Le Lido, voisin du Confluent

1937 | Le Lido, bains et solorium (coll. Jean-Louis Lebrun)

Le domaine du Lido s’étend à cheval sur Rixensart et Genval. Derrière le Lido, on distingue la rue de Limalsart, qui monte vers le Plagniau. 

Le Lido, voisin du Confluent (coll. Jean-Claude Renier) <> 2015 © Monique D’haeyere

Façade Nord du Lido
1937 (coll. Jean-Louis Lebrun) <> 1955/1959 (coll. Jean-Claude Renier) <> 1960 (coll. Jean-Louis Lebrun) <> 2016 © Monique D’haeyere <> 2020 © Monique D’haeyere

1958 | coll. Jean-Claude Renier

Au dos de cette carte postale on apprend : Domaine du Lido (Restaurant-Hôtel-Pension) – Ouvert toute l’année – Avenue Limalsart à Rixensart (à 50 mètres du lac de Genval) Tél. 53 63 70 – Propr. : M. De Smet et Fils – Pêche-Solarium et plaine de jeux pour enfants – Cadre unique aux environs de Bruxelles

1961 | Domaine du Lido (coll. Jean-Louis Lebrun) 

Vue aérienne du Lido, situé à quelque 200 m en retrait du lac de Genval, mais sur le territoire de l’entité de Rixensart

En 1970, la Fédération Touristique du Brabant Demullander décrit cet hôtel comme suit : Précédé d’un vaste parking et flanqué de très décoratives pièces d’eau, Le Lido est une vieille affaire de famille où un jeune couple dynamique a succédé aux parents en maintenant haut la tradition de l’hospitalité pratiquée par les fondateurs. Ils viennent de donner la dernière touche à d’heureux travaux de restauration, d’embellissement et de décoration générale. La salle de restaurant où se consume évidemment la traditionnelle bûche de chêne est tout simplement charmante, tandis que le bar offre tout le confort digne d’un palace. Toutes les chambres de voyageurs ont été modernisées (1).

vers 1970 | Le Lido, après travaux de restauration, d’embellissement et de décoration générale (coll. Jean-Louis Lebrun)

2016 | Le Lido, situé en zone d’espaces verts d’intérêt paysager
janvier 2016 © Monique D’haeyere

Ce petit hôtel trois étoiles de style normand comprenant 27 chambres fut acquis en 1988 par le groupe hôtelier Martins’ Hotels. L’activité hôtelière fut arrêtée. Son affectation fut dédiée aux séminaires et aux événements privés. John Martin estima qu’il ne pouvait plus rien faire de ce bâtiment : « Sa rénovation est trop conséquente, explique l’homme d’affaires. Elle exigerait des investissements trop importants. Ce que nous n’avons pas jugé bon de faire. J’ai toujours été attaché à la préservation du patrimoine, un critère clé dans le choix de mes hôtels et qui m’a souvent coûté très cher, mais parfois nous ne pouvons faire autrement. Cette bâtisse ne répond plus aux normes incendie, les fondations sont trop légères, les murs peu épais. Ces éléments ont fait pencher la balance vers une revente. » Le développeur immobilier Bredac, dont le siège social est basé à Lasne, a racheté le Lido début 2015. Il envisage de le démolir et d’y construire un immeuble comprenant seize appartements (2).


(1) DEMULLANDER Jean, Le Lac de Genval, Fédération Touristique du Brabant, 1970
(2) ATTOUT Xavier, Genval : un promoteur veut détruire le Lido, Le Soir, 28 mars 2015 

Visites royales, rencontres privilégiées

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29 juin 1937 | Le Roi Léopold III à Rixensart (coll. Bernard Collin)

Visite royale au Château de Rixensart

Le 29 juin 1937, S.M. le Roi Léopold III fut accueilli au Château de Rixensart par le Premier Ministre belge Paul van Zeeland (à gauche), et par le prince Paul Ghislain Félix de Merode (à droite).

D’abord fixée au 16 juin 1937, cette visite royale fut reportée au 29 juin à cause de l’incendie de l’église Sainte-Croix. Le roi, invité par la princesse de Merode à une garden-party, fut acclamé à sa sortie par de nombreux villageois et les enfants des écoles agitant des drapeaux tricolores. Les édiles communaux et les représentants des principaux groupements ou associations de la commune participaient à cette visite royale. Quelles qu’aient été leurs opinions politiques ou religieuses, les invités à cette auguste rencontre s’en flattèrent et le firent bien savoir aux moindres de leurs amis et connaissances, relate Paul Buffin (1).

*

Visite royale aux Papeteries de Genval

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21 février 1962 | S.M. le Roi Baudouin salue André de Walque (coll. Vivien de Walque)

Mon père était directeur aux Papeteries et a servi de relais entre le Palais et les Papeteries pour l’organisation pratique de la visite. Visite annoncée deux, trois jours avant. Jeunes gamins, mon frère Laurent et moi-même étions dans le bureau de mon père dans l’usine et avons suivi de près cet évènement. Tout à droite sur la photo, Charles Loos, le directeur général de l’époque, père de l’actuel Charles Loos, jazzman bien connu, raconte Vivien de Walque, fils d’André (2).

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21 février 1962 | S.M. le Roi Baudouin salue André Jacquet (coll. Philippe Jacquet)

De gauche à droite : Jacques Verbesselt (Direction des exportations du papier), Joseph Pirard (directeur des services techniques), André Jacquet (directeur commercial), Jean-Marie Hanosset (direction division papier peint), S.M. le Roi Baudouin, Charles Loos, directeur général.

Mon oncle André Jacquet était entré aux papeteries, appelé pour reprendre la direction commerciale exercée jusqu’alors par son père Ernest, décédé inopinément en 1950. André Jacquet y devint ensuite directeur administratif et financier et reprendra en 1966 la direction générale de deux usines du Groupe des Papeteries de Genval, celles de Châlons-sur-Marne (Grantil) et de Nancy. Il quittera le Groupe en 1971, pour reprendre la direction générale de la société Pégard Productis à Andenne (1971-1976) et terminera sa carrière en tant qu’administrateur-délégué de la Société Nationale de Transports par Canalisations pour le compte de la S.N.I., raconte Philippe Jacquet.


→ RETRO RIXENSARTPapeteries de Genval, 21 février 1962 (articles dans La Dernière Heure et Le Soir)



(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, pp. 23 et 24, 1996
(2) André de Walque est l’auteur du livre ‘Un siècle à Bourgeois 1877-1977‘, reconstituant « une partie de l’histoire d’un petit hameau qui a toujours tenu à garder une certaine distance avec son centre administratif et jadis religieux ».

Drève des Hêtres, remarquables

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1999 | Drève des Hêtres au Beau Site à Rixensart (coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Cet ensemble d’Hêtres remarquables se trouve dans un écrin de verdure dans le quartier du Beau Site à Rixensart.

Les hivers étant de moins en moins rigoureux, – trop pluvieux, trop doux, les Hêtres sont attaqués par un coléoptère, le scolyte, qui creuse des galeries dans le bois. « Ce qu’il faudrait c’est du gel pendant deux bons mois pour tuer les parasites », explique Jacques Poncin, garde forestier à Bertrix (1).

1999 <> 2020 © Monique D’haeyere


→ ARBORESCENCE | Drève des Hêtres


(1) La Libre Belgique, 11 février 2018

1914-1918 | Hommage à ceux qui ont fait leur devoir

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1914-1916 | Annonce pour une messe anniversaire célébrée en l’église de Rixensart le lundi 12 juin 1916, à la mémoire d’Emile Detienne, soldat au 9e Régiment de Ligne, fils des époux J.-B. Detienne-Nicaise, né à Rixensart, le 28 mai 1887,
tombé au Champ d’Honneur à l’Yser en novembre 1914
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Au cours de la Grande Guerre, nombre de nos concitoyens choisirent de tout quitter pour aller se battre contre un ennemi surpuissant en hommes et matériel. Quelques-uns étaient sous les drapeaux, la grande majorité répondit à l’ordre de mobilisation qui prenait effet le 31 juillet 1914 à minuit, d’autres rejoignirent l’armée durant les années qui suivirent et ce malgré les risques présentés par le passage de la frontière hollandaise. Parmi ces soldats, près de trente moururent au combat, dix peut-être survécurent pour peu de temps au conflit, d’autres restèrent à tout jamais meurtris dans leur chair ou leur esprit. Dès 2008, le Cercle d’Histoire de Rixensart a tenté, non sans quelques difficultés, d’identifier ces Combattants pour leur rendre hommage et rappeler à tous leur mémoire. Ce travail concerne uniquement les soldats de nos trois communes mais il importe de ne pas oublier les victimes civiles du conflit. Parmi nos concitoyens, de nombreux déportés y laissèrent la vie. Certains moururent dans les camps, d’autres au pays, parfois peu de temps après leur retour. Leur mémoire également mérite d’être sauvegardée (1).

Dans cette notice, Rétro Rixensart rend hommage à ceux qui ont fait plus que leur devoir et qui sont décédés pendant la Première Guerre mondiale. Les nom et prénom de nos soldats sont édités, tels que repris dans cet important ouvrage (1) du Cercle d’Histoire de Rixensart.

1914

6 août | Le soldat du 9e de Ligne Jean-Baptiste (AdelinHautfenne (originaire de Rixensart) décède suite à ses blessures (la commune de Rixensart lui a dédié une rue) ⊥
19 août | Le soldat Herman Ferdinand Thomas (Genval) est tué durant les combats à Aarschot ⊥⊥
24 août | Le soldat du 8e de Ligne Marcel Hasaerts (Genval) est tué au cours des combats de Warnant ⊥⊥
25 août | Le soldat Gustave Florentin Faltin (Genval) est fait prisonnier à Namur et décède à Westerholz (All.) le 24 juin 1917 d’une maladie de coeur suite aux faits de guerre ⊥⊥; le soldat du 12e de Ligne Ferdinand Pierre Joseph De Becker (Rixensart) est tué au combat à Boortmeerbeek ⊥
26 août | Le soldat du 2e Chasseurs à pied Jean-Baptiste Polydor Debroux (Genval) est tué au combat à Grimbergen ⊥⊥
12 septembre | Le soldat du 9e de Ligne René Prosper Ernest Van Hacter (Rixensart-Bourgeois) est tué au combat à Wespelaar ⊥
29 septembre | Le soldat Victorien Stormacq (né à Genval, domicilié à Ixelles) est tué à St-Katelijne-Waver à l’âge de 25 ans
4 octobre | Le sous-lieutenant Robert Georges Emile Marie Terlinden (Rixensart) est tué à 26 ans d’une balle dans la tête à Kessegnies (frontière Congo/Est-africain-allemand), au cours de l’attaque générale qui décida de la retraite allemande ⊥
15 octobre | Le soldat du 5e de Ligne René Joseph Bernard, blessé à Houtem, déposé à l’hôpital d’Ostende où il est fait prisonnier, le 16 octobre, et interné au camp de Wessel (All.) où il décède le 12 décembre 1914 par suite de pleurésie ⊥
16 octobre |Le soldat du 13e de Ligne Jules Spreutels (Rosières-Saint-André) meurt au combat à 21 ans. Il est inhumé dans le cimetière de Keiem, tombe n° 103 ⊥⊥⊥
22 octobre | Le soldat du 2e Carabiniers Georges Gustave Rapsaet (Genval) est tué à Stuyvekenskerke ⊥⊥
23 octobre | Le capitaine en second du 2e Carabiniers, Fernand Henri Hector Lucien Mayat (Genval) est tué à Stuyvekenskerke ⊥
30 octobre | Le sergent du 2e Carabiniers Donat Ghislain Adolphe Herman Hulet (Rixensart-Bourgeois) est porté disparu. Le tribunal de Nivelles rend un jugement déclaratif de décès, le 8 avril 1924. Il acte : Mort pour la Belgique à Stuivenkenskerke le 30.10.1914 
novembre | Le soldat Emile Jean-Baptiste N. Detienne (Rixensart) meurt au Champ d’Honneur à l’Yser, en novembre 1914 ⊥

1917

17 septembre | Le soldat du 9e de Ligne Louis Arthur Ghislain Van Hamme (Rixensart) est mortellement blessé par une bombe d’avion, à Adinkerke. Il décède à 20 ans durant son évacuation vers l’hôpital de l’Océan ⊥
26 septembre | Le soldat du 2e Régiment de Génie Léon Stenuit (Genval) est tué à 23 ans par un éclat d’obus devant Dixmude ⊥⊥
28 novembre | Le soldat du 19e de Ligne Léon Justin Folie (Genval) est tombé au secteur de Merkem ⊥⊥

1918

21 janvier | Le soldat du 13e de Ligne Auguste Nestor Ghislain Devesse (Genval) est blessé par éclats de grenade, décède au poste de secours d’Hoogstade ⊥⊥
19 avril | Le soldat du 9e de Ligne Jean-Baptiste Michel Meyer (Rixensart) est tué au combat ⊥
18 mai | L’adjudant de carrière du 13e de Ligne Ghislain Octave André Wiame (Genval) est tué dans le secteur de Boesinge ⊥⊥
28 septembre | Le soldat du 13e de Ligne Antoine Guillaume Ghislain Lambert (Genval) est tué d’une balle dans la poitrine à Kaaskerke ⊥⊥
29 septembre | Le soldat du 23e de Ligne Fernand Joseph François Henrion (Genval) est tué à 23 ans d’une balle de mitrailleuse ⊥⊥
30 septembre | Le soldat du Bataillon du Génie de la 5e D.A. Henri Charles Fernand Herman (Genval) est tué à 25 ans à Moorslede en service commandé ⊥⊥
13 octobre | Le soldat du 2e Chasseurs à pied Edouard Elie Joseph Ghislain Lelievre (Genval) est hospitalisé à Calais et y décède le 17 décembre 1918 des suites d’une maladie à caractère épidémique contractée au front ⊥⊥
14 octobre | Le soldat Gustave Désiré Debroux (Genval) est tombé à 26 ans en service commandé à Oostvleteren ⊥⊥
15 octobre | Le soldat Antoine Vandercam (Rosières) est blessé au combat par un éclat d’obus à la tête à Izeghem et décède à 28 ans à Brielen le 19 octobre 1918 ⊥⊥⊥; le sous-lieutenant du 1er Carabiniers Adrien Marie Valentin Louis Xavier Van Steenberghe (Genval) est blessé grièvement devant Roulers, décède à 21 ans à La Panne ⊥⊥; le sergent du 12e de Ligne Henri Joseph Loriaux (Genval) est atteint mortellement à Stadenberg ⊥⊥
16 octobre | Le soldat du 6e Chasseurs à pied Marcellin Pinson (né à Rosières-Saint-André) meurt au combat. Il est inhumé au cimetière de Bruges, tombe n° 128. Son nom ne figure pas sur le monument de Rosières, il est supposé qu’il n’y était plus domicilié.

Les combattants rixensartois, genvalois et rosiérois décédés après le conflit seront honorés dans une deuxième notice, à paraître ultérieurement.

→ RÉTRO RIXENSART | Monument des Combattants (Rixensart)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument des Combattants (Rixensart)

→ RÉTRO RIXENSART | Monument de la Place communale (Genval)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument de la Place communale (Genval)

→ RÉTRO RIXENSART | Monument des Combattants (Rosières)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument des Combattants (Rosières)


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, En mémoire de nos combattants de la Grande Guerre, in Chroniques CHR n° 37 de février 2014

Légende

⊥            présent sur le Monument de Rixensart
⊥⊥          présent sur le Monument de Genval
⊥⊥⊥       présent sur le Monument de Rosières

Avenue de Merode, passage du tram W

avril 1964 | Avenue de Merode, passage du vicinal (coll. Daffe)

« Cette photo fut prise en avril 1964 par Robert Temmerman, peu avant la fermeture de la ligne reliant Wavre à Waterloo. Le tram passe dans l’avenue de Merode, – à hauteur de l’avenue des Sept Bonniers, et se rend au Quai du Tram (Bourgeois) », précise Jean-Claude Renier, vice-président du Cercle Ferroviaire de Rixensart.

On reconnaît l’enseigne du magasin d’ameublement Clerfeyt-Dumont. « Les grands-parents maternels d’Yves Clerfeyt tenaient un des seuls magasins de meubles dans la région. Ils livraient les meubles avec un charrette à bras », raconte un membre de la famille. 

En façade, le panneau publicitaire vante ‘les fameux matelas et sommiers Simmons’, du nom de l’américain Zalmon G. Simmons, inventeur du matelas à ressorts.  Les matelas Simmons traversèrent l’Atlantique à bord des célèbres paquebots Le Normandie et Le France dont ils équipèrent les cabines. La marque s’implanta ensuite en Europe.

Cimetière de Genval, Bois Pirart

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> 1918 | Calvaire du ‘nouveau’ cimetière de Genval,
avenue de la Closière/rue du Bois Pirart

L’ancien cimetière de Genval, situé à l’angle des rues JB Stouffs et Mahiermont, que les Genvalois de souche appellent encore ‘le vieux cimetière’ servit jusqu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, avant d’être fermé. A l’époque, les monuments funéraires ont été retirés, certaines tombes ont été vidées à la demande des familles et les corps transférés vers d’autres cimetières de la commune (1). On peut en déduire que le nouveau cimetière fut ouvert après 1918.

2008 | Cimetière de Genval © Eric de Séjournet

Au bout de La Closière,  le cimetière, totalement emmuré, s’ouvre par une entrée imposante constituée de quatre grands piliers de calcaire, sur base carrée et terminés par un vase. Le cimetière, divisé par une allée principale et des allées latérales et transversales, comporte au centre quelques monuments plus intéressants, sous la forme de petites chapelles funéraires, familiales, érigées entièrement en pierre calcaire (2). 

2019 | Cimetière de Genval © Annick Dedobbeleer

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2017 | Accès au cimetière de Genval © Monique D’haeyere

→ OBJECTIF RIXENSART | Cimetière de Genval

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Le Vallon

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1992/1995 | Le Vallon et l’église Saint-André à Rosières © Hommes et Patrimoine

Le Vallon, ainsi dénommé par les Rosiérois, longe le Chemin du Vieux Marchal en descendant de la rue de la Procession, puis emprunte le Sentier du Vieux Champêtre jusqu’à hauteur de la Maison rosiéroise.

> OBJECTIF RIXENSART | Sentier du Vieux Champêtre

Avenue Paul Terlinden, depuis 1933

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1943 | coll. Jean Louis Lebrun

Le nom de Paul Terlinden (1858-1935, fait baron en 1927) fut donné à l’avenue créée en 1933. Il fut bourgmestre de Rixensart de 1884 à 1917 (ndlr. : et de 1918 à 1921)(1), régisseur du domaine du comte de Merode. Il habitait au château comme son beau-père, Jules Bosquet.

> RÉTRO RIXENSART | Paul Terlinden, régisseur-bourgmestre

Début de l’avenue Paul Terlinden
> 1933 | coll. Jean-Claude Renier <> 2010 © Monique D’haeyere
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> 1933 | coll. Jean-Claude Renier

Entrée de l’avenue Paul Terlinden, à hauteur de la rue des Ecoles en direction de la gare de Rixensart.


(1) en 1917, il fut arrêté et emprisonné par les Allemands

Paul Terlinden, régisseur-bourgmestre

Paul Terlinden (1858-1935)
(coll. Commune de Rixensart)

Paul-François Terlinden, éc., naquit à Gand le 4 octobre 1858, fils de Charles, éc., président de Chambre à la Cour d’Appel de Bruxelles, et de Marie Blanquaert. Docteur en droit, il devint bourgmestre de Rixensart en 1884 (1).

Régisseur du domaine du comte de Merode, habitant le château de Rixensart pratiquement délaissé par ses propriétaires, il eut le plus long majorat de l’histoire contemporaine de Rixensart (2). Le cumul des fonctions de bourgmestre et de régisseur lui valurent les critiques du mouvement ouvrier, relayées par Paul Wynants, professeur émérite à l’Université de Namur (3) :

"L’influence de la famille des Merode, les principaux propriétaires fonciers de Rixensart est grande (...). Ce patrimoine englobe tous les bois situés dans les limites du village, la plupart des prairies bordant la Lasne et les autres cours d'eau, ainsi qu'une notable fraction des terres arables (...)".

Le leader socialiste Emile Vandervelde publia en 1898 une monographie critique sur Rixensart : "Le domaine de Rixensart est un exemple typique de ces propriétés d'origine féodale, assez rares aujourd'hui, qui appartiennent encore aux descendants, plus ou moins directs, des anciens seigneurs (...). La section tout entière [de Rixensart-village], sauf quelques insignifiantes parcelles, appartient aux Merode. Les propriétaires, absents, ont délégué leurs pouvoirs à un régisseur, avocat et bourgmestre, qui tient tout le village dans sa main. Les éléments étrangers, suspects de libéralisme, sont écartés avec un soin jaloux. Pour obtenir la moindre parcelle de terre, soit en propriété, soit à charge de rente annuelle, il faut montrer patte blanche. Les pauvres vivent sous la perpétuelle menace de se voir fermer, s'ils votent mal, l'accès des bois de monseigneur. Par contre, ceux qui sont bien notés jouissent de certains avantages. Quand ils se bâtissent une maison, on leur fournit le bois de charpente, gratuitement ou à très bon compte. On occupe, dans les bois ou dans les champs, à travailler aux chemins ou à étendre les bouses de vache sur les pâtures, assez bien de vieux ouvriers, repoussés de partout ailleurs. Quand ils deviennent tout à fait impotents, on leur donne des secours, voire même une petite pension de 20 francs par mois. Bref, nous trouvons en action, sur les terres de Rixensart, le système de protection et de dépendance dont Stuart Mill a fait si magistralement la critique (...). Les ouvriers qui n'ont pas de travail dépendent absolument du seigneur ou de son intendant : tandis que les habitants de La Hulpe ont le choix entre beaucoup de propriétaires, ceux de Rixensart, suivant l'expression d'un ouvrier de ce village, sont littéralement ‘attachés par la patte’. Sous peine d'être privés de la terre qu'ils cultivent et dont ils ont impérieusement besoin, ils doivent être, ou plutôt paraître, du même bord que l'unique propriétaire du village". 

Et Paul Wynants de poursuivre : "Qu'il y ait ou non pression sur la population, la famille de Merode exerce en tout cas une influence indéniable sur les autorités communales. En 1863-1864, le bourgmestre de Rixensart est un de ses principaux fermiers. Dans le dernier tiers du XIXe et au début du XXe siècle, les premiers magistrats de la localité, Jules Bosquet et Paul Terlinden, sont également régisseurs du domaine. Bien plus, la municipalité et la collectivité villageoise dépendent largement des ‘’bienfaits’ des châtelains (...). Mais la situaion socio-politique se complique à Rixensart. Le ’système de protection et de dépendance", mis en place jadis par la famille de Merode, est repoussé par certains habitants. Le régisseur-bourgmestre, Paul Terlinden, voit son autorité, jusqu'alors très étendue, remise en cause lors de scrutins locaux".

Emile Vandervelde rapporte à ce propos : "C'est ainsi qu'à Rixensart, aux élections communales de 1895, il s'en est fallu de bien peu, grâce au secret du vote, que la liste présentée par la Ligue ouvrière du Bourgeois ne l'emporte sur celle du bourgmestre. On nous disait même que les gens du village avaient voté contre ce dernier avec plus d'ensemble que ceux du hameau". La tension ne diminue pas au cours des années ultérieures : en 1899, un scrutin destiné à renouveler partiellement le conseil communal assure l'élection de trois socialistes et seulement de deux catholiques. En 1908, la zizanie s'installe au sein même de la majorité catholique. A en croire la supérieure du couvent de Rixensart, une partie des conseillers, que Paul Terlinden a fait lui-même élire quelques mois plus tôt, se retourne contre le bourgmestre. Ce dernier refuse tout compromis. S'il n'est pas suivi par les autres membres de la municipalité, il menace de fermer les écoles de Rixensart et du Bourgeois, ainsi que l'église de l'Exaltation de la Sainte-Croix, qui appartiennent aux Merode. Le ton monte entre les protagonistes de cette rivalité villageoise. Des conseillers osent dire à Paul Terlinden ce que beaucoup pensent, sans doute depuis des décennies : "Il y a trop longtemps que nous dépendons du comte de Merode. Nous ne voulons plus de ses classes, ni de son église".

"Une partie du conseil communal envisagea de fonder de nouvelles écoles, qui appartiendraient à la municipalité", rapporte in fine Paul Wynants.

Gendre de Jules Bosquet, à qui il succéda (ndlr. après le 3 juillet 1887) dans sa charge d’intendant du domaine, Paul Terlinden présida en 1902 aux travaux de consolidation du clocheton de l’église de Bourgeois.

La situation de la commune de Rixensart est toutefois loin d’être idéale en ce qui concerne l’alimentation en eau et l’état de la voirie (4). C’est ainsi qu’en 1906, ‘L’Union libérale’, journal hebdomadaire de l’arrondissement de Nivelles, critique avec virulence la politique du bourgmestre qu’elle qualifie ironiquement de ‘grand premier‘, d »illustre magistrat‘, de ‘gravure de mode‘ et de ‘potentat aux moustaches fines et artistement cirées‘. « Le maïeur est plus rare que les jours ensoleillés (…). Et dire que la commune marche (…) en pataugeant dans la boue (…). Les routes sont dans un état épouvantable (…). L’eau s’est absentée pendant plus de six semaines (…). Et comme il est aussi régisseur du château, on lui reproche d’être soumis à ses employeurs : « Un domestique en chef reste un domestique même s’il est aussi premier du village » (5) (6).

Les comptes-rendus des conseils communaux sont également des sources intéressantes. Celui du 20 mars 1915, par exemple : « Les ressources communales étant épuisées, c’est de ses deniers personnels que Monsieur le Bourgmestre a fait, depuis le commencement de la guerre, l’avance de tout ce que la Commune a à payer jusqu’au 15 mars (ndlr. 1915), charbon, bois, paille, lumière, fournis aux troupes allemandes, grains, farines, etc. et il a payé également de ses deniers les sommes dues à des tiers, au Comité national d’alimentation, les journées d’ouvriers et en général toutes autres dépenses. Ces avances se sont élevées à fr 28000, environ, mais par suite des subsides reçus du Comité national d’alimentation et d’autres recettes, sont actuellement ramenées au chiffre dont il sera parlé plus bas (…). Ce compte arrêté au 15 mars 1915, solde en sa faveur par fr 18000,81 ». La priorité du Conseil communal était d’éviter misère et famine à Rixensart-Froidmont et Bourgeois-Glain (7).

Paul Terlinden remplit la fonction de bourgmestre jusqu’en 1917, puis à nouveau du 20 décembre 1918 à 1921. Pourquoi cette interruption entre 1917 et 1918 ? C’est le journal néo-zélandais The Evening Star édité le 5 juin 1917 à Dunedin qui nous l’apprend (8) :

Emprisonnée pour avoir répliqué aux Allemands | Un Américain, écrivant une lettre du Havre à Chicago, relate une réplique, singulièrement acérée, adressée à un Allemand, ayant provoqué l'incarcération de l’auteur. Il raconte qu'un incident bien authentifié est survenu récemment lors d'une cour martiale allemande en Belgique. M. Paul Terlinden, bourgmestre de Rixensart, a comparu devant le tribunal, accusé d'avoir protégé un Français blessé, fait pour lequel il a été condamné à 12 mois de prison. Sa fille, la baronne De Coninck, une jeune femme mariée dont le mari (9) est au front, était présente au procès. Un officier allemand s'assit à côté d'elle en disant : «Je crois, Madame, je vous ai déjà rencontrée». La baronne De Coninck répondit : «Vous vous trompez. Je ne vous connais pas, monsieur». L'Allemand a persisté en disant : «Je me trompe peut-être, mais vous ressemblez beaucoup à une Anglaise que je connaissais bien». «Vous parlez évidemment de Miss Cavell», rétorqua la baronne. Pour cette réponse, elle fut condamnée à un mois de prison (traduction libre de l'anglais).

Le 28 novembre 1918, il devint parlementaire pour l’arrondissement de Nivelles en remplacement de Emile de Lalieux de la Rocq, décédé en exil à Onchy-Lausanne, le 7 septembre 1918, des suites d’une longue et pénible maladie contractée pendant sa captivité en Allemagne (10). Paul Terlinden occupa le mandat de député catholique jusqu’aux premières élections législatives d’après-guerre en novembre 1919.

Le 20 décembre 1918, Paul Terlinden « reprend sa place de bourgmestre, place qu’il avait dû quitter par ordre des boches » (11). Pendant son internement, les fonctions de bourgmestre furent assurées, de 1917 à 1918, par N. Walescotte, qui exploitait la ferme de Froidmont (12).

Pendant la Première Guerre mondiale, Valentine Bosquet (1862-1941)(13), l’épouse de Paul Terlinden, travaillait comme infirmière dans les hôpitaux militaires derrière la ligne de front. Le 21 avril 1919, le Conseil communal de Rixensart décida  » à l’unanimité d’adresser un télégramme de félicitations à Madame Terlinden qui est rentrée quelques jours à Bruxelles pour se reposer après plus de quatre années de service à l’armée belge où elle a rempli les fonctions d’infirmière avec dévouement admirable, sacrifiant sa vie et sa famille en s’exposant à tous les dangers du front pour soigner malades et blessés et en reconnaissance de quoi sa Majesté le Roi des Belges vient de la décorer de la Croix de Chevalier de l’Ordre de Léopold » (14).

Sur la photo ci-dessus provenant des archives de la Commune de Rixensart, Paul Terlinden est vêtu d’un habit-frac : grand costume en drap bleu du roi, doublé de soie blanche; collet droit; une rangée de neuf boutons en argent; broderies en argent. Culotte et gilet à une rangée de boutons, de casimir blanc; souliers à boucles d’argent. Chapeau à la française, à plumes blanches pour les bourgmestres, à plumes noires pour les échevins, avec ganse en argent à graine d’épinards et cocarde nationale. Epée droite le long de la cuisse (nacre et argent).

Lors du Conseil communal du 21 mai 1921, Paul Terlinden fit le bilan de l’exercice, félicitant « les conseillers élus du succès qu’ils ont obtenu, leur souhaitant la bienvenue, leur fait l’historique des mesures qu’a dû prendre l’ancienne administration durant la guerre, les œuvres qu’elle a créées, des travaux qu’elle a fait exécuter pour donner du travail et des ressources à la population. Il fait remarquer également que si les finances communales sont dans une situation très obérée, Rixensart jouit de tous les avantages des grandes villes, tram vicinal, eau, électricité, bonne voirie, qui donne une plus-value aux propriétés » (15).

En 1925, Paul Terlinden contribua financièrement à la transformation de l’église de Bourgeois (16).

Le 8 octobre 1927, il fut créé baron par le roi Albert Ier et décéda à Saint-Gilles (Bruxelles) le 11 avril 1935. Il est inhumé à Rixensart et son nom fut donné à une avenue rixensartoise, créée en 1933.


(1) VAN MOLLE Paul, Het Belgisch Parlement 1894-1969, N.V. Drukkerij Ersmus – Ledeberg-Gent, 1969, p. 314).
(2) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois (Rixensart) 1877-1977, Rixensart, 1977, p. 32-35
(3) WYNANTS Paul, Une fondation de la famille de Merode : l’école des filles de Rixensart, in Revue d’histoire religieuse du Brabant wallon, Vol.1988. T.II, Numéro 4, p. 253-282
(4) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, in Chroniques du Cercle d’Histoire de Rixensart, n° 34 de septembre 2005, p. 52)
(5) Ibid.
(6) L’Union libérale du 21 janvier 1906, 3 juin 1906, 22 avril 1906, 21 octobre 1906, 9 juin 1907
(7) Rixensart Info d’avril 2014, p. 17
(8) THE EVENING STAR, 5h of June 1917 | Gaoled for retort to Germans | An American, penning a letter from Havre to Chicago, mentions a singularly sharp retort to a German, which caused the speaker incarceration in a gaol. He says that a well-authenticated incident which occurred recently during a German court martial in Belgium has just become known in Havre. M. Paul Terlinden, Burgomaster of Rixensart, appeared before the court, charged with shielding a wounded Frenchman, for which he was condemned to 12 months imprisonment. His daughter, Baroness De Coninck, a young married woman, whose husband is at the front, was present at the trial. A German officier sat down beside her, saying : « I believe, madame, I have met you before ». Baroness De Coninck replied : « You are mistaken; I don’t know you, sir ». The German persisted, saying : « Perhaps I am mistaken, but you greatly resemble an Englishwoman whom I knew well ». « Evidently you mean Miss Cavell », retorted the baroness. For this answer she was sentenced to one month in prison.
(9) Marie-Valentine Terlinden, ° Saint-Gilles 5 janvier 1891, † Bruxelles 1960, x Jean de Coninck de Merckem (baron), ° 29 avril 1890, †1979
(10) BEL MEMORIAL, de Lalieux de la Rocq Emile
(11) Rixensart Info d’avril 2014, p. 17
(12) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois (Rixensart) 1877-1977, Rixensart, 1977, p. 32-35
(13) Valentine Bosquet était la fille de Jules Bosquet (1833-1887), fondé de pouvoir de la comtesse de Montalembert, bourgmestre de Rixensart de 1870 à 1877.
(14) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois (Rixensart) 1877-1977, Rixensart, 1977, p. 32-35
(15) Rixensart Info d’avril 2014, p. 17
(16) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois (Rixensart) 1877-1977, Rixensart, 1977, p. 32-35

La maladrerie de Genval

2020 | Rue des Déportés n° 12 à Genval © Annick Dedobbeleer

En 1873, Jules Tarlier et Alphonse Wauters écrivirent (1) : « Le nom du ‘Chemin Ladrée’ indique qu’il a existé à Genval une ladrerie ou maladrerie ». Selon le Syndicat d’Initiative de Rixensart, « Genval avait sa ‘maladrerie’, située rue des Déportés n° 12 » (voir photo ci-avant).

Le Cercle d’Histoire de Rixensart (2) nous apprend, qu’en 1866 une épidémie de choléra a sévi dans la région, et notamment à Genval. Les nombreuses chapelles dédiées à Saint-Roch dans les environs en témoignent : « celle de Bourgeois (…), à Rosières (3), à Ransbeck, à Gaillemarde, la Marache … etc., toutes de dimensions assez conséquentes et toutes évoquant l’épidémie de choléra de 1866 ».

A Genval, « en retrait de la rue, la chapelle à chambre et chevet polygonal est une bâtisse de la seconde moitié du 19e siècle (…). Au-dessus de la porte au vantail de bois partiellement vitré, cartouche gravé du millésime ‘1866’ et surmonté d’une pierre portant la dédicace ‘ST ROCH PATRON CONTRE LES MALADIES CONTAGIEUSES / PRIEZ POUR NOUS’ (4).

« Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette épidémie a marqué la mémoire collective », précise le Cercle d’Histoire, «  et on le comprend lorsqu’on sait que, si tous les malades ne mourraient pas, la proportion de décès était néanmoins importante. A Rixensart, 15 personnes furent atteintes (1 % de la population) et 13 moururent. A Rosières, on comptait 39 malades sur 611 habitants, mais la mort n’atteindra que 13 d’entre eux ! A Genval, il y eut 51 cas sur 1169 habitants et, parmi eux, 26 décès, soit la proportion la plus importante de l’arrondissement par rapport à la population (2,2 %) ». 

« Si les médecins et les curés des paroisses atteintes furent sur la brèche, un certain nombre d’habitants se dévouèrent également aux soins des malades et les sœurs Marie-Caroline et Marie-Rosalie Brabant furent du nombre. A l’issue de l’épidémie, elles firent construire cette chapelle en contrebas de leur maison » (5).

1902 | Chapelle Saint-Roch, Place communale à Genval (coll. Serge Watté)

(1) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Aux environs de Saint-Roch, in Rixensart Info n°165 de janvier 1997, p. 22
(3) RÉTRO RIXENSART | Chapelle de la Vierge, Saint-Roch et Saint-Guidon (Rosières)
(4) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(5) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Aux environs de Saint-Roch, in Rixensart Info n°165 de janvier 1997, p. 22

Les sphinges du château du Héron

1974 | Les deux sphinges du château du Héron,
photographiées par Juliette Gardesalle (coll. Paul Tagnon)

Une large terrasse bordée d’une balustrade en pierre s’avance au rez-de-chaussée du château du Héron. L’entrée de celle-ci est surveillée par des sphinges (1), en pierre blanche, reposant sur des piles (2).

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1974 © Juliette Gardesalle (coll. Paul Tagnon)
2014 © Monique D’haeyere

> OBJECTIF RIXENSART | Les sphinges du château du Héron

(1) sphinge : statue colossale à tête droite, à face d’homme ou de bélier, de faucon, et à corps de lion, en position couchée, les pattes allongées parallèlement, représentant un roi ou une divinité, symbolisant la fécondité, la force protectrice, la sagesse, et qui se trouve généralement placée devant les temples (isolée ou en files)(3). 
(2) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(3) Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (www.cnrtl.fr)

Garage du Parc, hôtel pour automobiles ?

1927/1930 | Garage du Parc, avenue Normande 6-8 à Genval (coll. Alan vdH)

Situé avenue Normande, entre les anciens hôtels du Parc (Bigaré) et Palace (Belvédère), le Garage du Parc attire singulièrement l’attention, de par sa présence dans le cadre du Parc de Genval-lez-Eaux, ce dernier étant essentiellement dédié à la villégiature ou au secteur de l’Horeca. 

Si les immeubles furent pourvus de garages dès les années ’30, il fut quasi impossible de modifier les hôtels ou villas plus anciens afin que chaque visiteur ou occupant puisse y loger sa voiture et … éventuellement son chauffeur. Le plus souvent, les automobiles de l’époque s’accommodèrent à l’occasion de structures réalisées à d’autres fins – écuries, remises à fourrages, marchés couverts …. 

Pour les nombreux visiteurs motorisés du Parc de Genval, il s’agissait de louer ou acheter un emplacement dans un « hôtel pour automobiles ». C’est l’hypothèse avancée par Rétro Rixensart pour expliquer la présence du Garage du Parc à Genval. Elle est renforcée par les éléments suivants :

– l’immeuble est situé à l’entrée du parc, 

– il comporte deux ailes identiques, l’une permettant l’entrée et l’autre la sortie des automobiles sans qu’elles dussent se croiser à l’intérieur

– au centre, la fenêtre de la loge du gardien du garage donne directement sur le distributeur d’essence (il s’agit vraisemblablement de l’appareil sur colonne de type ‘Routier’ muni de deux jaugeurs en verre provenant de la Société Générale des Huiles de Pétrole, datant d’après 1923 … et qui débitait par multiples de cinq litres)(1)

– le bâtiment ‘tout en façade’ se transforme à l’arrière en hangar (2), des lanterneaux y assurant ventilation et éclairage 

– sur la devanture ne figure aucune inscription publicitaire, ni pour une marque de voiture, ni pour des services (l’activité ‘atelier’ devait y être restreinte),

– au rez-de-chaussée et/ou à l’étage devaient se trouver les bureaux du gérant et des employés. Toutefois, le nombre important de fenêtres laisse supposer que l’immeuble abritait ou logeait aussi les chauffeurs des personnes en villégiature dans le Parc de Genval.

Préfigurant l’émergence de garages dans le paysage urbain ou dans nos villages, les deux pignons arrondis qui ornent de part et d’autre la façade font penser à un style architectural (3) que nous retrouvons dans les colonies, ou à celui qui s’apparente au Cape Dutch, nom donné à l’architecture traditionnelle des Afrikaners, et qui rappelle le style hollandais des maisons d’Amsterdam. 

A l’arrière-plan, on distingue sur cette photo inédite la façade Sud-ouest de l’Hôtel Palace, qui deviendra l’Hôtel Belvédère. En 1940, ce dernier devint le siège de la Kommandatur régionale. On peut supposer que le Garage du Parc ait été réquisitionné par les Allemands, pour y entreposer leurs engins. Le soir du 3 septembre 1944, le poste de commandement de l’occupant fut la proie des flammes et … brûla avec les documents qu’elle contenait. Voir RÉTRO RIXENSART | Le Belvédère, du palace à l’enfer.

2018 | Avenue Normande 6-8 à Genval (Google Streetview)

Pour la période de 1945 à aujourd’hui, Rétro Rixensart a peu d’informations à partager. 

Par voie de presse, les Genvalois furent informés qu’

en 2002, le nouveau propriétaire des lieux choisit de rénover et de transformer le corps du bâtiment avant, afin d’y développer cinq logements et un bureau (4)

en 2004, le premier prix Rénovation (ndlr. octroyé par la Province du Brabant wallon) a consacré Hugues de Bellefroid et son architecte Bruno Erpicum, pour le nouveau visage du Garage du Parc, avenue Normande à Genval (5). 

Constituée le 22 avril 2004 et sise avenue Normande 6-8 à Genval, l’Association des copropriétaires reprit le nom ‘Garage Parc’.

Des questions subsistent évidemment. Aussi, Rétro Rixensart compte-t-il sur ses lecteurs pour compléter l’histoire de ce garage genvalois hors du commun. Ainsi apprend-on :

durant les années ’50/60, y étaient entreposées les réserves de caisses de Schweppes. Les gardiens s’appelaient Charles et Jeanne.

– avant la transformation du garage en logements, il existait une casse pour voitures qui s’appelait ‘Charlie Charlot’, situé sur un terrain le long de l’Argentine, après le tunnel ‘Marie Vatch’. Cette enseigne a ensuite déménagé dans le bâtiment ‘Garage du Parc’, avenue Normande pour y ouvrir un ‘comptoir/magasin’ de pièces automobiles.

– les hangars arrières sont toujours bien là, l’architecte ayant conservé la structure principale du hangar (toiture et poutres métalliques). Quatre maisons atypiques (style loft) y sont intégrées.


(1) Les premières pompes à essence de la Société Générale des Huiles de Pétrole apparaissent en 1923 (historique de BP France)
(2) comme en atteste la photo  ci-dessous
(3) Quelques façades genvaloises furent érigées dans un style qui s’en rapproche : Place communale 59 et avenue Gevaert 29 à Genval
(4) PLEECK Catherine, Architecture – Pour la septième année, la Province a remis son Prix de l’urbanisme. Carton plein pour Rixensart, in Le Soir, 29 octobre 2004
(5) DUMONCEAU Laurence, Le prix de l’Urbanisme du Brabant wallon le démontre à merveille, in La Dernière Heure du 3 novembre 2004

coll. Monique D’haeyere

Rue de La Hulpe, en long et en large

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1920/1923 | La Villa Berthe, rue de La Hulpe à Rosières
(coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)
Rue de La Hulpe vue des bords de la Lasne (coll. Michel Delabye)
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Vue sur la rue de La Hulpe à Rosières et la Laiterie Les Herbages (coll. Michel Delabye)

> RÉTRO RIXENSART | Les Herbages, laiterie et pension de famille

début XXe | Rue de La Hulpe (coll. Michel Delabye) <> 2010| Rue de La Hulpe 45 © Michel Delabye
2009 | Crèche rue de La Hulpe à Rosières © Monique D’haeyere

> RÉTRO RIXENSART | Chapelle de la Vierge, Saint-Roch et Saint-Guidon

> RÉTRO RIXENSART | L’École des filles, rue de La Hulpe

> RÉTRO RIXENSART | Forge de Rosières, extinction des feux

années 1930 | Rue de La Hulpe à Rosières (coll. Michel Delabye) <>2010 © Michel Delabye

(1) Gery Bouckey fonde en 1889 la Fabrique nationale de cirage, à Dixmude. « Au début, seuls les cirages portent ce nom. Les produits d’entretien des poêles et des cuivres qui sortent de l’usine de Bouckey s’appellent Briol, Cito, Gloria. En 1918, vu le succès de l’appellation, tous les produits sont baptisés ‘Ça-va-seul' » (cfr Isabelle Dresse, Histoire de marques, Le Soir du 10 janvier 2004)

Les Tiennes, entrée et sortie de trois villages

L’Entrée du Village, coll. Philippe Godin <> 2010 © Monique D’haeyere

Photo prise au niveau du carrefour où convergent les rues de La Hulpe (sur Rosières), de Genval (sur Rosières) et la Parklaan (sur Overijse). Sur le terrain à droite se trouve l’actuel Café du Lac.

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1938 | Les Tiennes (1) à Rosières (actuelle rue de La Hulpe), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

2017 | Rond-point Fernand Gailly Genval © Monique D’haeyere

Le 26 septembre 2015, le Collège des Bourgmestre et Echevins de Rixensart y inaugurait le rond-point Fernand Gailly.

> RÉTRO RIXENSARTFernand Gailly, résistant de la première heure


(1) le tienne = pente, escarpement, colline, raidillon (du wallon ‘tiens’) (2), limite marquée par une colline
(2) ‘pitite montinne, avou li dzeu arondi’ (Dictionnaire explicatif wallon)

Le bassin de natation (Bourgeois)

Le bassin de natation (coll. Jacques Jans)

A l’initiative de Leur Abri, une piscine fut creusée dans une prairie du fond de la rue du Roi. Ce n’était qu’un bassin en béton de 80 mètres carrés, peu profond, sans douche ni cabine. Enfin, on y nageait mieux que dans la Lasne ou les étangs. La création de Renipont-Plage, en 1937, enleva tout intérêt au petit bassin (1). Quant à André de Walque, il qualifie ce ‘bassin de natation’ de modeste mare aux canards (2).

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1925/1936 | Sentier de la Bassette (coll. Jean-Claude Renier)

La rue du Baillois était naguère le chemin ou sentier de la Bassette (Bourgeois) (3). A gauche, le ‘bain’.

1930 | coll. Jean-Claude Renier <> juillet 2020 © Annick Dedobbeleer

→ RÉTRO RIXENSART | Sentier de la Bassette, en droite ligne au bassor


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart 1977

(3) POPP Philippe-Christian, Plan parcellaire de la commune de Rixensart

Ancienne école et maison communale de Genval

1905 | Ecole et Maison communale de Genval (coll. Imelda De Thaey)

Dès le début de 1826, il fut question d’établir une école primaire au centre de la commune de Genval. En effet, J.J. Pigeolet proposa de vendre la moitié de sa maison « couverte en tuiles de Hollande, pour 814 florins ». Et, il exista également un compte au Mont de Piété à Nivelles où s’accumulèrent des économies en prévision de la construction d’une école, mais sur lequel on puisa aussi lorsqu’il s’agit de dépenses « imprévues » : les châssis du presbytère, une nouvelle cloche, …. (1).

En décembre 1830, Auguste Joseph Jeanson (2), maïeur de Genval informa les autorités supérieures qu’à Genval, il n’existait « aucune école primaire, sinon une particulière ». Bien que dirigeant, paraissait-il, une école particulière, l’instituteur en fonction Michel Joseph Dufey fut nommé par une commission d’instruction avec un brevet du 7 mai 1829. Il disposa d’une indemnité de logement de 15 florins et bénéficia sans doute de rétributions d’élèves dépendant du bureau de bienfaisance (…). Dans un rapport de novembre 1830, il était précisé qu’il enseigna à 15 garçons et 16 filles (3).

avant 1913 | Maison communale et école de Genval (coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Le procès-verbal de la séance du 22 septembre 1838 mentionna l’achat de la première maison communale à usage conjoint d’école, les enfants au rez, les mandataires à l’étage. La description qui en fut faite lui donne un furieux air de famille avec celle que Pigeolet proposa douze ans plus tôt. Toujours est-il que, selon la matrice cadastrale de 1850, cette bâtisse se trouva au sommet de la Place communale, presque à l’angle de la rue J.B. Stouffs actuelle, qu’elle ne fut pas bien grande et que la totalité du site, terrain et maison commune, fit à peine 2,2 ares (4).

Elle accueillit les enfants de Genval pendant 30 ans jusqu’au jour où le nombre d’élèves (113 garçons – 80 filles en août 1867) ainsi que les besoins du Conseil communal, rendirent indispensables de nouveaux locaux (5).

En fait, les discussions commencèrent dès le début des années soixante et, en janvier 1867, la commune se dit bien décidée à commencer en cours d’année. Logique avec lui-même, le Conseil communal refusa une augmentation d’indemnité de logement pour l’instituteur M. Barbiaux, puisque des logements étaient prévus dans la nouvelle école pour lui, d’une part, et l’institutrice d’autre part, une Demoiselle Cornet (6).

En juillet 1868, le Bourgmestre insista auprès du Gouverneur de la Province pour obtenir la garantie de subsides couvrant les 2/3 des frais, sinon « le conseil n’ose se hasarder de la moindre entreprise » … Ce qui n’empêcha pas par ailleurs d’assurer « qu’on est en train de faire les briques ». En avril 1869, il fut question de PV d’adjudication, et en juin, de vente de l’ancienne école sur base d’une estimation de l’architecte Emile Coulon (1825-1891) (7) qui fut par ailleurs auteur des plans de la nouvelle … « en voie d’exécution ». En août 1869, l’école fut à hauteur d’étage, en septembre, sous toit.

1905 | A gauche, la Maison et l’école communale (coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Inauguré en 1869, ce bâtiment servit comme maison communale jusqu’à la veille de la guerre de 14-18. A l’avant, au rez-de-chaussée, se trouvaient les logements des instituteurs et au premier la salle du conseil communal. A l’arrière, se trouvaient les classes. 

Après la guerre de 14-18, il continua son rôle d’école jusqu’à la fin des années 1990.

1992/1995 © Michel Wautot (Hommes et Patrimoine)

Le bâtiment à front de rue abrita une crèche dans un des deux logements des instituteurs. L’autre, vide, servit de bureau de Poste. A l’arrière et dans l’autre bâtiment, l’association ‘L’enfant des Etoiles’ y occupa un atelier (8). 

Bénédicte de Ghellinck (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie) fit une description détaillée de cette bâtisse jumelée de type néo-classique tardif : « Le bâtiment principal s’organise en quatre travées sur deux niveaux, sous une bâtière de zinc. Des annexes basses l’encadrent. La partie centrale, en léger ressaut, abrite les deux portes d’entrée sous un cordon de pierre ourlé et deux fenêtres jumelées à l’étage, encadrées de pilastres portant une arcade en plein cintre. Cette partie de la façade se termine par un petit fronton, ouvert d’un oculus surmontant le cartouche millésimé. A l’arrière, des bâtiments accolés dédoublent la superficie » (9).

En 2008, la commune de Rixensart envisagea la destruction de l’ancienne maison communale et école de Genval.

juillet 2009 © Eric de Séjournet

Lorsque le bâtiment principal fut désaffecté, la Commune fut partagée entre deux options. La première était de mettre en vente le bien, la seconde de construire des logements sur ce site. Des habitants, des commerçants et des associations se mobilisèrent pour empêcher la démolition de ce bâtiment emblématique de la Place communale de Genval … et obtinrent gain de cause. 

« Tous les matériaux en pierre bleue de l’ancienne façade doivent encore être démontés, stockés, protégés et replacés dans la nouvelle façade », souligna l’asbl Hommes et Patrimoine en juin 2011.

décembre 2012 | Démolition de l’ancienne crèche et poste © Virginie De Winde

Fin de la démolition de l’ancienne école des garçons et maison communale de Genval.

février 2018 © Monique D’haeyere

Inaugurés le 22 septembre 2017, une crèche et un bâtiment de logements érigés par ‘Notre Maison’ ont remplacé l’ancienne école et maison communale de Genval.


> CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | L’actualité d’aujourd’hui copie celle d’hier


(1) GHYSSENS Roger, L’actualité d’aujourd’hui copie celle d’hier, in Rixensart Info 173 de septembre 1998, p. 32 et 33
(2) Augustin Joseph Jeanson fut nommé maire (ce terme était toujours d’application) le 6 septembre 1815 et le resta jusqu’à son décès le 24 juin 1857.
(3) GHYSSENS Roger, L’actualité d’aujourd’hui copie celle d’hier, in Rixensart Info 173 de septembre 1998, p. 32 et 33
(4) Ibid.
(5) Ibid.
(6) Ibid.
(7) BERTRAND Mathieu, Les églises paroissiales de l’architecte provincial Emile Coulon (1825-1891)
(8) AVENUE DES COMBATTANTS À GENVAL (Comité de quartier), Non à la destruction de l’ancienne école communale, 21 novembre 2008
(9) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009

Rue des Bleuets, aux confins de Froidmont

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14 aout 1974 | Aux confins de Froidmont © Jean-Claude Renier

Le point de vue est superbe. En effet, nous sommes à l’altitude de 110m. J’ai pris ces deux photos avec le mémorable appareil ZEISS IKON 4.5 format 60×90 et agrandies dans mon petit labo photo. La première photo a été prise rue des Bleuets, vers Profondsart. Les champs étaient cultivés, commente Jean-Claude Renier. Ce sont des betteraves que l’on voit en avant-plan. Actuellement, le champ est clôturé pour le pâturage de bestiaux. Dans le fond du champ, à la lisière des bosquets, on aperçoit des petites bâtisses, chalets ou caravanes qui servaient aux vacanciers.

On devine le déblais et ses versants boisés de la ligne du chemin de fer Bruxelles – Ottignies. Les premières maisons de Profondsart apparaissent à l’horizon. Heureusement, jusqu’à ce jour, le paysage n’a pas trop changé, mais pour combien de temps !

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14 aout 1974 | Aux confins de Froidmont © Jean-Claude Renier

Cette photo est la transversale de la première, vers la rue des Bleuets. Il y a déjà plusieurs maisons construites. De ce côté du champ, on a semé du blé.

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avril 1978 | Rue des Bleuets à Rixensart © Jean-Claude Renier

A cette époque, explique Maxime Delpierre, le champ qui longeait la rue des Bleuets était la propriété de la famille Leclercq. A l’avant-plan, le tracteur Ford est conduit par quelqu’un de la ferme Dujardin (anciennement ferme de la Bourse). Par la suite, ce champ fut exploité par le fermier Vanneste dont la ferme se trouve à côté du pont du Pèlerin ».

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mai 2015 © Monique D’haeyere

> OBJECTIF RIXENSART | Rue des Bleuets
> OBJECTIF RIXENSART | Vallée de Herby

Château du Bois La Haut, berceau de la vaccinothérapie

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1905/1908 | Château Dubost (Dubosck) ou du Bois La Haut, coll. Jean-Claude Renier

Ce château fut bâti à la fin du XIXe siècle, à l’angle de la rue de l’Escalier (rue du Monastère) et du sentier de la chapelle Robert (l’avenue du Baron Dubost n’existait pas encore). Le baron du Bost (1), vice-président du Sénat (2) l’acheta aux de Merode.

Château Dubost, puis Château du Bois La Haut, coll. Jean-Claude Renier

Les Allemands occupèrent le château pendant la Seconde Guerre mondiale. Les champs à l’arrière du château servirent de terrain de parachutage d’armes pour la résistance. Lors de l’offensive du passage de Rhin (3) un planeur allié tomba dans le champ juste derrière le château. Vingt commandos britanniques en sortirent … surpris de constater qu’ils étaient en territoire libéré (4).

La société pharmaceutique RIT (5) acheta le château du Bost en 1956, avec 1,3 hectare de terrain. Elle le fit complètement transformer pour 12 millions de fr. en 1957 et l’occupa à partir de 1958 (6). De 1955 à 1963 il servit de laboratoire et le vaccin contre la poliomyélite y fut conçu. En 1963 eut lieu la vaccination de la population belge par le vaccin oral développé exclusivement par RIT (7).

Entrée du Château Dubost <> 2010 | rue du Monastère à Rixensart © Eric de Séjournet

Jean-Claude Renier se souvient : Dans les années 60, le soir, je pouvais voir les fenêtres du château Du Bost éclairées par de la lumière bleue. Cela donnait un atmosphère spécial, de mystère! En fait, il s’agissait de lumière ultra-violette pour assainir les locaux où l’on faisait des tests de vaccins sur des singes (8).

Le château fut démoli en 1967; un terrain de football (8) occupa l’emplacement de 1969 à 1996 (9).

Durant l’été 2020, les Rixensartois ont pris connaissance du dernier projet d’urbanisation de la S.A. Danneels. Sur un terrain d’environ 3ha 62a 58ca situé rue du Monastère et avenue Boulogne Billancourt, le promoteur vise à y créer 27 logements unifamiliaux, un immeuble de 5 appartements, 1 bâtiment ou espace collectif, l’aménagement des abords (placette, voiries, sentier privé … ) et la création de trois bassins de rétention d’eau. Cet espace compte 24 Arbres Remarquables … (10).


→ ARBORESCENCE| Rue du Monastère (Stade Hamendice), 6 + 18 Arbres Remarquables
→ ARBORESCENCE
Marronnier d’Inde, rue du Monastère
→ ARBORESCENCECèdre de l’Atlas, rue du Monastère


(1) Casimir, baron du Bost (1855-1945), docteur en droit, notaire (1888-1919), élu sénateur de l’arrondissement de Bruxelles (1908-1932), créé baron en 1933, fils de Casimir et de Barbe Demanet x 1885 Jeanne Eliat-Eliat (1866-1938), dont six enfants.
(2) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999
(3) L’Opération Varsity débute le matin du vendredi 24 mars 1945. Elle est la plus importante opération aéroportée des Forces alliées pendant la Seconde guerre mondiale, impliquant 16000 parachutistes et plusieurs milliers d’avions et planeurs. Objectif : aider les troupes terrestres à établir une tête de pont à Vessel, sur la rive droite du Rhin.
(4) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(5) R.I.T. = Recherche et Industries Thérapeutiques
(6) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, p. 66, 1996
(8) La société RIT, en pleine croissance, a fusionné avec la société Smith Kline en 1968 et en 1989 avec un des leaders pharmaceutiques : Beecham.
(8) Stade Hamendice (> TV COM | Rixensart perd son terrain de foot)
(9) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(10) ARBORESCENCE, association citoyenne, 20 août 2020

Le Poteau, un panorama à 360° !

1985/1990 | Vues depuis le château d’eau de Genval (photo F. Chauffoureaux, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

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