Avenues des Sorbiers et des Pâquerettes, le Tienne Grand-Père le long du bois Grand-Mère

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Villa située à l’angle des avenues des Sorbiers et des Pâquerettes à Rixensart
coll. Francis Broche

Au décès d’Anne-Henriette de Merode (1818-1904), épouse du comte Charles de Montalembert (1810-1870), ses quatre filles héritent 104 hectares de bois et de terres à Rixensart et au Bourgeois. En indivision, elles décident de valoriser leur patrimoine et fondent en 1907 la Société Immobilière de Rixensart. Entre les années 1910 et 1920, des terrains sont vendus et les ‘avenues’ sont tracées, que la commune nommera en 1921 : avenues de Montalembert, des Acacias et des Sorbiers (1).

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1928/1930 | Le nom ‘Les Pervenches’ se laisse deviner sur la façade de la villa
coll. Jean-Claude Renier

En 1922, l’avenue des Sorbiers est simplement bordée de sorbiers. Elle se termine en sentier et retrouve celui des Rossignols près des étangs. Jadis, ce n’était que le Tienne Grand-Père qui longeait le bois Grand-Mère, partie du bois du Héron (2).

Quant à l’avenue des Pâquerettes, bordée à l’époque de tilleuls, elle forme un arc de cercle qui limitait la propriété dite Bovy.

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1927/1931 | Avenues des Pâquerettes et des Sorbiers à Rixensart.
coll. Cedric Muscat

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avril 2010 © Monique D’haeyere

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avant 1927 | Deux villas, sises aux n° 4 et 6 de l’avenue des Sorbiers à Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Les premières constructions se firent entre les années dix et trente. La crise qui suivit ralentit très fort le développement du site. Après la guerre 1940-1945, un nouvel essor fut donné au quartier (3).

rixensart - avenue des sorbiers (années 1920) coll jean-michel corbisier

avant 1928 | avenue des Sorbiers
coll. Jean-Michel Corbisier

Les villas sises aux n° 4, 6, 8, 13, 21 et 23 de l’avenue des Sorbiers ont pu être identifiées (voir photo-légende ci-après)

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1950 | coll. Roger Mayné

Cette photo fut prise en remontant le sentier venant de l’étang Gillet vers l’avenue des Sorbiers. A gauche, Roger Mayné en compagnie de ses amis.

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2012 © Cedric Muscat

1995 | Avenues des Pâquerettes (à gauche) et des Sorbiers (à droite).
coll. Anne-Marie Delvaux

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janvier 2015 © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | Avenue des Sorbiers + Avenue des Pâquerettes


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) Ibid.

Devoir de mémoire (Rixensart)

Durant la Seconde Guerre Mondiale, huit Rixensartois furent arrêtés par la Gestapo et fusillés. Sept le furent en janvier 1943, un ‘tomba’ (fusillé) le 3 septembre 1944. Onze autres résistants et un pilote militaire donnèrent également leur vie pour la Patrie.

Les Fusillés :

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Robert Boisacq (1904-1943) | Né à Wavre le 26 novembre 1904. Droguiste (peintre en bâtiment à Rixensart), membre de la Résistance, époux de Louisa Flémal. Les Allemands ayant trouvé, lors de leur perquisition, un fusil caché dans un puits de son jardin, il fut arrêté le 17 décembre 1942 et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

Sur sa carte de deuil il est écrit : « Il a obéi au devoir; il a souffert pour le devoir; il est mort pour le devoir. Le soldat qui donne sa vie pour défendre l’honneur de sa patrie et pour venger la justice violée accomplit un acte de charité qui a été béni par notre Seigneur lui-même : « Nous n’avons pas de meilleur moyen de pratiquer la charité que de donner notre vie pour ceux qui nous aimons » Jeunes gens, faites de votre vie l’hymne de votre gratitude fidèle envers ceux qui comme Robert Boisacq ont sacrifié tout le sang de leurs veines et tous les rêves de leur coeur avec la suprême joie et l’enthousiaste espoir de voir se lever derrière eux une jeunesse digne de reprendre en mains le drapeau aux trois couleurs rougi de leur sang ». La lecture se termine par une citation de Louis Veuillot : « Il n’y a pas de mort, il n’y a pas de séparation. Il n’y a qu’une absence qui peut finir demain. Nous pleurons mais nous aimons, nous souffrons mais nous croyons, nous ne sommes pas écrasés mais A GENOUX ».

Après la guerre, la commune modifia le nom de la rue du Pont en rue Robert Boisacq. Sa veuve Louisa Flémal continua l’exploitation de la droguerie, avenue de Merode, à l’endroit où se trouve le coiffeur Symens, y ajoute encore Jean-Claude Renier.

04967-2674166022Alphonse Collin (1909-1943) | Né à Léglise le 23 septembre 1909, employé communal à Rixensart, résistant. Il fut capturé et arrêté par l’occupant le 18 décembre 1942 et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

Il est tombé, face à l’Allemand, dans une clairière silencieuse, loin de ceux qu’il aimait, sans avoir pu leur adresser un ultime adieu. Le soupir qui s’est échappé de sa poitrine brisée n’a été entendu de personne. Mais le souvenir de son immolation restera vivant dans le cœur de ses parents et dans la mémoire de ses innombrables amis, lit-on au verso de son faire-part de décès.

Une rue dans le centre de Rixensart porte son nom.

8b773-1699422151-1Albert Croy (1917-1943) | Né à Genval le 13 août 1917, domicilié à Rixensart. Il fut électricien aux Papeteries de Genval, résistant.

Son frère, Ernest, avait été assassiné à Genval, par un Allemand, agent des chemins de fer. Ce dernier avait traîné le corps sur la voie pour le faire déchiqueter et accréditer l’accident. Par vengeance, Albert s’engagea dans la résistance. Craignant les représailles de l’occupant, pour sa femme et son fils, et bien que connaissant le sort de ses amis de la résistance, arrêtés avant lui, il avait refusé de se réfugier dans la clandestinité (1).

Arrêté le 11 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés.

La rue reliant l’avenue Franklin Roosevelt à Rochemur (Patch) porte son nom.

190106 deceuster denis coll eric de séjournetDeceuster Denis (1911-1943) | Né à Rixensart le 19 août 1911, domicilié rue du Patch 19 à Rixensart. Ouvrier aux Papeteries de Genval, il entra dans la résistance en 1942. Il fut arrêté le 8 janvier 1943 (1) et fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés. Une rue, – anciennement rue Neuve dans les années trente, dans le quartier de l’Athénée Royal de Rixensart porte son nom.

 

b84d5-270731080-1Edouard Dereume (1920-1943) | Né à Bruxelles le 20 novembre 1920, il habitait « l’ancienne ferme et café ‘Pagne’, rue du Viaduc 53. Il ne semblait pas faire partie du même mouvement de résistance que les autres (ndlr. fusillés rixensartois). Il était néanmoins en possession d’un fusil et de dynamite » (1). Arrêté le 9 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943.

La rue, – anciennement rue du Viaduc, reliant la Colline du Glain à Rochemur (Patch) porte son nom.

21.6 B LADRIERE MarcelMarcel Ladrière (1907-1943) | Né à Jumet le 21 juin 1907, combattant de 1940. Il fut employé aux Papeteries de Genval et épousa Celina Bierboom. Arraché de son foyer par la Gestapo à Genval le 19 décembre 1942, et fusillé à Bourg-Léopold (Source : souvenir pieux)  le 6 janvier 1943. Motif de l’exécution : otage (1). Le sentier reliant l’avenue des Combattants (Genval) à la Vallée de la Lasne porte son nom.

Le Conservateur du Museum Kamp van Beverlo, Sylvain Weuts, précise que Marcel Ladrière fit parti de l’Armée Secrète, et de la résistance secrète du 1er janvier 1941 au 6 janvier 1943.

Accompagné de Patrick Cannaerts (3), Etienne Bies s’est rendu en février 2014 au Gemeentebos à Hechtel (Bourg-Léopold) sur le lieu où Marcel Ladrière fut fusillé (tombe n° 165). « Entre 1945 et 1947, les corps des fusillés ont été déterrés. Certains ont été transférés vers la Citadelle de Liège ou vers le cimetière militaire de Leopoldsburg, d’autres vers leur village d’origine. Le corps de Marcel Ladrière ne se trouve ni à Liège, ni au cimetière militaire de Leopoldsburg ». On peut présumer que le corps de Marcel Ladrière fut transféré à Rixensart.

1945 | Camp de prisonniers à Bourg-Léopold,
intérieur d’un baraquement pour prisonniers à Bourg-Léopold,
lieu d’exécution au Gemeentebos à Hechtel (Bourg-Léopold),
cimetière des fusillés au Gemeentebos à Hechtel.
coll. Etienne Bies

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Monument van de Weerstand (Gemeentebos à Hechtel, Leopoldsburg)
Montage photos février 2014 © Patrick Cannaerts

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Marcel Tilquin (1903-1943) | Né à Rixensart le 7 février 1903, il y fut commerçant. Résistant durant la Seconde guerre mondiale, Marcel Tilquin fut fusillé le 6 janvier 1943 à Breendonk, parce qu’il ‘transportait et détenait des armes’ (1).

Une avenue dans le centre de Rixensart porte son nom.

 

 

 

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Albert Mayné (1921-1944) | Né à Rixensart le 2 avril 1921, il tomba glorieusement pour la Belgique le dimanche 3 septembre 1944 à Chapelle-à-Oie. Son père tenait une quincaillerie, avenue de Merode à Rixensart, à l’emplacement de la pâtisserie Demaret. Il existait une autre quincaillerie Dedeyn à Rixensart, sise rue Aviateur Robert Huens (cfr Jean-Claude Renier).

Le rond-point devant l’ancienne gare de Rixensart porte son nom.

Les Résistants morts :

190106 beeckman l fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet9

Louis Beeckman | mort à Dachau (Bavière)

 

 

 

 

 

 

1063. André COLLART c JCRAndré Collart (1924-1944) | Né à Rixensart le 21 novembre 1924, résistant mort pour la Patrie le 3 septembre 1944. Une messe fut célébrée à sa mémoire en l’Eglise de Rixensart, le 31 octobre 1944. Sur la carte de deuil, son père écrivit : Mon petit André. Tu fus le Premier prisonnier de Rixensart en mai 1940. Tu es le Premier mort pour la délivrance. Si jeune tu avais droit à la Vie, mais tu as accompli ton devoir jusqu’au bout. Ta dernière pensée fut pour nous. Toutes les nôtres sont pour toi.

 

 

190106 craps a fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet0Albert Craps (1920-1944) (5)| Mort en Allemagne

 

 

 

 

 

 

190106 francart j fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet1Jean Francart (1926-1945) | Né à Rixensart le 28 décembre 1926, arrêté le 18 août 1944, mort à Blumenthal-Schützenhof (Brême) le 19 février 1945

 

 

 

 

 

190106 georis r fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet3Roger Georis

 

 

 

 

 

 

190106 mathy c fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet5Camille Mathy

 

 

 

 

 

 

5956d-1182976608-2Jean Herman | Mort à Lingen en Allemagne. A Rixensart, l’avenue Jean Hermant (sic) est nommée en sa mémoire. Sur le Monument aux Morts dédié aux fusillés et résistants rixensartois (3) son nom est orthographié Jean Herman (sans t donc).

 

 

 

 

190106 luyckx l fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet8Louis Luyckx

 

 

 

 

 

 

190106 margraff o fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet4Oscar Margraff (1922-1944)(5)| Mort au camp de concentration de Gross Rosen en Silésie

 

 

 

 

 

190106 paquet r fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet6Jules Paquet

 

 

 

 

 

 

190106 pirsoul j fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet7

Joseph Pirsoul (1911-1945)(5)

 

 

 

 

 

Les Militaires morts :

2a4ce-03-thumbRobert Huens (1919-1945) | Fils d’Alphonse Huens-Materne, Robert naquit à Rixensart le 12 septembre 1919 et y habita rue de la Station 8. Il était déjà membre de l’Aéronautique Militaire belge avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Le Sergent aviateur Robert Huens fut abattu par la ‘Flak’ (défense antiaérienne allemande) à Heckhalenfeld, près de la frontière belge, le 23 janvier 1945. Il avait 25 ans (1). Le 18 juin 1949, le Conseil communal de Rixensart décida de dénommer ‘Rue Aviateur Huens’ la partie de la rue de la Station comprise entre le pont du chemin de fer et la place Jefferys (4).

 

*

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1945/1947 | coll Cercle d’Histoire de Rixensart

Cérémonie d’hommage au Château de Rixensart lors du rapatriement des corps des Rixensartois fusillés durant la Seconde Guerre mondiale. La date de cette cérémonie est inconnue et un compte-rendu manque.

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180507 Fusillés et résistants rixensartois morts en service recommandé

1940-1945 | Fusillés et résistants rixensartois morts en service commandé
coll. Eric de Séjournet

Sur cette carte postale commémorative, les noms (par ordre alphabétique) et photos des fusillés et résistants qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont donné leur vie pour un monde meilleur, pour lutter contre l’ennemi, pour la liberté.

Sur le monument nos héros rixensartois sont répartis de la façon suivante, chaque nom étant précédé ou suivi d’une photo en médaillon : à gauche les Fusillés, et à droite les Résistants.


→ RÉTRO RIXENSARTMonument des Fusillés et des Résistants rixensartois
→ RÉTRO RIXENSARTMonument des Combattants de Rixensart
→ RÉTRO RIXENSART Devoir de mémoire (Bourgeois)
→ RÉTRO RIXENSART
Devoir de mémoire (Genval)
→ RÉTRO RIXENSARTDevoir de mémoire (Rosières)


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 – 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p. 377 et 378)
(3) dans le cimetière de Rixensart, rue de l’Institut
(4) DE COCK Albert, L’Adjudant-Aviateur Robert Huens, in Chroniques du Cercle d’Histoire de Rixensart, n° 19 d’août 1994, p. 3 à 5.
(5) Centre d’Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGESOMA)(avec l’aide de Mania Kozyreff)

↓ Documents et archives

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Devoir de mémoire (Bourgeois)

Des habitants de Bourgeois ont également été victimes de la guerre 1940-1945 ou donnèrent leur vie pour la Patrie. Le monument, qui se trouvait sur la Place de Bourgeois, reprend le nom des civils, résistant, militaires et prisonniers politiques de Bourgeois, qui ont donné leur vie pour défendre celle des autres.

Civils

François Bonaventure | victime civile (1)
Léa Bonaventure | victime civile (2)
Marcel Collet (1924-1940) (7) | victime civile
Augusta Debroux | victime civile (1)
Willy Flabat | victime civile (1)
Micheline Mathy (1939-1940)(7)| victime civile (1)
Albert Mayné (1921-1940) (7)| tué lors d’un accident à Lessines le 18 mai 1940, pendant l’évacuation de la population (3)
Raymond Vanhamme (†1940)(7) | tué lors d’un accident à Lessines le 18 mai 1940, pendant l’évacuation de la population (3)

Résistant

Roger Hoste | tué au combat (1)

Militaires

Achille Coesens | militaire tué pendant la Campagne des 18 jours ou mort dans les stalags allemands (1)

SONY DSCJean Debroux | militaire tué pendant la Campagne des 18 jours ou mort dans les stalags allemands (1)

Firmin Renders (1915-1940)(7)| militaire tué pendant la Campagne des 18 jours ou mort dans les stalags allemands (1)

Prisonniers politiques

Willy Beeckmans | mort à Dachau (Bavière) (2). Son nom est également repris sur le Monument des Fusillés et Résistants de Rixensart.

Albert Craps (1920-1944)(7) | mort en Allemagne (1). Son nom est également repris sur le Monument des Fusillés et Résistants de Rixensart.

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L’église Saint-François-Xavier et son monument
coll. Jean-Claude Renier

Ce monument dédié aux victimes de la guerre 1940-1945 se trouvait dans l’encoignure de l’église Saint-François-Xavier de Bourgeois. Il est l’oeuvre d’Aimable Louis Mayné, patriote, qui aima sa Patrie et se dévoua pour elle (4). Et pour cause, puisqu’il perdit son fils Albert le 18 mai 1940 pendant la Campagne des 18 jours, lors de l’évacuation de la population.

Monument érigé dans l'encoignure de l'église de Bourgeois aux victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale coll. Jean-Louis Nicaise 1

Jean Mayné, dit ‘le pusty’, pose devant le Monument de Bourgeois
coll. Jean-Louis Nicaise

Eglise de Bourgeois travaux de 1956 coll Vivien de Walque

1956 | Travaux d’agrandissement de l’église Saint-François-Xavier (5)
coll. Vivien de Walque

 

Monument érigé aux victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale (après 1956 dans le cimetière de Bourgeois) coll. Jean-Louis Nicaise 2

Suite aux travaux d’agrandissement de l’église,
le monument fut déplacé au cimetière de Bourgeois, rue Denis Deceuster (4)
© Jean-Louis Nicaise


RÉTRO RIXENSART | Devoir de mémoire (Rixensart)
RÉTRO RIXENSART | Devoir de mémoire (Genval)
→ RÉTRO RIXENSARTDevoir de mémoire (Rosières)


(1) DETROYER François, Impossible oubli, Récits de la Résistance et de la collaboration en Brabant Wallon, édité par le Cercle d’Education Populaire de Rixensart et par le groupe ‘Mémoire collective’ du Brabant wallon
(2) ndlr. Henriette Bonaventure, selon François Detroyer
(3) un camion anglais faucha à Lessines, sur la route de Ghislenghien, un groupe de cyclistes, tuant Albert Mayné et Raymond Vanhamme et blessant grièvement Aimable-Louis Mayné et son épouse (cfr déclaration d’Aimable-Louis Mayné au sujet de l’accident survenu pendant l’évacuation le 18 mai 1940)
(4) NICAISE Jean-Louis, Mort tragique d’Aimable Louis Mayné
(5) Les plans de la transformation furent dressés par l’architecte Roger Mayné, de Rixensart, et les travaux furent l’oeuvre de l’entrepreneur François Mortier, de Rixensart. Les importants travaux entrepris à cette époque ne purent l’être que grâce à la générosité du docteur Lucien Dessy, ancien bourgmestre de Rixensart (6)
(6) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart, 1977
(7) Centre d’Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGESOMA)(avec l’aide de Mania Kozyreff)

 

Terminus Hôtel, arrêt sur le lac

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Le Terminus Hôtel, situé près du lac de Genval,
à la limite des communes de Genval, Rosières et Overijse.
coll. Jean-Claude Renier

Cette superbe vue panoramique sur le Parc de Genval-les-Eaux fut prise à partir du bas de la Route de Rosières (l’actuelle rue de Genval).

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Les Cottages, les Hydriades du lac

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Les Cottages (lac de Genval)
coll. Francis Broche

Hormis le chalet Guillaume Tell, la rive nord du lac de Genval tarda quelque peu à se construire alors qu’elle est exposée au sud.

Il fallut attendre que se manifeste l’intérêt d’Aimé Lagrange (ca 1870-1943), un homme entreprenant qui avait créé à Anvers une importante industrie d’alimentation pour le bétail. Selon la version de sa famille, Aimé Lagrange, acheta la chapelle Tell peu après sa construction et bâtit en outre les quatre villas proches, trois à gauche et une à droite (vu de la rive sud). Il aurait de même racheté et agrandi la ville ‘la Pommeraie’ et reconstruit le grand bâtiment connu sous le nom de ‘la Baraque’ à l’époque des courses hippiques. De son vivant il fait construire et vend plusieurs villas sur la rive nord mais, à son décès, lègue à sa fille aînée, Simone, épouse Vindevoghel, une des villas au bord du lac ainsi que ‘la Pommeraie’. A son autre fille,  Suzanne, épouse Robert Goffin, il lègue la villa Tell et ‘la Baraque’ modifiée que R. Goffin louera après le décès de sa femme, à une organisation de jeunesse (1).

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juillet 2014 © Monique D’haeyere

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Ferme de Rosierbois, altitude 105

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1919 | La cour de l’antique ferme Englebert à Rosières
coll. Philippe Godin

Cette ferme portera différents noms : ferme de Rosierbois (du nom de l’ancienne cense), ferme du Haut (elle se situe au point culminant de Rosières, à l’altitude 105), ferme d’Englebert. Aujourd’hui, elle est dénommée ferme de Woo, du nom des champs qui l’entourent.

Le village et paroisse du duché de Brabant, la commune de Rozières, était sous l’Ancien Régime, une seigneurie ressortissante de la mairie de Vilvorde. Sa population était en l’an VII forte de trois à quatre cents âmes, avec les fermes de la cense-du-Haut et de terfosse qui en dépendent, écrivit Charles Oudiette en 1802/1803 (1).

Ces deux fermes étaient comprises (au 19e siècle) parmi les écarts de la commune ; le Haut de Rosières que l’on appelle le Woo est situé à quatorze cents mètres de l’église ; c’est dans ce hameau qu’est bâtie la ferme de Rosierbois nommée aussi ferme de Haut.  Une partie de cette cense est ce qui reste du château des seigneurs de Rosières. Une très belle tour carrée, au-dedans des murs, atteste encore la puissance du lieu (2).

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2011 © Francis Broche

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Pont Boisacq

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1935 | Rixensart : ponts du chemin de fer et de la ligne vicinale,
surplombant la profonde tranchée ferroviaire de la ligne Bruxelles-Luxembourg.
coll. Jean-Claude Renier

A l’avant-plan, le pont métallique du vicinal reliant la rue de la Station (rue de la Gare à partir de 1995) et le parking de l’ancien Colruyt.

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Le football à Rixensart

Entrée du terain de football de Rixensart 7.1945 coll JCR BOU

après 1945 | L’entrée du terrain de football de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Au centre de la photo, on devine la Drève du Château et, à l’arrière-plan, l’avenue Paul Terlinden et ses villas en construction.

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Chalet des Eaux, à la source

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1901/1902 | Chalet des Eaux à Genval
(photo prise de l’autre côté des voies, du sommet du talus opposé
de la tranchée du chemin de fer)
coll. Philippe Godin

Construit à l’emplacement d’un ancien oppidum néolithique (1), ce bâtiment emblématique du Parc de Genval-les-Eaux se dénomma successivement le ‘Chalet des eaux’, ‘Villa normande’, ‘Hôtel de Normandie’, puis ‘Normandy Hôtel’. Dès 1949, il connut une nouvelle destinée : l’accueil des personnes âgées (‘Résidence des Vétérans Coloniaux’, également dénommée ‘Le Gui’ Home des Vétérans Coloniaux ou ‘Résidence Stanley’, puis la ‘Résidence du Lac’).

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janvier 2008 © Eric de Séjournet                    2010 © Monique D’haeyere

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La forge Socquet, bêches et pelles

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Couverture du catalogue des outils ‘Le moulin à vent’
de la forge Socquet, sise rue de l’Institut à Rixensart
coll. Joséphine Blomme

Vers 1960/61, alors que j’étais en 3ème ou 4ème année primaire à l’Ecole du Centre à Rixensart, notre classe visita la forge Socquet, sise rue de l’Institut 14 à Rixensart. Cette forge artisanale fabriqua des outils en acier trempé. Préparée par mon instituteur Paul Gilson, cette visite m’avait beaucoup impressionné : la chaleur du four et le tintamarre qui régnait dans l’atelier,  raconte Jean-Claude Renier.

Deux frères forgerons, installés depuis le début du 20ème siècle, décident de se reconvertir, leur métier de forgeron semblant menacé par l’expansion de l’automobile. Ils commencent la fabrication de bêches et de pelles en 1919. L’affaire, de très locale au début s’étend en Belgique ainsi que le renom de leur marque ‘Le Moulin’. En 1946, le successeur, le fils, modernise l’outil et exporte au Congo Belge, l’entreprise est prospère (1).

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