du Tilleul, à Rosières-Saint-André, section A, partie du n° 30a (partie de 1 Ha. 30 a. 40 ca.), propriété de Hollickx Marguerite, veuve de Jean Jacqmotte, née à Ixelles le 31 juillet 1880. Signé : Baudouin (3).

avril et octobre 2014 © Eric de Séjournet

Cette niche pédiculée en pierres bleues fut édifiée en 1749 par Pierre Cordier et Marie Kumps, censiers de la Fosse (5).

Une inscription sous la niche dit : ‘A Dieu / et à Notre Dame de Bon Secour’. Une inscription sur le socle dit : ‘Dédié par Pierre / Cordier et Marie / Kumps sa femme / Censier de la / Fosse 17(49)’. Entourée par une puissante charmille, la pierre bleue se dresse dans sa sculpture monumentale. Plantée près de l’ancienne ferme de la Fosse et en lisière des champs, elle offre le visage des temps anciens. Face à la dureté de la vie, elle évoque le vieil appel des hommes à la puissance tutélaire et protectrice  (6).

Sur la partie supérieure de la potale, au-dessus de la niche, l’on devine avec peine, un agneau pascal et sur les côtés quatre roses, y ajouté Monique D’haeyere, se référant au dépliant touristique ‘Visitez Rixensart’, édité en noir et blanc par la commune de Rixensart après 1996.


→ ARBORESCENCE | Six Charmes communs


(1) de GHELLINCK Bénédicte & MERCKX Bruno (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) AR du 2 décembre 1959
(3) Les restrictions à apporter au droit de la commune-propriétaire et que commande la sauvegarde de l’intérêt national, sont les suivantes. Interdiction, sauf autorisation accordée conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi précitée : de faire disparaître l’ensemble comprenant la chapelle et les arbres qui l’entourent, ou de le modifier; d’élaguer les arbres autrement que pour l’ensemble et dans des proportions normales; d’appliquer contre les murs de la chapelle toute plaque commémorative ou autre inscription; d’attacher du fil de fer aux arbres, dans le but de clôturer le lieu
(4) ancien secrétaire du Syndicat d’Initiative de Rixensart
(5) site Internet de la Commune de Rixensart
(6) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Chapelle Notre-Dame-des-Affligés, incendiée

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1978/1980 | Chapelle Notre-Dame-des-Affligés © André Delbar

Construite vers 1870 par le menuisier Alfred Garien (ndlr. Gratien), cette chapelle se trouvait attenante au mur de la ferme Debroux. En 1935, elle fut déplacée 4, rue Aviateur Huens, à Rixensart, à l’entrée du parking communal (ndlr. à hauteur de l’actuel Colruyt). En 1992 on y mit le feu et les murs intérieurs sont noircis. Cette chapelle porte bien son nom, coincée, hélas ! entre un poteau électrique en béton et un autre, de signalisation, en métal. Sous son air rustique, on devine que Monsieur Garien (ndlr. Gratien) l’a voulue belle, avec son linteau en relief et la saillie des montants latéraux (1).


(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Chapelle Notre-Dame-de-Hal

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1906 | Chapelle de l’Abbé, dite chapelle Stouffs,
aujourd’hui enclavée dans un mur de l’avenue Gevaert.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Inscription : Cette chapelle a étté édifiée par Jean Stouffs et Elisabeth Mascart à l’honneur de Notre Dame de Hal Ave Marie Lan 1776 Anne-Joseph Stouffs lan 1881 Cette chapelle y est reconstruite par Gilbert François J.H. 188 J.M.J. (1).

580B. Chapelle rue Haute

Chapelle, rue Haute à Genval, actuellement avenue Gevaert

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1920 | Avenue Gevaert, à l’angle de l’avenue du Joli Mai, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

A droite sur la photo, on reconnaît la chapelle Notre-Dame-de-Hal ou chapelle Stouffs, aujourd’hui enclavée dans un mur de l’avenue Gevaert, à quelques mètres du carrefour.

La chapelle ne fut pas toujours à cet endroit. Jusqu’en 1559, la paroisse de Genval dépendait du doyenné de Hal, ainsi que les communes avoisinantes au nord de la Lasne. Ceci peut justifier la présence d’une potale dédiée à cette Vierge et placée dans un tilleul repère, disparu depuis longtemps, mais dont une rue de Genval porte encore le nom. Peut-être est-ce lors de la disparition de cette potale qu’en 1776, à l’initiative du curé Jean-Bernard Renard, qui exerça son ministère de 1767 à 1785, fut construite une chapelle en l’honneur de Notre-Dame de Hal (2).

Chapelle Notre-Dame-de-Hal avenue Gevaert 12.2018 © Monique D'haeyere 1

décembre 2018 © Monique D’haeyere


(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(2) Ibid.

Chapelle de Notre-Dame-de-Lourdes, dite de la Bruyère

600. Chapelle de Notre-Dame de Lourdes rue de la Bruyère à Genval
1921 | Chapelle de Notre-Dame de Lourdes ou chapelle Vanhamme

Située rue de la Bruyère 130 à Genval, cette chapelle à chambre, du type parfois appelé ‘oratoire’, fut construite par Georges Vanhamme en 1921, en reconnaissance d’une guérison miraculeuse. En effet, Célina Vanhamme, née en 1884, sœur du constructeur, revint guérie d’un pèlerinage à Lourdes en 1920. Une inscription rappelle l’origine de la fondation : ‘En / mémoire de / Célina Van Hamme / guérie à Lourdes / 1921 / A.M.’. Cette inscription figure sur une pierre en octogone irrégulier, scellée dans le fronton au-dessus de la porte (…). Le clocheton est un ajout tardif. Il est fait en bois et zinc (1).

Selon Roger Delooz, c’est l’abbé Coenen de l’église dédié au Sacré-Coeur de Jésus-Roi, aujourd’hui disparue, curé de 1914 à 1928 qui fit bâtir la Chapelle de Notre-Dame de Lourdes à la Bruyère en 1921 (2).

2010 © Berna de Wilde + 2016 © Monique D’haeyere

D’influence néo-gothique, la chapelle évoque une église miniature. La courte nef se termine par un chevet à trois pans. Construite en brique rehaussée d’un enduit de ciment, la chapelle s’ouvre par une porte en arc brisé, comme les doubles petites fenêtres latérales. La bâtière en béton recouvert d’un revêtement bitumeux supporte un clocheton, sans doute construit par après (3)



(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(2) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999
(3) 
de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009

Chapelle Sainte-Anne

Chapelle Sainte-Anne au coin de la rue du Mahiermont et de la rue du Gros Tienne à Genval

Paysage à Sainte-Anne (Genval)

La chapelle Sainte-Anne est située à l’angle des rues Mahiermont et du Gros Tienne à Genval.

C’est une grosse chapelle à niche cintrée, dont le corps en maçonnerie de briques et pierres bleues est peint en blanc. Sous le pinacle on peut lire la dédicace suivante : s anne priez/povr novs/e manoyer cvre de geneval/1692 (1).

Selon les notes du curé Tonnet, cette chapelle se trouvait auparavant à l’angle des rues Sainte-Anne et Montegnies, sur un monticule, à la limite entre Genval et Ohain où elle aurait été construite. Selon les cartes de Ferraris, par contre, elle se serait trouvée à l’origine nettement plus bas sur le versant de la colline, près du ruisseau La Mazerine, et la position donnée par le curé Tonnet serait déjà la seconde. Vers 1840-1850, elle aurait été déplacée vers son site actuel (2).

On peut regretter la disparition du caractère campagnard du quartier et les vieux pavés de la rue du Gros Tienne. Quant à la maison entièrement rénovée se trouvant derrière la chapelle, il s’agit de l’ancienne boucherie Collée de la rue Mahiermont, qui ferma au milieu des années soixante. 

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novembre 2017 © Monique D’haeyere


(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(2) Ibid.