Rue de l’Augette, l’élégante

VILLA SAINTE-ANNE

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1905/1914 | Villa Sainte-Anne, rue de l’Augette 1 à Froidmont (Rixensart)
coll. Jean-Claude Renier

Dans un grand jardin arboré, cette villa éclectique du début du XXe siècle présente de hauts volumes en brique rouge rayée de bandeaux de brique blanche émaillée. Le haut des murs se termine par une partie enduite et ornée de faux colombages. Un large auvent agrémenté d’une loggia vitrée surmonte l’entrée. Les fenêtres légèrement cintrées sont ornées de brique émaillée et de calcaire. Dans le jardin, un bâtiment annexe plus bas présente le même style (2).

Elle fut construite en 1905 par l’architecte F. Symons, comme en atteste le sgraffite en façade.

Cette belle villa fut en 1996 la demeure de Jaco Van Dormael, auteur du film « Le huitième jour » , explique Jean-Claude Renier.

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8-9 août 1914 | Au verso de cette carte postale adressée à Madame Edouard Vanden Bogaerde (rue Neufchâtel 43 à Bruxelles Saint-Gilles), on lit : Chère Amie, Avec vous de cœur en ce triste anniversaire. Mille bonnes amitiés pour vous et affectueux souvenirs à tous. Nos voeux accompagnent notre brave capitaine. Où est-il ?, signée Léon et Léonie Michiels, Rixensart.

A cette carte, il fut ajouté : Léon est commandant de la garde civique, inutile de dire qu’il fait bravement son devoir. Que Dieu vous garde tous pour des temps meilleurs.


VILLA LE VERGER

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1914 | Rue de l’Augette, à proximité du Sentier du Chemin du Meunier à Froidmont
coll. Francis Broche

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vers 1930 | Éd. J. Pierrard, Rixensart, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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coll. Cercle d’Histoire de Rixensart


VILLA DES ROSSIGNOLS

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Villa des Rossignols, rue de l’Augette à Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

1914 | Villa Rossignol, coll. Jean-Claude Renier
1914 | Villa Les Rossignols, coll. Francis Broche


RUE DE L’AUGETTE 44

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1953 | coll. Henri Marits

Villa sise à hauteur du n° 44 de la rue de l’Augette à Rixensart.

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2016 © Monique D’haeyere


RUE DE L’AUGETTE 44 ET SUIVANTE

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coll. Jean-Claude Renier

Rue de l'Augette 2019 © Google Streetview

2019 | Rue de l’Augette © Google Streetview


RUE DE L’AUGETTE VUE DEPUIS LA FERME DE FROIDMONT

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coll. Josiane Meert

Vue sur quelques maisons de la rue de l’Augette depuis la ferme de Froidmont.


SHOOTING BOX

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1908 | Shooting Box (1), au croisement des rues Albert 1er (2) et de l’Augette
coll. Jean-Claude Renier

521C. Rue de l'Augette 2011 © Francis Broche

Rue de l’Augette n° 63 à Rixensart
mai 2015 © Monique D’haeyere


(1) maison de campagne qui fournit un hébergement pour une partie de chasse pendant la saison de chasse
(2) actuellement la rue du Monastère

Rue de l’Augette, la fervente

CHAPELLE SAINTE-ANNE


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1978/1980 | Chapelle Sainte-Anne © André Delbar

Cette chapelle, vraisemblablement la plus ancienne du village de Rixensart, s’abrite au flanc du talus qui marque l’angle de la rue de l’Augette avec la rue Alphonse Collin. C’est en face d’elle que se serait située la première cense de Froidmont (1). 

En 1980, lors des travaux d’égouttage de la rue Alphonse Collin, la chapelle fut sérieusement endommagée par la manœuvre d’engins lourds, mais restaurée en 1988.

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1991 © Francis Broche

Cette photo argentique date de juillet 1991, soit un an ou deux avant la vente de ce terrain et la construction de la maison actuelle, explique Francis Broche. Sur ce terrain on installait un ponton, terme utilisé par Madeleine, mon ancienne voisine de rue de Limal. Ce ponton ou guinguette permettait aux habitants du vieux quartier de Froidmont de faire la fête et de danser, probablement dans les années 1920/1930.

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coll. Francis Broche

Aquarelle de la chapelle Sainte-Anne réalisée par l’artiste rixensartoise Colette Carpentiez (2).

1996 © Michel Nauwelaers
1998 | Rénovation de la chapelle Sainte-Anne © Syndicat d’Initiative de Rixensart

novembre 2013 + octobre 2014 © Monique D’haeyere

Le 19 décembre 2010, la chapelle fut vandalisée et la statue dérobée, précise Monique D’haeyere.


LA MÉLANE, DÉROBÉE, RETROUVÉE, RESTITUÉE

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1978/1980 | Chapelle de La Mélane, rue de l’Augette 47 à Rixensart © André Delbar

Cette chapelle pédiculée en briques blanches date de 1964. La chapelle privée se trouve dans le mur de la propriété ‘La Mélane’. Une grande boîte aux lettres est aménagée sous la niche (3).

27 juillet 2008 | Chapelle de La Mélane © Francis Dominé
novembre 2016 © Monique D’haeyere

Une porte grillagée et vitrée protégeait une statue de la Vierge assise, soutenant l’Enfant Jésus debout. La statue fut sculptée par M. Harry Elström, qui fut enseignant à Saint-Luc à Bruxelles (†1985). Le 15 août 2010, un écriteau ‘Honte au voleur’ rappela aux passants que la statue fut dérobée …

Quelques mois plus tard, le mardi 14 juin 2011, Jean-Luc Fontaine, un topographe liégeois de Tuc Rail (4) fit une découverte étonnante sur le chantier du RER à Rixensart. Empruntant le sentier le long de la voie du chemin de fer menant au pont du Pèlerin, il retrouva la statue de la Vierge-à-l’Enfant dans un buisson. Comme elle est signée, Jean-Luc Fontaine fit des recherches sur Internet et … prit connaissance via RÉTRO RIXENSART de la disparition de la statue. Grâce à lui, les propriétaires de ‘La Mélane’ ont retrouvé le 18 juin 2011 leur Vierge-à-l’Enfant, un cadeau de mariage.

Je me réjouis de ce que cette œuvre a été retrouvée et restituée. Encore une fois, si chacun de nous observe et est attentif dans son quartier, nous pouvons nous rendre très utiles et participer ainsi au bien-être de son voisin, écrivit Francis Dominé en juin 2011.


CHAPELLE DE LA SHOOTING BOX

521. Chapelle Notre-Dame-de-la-Vierge-à-l'Enfant 1978-1980 © André Delbar

1978-1980 © André Delbar

Chapelle Notre-Dame-de-la-Vierge-à-l’Enfant au croisement des rues du Monastère et de l’Augette.

26B. Shooting box Rue de l'Augette 2009 © Eric de Séjournet

décembre 2009 © Eric de Séjournet


(1) Cercle d’Histoire de Rixensart
(2) CARPENTIEZ Colette, Balade Aquarellée dans Rixensart (1ère édition)
(3) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(4) Tuc Rail : bureau d’études en charge du chantier RER

Froidmont vu de la rue de l’Augette

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avant 1970 © Marc Collin

Cette vue panoramique sur le quartier de Froidmont est prise depuis la rue de l’Augette à Rixensart. André Collin y avait un atelier de fabrication de transformateurs 110 Volt / 220 Volt. L’atelier fut en activité de 1950 à 1980. On aperçoit le toit de cet atelier dans le coin inférieur droit ainsi que deux petites cheminées, explique Francis Broche.

La tension du réseau venait de passer de 110 v à 220 v et les anciens appareils électriques fonctionnant en 110 v ne pouvaient pas être branchés sur du courant en 220 v. Ces transformateurs permirent donc de prolonger la vie des premiers frigos et autres fers à repasser électriques …

A cette époque la ferme de Froidmont était toujours en exploitation, on aperçoit dans le coin inférieur droit la prairie où paissaient généralement les moutons.

Photo-légende

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Château d’eau, rue du Plagniau

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1908 | coll. Jean-Louis Lebrun

En 1901, il fut décidé d’ériger un château d’eau à l’angle des rues de l’Institut et du Plagniau (1), au-dessus du talus à 96 mètres d’altitude. Construit en briques soutenues par des piliers de béton, il était coiffé d’une grande cuve, également en béton. La distribution publique d’eau était inaugurée. Au Bourgeois, un réservoir en maçonnerie entouré de remblai de terre gazonnée servait de relais. Il était situé à la cote 114 (2).

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1910 | coll. Jean-Claude Renier

Entré en fonction en 1905, ce château d’eau remplaça les anciennes pompes et alimenta les bornes fontaines pour les habitations non raccordées au réseau (3).

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coll. Jean-Claude Renier

En mai 1940, les installations de pompage ont été fortement endommagées au cours des combats, obligeant les habitants de se ravitailler pendant plusieurs semaines aux sources (à l’arrière du château ou aux étangs Gillet dans le Parc communal) (5).


(1) avant 1955, la rue du Plagniau était dénommée rue du Château d’Eau
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(4) avant 1955, la rue du Plagniau était dénommée rue du Château d’Eau
(5) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007

Avenue des Merisiers

VILLA LES BLUETS

Villa Les Bluets Genval c Philippe Godin (14)

Avenue des Merisiers à Genval, coll. Philippe Godin

Dans les alentours du lac de Genval, cette villa s’inscrit dans un grand jardin entouré de haies. Oeuvre de l’architecte F. Symons, cette maison de style ‘villégiature’ est représentative des bâtisses ayant été construites dans le quartier du lac au début du XXe siècle. Au plan principal rectangulaire se sont ajoutés une petite tourelle d’angle et un large bow-window haut de trois niveaux. Les façades cimentées à faux-joints appareillés s’ouvrent de baies en plein cintre ou à linteau droit. Des vitraux ferment certaines baies. Un sgraffite inscrit dans l’allège d’une des fenêtres de l’étage porte le nom de la maison ‘Les Bluets’ et son maître d’œuvre (1).

Villa Les Bluets avenue des Merisiers 3 Genval 3.2020 © Annick Dedobbeleer

2020 | Villa Les Bleuets © Annick Dedobbeleer

Les Bluets avenue des Merisiers

mars 2017 © Monique D’haeyere


VILLA LES OEILLETS

Dans le quartier du lac de Genval, au cœur d’un jardin, cette habitation de style ‘villégiature’ remonte au tout début du XXe siècle. Elle a été réalisée par F. Symons, maître d’œuvre de plusieurs maisons des bords du lac. Construite en brique sur un haut soubassement, la maison est peinte et partiellement enduite à faux colombages. Ses façades sont animées ça et là de bow-window et de décrochements. La maison a été rénovée récemment et sert de dépendance au Château du Lac (2).

Villa Les Oeillets avenue des Merisiers 5 Genval 4.2020 © Annick Dedobbeleer

2020 | Avenue des Merisiers n° 5 © Annick Dedobbbeleer


VILLA LES HIRONDELLES

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1908/1914 | Avenue des Merisiers n° 6, coll. Philippe Godin 

En retrait de l’avenue des Merisiers, derrière une belle grille aux lignes rectilignes, cette imposante villa du début du XXe siècle se démarque dans le quartier du lac de Genval par son style éclectique, teinté d’Art Nouveau dans certains détails notamment des ferronneries (3).

→ RÉTRO RIXENSART | Villa Les Hirondelles, belvédère sur le lac


AVENUE DES MERISIERS n° 9

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Avenue des Merisiers n° 9 | coll. Ian Martin

Cette plaque en cuivre ou laiton de la S.A. Ponts, Tunnels & Terrassements Genval fait partie de la mémoire industrielle de Genval. En effet, Edmond Claeys fut membre du  ‘Groupe 36 Génie civil’ de l’Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles 1958 et administrateur de la S.A. Ponts, Tunnels et Terrassements. Siège : ‘Sans-Souci’, avenue des Merisiers 9 à Genval.

D’autre part, Raymond Becquevort, industriel, né le 22 octobre 1886, ingénieur civil des mines, bourgmestre de Genval, Membre de la Chambre des Représentants (session 1949-1950) fut également administrateur-délégué de la S.A. Ponts, Tunnels et Terrassements.


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009
(2) Ibid.
(3) Ibid.

Drève du Château … jusqu’à la gare

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après 1930 | Drève du château à Rixensart, et …
perspective du château des Princes de Merode

L’ancienne drève du Château ou drève des Marronniers relia le château de Rixensart à la gare. Elle devint (en partie) l’avenue Jean Herman (1), résistant de la guerre 1940-1945, décédé à Lingen (Allemagne) suite à sa déportation. Une barrière de fer ouvragée fermait la drève, en face de la gare, pour marquer son caractère privé. Une petite porte en permettait cependant l’accès aux piétons. En 1933, lors du lotissement, cette barrière fut déplacée à l’entrée de la drève du Château actuelle (2). Elle fut définitivement supprimée en 1940 (?), date à laquelle le prince de Merode céda l’avenue à la commune (3)(4)(5).

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Drève du Château et entrée principale du Château de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

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Drève du Château à Rixensart
1986 © Hommes et Patrimoine
1991 © Jean-Claude Renier
2016 © Monique D’haeyere

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avant 1945 | Partie de la Drève du Château qui,
après la Seconde Guerre Mondiale, devint l’avenue Jean Herman
coll. Jean-Louis Lebrun

→ OBJECTIF RIXENSART | Drève du Château


(1) Sur le plan des rues de la commune, l’avenue Jean Hermant est orthographié avec un ‘t’ alors que sur le Monument aux Morts dans le cimetière de Rixensart (rue de l’Institut) dédié aux fusillés et résistants rixensartois son nom est orthographié Jean Herman (sans t donc).
(2) De cette barrière subsiste encore une moitié de pilier (voir photos ↓)
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(4) Selon Léon Levy, la grille de la Drève du Château n’a pas été supprimée en 1940 mais dans les années 50.
(5) Selon Freddy Smit, la barrière métallique ne fut pas supprimée en 1940. La famille Smit est venue habiter à côté de celle-ci en 1953 et la barrière y était toujours. On jouait au foot ou au tennis sur cette petite place. On ouvrait les 2 grandes portes pour laisser passer les voitures de temps à autre. La barrière a été enlevée totalement vers 1960.

Jean Vanden Eeckhoudt (1875-1946), artiste peintre rixensartois

Jean Vanden Eeckhoudt et sa femme

1946 | Portrait du peintre Jean Vanden Eeckhoudt et de sa femme Jeanne
Huile sur toile – Don de Mme Jean Vanden Eeckhoudt et de ses enfants (Bourgeois-Rixensart, 1947)

Paul Delvaux, Jean-Marie Bertrand, Pierre Paulus, Jack Jefferys, Jean-Jacques Dopagne, Paul Smars, Henriette et Alice Ronner. Rixensart, n’aurait-il pas été un petit Laethem-Saint-Martin, sans le savoir, si aux peintres déjà cités on ajoute Jean Milo, James Thiriar et Jean Vanden Eeckhoudt ? (1)

Jean Vanden Eeckhoudt résida depuis la fin des années trente au n° 35 de la rue Haute à Bourgeois (2).

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2020 | Rue Haute 35 à Bourgeois-Rixensart © Phil Edengarden

Né à Bruxelles dans une famille d’artistes, Jean Vanden Eeckhoudt y fait ses études sous la direction de son oncle Isidore Verheyden et du peintre français Blanc-Garin. D’abord néo-impressionniste, ‘Vanden’, comme l’appelaient ses amis, se lie d’une étroite amitié avec Théo Van Rysselberghe, un des principaux représentants du pointillisme en Belgique. En découvrant la lumière dans le Midi de la France, l’artiste use de couleurs vives et contrastées, il simplifie les formes et se rapproche de l’école fauve. Il se rapproche d’Henri Matisse, de Simon Bussy et d’André Gide. À partir de 1915 et ce pendant plus de vingt années, Jean ‘Vanden’ travaille dans le Midi (3)(4). 

Alors qu’il peint le portrait de Catherine Gide (1935), ‘Vanden’ atteint de cataracte, perd complètement la vue d’un œil. L’autre œil est menacé. Il rentre définitivement en Belgique en 1937 afin de permettre à son épouse Jeanne, malade, d’être mieux soignée. Il se fixe à Bourgeois-Rixensart. C’est aussi l’occasion pour lui de retrouver tous ses anciens amis. Il se tourne vers le portrait, explorant la nature humaine et exprimant la vie profonde du personnage (5).

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2020 © Phil Edengarden

Jean Vanden Eeckhoudt décède en septembre 1946 et est inhumé au cimetière de Bourgeois.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) Wikipedia
(4) Le Soir du 24 avril 2008
(5) Lancz Gallery
(6) Photo | Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

Avenue Albertine, sur la Boscaille Navette

Froidmont Quartier Albertine avril 1964 © Jean-Claude Renier

avril 1964 | Vue depuis l’avenue Albertine © Jean-Claude Renier

L’avenue Albertine, l’ancien chemin n°7, doit son nom à la comtesse de Merode (1899), soeur du prince Félix. Ce quartier se situe sur la Boscaille Navette de jadis, écrit Paul Buffin (1).

Cette photo a été prise du quartier de l’avenue Albertine en direction de la gare de Rixensart, explique Jean-Claude Renier. On y aperçoit les dernières maisons du bas de la rue de Limal et la rue Alphonse Collin. Le petit atelier au toit incliné, situé à droite dans la rue A. Collin, était la menuiserie Renoy. A cette époque le tram W circulait encore et on pouvait encore voir quelques trains vapeur qui manœuvraient dans la cour à marchandises de la gare de Rixensart. Quant à la prairie en avant-plan, elle était exploitée par la ferme Leloup, qui elle-même était située au bas de la rue de Limal. On y avait accès par un sentier qui donnait dans le bas de la rue de Limal et qui, aujourd’hui, est devenu l’escalier menant à la petite avenue Albertine. Au-dessus de l’horizon pointait le château d’eau de Rixensart, situé rue du Plagniau.

1965/1969 | Avenue Albertine n° 24 © Pierre De Coninck

Cette maison est située en terrain de fond au 24 de l’avenue Albertine. Le jardin donne sur la rue de Limal. Sur la première photo, on distingue d’ailleurs la partie supérieure d’une des maisons de la rue de Limal. Sur la photo prise de l’intérieur de la maison, on reconnaît à l’extérieur une Citroën Ami 6 ainsi qu’une autre maison située avenue Albertine, commente Pierre De Coninck.

avril 1964 | Premières maisons construites à l’avenue Albertine © Jean-Claude Renier

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décembre 1964 | Avenue Albertine n° 28, coll. Mireille Malcorps

Cette photo a été prise par M. Malcorps, père de Mireille, qui habitait au n° 28 de l’avenue Albertine. Du jardin, on aperçoit au second plan les toits de trois maisons de la rue de Limal, raconte Jean-Claude Renier. De gauche à droite, les n° 25, 21 et 19 de la rue de Limal. En arrière-plan, à gauche la prairie où a été tracée l’actuelle avenue du Touquet et à droite la ferme de Froidmont.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Avenue des Acacias

Villa Les Hussards avenue des Acacias 27 Rixensat 4.2020 © Annick Dedobbeleer 1

2020 | Villa Les Hussards © Annick Dedobbeleer

Au décès en 1904 de la comtesse Charles de Montalembert, née Anne-Henriette de Merode, ses quatre filles héritent de bois et de terres à Rixensart et au Bourgeois. Ce domaine d’environ 104 hectares, s’étend, sur Rixensart, du bois du Héron à celui de la Vieille Taille (avenue de Villefranche) et au champ de Froidmont. En indivision, elles décident, en vue de valoriser leur patrimoine, de fonder la Société Immobilière de Rixensart, devant le notaire Dubost, en 1907. Entre les années 1910 et 1920, des terrains sont vendus et des ‘avenues’ sont tracées. En 1921, la commune donne un nom à ces avenues (de Montalembert, des Acacias et des Sorbiers) et les rachète en 1922 (1).

VILLA LES HUSSARDS

Au numéro 27 de l’avenue des Acacias, la villa Les Hussards se démarque des autres. Cette villa Art déco de la première moitié du 20e siècle s’inscrit en léger retrait de la rue, dans un jardin. D’un gabarit modeste, cette habitation au revêtement crépi et blanc affiche des lignes nettes et une composition sobre et bien équilibrée, jouant sur les ouvertures horizontales et verticales, les ressauts et les angles coupés en biais, les terrasses, auvents et toitures plates, ainsi que sur des détails de style ‘Paquebot’. Sur les piliers encadrant la grille d’entrée sont précisés les noms de ‘L. Pierrard’, architecte à Rixensart, et ‘H. Hautfenne’, entrepreneur à Rixensart également (2).

Quant à Annick Dedobbeleer, elle classe cette villa dans le courant du Modernisme pratique, un mouvement architectural qui a connu son essor entre 1920 et 1940, en parallèle avec l’Art Déco (3). Selon elle, l’affirmation que la maison comporterait des détails de style ‘Paquebot’ n’est pas justifiée. En effet, pour pouvoir parler de ce style, il faudrait que certains éléments soient inspirés de l’architecture navale : fenêtres hublot, murs et angles arrondis, avancées en forme de proue, etc. (4).

Annick Dedobbeleer estime l’état et le style initial de la villa ‘Les Hussards’ bien préservé. La géométrie verticale et horizontale est l’ornement de la façade. C’est une architecture sobre et épurée aux volumes cubistes. Pas de millésime mais deux pierres attestent du nom de l’architecte et de l’entrepreneur. 

Quelques éléments remarquables : la boite aux lettres intégrée dans le muret, la lanterne en fer forgé, le garde-corps de la pergola et les grilles de l’entrée en acier tubulaire, le lettrage Art Déco qui identifie la maison ‘Les Hussards’, la verrière verticale à croisillons qui illumine la cage d’escalier, le toit plat et le retrait à l’étage pour la pergola et l’insertion de lignes épurées (fenêtres à bandeaux, verrière verticale, garde-corps), confèrent à cette maison un caractère Moderniste presque parfait. 

La porte d’entrée n’est plus d’origine, correctement intégrée, elle ne répond pas au style. De même, les trois panneaux – lignes blanches à angles droits – insérés au sommet (gauche) de la verrière sont actuellement peints en blanc alors qu’ils devaient probablement être noirs à l’origine pour soutenir l’équilibre visuel de la façade.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009
(3) 1920 – 1930 = Early Art Déco et 1930 – 1940 = Late Art Déco
(4) cfr le bel exemple autour du lac – maison entre le Chalet et le bar à champagne – qui a complètement été dénaturée par une peinture beige unie inadéquate démolissant ainsi le rythme de la façade en blanc et noir voulu par l’architecte.

Chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs, pieta

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1956 | Chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs, Place Jefferys
coll. Anne-Marie Delvaux

Construite par la famille Grégoire en 1935 en remerciement pour une guérison, cette chapelle fut aménagée sur l’emplacement de la pharmacie actuelle, au coin de la rue des Déportés (1) et de la rue de l’Institut à Rixensart.

En 1956, lors de l’aménagement du carrefour, la chapelle fut déplacée à l’entrée de la rue de l’Institut. Une première grue vit ses amarres sauter et il fallut avoir recours à une grue plus puissante pour faire le travail.

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juillet 2017 | Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs © Monique D’haeyere

L’origine de la chapelle remonte à un événement familial. Les familles Grégoire et Hautfenne étaient alliées par mariage et leurs propriétés, voisines, se trouvaient à l’emplacement occupé de nos jours par le haut de la rue de l’Eglise, l’avenue des Déportés (1) et la rue de l’Institut. Une grande grille protégeait la propriété des Hautfenne et un immense noyer ainsi que d’autres arbres fruitiers offraient aux enfants chapardeurs l’attrait de leurs fruits. Trois Hautfenne, un hommes et deux femmes, tous célibataires, y habitaient. L’homme, de caractère peu accommodant, tira au fusil pour effrayer la petite fille Grégoire, sa nièce, venue à la maraude. De saisissement, la gamine, raconte-t-on, devint muette. La famille Grégoire promit l’édification de cette chapelle, à la suite de la guérison de la fillette qui, par après, vint encore habiter dans la maison voisine. La guérison eut lieu, pendant que le père se trouvait à Lourdes (2).

La chapelle fut propriété de la famille Delvaux-Vanderbeek.

Entrée de la Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
2009 © Berna de Wilde d’Estmael
octobre 2015 © Monique D’haeyere
juillet 2017 © Monique D’haeyere

Aujourd’hui, cette chapelle à chambre est entourée d’arbres et de feuillages. On accède à la chapelle par quatre marches en dalles et petit parvis. Un portail en pierres de taille blanches est surmonté de la pierre d’angle portant la date : MCMXXXV, soit 1935.

L’ensemble est en briques rouges. Une grande porte blanche s’ouvre par deux battants, munis chacun d’une petite vitre protégée par un grillage. Au-dessus du pignon percé d’un oeil-de-boeuf, on remarque une belle croix grecque en pierre bleue.

La chapelle est entretenue par les paroissiens. Elle a un bel aspect architectural dans son cadre de verdure, mais tend à disparaître sous celle-ci. Le chapelet y est récité régulièrement. Fleurs et ex-voto ornent le lieu (2).

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2014 | Pieta © Cedric Muscat

À l’intérieur, une ‘pieta’ est posée sur l’autel, sur le bord duquel on peut lire une inscription : « Vous qui passez, voyez s’il est une douleur semblable à la mienne ». Un buste en plâtre du Sacré-Coeur est également déposé sur l’autel et un médaillon en bois de la Vierge, accroché au mur (2).


(1) l’actuelle avenue de la Châtaigneraie
(2) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, p. 43 et 44, 2000

La Calvaire de l’avenue de Merode

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Projet d’un calvaire commémorant la ‘mission de 1954’
dans les paroisses de Bourgeois et de Rixensart
Auteur de la maquette : M. Jean-Pierre Ghysels, dinandier-ciseleur à Bruxelles
photo | coll. Vivien de Walque

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coll. Jean-Claude Renier

L’oeuvre finale fut érigée à l’angle de l’entrée de la maison communale et de l’avenue de Merode. Ce monument commémore les missions paroissiales de 1954. Il a été entièrement payé par les paroissiens des églises Saint-François-Xavier du Bourgeois et Sainte-Croix de Rixensart, avec le produit des collectes organisées au cours de la mission. La bénédiction du monument eut lieu le 23 avril 1954.

Calvaire avenue de Merode (La Vallée de la Lasne concours photo 1970 Van Parys Louise) AV5 © SI Rixensart

1970 | Concours de photos noir et blanc organisé par le Syndicat d’Initiative de Rixensart sur le thème de la Vallée de la Lasne. Photo présentée par Louise Van Parys, rue de l’Eglise à Rixensart. Légende : Femme, voici Ton fils …

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juillet 2008 © Eric de Séjournet

Les personnages sont en cuivre battu, d’une hauteur de 2,30 m. Sur un socle en briques, haut de 1,55 m est dressé la croix; de part en d’autre du socle, une console porte les statues de la Vierge et de saint Jean. La hauteur totale de l’ensemble est d’environ 5 m (…). La croix semble un fléau de balance immobilisé au centre, entre l’affliction et l’espérance. Les lignes des personnages sont dépouillées (1).

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2008 © Eric de Séjournet > 2012 © Monique D’haeyere > 2014 © Eric de Séjournet > 2018 © Monique D’haeyere


(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Avenue Albert Ier

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Villa ‘Le Ravin’, située avenue Albert Ier 288 à Genval. Elle fut construite par N. Lacroix, qui  construisit également à Genval la villa ‘Les Bouleaux’, coll. Philippe Godin

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Villa ‘Le Joli Mai, coll. Hubert Desgain

Située au 286 de la avenue Albert Ier à Genval, cette villa a fait place pour la Résidence Les Terrasses. A gauche, la villa ‘Le Ravin’ (voir photo ci-avant).

Le Ravin avenue Albert Ier Genval 5.2019 © Francis Broche

mai 2019 | Le Ravin © Francis Broche

Avenue Albert Ier 288 et 286 Genval © Google 2019

2019 | Avenue Albert Ier


→ ARBORESCENCE | 5 Hêtres pourpres, l’avenue Albert Ier dégarnie

Bodega le Mar-ca-tchou, le Chalet Normand

Chalet Normand lac de Genval

1933 | Le bord du lac de Genval et le futur Bodega le Mar-ca-tchou

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Bodega le Mar-ca-tchou, actuellement le Chalet Normand 

En 1970, la Fédération Touristique du Brabant fait l’éloge du Chalet Normand : Sur la rive Est, il offre le charme d’un cadre somptueux ordonné autour d’un grand feu ouvert et rehaussé de tableaux de maîtres et de boiseries, en chêne massif, artistiquement sculptées. Une terrasse fermée et chauffée en hiver sert de salon de dégustation (1).

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1933 | Intérieur du Bodega le Mar-ca-tchou

1977 | Le Chalet Normand, coll. Monique D’haeyere ↔ avril 2015 © Monique D’haeyere

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1989 | Le Chalet Normand © Anne-Marie Delvaux
2009 © Eric de Séjournet

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avril 2015 | Le Chalet Normand © Monique D’haeyere + janvier 2016 © Monique D’haeyere


(1) DEMULLANDER Jean, Le Lac de Genval, Fédération Touristique du Brabant, 1970

Clinique, rue du Panorama

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Terrasse côté jardin de la clinique à Rosières, sise rue du Panorama, coll. Elly Smit

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2009 © Google Streetview

Une maternité exista dans l’ancienne commune de Rosières. Après la Seconde Guerre mondiale un grand nombre d’enfants sont nés (1). Ce n’est pas le simple rattrapage d’un déficit des naissances dû à la guerre, mais un comportement optimiste de la population provoqué par une conjoncture favorable qui persista jusqu’au milieu des années soixante. Après 1965, les statistiques de natalité montrent à nouveau une tendance à la baisse (2).

Le baby boom des années ’50 et ’60 a obligé la société à s’adapter et explique l’ouverture de nouvelles maternités, telle celle de Rosières.

Selon trois documents présentés par Elly Smit, il existait en août 1949 à Rosières-Saint-André une MATERNITÉ & CLINIQUE DIÉTÉTIQUE, dénommée ‘La Vie Naturelle‘ (tél 53.68.80). Elle fut probablement privée et n’ouverte qu’à l’automne 1949, car la brochure de présentation était encore « à l’impression », le 16 août 1949.

Dans une lettre adressée à la même date à une future maman, R. Mertens, directeur administratif de la maternité, écrit : « Suite à votre demande, je vous envoie ci-après les renseignements demandés. Je regrette de ne pouvoir vous envoyer actuellement la brochure qui est à l’impression. Si vous avez un médecin ou une accoucheuse, vous pouvez rester en traitement chez eux. Notre personnel est à leur disposition ainsi que le matériel, stérilisation y compris. Si vous n’avez pas de médecin ou si vous ne désirez pas en prendre, un qui ne soit pas gynécologue spécialiste, nous avons notre obstétricien le Dr. Defillet qui se mettra à votre disposition. Nous avons des chambres à 1 lit : A- à 250,- frs par jour, B. à 235, des chambres 2 lits à 225, en salle 175. La location de la salle d’accouchement et les frais pharmaceutiques normaux se montent à fr. 600, pour les chambres à 1 lit et à 500 fr, forfaitairement, pour les chambres à 2 lits et les salles. Les mutualistes sont admis. Quelques jours avant l’accouchement prévu, il nous serait agréable de recevoir, pour stérilisation, les langes, brassières, bandes ombilicales et bandes hygiéniques, marqués. La maternité est située dans un cadre superbe que je vous invite cordialement à visiter ».

Le 3 octobre 1949, la maternité envoie une nouvelle lettre … plutôt insistante. R. Mertens écrit : « Il y a quelque temps vous aviez bien voulu nous demander des renseignements au sujet de la Maternité. Bien que le corps médical et les accoucheuses qui ont vu nos installations soient unanimes à dire qu’elles sont vraiment très bien, nous voudrions faire connaître et apprécier notre Maternité par les mamans elles-mêmes. Dans ce but, nous voulons accorder un avantage important aux 10 premières accouchées inscrites. Nous voulons accepter uniquement le tarif mutuelle soir fr. 100 par jour et 850 fr pour l’accouchement. Pour une chambre à 2 lits : 125; 1 lit cat. B. 150; 1 lit cat. A. 175; accouchement : 850. Nous sommes persuadés que vous voudrez bien profiter de ces conditions tout-à-fait favorables mais limitées en vous faisant inscrire sans tarder. Vous en serez tout-à-fait satisfaite ».

Dans une troisième lettre, datée du 19 novembre 1949, le même directeur écrit : « Le moment de l’accouchement approche. Je me permets de vous rappeler de bien vouloir nous faire remettre sous peu les linges de bébé : langes fins et gros, bandes ombilicales, brassières et chemisettes (marqués). Veuillez joindre également un paquet de bandes hygiéniques à jeter. Votre chambre vous attend.

Dans un acte de naissance portant le n°14, Michel Delabye, bourgmestre de Rosières enregistre le 21 décembre 1949 une naissance « rue des Juifs numéro 11« .


(1) Peu après 1945, 100.000 naissances par an sont enregistrées en Belgique. Ce nombre est ensuite passé à 160.000 en 1963.
(2) MeFirst.be, Babyboom + Wallonie en ligne, la société wallonne depuis la libération.

Avenue de Merode, ex Grand’Rue

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Groupe de villas, Grand’Rue (actuellement avenue de Merode)
coll. Imelda De Thaey

L’avenue de Merode présente trois visages assez différents. La partie commerçante va de la place de la Vieille Taille à l’avenue de Montalembert. La deuxième partie, administrative et commerciale, comprend le Fond du Bois et s’arrête au rond-point Roger Hanin. Quant à la troisième partie, plus résidentielle, elle part de l’avenue Kennedy et aboutit à l’entrée de Bourgeois, rue Haute.

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1922/1930 | Avenue de Merode, direction le centre de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Deux cyclistes reviennent du centre de Rixensart et remontent vers Bourgeois. A droite des cyclistes, on distingue la ligne vicinale reliant Wavre à Braine-l’Alleud et Waterloo. A hauteur des personnages, une borne-fontaine.

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FERME SANS-SOUCI

1906/1913 | Ferme Sans-Souci située dans l’actuelle avenue de Merode (direction Bourgeois)
coll. Louis Lebrun

Ferme Sans-Souci côté jardin 1906 coll. Jean-Louis Lebrun

1906| Ferme Sans-Souci, côté jardin, coll. Louis Lebrun

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2010 © Francis Broche + novembre 2013 © Monique D’haeyere


VILLA MON CAPRICE

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1930 | Villa Mon Caprice, sise avenue de Merode 105 à Rixensart,
coll. Jean-Claude Renier

Vila Caprice avenue de Merode 105 © Serge Watté

2020 © Serge Watté

Suite à une tempête, la clôture a été endommagée par la chute d’un Hêtre. A droite, on distingue l’Etablissement Genné.


LES GODILLOTS

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Avenue de Merode à l’entrée de Bourgeois, coll. Francis Broche

En haut à gauche débute la rue Haute. A l’avant-plan, on reconnaît la villa occupée aujourd’hui par l’asbl Les Godillots (1).

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2010 © Monique D’haeyere

(1) Cette asbl assure un service d’accueil de jour pour enfants et adolescents présentant un trouble du comportement (dysharmonie évolutive, état psychotique, pré-psychotique, autistique ou névrotique) et qui, de ce fait, ne peuvent fréquenter l’enseignement. L’institution assure en journée une prise en charge thérapeutique mais également éducative et pédagogique.


VILLA LES IRIS

1905 | Villa Les Iris, avenue de Merode 98 à Rixensart (coll. Jean-Claude Renier) <> 2020 © Serge Watté

Le Chemin du Grand Prieur et l’avenue Herbert Hoover

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début XXe siècle | Panorama du Parc, coll. Jean-Claude Renier

L’ancien tracé de l’avenue Hoover passait à côté de la Villa La Hêtraie. Aujourd’hui le Chemin du Grand Prieur (qui donne dans le Chemin du Prieuré) est un vestige de cet ancien tracé. A droite, le Trèfle à Quatre et le lac de Genval.

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coll. Jean-Claude Renier

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Avenue Herbert Hoover à Genval

Herbert Hoover (1874-1964) est un homme d’état américain. Pendant la Première Guerre mondiale, il mit sur pied une opération humanitaire d’envergue d’aide alimentaire de la Belgique (Commission for Relief in Belgium). Herbert Hoover devint le 31e président des Etats-Unis, en fonction de 1929 à 1933.

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février 2014 © Christian Petit

L’avenue Herbert Hoover décèle quelques lieux emblématiques : le Café du Parc, l’ancien Normandy Hotel, l’ancien Musée de l’Eau et de la Fontaine, le Trèfle à Quatre … tous à découvrir via les hyperliens ci-après :

RÉTRO RIXENSART | Café du Parc
RÉTRO RIXENSART | Normandy Hotel
RÉTRO RIXENSART | Le Trèfle à Quatre, copie du Rütli
RÉTRO RIXENSART | Des thermes genvalois au Musée de l’Eau et de la Fontaine

OBJECTIF RIXENSART | Avenue Herbert Hoover
OBJECTIF RIXENSART | Normandy
OBJECTIF RIXENSART | Musée de l’Eau et de la Fontaine

Aux Sept Tilleuls

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1935 | Café Restaurant Aux Sept Tilleuls

Construit au cours des années vingt, le café Aux Sept Tilleuls fut tenu par les Kuyl et ensuite par Jules Martin-Verhaegen.

Très fréquenté, il était aussi le local de la société de musique « L’Union musicale » (1886-1940) (1). Paul Buffin raconte : Comme chacun le sait, la musique est un bruit qui donne soif et seul un estaminet peut être le local d’une fanfare. L’équipe de football y siégea au cours des années 30. Le club avait son terrain sur une partie de l’actuel complexe sportif. Les installations assez sommaires ne comprenaient pas de vestiaires, les joueurs endossaient leurs maillots au café et descendaient ensuite, en tenue de combat, vers le terrain, à 250 mètres de là, pour jouer la partie.

Attenant à l’Ecole de la Source, au n°34, cet établissement devint l’étude des notaires Jean-Pierre Paulus de Chatelet (de 1972 à 1976) et Pierre Paulus de Chatelet (de 1976 à 2010), et depuis 2010 celle du notaire Françoise Montfort.

La maison suivante, appelée ‘Les Buissonnets’, fut très longtemps occupée par la famille de Léopold Gilson, régisseur du prince de Merode et bourgmestre de la commune depuis 1952 jusqu’en 1970. Ensuite un home pour personnes âgées y fut créé; fin XXe, elle devint maison paroissiale (1).

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janvier 2016 © Monique D’haeyere


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Les Buissonnets, logis et maison paroissiale

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Les Buissonnets, rue de l’Eglise à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Cette ancienne maison paroissiale, dénommée ‘Les Buissonnets’, était voisine de l’ancienne cure de Rixensart. Située en retrait de la rue de l’Eglise n° 36, elle prenait la forme d’une villa du début du XXe siècle, totalement cimentée (faux-joints appareillés) et décor de faux-colombages (1). Elle fut très longtemps occupée par la famille de Léopold Gilson, régisseur du prince de Merode et bourgmestre de la commune de 1952 à 1970 (2).

février 2014 ↔ septembre 2016 © Monique D’haeyere

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Les Buissonnets, côté jardins, coll. Jean-Claude Renier

Après 1970, cette villa devint un home pour personnes âgées. En 1996, elle devint une maison paroissiale (2).

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juin 2008 © Eric de Séjournet

A gauche du bâtiment principal de la villa ‘Les Buissonnets’ existait une annexe, rue de l’Eglise n° 36.

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janvier 2012 © Monique D’haeyere ↔ octobre 2014 © Eric de Séjournet ↔ septembre 2016 © Monique D’haeyere

Le bâtiment resta abandonné pendant plusieurs années, avant d’être mis en vente début 2010 par son propriétaire, la fabrique d’église Sainte-Croix. Il présenta toutefois un handicap, celui d’être dépourvu de fondations.

In fine, la villa Les Buissonnets fut rasée fin octobre 2014 pour faire place à un nouvel ensemble comportant 4 logements, et … qui porte désormais le même nom.


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Etablissements horticoles J. Sevrin-Gilbert, coin de terre disparu

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Etablissements horticoles J. Sevrin-Gilbert, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

… à l’angle de l’actuelle rue Robert Boisacq et de l’avenue Georges Marchal à Rixensart.

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1973/1978 | Vue panoramique depuis un des blocs d’appartements sociaux ‘Clair Logis’
(aujourd’hui Notre Maison), sis avenue Georges Marchal, coll. J. Pigeon

Cette photo montre clairement à l’avant-plan la Pépinière Pierre Sevrin, dans le fond la rue Robert Boisacq et à droite l’ancien tracé du tram vicinal qui deviendra l’avenue Georges Marchal, raconte Jean-Claude Renier. Dans les années 1960, lorsque j’allais en visite chez Mr. & Mme Sevrin (Pierre et Germaine) avec ma mère, je ne manquais pas d’aller faire un tour dans la grande serre où il y régnait une ambiance particulière : le ruissèlement de l’eau pour l’humidification des plantes et la senteur des fleurs disposées sur des établis, à la hauteur des mes yeux.

A l’emplacement de l’immeuble portant le n°1 de l’avenue Marchal, se situait la maison de Monsieur Drossart. Des immeubles à appartements y ont été érigés, les deux premiers en 1973 et le dernier en 1978 (1).

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avril 1989 | Avenue Georges Marchal © Jean-Claude Renier

La présence d’une grue annonce les premiers changements urbanistiques dans le centre du village.

Rue Boisacq Pépiniériste Severin © Hommes et Patrimoine

1992/1995 | Vue depuis la rue Robert Boisacq à Rixensart © Hommes et Patrimoine

A droite de la photo, la maison en contrebas est celle de Pierre Sevrin et de son épouse Germaine. Derrière la rangée d’arbres on distingue l’avenue Georges Marchal, qui fut l’ancien site du tram W, explique Jean-Claude Renier.

1992/1995 © Hommes et Patrimoine ↔ avril 2014 © Monique D’haeyere

Au centre de Rixensart, la Pépinière Sevrin a fait place à la Place du Millénaire.



(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996