Drève des Étangs

La Drève et l'Etang Collection Magguy Van Goethem

vers 1932 | La drève et l’étang du château, coll. Magguy Van Goethem 

La Drève des Etangs débute rue de l’Eglise, longe le parc privé du château de Rixensart et  rejoint le Pagniau à Rosières.

En juillet 1905, le ‘Bulletin officiel du Touring Club de Belgique’ décrit la partie de la promenade de la drève des Etangs … après les plans d’eau : Puis apparaissent, d’un côté de l’allée, des prés en pente, servant de pâture, et où des files d’arbres dentellent de leur feuillage léger les vaporeuses blancheurs des lointains. Du côté opposé, se dressent des escarpements presque à pic, tout parés de belles frondaisons. Ici, ce sont des chênes aux troncs noueux; là, ce sont des hêtres centenaires, droits comme des piliers d’église. Ailleurs, ce sont des fourrés épais, avec leurs chants et leurs mystères. Cette succession ininterrompue de belles perspectives se poursuit jusqu’à l’endroit où la ‘drève’ rejoint la vallée de la Lasne, à un bon kilomètre de Rosières.

vers 1932 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2010 © Fabien Geets

1923 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2008 © Eric de Séjournet

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1928/1932 | coll. Anne-Marie Delvaux

1928 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2012 © Monique D’haeyere

1974 | Etangs et Pré du Château © Juliette Gardesalle, coll. Paul Tagnon

Promenade de la Drève des Etangs carte Randobel 11.2012Se référant à la commune de Rixensart, ‘Randobel.be’ (2) fit jusqu’en novembre 2012 une description de la promenade ‘Petit tour du château de Rixensart’. Ce site Internet, qui donne tous les tracés balisés de Belgique, écrivit à propos de la Drève des Etangs : Au bunker (du sentier du Plagniau), rebroussez chemin par la droite le long de la très jolie mais boueuse drève des Etangs. Vous entrez dans la propriété des princes de Merode. Restez bien dans la drève où vous bénéficiez d’une servitude (le reste du bois étant interdit). Arrivé à la rue de l’Eglise, tournez à droite jusqu’au château.

Dans un communiqué daté du 25 juillet 2019 (3), la Fondation Merode-Rixensart précise que le Bois de Rixensart est privé. Toutefois, elle tolère volontiers les promeneurs sur les chemins principaux de la propriété, à savoir 

  1. la drève longeant le petit ruisseau qui va de la rue de l’Église au sentier du Plagniau,
  2. le sentier du Plagniau (4 !), et
  3. le chemin du Plagniau (4 !), qui va de l’avenue de Merode à la rue du Vieux Moulin.

La Fondation demande avec insistance de ne pas emprunter les petits sentiers à gauche et à droite qui traversent le cœur de ses bois. Cela surtout durant ces mois d’été où le danger d’un feu de bois est extrêmement élevé vu la chaleur et la sécheresse qui y règne pour l’instant. D’autre part, l’accès du bois est interdit aux véhicules motorisés sans permission préalable de la Fondation. Sont compris dans les véhicules motorisés les motos et les quads. Il est formellement interdit de faire des feux dans les bois ainsi que de jeter mégots de cigarette, bouteilles vides ou autres déchets et poubelles. Il est obligatoire de tenir les chiens en laisse. Tout promeneur dans nos bois le fait à ses risques et périls.

La Fondation Merode-Rixensart remercie les promeneurs de respecter ces quelques consignes afin de l’aider à protéger l’environnement et à respecter la nature ainsi que sa vie sauvage et son besoin de tranquillité. Si ces consignes ne devaient pas être respectées, la Fondation se verra dans l’obligation d’en interdire l’accès. Pour éviter de futurs problèmes, incendie ou autre, la Fondation serait particulièrement reconnaissante aux promeneurs ‘respectueux de la faune et de la flore’ d’interpeller les promeneurs ‘sans gêne’ et/ou de lui signaler les abus ou les dangers ou de prévenir la police.

→ OBJECTIF RIXENSART | Drève des Etangs


(1) La Dernière Heure, 6 mars 2008
(2) carte diffusée par Randobel.be jusqu’au moins le 6 novembre 2012
(3) de MERODE Charles-Adrien, Communiqué du 25 juillet 2019, in Rixensart en images
(4) L’assise de ces chemins appartient aux communes de Rixensart et Wavre. Pour le sentier du Plagniau, elle appartient entièrement à la commune de Rixensart. Quant au chemin du Plagniau, la partie sud de celui-ci (± 900 m se trouve sur Wavre), l’assise de la partie nord (± 400 m) se trouve sur et appartient à la commune de Rixensart. La Fondation Merode-Rixensart n’a donc pas à autoriser ou interdire le passage sur ces chemins. Ils sont publics. Il est à espérer que ces propriétés de la commune ont bien été indiquées dans l’acte de vente du domaine.

Route du Ry Beau Ry

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avril 1998 | Route du Ry Beau Ry à Ohain © Michel Nauwelaers

A Renipont, la Lasne reçoit un affluent, en rive gauche, sans grand débit peut-être, mais nettement plus connu. Il s’agit de la fontaine du Ry-Beau-Ry qui a donné son nom à la rue qui conduit à Genval. Et, ceux qui veulent paraître en ‘connaître un bout’ vous diront que cela signifie le ‘ruisseau-beau-ruisseau’. Ce n’est pas chercher bien loin, écrit le Cercle d’Histoire de Rixensart (1), et nous sommes, quant à nous, partisans d’une autre étymologie. Il faut savoir que le ruisseau, le ry, descend de la Brière, de la Brire. Au siècle dernier, et il n’y a pas encore si longtemps, il était courant de donner en complément du nom une précision issue du lieu d’origine. Le ‘Bourd’jweti’ qualifiait un personnage provenant du Bourgeois, un ‘Brouweri’, lorsqu’il venait de la Bruyère. Ce qui était valable pour un humain, l’était ici pour un ruisseau et il s’agit simplement du ‘ruisseau-venant-de-la-Brière », le ry-brièri, devenu le ry-beau-ry.

 


(1) GHYSSENS Roger (Cercle d’Histoire de Rixensart), Le Val de Lasne ou la Lasne en ses méandres, in Un peu d’histoire (édité par le Centre Culturel de Rixensart, pp 136 et 137, juin 2000

Ferme Stouffs, sur Ohain

1 Ferme Stouffs 1912 c CHR (carte postale éditée par J.B. Vanderbeck Mosray Genval) (1)

1912 | Ferme Stouffs, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Appelée également ferme de Hernimaumont (1), elle est située route du Ry Beau Ry 20, à l’extrémité nord-est de la commune de Lasne.

La ferme Stouffs porte le nom d’une famille de notables genvalois, apparentée à celle des Degraives ou Acreman. Une véritable dynastie locale. Elle régna sur le village durant tout le XVIIIe et le XIXe siècle et fut alliée à tout ce qui fut important dans la commune (2)

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Intérieur de ferme, coll. Jean-Claude Renier

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1932 | Huile de Pierre Thévenet, intitulée ‘La ferme blanche’, coll. Philippe Jacquet

Genval Ferme Stouffs (La Vallée de la Lasne concours photo 1970 Besangez Daniel) © SI Rixensart

1970 | Concours de photos noir et blanc organisé par le Syndicat d’Initiative de Rixensart sur le thème de la Vallée de la Lasne. Photo présentée par Daniel Besangez, rue de la Fontaine à Genval. Légende : ‘Menaces’.

1111. Le messager (BD de Benoi Lacroix)

7 janvier 1986 | Le Messager, bande dessinée par Benoît Lacroix (3)

Appelée ‘Le Messager’, cette BD de six pages, éditée par Spirou, se déroulait dans une ferme brabançonne un rien étrange. Etrange, tout d’abord, du fait de l’apparition de cette énigmatique statuette de gnome, raconte le dessinateur. Etrange aussi par l’aspect de la ferme brabançonne, qui est habituellement en carré. La ferme qui m’avait servi de modèle (la ferme Stouffs à Genval – sud de Bruxelles -, à la limite d’Ohain) était de loin la ferme qui me fascinait le plus dans la région, et j’habitais d’ailleurs non loin de là. Elle existe toujours, dans la Vallée de la Lasne, adossée au bois du ‘Trou Margot’ et faisant face au versant boisé du Belloy. Elle avait d’ailleurs fasciné de nombreux peintres (Roland Yernaux, Jean Milo) avant moi. 

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Un bonjour de Genval, édité par la Librairie ‘L’Entrée Livre’ à Genval, coll. Imelda De Thaey

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2011 | Vallée de la Lasne à Genval © Eric de Séjournet

→ OBJECTIF RIXENSART | Ferme Stouffs


(1) de VILLERS Anne-Marie, Mille ans d’Ohain
(2) GHYSSENS Roger, Genval 1830, Cercle d’histoire de Rixensart, 1999
(3) LACROIX Benoi, Le Messager, in 2491ème numéro de Spirou, 7 janvier 1986

Villa L’Enclos, avenue des Erables

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vers 1928 | Villa L’Enclos, qui se situait dans l’avenue des Erables à Genval-les-Eaux

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1928 | Intérieur de la villa L’Enclos, coll. Francis Broche

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Villa L’Enclos, coll. Universiteitsbibliotheek Gent & coll. Philippe Godin

La Place du Bourgeois, triangulaire

501. La Place à Bourgeois Rixensart © JCR

après 1911 | La Place du Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

Se référant à d’anciennes cartes postales comme celle-ci, André de Walque écrivit à propos de l’église Saint-François-Xavier qu’elle était cachée dans les frondaisons de très grands arbres dont le nombre et la hauteur lui donnaient le même charme que celui dégagé actuellement par la place d’Ohain.

L’église paroissiale se dresse sur un espace triangulaire appelé autrefois place Saint-Roch et aujourd’hui place Cardinal Mercier (1). Ravissante et pittoresque, la place du Bourgeois doit son charme aux arbres dont elle est plantée sur toute sa surface. Sous les ombrages, l’instituteur a lâché ses clampins (2).

avant 1912 ↔ 2013 © Monique D’haeyere

D’après les notes de l’abbé Charles Paridaens (1861-1924), le second curé de l’église Saint-François Xavier (de 1889 à 1924), la grande partie de la population était occupée dans l’industrie du bâtiment : maçons, plafonniers, menuisiers, une petite partie se livrait à l’agriculture ou au commerce. Il existait également une main-d’oeuvre qui se livrait, à domicile, au tissage d’étoffes de laine ou de coton pour un maître commun. D’après Tarlier et Wauters, en 1860, le tissage du coton occupait une centaine d’ouvriers à la fabrication du basin.

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1923/1925 | Grand’Place à Bourgeois, coll. Anne-Marie Delvaux et Mauricette Derelly

De jeunes arbres sont plantés devant l’église Saint-François-Xavier et sur la Place de Bourgeois. Ce n’est qu’en 1925 que la nef fut allongée d’une dizaine de mètres et que la tour fut construite (3).

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1923 | Vue à partir de la rue du Moulin vers la rue Saint-Roch, coll. Monique D’haeyere

coll. Jean-Claude Renier ↔ juin 2011 © Monique D’haeyere

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2013 © Cedric Muscat


→ RÉTRO RIXENSART | Bourgeois, naissance d’une paroisse
→ RÉTRO RIXENSART
| Place Cardinal Mercier, son kiosque et son rond-point
→ RÉTRO RIXENSART | Bornes-fontaines à Bourgeois, ressources communes
→ RÉTRO RIXENSART | Sur les traces de l’enseignement au Bourgeois
→ RÉTRO RIXENSART | Monument dédié au Roi Soldat
→ OBJECTIF RIXENSART | Place Cardinal Mercier
→ ARBORESCENCE 
| Place de Bourgeois, métamorphoses


(1) GHISTE Ann, enseignante à Rixensart in www.pastorale-scolaire.net
(2) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(3) DELBRASSINNE Jean-Pierre, Si Bourgeois m’était conté …, 21 juillet 2004

Quand Roosevelt et Kennedy se rencontrent …

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1950/1960 | Carrefour des avenues J.F. Kennedy et F. Roosevelt, coll. Monique D’haeyere

Venant du centre de Rixensart par l’avenue de Merode, une VW Coccinelle s’engage dans le carrefour des avenues John Fitzgerald Kennedy et Franklin Roosevelt. En haut à droite, deux maisons marquent l’entrée de la rue de Messe.

1950/1960 ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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Croisement des avenues de Merode et Franklin Roosevelt, coll. Cedric Muscat

Aujourd’hui, ce carrefour est connu sous le nom rond-point Paul Hanin. Au niveau communal, Paul Hanin occupa des mandats pendant 33 ans, d’abord à Genval où il fut élu sur la liste du PSC en 1958 avant de devenir échevin de 1963 à 1970 et puis bourgmestre de Rixensart entre 1976 et 1992 (1).

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avril 1996 | Carrefour du Centre avant la création du Rond-point Paul Hanin
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

1996 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2011 © Monique D’haeyere

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septembre 2006 © Francis Broche


(1) Le Soir, 25 mai 1999

Trois églises dédiées à Saint-Sixte (I)

1 Carte de 1841 Eglise Saint-Sixte Atlas des voiries vicinales de 1841

1841 | Plan des voiries vicinales au Mahiermont (Genval), coll. Atlas des voiries vicinales de 1841   

La première église Saint-Sixte se trouvait en un site escarpé dominant la vallée de la Lasne. Elle est citée déjà au même l’endroit, dès 1218, mais nul ne sait depuis combien de temps ni de quand date sa construction (…). L’église était entourée de son cimetière et le presbytère n’en était séparé que par une petite ruelle qui permettait aux habitants voisins de l’église de descendre à la fontaine en contrebas. La ruelle est à présent disparue et l’endroit est aujourd’hui un bois d’épicéas à l’angle des rues JB Stouffs et Mahiermont que les Genvalois de souche appellent encore ‘le vieux cimetière’ (1). Ce site est qualifié par le Schéma de Structure d’élément archéologique d’intérêt, car cette (première) église constitue le cœur du vieux Genval (2).

Sur le plan, considérez le chemin n° 20 comme l’actuelle rue Jean-Baptiste Stouffs, et le chemin n° 11 (qui descend vers la vallée de la Lasne) comme l’actuelle rue Mahiermont.

Dans ses notes, l’abbé Tonnet en cite le premier desservant, le curé Severin, dès 1218. Messieurs Tarlier et Wauters (3), pour leur part, précisent que : « La tour massive, placée au bas du vaisseau, doit remonter à une époque très ancienne à en juger par la simplicité de sa construction »  (4).


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART |Eléments d’histoire de La Place communale de Genval du 18e au 20e siècle (La deuxième église St-Sixte)
→ PAROISSE SAINT-SIXTE | Les trois églises Saint-Sixte
→ RÉTRO RIXENSART | Trois églises dédiées à Saint-Sixte
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Sixte


(1) GHYSSENS Roger, Un portail, deux presbytères, trois églises, Cercle d’Histoire de Rixensart, 2000
(2) Schéma de structure, commune de Rixensart, CREAT, 1991
(3) TARLIER J. et WAUTERS A., Géographie et Histoire des Communes belges : Canton de Wavre, Bruxelles, 1864, p 58.
(4) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d’histoire de La Place communale de Genval du 18e au 20e siècle (La deuxième église St-Sixte), in Chroniques n° 36 de septembre 2008, p. 22 à 26

Trois églises dédiées à Saint-Sixte (II)

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1905 | Eglise Saint-Sixte sur la Place communale de Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La Place (communale) de Genval est caractérisée par sa forme triangulaire, dominée par l’ancienne église Saint-Sixte, qui fut en fait la seconde église du nom construite à Genval. Elle fut bénite le 3 juillet 1872 (1).

début XXe siècle ↔ mars 2015 © Monique D’haeyere 

Grâce à une souscription publique et la participation active de tous les ouvriers de la commune, un nouvel édifice néo-classique à 3 nefs fut construit à Genval en 1872. Les fenêtres étaient garnies de nombreux vitraux de saint et de belles boiseries ornaient le chœur. On y retrouvait parmi l’ancien mobilier restauré au XVIIe siècle : le banc de communion, la chaire de vérité, les confessionnaux et le grand autel à retables en bois peint, dressé en hémicycle au fond du chœur ; des toiles peintes du 16e au 18e siècle ; une remarquable série de statues gothiques en chêne. Le temps ne s’arrêta pas non plus pour cette nouvelle église dont le centenaire devait coïncider avec son arrêt de mort … en 1972 (2).

Vues depuis la rue de la Fontaine, coll. Philippe Godin 

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1907/1925 | coll. Universiteitsbibliotheek Gent, Imalda De Thaey, Jean-Claude Renier

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vers 1920 | La Cure et l’Eglise Saint-Sixte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

Intérieur église Saint-Sixte coll. CHR

Intérieur de l’église Saint-Sixte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le 6 septembre 1971, après avoir consulté des experts et les services techniques de la province du Brabant, le Bourgmestre Windal estima que la deuxième église St-Sixte se trouvait dans un tel état de délabrement qu’elle constituait une menace pour la sécurité des paroissiens qui la fréquentent. Il interdisit donc à quiconque d’y pénétrer pour quelque motif que ce soit. Le 3 octobre suivant, la Fabrique d’Eglise décida, sous réserve d’accord des autorités supérieures, tant civiles que religieuses, la démolition de l’église existante et son remplacement par un édifice moderne, fonctionnel et polyvalent. Elle souhaita que le presbytère soit inclus dans le nouveau complexe paroissial (…). L’église subsista encore pendant plusieurs années, elle fêta son centenaire, interdite au public, ceinturée de filets qui retenaient les ardoises (3).

Le coq du clocher, symbole paroissial s’il en fut, descendit de son clocher le vendredi 1er septembre dans les bras de Léon Voets, assisté de son frère Fernand. Il fut présenté au Maïeur Paul Hanin et entreprit de faire trois fois le tour des cafés de la Place afin, paraît-il, de respecter la coutume locale. La semaine suivante, les cloches, à leur tour, rejoignirent le niveau du commun des mortels. Elles étaient deux, la petite datant de 1892 et la plus grosse de 1949. Ce fut ensuite le clocher, descendu d’une pièce grâce à une grue gigantesque. Croyants et non-croyants présents eurent une pincée de mélancolie, le clocher dominait la Place depuis 105 ans (4).

après le 1er septembre 1978 | Démontage du clocher de l’église Saint-Sixte
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Eglise Saint-Sixte 1978 c CHR origine Christine Melebeke

1978 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart (photo de Christine Melebeke)

Après la fermeture en 1973 de l’église de la place Communale, les offices furent célébrés dans la salle de gymnastique de l’école Notre Dame des Anges, toute proche. Cet épisode dura 7 ans (5).


→ RÉTRO RIXENSART | Trois églises dédiées à Saint-Sixte
→ PAROISSE SAINT-SIXTE | Les trois églises Saint-Sixte
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Sixte



(1) GHYSSENS Roger, Un portail, deux presbytères, trois églises, Cercle d’Histoire de Rixensart, 2000
(2) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, asbl Brabant Culture, 1994
(3) 
CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d’histoire de la Place communale de Genval du 18e au 20e siècle (1970-1976, On liquide), in Chroniques n° 36 de septembre 2008, p. 61 à 62
(4) Ibid.
(5) PAROISSE SAINT-SIXTE, Les trois églises Saint-Sixte

Trois églises dédiées à Saint-Sixte (III)

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2000 | Église Saint-Sixte, coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart 

La troisième église Saint-Sixte est une construction contemporaine de 1979, bâtie sur les plans des architectes liégeois A. et J. Beaufays, à l’emplacement d’une église précédente qui avait été construite un siècle auparavant. Cette dernière remplaçait elle-même d’autres édifices successifs, toujours dédiés au saint patron, mais localisés à un autre endroit. L’église actuelle, érigée en brique et béton, est relativement discrète dans sa volumétrie extérieure ; seule une croix légère mentionne la destination du lieu. Assez bas, l’édifice occupe un terrain en pente. L’intérieur se caractérise par la prouesse technique pour la structure de la salle d’assemblée, presque en hémicycle : cinq longues poutres, de 24 mètres, sont portées chacune par un pilier à une extrémité et convergent vers une unique colonne située derrière l’autel (1).

Le nouvel édifice en briques, résolument moderne, fut inauguré le 18 mai 1980 (2).

« La convergence des poutres au-dessus de l’autel nous aide à porter notre prière vers le lieu saint » (cfr Curé Norbert Gorissen, lors de la messe de Noël qui a suivi l’inauguration de l’église)(3).

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avril 2013  © Monique D’haeyere


→ PAROISSE SAINT-SIXTE | Les trois églises Saint-Sixte
→ RÉTRO RIXENSART| Trois églises dédiées à Saint-Sixte
→ OBJECTIF RIXENSART
| Eglise Saint-Sixte


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) PAROISSE SAINT-SIXTE, Les trois églises Saint-Sixte
(3) Ibid.

Maison des Jeunes et de la Culture

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avant 1969 | La deuxième Maison des Jeunes de Rixensart

La première Maison des Jeunes ouvrit ses portes, rue de l’Eglise, en la salle du Christ-Roi. On y projetait des films pour les jeunes. Le responsable se nommait Monsieur Roy.

Rapidement, il s’avéra nécessaire de trouver un endroit plus convivial pour accueillir la jeunesse rixensartoise. La commune, administrée par Léopold Gilson, proposa une maison au n° 21 de l’avenue de Merode, à l’endroit où se trouve actuellement le « Clair logis » (1).

 

avant 1969 | Intérieur de la 2e Maison des Jeunes

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1968/1974 | 33 avenue de Merode à Rixensart © Jean-Claude Renier

Construit au moment de l’électrification de la ligne vicinale en 1932, ce bâtiment abrita la sous-station électrique alimentant la section. Il fut repris par la commune lors de la désaffectation de la ligne du tram (2).

La troisième Maison des Jeunes y fut installée offrant une grande salle et plusieurs pièces pour ses ateliers, ainsi qu’un salon et un bar (3).

La transformation de la maison fut complètement repensée et aménagée par les jeunes la fréquentant. La grande salle de l’ancienne sous-station électrique fut utilisée pour des soirées festives, des expositions, les adeptes du tennis de table, l’orchestre et certains ateliers. En semaine, un petit orchestre composé de Francis Bertrand (dessinateur de BD : Marc Lebut et la Ford T) à l’harmonica, Toyo au piano, Bernard Vanderheyden à la contrebasse sans oublier Guy et sa guitare (3). 

André Van Galder et son épouse Marguerite (mieux connus par les jeunes de l’époque sous les noms de ‘Pépé’ et ‘Margaux’ s’occupaient du bar et veillaient à la bonne tenue de la maison (3).

 

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Lors de son inauguration en 1969, le Conseil d’administration de l’asbl était composé de Mr Petit (conseiller communal et président du Conseil d’Administration), André Van Galder (conseil communal et trésorier), Jean Guiot (échevin), Joseph Verté et Joseph Tagnon (conseillers communaux) ainsi que Raymond Van Craynest (secrétaire du Conseil d’administration). (3)

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vers 1969 | Membres de la Maison des Jeunes et de la Culture de Rixensart © Béatrix Van Parijs

Photo légende (par Jean-Claude Renier)

1. LONCIN Claude / 2. PILAET Luc / 3. TASIAUX Claude / 4. MOUSTY Daniel (†) / 5. JANS Jacques / 6. WARMOES Christian / 7. VAN CRAYNEST Raymond / 8. SPINOIT Paul / 9. VAN PARIJS Béatrix / 10. GERVY Jean / 11. DUFRENE Philippe / 12. OSTYN Anne / 13. HUBERT Annie / 14. OSTYN Claude (†) / 15. DELABYE Jean-Pierre / 16. DE CRAECKER Anne-Marie / 17. CHARLES Monique / 18. MASSON Guy / 19. TASIAUX Guy (†) / 20. DELPIERRE Raymond / 21. BAUDOUX Luc

La direction de la MJC fut confiée à Claude Tasiaux, secondé dans cette tâche par Daniel Mousty et Jacques Jans. On pouvait y fréquenter les ateliers suivants : photographie, sérigraphie, émaux, poterie et céramique (atelier soutenu au départ par le célèbre céramiste brabançon : Max Van der Linden), peinture avec Guy Bertrand, musique (il y avait un orchestre). Il y avait également un atelier théâtre, dirigé par Jerry Van Parijs.  Mais aussi une section de danses folkloriques, « La Sarabande » dirigée par Paul Spinoit. Un atelier menuiserie qui a largement contribué aux aménagements de la MJC était dirigé par Daniel Mousty. Egalement un atelier pour les enfants, qui se rassemblaient le mercredi après-midi (4).

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Carte de membre ‘Le Rawplug’ de la Maison des Jeunes

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Le Comité de rédaction du trimestriel ‘L’ancre’ (à gauche, Claude Tasiaux, directeur)

 

La MJC édita une revue trimestrielle appelée ‘L’ancre’ et dont le premier numéro parut le 1er juin 1969. Le comité de rédaction était sous la houlette de Luc Baudoux (4).

 

Labo photos

 

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En 1970, le magazine ‘Femmes d’aujourd’hui’ lança une campagne sur la protection de la nature en collaboration avec le WWF. Jean Gervy organisa une exposition pendant une semaine à la MJC. Il y exposa une collection sur les insectes. Les écoles visitèrent cette expo (4).

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14 avril  1989 | A gauche la Maison des Jeunes, les avenues de Merode (à droite) et Georges Marchal (au centre) © Jean-Claude Renier

Dans les années 1980, la Maison des Jeunes abrita notamment une des premières radios libres du Brabant wallon. Dès  1982, ‘Radio Margot’ (5) « se faisait avec des moyens ridicules … pour ne pas dire avec rien. On devait acheter nos disques et, si mes souvenirs sont bons, payer une cotisation ! » nous expliqua Philippe Deraymaeker, animateur radio qu’on a pu entendre, depuis, sur les ondes matinales de la RTBF (La Première et VivaBruxelles) ou encore sur Mint. A propos de ses premières animations au micro de la radio de la Maison des Jeunes, Philippe Deraymaeker ajoute sur son blog que « Mis sur la voie (ou voix) par un voisin de classe, j’arrive par un mercredi froid aux portes de la maison des jeunes de Rixensart. Le lieu correspondait tout à fait à l’idée qu’on pouvait s’en faire à l’époque. Un peu crade… le patron avait aussi une voiture assez cocasse, une vieille 2CV sur laquelle était écrit : ‘Nucléaire non merci‘ (6).

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janvier 2008 | Maison des Jeunes © Eric de Séjournet

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22 mai 2010 | Ouverture du 33 © Monique D’haeyere

Le 19 mars 2008, le Conseil communal décida de procéder à la rénovation de la Maison de Jeunes et de la Culture, qui plus est abrite également une partie du Service D’clic. Insonorisation de la salle de concert, renforcement de la sécurité incendie, accès pour personnes à mobilité réduite, remplacement des châssis (3) ont été réalisées entre l’automne 2008 et le 31 mars 2010, date de réouverture de la Maison.

Une nouvelle extension de 146m2 a également été construite à l’arrière avec une baie vitrée donnant sur le petit bois et Le Clair Logis. Elle abrite désormais l’Ecole de Devoirs pour enfants de 6 à 12 ans : un lieu d’accueil, d’écoute, de soutien et de convivialité qui vise le développement de l’enfant, tant au niveau physique, psychique, social, scolaire, culturel (7).

Créée par les jeunes, l’asbl Maison de Jeunes et de la Culture est un lieu de rencontres, d’actions et de créations où toute personne est bienvenue sans discrimination (Visages de Rixensart).

Le 22 mai 2010, D’Clic et le MJC ouvrent leurs portes au grand public afin d’y découvrir un lieu entièrement rénové et convivial.

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mai 2010 | Maison des Jeunes et de la Culture © Eric de Séjournet

 


→ OBJECTIF RIXENSART | Maison des Jeunes et de la Culture


(1) TASIAUX Claude, Maison des Jeunes et de la Culture de Rixensart
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) TASIAUX Claude, Maison des Jeunes et de la Culture de Rixensart
(4) Ibid.
(5) ARCHIVES RADIOS, Radio Margot
(6) CORBISIER Jean-Michel, Commentaire sur Rétro Rixensart, 26 mai 2010
(7) Grégory Verté, Echevin de la Jeunesse, Conseil communal du 19 mars 2008

Le Coin perdu, paradis des promeneurs

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après 1909 | Le Coin perdu de Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier 

Partant de la place Cardinal Mercier, la rue du Baillois, sinueuse, nous conduit au Coin Perdu … Paul Buffin (1) écrit en 1996 : Le charme de l’endroit est qu’il est resté village, qu’on y entend encore parler wallon, que tout le monde se salue et semble se connaître. C’est aussi le paradis des promeneurs qui y trouvent des sentiers, piedsentes en vieux français et ‘pichintes’ en wallon. Ceux-ci permettent de découvrir, au fond des creux, à flanc de coteau, ‘le coin perdu’ que les lotisseurs ont épargné. 

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Rue et sentier du Baillois 

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‘Coin perdu’ à Bourgeois (lieu à préciser), coll. Jean-Claude Renier

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vers 1921 | ‘Route vers le coin Perdu et Leur Abri’, coll. Jean-Claude Renier

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1930 | Villa du Coin perdu à Bourgeois (Rixensart), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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1934 | Le Coin perdu, rue du Baillois à Bourgeois, coll. Francis Broche


→ OBJECTIF RIXENSART Rue du Baillois
→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSARTLe Coin perdu

Rue de la Bruyère, de la Mazerine au Poteau

1213B. La Route (Rue de la Bruyère à Genval) c Philippe Godin

1903 | ‘La Route’ coll. Philippe Godin   

Rue de la Bruyère à hauteur de l’actuel Brico à la Mazerine. La fermette à gauche est devenue le restaurant ‘Chez Clément’. 

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avant 1907 | Route de La Hulpe, coll. Jean-Claude Renier

Aujourd’hui ‘rue de la Bruyère, à hauteur de Chez Clément’, selon le Cercle d’Histoire de Rixensart.

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Chez Clément, coll. Francis Dominé

Dans les années 1900 à 1920, âge d’or de la carte postale, des hôtels, restaurants, brasseries vont utiliser ce support comme moyen publicitaire. Souvent le propriétaire posera avec sa famille ou ses employés.

Un siècle après, la même photographie connaît une seconde vie pour un message publicitaire similaire, ici en l’occurrence au profit d’un restaurant genvalois portant le nom Chez Clément, 230 rue de la Bruyère.

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A droite, la maison se trouvant actuellement aux n° 207 et 209 de la rue de la Bruyère à Genval.

Chapelle de Notre-Dame de Lourdes
après 1921 coll. Francis Broche ↔ août 2016 © Monique D’haeyere

Située rue de la Bruyère 130 à Genval, cette chapelle à chambre, du type parfois appelé ‘oratoire’, fut construite par Georges Vanhamme en 1921, en reconnaissance d’une guérison miraculeuse. En effet, Célina Vanhamme, née en 1884, sœur du constructeur, revint guérie d’un pèlerinage à Lourdes en 1920. Une inscription rappelle l’origine de la fondation : ‘En / mémoire de / Célina Van Hamme / guérie à Lourdes / 1921 / A.M.’. Cette inscription figure sur une pierre en octogone irrégulier, scellée dans le fronton au-dessus de la porte (1).

Selon Roger Delooz, c’est l’abbé Coenen de l’église dédié au Sacré-Coeur de Jésus-Roi, aujourd’hui disparue, curé de 1914 à 1928 qui fit bâtir la Chapelle de Notre-Dame de Lourdes à la Bruyère en 1921 (2).

vers 1930 et 1960 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Rue de la Bruyère à Genval, à la hauteur de l’actuel n° 118. Sur le petit parking de l’épicerie Vivo, un range vélos (publicité de Coca-Cola).

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1950 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le bus de la ligne reliant Genval à la Place Flagey à Ixelles vient de passer le lieu dit ‘Le Poteau’, où se situe le château d’eau de Genval.

A droite, le fleuriste Leloup. Selon l’actuelle fleuriste (propos recueillis par Francis Broche), c’est sa grand-mère Marie Noël, chapelière et modiste à Maubroux, qui a commencé à vendre des fleurs à cet endroit. Son mari, Robert Leloup, les cultivait probablement dans la serre.

1950 ↔ août 2016 © Monique D’haeyere


 RÉTRO RIXENSART | Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes

Procession à Froidmont

b66ef-3191370243-1juin 1963 | Tunnel de Froidmont, côté rue Alphonse Collin © Jean-Claude Renier

Procession, probablement organisée à l’occasion de la fête du Saint-Sacrement, le deuxième dimanche après la Pentecôte.

Le cortège vient de la rue Alphonse Collin et se dirige, par la rue de la Ferme, vers le pont de la ligne de chemin de fer 161 Bruxelles-Namur. Jean-Claude Renier, qui a pris cette photo avec l’emblématique Kodak Instamatic 100, précise : On aperçoit sur la photo, à gauche, en costume sombre, le bourgmestre Léopold Gilson. A sa droite, le personnage en imperméable clair et tenant un flambeau, André Delbrassinne des pompes funèbresLe curé que l’on aperçoit de dos sous le dais est Léon Choppinet (1).

2012 ↔ 2017 © Monique D’haeyere


(1) L’Abbé Léon Choppinet est né à Ixelles le 13 mars 1913, fut ordonné prêtre à Malines le 15 avril 1939, et décéda le 11 avril 2006. Il fut curé de la paroisse de Sainte-Croix.

Froidmont, panoramique

Froidmont ca 1950 Collection Marc Collin

1954 | Froidmont, coll. Marc Collin

Cette photo inédite de Froidmont a été prise par Henri Pilmeyer à partir de la rue de l’Augette. En effet, de nos jours il n’est plus possible d’apprécier le paysage à cause de la végétation, souligne Jean-Claude Renier. Outre la Ferme de Froidmont (Meert), qui domine le quartier, on aperçoit la Ferme Mélotte avec son hangar pour ranger le foin. Dans le bas de la photo, l’avenue de l’Avenir et la rue de la Ferme ; dans le haut, la rue de Limal. Remarquez que le quartier de l’avenue Albertine est encore vierge. 

Ferme Mélotte, rue de Limal 33

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avant 1938 | La ferme Mélotte © Roger Mélotte

La façade et le corps de logis donnent du côté de la rue de Limal, au n° 33.

1938 © Roger Mélotte ↔ 2012 © Francis Broche

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avant 1940 | Les moissons à Froidmont © coll. Roger Mélotte

Sur le chariot chargé de gerbes de blé, se trouvent Emile Mélotte et son fils Roger. A côté du chariot, Antoinette Marcq, mère de Roger, ainsi que Armand Hautfenne. A remarquer l’attelage : le chariot en bois avec ses roues à rayons, cerclées de fer et le frein à sabots. Mais aussi les rehausses et les rondins de bois pour augmenter le volume embarqué. On admire la belle allure des chevaux brabançons qui assuraient la traction du charroi, raconte Jean-Claude Renier.

On peut situer l’endroit, approximativement, au début de l’avenue Albertine. A cette époque, juste à l’endroit où commence la déclivité, à hauteur de l’actuelle avenue Winston Churchill, il y avait une grande haie qui démarrait de la rue de Limal jusqu’à la ligne du chemin de fer.

Les prairies et les cultures de la ferme Mélotte se situaient sur les terrains qui se trouvaient entre la rue de Limal et la ligne du chemin de fer, depuis un abreuvoir pour les animaux situé à hauteur du n° 17 rue de Limal et allant jusqu’à la rue des Bleuets (ancien chemin de Nivelles).

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avant 1940 | Les moissons à Froidmont © Roger Mélotte

Sur cette photo, Roger Mélotte réceptionne les gerbes de blé, son père Emile les range et Antoinette Marcq et Armand Hautfenne fourchent. Quant aux gerbes de blé, ils sont assemblées en dizeaux (ensemble de 10 gerbes) sur le champ, précise Jean-Claude Renier.

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vers 1950 | Rue de Limal © Roger Mélotte

Cette photo d’une jument brabançonne et de son poulain a été prise sur le champ bordant la rue de Limal, à hauteur du n° 27, où l’on aperçoit la maison avec son œil-de-bœuf. Les maisons qui suivent, à droite, sont les n° 25, 21 et 19.

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Cour intérieure de la ferme Mélotte © Roger Mélotte

A gauche et de dos, Antoinette Marcq. A l’avant-plan : un cheval brabançon et son poulain. Derrière les personnages, le fumier encadré d’un petit mur. En arrière-plan, on aperçoit quelques maisons de la rue de l’Augette et à tout à gauche, un bâtiment de la ferme de Froidmont, commente Jean-Claude Renier.

Les Roches Fleuries et son jardin alpino-japonais

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Villa ‘Les Roches Fleuries’, avenue des Combattants 140 à Genval
coll. Universiteitsbibliotheek Gent

Le coteau qui s’incline vers la Lasne, à gauche en montant la rue, bénéficie d’un ensoleillement maximal et est protégé des vents d’ouest. Le fait que cet endroit portait anciennement le nom de ‘la coulture à la vigne’ laisse supposer que le Genval des temps révolus comptait des vignerons parmi ses habitants et connaissait le temps des vendanges. Cette particularité n’avait pas échappé à une personnalité aussi étrange qu’attachante, Ernest Van den Broeck (1852-1932), éminent géologue-hydrologue mondialement connu et Conservateur honoraire du Musée Royal d’Histoire Naturelle (1).

1910/1930 coll. Ugent ↔ septembre 2015 © Monique D’haeyere

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Villa ‘Les Roches Fleuries'(côté jardin), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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La vue était superbe, face aux collines du Glain et du Bourgeois, plongeant sur le val et la Grande Bruyère, limitée seulement par les hauteurs de Champles et de Chapelle Saint-Lambert. Pour Ernest Van den Broeck, c’est plus qu’une seconde résidence, c’était un lieu privilégié où il pouvait donner libre cours à son amour des plantes, y tester ses essais de culture et en tirer des analyses scientifiques (2).

Emile Alost, jardinier aux ‘Roches Fleuries’, y avait recensé avant 1927 42 espèces d’oiseaux, dont la moitié y faisaient leur nid (3).

  • ca 1913 | Dans le jardin, on retrouve une falaise en calcaire de la Meuse immédiatement après la plantation (coll. UGent).
  • ca 1931 | Le pavillon, le pont, le Torii, au-dessous du chemin creux. A droite, la Lanterne de neige; à gauche épanouissement de Glycines à longues grappes (coll. CHR) (4)
  • ca 1931 | La Lanterne sanctuaire, gardée par deux Lions de Corée (coll. CHR) (5)

A l’occasion de la « Fête des Combattants et du vignoble », ce jardin alpino-japonais sera ouvert aux visiteurs le dimanche 16 juin 2019, de 10h à 11h (avenue des Combattants 140 à 1332 Genval)


(1) GUINET C. (ingénieur horticole), Le jardin des Roches Fleuries à Genval, in La Terre et la Vie, pp. 220 à 229, 1931
(2) STEENBRUGGEN Geneviève, Spécial Alpino-Japonais, in Chroniques CHR, p. 1, avril 1994
(3) Ibid.
(4) GUINET C., Le jardin des Roches Fleuries à Genval, in La Terre et la Vie, 1931
(5) Ibid.

Deux pigeonniers rosiérois, petit patrimoine wallon ?

Pigeonnier rue du Curé rue de la Chapelle aux Prés à Rosières 6.2019 © Annick Dedobbeleer B

2019 | Le pigeonnier situé au coin de la rue du Curé et de la rue de la Chapelle aux Prés © Annick Dedobbeleer

Rue du Bois du Bosquet colombier Rosières 2.2019 © Annick Dedobbeleer 0

2019 | Le pigeonnier de la rue du Bois du Bosquet © Annick Dedobbeleer

Situé au 38 de la rue du Bois du Bosquet à Rosières, ce pigeonnier hors du temps, dont la tour rappelle plutôt une architecture néo-Renaissance, repose sur un bâtiment de style ‘late Art Déco de type paquebot’ dont on peut estimer la construction entre 1930 et 1940, commente Annick Dedobbeleer.

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2010 & 2014 © Eric de Séjournet
2017 © Monique D’haeyere
2019 © Annick Dedobbeleer

PETIT PATRIMOINE POPULAIRE

Depuis le 1er juin 2019, le nouveau Code wallon du Patrimoine est entré en vigueur … pour plus d’efficacité, de souplesse et d’ouverture dans un souci d’articulation avec le nouveau Code du Développement territorial. Pour la Wallonie, l’avenir du patrimoine est essentiel pour tous, pour des raisons culturelles, sociétales, économiques, et comme l’expression la plus visible de notre sentiment d’appartenance à notre région. Le patrimoine est créateur de liens, le témoignage de valeurs que nous partageons et l’expression la plus durable de l’environnement où nous vivons.

Le petit patrimoine populaire wallon est également concerné. Définition : les petits éléments non classés du patrimoine qui sont reconnus par le Gouvernement comme présentant un intérêt patrimonial, qui sont visibles depuis l’espace public ou accessibles au public, et qui servent de référence à une population locale ou qui contribuent à son sentiment d’appartenance.

Le petit patrimoine populaire qui maille notre région constitue autant de points d’intérêt et de repères pour tous. C’est pourquoi la Wallonie souhaite encourager sa protection. Composés d’éléments plus modestes mais bien présents dans le quotidien de tous, ce petit patrimoine populaire peut bénéficier de subventions destinées à le conserver et à entretenir le sentiment d’appartenance de la population locale.

Un des 17 thèmes du petit patrimoine populaire wallon concerne les biens relatifs à la faune, la flore et aux minéraux. Il s’agit des nichoirs, pigeonniers, colombiers, poulaillers, volières publiques, canardières, pédiluves. serres, pergolas, murs de jardins clos, murs en pierres sèches.

En savoir plus sur les subsides > Agence wallonne du patrimoine

Jardin de la Hêtraie et son arche brisée

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1933 | Jardin de la Hêtraie (1), coll. Jean-Claude Renier

Le fondateur de Genval-les-Eaux … ce fut l’avocat Gustave Smets- Mondez (1861-1938). Il a eu une influence phénoménale sur Genval. Le quartier de Maubroux, la gare, la rue du Cerf, c’est lui. Il a tout fait creuser pour exploiter ses sablières. C’était un véritable homme d’affaires. Initié à la franc-maçonnerie en 1904, il créa en 1913 sa propre loge à Genval sous l’égide du Grand Prieuré d’Helvétie. Il l’installa dans sa propriété de la Hêtraie (juste derrière le château du lac). C’est de là qu’est venue la légende selon laquelle le château aurait été inspiré d’une construction maçonnique. De cette présence maçonnique, il reste peu de chose si ce n’est le chemin du Grand Prieuré ainsi qu’une arche brisée (2).

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L’arche brisée du Jardin de la Hêtraie

2013 © Monique D’haeyere + 2008 © Eric de Séjournet


(1) situé dans l’actuelle avenue Herbert Hoover
(2) MEUWISSEN Eric, Roger Ghyssens raconte l’histoire de Genval-les-Eaux, in Le Soir, 29 novembre 2003

 

La Sablonnière, terrain de jeu des ‘Bourjwettis’ et des ‘Glaintis’

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1920/1930 | La Sablonnière au Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

Jouxtant la Grande Bruyère, la Sablonnière du Glain se situait à l’endroit où fut tracée la route Provinciale, aujourd’hui dénommée l’avenue Franklin Roosevelt.

Vers 1910 naquît le projet de relier La Hulpe à Villers-la-Ville. Les premiers travaux débutèrent pendant la guerre 1914-1918 afin d’occuper les chômeurs. Un grand déblai fut creusé dans la bruyère du Glain dont le sable était transporté vers les Papeteries de Genval. Cet embryon de l’avenue Franklin Roosevelt restera à l’état de sentier et de déblai, entre la papeterie et l’avenue Jean Rosy, jusqu’au début des années cinquante (1).

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1920/1930 | La Sablonnière au Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

L’étendue de la bruyère et la profonde saignée sablonneuse pratiquée dans son flanc étaient le terrain de jeux idéal pour les gamins des années vingt et trente. Tour à tour Sahara, Far-West, Abyssinie, steppe sibérienne, ou Sierra espagnole, la bruyère était le cadre de jeux inspirés du dernier film passé au cinéma du village, d’un livre lu par l’un ou l’autre ou de l’actualité. Le site était adapté aux circonstances et aux lieux les plus divers. Non seulement plaine de jeux, la bruyère devenait parfois champ de bataille. Des gamins descendant la rue des Cailloux les ‘bourjwettis’ (ceux du Bourgeois), attaquaient à coups de cailloux les ‘glaintis’ (ceux du Glain), qui estimaient devoir défendre leur territoire. Généralement cela se terminait par une charge vociférante de ‘glaintis’ qui repoussaient l’adversaire en moulinant du bâton. Les éclopés étaient soignés à la source Jean Rosy, fontaine de la Grande Bruyère ou encore fontaine de la Taillette, au bas de la colline. Près de la fontaine, des eaux ferrugineuses sourdaient, raconte Paul Buffin (2).

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1938 | La Sablonnière du Glain, coll. Jean-Louis Lebrun

De gauche à droite sur la photo : Robert Wery, Emile Boucher et Edmond Linchamps (témoignage de la grand-mère Urbain) (3). Debout à droite, Edmond Linchamps (parrain de l’enfant du même nom). Il tenait une épicerie au coin de la rue du Meunier (Croy) et de la rue neuve (Deceuster).


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) Les feuillets historiques N°11, D’un siècle à l’autre, mai 1997