Sur les traces de l’enseignement au Bourgeois

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1906 | La Place et, à droite, l’école de Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

Sur la place de Bourgeois, l’école dite des filles pendant très longtemps, fut fondée en 1879, à l’initiative du comte Xavier de Merode (1).

En 1879, la loi Van Humbeek, d’inspiration libérale, institue l’école primaire publique, neutre et laïque, placée sous son contrôle. La très catholique commune de Rixensart se prépare à résister de toute son énergie (2).

En 1881, le Ministère de l’Instruction Publique propose la création d’une école communale mixte au Bourgeois. La polémique est engagée. Tergiversations, atermoiements et autres manoeuvres (…) se succèdent pour rejeter continuellement les mesures décrétées par l’autorité supérieure. Cela durera trois ans et n’attestera ni la bonne foi ni le respect de la chose publique des dirigeants communaux (3).

La commune argue de la cherté du projet et de la pauvreté de sa trésorerie (…) et craint que les hameaux du Glain et de Froidmont exigent aussi une école, à l’exemple du Bourgeois, ce qui s’avérerait encore plus coûteux et exorbitant. L’ultime argument, qui est opposé à l’autorité supérieure, est la possibilité de créer une voie de communication entre le Bourgeois et Rixensart. On refuse l’école et on la remplace par une rue, telle est la proposition. Ce chemin permettrait aux enfants du Bourgeois de se rendre sans difficulté à l’école du ‘Centre’ c’est-à-dire, Place communale ou de la Vielle Taille actuelle. Enfin, la commune baisse sa garde en 1883, mais l’idée de ce qui deviendra l’avenue de Merode a germé de la résistance des conseillers communaux aux exigences légitimes de l’Etat (4).

Le 17 septembre 1890, le Conseil communal retire l’adoption de l’école mixte de Bourgeois et la déclare école communale … vu l’importance de la population du hameau de Bourgeois s’élevant à environ 800 habitants, ainsi que la distance d’environ 30 minutes en moyenne que ceux-ci ont à parcourir pour se rendre à l’école communale (5).

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vers 1890 | Famille Taburiaux de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Edouard Taburiaux était instituteur, Joséphine Desteinbachberick, institutrice, tous deux à l’école publique de Bourgeois vers les années 1890, raconte leur petite-fille Elisabeth Taburiaux (et fille de Joseph). Sur la photo de famille, on retrouve leurs quatre enfants, (de gauche à droite) : Adélie (la plus jeune), Gaston, Marie (la plus âgée) et René. Né neuf ans après Adélie, Joseph ne figure pas sur la photo. 

Le 24 décembre 1896, l’Ecole communale mixte du hameau de Bourgeois est convertie en une école de garçons avec instituteur et en une école de filles avec institutrice (6).

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M. Vandercamme, instituteur en chef à l’Ecole de Bourgeois, coll. Paul Gilson

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1912 | Classe de M. Boulet de l’Ecole communale de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Sur cette photo, Joseph Taburiaux se trouve au 2e rang à droite.

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1914/1921 | Un coin de Bourgeois et la ligne vicinale reliant Waterloo à Wavre
(ligne qui sera électrifié après 1932), coll. Jean-Claude Renier

L’école de la place Cardinal Mercier devenait trop exiguë pour la population écolière. Une école communale fut construite rue Lambermont. Elle ne comprenait que deux classes, un préau et, bien sûr, comme le voulait l’époque, une maison pour le maître, chef d’école (7).

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Vue sur l’arrière de l’Ecole communale des garçons de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

L’école destinée aux garçons et fut achevée en 1914. Ses premiers occupants ne furent pas les gamins du village mais les Allemands qui s’y arrêtèrent dans leur marche vers l’Yser. L’école fut agrandie en trois phases 1975, 1979, 1983 (8).

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1922 | coll. Francis Broche

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1923 | coll. Francis Broche & Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Francis Broche

Sur la photo datant de 1923, on aperçoit de part et d’autre de l’école, deux maisons en construction. Sur l’avant-plan la ligne vicinale qui reliait Waterloo à Wavre (WaWa), au centre l’Ecole communale de Bourgeois (rue Lambermont n° 12) et au loin le clocher de l’église Saint François-Xavier.

Ecole communale des garçons, coté rue Lambermont
Dessin coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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1940/1950 | Ecole Communale des filles de Bourgeois, Place Cardinal Mercier
coll. Jean-Claude Mercier

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1959 | Dessin coll. Jean-Claude Renier
vers 1997 © Josette Verbois-Thonnard
2013 © Cedric Muscat


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) CLEP, Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire de Rixensart 1938-1988, 1988, p. 33.
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) située sur l’actuelle place de la Vieille Taille
(6) STORMACQ Hubert, Regards sur le passé de Rixensart-Bourgeois, juin 1960
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(8) Ibid.

Ferme de Rosierbois, altitude 105

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1919 | La cour de l’antique ferme Englebert à Rosières
coll. Philippe Godin

Cette ferme portera différents noms : ferme de Rosierbois (du nom de l’ancienne cense), ferme du Haut (elle se situe au point culminant de Rosières, à l’altitude 105), ferme d’Englebert. Aujourd’hui, elle est dénommée ferme de Woo, du nom des champs qui l’entourent.

Le village et paroisse du duché de Brabant, la commune de Rozières, était sous l’Ancien Régime, une seigneurie ressortissante de la mairie de Vilvorde. Sa population était en l’an VII forte de trois à quatre cents âmes, avec les fermes de la cense-du-Haut et de terfosse qui en dépendent, écrivit Charles Oudiette en 1802/1803 (1).

Ces deux fermes étaient comprises (au 19e siècle) parmi les écarts de la commune ; le Haut de Rosières que l’on appelle le Woo est situé à quatorze cents mètres de l’église ; c’est dans ce hameau qu’est bâtie la ferme de Rosierbois nommée aussi ferme de Haut.  Une partie de cette cense est ce qui reste du château des seigneurs de Rosières. Une très belle tour carrée, au-dedans des murs, atteste encore la puissance du lieu (2).

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2011 © Francis Broche

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Résidence des Vétérans coloniaux

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1949 | Le Normandy Hotel devint la Résidence des Vétérans Coloniaux
coll. Francis Broche

Situé dans le quartier du ‘Parc de Genval-lez-Eaux’, cet ancien hôtel de voyageurs (Hôtel Normandy) fut transformé en hospice pour vétérans coloniaux.

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Dénommé initialement ‘Le Gui’, ce home sera surtout connu sous le nom de ‘Résidence des Vétérans Coloniaux’.

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Intérieur de la résidence, coll. Jean-Claude Renier

384c4-3040561240En mars 1949, la revue congolaise illustrée ‘Les Vétérans Coloniaux’ y consacra un article :  Telle une coquette qui se farde, votre Home, s’est couvert d’une couche de peinture et ce complément ajoute infiniment à son charme (…). Ce Home sera un petit paradis. Et dans son numéro du mois de juin 1949, on apprend que l’inauguration officielle du 28 mai 1949 donna lieu à des cérémonies qui attirèrent à Genval la grande foule.

Quant au journal Le Soir, il titre le 29 mai 1949 : Le Ministre des Colonies a inauguré le home. Et d’informer ses lecteurs que le home est appelé ‘Le Gui’, que le samedi matin les Vétérans furent reçus à la Maison communale par M. Becquevort, bourgmestre, qu’un ‘Te Deum’ fut chanté en l’église Sainte-Sixte par l’abbé Thonnet, et que le colonel Muller (1), président de l’Association des Vétérans Coloniaux (2), fleurit le monument aux Morts, qu’il rendit également un hommage tout spécial aux artisans et ouvriers, qui, ayant vu l’Hôtel Normandy dans l’état de terrible délabrement où il se trouvait, n’ont pas hésité à s’attaquer à un travail formidable de jour et de nuit pour en faire le bijou que nous voyons aujourd’hui.

+ infos | Résidence des Vétérans Coloniaux (trois articles parus dans Les Vétérans Coloniaux, revue congolaise illustrée, 1949)

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après 1949 | Résidence des Vétérans Coloniaux, qui fut également dénommée Résidence Stanley

A gauche de l’image, on reconnaît la tour à charbon de la gare de Genval, qui alimentait les locomotives à vapeur assurant le transport des marchandises des Papeteries de Genval.

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mars 2017 © Monique D’haeyere

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après 1949 | Salon

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après 1949 | Bibliothèque

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après 1949 | Côté jardins

Résidence des Vétérans Coloniaux (coté jardin) après 1949

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vers 1995 | Résidence du Lac, maison de repos © Josette Verbois-Thonnard 

En septembre 2006, l’agrément de la maison de repos fut suspendu par le ministre de la Santé de la Région Wallonne.


→ RÉTRO RIXENSART |  Normandy Hotel, tel un paquebot amarré

→ OBJECTIF RIXENSART | Le Normandy (3)

 ARBORESCENCE | Parc du Normandy, patrimoine arboré disparu (4)


(1) Son nom est gravé au bas de la statue du roi Léopold II
(2) cette association fut constituée le 23 octobre 1948
(3) OBJECTIF RIXENSART, plate-forme participative de découvertes photographiques de Rixensart
(4) ARBORESCENCE, association citoyenne pour la découverte et la protection des arbres remarquables de Rixensart

Maison communale de Genval, de 1913 à 1977

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1924/1927 | Deuxième Maison communale de Genval,
située à l’angle de la Place communale et de l’avenue Gevaert
coll. Imelda De Thaey

Construite par l’architecte Campenhout et inaugurée en 1913 (1), l’ancienne Maison communale de Genval est le premier bâtiment de la Place Communale. Selon Bénédicte de Ghellinck et Bruno Merckx, elle fut construite en 1913 par l’architecte E. Herent dans un style éclectique (2).

Sur la photo, la rue du Vallon n’est pas encore percée, observe Imelda De Thaey.

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La Maison Rosiéroise, école et maison communale

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début XXe siècle | L’Ecole des garçons et l’Eglise Saint-André
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

Dans ‘Géographie et histoire des communes belges’ (édité en 1873), on apprend que l’école communale fut construite (ndlr. vers 1858) sur les plans de l’architecte Moreau. Elle renferma une salle pour les séances du conseil communal. Le nombre des enfants pauvres, qui fut admis par la commune, en 1858-1859, à recevoir l’instruction gratuite, s’éleva à 80 : 50 garçons et 30 filles (1).

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Villa Beau-Site, Art nouveau géométrique

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1920 | Villa Beau-Site, avenue des Combattants 14 à Genval
érigée en 1908 par l’architecte Paul Hamesse pour l’entrepreneur De Waele
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

En retrait de la voirie, enserrée entre deux Hêtres pleureurs remarquables (1), la villa, de forme cubique, présente quatre façades enduites d’un cimentage, simulant un grand appareil régulier de moellons. Une toiture débordante à pavillon brisé en ardoise en écailles et à l’arrière une bâtière transversale, à brisis recouvrent l’édifice. Les corniches en bois sont soutenues par des corbeaux en bois travaillés. Le bâtiment de deux niveaux, est construit sur hautes caves (2).

Né en 1877, Paul Hamesse, fils du peintre paysagiste Adolphe Hamesse, fut élève de l’architecte Ernest Acker, à l’académie de Beaux-Arts de Bruxelles. Diplômé en 1898, il entre ensuite dans l’atelier de Paul Hankar, et fera parti de la deuxième génération d’architectes ‘Art nouveau géométrique’, par opposition à la tendance ‘Art nouveau floral’, initiée par Victor Horta. A la mort de Paul Hankar, Paul Hamesse rejoint Alban Chambon, architecte-décorateur spécialiste incontesté des théâtres et lieux d’amusement dans l’Europe de la fin du 19ème siècle. Associant le plus souvent à ses créations ses deux frères, Georges et Léon, tous deux peintres-décorateurs, Paul Hamesse poursuivra une abondante production jusqu’à sa mort survenue en 1956.

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(1) ARBORESCENCE (association citoyenne rixensartoise), Hêtres pleureurs (Villa Beau-Site, Genval)
(2) STREEL Bernadette (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2010

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Les Charmettes

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Façade Est de la villa Les Charmettes, rue du Tilleul à Genval
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Construite au début du XXème siècle, cette belle villa et ses dépendances furent rachetées par la commune de Genval (avant 1977) pour servir de maison de quartier. En 2002, elle accueillait « la Croix-Rouge, la consultation ONE, école des devoirs La Chouette, une plaine de jeux, des réceptions familiales … « , énumère l’Echevine de l’Urbanisme à La Dernière Heure. « Les lieux servent de promenade dans un cadre de verdure ou l’on recense des arbres remarquables, dont une allée de marronniers classés » (1).

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(1) de VOGELAERE Jean-Philippe, Un million d’euros pour redonner un nouveau visage à la maison de quartier de Genval, La Dernière Heure, 2 mai 2002.

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4.2016 © Monique D’haeyere

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Des thermes genvalois au Musée de l’Eau et de la Fontaine

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Bureaux de la Sté Coopérative ‘Arutan’ à Genval (Parc)

Datant d’environ 1900, le lieu servit à accueillir des thermes (sans succès puisque le projet fit faillite), puis une partie de l’usine Schweppes. Une partie de ce bâtiment fut occupée à partir de 1988 par le Musée de l’Eau et de la Fontaine.

Au début des années 80, réalisant que les fontaines constituaient un patrimoine autrefois d’utilité publique mais laissé à l’abandon, Jean-Pierre Courtois se mit à rêver d’un musée. « Des pompes, canalisations, etc liées à la distribution de l’eau et aux fontaines furent chinées chez les brocanteurs ou proposées par des particuliers » (1).

Lorsqu’en mars 1989 fut lancée par le Ministère de la Région Wallonne une ‘Année des Fontaines’, pour la mise en valeur de celles-ci, la Fondation Roi Baudouin y apporta sa collaboration. Le terme ‘fontaine’ fut pris au sens large d’amenée d’eau et recouvre par conséquent à la fois les sources, les pompes, les bornes, les puits, les lavoirs, les bassins et autres abreuvoirs. Un appel aux projets de restauration fut diffusé en vue d’accorder une aide financière à ceux qui seraient sélectionnés. Les projets devaient envisager le nettoyage, la réparation ou le remplacement d’éléments abîmés, la réalimentation en eau, l’aménagement des abords et la mise en valeur.  L’initiative prise par le ‘Musée de l’Eau et de la Fontaine’ s’inscrivit on ne peut mieux dans la mise en valeur du patrimoine que constituent les points d’eau et leurs superstructures. C’est pourquoi la Fondation Roi Baudoin fut heureuse d’encourager le musée, de contribuer à la fois à son accessibilité et à sa notoriété.

L’homme d’affaires John C. Martin (Château du Lac), proposa ses propres locaux, à Genval. Ceux-ci se trouvèrent non loin du lac de Genval, dans une annexe du château, à 500 mètres de celui-ci. « Il s’agit donc d’un lieu symbolique en ce qui concerne l’eau », souligna Jean-Pierre Courtois, « à proximité du lac – artificiel – mais aussi d’une nappe aquifère qui va jusque Louvain » (1).

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2017 © Monique D’haeyere

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1988-1989 | coll. Musée de l’Eau et de la Fontaine à Genval

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1988-1989 | coll. Musée de l’Eau et de la Fontaine à Genval

« Grâce à la générosité de John C. Martin et grâce à l’aide de nombreuses personnes qui nous aidés dans l’aménagement des locaux et de l’extérieur du bâtiment », le musée ouvrit ses portes en 1989, sous le nom de Musée de l’Eau et de la Fontaine.

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1992/1995 | Photo emblématique du Musée de l’Eau et de la Fontaine (2) © Josette Thonnard-Verbois (3)

Situé avenue Hoover 63 à Genval, le Musée de l’Eau et de la Fontaine fut ouvert au public à Genval le 1er juillet 1989. « Nous avions décidé que celui-ci ne serait pas un musée présentant des collections qui deviendraient vite poussiéreuses et ennuyantes. Nous voulions un musée vivant et le succès qu’il remporte aussi bien auprès des adultes que des enfants prouve que nous y sommes arrivés », explique Jean-Pierre Courtois (4), conservateur.

A l’occasion de l’ouverture du musée, La Libre Belgique titre le 27 juillet 1989 : Les fontaines ne pleurent plus leur musée. « Cela y sent bon l’eau qui s’ébroue. Et cela y résonne des doux murmures des sources maîtrisées (…). Le 63, avenue Hoover coule de source ..».

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1995 | coll. Musée de l’Eau et de la Fontaine

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1995 | Timbre dessiné par Jacques Doppée
et édité en 1995 dans le cadre de l’action de promotion ‘Vive la philatélie !’

« C’est le cri (du coeur) lancé par la Poste à l’occasion de l’émission du timbre consacré au Musée de l’Eau et de la Fontaine. D’une valeur de 16 francs, il sera mis en vente à 19 francs, écrivit Didier Hermans (5). « Le résultat plaît particulièrement aux responsables du musée. La fontaine illustrée n’est autre qu’une des premières fontaines publiques qui ont existé à Genval. Pour pouvoir prendre de l’eau à cette fontaine, les gens devaient avoir une clé spéciale, précise le dessinateur. Cette clé, ils devaient aller la chercher (en la payant) à l’administration de la commune. Une sorte de taxe, si l’on veut ».

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1992/1995 | Vestiges de l’ancien Parc ornithologique photographiés à partir
des jardins du Musée de l’Eau et de la Fontaine
coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

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avril 1999 | Vestiges de l’ancien Parc ornithologique photographiés à partir
des jardins du Musée de l’Eau et de la Fontaine
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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2008 | Logo du Musée de l’Eau et de la Fontaine

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2008 | coll. Musée de l’Eau et de la Fontaine

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2008 | Jean-Pierre Courtois, conservateur

Rencontre avec Jean-Pierre Courtois (interview réalisée en 2008) (6)

Le Musée de l’Eau et de la Fontaine de Genval fêtera ses vingt ans tout au long de l’année 2009. Il a été créé par Jean-Pierre Courtois, un passionné des fontaines, toujours bénévole au musée.

Six mille enfants fréquentent les lieux chaque année, c’est le résultat de l’obsession de ce passionné. Mais l’aventure a commencé réellement au début des années 80, lorsque Jean-Pierre Courtois, un habitant de Virginal, commence à faire des recherches sur un patrimoine autrefois d’utilité publique mais en voie de disparition.

« J’avais une passion personnelle pour les fontaines, leur histoire, leurs légendes, leur architecture; le pourquoi de leur installation à tel endroit », explique-t-il. « Je menais des recherches auprès des syndicats d’initiative, des cercles d’histoire et j’ai réalisé des dossiers sur les fontaines que j’avais découvertes en Belgique. J’ai aussi pris des photographies et j’ai exposé ces photos. Cela a eu un beau succès ».

Jean-Pierre Courtois a également publié un ouvrage à ce sujet et mis sur pied d’autres expositions. Réalisant que ces fontaines constituaient un patrimoine laissé à l’abandon, car plus utilisé, et commençant à assembler quelques pièces, il se met à rêver d’un musée. Des pompes, canalisations, etc liées à la distribution de l’eau et aux fontaines sont chinées chez les brocanteurs ou proposées par des particuliers. Restait toutefois à trouver un lieu. L’homme d’affaires John Martin (Château du Lac), propose ses propres locaux, à Genval. Ceux-ci se trouvent non loin du lac de Genval, dans une annexe du château, à 500 mètres de celui-ci. Datant d’environ 1900, le lieu est inspiré d’un ancien monastère rhénan, et servit à accueillir des thermes (sans succès puisque le projet fit faillite), puis une partie de l’usine Schweppes. « Il s’agit donc d’un lieu symbolique en ce qui concerne l’eau », souligne Jean-Pierre Courtois, « à proximité du lac – artificiel – mais aussi d’une nappe aquifère qui va jusque Louvain ».

Le musée ouvre ses portes en 1989, sous le nom de Musée de l’Eau et de la Fontaine. « Dès l’ouverture, nous avons décidé d’étendre les thèmes à la sensibilisation à l’eau. Faire prendre conscience que l’eau est une richesse très importante, qu’il fallait faire attention à sa consommation, ne pas la polluer…. Au fil des années, ces thèmes sont devenus des sujets au cœur de l’actualité. Et beaucoup de choses se sont créées dans ce domaine depuis que nous existons », continue Jean-Pierre Courtois, bénévole au musée. « Au début, il s’agissait d’ailleurs du seul musée en Europe consacrée à la fois à l’eau et à la fontaine ».

Au fil des années, la fréquentation est devenue de plus en plus importante. Actuellement, le musée accueille 6000 enfants par an. Ils étaient environ un millier il y a 5 ans. Le public, qui vient principalement de la Communauté française, est constitué de 75 % d’enfants. Mais la grande étape depuis la création du musée est l’apparition d’animations. « Trois animatrices à temps plein accueillent à présent des écoles pratiquement tous les jours », indique fièrement Jean-Pierre Courtois. Et il y aura bientôt des animations pour tous les âges. « Nous avons des animations pour les petits de maternelle. Très peu de musées le font. Ils peuvent manipuler l’eau et la découvrir par tous les sens… Pour les plus âgés, il y a aussi l’animation dédiée au chemin parcouru par l’eau du robinet ».

La visite du matin au musée se complète d’une visite sur le terrain l’après midi. « Nous avons un partenariat avec les intercommunales. Nous allons visiter une station de captage de l’IECBW à Genval et une station d’épuration de l’IBW ». Cette visite peut se compléter – et c’est très apprécié des seniors, semble-t-il – d’une visite de Genval afin de découvrir comment la localité a tiré parti de ses ressources en eau, à la fois touristiquement et économiquement. « Nous avons aussi le projet de visites pour les adolescents, sous forme de jeu de rôle. Les adolescents sont aussi les parents pauvres des musées. Et ainsi, il y en aurait pour tous les âges! Les premières visites seront lancées au mois de mars ».

Ce ne sera pas le seul projet pour 2009. Des concours et diverses expositions sont prévus. Les responsables du musée aimeraient aussi agrandir les lieux, et des discussions sont en cours avec le propriétaire à ce sujet. Une salle réservée aux animations pourrait être aménagée à l’étage du musée.

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12 mars 2008 | Les musées se mettent au vert © Eric de Séjournet
Conférence de presse conjointe avec l’Abbaye de Villers-la-Ville et la Fondation Folon

Les parcs, jardins et arbres en Wallonie, ce fut le thème proposé et adoptée par 29 musées, lors de la Nuit de l’équinoxe du printemps le 22 mars 2008. Quant au Musée de l’Eau et de la Fontaine, de Genval, il proposa « Du bleu dans le vert« . Les céramiques de Joëlle Swanet s’exposèrent au côté de l’art floral japonais, le tout au milieu des jets d’eau des fontaines (…). « Notre défi consistait à confier le musée à deux artistes, la céramiste ottintoise Joëlle Swanet et de Keishu Horikoshi, maître d’ikebana, l’art floral japonais, indissociables de la céramique, au Japon. L’occasion de faire découvrir le musée de façon inédite, grâce à la rencontre entre trois univers« .

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2008 | Stages pour jeunes, coll. Musée de l’Eau et de la Fontaine

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2009 | Musée de l’Eau et de la Fontaine © Monique D’haeyere

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2009 | Le Musée de l’Eau et de la Fontaine fête ses vingt ans

Jour après jour, le musée s’est imposé comme centre d’éducation et de sensibilisation à l’importance de l’eau dans notre vie. Il est aussi un lieu de connaissances et de découverte de ce patrimoine jadis d’utilité publique, et aujourd’hui souvent délaissé, que sont les fontaines.

Le Musée de l’Eau et de la Fontaine est devenu une adresse incontournable pour les écoles, un rendez-vous des touristes de passage au Lac de Genval, … un lieu ouvert à tous !

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2010 | coll. Musée de l’Eau et de la Fontaine

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2010 | coll. Musée de l’Eau et de la Fontaine

Le musée ouvrit ses portes à tous : aux familles en visite libre ou lors d’évènements tout au long de l’année; aux enfants pour une animation avec l’école ou les mouvements de jeunesses ou pour fêter son anniversaire; aux adultes pour des visites guidées ou des journées découvertes ‘Au fil de l’Eau’. Le musée travaillé aussi à l’accueil des publics fragilisés, aux étudiants souhaitant consulter le centre de documentation pour un travail scolaire et aux enseignants en formation.

28 ans durant, six mille enfants fréquentèrent les lieux chaque année. Ils furent invités à découvrir l’eau dans tous ses états, à revivre l’histoire de la distribution de l’eau à travers les siècles, à tendre l’oreille au murmure des fontaines qui nous transportent au temps jadis, à se Laisser emporter sur les chemins d’un puits africain, et à parcourir les mythes et légendes liés à l’eau, et … à prendre conscience des défis actuels. En effet, ce début de 21ème siècle, la protection de l’eau est devenue une préoccupation essentielle. « Comment la préserver ? Quelles sont les techniques pour la traiter ? Comment bénéficier de son potentiel tout en la respectant ? », martelèrent les responsables du musée.

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Logo du Musée de l’Eau et de la Fontaine

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janvier-février 2012 | Exposition ‘Photo’Eau de Genval’

Bruno MARCHAL (PLUMALIA, PCDN et OBJECTIF RIXENSART) et Gilbert NAUWELAERS (PCDN et OBJECTIF RIXENSART) sont deux photographes rixensartois passionnés de nature. Ils exposèrent en janvier et février 2012 leurs instantanés sur le thème de l’eau au musée. Bruno Marchal : « Le choix des photos a été très difficile tant le ‘modèle’ a des visages différents. L’eau est non seulement source de vie mais aussi, source inépuisable d’inspiration photographique. Elle se conjugue en blanc, en noir en passant par toute la palette de couleurs. Ne crée-t-elle pas d’ailleurs les arcs-en-ciel ? Qui plus est, quand l’eau est pluie, brouillard, brume, givre, neige ou grêlons, elle reste belle (…). Quant aux oiseaux, les photographier est un bonheur sans cesse renouvellé. Ils recherchent les plans d’eau pour leur quiétude mais surtout pour l’alarme que donne l’eau par ses vibrations en cas d’intrusion nocturne. Une technologie moderne bien avant l’heure ».

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2013 | Musée de l’Eau et de la Fontaine © Monique D’haeyere

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2013 | Musée de l’Eau et de la Fontaine © Christian Petit

Le 1er septembre 2017, le Musée de l’Eau et de la Fontaine ferma définitivement ses portes à Genval et le service pédagogique déménagea au Domaine provincial du Bois des Rêves à Ottignies-Louvain-la-Neuve (plus d’informations sur Visages de Rixensart).


→ OBJECTIF RIXENSART |  Musées à Rixensart

→ VISAGES DE RIXENSART |  Musée de l’Eau et de la Fontaine


(1) de SÉJOURNET Eric, Rencontre avec Jean-Pierre-Courtois, in Visages de Rixensart, 2008
(2) Vestiges de l’ancien Parc ornithologique photographiés à partir des jardins du Musée de l’Eau et de la Fontaine.
(3) Josette Thonnard Verbois | une des premières photographes inscrite sur la plate-forme participative OBJECTIF RIXENSART
(4) Musée de l’Eau et de la Fontaine, Histoire d’eau
(5) HERMANS Didier, in Le Soir, 27 janvier 1995
(6) de SÉJOURNET Eric, Rencontre avec Jean-Pierre-Courtois, in Visages de Rixensart, 2008

439 | Tour de Marlborough

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vers 1995 – ‘La Laiterie et la tour de Marlborough (1) forment un ensemble agrandi par des terrasses couvertes’, écrit Bernard Bourgois en 1997 (2).

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(1) A Versailles, la Reine ‘Marie-Antoinette avait souhaité avoir son belvédère ; elle fut appelée Marlborough du nom de la chanson « Marlbrouck s’en va en guerre » que la nourrice du Dauphin, Mme Poitrine, venait de mettre à la mode’
(2) BOURGOIS Bernard, Lorsque Marie-Antoinette et Guillaume Tell devinrent voisins …, in Chroniques du Cercle d’Histoire de Rixensart, n° 32, p7, 4ème trimestre 1997.

426. Colombier

Lac de Genval © Josette Verbois-Thonnard (19).jpg 

ca 1997 – Sur certaines photos * de la Maison du Seigneur ** on distingue à la droite de celle-ci un colombier. ‘Un incendie détruisit presque totalement la Maison du Seigneur (…). Seule une petite construction ronde avec un toit pointu a survécu. On l’appelle « le pigeonnier », écrit Bernard Bourgois en 1997 ***.

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(*) voir notices et photos 125, 246, 367 et 403

(**) copie de la Maison de la Reine à Versailles

(***) BOURGOIS Bernard, Lorsque Marie-Antoinette et Guillaume Tell devinrent voisins …, in Chroniques du Cercle d’Histoire de Rixensart, n° 32, p7, 4ème trimestre 1997.