Les Buissonnets, logis et maison paroissiale

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Les Buissonnets, rue de l’Eglise à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Cette ancienne maison paroissiale, dénommée ‘Les Buissonnets’, était voisine de l’ancienne cure de Rixensart. Située en retrait de la rue de l’Eglise n° 36, elle prenait la forme d’une villa du début du XXe siècle, totalement cimentée (faux-joints appareillés) et décor de faux-colombages (1). Elle fut très longtemps occupée par la famille de Léopold Gilson, régisseur du prince de Merode et bourgmestre de la commune de 1952 à 1970 (2).

février 2014 ↔ septembre 2016 © Monique D’haeyere

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Les Buissonnets, côté jardins, coll. Jean-Claude Renier

Après 1970, cette villa devint un home pour personnes âgées. En 1996, elle devint une maison paroissiale (2).

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juin 2008 © Eric de Séjournet

A gauche du bâtiment principal de la villa ‘Les Buissonnets’ existait une annexe, rue de l’Eglise n° 36.

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janvier 2012 © Monique D’haeyere ↔ octobre 2014 © Eric de Séjournet ↔ septembre 2016 © Monique D’haeyere

Le bâtiment resta abandonné pendant plusieurs années, avant d’être mis en vente début 2010 par son propriétaire, la fabrique d’église Sainte-Croix. Il présenta toutefois un handicap, celui d’être dépourvu de fondations.

In fine, la villa Les Buissonnets fut rasée fin octobre 2014 pour faire place à un nouvel ensemble comportant 4 logements, et … qui porte désormais le même nom.

→ OBJECTIF RIXENSART | Les Buissonnets


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Etablissements horticoles J. Sevrin-Gilbert, coin de terre disparu

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Etablissements horticoles J. Sevrin-Gilbert, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

… à l’angle de l’actuelle rue Robert Boisacq et de l’avenue Georges Marchal à Rixensart.

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1973/1978 | Vue panoramique depuis un des blocs d’appartements sociaux ‘Clair Logis’
(aujourd’hui Notre Maison), sis avenue Georges Marchal, coll. J. Pigeon

Cette photo montre clairement à l’avant-plan la Pépinière Pierre Sevrin, dans le fond la rue Robert Boisacq et à droite l’ancien tracé du tram vicinal qui deviendra l’avenue Georges Marchal, raconte Jean-Claude Renier. Dans les années 1960, lorsque j’allais en visite chez Mr. & Mme Sevrin (Pierre et Germaine) avec ma mère, je ne manquais pas d’aller faire un tour dans la grande serre où il y régnait une ambiance particulière : le ruissèlement de l’eau pour l’humidification des plantes et la senteur des fleurs disposées sur des établis, à la hauteur des mes yeux.

A l’emplacement de l’immeuble portant le n°1 de l’avenue Marchal, se situait la maison de Monsieur Drossart. Des immeubles à appartements y ont été érigés, les deux premiers en 1973 et le dernier en 1978 (1).

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avril 1989 | Avenue Georges Marchal © Jean-Claude Renier

La présence d’une grue annonce les premiers changements urbanistiques dans le centre du village.

Rue Boisacq Pépiniériste Severin © Hommes et Patrimoine

1992/1995 | Vue depuis la rue Robert Boisacq à Rixensart © Hommes et Patrimoine

A droite de la photo, la maison en contrebas est celle de Pierre Sevrin et de son épouse Germaine. Derrière la rangée d’arbres on distingue l’avenue Georges Marchal, qui fut l’ancien site du tram W, explique Jean-Claude Renier.

1992/1995 © Hommes et Patrimoine ↔ avril 2014 © Monique D’haeyere

Au centre de Rixensart, la Pépinière Sevrin a fait place à la Place du Millénaire.



(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

La Perche couverte, de la construction au classement

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1925/1928 | Construction de la Perche couverte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

L’histoire du tir à l’arc à Genval remonte à 1922. Auguste Lannoye, patron des Papeteries de Genval, eut l’idée de créer un site où ses travailleurs pourraient s’adonner à ce sport plutôt qu’aller dépenser leur salaire dans les nombreux bistrots des alentours. En 1925 débutèrent les travaux de construction d’une tour de 36 mètres de haut destinée au tir sur perche.

L’entre-deux guerres paraît bien avoir été la dernière période de gloire des sociétés de tireurs à la perche et c’est à cette époque que se construisent, de ci de la, des perches couvertes. En gros, cela consiste à entourer une perche d’une enveloppe suffisamment importante à la base que pour permettre à plusieurs tireurs de s’y regrouper, suffisamment haute que pour surmonter une perche de près de 30 m, suffisamment étanche que pour la mettre à l’abri des intempéries et suffisamment solide que pour ne pas s’écrouler au premier coup de vent. La Wallonie en connut quelques-unes, en Hainaut, en Tournaisis et, plus proches de nous, la perche couverte des ‘Trois Colonnes’, qui disparaîtra en 1945, et la perche ‘semi-ouverte’ à proximité de la gare de La Hulpe.

Genvaloise, la dernière perche couverte du Brabant wallon surplombe depuis 1928 le site des anciennes Papeteries. On y dispute encore des concours de tir à l’arc vertical. Dans tous les villages du Brabant wallon, avant guerre, on trouvait 2 ou 3 perches de tir à l’arc en plein air, rappella René Vandiest, secrétaire du Cercle des Archers de Rixensart-Sainte-Croix. Il suffisait d’un arbre planté dans le sol sur lequel se balançaient les ‘oiseaux’ (…). Les gens des Papeteries avaient leur équipe d’archers, et j’en faisais partie. On pouvait gagner alors des caisses entières de papier peint. À l’époque cela valait une fortune (1).

1925/1928 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2015 © Monique D’haeyere

Genval Vue panoramique Maubroux Exclusivité Au Cyclamen 20 rue de Rosières Genval partie 1 originale c Christian Lannoye

entre 1927 et 1935 | Splendide vue panoramique de Genval

De gauche à droite : l’avenue des Combattants, la rue des Lilas et la villa d’Auguste Lannoye et son épouse Marie Stévenart, la Perche, l’avenue Gevaert et la rue de Rixensart.

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coll. Philippe Godin

Photo prise à partir du clocher de l’église de Maubroux. A gauche la Perche. A droite, la tour à charbon, qui alimentait les locomotives à vapeur assurant le transport des marchandises des Papeteries de Genval.

1948/1950 coll. Philippe Godin ↔ 2011 © Bruno Marchal

Vues panoramiques des Papeteries de Genval, prises depuis le clocher de l’église Saint-Pierre de Maubroux. Au centre de la photo, la rue de Rixensart et ses maisons. A droite, la Perche couverte.

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mai 1951 © Dominique Delbrassinne

Cette vue panoramique des Papeteries de Genval a été probablement prise à partir de l’avenue Gevaert. Au centre, on reconnaît la Perche. On distingue à l’horizon la rue de l’Institut et le château d’eau de Rixensart. A l’avant-plan, encaissé dans la rue du Vallon, le Collège Notre-Dame des Trois Vallées ne dévoile que ses toits.

1990 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2015 © Monique D’haeyere

Vues depuis la Colline du Glain sur l’actuel rond-point Yvonne Londoz (Gailly), la rue de Rixensart et les avenues Albert Ier/Franklin Roosevelt.

1995  coll. CHR ↔ 2013 © Monique D’haeyere

Étrange bâtiment que cette grande tour grise qui surplombe encore aujourd’hui le site des anciennes Papeteries de Genval. Construite entre 1922 et 1928, elle leur appartenait jadis avant de devenir la propriété de la commune de Rixensart. Un peu tordue, pas vraiment d’équerre, elle fut élevée avec les moyens du bord : 6 colonnes de béton ceinturées de poutres en bois lui assurent pourtant une assise solide. Les plaques d’Eternit qui la recouvrent à l’extérieur lui donnent même des allures de bâtiment industriel (2).

Ayant subi les assauts du temps, la tour couverte – seule à subsister en activité encore en Wallonie, devait être remise en état.

avant 1998 coll. CHR ↔ 1999 coll. Hommes et Patrimoine

Devenue propriétaire du site, la Commune de Rixensart décida pour des raisons de sécurité et de préservation de patrimoine de la rénover avec l’aide de la Région wallonne. Coût des travaux : 124.000 euros.

Architecte, je me suis occupé en 1998, de la rénovation indispensable de la Perche couverte pour le compte du Service travaux de la commune. La vue à 34 m était à couper le souffle. Le club existe toujours et un petit musée est accessible sur place, écrivit Pierre Gheux en mai 2015.

1999 © Josette Verbois-Thonnard ↔ mai 2016 © Monique D’haeyere

Depuis le rond-point Yvonne Londoz, prises de vue de la ‘dernière double perche couverte en activité en Wallonie’. De 35 mètres de haut, elle sert aux entraînements du tir à l’arc sur perches verticales à 33 mètres (3).

2008 | vue depuis la rue Auguste Lannoye © Eric de Séjournet
février 2013 © Christian Petit

Cette tour abrite deux perches permettant la pratique du tir à l’arc ou tir à l’oiseau. Cette construction se situe à l’arrière d’une petite maison villageoise occupée par le local du ‘Cercle des Tireurs– Rixensart Sainte Croix’ et par le musée du Tir à l’Arc de Rixensart. La tour, de plan carré et haute de plus de 27 m, est entièrement bardée d’ardoise, écrit Bénédicte de Ghellinck en 2009 (4).

Le 30 janvier 2019, le Conseil communal de Rixensart décida d’émettre un avis favorable sur le classement, comme monument, de la perche couverte (tir à l’arc), sise rue Auguste Lannoye 32 à Genval, considérant hormis les critères de rareté, d’intégrité et d’authenticité :

– l’intérêt social du bien : la pratique du tir à la perche incarne une culture traditionnelle et populaire vieille de plusieurs siècles, et la perche couverte dont question constitue un témoignage de la pratique du tir à la perche, activité populaire apparue au Moyen Age et particulièrement florissante jusqu’au milieu du siècle dernier

– l’intérêt paysager de la perche couverte qui s’intègre particulièrement bien à l’environnement paysager urbain de Genval et qui constitue pour les habitants un point de repère haut de trente mètres

Dans un communiqué daté du 12 février 2020, la Ministre wallonne en charge du Patrimoine annonça le classement de la « Tour de la Perche couverte de Rixensart » :

Haute de 33 mètres, la tour a été construite entre 1922 et 1928. Elle était destinée à offrir une activité sportive aux ouvriers. L’édifice en béton armé est entièrement recouvert d’ardoises artificielles rectangulaires. Il est en parfait état.

La tour est toujours en activité et a conservé sa fonction d’origine. Chaque hiver, des compétitions de tir à l’arc sur perches verticales y sont organisées. Elle est unique en Brabant wallon. Le tir à la perche rassemble la population autour d’une activité populaire. À travers les nombreux jeux et tournois, il incarne une culture traditionnelle et populaire de plusieurs siècles. Un musée a été ouvert dans l’édifice avec pour but de préserver la mémoire de ce sport national d’époque. Il garantit une activité régulière des lieux.

« Le bâtiment est aujourd’hui une partie intégrante du paysage local. Il est l’un des deux derniers exemples, de ce type de construction, conservés en Wallonie. Il rassemble encore les passionnés du tir à l’arc et participe ainsi à la vie associative et culturelle de la ville. » explique la Ministre Valérie De Bue (6).

 


→ OBJECTIF RIXENSARTLa Perche
→ VISAGES DE RIXENSARTMusée du Tir à l’arc 


(1) WILLOT Isabelle, La perche couverte de Genval, in Le Soir, 18 août 1995
(2) Ibid.
(3) Chroniques CHR n° 26 – 2ème trimestre 1996, p17
(4) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(5) Conseil communal de Rixensart, Projet de classement, comme monument, de la perche couverte (tir à l’arc) sise rue Auguste Lannoye 32 à 1332 Rixensart, 30 janvier 2019
(6) DE BUE Valérie (Ministre wallonne du Patrimoine), La Perche couverte de Rixensart classée, in Communiqué de presse du 12 février 2020

Vue panoramique sur Genval

Genval Vue panoramique Maubroux Exclusivité Au Cyclamen 20 rue de Rosières Genval partie 1 originale c Christian Lannoye

entre 1927 et 1935 | Splendide vue panoramique de Genval, coll. Christian Lannoye

De gauche à droite : l’avenue des Combattants, la rue des Lilas et la villa d’Auguste Lannoye et son épouse Marie Stévenart, la Perche couverte, l’avenue Gevaert et la rue de Rixensart.

La décharge des Papeteries de Genval

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juillet 2006 | La paroi de la décharge des Papeteries de Genval © Julien Taymans

A Genval, à quelques pas des anciennes papeteries, gît sur le flanc de la colline du Glain un énorme dépôt d’immondices caché dans la végétation. Bien que cette parcelle de terrain soit incluse dans le périmètre du site classé de la ‘Grande Bruyère’ par la Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles (CRMSF), elle fut le théâtre, durant des décennies, du déversement sur une superficie d’un peu moins de 2 hectares, de plus de 45.000m3 de déchets industriels provenant des anciennes Papeteries de Genval. Avant le saccage de ce site, on pouvait y observer une végétation tout à fait exceptionnelle, la ‘Tourbière de Rixensart’, à présent enfouie sous plusieurs mètres de Balatum, fûts métalliques et autres crasses de notre civilisation moderne (1).

Cette tourbière de pente était alimentée par de nombreuses sources dont l’eau percole dorénavant à travers cette décharge et sourde en contrebas, formant un marais infranchissable. La Commune de Rixensart n’est pas propriétaire de la décharge, qui appartient à la curatelle des anciennes Papeteries (2)(3).

Depuis le bilan édité par la SPAQuE (4) en 2008, aucune réflexion de fond n’a été menée à propos de l’avenir de la décharge des papeteries.

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janvier 2015 © Cedric Muscat


(1) TAYMANS Julien, La paroi de la décharge des papeteries de Genval, juillet 2006.
(2) Ibid.
(3) La commune est en fait propriétaire d’une parcelle adjacente à la parcelle de la curatelle, sur laquelle reposent 5000 des 45.000 m3 de déchets (Plan Communal d’Aménagement dérogatoire)
(4) La société SPAQuE (5) est une entreprise spécialisée dans la réhabilitation de friches industrielles et de décharges. Elle agit en tant qu’acteur du développement économique et durable de la Wallonie.
(5) SPAQuE Bt2201-002 – Décharge des papeteries de Genval à Rixensart, Surveillance environnementale : bilan 2008

Collecte des déchets

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1960/1970 | Poubelle rixensartoise © OLNNU

Poubelle domestique en tôle galvanisée munie d’un couvercle articulé type bedoucette avec renforcements longitudinaux. Modèle approuvé et estampillé par l’administration communale de Rixensart (1).

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janvier 2020 | rue des Cailloux © Phil Edengarden

La poubelle métallique fut remplacée par des sacs poubelles dont l’usage fut arrêté le 1er février 2020 au profit de conteneurs à puce.


(1) Olnnu

Vue aérienne de Rosières village

Rosières, vue aérienne

après 1980 | Rosières Saint-André

Très belle vue aérienne de Rosières village. On distingue nettement l’église Saint-André, la Cure, la Ferme de l’Église et la Maison Rosiéroise. Quant à l’E411, la troisième bande de circulation fut construite entre 1977 et 1980, signale un lecteur.

Photo-légende

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Villa Les Marguerites, rue de l’Escalier

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1926 | Villa Les Marguerites, rue de l’Escalier à Rixensart
coll. Jean-Louis Lebrun

A gauche, on aperçoit la villa Franco-Belge, avec son entrée dans l’avenue du Rond-Point.

181113 Les Marguerites Rue de l'Escalier 1926 coll. Jean-Louis Lebrun

1927 | Villa Les Marguerites, rue de l’Escalier à Rixensart
coll. Jean-Louis Lebrun

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1927/1931 | Un groupe de villas à Rixensart
coll. Nicole Galère

A gauche, dans l’avenue du Rond-point, on aperçoit la maison, – à l’époque avec un toit plat, de la famille Delbar-Galère. Dans la rue de l’Escalier (l’actuelle rue du Monastère), la villa Les Marguerites. Et au centre de la photo, en retrait, la villa Franco-Belge, avec son entrée avenue du Rond-Point.

L’actuelle rue du Monastère (de gauche à droite sur la photo) s’appelait auparavant rue de l’Escalier, puis rue Albert Ier. Le 17 février 1934, le roi Albert Ier étant décédé accidentellement lors d’une escalade à Marche-les-Dames, beaucoup de communes belges donnèrent en 1934 son nom à l’une de leurs rues, avenues ou places (1).

Philippe Roy explique : « C’est après la fusion des communes que le Conseil communal décida pour éviter la confusion (et à la demande des services de secours) de renommer les rues ayant un homonyme dans la commune. Parmi les critères de choix de la rue à renommer il y avait la longueur de la rue, le nombre de boîtes aux lettres, le nombre de commerçants et indépendants … Pour la rue Albert 1er, c’est celle de Genval (depuis la Mazerine jusqu’au rond-point Y. Londoz aux Papeteries) qui conserva son nom, celle de Rixensart devint rue du Monastère après une consultation pour choisir entre rue du Monastère et retour à rue de l’Escalier (à cause de l’alignement des façades du début de la rue)« .

357C. Rue du Monastère à Rixensart 2011 © Francis Broche

2011 © Francis Broche


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

La Manteline, val de la Rivière

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1929 | Vallée de la Lasne et le lieu-dit la Manteline, toujours intactes, coll. Jean-Louis Lebrun

La Manteline couvre un périmètre de 38 ha et comprend une zone d’espace vert (32,7 ha) et deux zones d’habitat (5,25 ha). La zone englobe la vallée de la Lasne et constitue un enjeu majeur pour la commune. La zone est en partie reprise dans un périmètre d’intérêt paysager au plan de secteur, dans un site Natura 2000 et dans un site classé au Patrimoine (la Grande Bruyère). Elle comprend également la réserve naturelle de la prairie du Carpu. La préservation de la zone d’espace vert existante permet la continuité entre deux sites Natura 2000 et une meilleure protection de la vallée dans son ensemble (1).

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vers 1950 | Vue panoramique à partir de Bourgeois sur le Mahiermont (église Saint-Sixte, les serres) et la Manteline (villa Beau-Site, rue des Combattants), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La Manteline Genval 1906 coll CHR

1906 | La Manteline à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Quittant la Place communale de Genval, ce promeneur descend le chemin creux (actuelle rue de La Manteline) vers la vallée de la Lasne pour rejoindre la rue du Moulin.

Chemin creux de Genval vers Bourgeois, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

2007 | Val de la Rivière (La Manteline à Genval) © Francis Dominé ↔ 2014 © Frank
La façade sud de cette villa a été profondément modifiée après octobre 2013.

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La Manteline et la vallée de la Lasne | janvier 2013 et mars 2014 © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | La Manteline
→ ARBORESCENCE | Val de la Rivière


(1) Conseil Wallon de l’Environnement pour le Développement Durable (CWEDD), Avis concernant le plan communal d’aménagement dit ’La Manteline’ à Rixensart, CWEDD/16/AV.182 du 22 février 2016

Rue Nouvelle, vers Lasne (I)

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avant 1918 | Rue Nouvelle, vers Lasne, coll. Francis Broche 

… actuellement chaussée de Lasne. A gauche de la maison de gauche débute la chaussée de Wavre.

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Bourgeois, coll. Francis Broche 

A gauche, la façade de la première maison a été redessinée. Dans la prolongation de la chaussée de Lasne, on découvre à gauche le ‘Grand salon’, tenu par F. Grafé ou Grape. Au centre, le ‘Castel des Hirondelles’ a remplacé une fermette. A droite, le commerce ‘Au bon marché réel’ et un estaminet.

Rue Nouvelle, coll. Francis Broche ↔ février 2014 © Monique D’haeyere

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1921 | Chaussée de Lasne, coll. Jean-Claude Renier

A gauche, débute la chaussée de Wavre. Au centre de la photo, le Castel des Hirondelles. Au centre également, l’enseigne de l’épicerie de L’Abeille a remplacé celle du ‘Au bon marché réel’. A droite, l’estaminet ‘A la Conco…’ (probablement ‘A la Concorde’), tenu par François M.

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Chaussée de Lasne, coll. Anne-Marie Delvaux

Le commerce à gauche est probablement celui du ‘Grand Salon’ (tenu par F. Grafé ou Grape). Au centre de la photo, le Castel des Hirondelles.

Chaussée de Lasne Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

coll. Jean-Louis Lebrun

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Croisement des chaussées de Wavre et de Lasne, coll. Jean-Claude Renier

Rue Nouvelle, vers Lasne (II)

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L’entrée du village, coll. Jean-Louis Lebrun

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1924 | Chaussée de Lasne à Bourgeois, coll. Francis Broche ↔ mai 2014 © Christian Petit

A droite, la rue du Roi. La première maison à droite est sise au n°51 de la chaussée.

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1959 | Chaussée de Lasne à Bourgeois, coll. Francis Broche

L’itinéraire entre la gare de Rixensart et Renipont fut bétonné en 1939. La descente de la chaussée fut soigneusement repavée à neuf, afin d’éviter aux chevaux de glisser sur ce nouveau revêtement jugé trop lisse pour eux (1).

A droite, l’Internat pour jeunes filles de l’Athénée Royale de Rixensart, se trouvant sur la commune de Lasne à l’angle de la rue du Baillois et de la chaussée de Rixensart.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Castel des Hirondelles

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1912 | Castel des Hirondelles à Bourgeois, coll. Anne-Marie Delvaux

Située dans l’actuelle chaussée de Lasne, cette demeure remplaça au début du XXe siècle une fermette, comme le prouve les photographies ci-dessous.

Bourgeois, coll. Francis Broche

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1912 | Castel des Hirondelles, coll. Jean-Claude Renier

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avril 2013 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Rue Nouvelle, vers Lasne (I)

→ RÉTRO RIXENSART | Rue Nouvelle, vers Lasne (II)

Avenue du Fond Marie Monseu

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1955 | avenue du Fond Marie Monseu 19 © Michel Toussaint

A l’arrière de la maison on aperçoit un talus. C’est à peu près à cet endroit que se situe l’actuelle avenue Reine Elisabeth. A gauche du poteau électrique, on distingue la rue des Combattants (actuellement avenue de la Paix).

L’avenue du Fond Marie Monseu, jadis fond Marie Monseu, évoque l’assassinat de cette femme, la veille de Noël 1819. Il est difficile de déterminer quelle est la part de légende de cette origine car en 1807, le fond Marie Monseu était déjà cité. Une autre tradition dit simplement qu’il s’agissait d’une pauvresse, trouvée morte, en cet endroit à coté de son fagot. En 1790, une partie de ce fond était appelé Closière Notre-Dame. Le ruisseau Marie Monseu, qui longeait ce chemin, prenait sa source au Fond des Brins, à l’angle des avenues Joséphine-Charlotte et Albert prince de Liège (1).

Le Fond Marie Monseu fit partie du patrimoine foncier des Merode. Après 1950, ils cédèrent beaucoup de terres à des sociétés immobilières, qui les lotirent : le Village Expo, le Beau Site, le Quartier royal, le Fond Marie Monseu, la Mare aux Loups … (2). 

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Avenue du Fond Marie Monseu © Michel Toussaint


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) MEUWISSEN Eric, Les Merode où le syndrome de la peau de chagrin à Rixensart, in Chroniques du Cercle historique de Rixensart, n°38, février 2016

Hôtel Bigaré, casino-kursaal

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début XXe | Entrée du Parc et Hôtel Bigaré, coll. Philippe Godin

A deux pas de la gare, l’entrée du Parc de Genval-les-Eaux est marquée par un grand portique en fer forgé, symbole de la propriété privée (1). En entrant, les visiteurs découvraient sur leur droite un hôtel qui, après la construction d’une extension, prendra le nom de Grand Hôtel Bigaré. Sur la façade nord, un panneau publicitaire : RESTAURANT avec les inscriptions DÎNER A PRIX FIXE (à gauche) et DÎNER A LA CARTE (à droite).

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début XXe | « Hôtel Bigaré, en face de la Gare, entrée du parc », coll. Jean-Claude Renier

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Mariage photographié par Edmond Beyens, coll. Philippe Godin

A l’occasion d’un mariage, toute une famille pose devant le Grand Hotel du Parc (anciennement Grand Hotel Bigaré) près de la gare de Genval. Au verso de cette photo, il est indiqué ‘soeur de Margot’.

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avant septembre 1944 | Entrée du parc, coll. UGent ↔ mars 2017 © Monique D’haeyere

avant septembre 1944 | Grand Hôtel du Parc, coll. Monique D’haeyere

mars 2017 © Monique D’haeyere

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L’ancien Grand Hôtel du Parc devint le Casino-Kursaal, coll. Monique D’haeyere

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mars 2017 © Monique D’haeyere

Constituée le 1er janvier 1977, la Régie foncière communale de Rixensart met à disposition des citoyens des logements à loyer modéré. Son parc immobilier comporte fin 2019 une petite centaine de logements répartis sur les sites de Genval, Rixensart et Rosières, dont ceux sis avenue Normande à Genval … dans l’ancien Hôtel Bigaré.


(1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

A la Libération, des Rixensartois accueillirent des soldats britanniques

Le 4 septembre 1944, Genval, Rixensart et Rosières sont libérées par l’avant-garde de la 2e Division blindée des Etats-Unis. La ville de Wavre, elle, le sera grâce à l’intervention du 2e Bataillon des Welsh Guards de l’armée britannique.

Marcelle Dupuis, fille du garde-champêtre Herman Dupuis, raconte : « Quand les Américains sont arrivés à Rixensart, nous sommes allés les voir. J’ai pu monter sur un char et j’ai reçu du chocolat, du pain d’épice. Le campement des Américains se trouvait au bois du Calvaire, au Sud du château de Merode. Je me souviens que j’allais leur donner des tomates fraîches du jardin … à l’insu de mes parents. Leurs uniformes étaient plus beaux que ceux des Anglais. 

Ensuite, les troupes anglaises vinrent relayer les forces américaines à Rixensart. Des soldats furent hébergés chez l’habitant. Ceux-ci venaient passer la nuit dans un bon lit, à la place d’un lit de camp sous tente. Ils regagnaient leur campement au matin. Ces soldats étaient vraiment accueillis comme des membres de la famille ».

1944 | Eddy Chilcot et Charly Web

Au n°17 de la rue de Limal, trois soldats furent hébergés dans la famille Mayné – Dupuis : Eddy Chilcot (cuisinier), Charly Web (originaire de Londres) et Jack (originaire de l’Île de Man). Ces derniers restèrent six semaines en Belgique. Malheureusement, ils ne purent passer la Noël chez eux car ils furent appelés au front à cause de l’offensive von Rundstedt dans les Ardennes belges. 

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1944 | Charly Web au volant de son camion + Herman Dupuis, Charlie Web, Juliette Mayné, et Marcelle Dupuis + Herman Dupuis (garde champêtre à l’époque), Juliette Mayné, son épouse, et Charlie Web. La photo a été prise dans le champ où se trouve l’avenue Albertine. A l’arrière-plan, on aperçoit les toits des maisons de la rue de Limal, coll. Marcelle Dupuis

Marcelle Dupuis poursuit son témoignage : « J’avais huit ans le 6 décembre 1944 et je me souviens avoir reçu pour ma Saint-Nicolas de beaux jouets : une petite machine à coudre, une petite armoire de cuisine,… Eddy, qui était cuisinier, nous apporta des victuailles. Nous recevions du chocolat, du thé, du chewing-gum. C’est ainsi que nous apprenions à boire du thé avec du lait ».

Le campement anglais était situé près de la ferme de Froidmont et plus précisément dans le champ longeant le Chemin du Meunier, à partir du haut de la rue de Limal vers l’actuelle avenue de l’Europe. Un canon se trouvait près de leur campement.

Chemin du Meunier + Château Dubost

Pour ces soldats, la cantine était installée au château Dubost (ou du Bois Là-Haut), qui était situé rue Albert 1er (maintenant rue du Monastère). Ce château fut détruit et a fait place ensuite à un terrain de football,… qui n’existe plus maintenant.

1944 | Edwin Skelly ↔ 1989 | Edwin Skelly, photographié avec sa fille Angela devant une locomotive du chemin de fer à vapeur sur l’Île de Man, coll. Jean-Claude Renier

Au n°21 de la rue de Limal, chez la famille Mayné – Renier, c’est Edwin Skelly, originaire de l’Ile de Man qui fut hébergé.

Jean-Claude Renier se souvient : « En quittant la Belgique en 1945, Edwin Skelly était persuadé qu’il ne reviendrait jamais en Belgique, car son domicile était trop éloigné. Il habitait Onchan, au nord de Douglas, sur l’Ile de Man. Néanmoins, en 1968, il est quand même passé par Rixensart pour revoir ceux qui l’avaient hébergé pendant plusieurs semaines à la fin de la guerre. Edwin s’était arrêté dans un café du centre de Rixensart qu’il avait bien connu durant la guerre, au coin de la rue Alphonse Collin et de la rue Robert Boisacq. En 1970, ce café s’appelait le ‘Matchi’. Auparavant, dans les années 1950, ce café était tenu par Joséphine Delpierre, dont le sobriquet était ‘Fine Poumon’. Son frère, Gustave Delpierre était chasseur et je le voyais souvent passer dans la rue de Limal avec sa Vespa de couleur rouge, le fusil en bandoulière. Edwin avait appris dans ce café le décès récent de mon grand-père Alphonse Mayné. De là, il ne lui fut pas difficile de retrouver mes parents qui l’avaient hébergé. Mais, il y avait aussi une autre raison de son passage par Rixensart : il allait rendre visite à une de ses filles, Susan, qui avait épousé un Allemand ».

Lac de Genval, vu de La Hulpe

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début XXe siècle | Un coin du Parc, coll. Jean-Claude Renier

Une frénésie immobilière s’est emparée du Parc de Genval-les-Eaux. Le Chalet des Eaux est en transformation et deviendra l’Hôtel de Normandie. L’Etablissement des Eaux, le Chalet Rütli et la Villa Les Hirondelles sont en construction.

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Lac de Genval avant 1945 coll. Eric de Séjournet

avant septembre 1944 | Lac de Genval, vu depuis l’avenue du Parc (La Hulpe)

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© Monique D’haeyere

Abri voyageur, quai n° 2

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vers 1920 | Gare de Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

A gauche, bordant le quai vers Bruxelles, on distingue l’abri voyageur …. Composé d’une armature de magnifiques fers forgés, ce bel abri n’a pas été conservé à cause de la mise à quatre voies de la ligne, déplore Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart.

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1992 | Abri voyageur, accessible à partir de la rue Alphonse Colin © Philippe Debecker 

La première impression en regardant cette photo est le bon entretien des quais et de ses abords. L’accès aux quais n’était pas encore libre, un agent de la gare contrôlant les billets, constate Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart. Encore visible en 1992, l’accès latéral à l’abri fut ensuite muré.

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Le quai vers Bruxelles à la gare de Rixensart, W. Groutaers pinxit, coll. Anne-Marie Delvaux

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2003 à 2010 © Stéphane Lejeune (1)

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juillet 2010 © Eric de Séjournet

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décembre 2010 © Henri van Mons

mars 2011 | Intérieur de l’abri voyageur © Eric de Séjournet

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6 décembre 2014 © Francis Broche

Le trafic ferroviaire entre Ottignies-Louvain-la-Neuve et Bruxelles fut interrompu pendant le week-end du 6 et 7 décembre 2014, afin de permettre aux ouvriers de la société BAM GALÈRE de procéder à la démolition de l’abri voyageur du quai n° 2 de la gare de Rixensart. Une construction centenaire de plus terrassée sans ménagement.

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6 décembre 2014 © Francis Broche


→ OBJECTIF RIXENSART | Abri voyageur


(1) Stéphane Lejeune édite « Railstation« , site Internet qui rend hommage à tout ce patrimoine populaire que sont nos gares. Patrimoine de valeur architecturale et historique, malheureusement en voie de disparition. Rendre hommage également à tous ces travailleurs qui pendant plus de 100 ans ont fait vivre nos trains et nos gares.

Paysage à la Chapelle Sainte-Barbe

191204 Paysage à la Chapelle Sainte-Barbe c Imelda De Thaey

début XXe | Chapelle Sainte-Barbe, sise rue du Baillois à Bourgeois,
à l’angle du sentier menant à la rue Dyna Beumer, coll. Imelda De Thaey

Ce ‘Paysage à la Chapelle Sainte-Barbe’, on pouvait le découvrir autrefois non à Genval, comme indiqué erronément sur la photo, mais bien à Rixensart et, plus précisément encore, au hameau du Bourgeois.

Il semble vraisemblable que cet endroit se présentait ainsi au début du siècle et encore vers les années 1920.

Nous sommes donc ici au lieu-dit ‘Coin perdu’ … La chapelle Sainte-Barbe, édifiée en 1877 par l’entrepreneur Desteinbach, est encore visible de nos jours. Par contre, la borne-fontaine distribuant l’eau potable n’existe plus et de nombreuses maisons ont été construites de part et d’autre de la rue du Baillois, dont l’aspect a quelque peu changé, ainsi qu’en bordure du sentier du même nom qui descend vers la vallée de la Lasne.

C’est ce chemin qu’empruntaient jadis les habitants du Bourgeois pour se rendre à Genval, via l’actuel rond-point Jean Milo et la rue Mahiermont. Des contacts existaient, en effet, entre ces localités, plus nombreux semble-t-il qu’entre Bourgeois et Rixensart dont cependant le hameau dépendait tant au plan spirituel que civil.

De même, à droite de la chapelle Sainte-Barbe, on n’aperçoit guère l’ancienne rue du Curé, actuelle rue Dyna Beumer, elle se devine à peine grâce à une interruption du talus au pied de la chapelle.

Plus apparent, toutefois, est le chemin qui, passant de l’autre côté de la pompe, continue la rue du Baillois au bord de laquelle se situe l’actuelle maison de quartier ‘Leur Abri’.

Si l’aspect campagnard du ‘Coin perdu’ n’est plus qu’un lointain souvenir, les rues étroites qui serpentent dans ce quartier verdoyant créent encore de nos jours une atmosphère de convivialité à laquelle beaucoup d’habitants semblent particulièrement attachés (1).

octobre 2015 © Monique D’haeyere + novembre 2011 © Cedric Muscat

Quant à la chapelle Sainte-Barbe, elle fut construite par un entrepreneur du Bourgeois, Alexandre Desteinbach, sur autorisation communale, en 1877. Sainte-Barbe est invoquée contre la mort subite, et est la patronne de tous les métiers qui touchent au feu. Aujourd’hui, cette chapelle à chambre en briques blanches surprend par le dessin inhabituel de sa forme élaborée. Propriété communale, elle est partiellement encastrée dans la haie de la propriété portant le n° 4 A (2).


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Le coin perdu
→ OBJECTIF RIXENSART | Rue du Baillois


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Le coin perdu, in Rixensart Info 166 de mars 1997
(2) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Église Saint-André, rurale et néo-classique

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Eglise Saint-André de Rosières, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La paroisse de Rosières dépendit jusqu’en 1559 de l’évêché de Cambrai, puis, par la suite, de l’évêché de Malines. En 1801, le curé P-J. Goossens rédige une monographie de la paroisse qui fournit des renseignements intéressants sur l’histoire communale. Il mentionne notamment qu’on ne bâtit guère de maisons, on n’y fait que reconstruire les anciennes, dont un certain nombre en argile et couvertes de chaume existent encore (1).

La précédente église, en style renaissance, avait été édifiée en 1704, date qu’on lisait au-dessus de la porte. Tombant en ruines, une nouvelle église fut construite en 1844 sur le même emplacement. Dédié à Saint-André, cet édifice rural néo-classique fut élevé en brique et pierre blanche sur les plans de l’architecte E. Moreau (1).

Les travaux ont été sans doute surveillés avec peu de soin, car de nombreuses lézardes sillonnent déjà les murs de l’édifice et les plafonnages de l’intérieur se détachent en plusieurs endroits, écrivirent Jules Tarlier et Alphonse Wauters en 1873 (2).

Elle fut consacrée en 1877 par Mgr Anthonis, évêque de Constance. Dressée en haut d’un escalier, au flanc d’un talus, elle présentait déjà, moins de 20 plus tard, de nombreuses lézardes (3). Sur base des écrits de Tarlier et Wauters, Louis Evrard décrit l’église : Une tour carré, coiffée d’une petite percée d’une porte rectangulaire à fronton et d’une lucarne semi-circulaire éclairant le jubé; elle précède un vaisseau en forme de basilique à trois nefs que deux rangées de colonnes doriques, supportant des arcades cintrées, partagent en quatre travées. Une belle voûte en berceau recouvre le choeur et la nef principale; un plafond horizontal recouvre les collétéraux. Les trois autels sont toujours dédiés au Saint-Sacrement, à la Sainte-Vierge et à saint André, traditionnelement invoqué contre les maux de reins (3).

Le tracé de l’E411 a profondément modifié cette vue de l’église Saint-André de Rosières. Incluse dans un muret à proximité vieux cimetière, la chapelle Saint-Antoine fait aujourd’hui figure de rescapée.

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mars 2014 © Monique D’haeyere

 rosières,églises,église saint-andré

Eglise Saint-André de Rosières, coll. Monique D’haeyere

Face à une place arborée d’une belle ampleur, l’église paroissiale Saint-André de Rosières est un édifice rural néo-classique réalisé au milieu du 19e siècle sur les plans de l’architecte E. Moreau. Précédée d’une belle volée d’escalier, l’église construite en contre-haut de la rue est entourée de l’ancien cimetière emmuré. Érigé en brique, pierre calcaire et calcaire gréseux de Gobertange sous une bâtière d’ardoise, l’édifice présente une tour engagée entre des annexes, une nef principale et des collatéraux de quatre travées, terminés d’un choeur à chevet plat précédé d’une travée droite. La tour de trois niveaux s’ouvre par une porte inscrite dans un chambranle rectangulaire de calcaire surmonté d’un fronton portant le millésime ‘1844’. Au-dessus, une fenêtre en demi-lune à encadrement de calcaire repose sur un bandeau de pierre et consoles d’appui. Le haut de la tour, couronnée d’une flèche octogonale, est percé sur chacune des faces d’une ouverture en plein-cintre munie d’abat-son, sous des trous de boulins en croisette. Les angles de la façade sont soulignés d’une chaîne de pierre. Les annexes encadrant la tour sont aveugles. Les murs gouttereaux des collatéraux sont chacun éclairés de cinq fenêtres en plein cintre, sommé d’une clé de calcaire (4).

vers 1930 coll. Michel Delabye ↔ 2010 © Monique D’haeyere

Deux descriptions de l’intérieur de l’église Saint-André de Rosières :

Cette église harmonieuse, fraîchement repeinte lors des festivités de son 150è anniversaire, a conservé entre autres, de son ancien ameublement : un calice et un ostensoir en vermeil, provenant, disait-on, des Bogards de Bruxelles; une croix de miniatures endommagées pendant les troubles religieux; une réplique de la Descente de Croix, de Rubens; une autre de l’Immaculée, d’après Murillo; deux confessionnaux baroques du XVIIe siècle, un banc de communion régence, une chaire de vérité, un jubé et des fonts baptismaux en étain, contemporains de l’édifice, et des statues de son saint patron, en pierre et en bois polychromé des XVIe et XIXe siècles. Saint Ghislain y était jadis très vénéré et invoqué pour les enfants (5).

L’intérieur enduit présente une agréable homogénéité, avec des colonnes doriques peintes, dont certaines à cannelures. Une fausse voûte en berceau surmonte la nef principale et le choeur, les bas-côtés sont à plafond plat. Un beau dallage de pierres bleues, grises, noires et blanches orne le choeur (6).

Eglise Saint-André de Rosières ↔ avril 2017 © Monique D’haeyere

1585. Vue de la place de l'église après la construction de l'autoroute 1980 c CHR Juckler

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Vue sur l’église Saint-André de Rosières. A droite, l’autoroute E411 passe au-dessus de la rue de La Hulpe.

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mai 2009 © Eric de Séjournet + décembre 2009 © Eric de Séjournet


(1) Cercle d’Histoire de Rixensart
(2) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(3) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, 1994
(4) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, éd. Wallonie DGO Aménagement du territoire, 2009
(5) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, 1994
(6) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, éd. Wallonie DGO Aménagement du territoire, 2009