Centenaire de la Révolution brabançonne

1930 Centenaire de la Révolution - Grand Cortège Patriotique avenue de Merode à Rixensart c Paul Gilson - 2

septembre 1930 | Grand Cortège Patriotique, avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Paul Gilson

Ce groupe équestre représente l’épopée napoléonienne. Il est constitué de Napoléon, joué par Mlle Gaby Libouton, et des officiers de l’époque, joués par Jeanne Mélotte, Rose Wéry, Irène Schepens, Alice Acreman et Renée Huls.

Histoire des Journées de Septembre > voir § en fin de notice.

1930 Centenaire de la Révolution - Grand Cortège Patriotique avenue de Merode à Rixensart c Paul Gilson - 4

septembre 1930 | Avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Paul Gilson

Ce char, prêté par Mr. Nicodème, représente ‘La révolution de 1830. La Barricade’. Marraine : Madame Versé.

1930 Centenaire de la Révolution - Grand Cortège Patriotique avenue de Merode à Rixensart c Paul Gilson - 1

septembre 1930 | Avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Paul Gilson

Un mariage en 1830, organisé par les jeunes filles de Rixensart (Marraine du tableau : Madame Veuve Herpigny). Le marié : Mr Roger Mayné. La mariée : Mlle Marthe Robbe. Les suivants : Mrs Herman Dupuis, Gaston André, Marcel André, Alexandre Spreutels, Léon De Becker, Albert Dupuis, Fernand Durieux, Edmond Linchamps, Albert Wéry, Henri Wéry, Adelin Debroux, Jean Mayné. Les suivantes : Mlles Yvonne Mayné, Juliette Mayné, Louise De Becker, Fernande Hérinne, Marie Rausens, Marguerite Lambert, Martha Debroux, Germaine Fievez, Elise Socquet, Lucienne Vivenoy, Madeleine Mayné, Jeanne Kuyl. Les deux pages : Mlles Marie-Thérèse Kuyl et Simone Debroux. 

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septembre 1930 | Avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Roger Mélotte

Ce char, organisé par le Cercle dramatique L’Effort, représente une tranchée de la Grande Guerre. Il est suivi par la banderole ‘L’Union fait la force – Eendracht maakt macht’.

Observez à gauche le panneau vicinal placé à l’endroit où débouchait le tram, signale Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart.

Un peu d’histoire

Durant les premières années de son indépendance, la Belgique rend officiellement hommage aux combattants des journées de septembre 1830. En 1831, pour le premier anniversaire, la place des Martyrs, à Bruxelles, est décorée avec soin. L’année suivante, Léopold Ier remet des drapeaux d’honneur aux députés des villes qui se sont le plus distinguées pendant la Révolution (27 septembre). Le pli est pris. Les Journées de Septembre deviennent des journées sacrées au cours desquelles la fête ne cesse d’amplifier. L’État apporte son soutien, en décrétant symboliquement le 24 septembre 1849 l’érection de la Colonne du Congrès, en posant la première pierre le 24 septembre 1850, et en inaugurant le monument achevé le 26 septembre 1859. En 1853, le duc de Brabant ne se maria-t-il pas durant les fêtes de septembre ? Jusqu’en 1880, la Belgique officielle cultive ainsi le culte des fondateurs de l’État. Mais le souci de ne pas froisser la Hollande commence à animer les esprits. Ainsi, le 12 août 1880, le ministre Rolin Jacquemyn dépose-t-il un projet de loi instituant les fêtes nationales le troisième dimanche du mois d’août et les deux jours suivants. Le Parlement adopte le rapport de la Commission non sans préciser que les deux jours ne sont pas des fériés légaux. Le décret du 19 juillet 1831 est ainsi supprimé. Mais les réactions seront vives et, dix ans plus tard, sur proposition du ministre Devolder, il est décidé que la fête nationale se déroulerait le 21 juillet (vote de la Chambre, 9 mai 1890) (1).

La population, surtout celle de Wallonie, continua à célébrer les Journées de Septembre.


(1) Institut Destrée, Fêtes de Wallonie

Maison Van Luppen-Broymans, avenue de Merode

1 Maison Van Luppen-Broymans avenue de Merode 1909 coll. Jean-Louis Lebrun

1914 | Maison Van Luppen-Broymans, coll. Jean-Louis Lebrun 

Maison sise à l’angle de l’avenue de Merode (actuellement le n° 141) et de la rue Denis Deceuster, à Rixensart.

2 Café du Coin avenue de Merode Masion Van Luppen-Broymans coll. Jean-Louis Lebrun

vers 1930 | Café du Coin (ancienne Maison Van Luppen-Broymans), coll. Jean-Louis Lebrun

La calèche qui sort de la rue Denis Deceuster est, selon J. Legraive, la voiture du boulanger Vital André.

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1936 | Le Café du coin (à gauche) et l’épicerie mercerie du coin, coll. Jean-Louis Lebrun

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décembre 2001 | La Métisse, située avenue de Merode 141, coll. Bruno Marchal

Dans un article du 26 août 2000, Didier Hermans du journal Le Soir (1) donne un coup de projecteur à ce restaurant proposant une cuisine sénégalaise. Aujourd’hui, c’est l’ancien Blanc Mesnil qui abrite ‘La Métisse’.

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2011 © Bruno Marchal et juillet 2014 © Monique D’haeyere

Depuis 2007, c’est le siège de l’asbl rixensartoise PLUMALIA dont les missions sont de sauvegarder, protéger et recréer un environnement favorable à l’accueil de l’oiseau. Le rôle de l’asbl est avant tout d’aider et d’informer toute personne ou entreprise désireuse de faire un geste pour la nature, à modifier ses espaces afin de développer la biodiversité de son environnement.

→ VISAGES DE RIXENSART | Plumalia

Avenue de Merode Hotchkiss Cabourg 5.2019 © Bruno Marchal

mai 2019 | fin des travaux de rénovation du 141, avenue de Merode © Bruno Marchal

Venant de la rue Denis Deceuster, une Hotchkiss Cabourg (1936-1948) s’arrête au croisement avec l’avenue de Merode.


→ RÉTRO RIXENSART | Rue Haute, direction Merode


(1) HERMANS Didier, Un compromis raisonnable – Tables d’été, cette semaine le Sénégal, in Le Soir, 26 août 2000

Maison des Jeunes et de la Culture

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avant 1969 | La deuxième Maison des Jeunes de Rixensart

La première Maison des Jeunes ouvrit ses portes, rue de l’Eglise, en la salle du Christ-Roi. On y projetait des films pour les jeunes. Le responsable se nommait Monsieur Roy.

Rapidement, il s’avéra nécessaire de trouver un endroit plus convivial pour accueillir la jeunesse rixensartoise. La commune, administrée par Léopold Gilson, proposa une maison au n° 21 de l’avenue de Merode, à l’endroit où se trouve actuellement le « Clair logis » (1).

 

avant 1969 | Intérieur de la 2e Maison des Jeunes

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1968/1974 | 33 avenue de Merode à Rixensart © Jean-Claude Renier

Construit au moment de l’électrification de la ligne vicinale en 1932, ce bâtiment abrita la sous-station électrique alimentant la section. Il fut repris par la commune lors de la désaffectation de la ligne du tram (2).

La troisième Maison des Jeunes y fut installée offrant une grande salle et plusieurs pièces pour ses ateliers, ainsi qu’un salon et un bar (3).

La transformation de la maison fut complètement repensée et aménagée par les jeunes la fréquentant. La grande salle de l’ancienne sous-station électrique fut utilisée pour des soirées festives, des expositions, les adeptes du tennis de table, l’orchestre et certains ateliers. En semaine, un petit orchestre composé de Francis Bertrand (dessinateur de BD : Marc Lebut et la Ford T) à l’harmonica, Toyo au piano, Bernard Vanderheyden à la contrebasse sans oublier Guy et sa guitare (3). 

André Van Galder et son épouse Marguerite (mieux connus par les jeunes de l’époque sous les noms de ‘Pépé’ et ‘Margaux’ s’occupaient du bar et veillaient à la bonne tenue de la maison (3).

 

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Lors de son inauguration en 1969, le Conseil d’administration de l’asbl était composé de Mr Petit (conseiller communal et président du Conseil d’Administration), André Van Galder (conseil communal et trésorier), Jean Guiot (échevin), Joseph Verté et Joseph Tagnon (conseillers communaux) ainsi que Raymond Van Craynest (secrétaire du Conseil d’administration). (3)

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vers 1969 | Membres de la Maison des Jeunes et de la Culture de Rixensart © Béatrix Van Parijs

Photo légende (par Jean-Claude Renier)

1. LONCIN Claude / 2. PILAET Luc / 3. TASIAUX Claude / 4. MOUSTY Daniel (†) / 5. JANS Jacques / 6. WARMOES Christian / 7. VAN CRAYNEST Raymond / 8. SPINOIT Paul / 9. VAN PARIJS Béatrix / 10. GERVY Jean / 11. DUFRENE Philippe / 12. OSTYN Anne / 13. HUBERT Annie / 14. OSTYN Claude (†) / 15. DELABYE Jean-Pierre / 16. DE CRAECKER Anne-Marie / 17. CHARLES Monique / 18. MASSON Guy / 19. TASIAUX Guy (†) / 20. DELPIERRE Raymond / 21. BAUDOUX Luc

La direction de la MJC fut confiée à Claude Tasiaux, secondé dans cette tâche par Daniel Mousty et Jacques Jans. On pouvait y fréquenter les ateliers suivants : photographie, sérigraphie, émaux, poterie et céramique (atelier soutenu au départ par le célèbre céramiste brabançon : Max Van der Linden), peinture avec Guy Bertrand, musique (il y avait un orchestre). Il y avait également un atelier théâtre, dirigé par Jerry Van Parijs.  Mais aussi une section de danses folkloriques, « La Sarabande » dirigée par Paul Spinoit. Un atelier menuiserie qui a largement contribué aux aménagements de la MJC était dirigé par Daniel Mousty. Egalement un atelier pour les enfants, qui se rassemblaient le mercredi après-midi (4).

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Carte de membre ‘Le Rawplug’ de la Maison des Jeunes

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Le Comité de rédaction du trimestriel ‘L’ancre’ (à gauche, Claude Tasiaux, directeur)

 

La MJC édita une revue trimestrielle appelée ‘L’ancre’ et dont le premier numéro parut le 1er juin 1969. Le comité de rédaction était sous la houlette de Luc Baudoux (4).

 

Labo photos

 

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En 1970, le magazine ‘Femmes d’aujourd’hui’ lança une campagne sur la protection de la nature en collaboration avec le WWF. Jean Gervy organisa une exposition pendant une semaine à la MJC. Il y exposa une collection sur les insectes. Les écoles visitèrent cette expo (4).

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14 avril  1989 | A gauche la Maison des Jeunes, les avenues de Merode (à droite) et Georges Marchal (au centre) © Jean-Claude Renier

Dans les années 1980, la Maison des Jeunes abrita notamment une des premières radios libres du Brabant wallon. Dès  1982, ‘Radio Margot’ (5) « se faisait avec des moyens ridicules … pour ne pas dire avec rien. On devait acheter nos disques et, si mes souvenirs sont bons, payer une cotisation ! » nous expliqua Philippe Deraymaeker, animateur radio qu’on a pu entendre, depuis, sur les ondes matinales de la RTBF (La Première et VivaBruxelles) ou encore sur Mint. A propos de ses premières animations au micro de la radio de la Maison des Jeunes, Philippe Deraymaeker ajoute sur son blog que « Mis sur la voie (ou voix) par un voisin de classe, j’arrive par un mercredi froid aux portes de la maison des jeunes de Rixensart. Le lieu correspondait tout à fait à l’idée qu’on pouvait s’en faire à l’époque. Un peu crade… le patron avait aussi une voiture assez cocasse, une vieille 2CV sur laquelle était écrit : ‘Nucléaire non merci‘ (6).

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janvier 2008 | Maison des Jeunes © Eric de Séjournet

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22 mai 2010 | Ouverture du 33 © Monique D’haeyere

Le 19 mars 2008, le Conseil communal décida de procéder à la rénovation de la Maison de Jeunes et de la Culture, qui plus est abrite également une partie du Service D’clic. Insonorisation de la salle de concert, renforcement de la sécurité incendie, accès pour personnes à mobilité réduite, remplacement des châssis (3) ont été réalisées entre l’automne 2008 et le 31 mars 2010, date de réouverture de la Maison.

Une nouvelle extension de 146m2 a également été construite à l’arrière avec une baie vitrée donnant sur le petit bois et Le Clair Logis. Elle abrite désormais l’Ecole de Devoirs pour enfants de 6 à 12 ans : un lieu d’accueil, d’écoute, de soutien et de convivialité qui vise le développement de l’enfant, tant au niveau physique, psychique, social, scolaire, culturel (7).

Créée par les jeunes, l’asbl Maison de Jeunes et de la Culture est un lieu de rencontres, d’actions et de créations où toute personne est bienvenue sans discrimination (Visages de Rixensart).

Le 22 mai 2010, D’Clic et le MJC ouvrent leurs portes au grand public afin d’y découvrir un lieu entièrement rénové et convivial.

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mai 2010 | Maison des Jeunes et de la Culture © Eric de Séjournet

 


→ OBJECTIF RIXENSART | Maison des Jeunes et de la Culture


(1) TASIAUX Claude, Maison des Jeunes et de la Culture de Rixensart
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) TASIAUX Claude, Maison des Jeunes et de la Culture de Rixensart
(4) Ibid.
(5) ARCHIVES RADIOS, Radio Margot
(6) CORBISIER Jean-Michel, Commentaire sur Rétro Rixensart, 26 mai 2010
(7) Grégory Verté, Echevin de la Jeunesse, Conseil communal du 19 mars 2008

Les Sapinières, avenue de Merode

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début XXe siècle | Villa Les Sapinières – coll. Francis Broche

… au temps où les facteurs effectuaient leur tournée à pied (1), … dans l’actuelle avenue de Merode.

début XXe ↔ janvier 2019 © Monique D’haeyere

avant 1929 | Villa Les Sapinières, coll. Francis Broche

A gauche, la ligne vicinale longe l’avenue de Merode et descend vers le ‘Fond du Bois’. Ne distinguant pas de trace de troisième rail, on peut estimer la photo d’avant 1929, car un troisième rail fut placé en 1929 pour l’acheminement de wagons au gabarit des chemins de fer (écartement 1.435m) de la gare de Rixensart (2) vers les Soieries de Maransart (3). Ce rail fut enlevé en 1931 suite à la faillite de la soierie en 1930.

avant 1929 ↔ 2011 Avenue de Merode © Monique D’haeyere
Villa ‘La Sapinière’, coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Francis Broche


(1) CLEP, Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire 1938-1988
(2) STEVENS Paul, De Braine-l’Alleud à Wavre … du temps du vicinal, Editions PRO-TRAM asbl, 12/1998
(3) Cercle de Généalogie et d’Histoire de Lasne, SA Les Soieries de Maransart

La Poste de Rixensart, dernière levée

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novembre 2007  | La Poste de Rixensart : à vendre
© Eric de Séjournet

En 1960, La Poste fut transférée de l’avenue Huens vers l’avenue de Merode (1).

En juin 2007, le ‘service public’ La Poste ferma ses guichets dans le centre de Rixensart. Dans la foulée, et sans que les habitants n’en furent avisés, la seule boîte aux lettres du centre fut condamnée … mise ‘hors service’.

L’absence de boîte aux lettres à Rixensart Village fut d’autant plus mal ressentie qu’à hauteur du GB de Rixensart il y avait deux boîtes aux lettres (une à l’extérieur à l’avenue John Kennedy et l’autre à l’intérieur du Point Poste du GB), qu’à hauteur de la Gare de Rixensart il y a également deux boîtes aux lettres (une sur le mur extérieur de la gare, l’autre dans le Point Poste de la gare).

A l’initiative des habitants et avec l’appui des commerçants, une pétition fut lancée fin juin 2007 et récolta 1896 signatures afin de demander que La Poste réinstalle une boîte aux lettres dans le centre du village.

Obstinée, La Poste refusa. La politique communale s’en mêla et vota le 19 décembre 2007 une motion réclamant l’installation d’une boîte aux lettres sur la Place de la Vieille Taille.

Six mois plus tard, toujours pas de résultats. Làs, les responsables communaux lançèrent en juin 2008 l’idée de l’installation d’une ‘boîte aux lettres communale’. … une première en Belgique et qui créerait un précédent titillant le monopole (2) de La Poste.

In fine, les Rixensartois emportèrent leur joute avec La Poste début décembre 2008 ….

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décembre 2008 © Eric de Séjournet


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Le 2 mars 2009, Valérie De Bue, vice-premier ministre et ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques et des Réformes institutionnelles, répond au Parlement : « En réponse à votre question visant l’installation d’une boîte postale et la collecte des correspondances par la commune de Rixensart, je vous informe que, seule La Poste détient la responsabilité d’organiser un réseau de collecte et de distribution du courrier et ce, en sa qualité de prestataire de service public conformément aux conditions prévues dans le contrat de gestion ».

Château du Héron, style Louis XV

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Château du Héron, coll. Magguy Van Goethem

En 1910, la Société Immobilière de Rixensart, fondée en 1907 par les quatre filles héritières de la douairière du comte de Montalembert, née comtesse de Merode, vend à la famille Carton de Wiart le bois du Héron et d’autres parcelles, écrit Paul Buffin (1).

S’inspirant du style Louis XV, le Château du Héron fut construit entre 1913 et 1914 par Albert Carton de Wiart. En 1917, Emile Schouten en devint propriétaire (2).

En 1934, Monsieur Schouten se propose d’en faire don à la commune de Rixensart, avec 15 ares de terrain et accès à l’avenue de Merode. La province évalue le bien à 370.000 francs, les aménagements à 15.000 francs et marque son accord sur la cession. La commune dispose d’une somme de 30.000 francs provenant de la vente de terrains communaux, mais exige de Monsieur Schouten, en plus du château, une somme de 50.000 francs. En outre, certains conseillers communaux s’opposent au projet, prétextant que les commerçants des environs de la place communale seraient lésés par le déplacement des services communaux au château du Héron. L’affaire ne se fait pas.

In fine, Emile Schouten cède le château à la comtesse Marie d’Aspremont Lynden en 1938 (1) (2). Le château du Héron, dont une statuette en bronze surplombant le faîte du toit précise le nom, consiste alors en un logis principal, les deux petites ailes en retour lui étant contemporaines ou plus tardives (3).

Pendant la guerre, en 1941, les Allemands y installent la Kommandantur, c’est-à-dire, le poste de commandement de la troupe qui occupe Rixensart (2).

En 1950, l’ancienne commune de Rixensart acquiert les 5 ha longeant les actuelles avenues F. Roosevelt, de Merode et des Pâquerettes et comprenant le ‘château du Héron’ dans lequel elle installe ses services (2).

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avril 2014 © Monique D’haeyere

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coll. Jean-Claude Renier

L’aile principale, d’inspiration classique, est un double corps de sept travées érigé en brique peinte sur deux niveaux. Des pilastres montant de fond rythment la façade. Une ample toiture d’ardoise à croupe et coyaux, percée de lucarnes, couronne l’ensemble, au-dessus d’une frise de briques en gouttes sous la corniche. La travée d’entrée est mise en valeur par le riche encadrement en pierre calcaire de la porte d’entrée, de style Louis XV. La porte-fenêtre de l’étage, également encadrée en pierre sous corniche saillante, est protégée d’un garde-corps en ferronnerie. Les baies des autres travées s’ouvrent sous un linteau de briques, en anse de panier et sommé d’une clé en pierre. Des volets protègent les ouvertures du rez-de-chaussée. Une large terrasse bordée d’une balustrade en pierre s’avance au rez-de-chaussée. L’entrée de celle-ci est surveillée par des sphinges, en pierre blanche, reposant sur des piles. Les ailes en retour adoptent un style et des percements très sobres (3).

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coll. Maggy Van Goethem

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1951 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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1995/1999 | coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

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après 1970 | coll. Monique D’haeyere

Une nouvelle aile est inaugurée en 1970. Elle a été ajoutée à la Maison communale de Rixensart pour les besoins de l’administration.

En 1971, la commune ajoute au Parc communal 6 ha acquis le long du sentier des Rossignols et de l’avenue des Sorbiers (2).

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juillet 2008 © Eric de Séjournet

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années 1980 | Vue aérienne du château du Héron, coll. Maggy Van Goethem

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1985 | Château du Héron dessiné par Narcisse Poplemont
coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

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1991 | Aquarelle de Guy R. Bertrand © Jean-Claude Renier

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vers 1995 | Photo d’Alex Kouprianoff pour le Syndicat d’Initiative de Rixensart
coll. Imelda De Thaey


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Collège des Bourgmestre et Echevins de Rixensart, A la découverte du Parc communal, Ed. Rencontres asbl, 1997
(3) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart

Laiterie de Rixensart

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Laiterie de Rixensart, avenue de Merode 19, coll. François David

Mon arrière-grand-père Marcelin Dekieper, époux Alice Wéry, effectue sa tournée. Sur la bâche de sa voiture l’inscription ‘CL. Wéry-Piron’, à savoir les époux Clément Wéry et Marie Piron, explique François David.

Cette photo illustre parfaitement le parcours de la famille Wéry, tel que décrit par Paul Buffin en 1996 : ‘En 1925, les parents Wéry achètent la maison de l’imprimeur Van Hecke (n° 27 et 29 actuels), conjointement avec une soeur. Lui, le père, ancien paveur est plié en deux, courbé par des années de travail sur les rues des villages environnants. Elle, la mère, Marie, surnommée D’jinleu, est entreprenante. Son surnom vient de son village d’origine, Genleau qui se prononce Ginleu en wallon. En plus de la maison, ils acquièrent les terrains nus qui s’étendent entre le n° 7 et le n° 25 actuels.

Les parents Wéry ouvrent une laiterie-épicerie dans leur maison et commencent la distribution de lait dans le village, aidés par leurs enfants. Cette boutique, comme toutes celles du village, au cours de ces années là, embaume dans la pénombre. L’épicerie se débite en vrac, dans des sachets, pour le sucre, le café… ou dans le récipient du client, pour la moutarde et l’huile. Le savon noir, stocké dans un seau, est servi dans un morceau de papier brun. On trouve de tout dans ces magasins. De la confiserie: un caramel coûte 5 centimes, un bâton sûr ou un chocolat diable 25 centimes, un bâton de chocolat 1 franc. En plus, il y a des sabots, des brosses, du tabac, du fil à coudre, des aiguilles, de la laine, quelques vêtements … Ce sont de très, très petits supermarchés avant la lettre.

Dans les années qui suivent, cinq des huit enfants occupent le terrain familial.

– Le premier, Henri, qui a un tas de briques dans le ventre, construit une maison au n° 11 qu’il revend à Ginion, cordonnier et marchand de chaussures. Henri bâtit ensuite son salon de coiffure au n° 13.
– Son frère Jules ouvre sa boucherie au n° 15 (Adriaans actuellement).
– Une soeur, Julie, épouse le boulanger Delpierre qui s’installe au n° 17 (aujourd’hui Jasmine).
– En 1941, Robert, le cadet, pharmacien, ouvre une officine dans une pièce de la maison familiale qu’il occupe et agrandit en 1962.
– Albert reprend le commerce de laiterie-crèmerie peu avant guerre et s’installe au n° 23 (le Baluchon actuel). Sa soeur Alice et son mari reprendront le commerce et se fixeront au n° 21. La laiterie-crèmerie est devenue la fromagerie Rossi.

La Blanche Maison

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La Blanche Maison, coll. Francis Broche

La Blanche Maison, située avenue de Merode à Rixensart (actuellement au n° 112, entre le Rond-point Hanin et la rue Haute). Selon Jean-Marie Delaby, c’est l’ancien Parival, alors restaurant tenu par Jean-François Detroyer. Aujourd’hui, des avocats y ont ouvert un cabinet.

997B. La Maison Blanche 2013 © Google Street

2013 © Google Streetview

Avenue de Merode

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Avenue de Merode à l’entrée de Bourgeois, coll. Francis Broche

En haut à gauche débute la rue Haute. A l’avant-plan on reconnaît la villa occupée aujourd’hui par l’asbl Les Godillots (1).

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2010 © Monique D’haeyere


(1) Cet asbl assure un service d’accueil de jour pour enfants et adolescents présentant un trouble du comportement (dysharmonie évolutive, état psychotique, pré-psychotique, autistique ou névrotique) et qui, de ce fait, ne peuvent fréquenter l’enseignement. L’institution assure en journée une prise en charge thérapeutique mais également éducative et pédagogique.