Le Poteau, un panorama à 360° !

1985/1990 | Vue 4 depuis le château d'eau de Genval (photo F. Chauffoureaux, coll. Cercle d'Histoire de Rixensart)
1985/1990 | Vue sud depuis le château d’eau de Genval (photo F. Chauffoureaux, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)
1985/1990 | Vue 3 depuis le château d'eau de Genval III - F. Chauffoureaux facit (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart) copie
1985/1990 | Vue sud-est depuis le château d’eau de Genval (photo F. Chauffoureaux, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)
1985/1990 | Vue 2 depuis le château d'eau de Genval III - F. Chauffoureaux facit (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart) copie
1985/1990 | Vue nord-est depuis le château d’eau de Genval (photo F. Chauffoureaux, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)
1985/1990 | Photo-légende Vue 1 depuis le château d'eau de Genval III (photo F. Chauffoureaux, coll. Cercle d'Histoire de Rixensart)
1985/1990 | Vue nord depuis le château d’eau de Genval (photo F. Chauffoureaux, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Le Poteau, du réservoir aux châteaux d’eau (II)

1965/1969 Construction du nouveau château d'eau de Genval - Roger Javaux-Dubois facit (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart)
1965/1969 | Construction du nouveau château d’eau de Genval (photo de Roger Javaux-Dubois, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Selon Bénédicte de Ghellinck et Bruno Merckx (1), ce château d’eau en béton précontraint, d’aspect évasé, a été réalisé par l’architecte J. Gusto. Ils réfèrent à Wim Van Craenenbroeck, auteur de ‘La Belgique des châteaux d’eau’, édité en 1991.

1969 Fin de la construction du nouveau château d'eau de Genval (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart)
1969 | Fin de la construction du nouveau château d’eau de Genval (photo de Roger Javaux-Dubois, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Ce château d’eau de Genval constitue une réserve d’eau de 900.000 litres située en hauteur (ici 46 mètres) pour alimenter 9.000 habitants (2). Il permet de distribuer l’eau à une pression suffisante sans recourir à des pompes (principe des vases communicants). La pression d’eau reste donc constante même en cas de panne d’électricité (3).

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1970 | Démolition de l'ancien château d'eau de Genval (abattage de la partie centrale du réservoir) - Roger Javaux-Dubois facit (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart)
1970 | Démolition de l’ancien château d’eau de Genval (abattage de la partie centrale du réservoir) (photo de Roger Javaux-Dubois, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Deuxième château d’eau de Genval, au lieu dit Le Poteau

→ OBJECTIF RIXENSART | Château d’eau de Genval


(1) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) RENSON Yves (Directeur du Département eau potable, inBW), La consommation d’eau historiquement élevée en Brabant wallon, in TVCOM, 26 mai 2020
(3) inBW

Le Poteau, du réservoir aux châteaux d’eau (I)

ca 1930 | Ancien château d'eau de Genval (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart) CHR

Une épidémie de fièvre typhoïde, qui entraîna environ 200 cas et 9 décès, amène les Genvalois à envisager l’établissement d’une distribution d’eau potable. En juillet 1895, il apparaît que c’est ‘la Compagnie générale des Conduites d’eau à Liège’ qui est adjudicataire de la distribution d’eau sur le territoire de la commune de Genval. En septembre 1895, l’Administration communale demande au Conducteur principal des Ponts et chaussées l’autorisation de construire un réservoir (1) sur la parcelle B433f, le long de la route menant de Genappe à La Hulpe (2).

Quant au premier château d’eau, sa construction fut décidée en 1919 pour remplacer le réservoir sis au même endroit. Ce château d’eau sera opérationnel en 1924 (3).

1956 | Vue sur l'ancien château d'eau de Genval vu depuis l'arrière du garage Melebeke, aujourd'hui Aert - L. Melebeke facit (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart)
1956 | Vue sur l’ancien château d’eau de Genval – photo prise par Louis Melebeck depuis l’arrière du garage Melebeck (coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

A l’été 1960, la Commune de Genval lance le recrutement d’un fontainier. Le Moniteur Belge du 14 juillet 1960 (p. 5406) publie les conditions d’admissibilité : il faut être âgé de 21 ans minimum, être en possession du diplôme des études primaires, avoir des connaissances assez approfondies pour la surveillance et l’entretien du château d’eau, la surveillance et l’entretien des pompes élévatoires et du tableau de commande électrique, l’entretien des conduites mères, l’établissement de raccordements particuliers, la réalisation de certaines extensions, la réparation et le remplacement des compteurs d’eau, … être à même d’effectuer le relevé périodique des compteurs d’eau, habiter la commune dans le délai d’un an à dater de la nomination définitive.

1969 | Ancien château d'eau de Genval photographié depuis le nouveau château d'eau
1969 | Ancien château d’eau de Genval, photographié depuis le nouveau château d’eau (coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

(1) Le réservoir est généralement installé en hauteur par rapport aux habitations. Il a pour particularité d’être enterré ou semi-enterré comme celui sis rue du Réservoir à Rixensart.
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d’histoire de La Place communale de Genval du 18e au 20e siècle, in Chroniques N° 36, septembre 2008
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART in Rixensart Info 168 de mai 1997, p. 19

L’Argentine, ses méandres et ponts

L'Argentine carte postale art nouveau litho de Paul Cauchie Genval-lez-Eaux

1900 | Très belle carte postale représentant les méandres de l’Argentine (dessin ‘art nouveau’, Paul Gauchie pinxit).

Aux abords du lac, le ruisseau d’Argent s’appelle plus volontiers l’Argentine. Question de goût. Argent ou Argentine, sa poésie est semblable et semblables sont ses eaux (1).

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L’Argentine dans le parc (rive Nord), coll. Jean-Claude Renier

La passerelle donna accès à une villa, qui se situa vraisemblablement sur la rive Nord du lac de Genval (Overijse), le long de l’Argentine.

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Pont d’Overyssche et l’Argentine dans le Parc, coll. Francis Broche

Aujourd’hui, l’Argentine coule paisiblement sur la rive nord du lac de Genval … sur le territoire d’Overijse.

coll. Universiteitsbibliotheek Gent ↔ janvier 2016 © Monique D’haeyere

Sur la rive nord du lac de Genval (commune d’Overijse), on atteint le Rallye Saint-Hubert en empruntant un pont en briques au-dessus de l’Argentine. Ce café-restaurant fut construit par l’architecte N. Lacroix de Genval.

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Old Cottage à ‘Genval-les-Eaux’ (Meerlaan à Overijse) ↔ avril 2018 © Olivier Ruytenbeek

Cette habitation, aujourd’hui rénovée, est située au bord de l’Argentine, sur la rive Nord du lac de Genval.


(1) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972

Rue des Cailloux, longue terre

Panorama Bourgeois 1930 Ed. Pâtisserie Lebleu Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

1930 | Vue sur la rue des Cailloux à partir de la Grande Bruyère
(Ed. Pâtisserie Lebleu Bourgeois)
coll. Jean-Louis Lebrun

La rue des Cailloux à Bourgeois (Rixensart) est nommée par Popp chemin du Caillou où seulement huit maisons sont construites vers 1850. En 1756 et 1787, le lieu est désigné comme terre aux cailloux, champ de cailloux ou longue terre. Cette rue en forte pente dans sa partie inférieure est tracée sur une crête caillouteuse qui sépare deux vallons très prononcés (1).

Panorama pris des bruyères Bourgeois c Anne-Marie Delvaux

coll. Anne-Marie Delvaux

Panorama Bourgeois B coll. Jean-Louis Lebrun

coll. Jean-Louis Lebrun

Preuve irréfutable de l’infinie poésie du lieu, toutes les cartes postales anciennes du Bourgeois ont le même caractère pittoresque et sont autant de tableaux (2).

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Rue des Cailloux à Bourgeois et le clocher de l’église Saint-François-Xavier.

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1904 | Villa Alice, sise rue des Cailloux
coll. Jean-Claude Renier

517B. Villa Alice Bourgeois Rixensart circ 1908 c JCR 0421
1908 | Villa Alice
coll. Jean-Claude Renier

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2011 © Francis Broche

181002 Rue des Cailloux Bourgeois 1922 coll. Jean-Louis Lebrun

1922 | Rue des Cailloux
coll. Jean-Louis Lebrun

Rue des Bruyères à Bourgeois c Anne-Marie Delvaux

‘Rue des Bruyères’ (en fait, la rue des Cailloux) à Bourgeois-Rixensart
coll. Anne-Marie Delvaux

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janvier 2016 © Monique D’haeyere

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1924 | coll. Jean-Claude Renier

A l’horizon, on distingue la silhouette de l’église Saint-Sixte de Genval.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996, p. 107
(2) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972

Rue du Pont, puis rue Robert Boisacq

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avant 1940 | Rue du Pont à Rixensart, coll. Jean-Louis Lebrun

Après la Seconde Guerre mondiale, la rue du Pont fut rebaptisée ‘rue Robert Boisacq’, en hommage à Robert Boisacq (1904-1943), droguiste et résistant. Celui-ci fut arrêté par l’occupant, lors de la rafle du 18 décembre 1942 et fut fusillé le 6 janvier 1943. Les Allemands avaient trouvé, lors de leur perquisition, un fusil caché dans un puits de son jardin (1).

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octobre 2011 © Monique D’haeyere

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années ’50 | Garage Pigeon, situé rue Robert Boisacq à Rixensart. Aujourd’hui, ce bâtiment n’existe plus et le terrain est occupé par une friterie, coll. J. Pigeon

Albert Pigeon fait la maintenance d’une VW ‘Coccinelle’, modèle antérieur à 1953 à deux vitres arrière. Remarquez les deux pompes ESSO : celle de gauche délivre de l’essence Esso Extra et celle de droite du Diesel. Entre celles-ci, la vitrine où l’on peut apercevoir des produits pour l’entretien des autos. Sur la porte du garage, une affiche publicitaire pour les pneus Michelin, commente Jean-Claude Renier. Le garage Pigeon se situait au n°3 de la rue Robert Boisacq à Rixensart, à hauteur de l’ancien magasin Colruyt. Louis Pigeon acheta le bâtiment vers 1930. Avant et pendant la guerre il tenait un garage dont une compagnie de Taxi-bus. Son fils Albert (1919-1995) reprit le garage. Il était concessionnaire des marques Opel, Chevrolet, DKW. Dès 1960, la marque Audi devint prioritaire. La démolition du garage date des années 1974/1976.

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après 1964 | coll. J. Pigeon

Afin de situer ce garage, sis rue Robert Boisacq, signalons que le tram vicinal reliant Waterloo à Wavre passait derrière le garage, entre la DKW et la Citroën DS. Les deux bâtiments que l’on aperçoit ont fait place pour des appartements et des magasins, ceux situés rue Boisacq. A droite du garage, l’abri bus indique que l’on est bien dans l’ère post-tramway. Les pavés en C1, mènent vers le café ‘Le Matchi’ et indiquent le début de la rue Alphonse Collin, précise Jean-Claude Renier. Sur le pignon du garage Pigeon, on voit la réclame pour la marque AUTO UNION AUDI (2) et au-dessus de la porte du garage, une enseigne Auto Union DKW. Le long du trottoir de l’avenue Boisacq, de gauche à droite, une voiture DKW Junior (modèle F11 ou F12 produites de 1963 à 1965), une Citroën DS et une Fiat 1500. Sur le parking on voit aussi une voiture Morris et une DKW (modèle F91 à 94, années de production 1953 à 1959). Sur le battant gauche de la porte d’entrée du garage, une affiche mentionne : « Ici, contrôle gratuit de vos pneus. Faites régler vos phares ».

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Rue Robert Boisacq à Rixensart, photographiée par Hommes et Patrimoine début des années ’90, coll. Hommes et Patrimoine

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avril 2014 © Monique D’haeyere


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) AUTO – UNION – DKW : 

La production industrielle des voitures automobiles de marque DKW a débuté en 1928 avec le modèle P15 à transmission sur les roues arrières. En ce temps-là, DKW était déjà un constructeur bien établi dans le domaine des motocyclettes. Le siège de l’usine se trouve alors à Zschopau, en ex. RDA. 
Dès l’après-guerre, cette usine passa dans le giron du constructeur nationalisé IFA, qui y produisit les motos MZ (Motorradwerk Zschopau) jusqu’à récemment. De l’origine à 1932, DKW était une marque autonome dont le fondateur, J.S. Rasmussen, est d’origine danoise. 
C’est en effet lors de la crise industrielle du début des années ’30 que quatre constructeurs allemands virent leur salut dans une association qui prit le nom d’AUTO-UNION. 
Nous parlons ici de Audi, DKW, Horch et Wanderer, unis dès lors sous le sigle des quatre anneaux. La légende dit que ce logo fut inspiré des anneaux olympiques, dont les JO se déroulaient justement en l’an 1932. 

Après la guerre, seule la marque DKW fut en mesure de relancer une production industrielle, grâce à ses modèles autos et motos économiques et de prix avantageux. Les alliés Horch, Audi et Wanderer qui avaient misé sur le moyen et haut de gamme avec des moteurs de 4 à 12 cylindres, furent évincés du marché qui se remettait alors des lourdes pertes de 39-45. Ce n’est qu’en 1966, avec le montage d’un moteur à quatre temps d’origine Mercedes sur la DKW F102, que cette dernière reprit le nom d’AUDI, marque que nous connaissons aujourd’hui. (cfr DKW)

Hôtel de Bruxelles, puis presbytère

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avant 1911 | Route de la Gare, coll. Jean-Claude Renier

A l’angle des actuelles rues de la Station et de Rosières à Maubroux (Genval), le café-restaurant ‘A la Ville de Wavre’.

A l’instar des sources et eaux de Genval, les Papeteries de Genval prennent dès 1904 une extension rapide sous l’impulsion d’Auguste Lannoye. Ainsi se développe le hameau de Maubroux (1).

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1911 | Hôtel de Bruxelles à Maubroux (Genval)

Genval comporte deux sections qui forment deux paroisses : le centre d’une part, constitué par le village proprement dit, et la section de Maubroux, d’autre part, et qui n’est autre que le quartier de la gare (3).

< 1934 | Rue de la Station à Maubroux ↔ 2013 © Francis Broche

A cet emplacement sera construite par Auguste Lannoye l’église Saint-Pierre, et … la cure s’installera dans les murs de l’ancien ‘Hôtel de Bruxelles’ (4). Selon la paroisse Saint-Pierre, Auguste Lannoye acheta le vieux café restaurant ‘A la Ville de Wavre’ et le transforma pour un faire un presbytère.

1934 | coll. Jean-Claude Renier ↔ 2014 © Monique D’haeyere


(1) Paroisse Saint-Pierre
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(4) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

Ferme Terfosse, abritée des vents du nord

Ferme Terfosse 1992-1995 © Hommes et Patrimoine
1992/1995 | Basse-cour de la Ferme Terfosse à Rosières © Hommes et Patrimoine

Située à l’Ouest du Chemin des Deux Fermes à Rosières, – de l’autre coté de l’autoroute E411 à l’écart de la zone urbanisée, la ferme Terfosse fut bâtie au XVIIIe siècle et connut plusieurs graphies : Ter Fosse ou Del Fosse, et encore Del Fos. Abritée des vents du nord par le relief, elle groupe ses bâtiments autour d’une cour rectangulaire (1)(2).

Encadrant une cour pavée à fumière centrale et desservie par deux simples portails, les différents bâtiments, construits en brique et pierre, sont chaulés (à l’exception de la grange) et reposent sur un soubassement goudronné. Des bâtières de tuiles en S couronnent ces volumes peu élevés. Face au portail principal, le logis s’ouvre par une porte de la première moitié du XVIIIe siècle, à encadrement de pierre blanche (arc en anse de panier, à clé saillante sous fine archivolte), et par quatre fenêtres dotées d’un encadrement de calcaire très mince, aux montants monolithes entaillés d’une battée avec gonds de contrevent et marques de tailleurs de pierre ‘ABD’. Dans le mur gouttereau arrière, cinq fenêtre étroites et rectangulaires. A droite de la cour, longue aile d’étables sous fenil, entre pignons débordants, remontant à la première moitié du XVIIIe siècle mais remaniée. Outre les nombreuses ouvertures rectangulaires et lucarnes passantes, trois portes à encadrement de pierre blanche sous linteaux bombés. A gauche du portail, grange du 19e siècle ou de la première moitié du 20e siècle, sous une bâtière débordante à demi-croupes. A l’extérieur du quadrilatère, fournil composé d’un simple volume, anciennement chaulé, sous bâtière (3).

Ferme Terfosse 2.2019 © Annick Dedobbeleer
2019 | Ferme Terfosse © Annick Dedobbeleer

Ces constructions du XVIIIe siècle ont subi de nombreux remaniements au cours des deux derniers siècles (4).

avril 2014 | Ferme Terfosse © Eric de Séjournet
avril 2014 | Ferme Terfosse © Eric de Séjournet

Le paysage qui encadre la Ferme Terfosse donne encore une bonne idée de ce que pouvaient être nos campagnes il y a un peu plus d’une centaine d’années, si l’on oublie le bruit constant de l’autoroute toute proche (5). Début 2019, le bâtiment semble abandonné …

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2020 © Monique D’haeyere

Le 6 mars 2020, la SA Finances et Industries, – dont le siège social est situé rue de Tombeek 5 à 1331 Rosières, introduisit une demande de permis unique pour un projet de rénovation et transformation de la ferme de Terfosse pour l’accueil d’activités d’artisanat alimentaire, de bureaux et espaces de co-working, exploitations agricoles, ainsi que l’aménagement des abords, comprenant un forage en vue d’une prise d’eau souterraine, et ce sur des biens sis chemin de la Carrière, n°5 à Rosières. Présentation du projet par la SA Finances et Industries : cliquez ici.


→ OBJECTIF RIXENSART | Ferme Terfosse


(1) DUBUISSON Paul et Madeleine, Le nouveau canton de Wavre, Au fil de l’histoire, Ed. du Brabant wallon, Chaumont-Gistoux 1972
(2) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, in E.C.H.A.R.P., Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs, Le patrimoine rural du Brabant wallon, Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(3) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno (
Agence wallonne du Patrimoine),  Inventaire du patrimoine culturel immobilier, 20 avril 2010
(4 ) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, in E.C.H.A.R.P., Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs, Le patrimoine rural du Brabant wallon, Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(5) Ibid.

Rue de l’Augette, de Froidmont au Bourgeois

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coll. Marc Collin

Depuis plusieurs siècles, la rue de l’Augette, – ici encore pavée, relie Froidmont au Bourgeois. Elle a gardé son tracé ancien, sinueux, étroit, encaissé par endroits.

Selon Paul Buffin, une logette serait un chemin creux dont les arbres des talus se rejoignaient en formant une voûte de feuillage. Cette définition correspond bien à la rue étroite et sinueuse.

La rue de l’Augette fut dénommée « chemin de Brame en 1651, Hauzette en 1732, tienne Guéraude et Huigette en 1756, l’Hauzette en 1780, Lauzette en 1784, puis Lozette, Laugette, Logette, chemin de Renipont et, d’après Popp, chemin de Bourgeois (1).

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Carte Popp (1842-1879)

RÉTRO RIXENSART | Rue de l’Augette, l’élégante
RÉTRO RIXENSART | Rue de l’Augette, la fervente
OBJECTIF RIXENSART | Rue de l’Augette
ARBORESCENCE | Chêne, rue de l’Augette


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Rue de l’Augette, l’élégante

VILLA SAINTE-ANNE

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1905/1914 | Villa Sainte-Anne, rue de l’Augette 1 à Froidmont (Rixensart)
coll. Jean-Claude Renier

Dans un grand jardin arboré, cette villa éclectique du début du XXe siècle présente de hauts volumes en brique rouge rayée de bandeaux de brique blanche émaillée. Le haut des murs se termine par une partie enduite et ornée de faux colombages. Un large auvent agrémenté d’une loggia vitrée surmonte l’entrée. Les fenêtres légèrement cintrées sont ornées de brique émaillée et de calcaire. Dans le jardin, un bâtiment annexe plus bas présente le même style (2).

Elle fut construite en 1905 par l’architecte F. Symons, comme en atteste le sgraffite en façade.

Cette belle villa fut en 1996 la demeure de Jaco Van Dormael, auteur du film « Le huitième jour » , explique Jean-Claude Renier.

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8-9 août 1914 | Au verso de cette carte postale adressée à Madame Edouard Vanden Bogaerde (rue Neufchâtel 43 à Bruxelles Saint-Gilles), on lit : Chère Amie, Avec vous de cœur en ce triste anniversaire. Mille bonnes amitiés pour vous et affectueux souvenirs à tous. Nos voeux accompagnent notre brave capitaine. Où est-il ?, signée Léon et Léonie Michiels, Rixensart.

A cette carte, il fut ajouté : Léon est commandant de la garde civique, inutile de dire qu’il fait bravement son devoir. Que Dieu vous garde tous pour des temps meilleurs.


VILLA LE VERGER

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1914 | Rue de l’Augette, à proximité du Sentier du Chemin du Meunier à Froidmont
coll. Francis Broche

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vers 1930 | Éd. J. Pierrard, Rixensart, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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coll. Cercle d’Histoire de Rixensart


VILLA DES ROSSIGNOLS

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Villa des Rossignols, rue de l’Augette à Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

1914 | Villa Rossignol, coll. Jean-Claude Renier
1914 | Villa Les Rossignols, coll. Francis Broche


RUE DE L’AUGETTE 44

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1953 | coll. Henri Marits

Villa sise à hauteur du n° 44 de la rue de l’Augette à Rixensart.

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2016 © Monique D’haeyere


RUE DE L’AUGETTE 44 ET SUIVANTE

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coll. Jean-Claude Renier

Rue de l'Augette 2019 © Google Streetview

2019 | Rue de l’Augette © Google Streetview


RUE DE L’AUGETTE VUE DEPUIS LA FERME DE FROIDMONT

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coll. Josiane Meert

Vue sur quelques maisons de la rue de l’Augette depuis la ferme de Froidmont.


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1908 | Shooting Box (1), au croisement des rues Albert 1er (2) et de l’Augette
coll. Jean-Claude Renier

521C. Rue de l'Augette 2011 © Francis Broche

Rue de l’Augette n° 63 à Rixensart
mai 2015 © Monique D’haeyere


(1) maison de campagne qui fournit un hébergement pour une partie de chasse pendant la saison de chasse
(2) actuellement la rue du Monastère

Rue de l’Augette, la fervente

CHAPELLE SAINTE-ANNE


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1978/1980 | Chapelle Sainte-Anne © André Delbar

Cette chapelle, vraisemblablement la plus ancienne du village de Rixensart, s’abrite au flanc du talus qui marque l’angle de la rue de l’Augette avec la rue Alphonse Collin. C’est en face d’elle que se serait située la première cense de Froidmont (1). 

En 1980, lors des travaux d’égouttage de la rue Alphonse Collin, la chapelle fut sérieusement endommagée par la manœuvre d’engins lourds, mais restaurée en 1988.

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1991 © Francis Broche

Cette photo argentique date de juillet 1991, soit un an ou deux avant la vente de ce terrain et la construction de la maison actuelle, explique Francis Broche. Sur ce terrain on installait un ponton, terme utilisé par Madeleine, mon ancienne voisine de rue de Limal. Ce ponton ou guinguette permettait aux habitants du vieux quartier de Froidmont de faire la fête et de danser, probablement dans les années 1920/1930.

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coll. Francis Broche

Aquarelle de la chapelle Sainte-Anne réalisée par l’artiste rixensartoise Colette Carpentiez (2).

1996 © Michel Nauwelaers
1998 | Rénovation de la chapelle Sainte-Anne © Syndicat d’Initiative de Rixensart

novembre 2013 + octobre 2014 © Monique D’haeyere

Le 19 décembre 2010, la chapelle fut vandalisée et la statue dérobée, précise Monique D’haeyere.


LA MÉLANE, DÉROBÉE, RETROUVÉE, RESTITUÉE

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1978/1980 | Chapelle de La Mélane, rue de l’Augette 47 à Rixensart © André Delbar

Cette chapelle pédiculée en briques blanches date de 1964. La chapelle privée se trouve dans le mur de la propriété ‘La Mélane’. Une grande boîte aux lettres est aménagée sous la niche (3).

27 juillet 2008 | Chapelle de La Mélane © Francis Dominé
novembre 2016 © Monique D’haeyere

Une porte grillagée et vitrée protégeait une statue de la Vierge assise, soutenant l’Enfant Jésus debout. La statue fut sculptée par M. Harry Elström, qui fut enseignant à Saint-Luc à Bruxelles (†1985). Le 15 août 2010, un écriteau ‘Honte au voleur’ rappela aux passants que la statue fut dérobée …

Quelques mois plus tard, le mardi 14 juin 2011, Jean-Luc Fontaine, un topographe liégeois de Tuc Rail (4) fit une découverte étonnante sur le chantier du RER à Rixensart. Empruntant le sentier le long de la voie du chemin de fer menant au pont du Pèlerin, il retrouva la statue de la Vierge-à-l’Enfant dans un buisson. Comme elle est signée, Jean-Luc Fontaine fit des recherches sur Internet et … prit connaissance via RÉTRO RIXENSART de la disparition de la statue. Grâce à lui, les propriétaires de ‘La Mélane’ ont retrouvé le 18 juin 2011 leur Vierge-à-l’Enfant, un cadeau de mariage.

Je me réjouis de ce que cette œuvre a été retrouvée et restituée. Encore une fois, si chacun de nous observe et est attentif dans son quartier, nous pouvons nous rendre très utiles et participer ainsi au bien-être de son voisin, écrivit Francis Dominé en juin 2011.


CHAPELLE DE LA SHOOTING BOX

521. Chapelle Notre-Dame-de-la-Vierge-à-l'Enfant 1978-1980 © André Delbar

1978-1980 © André Delbar

Chapelle Notre-Dame-de-la-Vierge-à-l’Enfant au croisement des rues du Monastère et de l’Augette.

26B. Shooting box Rue de l'Augette 2009 © Eric de Séjournet

décembre 2009 © Eric de Séjournet


(1) Cercle d’Histoire de Rixensart
(2) CARPENTIEZ Colette, Balade Aquarellée dans Rixensart (1ère édition)
(3) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(4) Tuc Rail : bureau d’études en charge du chantier RER

Château d’eau, rue du Plagniau

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1908 | coll. Jean-Louis Lebrun

En 1901, il fut décidé d’ériger un château d’eau à l’angle des rues de l’Institut et du Plagniau (1), au-dessus du talus à 96 mètres d’altitude. Construit en briques soutenues par des piliers de béton, il était coiffé d’une grande cuve, également en béton. La distribution publique d’eau était inaugurée. Au Bourgeois, un réservoir en maçonnerie entouré de remblai de terre gazonnée servait de relais. Il était situé à la cote 114 (2).

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1910 | coll. Jean-Claude Renier

Entré en fonction en 1905, ce château d’eau remplaça les anciennes pompes et alimenta les bornes fontaines pour les habitations non raccordées au réseau (3).

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coll. Jean-Claude Renier

En mai 1940, les installations de pompage ont été fortement endommagées au cours des combats, obligeant les habitants de se ravitailler pendant plusieurs semaines aux sources (à l’arrière du château ou aux étangs Gillet dans le Parc communal) (5).


(1) avant 1955, la rue du Plagniau était dénommée rue du Château d’Eau
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(4) avant 1955, la rue du Plagniau était dénommée rue du Château d’Eau
(5) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007

Avenue des Merisiers

VILLA LES BLUETS

Villa Les Bluets Genval c Philippe Godin (14)

Avenue des Merisiers à Genval, coll. Philippe Godin

Dans les alentours du lac de Genval, cette villa s’inscrit dans un grand jardin entouré de haies. Oeuvre de l’architecte F. Symons, cette maison de style ‘villégiature’ est représentative des bâtisses ayant été construites dans le quartier du lac au début du XXe siècle. Au plan principal rectangulaire se sont ajoutés une petite tourelle d’angle et un large bow-window haut de trois niveaux. Les façades cimentées à faux-joints appareillés s’ouvrent de baies en plein cintre ou à linteau droit. Des vitraux ferment certaines baies. Un sgraffite inscrit dans l’allège d’une des fenêtres de l’étage porte le nom de la maison ‘Les Bluets’ et son maître d’œuvre (1).

Villa Les Bluets avenue des Merisiers 3 Genval 3.2020 © Annick Dedobbeleer

2020 | Villa Les Bleuets © Annick Dedobbeleer

Les Bluets avenue des Merisiers

mars 2017 © Monique D’haeyere


VILLA LES OEILLETS

Dans le quartier du lac de Genval, au cœur d’un jardin, cette habitation de style ‘villégiature’ remonte au tout début du XXe siècle. Elle a été réalisée par F. Symons, maître d’œuvre de plusieurs maisons des bords du lac. Construite en brique sur un haut soubassement, la maison est peinte et partiellement enduite à faux colombages. Ses façades sont animées ça et là de bow-window et de décrochements. La maison a été rénovée récemment et sert de dépendance au Château du Lac (2).

Villa Les Oeillets avenue des Merisiers 5 Genval 4.2020 © Annick Dedobbeleer

2020 | Avenue des Merisiers n° 5 © Annick Dedobbbeleer


VILLA LES HIRONDELLES

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1908/1914 | Avenue des Merisiers n° 6, coll. Philippe Godin 

En retrait de l’avenue des Merisiers, derrière une belle grille aux lignes rectilignes, cette imposante villa du début du XXe siècle se démarque dans le quartier du lac de Genval par son style éclectique, teinté d’Art Nouveau dans certains détails notamment des ferronneries (3).

→ RÉTRO RIXENSART | Villa Les Hirondelles, belvédère sur le lac


AVENUE DES MERISIERS n° 9

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Avenue des Merisiers n° 9 | coll. Ian Martin

Cette plaque en cuivre ou laiton de la S.A. Ponts, Tunnels & Terrassements Genval fait partie de la mémoire industrielle de Genval. En effet, Edmond Claeys fut membre du  ‘Groupe 36 Génie civil’ de l’Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles 1958 et administrateur de la S.A. Ponts, Tunnels et Terrassements. Siège : ‘Sans-Souci’, avenue des Merisiers 9 à Genval.

D’autre part, Raymond Becquevort, industriel, né le 22 octobre 1886, ingénieur civil des mines, bourgmestre de Genval, Membre de la Chambre des Représentants (session 1949-1950) fut également administrateur-délégué de la S.A. Ponts, Tunnels et Terrassements.


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009
(2) Ibid.
(3) Ibid.

Jean Vanden Eeckhoudt (1875-1946), artiste peintre rixensartois

Jean Vanden Eeckhoudt et sa femme

1946 | Portrait du peintre Jean Vanden Eeckhoudt et de sa femme Jeanne
Huile sur toile – Don de Mme Jean Vanden Eeckhoudt et de ses enfants (Bourgeois-Rixensart, 1947)

Paul Delvaux, Jean-Marie Bertrand, Pierre Paulus, Jack Jefferys, Jean-Jacques Dopagne, Paul Smars, Henriette et Alice Ronner. Rixensart, n’aurait-il pas été un petit Laethem-Saint-Martin, sans le savoir, si aux peintres déjà cités on ajoute Jean Milo, James Thiriar et Jean Vanden Eeckhoudt ? (1)

Jean Vanden Eeckhoudt résida depuis la fin des années trente au n° 35 de la rue Haute à Bourgeois (2).

Jean Vanden Eeckhoudt rue Haute n° 35 4.2020 © Phil Edengarden 0

2020 | Rue Haute 35 à Bourgeois-Rixensart © Phil Edengarden

Né à Bruxelles dans une famille d’artistes, Jean Vanden Eeckhoudt y fait ses études sous la direction de son oncle Isidore Verheyden et du peintre français Blanc-Garin. D’abord néo-impressionniste, ‘Vanden’, comme l’appelaient ses amis, se lie d’une étroite amitié avec Théo Van Rysselberghe, un des principaux représentants du pointillisme en Belgique. En découvrant la lumière dans le Midi de la France, l’artiste use de couleurs vives et contrastées, il simplifie les formes et se rapproche de l’école fauve. Il se rapproche d’Henri Matisse, de Simon Bussy et d’André Gide. À partir de 1915 et ce pendant plus de vingt années, Jean ‘Vanden’ travaille dans le Midi (3)(4). 

Alors qu’il peint le portrait de Catherine Gide (1935), ‘Vanden’ atteint de cataracte, perd complètement la vue d’un œil. L’autre œil est menacé. Il rentre définitivement en Belgique en 1937 afin de permettre à son épouse Jeanne, malade, d’être mieux soignée. Il se fixe à Bourgeois-Rixensart. C’est aussi l’occasion pour lui de retrouver tous ses anciens amis. Il se tourne vers le portrait, explorant la nature humaine et exprimant la vie profonde du personnage (5).

Jean Vanden Eeckhoudt cimetière de Bourgeois 4.2020 © Phil Edengarden 0 

2020 © Phil Edengarden

Jean Vanden Eeckhoudt décède en septembre 1946 et est inhumé au cimetière de Bourgeois.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) Wikipedia
(4) Le Soir du 24 avril 2008
(5) Lancz Gallery
(6) Photo | Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

Avenue Albertine, sur la Boscaille Navette

Froidmont Quartier Albertine avril 1964 © Jean-Claude Renier

avril 1964 | Vue depuis l’avenue Albertine © Jean-Claude Renier

L’avenue Albertine, l’ancien chemin n°7, doit son nom à la comtesse de Merode (1899), soeur du prince Félix. Ce quartier se situe sur la Boscaille Navette de jadis, écrit Paul Buffin (1).

Cette photo a été prise du quartier de l’avenue Albertine en direction de la gare de Rixensart, explique Jean-Claude Renier. On y aperçoit les dernières maisons du bas de la rue de Limal et la rue Alphonse Collin. Le petit atelier au toit incliné, situé à droite dans la rue A. Collin, était la menuiserie Renoy. A cette époque le tram W circulait encore et on pouvait encore voir quelques trains vapeur qui manœuvraient dans la cour à marchandises de la gare de Rixensart. Quant à la prairie en avant-plan, elle était exploitée par la ferme Leloup, qui elle-même était située au bas de la rue de Limal. On y avait accès par un sentier qui donnait dans le bas de la rue de Limal et qui, aujourd’hui, est devenu l’escalier menant à la petite avenue Albertine. Au-dessus de l’horizon pointait le château d’eau de Rixensart, situé rue du Plagniau.

1965/1969 | Avenue Albertine n° 24 © Pierre De Coninck

Cette maison est située en terrain de fond au 24 de l’avenue Albertine. Le jardin donne sur la rue de Limal. Sur la première photo, on distingue d’ailleurs la partie supérieure d’une des maisons de la rue de Limal. Sur la photo prise de l’intérieur de la maison, on reconnaît à l’extérieur une Citroën Ami 6 ainsi qu’une autre maison située avenue Albertine, commente Pierre De Coninck.

avril 1964 | Premières maisons construites à l’avenue Albertine © Jean-Claude Renier

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décembre 1964 | Avenue Albertine n° 28, coll. Mireille Malcorps

Cette photo a été prise par M. Malcorps, père de Mireille, qui habitait au n° 28 de l’avenue Albertine. Du jardin, on aperçoit au second plan les toits de trois maisons de la rue de Limal, raconte Jean-Claude Renier. De gauche à droite, les n° 25, 21 et 19 de la rue de Limal. En arrière-plan, à gauche la prairie où a été tracée l’actuelle avenue du Touquet et à droite la ferme de Froidmont.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Avenue des Acacias

Villa Les Hussards avenue des Acacias 27 Rixensat 4.2020 © Annick Dedobbeleer 1

2020 | Villa Les Hussards © Annick Dedobbeleer

Au décès en 1904 de la comtesse Charles de Montalembert, née Anne-Henriette de Merode, ses quatre filles héritent de bois et de terres à Rixensart et au Bourgeois. Ce domaine d’environ 104 hectares, s’étend, sur Rixensart, du bois du Héron à celui de la Vieille Taille (avenue de Villefranche) et au champ de Froidmont. En indivision, elles décident, en vue de valoriser leur patrimoine, de fonder la Société Immobilière de Rixensart, devant le notaire Dubost, en 1907. Entre les années 1910 et 1920, des terrains sont vendus et des ‘avenues’ sont tracées. En 1921, la commune donne un nom à ces avenues (de Montalembert, des Acacias et des Sorbiers) et les rachète en 1922 (1).

VILLA LES HUSSARDS

Au numéro 27 de l’avenue des Acacias, la villa Les Hussards se démarque des autres. Cette villa Art déco de la première moitié du 20e siècle s’inscrit en léger retrait de la rue, dans un jardin. D’un gabarit modeste, cette habitation au revêtement crépi et blanc affiche des lignes nettes et une composition sobre et bien équilibrée, jouant sur les ouvertures horizontales et verticales, les ressauts et les angles coupés en biais, les terrasses, auvents et toitures plates, ainsi que sur des détails de style ‘Paquebot’. Sur les piliers encadrant la grille d’entrée sont précisés les noms de ‘L. Pierrard’, architecte à Rixensart, et ‘H. Hautfenne’, entrepreneur à Rixensart également (2).

Quant à Annick Dedobbeleer, elle classe cette villa dans le courant du Modernisme pratique, un mouvement architectural qui a connu son essor entre 1920 et 1940, en parallèle avec l’Art Déco (3). Selon elle, l’affirmation que la maison comporterait des détails de style ‘Paquebot’ n’est pas justifiée. En effet, pour pouvoir parler de ce style, il faudrait que certains éléments soient inspirés de l’architecture navale : fenêtres hublot, murs et angles arrondis, avancées en forme de proue, etc. (4).

Annick Dedobbeleer estime l’état et le style initial de la villa ‘Les Hussards’ bien préservé. La géométrie verticale et horizontale est l’ornement de la façade. C’est une architecture sobre et épurée aux volumes cubistes. Pas de millésime mais deux pierres attestent du nom de l’architecte et de l’entrepreneur. 

Quelques éléments remarquables : la boite aux lettres intégrée dans le muret, la lanterne en fer forgé, le garde-corps de la pergola et les grilles de l’entrée en acier tubulaire, le lettrage Art Déco qui identifie la maison ‘Les Hussards’, la verrière verticale à croisillons qui illumine la cage d’escalier, le toit plat et le retrait à l’étage pour la pergola et l’insertion de lignes épurées (fenêtres à bandeaux, verrière verticale, garde-corps), confèrent à cette maison un caractère Moderniste presque parfait. 

La porte d’entrée n’est plus d’origine, correctement intégrée, elle ne répond pas au style. De même, les trois panneaux – lignes blanches à angles droits – insérés au sommet (gauche) de la verrière sont actuellement peints en blanc alors qu’ils devaient probablement être noirs à l’origine pour soutenir l’équilibre visuel de la façade.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009
(3) 1920 – 1930 = Early Art Déco et 1930 – 1940 = Late Art Déco
(4) cfr le bel exemple autour du lac – maison entre le Chalet et le bar à champagne – qui a complètement été dénaturée par une peinture beige unie inadéquate démolissant ainsi le rythme de la façade en blanc et noir voulu par l’architecte.

Chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs, pieta

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1956 | Chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs, Place Jefferys
coll. Anne-Marie Delvaux

Construite par la famille Grégoire en 1935 en remerciement pour une guérison, cette chapelle fut aménagée sur l’emplacement de la pharmacie actuelle, au coin de la rue des Déportés (1) et de la rue de l’Institut à Rixensart.

En 1956, lors de l’aménagement du carrefour, la chapelle fut déplacée à l’entrée de la rue de l’Institut. Une première grue vit ses amarres sauter et il fallut avoir recours à une grue plus puissante pour faire le travail.

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juillet 2017 | Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs © Monique D’haeyere

L’origine de la chapelle remonte à un événement familial. Les familles Grégoire et Hautfenne étaient alliées par mariage et leurs propriétés, voisines, se trouvaient à l’emplacement occupé de nos jours par le haut de la rue de l’Eglise, l’avenue des Déportés (1) et la rue de l’Institut. Une grande grille protégeait la propriété des Hautfenne et un immense noyer ainsi que d’autres arbres fruitiers offraient aux enfants chapardeurs l’attrait de leurs fruits. Trois Hautfenne, un hommes et deux femmes, tous célibataires, y habitaient. L’homme, de caractère peu accommodant, tira au fusil pour effrayer la petite fille Grégoire, sa nièce, venue à la maraude. De saisissement, la gamine, raconte-t-on, devint muette. La famille Grégoire promit l’édification de cette chapelle, à la suite de la guérison de la fillette qui, par après, vint encore habiter dans la maison voisine. La guérison eut lieu, pendant que le père se trouvait à Lourdes (2).

La chapelle fut propriété de la famille Delvaux-Vanderbeek.

Entrée de la Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
2009 © Berna de Wilde d’Estmael
octobre 2015 © Monique D’haeyere
juillet 2017 © Monique D’haeyere

Aujourd’hui, cette chapelle à chambre est entourée d’arbres et de feuillages. On accède à la chapelle par quatre marches en dalles et petit parvis. Un portail en pierres de taille blanches est surmonté de la pierre d’angle portant la date : MCMXXXV, soit 1935.

L’ensemble est en briques rouges. Une grande porte blanche s’ouvre par deux battants, munis chacun d’une petite vitre protégée par un grillage. Au-dessus du pignon percé d’un oeil-de-boeuf, on remarque une belle croix grecque en pierre bleue.

La chapelle est entretenue par les paroissiens. Elle a un bel aspect architectural dans son cadre de verdure, mais tend à disparaître sous celle-ci. Le chapelet y est récité régulièrement. Fleurs et ex-voto ornent le lieu (2).

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2014 | Pieta © Cedric Muscat

À l’intérieur, une ‘pieta’ est posée sur l’autel, sur le bord duquel on peut lire une inscription : « Vous qui passez, voyez s’il est une douleur semblable à la mienne ». Un buste en plâtre du Sacré-Coeur est également déposé sur l’autel et un médaillon en bois de la Vierge, accroché au mur (2).


(1) l’actuelle avenue de la Châtaigneraie
(2) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, p. 43 et 44, 2000

La Calvaire de l’avenue de Merode

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Projet d’un calvaire commémorant la ‘mission de 1954’
dans les paroisses de Bourgeois et de Rixensart
Auteur de la maquette : M. Jean-Pierre Ghysels, dinandier-ciseleur à Bruxelles
photo | coll. Vivien de Walque

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coll. Jean-Claude Renier

L’oeuvre finale fut érigée à l’angle de l’entrée de la maison communale et de l’avenue de Merode. Ce monument commémore les missions paroissiales de 1954. Il a été entièrement payé par les paroissiens des églises Saint-François-Xavier du Bourgeois et Sainte-Croix de Rixensart, avec le produit des collectes organisées au cours de la mission. La bénédiction du monument eut lieu le 23 avril 1954.

Calvaire avenue de Merode (La Vallée de la Lasne concours photo 1970 Van Parys Louise) AV5 © SI Rixensart

1970 | Concours de photos noir et blanc organisé par le Syndicat d’Initiative de Rixensart sur le thème de la Vallée de la Lasne. Photo présentée par Louise Van Parys, rue de l’Eglise à Rixensart. Légende : Femme, voici Ton fils …

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juillet 2008 © Eric de Séjournet

Les personnages sont en cuivre battu, d’une hauteur de 2,30 m. Sur un socle en briques, haut de 1,55 m est dressé la croix; de part en d’autre du socle, une console porte les statues de la Vierge et de saint Jean. La hauteur totale de l’ensemble est d’environ 5 m (…). La croix semble un fléau de balance immobilisé au centre, entre l’affliction et l’espérance. Les lignes des personnages sont dépouillées (1).

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2008 © Eric de Séjournet > 2012 © Monique D’haeyere > 2014 © Eric de Séjournet > 2018 © Monique D’haeyere


(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Avenue Albert Ier

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Villa ‘Le Ravin’, située avenue Albert Ier 288 à Genval. Elle fut construite par N. Lacroix, qui  construisit également à Genval la villa ‘Les Bouleaux’, coll. Philippe Godin

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Villa ‘Le Joli Mai, coll. Hubert Desgain

Située au 286 de la avenue Albert Ier à Genval, cette villa a fait place pour la Résidence Les Terrasses. A gauche, la villa ‘Le Ravin’ (voir photo ci-avant).

Le Ravin avenue Albert Ier Genval 5.2019 © Francis Broche

mai 2019 | Le Ravin © Francis Broche

Avenue Albert Ier 288 et 286 Genval © Google 2019

2019 | Avenue Albert Ier


→ ARBORESCENCE | 5 Hêtres pourpres, l’avenue Albert Ier dégarnie

Bodega le Mar-ca-tchou, le Chalet Normand

Chalet Normand lac de Genval

1933 | Le bord du lac de Genval et le futur Bodega le Mar-ca-tchou

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Bodega le Mar-ca-tchou, actuellement le Chalet Normand 

En 1970, la Fédération Touristique du Brabant fait l’éloge du Chalet Normand : Sur la rive Est, il offre le charme d’un cadre somptueux ordonné autour d’un grand feu ouvert et rehaussé de tableaux de maîtres et de boiseries, en chêne massif, artistiquement sculptées. Une terrasse fermée et chauffée en hiver sert de salon de dégustation (1).

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1933 | Intérieur du Bodega le Mar-ca-tchou

1977 | Le Chalet Normand, coll. Monique D’haeyere ↔ avril 2015 © Monique D’haeyere

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1989 | Le Chalet Normand © Anne-Marie Delvaux
2009 © Eric de Séjournet

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avril 2015 | Le Chalet Normand © Monique D’haeyere + janvier 2016 © Monique D’haeyere


(1) DEMULLANDER Jean, Le Lac de Genval, Fédération Touristique du Brabant, 1970