Drève du Château … jusqu’à la gare

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après 1930 | Drève du château à Rixensart, et …
perspective du château des Princes de Merode

L’ancienne drève du Château ou drève des Marronniers relia le château de Rixensart à la gare. Elle devint (en partie) l’avenue Jean Herman (1), résistant de la guerre 1940-1945, décédé à Lingen (Allemagne) suite à sa déportation. Une barrière de fer ouvragée fermait la drève, en face de la gare, pour marquer son caractère privé. Une petite porte en permettait cependant l’accès aux piétons. En 1933, lors du lotissement, cette barrière fut déplacée à l’entrée de la drève du Château actuelle (2). Elle fut définitivement supprimée en 1940 (?), date à laquelle le prince de Merode céda l’avenue à la commune (3)(4)(5).

Rixensart0116

Drève du Château et entrée principale du Château de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

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Drève du Château à Rixensart
1986 © Hommes et Patrimoine
1991 © Jean-Claude Renier
2016 © Monique D’haeyere

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avant 1945 | Partie de la Drève du Château qui,
après la Seconde Guerre Mondiale, devint l’avenue Jean Herman
coll. Jean-Louis Lebrun

→ OBJECTIF RIXENSART | Drève du Château


(1) Sur le plan des rues de la commune, l’avenue Jean Hermant est orthographié avec un ‘t’ alors que sur le Monument aux Morts dans le cimetière de Rixensart (rue de l’Institut) dédié aux fusillés et résistants rixensartois son nom est orthographié Jean Herman (sans t donc).
(2) De cette barrière subsiste encore une moitié de pilier (voir photos ↓)
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(4) Selon Léon Levy, la grille de la Drève du Château n’a pas été supprimée en 1940 mais dans les années 50.
(5) Selon Freddy Smit, la barrière métallique ne fut pas supprimée en 1940. La famille Smit est venue habiter à côté de celle-ci en 1953 et la barrière y était toujours. On jouait au foot ou au tennis sur cette petite place. On ouvrait les 2 grandes portes pour laisser passer les voitures de temps à autre. La barrière a été enlevée totalement vers 1960.

Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, sous la charmille

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1992/1995 | coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, à l’entrée du hameau de Terfosse, au pied d’un vénérable tilleul entouré de charmes, borne-potale monumentale, en pierre calcaire, datant du milieu du XVIIIe siècle. Posée sur une tablette saillante et moulurée (transformation probable), la niche en plein cintre et entre volutes se termine par un couronnement en bâtière. Sur la base de la niche, dédicace « A DIEU ET NOTRE DAME DE BON SECOUR » (1).

1985 | Dessin à la plume de Narcisse Poplemont) (4), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart ↔ juillet 2017 © Monique D’haeyere

Par Arrêté Royal du 2 décembre 1959 (2) est classé comme site, en raison de sa valeur esthétique, l’ensemble formé par la vieille chapelle et les arbres qui l’entourent, à la jonction des rues de Bruxelles et du Tilleul, à Rosières-Saint-André, section A, partie du n° 30a (partie de 1 Ha. 30 a. 40 ca.), propriété de Hollickx Marguerite, veuve de Jean Jacqmotte, née à Ixelles le 31 juillet 1880. Signé : Baudouin (3).

avril et octobre 2014 © Eric de Séjournet

Cette niche pédiculée en pierres bleues fut édifiée en 1749 par Pierre Cordier et Marie Kumps, censiers de la Fosse (5).

Une inscription sous la niche dit : ‘A Dieu / et à Notre Dame de Bon Secour’. Une inscription sur le socle dit : ‘Dédié par Pierre / Cordier et Marie / Kumps sa femme / Censier de la / Fosse 17(49)’. Entourée par une puissante charmille, la pierre bleue se dresse dans sa sculpture monumentale. Plantée près de l’ancienne ferme de la Fosse et en lisière des champs, elle offre le visage des temps anciens. Face à la dureté de la vie, elle évoque le vieil appel des hommes à la puissance tutélaire et protectrice  (6).

Sur la partie supérieure de la potale, au-dessus de la niche, l’on devine avec peine, un agneau pascal et sur les côtés quatre roses, y ajouté Monique D’haeyere, se référant au dépliant touristique ‘Visitez Rixensart’, édité en noir et blanc par la commune de Rixensart après 1996.


→ ARBORESCENCE | Six Charmes communs


(1) de GHELLINCK Bénédicte & MERCKX Bruno (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) AR du 2 décembre 1959
(3) Les restrictions à apporter au droit de la commune-propriétaire et que commande la sauvegarde de l’intérêt national, sont les suivantes. Interdiction, sauf autorisation accordée conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi précitée : de faire disparaître l’ensemble comprenant la chapelle et les arbres qui l’entourent, ou de le modifier; d’élaguer les arbres autrement que pour l’ensemble et dans des proportions normales; d’appliquer contre les murs de la chapelle toute plaque commémorative ou autre inscription; d’attacher du fil de fer aux arbres, dans le but de clôturer le lieu
(4) ancien secrétaire du Syndicat d’Initiative de Rixensart
(5) site Internet de la Commune de Rixensart
(6) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000