Fête au village

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23/24 mai 1992 | Place de la Vieille Taille © Monique D’haeyere

Le week-end des 23 et 24 mai 1992, l’Association des commerçants de Rixensart organisa une fête sur la Place de la Vieille Taille, se souvient Monique D’haeyere, ancienne maître-nageuse de la Piscine communale de Rixensart. La fête au village fut entre autres animée par un groupe péruvien Meliodas del Pura Sillustani et un feu d’artifice. Très spectaculaire fut le baptême en montgolfière auquel j’ai pu participer grâce à un prix gagné à la tombola .

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23/24 mai 1992 | Fête au village © Monique D’haeyere

 

Forge de Rosières, extinction des feux

23. Forge de Rosières (rue de La Hulpe 17) © Hommes et Patrimoine
années ’80 | ancienne Forge de Rosières © Hommes et Patrimoine

Dans les villages d’autrefois, centrés sur l’exploitation agricole, le maréchal-ferrant occupait une fonction importante. Si, plusieurs fois par an, il ferrait les chevaux des fermes avoisinantes, il était aussi chargé de la fabrication et, surtout, de la réparation d’outils de toutes sortes, appartenant à tout un chacun. 

A Rosières, la famille Thomas exerça ce métier durant près de deux siècles et cinq générations de ‘marchaux’ se succédèrent dans la forge située rue de La Hulpe 17, ensuite rue de l’Eglise. Cette dernière disparut en 1976 pour faire place au parking (1).

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1995 | Ancienne forge, après rénovation du mur, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La plus ancienne, située à proximité de l’Ecole maternelle, fut acquise par la commune en 1980. Elle conserva le ‘travail’ qui permettait au forgeron d’effectuer son ouvrage en toute sécurité. Les chevaux étaient, en effet, maintenus par des sangles et bloqués par des chaînes, dans un cadre spécialement conçu en madriers de forte section.

La forge de Rosières offrit la particularité, assez rare, de posséder un ‘travail’ ou ‘travail à ferrer’ installé mi-partie à l’intérieur, mi-partie à l’extérieur du bâtiment, la porte de la forge se situant sensiblement à la moitié du bâtiment, celui-ci était donc partiellement visible de la route (2).

2009 © Eric de Séjournet ↔ août 2015 © Christian Petit

En 2014, la ruine de la Forge de Rosières fit place nette pour permettre l’extension de l’Ecole Communale de Rosières.


(1) Cercle d’Histoire de Rixensart, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(2) Ibid.

Rue Dyna Beumer, jadis rue de la Cure

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1920 | Rue Dyna Beumer (Coin Perdu), vue à partir de Leur Abri (1), coll. Francis Broche 

Jadis rue de la Cure, la rue Dyna Beumer à Bourgeois doit son nom à la célèbre cantatrice Dyna Beumer, née à Bruxelles en 1856, qui y habita au n° 6, la villa ‘Les Lilas’ (2). Elle fit un triomphe à sa sortie du conservatoire en 1876. Sa carrière de cantatrice fut brillante et elle fit entendre sa voix dans les grandes capitales du monde entier (3).

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Villa ‘Les Lilas’. Dyna Beumer y mourut en 1934, coll. Jean-Claude Renier

190520 Rue Dyna Beumer villa Les Lilas © Monique D'haeyere

février 2016 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Dyna Beumer, diva de Bourgeois


(1) espace actuellement occupé par le ‘Tennis Club Leur Abri’
(2) villa également dénommée ‘Bon accueil’
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Trois églises dédiées à Saint-Sixte (I)

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2000 | Église Saint-Sixte, coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart 

La troisième église Saint-Sixte est une construction contemporaine de 1979, bâtie sur les plans des architectes liégeois A. et J. Beaufays, à l’emplacement d’une église précédente qui avait été construite un siècle auparavant. Cette dernière remplaçait elle-même d’autres édifices successifs, toujours dédiés au saint patron, mais localisés à un autre endroit. L’église actuelle, érigée en brique et béton, est relativement discrète dans sa volumétrie extérieure ; seule une croix légère mentionne la destination du lieu. Assez bas, l’édifice occupe un terrain en pente. L’intérieur se caractérise par la prouesse technique pour la structure de la salle d’assemblée, presque en hémicycle : cinq longues poutres, de 24 mètres, sont portées chacune par un pilier à une extrémité et convergent vers une unique colonne située derrière l’autel (1).

Le nouvel édifice en briques, résolument moderne, fut inauguré le 18 mai 1980 (2).

« La convergence des poutres au-dessus de l’autel nous aide à porter notre prière vers le lieu saint » (cfr Curé Norbert Gorissen, lors de la messe de Noël qui a suivi l’inauguration de l’église)(3).

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avril 2013  © Monique D’haeyere


→ PAROISSE SAINT-SIXTE | Les trois églises Saint-Sixte
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Sixte


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) PAROISSE SAINT-SIXTE, Les trois églises Saint-Sixte
(3) Ibid.

Genval, les pieds dans l’eau

PAPETERIES DE GENVAL

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15 mai 2009 | La Lasne sort de son lit aux Papeteries de Genval © Eric de Séjournet

Dans la nuit du 14 au 15 mai 2009, de pluies violentes se sont abattues sur le Brabant wallon et la région de Rixensart. A Genval, le lac a débordé et le parking des papeteries de Genval s’est rempli comme une piscine (1).

15 mai 2009 | Les Papeteries de Genval, les pieds dans l’eau © Eric de Séjournet et Christian Petit

« L’orage du siècle ? » se demande Le Soir (2). « Aux anciennes Papeteries de Genval, on a dégusté (….). À Genval, les précipitations les plus abondantes sont apparues vers 0 h 30. ‘À 2 heures, c’était un lac’, témoigne Marcel Symens, le propriétaire du magasin ‘Symens Cyclos Services’. ‘Les gens qui étaient sur place n’ont rien pu faire’. Ou sauver si peu, 30 % pour les locataires du magasin Sport Factor », écrit Michael Chalklin. « Installé là depuis 1991, Marcel Symens est l’un des commerçants pionniers du site. Il vend des vélos (aussi électriques), des vélomoteurs et des scooters. Il y a eu jusqu’à 1,22 mètre d’eau et de boue dans le magasin ».

« Quelles sont les causes de ces inondations ? » se demande le journaliste. « L’entretien des cours d’eau relève de la commune, de la Province ou de la Région selon la taille et le débit. Aux Papeteries, il est du ressort de la Province. « Il y a une inspection annuelle, précise Marc Mauclet, directeur du service de la voirie et des cours d’eau non navigables. On procède à l’entretien selon les embâcles. »

La remise à ciel ouvert de la Lasne devrait mettre le site à l’abri de tels débordements. Le Bourgmestre ainsi que l’échevin des Travaux en sont persuadés (2).

DÉBORDEMENT DU LAC DE GENVAL

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15 mai 2009 © Eric de Séjournet

En raison de fortes pluies survenues le 14 mai 2009, le lac de Genval a débordé. Les rues avoisinantes ont été envahies par la boue, inondant caves et maisons ainsi que les papeteries et les grands magasins ! Une situation exceptionnelle, du jamais vu de mémoire d’homme, raconte Viviane Quittelier sur son blog.

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15 mai 2009 © Monique D’haeyere

C’est le genre de risques que l’on rencontre tous les cent ans, estime le bourgmestre Jean Vanderbecken. Et de citer le restaurant La Laguna au lac de Genval où l’on met des repères pour chaque inondation. Le bâtiment date de 1906. Le premier trait remonte à 1911. Celui de 1934 lui est supérieur, celui de 1956 dépasse le précédent. Et celui de 2009 est supérieur à celui de 1956 de 80 cm ! (3)

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15 mai 2009 | Inondations au lac de Genval © Julien Vanderweerden

VALLÉE DE LA MAZERINE

Inondations à Genval 15.5.2009 © Julien Vanderweerden 4

15 mai 2009 | La Mazerine est également sortie de son lit © Julien Vanderweerden


→ TV5 MONDE | Inondations à Rixensart, RTBF ’13 heures’ du 15 mai 2009


(1) RTBF Radio du 15 mai 2009
(2) CHALKLIN Michael, Genval devrait un jour être à l’abri de la Lasne, in Le Soir, 19 mai 2009
(3) Ibid.

Eglise Sainte-Croix, tertio

f9667-1122345777-4-1Le 6 juin 1937, la deuxième église Sainte-Croix fut presque complètement détruite par un incendie (1). Selon un témoignage de l’époque, il ne resta plus « qu’une tour calcinée et des murs noircis ». Pendant la reconstruction, la messe fut célébrée dans la Salle des Œuvres du château (2).

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Eglise Sainte-Croix, troisième du nom, coll. Anne-Marie Delvaux

La nouvelle église, l’actuelle, fut reconstruite en 1937 en style néo-traditionnel. La façade, au pignon triangulaire, n’est pas sans rappeler celle de la chapelle castrale (d’avant 1912) même si un porche l’accentue davantage (3). Quant au bâtiment en brique et calcaire gréseux sous des toitures d’ardoise il s’intègre bien à l’ensemble castral du XVIIe siècle (4).

Le 20 mai 1938, le cardinal Van Roey bénit la nouvelle église et baptisa les cloches Eva (marraine : Madame Lucien Dessy; parrain : Docteur Lucien Dessy, bourgmestre de Rixensart) et Amélie (marraine : comtesse Hermann de Merode; parrain : monseigneur prince Xavier de Merode.

Intérieur de l’église Sainte-Croix, coll. Jean-Claude Renier ↔ 2016 © Monique D’haeyere

Garnie d’un joli clocheton à bulbe, respectant l’esthétique du château contigu, elle possède un plafond en bois verni. Elle renferme des tableaux des XVIe et XVIIIe siècles, ainsi qu’un sarcophage de style florentin. A signaler spécialement, dans le côté gauche du transept, une châsse vitrée dans laquelle reposent les restes d’une jeune chrétienne dont les ossements, sous une reconstruction humaine en cire, ne sont plus visibles qu’à la plante des pieds. Aucune inscription ne se lit sur cette châsse, mais la tradition prétend qu’elle contient les restes de sainte Florentine qui aurait été égorgée par son père parce qu’elle voulait être chrétienne. C’est le pape Pie IX qui fit don de cette relique à la comtesse Thérèse de Merode. Dans le côté droit du transept, un vitrail en œil-de-bœuf représente des armoiries en dessous desquelles se lit l’inscription : Si omnes ego non; cette devise se traduit comme suit : Si tous t’ont renié, moi pas et rappelle l’attachement du comte de Clermont-Tonnerre au pape Calixte II au cours de la Querelle des Investitures (XIIe siècle) (5).

La tribune seigneuriale de 1723 aménagée dans le chœur subsiste toujours (6).

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Eglise Sainte-Croix, coll. Jean-Claude Renier, coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Monique D’haeyere


→ UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART Histoire de l’église Sainte-Croix
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Sainte-Croix


(1) UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART | Histoire de l’église Sainte-Croix
(2) Cercle d’Histoire de Rixensart
(3) Ibid.
(4) WALLONIE PATRIMOINE AWAP, Inventaire du patrimoine culturel immobilier, 2010
(5) UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART | Histoire de l’église Sainte-Croix
(6) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005

Un bombardier Lancaster s’écrase à Rixensart

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Le 11 mai 1944, vers une heure du matin, de retour d’un raid sur la gare de formation de Louvain (1), le bombardier Lancaster LL739 (2) piloté par Bruce Cunningham, s’écrasa dans le bas de l’avenue Léopold à Rixensart. Il fut abattu par un chasseur Messerschmitt. L’équipage eut la vie sauve grâce aux parachutes. Le pilote néo-zélandais tomba sur le toit du café ‘La Lanterne’ (ndlr. en 1996, l’agence de la SNCI), place de la Vieille Taille (3).

Un autre membre de l’équipage tomba sur le toit de la maison d’Henry Debroux, avenue de la Paix. Celui-ci aida l’aviateur à descendre de son perchoir et le confia ensuite à la Résistance. Selon Armande Naassens, fille d’Henry Debroux, ‘quelques mariées eurent pendant cette période de guerre leur robe de noces confectionnée dans la soie magnifique des parachutes, un cadeau qui était tombé du ciel’, souligne encore Paul Buffin (4). ‘Armande Naassens possède toujours une bague réalisée avec du métal provenant du Lancaster abattu’.

Reginald Brailsford (4) fut recueilli à sa chute par un résistant de l’Armée Secrète, Robert Ivens du 14 avenue Marie-Henriette à Rixensart. Il passa une nuit chez Mme Beaujean à l’avenue Maréchal Foch et fut conduit le 14 mai chez Eugène Cantillonau 34 rue de Pervyse à Etterbeek. Il fut alors hébergé dans le module de Fernand Verbeke pour Anne Brusselmans (5).

Crew (équipage) : Bruce Cunningham (pilot), Donald Albert Winterford (fligth engineer), Robert John Ramsey (navigator), Fred Brown (MU Gunner), Bleddyn Roberts (Rear Gunner), Reginald Brailsford (Bomb Aimer) et John Stone (WOP/Air)(6).

Lancaster MkII LL 739 coll. The Lincolnshire Aviation Heritage Centre, East Kirkby Airfield (www.lincsaviation.co.uk)

mai 1944 | L’épave du Lancaster LL739, Quartier Royal à Rixensart, coll. The Lincolnshire Aviation Heritage Centre, East Kirkby Airfield

TEMOIGNAGES & COMMENTAIRES

Roger Mélotte : Un bombardier anglais s’est écrasé dans le bois, près de l’avenue Fond Marie Monseu. Le bourgmestre Evrard m’avait demandé d’aller monter la garde près des débris de l’appareil avant que les Allemands viennent chercher les restes. Les Allemands sont venus avec des cercueils, croyant qu’il y avait des morts dans l’avion écrasé. Deux aviateurs avaient pu sauter de l’avion. Il y en avait un qui était tombé près de chez nous dans la prairie et l’autre était tombé sur le talus du déblai du chemin de fer. Sur ce dernier qui essayait de s’enfuir, les Allemands ont tiré et il fut touché. Les Allemands sont venus chez nous pour avoir une échelle et deux hommes pour transporter le blessé vers le café Motteu de l’avenue de Merode (il y avait aussi le café Buffin au coin de la place de la Veille taille et de l’avenue de Merode). Mon père, Emile, est parti avec Guillaume Syben, qui habitait juste à côté de chez nous. L’aviateur était un Néo-Zélandais et était blessé juste au-dessus du cœur. Guillaume avait demandé une cigarette aux Allemands, mais ceux-ci n’ont pas voulu lui en donner. On a du le calmer car Guillaume voulait frapper ceux-ci. Le blessé a été emmené en ambulance vers une clinique, mais le docteur Laermans de Rixensart, ayant consulté celui-ci, nous a déclaré plus tard qu’il ne survivrait pas à ses blessures. Nous n’avons plus eu de ses nouvelles. Nous avons eu le parachute d’un des pilotes et nous sommes allés le cacher dans une serre avec Guillaume. Ma mère en a eu une blouse en soie (7).

Marcelle Dupuis : Un parachute était bien tombé à hauteur de la rue Albertine. Du magnifique tissu, récupéré par les voisins ont permis la confection de blouses, robes et chemises.

Alexis AC : Selon un article du New Zealand Herald, Bruce Cunningham, le pilote du Lancaster abattu à Rixensart, est revenu à Rixensart en 1996. Un morceau de son parachute lui a d’ailleurs été rendu.

REPORTAGE

Alain Libert réalisa en 2013 un reportage video édité sur YouTube. C’est un vibrant hommage aux aviateurs alliés et aux personnes qui les ont secourus au péril de leur vie.

→ LIBERT Alain | Deux mariages et un parachute

Equipage du Lancaster LL739

L’équipage du Lancaster LL739 (posant devant un bombardier lourd Short Sterling), coll. International Bomber Command Centre


(1) Extrait du journal du Bomber Command : 126 Lancasters and 6 Mosquitos of Nos 3 and 8 Groups attacked the railway yards at Louvain near Rennes (?) but the main weight of the bombing hit the railway workshops and nearby storage buildings. 4 Lancasters lost
(2) Lancaster MkII  JI-M n° série LL739 du 514 Squadron
(3) BUFFIN Paul, Tombés du ciel, in Chroniques CHR N° 27, p.23, 3e trimestre 1996
(4) Ibid.
(5) Comete Kinship Belgium et Le réseau Comète
(6) Bomber Command Losses Vol.5 – W R. Chorley / The Bomber Command War Diary – M. Middlebrook, C. Everitt / Footsteps On The Sands Of Time – O. Clutton-Brock
514 Squadron – Lancaster II LL739 JI-M / Op. Leuven
The aircraft took off from Waterbeach to bomb railway yards and was shot up it is believed, by a Fw190 while leaving the target area. A fire started in the starboard inner engine and within seconds the entire wing was engulfed in flames. All baled out. P/O. Cunningham RNZAF landed on the roof of a cafe at Rixensart (Brabant) Belgium, while P/O. Winterford found himself on a nearby rail line where an alert German patrol thought they had caught a saboteur and before he could prove otherwise, he was shot in the leg. F/O. Ramsey and Sgt. Brown evaded capture for a while, but were eventually arrested by the Gestapo
(7) RENIER Jean-Claude, Témoignage de Roger Mélotte et de son épouse Andrée Bouchonville, enregistrement audio réalisé chez Roger Mélotte, Rixensart, 17 juillet 2011

Château de la Roseraie

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Château de la Roseraie à Rosières, coll. Philippe Godin

Reproduction réalisée pour les 20 ans de ‘Sports pour tous de l’Adeps’.

Lieu à identifier. Un lecteur de Rétro Rixensart avance qu’il pourrait s’agir de la bâtisse sise rue des Chariots n° 7 à Rosières, qui présente des similitudes architecturales.

Avenue n° 3, celle des Cormiers

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Les Villas dans Le Parc de Genval (voir photo-légende ci-après)

Avenue des Cormiers Parc de Genval 1908 coll Patrimoine rixensartois 0 copie

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avant 1914 | Avenue n° 3 (actuellement avenue des Cormiers) dans le Parc de Genval et vue sur la Villa Béatrix. Cette villa est aujourd’hui connue sous le nom de ‘La Fée du Lac’.


→ RÉTRO RIXENSART | Villa Béatrix, la fée du lac
→ OBJECTIF RIXENSART | Avenue des Cormiers

 

Villa Béatrix, la fée du lac

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Cette villa fut également appelée ‘La Tourelle’, nom qui lui fut attribué du fait d’une jolie petite tour qui domine le lac de Genval depuis l’angle des avenues des Cormiers et du Théâtre. Cette villa aurait été bâtie entre 1903 et 1906 (1). Elle est aujourd’hui connue sous le nom de ‘La Fée du Lac’.

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début du XXe siècle | Sur l’avant-plan, la villa Béatrix et sa superbe vue sur le lac de Genval. 

Originairement, ce bien avait appartenu à Marie Genonceaux qui avant son mariage avec Alfred Venet l’avait acquis le 30 avril 1924 d’Eugène Deville, menuisier-entrepreneur et son épouse Laurence Detiège, sans profession. Après le décès de son mari en 1954, Marie Genonceaux vendit la villa le 8 juillet 1960 à Gustavus-Emilius Nicaese, directeur de société (2), et à son épouse Yvonne Bil. Gustavus Nicaese décéda à Uccle le 23 juin 1974, en laissant comme héritiers réservataires ses deux enfants (3).

Catherine De Haene rapporte que c’est lors d’une promenade vers le lac que M. Nicaese découvrit La Tourelle, ou plutôt ce qui en restait, puisque la maison avait été complètement brulée (5) après la guerre par des habitants revanchards parce que la propriétaire y avait accueilli des officiers allemands qu’elle ‘promenait’ autour du lac dans un petit attelage. A cette époque, le terrain sur lequel la villa était bâtie se prolongeait jusqu’au lac. Plus tard, le terrain fut divisé en trois lots : dans le bas, à hauteur de l’avenue du Lac, une villa fut construite pour le fils Claude (6). Lors du décès soudain de son père, sa mère Yvonne (7) fit construire une petite villa avenue du Théâtre, juste en-dessous de La Tourelle, où elle vécut jusqu’il y a quelques années. A ce moment, La Tourelle fut ‘divisée’ en appartements et fortement abîmée.

Dans les années cinquante, cette maison fut abandonnée et pillée. Gamins, nous y jouions à l’insu de nos parents. C’était notre ‘maison abandonnée’ pleine de pièges dangereux … mais pleine de rêves pour des enfants de 7 à 10 ans, raconte Eddy Evras.

coll. Francis Broche ↔ fin années ’90 © Michel Wautot

Basile Koutsivitis et Catherine De Haene acquirent la villa Béatrix en 1989 et la firent rénover tout en remettant en valeur ses qualités de villa unifamiliale. Ils la rebaptisèrent ‘La Fée du Lac’, parce que, vue de l’autre rive, la tourelle de la villa leur rappelait une baguette de fée.

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octobre 2009 © Eric de Séjournet

En façade avant, un cartouche réalisé en mosaïque précise le nom de la maison, ainsi que sa date de construction ‘1902’. Il fut réalisée en 1994 par l’artiste grecque et amie du couple, Angeliki (dite Kelly) Mendrinou, et fait référence à la propriétaire et ses deux filles, toutes trois joueuses de flûte. Etant donné que M. Koutsivitis est grec, le couple choisit de repeindre les boiseries en ce bleu couramment utilisé dans les îles grecques.

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mars 2017 © Monique D’haeyere

Son architecture est aujourd’hui remarquablement mise en valeur par les peintures (…) renouvelées (8). La villa fut vendue en 2000 ou 2001 à un couple d’architectes, qui firent refaire les boiseries en leur donnant un petit caractère ‘Art Nouveau’.

→ OBJECTIF RIXENSART | La Fée du Lac


(1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(2) Gustave Emile Nicaese (1917-1974) fut directeur au journal ‘Het Laatste Nieuws’ et ‘Algemeen Directeur Stedelijk Onderwijs Gent’
(3) l’origine de cette propriété fut retracée sur base d’un acte notarié de 1989 (remerciements à Catherine De Haene, copropriétaire entre 1989 et 2000 de la villa ‘La Fée du Lac’). Selon Catherine De Haene, l’entrepreneur qui fit construire la villa Béatrix pour sa nièce en 1902, s’inspira d’un des châteaux du roi Louis II de Bavière, le Neuschwanstein.
(4) nouvel habillage observé en avril 2015
(5) « Après avoir été incendiée, la villa est restée vide … et du sous-sol (côté lac) on voyait le ciel. Il n’y avait que les murs qui avaient résisté, les chapes étant de bois. Petite anecdote à ce sujet : lorsqu’en 1989, j’ai voulu ‘réouvrir’ la baie vitrée du 3ème étage (côté lac), je suis encore tombée sur des murs totalement noircis, carbonisés » (cfr Catherine De Haene).
(6) Claude Nicaese (1945-2006)(9), qui avec Pascale Matthys ouvrit le 29 mars 1984 le ‘café-concert’ la ‘Clef de verre’ à Genval. Dès 1986, l’établissement fut agrandie pour devenir un ‘café-restaurant’.
(7) Yvonne Bil, dite Lolo (1917-2011), mère de Claude
(8) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(9) Rixensart Info n° 221, 2006

Avenue Marie-Henriette, d’Autriche

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vers 1933 | Un groupe de villas à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier (1)

Cette photo a été prise au début de l’avenue Marie-Henriette et de la rue du Monastère, précise Liliane Brion, ayant habité jusqu’en 2008 au n° 1 de l’avenue Marie-Henriette.

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avant 1937 | Avenue Marie-Henriette à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Cette avenue fut ainsi dénommée en référence à la princesse Marie-Henriette d’Autriche (1836-1902), épouse du roi Léopold II. De cette union, quatre enfants : un fils, Léopold décédé à 10 ans, et trois filles Louise, Stéphanie et Clémentine.


(1) carte postale fut éditée par A. Delbrassinne-Marchal (Tabac, Cigares, Papeterie) – 13, rue de la Station à Rixensart.

Sentier Passiche, passage vers le moulin

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début années ’50 | Sentier Passiche et son verger, coll. Jean-Claude Renier

Ce sentier descend de la rue du Baillois vers le Carpu et porte le nom de ‘Folon Passiche’ ou ‘Passiche’. Un Stouffs est déjà cité en 1707 comme acheteur du pré (‘pachis’)(1) du même nom. Cette famille possédait en plus du moulin de Genval, celui de Chapelle-Saint-Lambert (2).

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Les cartes de Ferraris de 1777 reprennent le sentier Passiche, passage vers le moulin de Genval, au bord de la Lasne.

1008. Sentier Passiche © Hommes et Patrimoine (14)

1992/1995 | Sentier Passiche au Bourgeois © Hommes et Patrimoine

Quelle serait l’origine du mot ‘passiche’ ? On le retrouve dans le picard athois, ainsi que le prouve la traduction faite par Pierre Huvelle de la fable ‘Le Laboureur et ses enfants’ de Jean de la Fontaine : Armouveuz bieu vo camp dis qu’on âra fét l’out, – Foûyeuz, fouchneuz, fosseuz, èt n’lèyeuz gneu ène friche, – A.u l’min n’passiche èt rpassiche (en français : Remuez bien votre champ dès qu’on aura fait la moisson, – Fouissez, fouillez, bêchez, et ne laissez pas une friche, – où la main ne passe et repasse).

Sentier Passiche Bourgeois 5.2015 © Monique D'haeyere

mai 2015 © Monique D’haeyere


→ ARBORESCENCE | Verger du Sentier Passiche
→  OBJECTIF RIXENSART | Sentier Passiche


(1) Pachi, pachis, pachy : pré entouré de haies vives ou verger (wall. pachi, prov. Lux. päschwis, anc. wall. paissais) (3)
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) JESPERS Jean-Jacques, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, mai 2005, p. 464)

Avenue Georges Marchal, premiers changements urbanistiques

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1973/1978 | Vue panoramique sur la nouvelle avenue Georges Marchal, coll. J. Pigeon

Prise depuis un des blocs d’appartements sociaux ‘Clair Logis’ (aujourd’hui Notre Maison), cette photo montre, à gauche, l’Etablissement horticole J. Sevrin-Gilbert, situé à l’angle de la rue Boisacq et de l’avenue Georges Marchal à Rixensart, et à droite, l’ancien tracé du tram vicinal reliant Braine-l’Alleud et Wavre.

Georges Marchal était un conseiller communal socialiste très écouté et bien connu des Rixensartois. Son nom fut donné à cette partie de l’ancienne voie du tram, après la suppression de la ligne vicinale.

A l’emplacement de l’immeuble portant le n°1 de l’avenue Georges Marchal, se situait la maison de Monsieur Drossart. Des immeubles à appartements y ont été érigés, les deux premiers en 1973 et le dernier en 1978. Des marnières (1) furent exploitées jadis sur ce site. Elles étaient nombreuses dans la région. Elles se présentaient sous la forme de puits, de plusieurs mètres de profondeur. Ces marnières s’évasaient dans le bas et peuvent encore, de nos jours, présenter des dangers d’effondrement (2).

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avril 1989 | Avenue Georges Marchal, sur le tracé du tram vicinal reliant Braine-l’Alleud et Wavre © Jean-Claude Renier

La présence d’une grue annonce les premiers changements urbanistiques dans le centre du village.

avril 1989 © Jean-Claude Renier ↔ avril 2014 © Monique D’haeyere

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avril 2014 © Monique D’haeyere

A l’angle de l’actuelle rue Robert Boisacq et de l’avenue Georges Marchal, la Pépinière Sevrin a fait place à la Place du Millénaire.


(1) Ces marnières sont aussi appelées ‘trous à marne’ ou ‘puits à marne’ (…). La « marne » était employée localement pour l’amendement des terres de culture (le marnage annuel des terres était en général imposé dans le bail à ferme). Les grès étaient exploités pour la construction (habitations, fermes, remparts) ou pour la fabrication de pavés (…). Qu’il s’agisse de marne ou de grès, on exploitait au départ de puits, profonds de quelques mètres à 25 m, d’où partaient des galeries divagantes ou rayonnantes (…). Etant donné la nature meuble des matériaux, les infiltrations brutales ou récurrentes d’eau sont de nature à augmenter considérablement les risques d’affaissement. Des excavations apparaissent souvent après de fortes pluies (on peut craindre que certains affaissements de voirie, attribué à des fuites d’eau ou d’égout, puissent en fait trouver leur origine dans un affaissement de carrières ou avoir été aggravé par affouillement de ces anciennes exploitations) (cf DGO Agriculture, Ressources naturelles et Environnement, Service Géologique de Wallonie)
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) Au début des années 1960, les autorités communales se rendent compte qu’il existe un nombre considérable de logements insalubres sur le territoire rixensartois. Pour tenter de mettre fin à ce triste constat et pour cesser la crise du logement populaire, la Commune de Rixensart décide en 1964 de participer à la création d’une société d’habitations sociales implantée sur son territoire qui pourrait venir en aide aux familles nombreuses et nécessiteuses. Ce projet se concrétise en 1966 avec l’agrément délivré par la Société Nationale du Logement à la société « Clair Logis » fraîchement créée. Cette société de logement de service public a ainsi œuvré pendant quasi vingt-cinq ans avant de fusionner en 1990 avec une nouvelle société d’habitations sociales : la SCRL « Notre Maison » au sein de laquelle la Commune avait acheté des parts dans le capital de la société. Le Gouvernement wallon a ensuite opéré en 2001 une restructuration du secteur des Sociétés de Logement de Service Public. Un des buts était que toutes les communes wallonnes soient desservies par une société d’habitations sociales. Ce fut la SCRL Notre Maison qui fut désignée par le Gouvernement wallon (sur proposition de la Société wallonne du Logement) pour couvrir le territoire de la Commune de Rixensart (et donc de ses trois villages : Genval, Rixensart et Rosières). En 2017, la Commune de Rixensart détient 60 parts sur 2965 parts du capital social de la SCRL Notre Maison et depuis peu, le CPAS peut également y souscrire un maximum de 5 parts ; ce qu’a fait le CPAS de Rixensart (4).
(4) Commune de Rixensart, Logements publics : Affiliation de la Commune de Rixensart à la SCRL Notre Maison, in http://www.rixensart.be

Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, sous la charmille

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1992/1995 | coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, à l’entrée du hameau de Terfosse, au pied d’un vénérable tilleul entouré de charmes, borne-potale monumentale, en pierre calcaire, datant du milieu du XVIIIe siècle. Posée sur une tablette saillante et moulurée (transformation probable), la niche en plein cintre et entre volutes se termine par un couronnement en bâtière. Sur la base de la niche, dédicace « A DIEU ET NOTRE DAME DE BON SECOUR » (1).

1985 | Dessin à la plume de Narcisse Poplemont) (4), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart ↔ juillet 2017 © Monique D’haeyere

Par Arrêté Royal du 2 décembre 1959 (2) est classé comme site, en raison de sa valeur esthétique, l’ensemble formé par la vieille chapelle et les arbres qui l’entourent, à la jonction des rues de Bruxelles et du Tilleul, à Rosières-Saint-André, section A, partie du n° 30a (partie de 1 Ha. 30 a. 40 ca.), propriété de Hollickx Marguerite, veuve de Jean Jacqmotte, née à Ixelles le 31 juillet 1880. Signé : Baudouin (3).

avril et octobre 2014 © Eric de Séjournet

Cette niche pédiculée en pierres bleues fut édifiée en 1749 par Pierre Cordier et Marie Kumps, censiers de la Fosse (5).

Une inscription sous la niche dit : ‘A Dieu / et à Notre Dame de Bon Secour’. Une inscription sur le socle dit : ‘Dédié par Pierre / Cordier et Marie / Kumps sa femme / Censier de la / Fosse 17(49)’. Entourée par une puissante charmille, la pierre bleue se dresse dans sa sculpture monumentale. Plantée près de l’ancienne ferme de la Fosse et en lisière des champs, elle offre le visage des temps anciens. Face à la dureté de la vie, elle évoque le vieil appel des hommes à la puissance tutélaire et protectrice  (6).

Sur la partie supérieure de la potale, au-dessus de la niche, l’on devine avec peine, un agneau pascal et sur les côtés quatre roses, y ajouté Monique D’haeyere, se référant au dépliant touristique ‘Visitez Rixensart’, édité en noir et blanc par la commune de Rixensart après 1996.


→ ARBORESCENCE | Six Charmes communs


(1) de GHELLINCK Bénédicte & MERCKX Bruno (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) AR du 2 décembre 1959
(3) Les restrictions à apporter au droit de la commune-propriétaire et que commande la sauvegarde de l’intérêt national, sont les suivantes. Interdiction, sauf autorisation accordée conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi précitée : de faire disparaître l’ensemble comprenant la chapelle et les arbres qui l’entourent, ou de le modifier; d’élaguer les arbres autrement que pour l’ensemble et dans des proportions normales; d’appliquer contre les murs de la chapelle toute plaque commémorative ou autre inscription; d’attacher du fil de fer aux arbres, dans le but de clôturer le lieu
(4) ancien secrétaire du Syndicat d’Initiative de Rixensart
(5) site Internet de la Commune de Rixensart
(6) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Vers Rosières, chemin, route, rue

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Vers Rosières …, coll. Philippe Godin

A la fin de XIXe siècle le chemin de Rosières passait l’Argentine sur une mauvaise planche et se transformait en sentier boueux pour rejoindre la vieille voie de Wavre, qui, sous Rosières, est aujourd’hui la rue de La Hulpe et, sous Overijse, la Parklaan. Le 11 août 1893, le bourgmestre de Genval écrit au gouverneur de la province de Brabant : Pendant les périodes de fortes pluies, la rivière sort de son lit, et les prairies situées entre Genval et Rosières St André sont transformées en un lac qui rend impraticable le chemin direct reliant les deux communes (1). 

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Photo-légende, commentée suivant les indications du ‘Plan parcellaire de la commune de Rosières’ (Chemin de Maubroux : rue de Rosières / rue des Juifs = rue de Genval / Pré du Wick = le Confluent / Chemin de La Hulpe = rue de La Hulpe)

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Petite ferme dans le tournant de la rue de Rosières à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

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1907 | Route de Rosières, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Vue prise du bas de la rue de Genval, à Rosières, et montrant la rue de Rosières à Genval. La photo est intéressante en ce qui concerne le bâti de l’époque, souligne le Cercle d’Histoire de Rixensart. 

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Rue de Rosières à Genval, coll. Francis Broche
1929 | Rue de Rosières, coll. Jean-Claude Renier
mai 2015 © Christian Petit

Le Relais, coll. Francis Broche ↔ 2011 © Francis Broche

‘Le Relais’, petit hôtel construit en 1905, situé rue de Rosières 53 à Genval.

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Aux Arts Décoratifs, rue de Rosières, près de la gare de Genval

Rue de Rosières (à gauche, le chalet Normand), coll. Francis Broche
janvier 2016 © Monique D’haeyere

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7 septembre 1944 | Libération de Genval (2) © Fonds Lannoye

Dans l’après-midi du 4 septembre 1944, l’avant-garde de la ‘2nd Armored Division US’ arrive à Genval. Elle poursuit sa progression via la Manteline vers Bourgeois, pourchassant les Allemands, en retraite. Venant de la Place communale, l’arrivée du gros de la 2ème Division blindée des Etats-Unis est fixée sur pellicule à hauteur de l’avenue Gevaert, où une foule en liesse l’accueille le jeudi 7 septembre 1944. Une colonne blindée américaine traverse Genval de 9h30 à près de 13h. Le gros de la 2nd Armored Division US (1), également dénommée « Hell on Wheels », arrive par l’actuelle rue des Déportés, et descend l’avenue Gevaert vers la gare de Genval. Les GI’s sont encore photographiés rue de la Station, rue de Rosières, sur le pont au-dessus du chemin de fer. Ensuite, les colonnes militaires poursuivent leur progression vers le lac de Genval et la rue de La Hulpe.

Photo 1 | Aussi dénommé Apache, un M4 Sherman Dozer passe, à hauteur de la rue de Rosières, le pont du chemin de fer Luxembourg-Bruxelles. Ce char bulldozer sert à déblayer ruines, objets encombrants, épaves ou à forcer le passage d’une position retranchée. Qui plus est, la lame offre une protection supplémentaire. A droite sur la photo, deux résistants armés de l’Armée Secrète montent la garde au pont. Ils portent leur ‘uniforme’, une salopette en toile de jute et un brassard. Encadrés par des militaires de carrière, les membres de cette formation purement militaire sont protégés par la Convention de Genève et ne sont donc pas considérés comme francs-tireurs.

Photo 2 | Un char Sherman remonte la rue de Rosières. Avec une largeur de 2 m 62 et une hauteur de 2 m 68, le char Sherman occupe bien l’espace. Les Genvalois pavoisent leur maison. 

Photo 3 | Un char Sherman arrive à la hauteur de la maison sise rue de Rosières n°31 (à gauche). A l’arrière-plan le pignon de celle sise dans la même rue au n° 80.

Photo 4 | Un Genvalois enthousiaste salue les occupants de cette Jeep à hauteur de la Place Becquevort. A l’arrière-plan on distingue l’église Saint-Pierre de Maubroux (3).

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Carrefour de Maubroux à Genval, coll. Philippe Godin

Au coin de la rue de Rosières et de l’avenue Normande, coll. Francis Broche

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1991 | La Hêtraie, rue de Rosières à Genval © Michel Nauwelaers

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juin 2000 | rue de Rosières n° 55 à Genval © Gilbert Nauwelaers 

Dès mai 1965, cette maison accueillante connut les joies et les peines de la famille Nauwelaers, une fratrie de 14 enfants. En juin 2000, j’ai participé au concours du plus beau jardin fleuri de la commune de Rixensart et obtenu le second prix, raconte fièrement Gilbert Nauwelaers. Regardez bien le noisetier à gauche, je l’avais taillé en forme de cœur … pour l’amour d’une fille qui habitait la commune et qui passait tous les jours devant chez moi, me faisant toujours un beau sourire et me félicitant à chaque fois pour la beauté de mon jardin. Hélas, son cœur a choisi un autre chemin.


(1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(2) de SÉJOURNET Eric, Genval libérée ! septembre 1944, in Rétro Rixensart
(3) Ibid.

Sur les traces de l’enseignement au Bourgeois

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1906 | La Place et, à droite, l’école de Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

Sur la place de Bourgeois, l’école dite des filles pendant très longtemps, fut fondée en 1879, à l’initiative du comte Xavier de Merode (1).

En 1879, la loi Van Humbeek, d’inspiration libérale, institue l’école primaire publique, neutre et laïque, placée sous son contrôle. La très catholique commune de Rixensart se prépare à résister de toute son énergie (2).

En 1881, le Ministère de l’Instruction Publique propose la création d’une école communale mixte au Bourgeois. La polémique est engagée. Tergiversations, atermoiements et autres manoeuvres (…) se succèdent pour rejeter continuellement les mesures décrétées par l’autorité supérieure. Cela durera trois ans et n’attestera ni la bonne foi ni le respect de la chose publique des dirigeants communaux (3).

La commune argue de la cherté du projet et de la pauvreté de sa trésorerie (…) et craint que les hameaux du Glain et de Froidmont exigent aussi une école, à l’exemple du Bourgeois, ce qui s’avérerait encore plus coûteux et exorbitant. L’ultime argument, qui est opposé à l’autorité supérieure, est la possibilité de créer une voie de communication entre le Bourgeois et Rixensart. On refuse l’école et on la remplace par une rue, telle est la proposition. Ce chemin permettrait aux enfants du Bourgeois de se rendre sans difficulté à l’école du ‘Centre’ c’est-à-dire, Place communale ou de la Vielle Taille actuelle. Enfin, la commune baisse sa garde en 1883, mais l’idée de ce qui deviendra l’avenue de Merode a germé de la résistance des conseillers communaux aux exigences légitimes de l’Etat (4).

Le 17 septembre 1890, le Conseil communal retire l’adoption de l’école mixte de Bourgeois et la déclare école communale … vu l’importance de la population du hameau de Bourgeois s’élevant à environ 800 habitants, ainsi que la distance d’environ 30 minutes en moyenne que ceux-ci ont à parcourir pour se rendre à l’école communale (5).

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vers 1890 | Famille Taburiaux de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Edouard Taburiaux était instituteur, Joséphine Desteinbachberick, institutrice, tous deux à l’école publique de Bourgeois vers les années 1890, raconte leur petite-fille Elisabeth Taburiaux (et fille de Joseph). Sur la photo de famille, on retrouve leurs quatre enfants, (de gauche à droite) : Adélie (la plus jeune), Gaston, Marie (la plus âgée) et René. Né neuf ans après Adélie, Joseph ne figure pas sur la photo. 

Le 24 décembre 1896, l’Ecole communale mixte du hameau de Bourgeois est convertie en une école de garçons avec instituteur et en une école de filles avec institutrice (6).

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M. Vandercamme, instituteur en chef à l’Ecole de Bourgeois, coll. Paul Gilson

Ecole de Bourgeois

1912 | Classe de M. Boulet de l’Ecole communale de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Sur cette photo, Joseph Taburiaux se trouve au 2e rang à droite.

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1914/1921 | Un coin de Bourgeois et la ligne vicinale reliant Waterloo à Wavre
(ligne qui sera électrifié après 1932), coll. Jean-Claude Renier

L’école de la place Cardinal Mercier devenait trop exiguë pour la population écolière. Une école communale fut construite rue Lambermont. Elle ne comprenait que deux classes, un préau et, bien sûr, comme le voulait l’époque, une maison pour le maître, chef d’école (7).

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Vue sur l’arrière de l’Ecole communale des garçons de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

L’école destinée aux garçons et fut achevée en 1914. Ses premiers occupants ne furent pas les gamins du village mais les Allemands qui s’y arrêtèrent dans leur marche vers l’Yser. L’école fut agrandie en trois phases 1975, 1979, 1983 (8).

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1922 | coll. Francis Broche

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1923 | coll. Francis Broche & Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Francis Broche

Sur la photo datant de 1923, on aperçoit de part et d’autre de l’école, deux maisons en construction. Sur l’avant-plan la ligne vicinale qui reliait Waterloo à Wavre (WaWa), au centre l’Ecole communale de Bourgeois (rue Lambermont n° 12) et au loin le clocher de l’église Saint François-Xavier.

Ecole communale des garçons, coté rue Lambermont
Dessin coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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1940/1950 | Ecole Communale des filles de Bourgeois, Place Cardinal Mercier
coll. Jean-Claude Mercier

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1959 | Dessin coll. Jean-Claude Renier
vers 1997 © Josette Verbois-Thonnard
2013 © Cedric Muscat


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) CLEP, Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire de Rixensart 1938-1988, 1988, p. 33.
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) située sur l’actuelle place de la Vieille Taille
(6) STORMACQ Hubert, Regards sur le passé de Rixensart-Bourgeois, juin 1960
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(8) Ibid.

Château de Rixensart, pinxit

Château de Rixensart J B Jobart pinxit coll Vivien de Walque

XIXe siècle | Château de Rixensart
J.B. Jobard pinxit, coll. Vivien de Walque

Ce château est ‘l’un des plus beaux monuments du Brabant wallon. Il exprime, par sa typologie, la conception architecturale du XVIIe siècle, et par l’utilisation des matériaux (la brique et la pierre) et les formes qui en dérivent, le style brabançon.

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XIXe siècle | Lithographie du château de Rixensart
J.B. Jobard pinxit, coll. Jacques Jans

Grâce aux princes de Merode, qui le possèdent depuis 1715, ce château nous est parvenu dans un état de conservation satisfaisant. Au fil du temps, il a connu des restaurations et des transformations dont l’ampleur, fort limitée, n’a pas modifié, du moins à l’extérieur, son caractère majestueux (2).

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fin XIXe, début XXe | Dessin du Château de Rixensart
Joseph Lefèvre pinxit, coll. Universiteitsbibliotheek Gent

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1931 | Dessin du Château de Rixensart
E. ou F. Bourguignon pinxit, coll. Universiteitsbibliotheek Gent (2)

Château de Rixensart dessin Narcisse Poplemont © SI Rixensart

1984 | Dessin à la plume du la façade orientale du Château de Rixensart
Narcisse Poplemont pinxit (3), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

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1984 | Dessin à la plume du Château de Rixensart
Narcisse Poplemont pinxit (3), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

Château de Rixensart 1986 Narcesse Poplemont c Anne-Marie Delvaux

1986 | Dessin à la plume de l’entrée principale du Château de Rixensart
Narcisse Poplemont pinxit (3), coll. Anne-Marie Delvaux 

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Aquarelle ‘Château de Rixensart’
Guy-R Bertrand pinxit, coll. Anne-Marie Delvaux

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1977 | Aquarelle ‘Drève du château de Rixensart’
Guy-R Bertrand pinxit, coll. Jean-Claude Renier

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1991 | Aquarelle, Guy-R Bertrand pinxit, coll. Jean-Claude Renier

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Château de Rixensart, Rachel Diepart pinxit (4)

Cette oeuvre est de l’artiste rixensartoise Rachel Diepart (3), née à Longlier-Neufchateau en 1958. Régente en Arts Plastiques, elle étudia la peinture à Paris et devint restauratrice de tableaux. Elle fréquente les ateliers de dessin de la Cambre, de peinture aux académies d’Etterbeek et d’Anderlecht, de gravure à l’académie de Boitsfort et de sculpture à l’Ecole des Arts d’Ixelles. Elle participa aussi à des stages d’aquarelle à Ostende. Parmi ses nombreuses expositions, elle fera plusieurs passages à La Pommerage  à Genval.

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Château de Rixensart, Rachel Diepart pinxit (4) 

Château de Rixensart Châteaux de Belgique coll. Delhaize

Château de Rixensart, aquarelle éditée par Delhaize


(1) ZECCHINON Alessandra, Le Château de Rixensart. Histoire et architecture, mémoire de licence, U.C.L. Louvain-la-Neuve, 1990
(2) Il pourrait s’agir de Fernand Bourguignon, artiste peintre demeurant 85 Route de Béthune à Lens (France), sociétaire des Salons de l’Ecole française et des Artistes français
(3) ancien secrétaire du Syndicat d’Initiative de Rixensart
(4) DIEPART Rachel, La Pommerage

Bruyère et sentier des Tombes

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Sentier des Tombes dans le Bois de Rixensart
janvier 2014 © Jean-Claude Renier

Rixensart, Genval et Rosières se trouvent dans une des plus riches régions de Belgique en tombes préhistoriques nommées tombelles ou tumuli (1). Celle-ci s’étend en deux axes, le premier allant d’Ottembourg à Court-St-Etienne et le second de Corroy-le-Grand à La Hulpe. C’est grâce à ces vestiges conservés dans notre sol que nous savons que depuis au moins 4 à 5.000 ans, nos landes, nos forêts, nos vallées et nos collines furent parcourues par ces hommes qui sont nos ancêtres (2).

De nombreux vestiges de la période de la pierre polie ont été retrouvés principalement à Genval (3). Au cours de la période de la pierre polie, les Celtes envahirent la Belgique. Ils soumirent les peuplades indigènes et leur imposèrent leur civilisation, leurs coutumes et leurs croyances. On sait que parmi eux on trouvait de nombreux guerriers portant de lourdes épées et poignards en bronze ou en fer. Après les combats, les guerriers morts étaient placés sur d’énormes tas de bois avec leurs armes et parfois leurs chevaux. On mettait ensuite le feu au bûcher et après que l’ensemble était calciné, on recouvrait le tout de sable et de terre. Ces monticules sont les tumuli. Ce peuple a été appelé par les protohistoriens le ‘Peuple brûleur de cadavres’ (2).

Près d’une trentaine de ces tombes étaient encore bien visibles à la fin du siècle dernier. On peut encore en reconnaître une quinzaine aujourd’hui.

Lors des fouilles effectuées à la fin du XIXe siècle, on y a découvert des débris de charbon de bois, des cendres, des restes calcinées d’os humains et des morceaux de bronze et de fer fondu.

Ces tombelles se trouvent le plus souvent sur les hauteurs bordant les cours d’eau et la Lasne en particulier. Ces collines étaient à la fois d’excellents points d’observation et des endroits particulièrement bien protégés des inondations habituelles des vallées à cette époque.

janvier 2014 | Bruyère des Tombes et Sentier des Tombes © Jean-Claude Renier

A environ 1100 m au nord-est du château de Rixensart existent trois tumuli qui ont donné leur nom à la Bruyère des Tombes et au Sentier des Tombes. Ces tumuli sont situés dans le bois de Rixensart au dessus du Fond de Thivaux : ils ont 2 m de haut sur 15 à 20 m de diamètre (…). Photographiée en 1959, la mieux conservée de ces trois tombelles était encore très visible alors que les deux autres étaient, plus au moins nivelées à la suite de la construction d’un fortin de la ligne KW avant 1939 et prenant en enfilade le Sentier des Tombes. Aujourd’hui, les arbres ayant grossi, si ce tumulus est toujours bien là, la plupart des promeneurs doivent le côtoyer sans s’apercevoir de sa présence. Quant aux deux autres, il faut vraiment s’enfoncer dans les taillis pour se rendre compte des dénivellations artificielles qui permettent de les repérer (2).


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Rixensart, Genval, Rosières … avant l’histoire (partie I)
→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Rixensart, Genval, Rosières … avant l’histoire (partie II)


(1) Ces tombes à incinération sous terre se trouvent le plus souvent dans le voisinage des routes romaines qui suivaient sans doute les sentiers des peuplades primitives (4)
(2) GILSON Paul (ancien directeur de l’Ecole du Centre), Les Tumuli de Rixensart, in Confrérie du Tire-bouchon, 1993
(3) A l’arrière de la gare de Genval, un immense talus recèle des tombelles du néolithique moyen (5). En construisant une gigantesque bâtisse au début du siècle passé sur un éperon de terre, aujourd’hui disparu, on y a retrouvé des centaines d’outils de cette période.
(4) SYNDICAT D’INITIATIVE DE RIXENSART, Rixensart et la vallée de la Lasne, 1973
(5) La station préhistorique de Maubroux se trouve à 80 m d’altitude, sur une terrasse de l’éperon s’élevant entre l’Argentine venant de l’ouest et la Lasne venant du sud-ouest ace au confluent de ces deux rivières, au lieu-dit ancien le ‘Pré aux Deux Eaux’, à l’altitude de 51 m (6)(7).
(6) GILSON Paul, Rixensart, Genval, Rosières … avant l’histoire, in Chroniques du Cercle d’Histoire de Rixensart n° 15 de juillet 1993
(7) Ibid.

La Bruyère à la Croix

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vers 1996 | Calvaire de La Bruyère à la Croix © Syndicat d’Initiative de Rixensart 

Ce calvaire est situé au rond-point de la rue du Tilleul, de l’avenue du Bosquet et du Vieux-Chemin-de-l’Helpe, à Genval. Sur une pierre bleue est inscrit : « Ce calvaire élevé / en 1947 / par le curé Adrien Tonnet / remplace l’antique Croix de / la Bruyère » (1).

Voici deux extraits de l’histoire des chapelles de Genval par l’abbé Tonnet qui nous relatent les diverses péripéties du calvaire et du tilleul qui a donné son nom à la rue du Tilleul (2).

Le calvaire de ‘La Bruyère à la Croix’ est extrêmement ancien et remplace peut-être un monument gallo-romain. Nous avons, à Genval, un bel exemple de carrefour qui a donné son nom à une partie du territoire de la commune : La Bruyère-à-la Croix.

Bien qu’aucun acte fixant exactement son emplacement n’ait été retrouvé jusqu’ici, la tradition rapporte cependant que cette ‘croix’ était très grande et qu’elle se dressait dans les bruyères situées au N.O. de la commune, au croisement de la rue du Tilleul avec le chemin venant de Genval-village, le chemin creux dit ‘du Pâchis à la Croix’, allant à La Hulpe et l’ancien sentier devenu l’avenue du Bosquet. Un emplacement exact aurait été celui occupé maintenant par la cabine électrique s’élevant à l’un des angles du carrefour.

Au point de vue topographique, cet endroit est assez remarquable : c’est un carrefour à cinq branches; il était situé à la lisière ouest de la forêt qui, jusqu’aux XIIe et XIIIe siècles, couvrait la majeure partie du territoire de Genval et, enfin, le chemin du Pâchis qui le traverse est certainement l’un des plus anciens de la commune. De plus, les trois chemins principaux qui, venant de Genval-village et de La Hulpe se dirigeaient vers la croix, semblent avoir été détournés légèrement de manière à faire passer leur axe par le point où s’érigeait la croix.

Comme en dehors des cas d’accidents mortels et de crimes, nos ancêtres n’élevaient jamais de grandes croix dans des endroits isolés, sinon pour adapter et sanctifier un reste important des cultes païens anciens, il est donc très possible que la Croix de la Bruyère ait été élevée sur l’emplacement d’un monument païen ancien – soit en pierre «debout» celtique, soit un «Rond-Bois» (clairière sacrée entourée de grands arbres) des religions germaniques).

Cependant, aucun texte ou aucune trouvaille archéologique ne sont venus étayer cette supposition et nous devons donc nous contenter de constater qu’à cet endroit a existé une grande croix qui a donné son nom au hameau et aux bruyères voisines mais dont l’origine et la signification sont restées énigmatiques.

mai et novembre 2008 © Eric de Séjournet

Ce calvaire est de proportions harmonieuses, avec un très beau christ en bois sculpté de l’architecte Paul Smars. Le christ actuel a été inauguré en 1991, le précédent, également dû à Paul Smars, avait été volé en 1985 (3).

En mai 1992, Jean-Pierre Delbrassine, échevin de la Culture, écrivit : Vendredi Saint … 19 heures … Quelques paroissiens accompagnaient Monsieur le Doyen Gorissen et le Père Olivier pour assister, pieux, à la bénédiction d’un Christ au lieu dit « Pachis à la croix » (….). Oeuvre de Monsieur Paul Smars, sculpteur, ce très beau Christ en chêne massif dégage une impression de force dans la souffrance. Il y a quelques années, le Christ qui s’y trouvait fut volé et la Fabrique d’église Saint-Sixte eut la riche idée de solliciter le talent reconnu d’un artiste du ‘pays’ pour en exécuter un autre. Merci aux membres de la Fabrique d’église pour ce choix, le choix d’une oeuvre authentique avec tout ce qu’elle représente par essence.


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Origine de la Bruyère à la Croix et de la rue du Tilleul


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Origine de la Bruyère à la Croix et de la rue du Tilleul (deux extraits de l’histoire des chapelles de Genval par l’abbé Tonnet), in Rixensart Info 128, mai 1992
(2) Ibid.
(3) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000