Devoir de mémoire (Bourgeois)

Des habitants de Bourgeois ont également été victimes de la guerre 1940-1945 ou donnèrent leur vie pour la Patrie. Le monument, qui se trouvait sur la Place de Bourgeois, reprend le nom des civils, résistant, militaires et prisonniers politiques de Bourgeois, qui ont donné leur vie pour défendre celle des autres.

Civils

François Bonaventure | victime civile (1)
Léa Bonaventure | victime civile (2)
Marcel Collet | victime civile
Augusta Debroux | victime civile (1)
Willy Flabat | victime civile (1)
Micheline Mathy | victime civile (1)
Albert Mayné | tué lors d’un accident à Lessines le 18 mai 1940, pendant l’évacuation de la population (3)
Raymond Vanhamme | tué lors d’un accident à Lessines le 18 mai 1940, pendant l’évacuation de la population (3)

Résistant

Roger Hoste | tué au combat (1)

Militaires

Achille Coesens | militaire tué pendant la Campagne des 18 jours ou mort dans les stalags allemands (1)

SONY DSCJean Debroux | militaire tué pendant la Campagne des 18 jours ou mort dans les stalags allemands (1)

Firmin Renders | militaire tué pendant la Campagne des 18 jours ou mort dans les stalags allemands (1)

Prisonniers politiques

Willy Beeckmans | mort à Dachau (Bavière) (2). Son nom est également repris sur le Monument des Fusillés et Résistants de Rixensart.

Albert Craps | mort en Allemagne (1). Son nom est également repris sur le Monument des Fusillés et Résistants de Rixensart.

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L’église Saint-François-Xavier et son monument
coll. Jean-Claude Renier

Ce monument dédié aux victimes de la guerre 1940-1945 se trouvait dans l’encoignure de l’église Saint-François-Xavier de Bourgeois. Il est l’oeuvre d’Aimable Louis Mayné, patriote, qui aima sa Patrie et se dévoua pour elle (4). Et pour cause, puisqu’il perdit son fils Albert le 18 mai 1940 pendant la Campagne des 18 jours, lors de l’évacuation de la population.

Monument érigé dans l'encoignure de l'église de Bourgeois aux victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale coll. Jean-Louis Nicaise 1

Jean Mayné, dit ‘le pusty’, pose devant le Monument de Bourgeois
coll. Jean-Louis Nicaise

Eglise de Bourgeois travaux de 1956 coll Vivien de Walque

1956 | Travaux d’agrandissement de l’église Saint-François-Xavier (5)
coll. Vivien de Walque

 

Monument érigé aux victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale (après 1956 dans le cimetière de Bourgeois) coll. Jean-Louis Nicaise 2

Suite aux travaux d’agrandissement de l’église,
le monument fut déplacé au cimetière de Bourgeois, rue Denis Deceuster (4)
© Jean-Louis Nicaise


RÉTRO RIXENSART | Devoir de mémoire (Rixensart)
RÉTRO RIXENSART | Devoir de mémoire (Genval)
→ RÉTRO RIXENSARTDevoir de mémoire (Rosières)


(1) DETROYER François, Impossible oubli, Récits de la Résistance et de la collaboration en Brabant Wallon, édité par le Cercle d’Education Populaire de Rixensart et par le groupe ‘Mémoire collective’ du Brabant wallon
(2) ndlr. Henriette Bonaventure, selon François Detroyer
(3) un camion anglais faucha à Lessines, sur la route de Ghislenghien, un groupe de cyclistes, tuant Albert Mayné et Raymond Vanhamme et blessant grièvement Aimable-Louis Mayné et son épouse (cfr déclaration d’Aimable-Louis Mayné au sujet de l’accident survenu pendant l’évacuation le 18 mai 1940)
(4) NICAISE Jean-Louis, Mort tragique d’Aimable Louis Mayné
(5) Les plans de la transformation furent dressés par l’architecte Roger Mayné, de Rixensart, et les travaux furent l’oeuvre de l’entrepreneur François Mortier, de Rixensart. Les importants travaux entrepris à cette époque ne purent l’être que grâce à la générosité du docteur Lucien Dessy, ancien bourgmestre de Rixensart (6)
(6) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart, 1977

 

Les Bruyères, de grand intérêt biologique

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Les Bruyères et vue vers Genval
coll. Imelda De Thaey

La Grande Bruyère de Rixensart est localisée dans la partie ouest de la localité de Rixensart, le long de l’actuelle avenue Franklin Roosevelt (N 275) et au sud des anciennes papeteries de Genval. La sablière occupe la partie nord du site; elle a été ouverte dans le versant droit de la vallée de la Lasne. On y a extrait des sables tertiaires du Bruxellien. Le site comprend une petite sablière, des fragments de pelouses sur sables acides et un lambeau de lande à callune, végétation jadis beaucoup plus étendue en Brabant wallon. Quelques espèces caractéristiques y subsistent et sont très rares ailleurs dans la région : c’est le cas de la jasione (Jasione montana) et de l’agrostis des sables (Agrostis vinealis) parmi les plantes, du criquet des larris (Chorthippus mollis) et de la coccinelle noire (Exochomus nigromaculatus) parmi les insectes. Intégré dans le réseau Natura 2000, ce site classé dont l’intérêt a été souligné dans le cadre du PCDN de Rixensart, bénéficie du statut de ‘réserve communale’ et est doté d’un comité de gestion (1).

Site de grand intérêt biologique, il est clôturé mais on note l’existence de plusieurs sentiers (2).

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Chaussée de Wavre, champ du Bourgeois

269 Chaussée de Wavre Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

1923 | Chaussée de Wavre à Rixensart
coll. Jean-Louis Lebrun

Appelée jadis chemin d’Ohain à Limal et à Wavre (1732), ou chemin de Renipont (1850), la chaussée de Wavre est un très vieux chemin, ‘pré-celtique’, selon Paul Buffin (1). Il traverse le champ du Bourgeois, inhabité mais très bonne terre de culture déjà mentionnée en 1505 comme champ du Bugois ou campagne du Bourgeois en 1638. Les cartes de 1850 (Popp) et de 1906 n’y indiquent qu’une seule maison, près de la chaussée de Lasne.

En 1915, une proposition de pavage de la chaussée fut refusée. Elle n’était pas considérée comme une voie de communication, ni comme une zone d’habitat. De plus, la caisse communale ne pouvait se permettre une telle dépense, refrain déjà bien connu à l’époque. Aujourd’hui, la chaussée s’orne du château d’eau construit en 1959 et ne nous laisse plus entrevoir que quelques cultures. Un lotissement, comprenant des maisons sociales, est dessiné vers 1970, à l’entrée de la chaussée de Wavre (1).

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2010 © Monique D’haeyere


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Monument dédié au Roi Soldat

Place Cardinal Mercier 20080504 Roi Albert I © Eric de Séjournet (1)

mai 2008 | Buste du Roi Albert Ier à Bourgeois
© Eric de Séjournet

Le 6 avril 1959, le Conseil communal, recherchant un emplacement pour une stèle et un buste du Roi Albert Ier décida à l’unanimité de l’ériger dans le rond-point de la place Cardinal Mercier. Ce buste résulte d’une oeuvre du sculpteur baron Thomas Vinçotte (1850-1925)(1), grand spécialiste du buste-portrait (2).  

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Rue des Cailloux, longue terre

Panorama Bourgeois 1930 Ed. Pâtisserie Lebleu Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

1930 | Vue sur la rue des Cailloux à partir de la Grande Bruyère
(Ed. Pâtisserie Lebleu Bourgeois)
coll. Jean-Louis Lebrun

La rue des Cailloux à Bourgeois (Rixensart) est nommée par Popp chemin du Caillou où seulement huit maisons sont construites vers 1850. En 1756 et 1787, le lieu est désigné comme terre aux cailloux, champ de cailloux ou longue terre. Cette rue en forte pente dans sa partie inférieure est tracée sur une crête caillouteuse qui sépare deux vallons très prononcés (2).

Panorama pris des bruyères Bourgeois c Anne-Marie Delvaux

coll. Anne-Marie Delvaux

Panorama Bourgeois B coll. Jean-Louis Lebrun

coll. Jean-Louis Lebrun

Preuve irréfutable de l’infinie poésie du lieu, toutes les cartes postales anciennes du Bourgeois ont le même caractère pittoresque et sont autant de tableaux (1).

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Rue des Cailloux à Bourgeois et le clocher de l’église Saint-François-Xavier
coll. Jean-Claude Renier

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1904 | Villa Alice, sise rue des Cailloux
coll. Jean-Claude Renier

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1908 | Villa Alice
coll. Jean-Claude Renier

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2011 © Francis Broche

181002 Rue des Cailloux Bourgeois 1922 coll. Jean-Louis Lebrun

1922 | Rue des Cailloux
coll. Jean-Louis Lebrun

Rue des Bruyères à Bourgeois c Anne-Marie Delvaux

‘Rue des Bruyères’ (en fait, la rue des Cailloux) à Bourgeois-Rixensart
coll. Anne-Marie Delvaux

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janvier 2016 © Monique D’haeyere

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1924 | Rue des Cailloux à Bourgeois
A l’horizon, on distingue la silhouette de l’église Saint-Sixte de Genval.
coll. Jean-Claude Renier


(1) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996, p. 107

Les Petits Choristes de Bourgeois (1)

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Les Petits Choristes de Bourgeois
coll. Jean-Louis Lebrun

En 1932, l’abbé Adolphe De Camps (1) demanda à Lucien Demanet (2) de rassembler des jeunes gens du village pour l’animation de la messe dominicale. Il reçut l’aide précieuse de Madame Paul Jacques, née Germaine Cambron (1895-1990), excellente musicienne, pour former des choristes à l’exécution de partitions grégoriennes comme la liturgie l’exigeait à cette époque. Très vite le groupe s’étoffa et excella dans un répertoire d’oeuvres classiques (Mozart, Bach, Haendel, Vittoria, Aichinger, …) (3).

Les choristes sont 25 en 1945 quand ils rejoignent la Manécanterie (4) des Petits Chanteurs à la Croix de Bois fondée par l’abbé Maillet à Boulogne Billancourt (…). A leur début, un certain antagonisme leur est témoigné par les chanteurs traditionnels du jubé. Ceux-ci, cependant, continuent, en semaine, à interpréter les hymnes grégoriens avec un zeste d’accent du terroir qui rassure les anciens (5).

En 1947, les Petits Choristes de Bourgeois obtinrent au Conservatoire de Bruxelles le Prix César Franck.

Officiellement reconnue, la chorale participa à des concerts chorals à Paris (1947), à Rome (1949) et à Cologne (1953) (3).

Ils sont 50 qui chantent à Rome en avril 1949 (5). Dans la Ville Eternelle, la chorale chanta devant le Pape Pie XII, le célèbre Ave Verum de Mozart lors d’un rassemblement d’environ 3000 petits chanteurs à la Croix de Bois du monde entier (3).


(1) L’abbé Adolphe De Camps naquit à Anderlecht le 31 mai 1879, fils de François De Camps, docteur en médecine, et de Céline Clément de Cléty. Successivement professeur à l’institut Saint-Louis, à Bruxelles, curé de Piétrebais, il fut désigné le 7 mai 1924 curé de Bourgeois par Son Eminence le cardinal Désiré-Joseph Mercier. D’une nature ascétique et humble, il s’attela à l’achèvement de son église, décidé par son prédécesseur. Son état de santé l’obligea à demander, le 3 novembre 1935, à être déchargé de sa mission. Retiré dans sa famille à Herent, il fut emmené en captivité comme prisonnier politique pendant la guerre de 1940-45. Il décéda à Herent (Louvain) le 4 avril 1962 (8).
(2) Lucien Demanet (1914-1982) fut le fondateur des choristes du Bourgeois en 1932 (5). Personnalité estimée de ses concitoyens, il fut conseiller communal et échevin (7).
(3) DELBRASSINNE Jean-Pierre, Si Bourgeois m’était conté, pp. 19 et 20, 2004
(4) Manécanterie : école paroissiale formant des enfants au chant religieux et au service de l’autel
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

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Dyna Beumer, diva de Bourgeois

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Dyna Beumer, cantatrice de la Cour des Pays-Bas
coll. Xavier Hougardy

Cantatrice de renommée internationale, Dyna Beumer (1) fit entendre sa voix d’or sur toutes les plus grandes scènes du monde. Elle fut nommée ‘Cantatrice de la Cour du Roi Guillaume III de Hollande’. Après une carrière unique et une fin de vie consacrée à l’enseignement du chant, elle s’éteignit dans une maison de ce petit chemin qui porte aujourd’hui son nom (2). 

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Processions à Bourgeois

Procession du 15 août à Bourgeois 1903 coll. Jean-Louis Lebrun

1903 | Procession du 15 août à Bourgeois
coll. Jean-Louis Lebrun

La chapelle de la Sainte-Croix de Rixensart, avec saint Célestin pour patron secondaire, forma longtemps une annexe de la paroisse de Limal. Après le concordat, et quoique la famille de Merode en ai conservé la propriété, elle fut érigée en succursale de la cure de La Hulpe et a depuis été réunie au doyenné de Wavre.

Suivant Jules Tarlier et Alphonse Wauters (1), Rixensart et Bourgeois ont (ndlr. à la fin du 19ème) « chacun deux fêtes locales : celles de Rixensart se célèbrent le dimanche après l’Invention de la Sainte-Croix (3 mai) (2) et le dimanche après l’Exaltation de la Sainte-Croix (14 septembre)(3), celles du Bourgeois, le deuxième dimanche de juillet et le dimanche après l’Assomption ».

Quant à Paul Gilson (4), il a découvert que « ces dates sont toujours les mêmes à l’heure actuelle pour les deux kermesses se déroulant sur la place communale, en mai et en septembre. En compulsant les archives nous avons eu la surprise de découvrir que ces deux fêtes locales se célèbrent toutes deux aux dates exactes de deux fêtes paroissiales abandonnées à l’heure actuelle : la St Célestin et la dédicace » (5) Continuer la lecture de Processions à Bourgeois

Place Cardinal Mercier, son kiosque et son rond-point

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1954 | Place Cardinal Mercier
coll. Jean-Louis Nicaise

Sur la Place de Bourgeois, deux sociétés de musique étaient installées. La fanfare les ‘Enfants du Baillois’ (1905) avait son local chez Van Hamme. Elle reprenait le flambeau à Bourgeois-Fanfares fondée en 1905 et dont l’origine pourrait être 1898. Au Callot, devenu la Renaissance, se réunissaient ‘Les Accordéonistes’ (1).

Ils connaissaient un franc succès. Un kiosque fut érigé sur la place en 1948. La commune intervint pour un tiers dans les coûts, les deux autres tiers furent récoltés parmi la population. Ce kiosque devint une pomme de discorde et fut démoli en 1970, après beaucoup de contestations. Ce devait être la mode du moment, celui de Genval disparut à la même époque (2).

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Union des Accordéonistes

Union des Accordeonistes Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

L’Union des Accordéonistes de Bourgeois
coll. Jean-Louis Lebrun

Créée en 1928/1929, ‘L’Union des Accordéonistes’ se réunissait ‘Au Callot’, devenu ‘La Renaissance’. Les Accordéonistes portaient veste, casquette bleue et pantalon blanc. Ils jouaient, en plus de l’accordéon, du violon, du tambour, de la grosse caisse, des timbales, du xylophone et du chapeau chinois (1).

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Vallée de la Lasne

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Vallée de la Lasne, prairies inondables du Coucou.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Bien qu’estampillée « Leur Abri », cette photo fut prise à partir de la rue du Moulin à Bourgeois. Sur la crête, on distingue, de gauche à droite, le Mahiermont, l’église Saint-Sixte et la Manteline.

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janvier 2009 © Eric de Séjournet