Trois églises dédiées à Saint-Sixte (I)

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2000 | Église Saint-Sixte, coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart 

La troisième église Saint-Sixte est une construction contemporaine de 1979, bâtie sur les plans des architectes liégeois A. et J. Beaufays, à l’emplacement d’une église précédente qui avait été construite un siècle auparavant. Cette dernière remplaçait elle-même d’autres édifices successifs, toujours dédiés au saint patron, mais localisés à un autre endroit. L’église actuelle, érigée en brique et béton, est relativement discrète dans sa volumétrie extérieure ; seule une croix légère mentionne la destination du lieu. Assez bas, l’édifice occupe un terrain en pente. L’intérieur se caractérise par la prouesse technique pour la structure de la salle d’assemblée, presque en hémicycle : cinq longues poutres, de 24 mètres, sont portées chacune par un pilier à une extrémité et convergent vers une unique colonne située derrière l’autel (1).

Le nouvel édifice en briques, résolument moderne, fut inauguré le 18 mai 1980 (2).

« La convergence des poutres au-dessus de l’autel nous aide à porter notre prière vers le lieu saint » (cfr Curé Norbert Gorissen, lors de la messe de Noël qui a suivi l’inauguration de l’église)(3).

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avril 2013  © Monique D’haeyere


→ PAROISSE SAINT-SIXTE | Les trois églises Saint-Sixte
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Sixte


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) PAROISSE SAINT-SIXTE, Les trois églises Saint-Sixte
(3) Ibid.

Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, sous la charmille

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1992/1995 | coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, à l’entrée du hameau de Terfosse, au pied d’un vénérable tilleul entouré de charmes, borne-potale monumentale, en pierre calcaire, datant du milieu du XVIIIe siècle. Posée sur une tablette saillante et moulurée (transformation probable), la niche en plein cintre et entre volutes se termine par un couronnement en bâtière. Sur la base de la niche, dédicace « A DIEU ET NOTRE DAME DE BON SECOUR » (1).

1985 | Dessin à la plume de Narcisse Poplemont) (4), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart ↔ juillet 2017 © Monique D’haeyere

Par Arrêté Royal du 2 décembre 1959 (2) est classé comme site, en raison de sa valeur esthétique, l’ensemble formé par la vieille chapelle et les arbres qui l’entourent, à la jonction des rues de Bruxelles et du Tilleul, à Rosières-Saint-André, section A, partie du n° 30a (partie de 1 Ha. 30 a. 40 ca.), propriété de Hollickx Marguerite, veuve de Jean Jacqmotte, née à Ixelles le 31 juillet 1880. Signé : Baudouin (3).

avril et octobre 2014 © Eric de Séjournet

Cette niche pédiculée en pierres bleues fut édifiée en 1749 par Pierre Cordier et Marie Kumps, censiers de la Fosse (5).

Une inscription sous la niche dit : ‘A Dieu / et à Notre Dame de Bon Secour’. Une inscription sur le socle dit : ‘Dédié par Pierre / Cordier et Marie / Kumps sa femme / Censier de la / Fosse 17(49)’. Entourée par une puissante charmille, la pierre bleue se dresse dans sa sculpture monumentale. Plantée près de l’ancienne ferme de la Fosse et en lisière des champs, elle offre le visage des temps anciens. Face à la dureté de la vie, elle évoque le vieil appel des hommes à la puissance tutélaire et protectrice  (6).

Sur la partie supérieure de la potale, au-dessus de la niche, l’on devine avec peine, un agneau pascal et sur les côtés quatre roses, y ajouté Monique D’haeyere, se référant au dépliant touristique ‘Visitez Rixensart’, édité en noir et blanc par la commune de Rixensart après 1996.


→ ARBORESCENCE | Six Charmes communs


(1) de GHELLINCK Bénédicte & MERCKX Bruno (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) AR du 2 décembre 1959
(3) Les restrictions à apporter au droit de la commune-propriétaire et que commande la sauvegarde de l’intérêt national, sont les suivantes. Interdiction, sauf autorisation accordée conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi précitée : de faire disparaître l’ensemble comprenant la chapelle et les arbres qui l’entourent, ou de le modifier; d’élaguer les arbres autrement que pour l’ensemble et dans des proportions normales; d’appliquer contre les murs de la chapelle toute plaque commémorative ou autre inscription; d’attacher du fil de fer aux arbres, dans le but de clôturer le lieu
(4) ancien secrétaire du Syndicat d’Initiative de Rixensart
(5) site Internet de la Commune de Rixensart
(6) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Château de Rixensart, pinxit

Château de Rixensart J B Jobart pinxit coll Vivien de Walque

XIXe siècle | Château de Rixensart
J.B. Jobard pinxit, coll. Vivien de Walque

Ce château est ‘l’un des plus beaux monuments du Brabant wallon. Il exprime, par sa typologie, la conception architecturale du XVIIe siècle, et par l’utilisation des matériaux (la brique et la pierre) et les formes qui en dérivent, le style brabançon.

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XIXe siècle | Lithographie du château de Rixensart
J.B. Jobard pinxit, coll. Jacques Jans

Grâce aux princes de Merode, qui le possèdent depuis 1715, ce château nous est parvenu dans un état de conservation satisfaisant. Au fil du temps, il a connu des restaurations et des transformations dont l’ampleur, fort limitée, n’a pas modifié, du moins à l’extérieur, son caractère majestueux (2).

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fin XIXe, début XXe | Dessin du Château de Rixensart
Joseph Lefèvre pinxit, coll. Universiteitsbibliotheek Gent

Château de Rixensart c Ugent - 07

1931 | Dessin du Château de Rixensart
E. ou F. Bourguignon pinxit, coll. Universiteitsbibliotheek Gent (2)

Château de Rixensart dessin Narcisse Poplemont © SI Rixensart

1984 | Dessin à la plume du la façade orientale du Château de Rixensart
Narcisse Poplemont pinxit (3), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

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1984 | Dessin à la plume du Château de Rixensart
Narcisse Poplemont pinxit (3), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

Château de Rixensart 1986 Narcesse Poplemont c Anne-Marie Delvaux

1986 | Dessin à la plume de l’entrée principale du Château de Rixensart
Narcisse Poplemont pinxit (3), coll. Anne-Marie Delvaux 

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Aquarelle ‘Château de Rixensart’
Guy-R Bertrand pinxit, coll. Anne-Marie Delvaux

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1977 | Aquarelle ‘Drève du château de Rixensart’
Guy-R Bertrand pinxit, coll. Jean-Claude Renier

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1991 | Aquarelle, Guy-R Bertrand pinxit, coll. Jean-Claude Renier

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Château de Rixensart, Rachel Diepart pinxit (4)

Cette oeuvre est de l’artiste rixensartoise Rachel Diepart (3), née à Longlier-Neufchateau en 1958. Régente en Arts Plastiques, elle étudia la peinture à Paris et devint restauratrice de tableaux. Elle fréquente les ateliers de dessin de la Cambre, de peinture aux académies d’Etterbeek et d’Anderlecht, de gravure à l’académie de Boitsfort et de sculpture à l’Ecole des Arts d’Ixelles. Elle participa aussi à des stages d’aquarelle à Ostende. Parmi ses nombreuses expositions, elle fera plusieurs passages à La Pommerage  à Genval.

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Château de Rixensart, Rachel Diepart pinxit (4) 

Château de Rixensart Châteaux de Belgique coll. Delhaize

Château de Rixensart, aquarelle éditée par Delhaize


(1) ZECCHINON Alessandra, Le Château de Rixensart. Histoire et architecture, mémoire de licence, U.C.L. Louvain-la-Neuve, 1990
(2) Il pourrait s’agir de Fernand Bourguignon, artiste peintre demeurant 85 Route de Béthune à Lens (France), sociétaire des Salons de l’Ecole française et des Artistes français
(3) ancien secrétaire du Syndicat d’Initiative de Rixensart
(4) DIEPART Rachel, La Pommerage

La Bruyère à la Croix

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vers 1996 | Calvaire de La Bruyère à la Croix © Syndicat d’Initiative de Rixensart 

Ce calvaire est situé au rond-point de la rue du Tilleul, de l’avenue du Bosquet et du Vieux-Chemin-de-l’Helpe, à Genval. Sur une pierre bleue est inscrit : « Ce calvaire élevé / en 1947 / par le curé Adrien Tonnet / remplace l’antique Croix de / la Bruyère » (1).

Voici deux extraits de l’histoire des chapelles de Genval par l’abbé Tonnet qui nous relatent les diverses péripéties du calvaire et du tilleul qui a donné son nom à la rue du Tilleul (2).

Le calvaire de ‘La Bruyère à la Croix’ est extrêmement ancien et remplace peut-être un monument gallo-romain. Nous avons, à Genval, un bel exemple de carrefour qui a donné son nom à une partie du territoire de la commune : La Bruyère-à-la Croix.

Bien qu’aucun acte fixant exactement son emplacement n’ait été retrouvé jusqu’ici, la tradition rapporte cependant que cette ‘croix’ était très grande et qu’elle se dressait dans les bruyères situées au N.O. de la commune, au croisement de la rue du Tilleul avec le chemin venant de Genval-village, le chemin creux dit ‘du Pâchis à la Croix’, allant à La Hulpe et l’ancien sentier devenu l’avenue du Bosquet. Un emplacement exact aurait été celui occupé maintenant par la cabine électrique s’élevant à l’un des angles du carrefour.

Au point de vue topographique, cet endroit est assez remarquable : c’est un carrefour à cinq branches; il était situé à la lisière ouest de la forêt qui, jusqu’aux XIIe et XIIIe siècles, couvrait la majeure partie du territoire de Genval et, enfin, le chemin du Pâchis qui le traverse est certainement l’un des plus anciens de la commune. De plus, les trois chemins principaux qui, venant de Genval-village et de La Hulpe se dirigeaient vers la croix, semblent avoir été détournés légèrement de manière à faire passer leur axe par le point où s’érigeait la croix.

Comme en dehors des cas d’accidents mortels et de crimes, nos ancêtres n’élevaient jamais de grandes croix dans des endroits isolés, sinon pour adapter et sanctifier un reste important des cultes païens anciens, il est donc très possible que la Croix de la Bruyère ait été élevée sur l’emplacement d’un monument païen ancien – soit en pierre «debout» celtique, soit un «Rond-Bois» (clairière sacrée entourée de grands arbres) des religions germaniques).

Cependant, aucun texte ou aucune trouvaille archéologique ne sont venus étayer cette supposition et nous devons donc nous contenter de constater qu’à cet endroit a existé une grande croix qui a donné son nom au hameau et aux bruyères voisines mais dont l’origine et la signification sont restées énigmatiques.

mai et novembre 2008 © Eric de Séjournet

Ce calvaire est de proportions harmonieuses, avec un très beau christ en bois sculpté de l’architecte Paul Smars. Le christ actuel a été inauguré en 1991, le précédent, également dû à Paul Smars, avait été volé en 1985 (3).

En mai 1992, Jean-Pierre Delbrassine, échevin de la Culture, écrivit : Vendredi Saint … 19 heures … Quelques paroissiens accompagnaient Monsieur le Doyen Gorissen et le Père Olivier pour assister, pieux, à la bénédiction d’un Christ au lieu dit « Pachis à la croix » (….). Oeuvre de Monsieur Paul Smars, sculpteur, ce très beau Christ en chêne massif dégage une impression de force dans la souffrance. Il y a quelques années, le Christ qui s’y trouvait fut volé et la Fabrique d’église Saint-Sixte eut la riche idée de solliciter le talent reconnu d’un artiste du ‘pays’ pour en exécuter un autre. Merci aux membres de la Fabrique d’église pour ce choix, le choix d’une oeuvre authentique avec tout ce qu’elle représente par essence.


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Origine de la Bruyère à la Croix et de la rue du Tilleul


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Origine de la Bruyère à la Croix et de la rue du Tilleul (deux extraits de l’histoire des chapelles de Genval par l’abbé Tonnet), in Rixensart Info 128, mai 1992
(2) Ibid.
(3) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Eglise Saint-Etienne, de l’inauguration à aujourd’hui

181225 Eglise Saint-Etienne Noël 1978-1979 inaugurée le 25 décembre 1976 © André DelbarNoël 1976 | Chemin du Meunier à Rixensart © André Delbar

A la Noël 1976, dans une église comble à souhait, la messe de Minuit fut chantée et célébrée par des paroissiens heureux de voir ‘consolidée’ leur paroisse dans sa nouvelle structure, d’allure neuve et moderne (1).

L’abbé Jacques Hemeleers développa une pastorale particulièrement vivante en faisant largement confiance aux laïcs, jusqu’en 1985. L’abbé José Lhoir lui succéda, poursuivant ce lien, mais de façon un peu moins soutenue. Lorsqu’il a pris sa retraite, en 1996, les frères Dominicains décidèrent de prendre eux-mêmes en charge la paroisse, avec l’accord du diocèse (2).

Noël 1978 © Jean-Claude Renier
novembre 2013 © Monique D’haeyere

Eglise Sainte-Etienne et Ferme de Froidmont Collection Monique D'haeyere

1979 | Photo diffusée dans un dépliant édité par la Fédération Touristique du Brabant et l’Administration communale de Rixensart, coll. Monique D’haeyere

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Eglise Saint-Etienne et Ferme de Froidmont, Rachel Diepart pinxit

Cette aquarelle est de l’artiste rixensartoise Rachel Diepart, née à Longlier-Neufchateau en 1958. Régente en Arts Plastiques, elle étudia la peinture à Paris et devint restauratrice de tableaux. Elle fréquente les ateliers de dessin de la Cambre, de peinture aux académies d’Etterbeek et d’Anderlecht, de gravure à l’académie de Boitsfort et de sculpture à l’Ecole des Arts d’Ixelles. Elle participa aussi à des stages d’aquarelle à Ostende. Parmi ses nombreuses expositions, elle fera plusieurs passages à La Pommerage (3) à Genval.

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mars 2016 © Monique D’haeyere

181225 Ferme de Froidmont dessin 1989 Narcisse Poplemont © SI Rixensart

1989 | Eglise Sainte-Etienne (Ferme de Froidmont), Narcisse Poplemont fecit
© Syndicat d’Initiative de Rixensart

2009 | Christ en bois, derrière l’autel de l’église Saint-Etienne © Monique D’haeyere
2012 | Cloche de l’église Saint-Etienne © Christian Petit

Ce Christ en croix provient de la Chapelle du Calvaire, située Drève du Calvaire dans le Bois de Rixensart (→ RÉTRO RIXENSART | Chapelle du Calvaire, IHS). En 1980, cette sculpture en bois trouva refuge dans l’église Saint-Etienne de Froidmont où elle est fixée sur le mur derrière l’autel (4). Dès le XVe siècle, le Brabant était un centre de sculpture sur bois. Dans les ateliers de Bruxelles et de Louvain on ciselait et assemblait des retables, notamment, qui étaient expédiés dans divers pays d’Europe et même ceux de la Baltique. On retrouve encore des retables brabançons dans des églises de Suède. Le calvaire de Rixensart est probablement issu de cette tradition artisanale. A première vue sa date d’exécution correspondrait bien avec celle de l’achèvement du château (5).

Pendant trente ans, Froidmont fut animé spirituellement par des Dominicains. Plusieurs religieux, des couples et le curé de la paroisse logeaient dans les locaux à proximité de l’église. Les Dominicains quittèrent Froidmont au tournant de l’année 2010, mais le lieu a gardé une grande ouverture sur la communauté locale. La ferme de Froidmont est devenue un lieu d’insertion pour une quinzaine d’adultes en situation précaire (6).


 UNITÉ PASTORALE SAINT-ETIENNE | Froidmont, naissance d’une paroisse
→ RÉTRO RIXENSART | La grange-église de Froidmont, dédiée à Saint-Etienne
OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Etienne


(1) Le premier Conseil de la Fabrique d’église de Froidmont-Rixensart, Venez à Froidmont, in Venez à Froidmont … Trente ans déjà, Louvain-la-Neuve, p.5
(2)
UNITÉ PASTORALE SAINT-ETIENNE, Froidmont, naissance d’une paroisse
(3) DIEPART Rachel, La Pommerage
(4) PINSON Colette, Chapelles du Calvaire et de la Vierge, in Chroniques CHR N° 22, p.15, 4e trimestre 1995
(5) DERAEDT Marcel, Exploration du monde de Rixensart, L’Ancre, p. 7 et 9, numéro 2 de septembre 1969
(6) de BEAUDRAP Anne-Françoise, in Journal du Dimanche n° 6, 2015

Complexe sportif Joseph Verté

Centre sportif de Rixensart © JCR BOU

Ancien terrain de football et ancienne piste d’athlétisme de Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

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1976 | Piste d’athlétisme avant la construction du Complexe sportif de Rixensart © Michel Nauwelaers

Centre Sportif de Rixensart 9.2014 B © Monique D'haeyere - 14

2012 | Entrée du Complexe sportif © Monique D’haeyere

Le Complexe sportif Joseph Verté (1), dont le projet remonte à 1964, fut inauguré le 29 novembre 1981. Les fresques le décorant sont l’oeuvre de Josy Meesters et de Joseph Ulrix, tous deux Rixensartois (2).

272. Piscine de Rixensart 1995-1999 © SI Rixensart

1996 | Piscine de Rixensart, coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

La piscine couverte de Rixensart date de 1981 et est pourvue d’un bassin de 25 mètres sur 12,5 mètres, d’un bassin d’apprentissage et d’un tremplin. Elle enregistrait en 1993 180.000 entrées.

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juillet 2012 | Piscine de Rixensart © Monique D’haeyere

juillet 2012 | Piste d’athlétisme avant rénovation © Eric de Séjournet

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août et septembre 2014 © Monique D’haeyere

Décidés en 2011/2012, les travaux de rénovation de la piste d’athlétisme débutèrent en mai 2013. La nouvelle piste fut inaugurée le 7 septembre 2014.


→ OBJECTIF RIXENSART | Complexe sportif


(1) Joseph Verté (1924-2000), ancien conseiller communal et échevin de Rixensart (3)
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) Joseph Verté était connu pour n’avoir jamais refusé son aide à un habitant. Grand sportif, tant dans l’âme que sur les terrains, le football n’avait pas de secret pour lui. Les anciens aussi se souviennent de cet homme plein d’humour. Ancien Résistant des Cheminots à Ottignies, il avait toujours des histoires à raconter : les briquettes de bois qu’il jetait par-dessus les ponts pour alimenter les familles rixensartoises, les vaches détournées en gare au profit des résistants… Ses passions étaient sa famille, sa ville natale de Binche et sa commune de Rixensart – où il était un membre actif du comité de jumelage (Le Soir, 10 juillet 2000).

Château du Héron, style Louis XV

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Château du Héron, coll. Magguy Van Goethem

En 1910, la Société Immobilière de Rixensart, fondée en 1907 par les quatre filles héritières de la douairière du comte de Montalembert, née comtesse de Merode, vend à la famille Carton de Wiart le bois du Héron et d’autres parcelles, écrit Paul Buffin (1).

S’inspirant du style Louis XV, le Château du Héron fut construit entre 1913 et 1914 par Albert Carton de Wiart. En 1917, Emile Schouten en devint propriétaire (2).

En 1934, Monsieur Schouten se propose d’en faire don à la commune de Rixensart, avec 15 ares de terrain et accès à l’avenue de Merode. La province évalue le bien à 370.000 francs, les aménagements à 15.000 francs et marque son accord sur la cession. La commune dispose d’une somme de 30.000 francs provenant de la vente de terrains communaux, mais exige de Monsieur Schouten, en plus du château, une somme de 50.000 francs. En outre, certains conseillers communaux s’opposent au projet, prétextant que les commerçants des environs de la place communale seraient lésés par le déplacement des services communaux au château du Héron. L’affaire ne se fait pas.

In fine, Emile Schouten cède le château à la comtesse Marie d’Aspremont Lynden en 1938 (1) (2). Le château du Héron, dont une statuette en bronze surplombant le faîte du toit précise le nom, consiste alors en un logis principal, les deux petites ailes en retour lui étant contemporaines ou plus tardives (3).

Pendant la guerre, en 1941, les Allemands y installent la Kommandantur, c’est-à-dire, le poste de commandement de la troupe qui occupe Rixensart (2).

En 1950, l’ancienne commune de Rixensart acquiert les 5 ha longeant les actuelles avenues F. Roosevelt, de Merode et des Pâquerettes et comprenant le ‘château du Héron’ dans lequel elle installe ses services (2).

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avril 2014 © Monique D’haeyere

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coll. Jean-Claude Renier

L’aile principale, d’inspiration classique, est un double corps de sept travées érigé en brique peinte sur deux niveaux. Des pilastres montant de fond rythment la façade. Une ample toiture d’ardoise à croupe et coyaux, percée de lucarnes, couronne l’ensemble, au-dessus d’une frise de briques en gouttes sous la corniche. La travée d’entrée est mise en valeur par le riche encadrement en pierre calcaire de la porte d’entrée, de style Louis XV. La porte-fenêtre de l’étage, également encadrée en pierre sous corniche saillante, est protégée d’un garde-corps en ferronnerie. Les baies des autres travées s’ouvrent sous un linteau de briques, en anse de panier et sommé d’une clé en pierre. Des volets protègent les ouvertures du rez-de-chaussée. Une large terrasse bordée d’une balustrade en pierre s’avance au rez-de-chaussée. L’entrée de celle-ci est surveillée par des sphinges, en pierre blanche, reposant sur des piles. Les ailes en retour adoptent un style et des percements très sobres (3).

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coll. Maggy Van Goethem

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1951 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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1995/1999 | coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

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après 1970 | coll. Monique D’haeyere

Une nouvelle aile est inaugurée en 1970. Elle a été ajoutée à la Maison communale de Rixensart pour les besoins de l’administration.

En 1971, la commune ajoute au Parc communal 6 ha acquis le long du sentier des Rossignols et de l’avenue des Sorbiers (2).

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juillet 2008 © Eric de Séjournet

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années 1980 | Vue aérienne du château du Héron, coll. Maggy Van Goethem

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1985 | Château du Héron dessiné par Narcisse Poplemont
coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

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1991 | Aquarelle de Guy R. Bertrand © Jean-Claude Renier

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vers 1995 | Photo d’Alex Kouprianoff pour le Syndicat d’Initiative de Rixensart
coll. Imelda De Thaey


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Collège des Bourgmestre et Echevins de Rixensart, A la découverte du Parc communal, Ed. Rencontres asbl, 1997
(3) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart

Ferme du Moulin, rue du Vieux Moulin

Ferme du Moulin Rue du Vieux Moulin coll. Monique D'haeyere

Ferme du Moulin, rue du Vieux Moulin à Rosières, coll. Monique D’haeyere
(à l’avant-plan, la station de pompage au bord de la Lasne)

360B. Rue du Vieux Moulin Rosières 3.2015 © Monique D'haeyere

mars 2015 © Monique D’haeyere

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Des thermes genvalois au Musée de l’Eau et de la Fontaine

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Bureaux de la Sté Coopérative ‘Arutan’ à Genval (Parc)

Datant d’environ 1900, le lieu servit à accueillir des thermes (sans succès puisque le projet fit faillite), puis une partie de l’usine Schweppes. Une partie de ce bâtiment fut occupée à partir de 1988 par le Musée de l’Eau et de la Fontaine.

Au début des années 80, réalisant que les fontaines constituaient un patrimoine autrefois d’utilité publique mais laissé à l’abandon, Jean-Pierre Courtois se mit à rêver d’un musée. « Des pompes, canalisations, etc liées à la distribution de l’eau et aux fontaines furent chinées chez les brocanteurs ou proposées par des particuliers » (1).

Lorsqu’en mars 1989 fut lancée par le Ministère de la Région Wallonne une ‘Année des Fontaines’, pour la mise en valeur de celles-ci, la Fondation Roi Baudouin y apporta sa collaboration. Le terme ‘fontaine’ fut pris au sens large d’amenée d’eau et recouvre par conséquent à la fois les sources, les pompes, les bornes, les puits, les lavoirs, les bassins et autres abreuvoirs. Un appel aux projets de restauration fut diffusé en vue d’accorder une aide financière à ceux qui seraient sélectionnés. Les projets devaient envisager le nettoyage, la réparation ou le remplacement d’éléments abîmés, la réalimentation en eau, l’aménagement des abords et la mise en valeur.  L’initiative prise par le ‘Musée de l’Eau et de la Fontaine’ s’inscrivit on ne peut mieux dans la mise en valeur du patrimoine que constituent les points d’eau et leurs superstructures. C’est pourquoi la Fondation Roi Baudoin fut heureuse d’encourager le musée, de contribuer à la fois à son accessibilité et à sa notoriété.

L’homme d’affaires John C. Martin (Château du Lac), proposa ses propres locaux, à Genval. Ceux-ci se trouvèrent non loin du lac de Genval, dans une annexe du château, à 500 mètres de celui-ci. « Il s’agit donc d’un lieu symbolique en ce qui concerne l’eau », souligna Jean-Pierre Courtois, « à proximité du lac – artificiel – mais aussi d’une nappe aquifère qui va jusque Louvain » (1).

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2017 © Monique D’haeyere

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1988-1989 | coll. Musée de l’Eau et de la Fontaine à Genval

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1988-1989 | coll. Musée de l’Eau et de la Fontaine à Genval

« Grâce à la générosité de John C. Martin et grâce à l’aide de nombreuses personnes qui nous aidés dans l’aménagement des locaux et de l’extérieur du bâtiment », le musée ouvrit ses portes en 1989, sous le nom de Musée de l’Eau et de la Fontaine.

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1992/1995 | Photo emblématique du Musée de l’Eau et de la Fontaine (2) © Josette Thonnard-Verbois (3)

Situé avenue Hoover 63 à Genval, le Musée de l’Eau et de la Fontaine fut ouvert au public à Genval le 1er juillet 1989. « Nous avions décidé que celui-ci ne serait pas un musée présentant des collections qui deviendraient vite poussiéreuses et ennuyantes. Nous voulions un musée vivant et le succès qu’il remporte aussi bien auprès des adultes que des enfants prouve que nous y sommes arrivés », explique Jean-Pierre Courtois (4), conservateur.

A l’occasion de l’ouverture du musée, La Libre Belgique titre le 27 juillet 1989 : Les fontaines ne pleurent plus leur musée. « Cela y sent bon l’eau qui s’ébroue. Et cela y résonne des doux murmures des sources maîtrisées (…). Le 63, avenue Hoover coule de source ..».

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1995 | coll. Musée de l’Eau et de la Fontaine

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1995 | Timbre dessiné par Jacques Doppée
et édité en 1995 dans le cadre de l’action de promotion ‘Vive la philatélie !’

« C’est le cri (du coeur) lancé par la Poste à l’occasion de l’émission du timbre consacré au Musée de l’Eau et de la Fontaine. D’une valeur de 16 francs, il sera mis en vente à 19 francs, écrivit Didier Hermans (5). « Le résultat plaît particulièrement aux responsables du musée. La fontaine illustrée n’est autre qu’une des premières fontaines publiques qui ont existé à Genval. Pour pouvoir prendre de l’eau à cette fontaine, les gens devaient avoir une clé spéciale, précise le dessinateur. Cette clé, ils devaient aller la chercher (en la payant) à l’administration de la commune. Une sorte de taxe, si l’on veut ».

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1992/1995 | Vestiges de l’ancien Parc ornithologique photographiés à partir
des jardins du Musée de l’Eau et de la Fontaine
coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

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avril 1999 | Vestiges de l’ancien Parc ornithologique photographiés à partir
des jardins du Musée de l’Eau et de la Fontaine
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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2008 | Logo du Musée de l’Eau et de la Fontaine

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2008 | coll. Musée de l’Eau et de la Fontaine

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2008 | Jean-Pierre Courtois, conservateur

Rencontre avec Jean-Pierre Courtois (interview réalisée en 2008) (6)

Le Musée de l’Eau et de la Fontaine de Genval fêtera ses vingt ans tout au long de l’année 2009. Il a été créé par Jean-Pierre Courtois, un passionné des fontaines, toujours bénévole au musée.

Six mille enfants fréquentent les lieux chaque année, c’est le résultat de l’obsession de ce passionné. Mais l’aventure a commencé réellement au début des années 80, lorsque Jean-Pierre Courtois, un habitant de Virginal, commence à faire des recherches sur un patrimoine autrefois d’utilité publique mais en voie de disparition.

« J’avais une passion personnelle pour les fontaines, leur histoire, leurs légendes, leur architecture; le pourquoi de leur installation à tel endroit », explique-t-il. « Je menais des recherches auprès des syndicats d’initiative, des cercles d’histoire et j’ai réalisé des dossiers sur les fontaines que j’avais découvertes en Belgique. J’ai aussi pris des photographies et j’ai exposé ces photos. Cela a eu un beau succès ».

Jean-Pierre Courtois a également publié un ouvrage à ce sujet et mis sur pied d’autres expositions. Réalisant que ces fontaines constituaient un patrimoine laissé à l’abandon, car plus utilisé, et commençant à assembler quelques pièces, il se met à rêver d’un musée. Des pompes, canalisations, etc liées à la distribution de l’eau et aux fontaines sont chinées chez les brocanteurs ou proposées par des particuliers. Restait toutefois à trouver un lieu. L’homme d’affaires John Martin (Château du Lac), propose ses propres locaux, à Genval. Ceux-ci se trouvent non loin du lac de Genval, dans une annexe du château, à 500 mètres de celui-ci. Datant d’environ 1900, le lieu est inspiré d’un ancien monastère rhénan, et servit à accueillir des thermes (sans succès puisque le projet fit faillite), puis une partie de l’usine Schweppes. « Il s’agit donc d’un lieu symbolique en ce qui concerne l’eau », souligne Jean-Pierre Courtois, « à proximité du lac – artificiel – mais aussi d’une nappe aquifère qui va jusque Louvain ».

Le musée ouvre ses portes en 1989, sous le nom de Musée de l’Eau et de la Fontaine. « Dès l’ouverture, nous avons décidé d’étendre les thèmes à la sensibilisation à l’eau. Faire prendre conscience que l’eau est une richesse très importante, qu’il fallait faire attention à sa consommation, ne pas la polluer…. Au fil des années, ces thèmes sont devenus des sujets au cœur de l’actualité. Et beaucoup de choses se sont créées dans ce domaine depuis que nous existons », continue Jean-Pierre Courtois, bénévole au musée. « Au début, il s’agissait d’ailleurs du seul musée en Europe consacrée à la fois à l’eau et à la fontaine ».

Au fil des années, la fréquentation est devenue de plus en plus importante. Actuellement, le musée accueille 6000 enfants par an. Ils étaient environ un millier il y a 5 ans. Le public, qui vient principalement de la Communauté française, est constitué de 75 % d’enfants. Mais la grande étape depuis la création du musée est l’apparition d’animations. « Trois animatrices à temps plein accueillent à présent des écoles pratiquement tous les jours », indique fièrement Jean-Pierre Courtois. Et il y aura bientôt des animations pour tous les âges. « Nous avons des animations pour les petits de maternelle. Très peu de musées le font. Ils peuvent manipuler l’eau et la découvrir par tous les sens… Pour les plus âgés, il y a aussi l’animation dédiée au chemin parcouru par l’eau du robinet ».

La visite du matin au musée se complète d’une visite sur le terrain l’après midi. « Nous avons un partenariat avec les intercommunales. Nous allons visiter une station de captage de l’IECBW à Genval et une station d’épuration de l’IBW ». Cette visite peut se compléter – et c’est très apprécié des seniors, semble-t-il – d’une visite de Genval afin de découvrir comment la localité a tiré parti de ses ressources en eau, à la fois touristiquement et économiquement. « Nous avons aussi le projet de visites pour les adolescents, sous forme de jeu de rôle. Les adolescents sont aussi les parents pauvres des musées. Et ainsi, il y en aurait pour tous les âges! Les premières visites seront lancées au mois de mars ».

Ce ne sera pas le seul projet pour 2009. Des concours et diverses expositions sont prévus. Les responsables du musée aimeraient aussi agrandir les lieux, et des discussions sont en cours avec le propriétaire à ce sujet. Une salle réservée aux animations pourrait être aménagée à l’étage du musée.

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12 mars 2008 | Les musées se mettent au vert © Eric de Séjournet
Conférence de presse conjointe avec l’Abbaye de Villers-la-Ville et la Fondation Folon

Les parcs, jardins et arbres en Wallonie, ce fut le thème proposé et adoptée par 29 musées, lors de la Nuit de l’équinoxe du printemps le 22 mars 2008. Quant au Musée de l’Eau et de la Fontaine, de Genval, il proposa « Du bleu dans le vert« . Les céramiques de Joëlle Swanet s’exposèrent au côté de l’art floral japonais, le tout au milieu des jets d’eau des fontaines (…). « Notre défi consistait à confier le musée à deux artistes, la céramiste ottintoise Joëlle Swanet et de Keishu Horikoshi, maître d’ikebana, l’art floral japonais, indissociables de la céramique, au Japon. L’occasion de faire découvrir le musée de façon inédite, grâce à la rencontre entre trois univers« .

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2008 | Stages pour jeunes, coll. Musée de l’Eau et de la Fontaine

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2009 | Musée de l’Eau et de la Fontaine © Monique D’haeyere

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2009 | Le Musée de l’Eau et de la Fontaine fête ses vingt ans

Jour après jour, le musée s’est imposé comme centre d’éducation et de sensibilisation à l’importance de l’eau dans notre vie. Il est aussi un lieu de connaissances et de découverte de ce patrimoine jadis d’utilité publique, et aujourd’hui souvent délaissé, que sont les fontaines.

Le Musée de l’Eau et de la Fontaine est devenu une adresse incontournable pour les écoles, un rendez-vous des touristes de passage au Lac de Genval, … un lieu ouvert à tous !

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2010 | coll. Musée de l’Eau et de la Fontaine

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2010 | coll. Musée de l’Eau et de la Fontaine

Le musée ouvrit ses portes à tous : aux familles en visite libre ou lors d’évènements tout au long de l’année; aux enfants pour une animation avec l’école ou les mouvements de jeunesses ou pour fêter son anniversaire; aux adultes pour des visites guidées ou des journées découvertes ‘Au fil de l’Eau’. Le musée travaillé aussi à l’accueil des publics fragilisés, aux étudiants souhaitant consulter le centre de documentation pour un travail scolaire et aux enseignants en formation.

28 ans durant, six mille enfants fréquentèrent les lieux chaque année. Ils furent invités à découvrir l’eau dans tous ses états, à revivre l’histoire de la distribution de l’eau à travers les siècles, à tendre l’oreille au murmure des fontaines qui nous transportent au temps jadis, à se Laisser emporter sur les chemins d’un puits africain, et à parcourir les mythes et légendes liés à l’eau, et … à prendre conscience des défis actuels. En effet, ce début de 21ème siècle, la protection de l’eau est devenue une préoccupation essentielle. « Comment la préserver ? Quelles sont les techniques pour la traiter ? Comment bénéficier de son potentiel tout en la respectant ? », martelèrent les responsables du musée.

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Logo du Musée de l’Eau et de la Fontaine

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janvier-février 2012 | Exposition ‘Photo’Eau de Genval’

Bruno MARCHAL (PLUMALIA, PCDN et OBJECTIF RIXENSART) et Gilbert NAUWELAERS (PCDN et OBJECTIF RIXENSART) sont deux photographes rixensartois passionnés de nature. Ils exposèrent en janvier et février 2012 leurs instantanés sur le thème de l’eau au musée. Bruno Marchal : « Le choix des photos a été très difficile tant le ‘modèle’ a des visages différents. L’eau est non seulement source de vie mais aussi, source inépuisable d’inspiration photographique. Elle se conjugue en blanc, en noir en passant par toute la palette de couleurs. Ne crée-t-elle pas d’ailleurs les arcs-en-ciel ? Qui plus est, quand l’eau est pluie, brouillard, brume, givre, neige ou grêlons, elle reste belle (…). Quant aux oiseaux, les photographier est un bonheur sans cesse renouvellé. Ils recherchent les plans d’eau pour leur quiétude mais surtout pour l’alarme que donne l’eau par ses vibrations en cas d’intrusion nocturne. Une technologie moderne bien avant l’heure ».

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2013 | Musée de l’Eau et de la Fontaine © Monique D’haeyere

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2013 | Musée de l’Eau et de la Fontaine © Christian Petit

Le 1er septembre 2017, le Musée de l’Eau et de la Fontaine ferma définitivement ses portes à Genval et le service pédagogique déménagea au Domaine provincial du Bois des Rêves à Ottignies-Louvain-la-Neuve (plus d’informations sur Visages de Rixensart).


→ OBJECTIF RIXENSART |  Musées à Rixensart

→ VISAGES DE RIXENSART |  Musée de l’Eau et de la Fontaine


(1) de SÉJOURNET Eric, Rencontre avec Jean-Pierre-Courtois, in Visages de Rixensart, 2008
(2) Vestiges de l’ancien Parc ornithologique photographiés à partir des jardins du Musée de l’Eau et de la Fontaine.
(3) Josette Thonnard Verbois | une des premières photographes inscrite sur la plate-forme participative OBJECTIF RIXENSART
(4) Musée de l’Eau et de la Fontaine, Histoire d’eau
(5) HERMANS Didier, in Le Soir, 27 janvier 1995
(6) de SÉJOURNET Eric, Rencontre avec Jean-Pierre-Courtois, in Visages de Rixensart, 2008

1609 | Ferme du Moulin

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1988 – Ferme du Moulin, dessinée par Narcisse Poplemont (1).

En 1873, ‘le seul établissement industriel à Rosières est un moulin à eau, n’ayant qu’une seule roue et deux couples de meule; la retenue est à l’altitude 44 mètres 99. L’autorisation de le placer sur la Lasne a été accordée au sieur F. Leonard le 24 septembre 1857. Un moulin à jadis existé à Rosières, probablement au même endroit, mais en 1602 il avait disparu’. (‘Corenmolen’, 1434; ‘Ouden molen die te Rosiere placht te staan’, 1602) (IX)

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(1) En 1991, Evelyne Deltenre écrivit dans un article intitulé ‘Rixensart, la perle des Ardennes brabançonnes’ que Narcisse Poplemont, secrétaire du Syndicat d’initiative, tentait de vanter les atouts de Rixensart, en faisant appel à la Fédération touristique pour former des guides et aussi nombre de bénévoles pour l’organisation des fêtes. Cet homme fut très actif et connu à la commune par son dévouement et ses dessins. Il nous quitta brusquement le 17 octobre 2008, regretté de beaucoup.

1037 | Castel Schweppes

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En 1979, la Fédération Touristique du Brabant et l’Administration communale de Rixensart éditent un dépliant et présentent « le beau castel Schweppes où sont exploitées les sources qui donnent une excellente eau de table d’une pureté remarquable. C’est en effet dans l’enceinte de ce château que jaillit la célèbre source ‘Bonne Fontaine’ connue depuis des temps immémoriaux. Plus tard. des travaux de captage de cette source en firent découvrir une autre, la source Genval-Argentine, d’un débit annuel de 30 millions de litres, qui antérieurement se répandait dans la rivière d’Argent appelée l’Argentine. Ce fut Jacob Schweppe. d’origine suisse, qui ayant émigré en Angleterre, en 1794, y commercialisa le premier procédé de gazéification de l’eau (Soda-Water) du célèbre physicien anglais J. Priesley. Depuis la Ltd. Schweppes a conquis le monde par sa gamme de ‘drinks’ hautement appréciés des gens raffinés ».

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6.2013 © Monique D’haeyere

Avenue Léopold

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1999 | Avenue Léopold, coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

Le quartier dit ‘royal’ fut créé en 1951 et s’étendit de l’avenue Royale au chemin de fer et de la rue de Froidmont au Pèlerin. Le talus très accentué que gravit l’avenue Léopold et le bois qu’elle traverse s’appelaient la bruyère Bloquia ou encore le Plateau Aride, le sol n’étant que du sable. Un bombardier Lancaster anglais, revenant d’une mission en Allemagne, s’y abattit en 1944, sur l’emplacement des villas portant actuellement les n° 1 et 2. L’équipage eut la vie sauve grâce aux parachutes et à la résistance mais fut capturé par les Allemands peu de temps après.


→ RÉTRO RIXENSART | Un bombardier Lancaster s’écrase à Rixensart


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996