Sur les traces de l’enseignement au Bourgeois

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1906 | La Place et, à droite, l’école de Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

Sur la place de Bourgeois, l’école dite des filles pendant très longtemps, fut fondée en 1879, à l’initiative du comte Xavier de Merode (1).

En 1879, la loi Van Humbeek, d’inspiration libérale, institue l’école primaire publique, neutre et laïque, placée sous son contrôle. La très catholique commune de Rixensart se prépare à résister de toute son énergie (2).

En 1881, le Ministère de l’Instruction Publique propose la création d’une école communale mixte au Bourgeois. La polémique est engagée. Tergiversations, atermoiements et autres manoeuvres (…) se succèdent pour rejeter continuellement les mesures décrétées par l’autorité supérieure. Cela durera trois ans et n’attestera ni la bonne foi ni le respect de la chose publique des dirigeants communaux (3).

La commune argue de la cherté du projet et de la pauvreté de sa trésorerie (…) et craint que les hameaux du Glain et de Froidmont exigent aussi une école, à l’exemple du Bourgeois, ce qui s’avérerait encore plus coûteux et exorbitant. L’ultime argument, qui est opposé à l’autorité supérieure, est la possibilité de créer une voie de communication entre le Bourgeois et Rixensart. On refuse l’école et on la remplace par une rue, telle est la proposition. Ce chemin permettrait aux enfants du Bourgeois de se rendre sans difficulté à l’école du ‘Centre’ c’est-à-dire, Place communale ou de la Vielle Taille actuelle. Enfin, la commune baisse sa garde en 1883, mais l’idée de ce qui deviendra l’avenue de Merode a germé de la résistance des conseillers communaux aux exigences légitimes de l’Etat (4).

Le 17 septembre 1890, le Conseil communal retire l’adoption de l’école mixte de Bourgeois et la déclare école communale … vu l’importance de la population du hameau de Bourgeois s’élevant à environ 800 habitants, ainsi que la distance d’environ 30 minutes en moyenne que ceux-ci ont à parcourir pour se rendre à l’école communale (5).

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vers 1890 | Famille Taburiaux de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Edouard Taburiaux était instituteur, Joséphine Desteinbachberick, institutrice, tous deux à l’école publique de Bourgeois vers les années 1890, raconte leur petite-fille Elisabeth Taburiaux (et fille de Joseph). Sur la photo de famille, on retrouve leurs quatre enfants, (de gauche à droite) : Adélie (la plus jeune), Gaston, Marie (la plus âgée) et René. Né neuf ans après Adélie, Joseph ne figure pas sur la photo. 

Le 24 décembre 1896, l’Ecole communale mixte du hameau de Bourgeois est convertie en une école de garçons avec instituteur et en une école de filles avec institutrice (6).

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M. Vandercamme, instituteur en chef à l’Ecole de Bourgeois, coll. Paul Gilson

Ecole de Bourgeois

1912 | Classe de M. Boulet de l’Ecole communale de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Sur cette photo, Joseph Taburiaux se trouve au 2e rang à droite.

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1914/1921 | Un coin de Bourgeois et la ligne vicinale reliant Waterloo à Wavre
(ligne qui sera électrifié après 1932), coll. Jean-Claude Renier

L’école de la place Cardinal Mercier devenait trop exiguë pour la population écolière. Une école communale fut construite rue Lambermont. Elle ne comprenait que deux classes, un préau et, bien sûr, comme le voulait l’époque, une maison pour le maître, chef d’école (7).

2 Les Ecoles Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

Vue sur l’arrière de l’Ecole communale des garçons de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

L’école destinée aux garçons et fut achevée en 1914. Ses premiers occupants ne furent pas les gamins du village mais les Allemands qui s’y arrêtèrent dans leur marche vers l’Yser. L’école fut agrandie en trois phases 1975, 1979, 1983 (8).

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1922 | coll. Francis Broche

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1923 | coll. Francis Broche & Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Francis Broche

Sur la photo datant de 1923, on aperçoit de part et d’autre de l’école, deux maisons en construction. Sur l’avant-plan la ligne vicinale qui reliait Waterloo à Wavre (WaWa), au centre l’Ecole communale de Bourgeois (rue Lambermont n° 12) et au loin le clocher de l’église Saint François-Xavier.

Ecole communale des garçons, coté rue Lambermont
Dessin coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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1940/1950 | Ecole Communale des filles de Bourgeois, Place Cardinal Mercier
coll. Jean-Claude Mercier

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1959 | Dessin coll. Jean-Claude Renier
vers 1997 © Josette Verbois-Thonnard
2013 © Cedric Muscat


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) CLEP, Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire de Rixensart 1938-1988, 1988, p. 33.
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) située sur l’actuelle place de la Vieille Taille
(6) STORMACQ Hubert, Regards sur le passé de Rixensart-Bourgeois, juin 1960
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(8) Ibid.

Avenues des Sorbiers et des Pâquerettes, le Tienne Grand-Père le long du bois Grand-Mère

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Villa située à l’angle des avenues des Sorbiers et des Pâquerettes à Rixensart, coll. Francis Broche

Au décès d’Anne-Henriette de Merode (1818-1904), épouse du comte Charles de Montalembert (1810-1870), ses quatre filles héritent 104 hectares de bois et de terres à Rixensart et au Bourgeois. En indivision, elles décident de valoriser leur patrimoine et fondent en 1907 la Société Immobilière de Rixensart. Entre les années 1910 et 1920, des terrains sont vendus et les ‘avenues’ sont tracées, que la commune nommera en 1921 : avenues de Montalembert, des Acacias et des Sorbiers (1).

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1928/1930 | Le nom ‘Les Pervenches’ se laisse deviner sur la façade de la villa, coll. Jean-Claude Renier

En 1922, l’avenue des Sorbiers est simplement bordée de sorbiers. Elle se termine en sentier et retrouve celui des Rossignols près des étangs. Jadis, ce n’était que le Tienne Grand-Père qui longeait le bois Grand-Mère, partie du bois du Héron (2).

Quant à l’avenue des Pâquerettes, bordée à l’époque de tilleuls, elle forme un arc de cercle qui limitait la propriété dite Bovy.

1927/1931 coll. Cedric Muscat ↔ 2010 © Monique D’haeyere

 

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avant 1927 | Deux villas, sises aux n° 4 et 6 de l’avenue des Sorbiers à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Les premières constructions se firent entre les années dix et trente. La crise qui suivit ralentit très fort le développement du site. Après la guerre 1940-1945, un nouvel essor fut donné au quartier (3).

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avant 1928 | avenue des Sorbiers, coll. Jean-Michel Corbisier

Les villas sises aux n° 4, 6, 8, 13, 21 et 23 de l’avenue des Sorbiers ont pu être identifiées (voir photo-légende ci-après)

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1950 coll. Roger Mayné ↔ 2012 © Cedric Muscat

Cette photo fut prise en remontant le sentier venant de l’étang Gillet vers l’avenue des Sorbiers. A gauche, Roger Mayné en compagnie de ses amis.

1995 | Avenues des Pâquerettes (à gauche) et des Sorbiers (à droite)., coll. Anne-Marie Delvaux

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janvier 2015 © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | Avenue des Sorbiers + Avenue des Pâquerettes


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) Ibid.

Le colombier de la Reine

Rue de la Reine 2012 (Objectif Rixensart) © Cedric Muscat.jpg

Le colombier de la rue de la Reine (Bourgeois)
2012 © Cedric Muscat

Dorénavant, les pigeons du colombier de la rue de la Reine n’y reviendront plus … ce bâtiment rustique disparut sans qu’un permis de démolition ne fut délivré par le service Urbanisme-Environnement de la commune de Rixensart. Une grande partie de l’espace arboré fut rasé le 9 mars 2018.

+ infos sur ARBORESCENCE ⤷ rue de la Reine (1)

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(1) association citoyenne rixensartoise ayant pour vocation la découverte et la protection des Arbres Remarquables de Rixensart

rixensart,bourgeois,rue de la reine,colombier

3.2018 © Eric de Séjournet

Chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs, pieta

rixensart,place jefferys,chapelles,institut

1956 | Chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs, Place Jefferys

Construite par la famille Grégoire en 1935 en remerciement pour une guérison, cette chapelle fut aménagée sur l’emplacement de la pharmacie actuelle, au coin de la rue des Déportés et de la rue de l’Institut à Rixensart.

En 1956, lors de l’aménagement du carrefour, la chapelle fut déplacée à l’entrée de la rue de l’Institut. Une première grue vit ses amarres sauter et il fallut avoir recours à une grue plus puissante pour faire le travail.

L’origine de la chapelle remonte à un événement familial. Les familles Grégoire et Hautfenne étaient alliées par mariage et leurs propriétés, voisines, se trouvaient à l’emplacement occupé de nos jours par le haut de la rue de l’Eglise, l’avenue des Déportés et la rue de l’Institut. Une grande grille protégeait la propriété des Hautfenne et un immense noyer ainsi que d’autres arbres fruitiers offraient aux enfants chapardeurs l’attrait de leurs fruits. Trois Hautfenne, un hommes et deux femmes, tous célibataires, y habitaient. L’homme, de caractère peu accommodant, tira au fusil pour effrayer la petite fille Grégoire, sa nièce, venue à la maraude. De saisissement, la gamine, raconte-t-on, devint muette. La famille Grégoire promit l’édification de cette chapelle, à la suite de la guérison de la fillette qui, par après, vint encore habiter dans la maison voisine. La guérison eut lieu, pendant que le père se trouvait à Lourdes (1).

La chapelle fut propriété de la famille Delvaux-Vanderbeek.

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La décharge des Papeteries de Genval

1179. La paroi de la décharge des papeteries de Genval 7.2006 © Julien Taymans.jpg

juillet 2006 | La paroi de la décharge des Papeteries de Genval
Photo © Julien Taymans

A Genval, à quelques pas des anciennes papeteries, gît sur le flanc de la colline du Glain un énorme dépôt d’immondices caché dans la végétation. Bien que cette parcelle de terrain soit incluse dans le périmètre du site classé de la ‘Grande Bruyère’ par la Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles (CRMSF), elle fut le théâtre, durant des décennies, du déversement sur une superficie d’un peu moins de 2 hectares, de plus de 45.000m3 de déchets industriels provenant des anciennes papeteries de Genval. Avant le saccage de ce site, on pouvait y observer une végétation tout à fait exceptionnelle, la ‘Tourbière de Rixensart’, à présent enfouie sous plusieurs mètres de Balatum, fûts métalliques et autres crasses de notre civilisation moderne (1). 

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(1) TAYMANS Julien, La paroi de la décharge des papeteries de Genval, juillet 2006.

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828 | Château des Princes de Merode

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vers 1950 | Château des Princes de Merode, coll. Cedric Muscat

Cette carte postale a été envoyée à partir de Rixensart le 15/16 août 1950 vers Jette. Les Guides y remercient les époux Voglaire pour le transport (probablement vers leur lieu de camp). Voir ci-après les signatures au verso de cette carte postale …

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© Gilbert Nauwelaers

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Rue Lambermont 17, chaumière du XVIIIe

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1990/1995 | La chaumière de la rue Lambermont 17 © Hommes et Patrimoine

Ce fut la plus ancienne habitation de Bourgeois, datant du XVIIIe siècle (1). En mars 2011 ce bien situé sur un terrain de 10 ares 73 ca est mis en vente par Madrinvest. Selon cette agence immobilière il daterait ‘1870’. Ce bien, cadastré sous le n° 284, a appartenu à Pierre Joseph Sterckx … la parcelle voisine n° 282 était au nom d’Alexandre Bouffioux.

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2012 © Cédric Muscat

Avec sa forme caractéristique, elle est un exemple, devenu rare, d’un habitat rural du XVIIIe siècle, début XIXe (2).

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2012 © Michel Wautot

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Photos 1 et 2 : février 2012 © Eric de Séjournet
Photos 3 et 4 : décembre 2012 © Michel Wautot


(1) HOMMES ET PATRIMOINE asbl (3)
(2) WAUTOT MICHEL, Démolition et construction d’un habitat groupé rue Lambermont 17 à Bourgeois-Rixensart, in Lettre ouverte d’HOMMES ET PATRIMOINE du 20 mai 2012
(3) Active depuis 1998, l’asbl HOMMES ET PATRIMOINE recherche et met en œuvre les voies et moyens propres à assurer la valorisation et la protection du Patrimoine wallon. Elle informe le public de ses projets et du résultat de ses activités.