Route Provinciale, en construction

Le projet initial prévoyait, vers 1910, de relier La Hulpe à Villers-la-Ville par une route de grande communication. La gestation fut longue. Les hésitations, les délais étaient surtout d’ordre financier. La trésorerie communale espérait limiter son intervention dans un projet provincial, selon une pratique déjà éprouvée dans le passé. En 1914, le conseil communal émettait des réserves sur l’utilité de cette voie. Néanmoins les premiers travaux du tracé commencèrent pendant la guerre 1914-1918 afin d’occuper les chômeurs. Un grand déblai fut creusé dans la bruyère du Glain dont le sable était transporté vers les Papeteries de Genval. La route fut déjà subsidiée de 1917 à 1920. En 1919, la commune fit un emprunt de 80.000 francs pour continuer le chantier. Quelques rails et des carcasses de wagonnets Decauville achevèrent de rouiller au fond de la Bruyère pendant les années trente. Cet embryon de l’avenue Franklin Roosevelt restera à l’état de sentier et de déblai, entre la papeterie et l’avenue Jean Rosy, jusqu’au début des années cinquante (1).

Cependant Genval, vers 1935, avait déjà créé l’avenue Albert Ier, pavée depuis le bas de la rue de la Bruyère (Marie Pouli) jusqu’à Maubroux et les Papeteries. En 1951, le projet est repris et sera mis en oeuvre par tronçons jusqu’à la limite de la commune (3).

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1949 | Papeteries de Genval, une Grande Entreprise belge (4)

La construction de la Route Provinciale (actuellement avenue Franklin Roosevelt) est imminente. Elle reliera Genval à Rixensart. Prises entre 1949 et 1951, les photos ci-après retracent l’histoire de la construction de la Route Provinciale.

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2017 © Monique D’haeyere

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1949/1951 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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1949/1951 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

170301 Avenue Franklin Roosevelt neige Papeteries de Genval coll. Jean-Louis Lebrun

1949/1951 | coll. Jean-Louis Lebrun


→ RÉTRO RIXENSART | Route Provinciale, un projet de 30 ans


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Beaucoup de Rixensartois se sont posé la question de savoir ce que représentait ce 9 Mai. Le 8, tout le monde savait qu’il s’agissait de la reddition de l’armée allemande aux alliés occidentaux. Le 10, personne n’avait oublié l’invasion du 10 mai 1940. Moins nombreux étaient ceux qui se souvenaient que la capitulation des Allemands devant les armées soviétiques était datée du 9, jour qui n’avait pas de signification majeure pour l’occident. Croire qu’il s’agissait d’une moyenne arithmétique était simpliste (3 p. 95).
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, p. 95, 1996
(4) Cette photo illustra un article, consacré aux Papeteries de Genval en mai 1949. Intitulé Une Grande Entreprise belge, l’article paru dans Les Vétérans Coloniaux, une revue congolaise.

Avenue Franklin Roosevelt, hissez les couleurs

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après 1951 | avenue Franklin Roosevelt, coll. Magguy Van Goethem

septembre 2006 | avenue Franklin Roosevelt © Francis Broche
1985 | Jardinerie Philippe (1), coll. Gilbert Nauwelaers
2010 | Jardinerie Philippe © Gilbert Nauwelaers


(1) LEGRIS Philippe, Jardinerie Philippe – Les secrets de sa conception, 1996 (2)
(2) Après avoir fait ses études d’horticulture à Vilvorde, puis à Gembloux (terminées en 1973), Philippe Legris (1) accomplit son service militaire en Allemagne aux Eclaireurs du 2e Régiment de Cyclistes (2 Cy) et écrit à ce propos : Ce service militaire intéressant m’a permis de repousser mes limites, d’apprendre ce que c’est que l’ordre, le respect et la discipline et de plus j’y étais totalement dans mon élément, côtoyant une nature sauvage autant qu’admirable comme celle de la région de Westphalie. Démobilisé, il est engagé dans un centre de jardinage à Rosières … jusqu’en 1985. Il a le coup de foudre (qui remonte d’ailleurs à son enfance) pour une villa sise avenue Franklin Roosevelt 7A, l’achète et obtient les autorisations afin de la transformer en commerce de jardinage. Sa devise : Les points faibles des autres seront les points forts de ma future entreprise. En juin 1995, lors du cinquantième anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale, la Jardinerie Philippe fut pavoisée de tous les drapeaux des pays vainqueurs du nazisme.