Centenaire de la Révolution brabançonne

1930 Centenaire de la Révolution - Grand Cortège Patriotique avenue de Merode à Rixensart c Paul Gilson - 2

septembre 1930 | Grand Cortège Patriotique, avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Paul Gilson

Ce groupe équestre représente l’épopée napoléonienne. Il est constitué de Napoléon, joué par Mlle Gaby Libouton, et des officiers de l’époque, joués par Jeanne Mélotte, Rose Wéry, Irène Schepens, Alice Acreman et Renée Huls.

Histoire des Journées de Septembre > voir § en fin de notice.

1930 Centenaire de la Révolution - Grand Cortège Patriotique avenue de Merode à Rixensart c Paul Gilson - 4

septembre 1930 | Avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Paul Gilson

Ce char, prêté par Mr. Nicodème, représente ‘La révolution de 1830. La Barricade’. Marraine : Madame Versé.

1930 Centenaire de la Révolution - Grand Cortège Patriotique avenue de Merode à Rixensart c Paul Gilson - 1

septembre 1930 | Avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Paul Gilson

Un mariage en 1830, organisé par les jeunes filles de Rixensart (Marraine du tableau : Madame Veuve Herpigny). Le marié : Mr Roger Mayné. La mariée : Mlle Marthe Robbe. Les suivants : Mrs Herman Dupuis, Gaston André, Marcel André, Alexandre Spreutels, Léon De Becker, Albert Dupuis, Fernand Durieux, Edmond Linchamps, Albert Wéry, Henri Wéry, Adelin Debroux, Jean Mayné. Les suivantes : Mlles Yvonne Mayné, Juliette Mayné, Louise De Becker, Fernande Hérinne, Marie Rausens, Marguerite Lambert, Martha Debroux, Germaine Fievez, Elise Socquet, Lucienne Vivenoy, Madeleine Mayné, Jeanne Kuyl. Les deux pages : Mlles Marie-Thérèse Kuyl et Simone Debroux. 

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septembre 1930 | Avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Roger Mélotte

Ce char, organisé par le Cercle dramatique L’Effort, représente une tranchée de la Grande Guerre. Il est suivi par la banderole ‘L’Union fait la force – Eendracht maakt macht’.

Observez à gauche le panneau vicinal placé à l’endroit où débouchait le tram, signale Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart.

Un peu d’histoire

Durant les premières années de son indépendance, la Belgique rend officiellement hommage aux combattants des journées de septembre 1830. En 1831, pour le premier anniversaire, la place des Martyrs, à Bruxelles, est décorée avec soin. L’année suivante, Léopold Ier remet des drapeaux d’honneur aux députés des villes qui se sont le plus distinguées pendant la Révolution (27 septembre). Le pli est pris. Les Journées de Septembre deviennent des journées sacrées au cours desquelles la fête ne cesse d’amplifier. L’État apporte son soutien, en décrétant symboliquement le 24 septembre 1849 l’érection de la Colonne du Congrès, en posant la première pierre le 24 septembre 1850, et en inaugurant le monument achevé le 26 septembre 1859. En 1853, le duc de Brabant ne se maria-t-il pas durant les fêtes de septembre ? Jusqu’en 1880, la Belgique officielle cultive ainsi le culte des fondateurs de l’État. Mais le souci de ne pas froisser la Hollande commence à animer les esprits. Ainsi, le 12 août 1880, le ministre Rolin Jacquemyn dépose-t-il un projet de loi instituant les fêtes nationales le troisième dimanche du mois d’août et les deux jours suivants. Le Parlement adopte le rapport de la Commission non sans préciser que les deux jours ne sont pas des fériés légaux. Le décret du 19 juillet 1831 est ainsi supprimé. Mais les réactions seront vives et, dix ans plus tard, sur proposition du ministre Devolder, il est décidé que la fête nationale se déroulerait le 21 juillet (vote de la Chambre, 9 mai 1890) (1).

La population, surtout celle de Wallonie, continua à célébrer les Journées de Septembre.


(1) Institut Destrée, Fêtes de Wallonie

Ferme Mélotte, rue de Limal 33

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avant 1938 | La ferme Mélotte © Roger Mélotte

La façade et le corps de logis donnent du côté de la rue de Limal, au n° 33.

1938 © Roger Mélotte ↔ 2012 © Francis Broche

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avant 1940 | Les moissons à Froidmont © coll. Roger Mélotte

Sur le chariot chargé de gerbes de blé, se trouvent Emile Mélotte et son fils Roger. A côté du chariot, Antoinette Marcq, mère de Roger, ainsi que Armand Hautfenne. A remarquer l’attelage : le chariot en bois avec ses roues à rayons, cerclées de fer et le frein à sabots. Mais aussi les rehausses et les rondins de bois pour augmenter le volume embarqué. On admire la belle allure des chevaux brabançons qui assuraient la traction du charroi, raconte Jean-Claude Renier.

On peut situer l’endroit, approximativement, au début de l’avenue Albertine. A cette époque, juste à l’endroit où commence la déclivité, à hauteur de l’actuelle avenue Winston Churchill, il y avait une grande haie qui démarrait de la rue de Limal jusqu’à la ligne du chemin de fer.

Les prairies et les cultures de la ferme Mélotte se situaient sur les terrains qui se trouvaient entre la rue de Limal et la ligne du chemin de fer, depuis un abreuvoir pour les animaux situé à hauteur du n° 17 rue de Limal et allant jusqu’à la rue des Bleuets (ancien chemin de Nivelles).

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avant 1940 | Les moissons à Froidmont © Roger Mélotte

Sur cette photo, Roger Mélotte réceptionne les gerbes de blé, son père Emile les range et Antoinette Marcq et Armand Hautfenne fourchent. Quant aux gerbes de blé, ils sont assemblées en dizeaux (ensemble de 10 gerbes) sur le champ, précise Jean-Claude Renier.

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vers 1950 | Rue de Limal © Roger Mélotte

Cette photo d’une jument brabançonne et de son poulain a été prise sur le champ bordant la rue de Limal, à hauteur du n° 27, où l’on aperçoit la maison avec son œil-de-bœuf. Les maisons qui suivent, à droite, sont les n° 25, 21 et 19.

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Cour intérieure de la ferme Mélotte © Roger Mélotte

A gauche et de dos, Antoinette Marcq. A l’avant-plan : un cheval brabançon et son poulain. Derrière les personnages, le fumier encadré d’un petit mur. En arrière-plan, on aperçoit quelques maisons de la rue de l’Augette et à tout à gauche, un bâtiment de la ferme de Froidmont, commente Jean-Claude Renier.

Champ de Froidmont, luges et moissons

Vieux coin sous la neige Sentier du Meunier ca 1950 Collection Jean-Claude Renier

novembre 1925 (1) | Chemin du Meunier, coll. Jean-Claude Renier

Le creux du chemin du Meunier est marqué par un cabanon destiné au bétail. Devant l’abri, il y avait un abreuvoir, se souvient Jean-Claude Renier (2). A l’époque nous y faisons de la luge, d’autres du ski (3).  

Se basant sur les cartes de Ferraris de 1777 (4), Paul Buffin (5) définit le champ de Froidmont en deux parties, celle qui s’étendait du Bois du Héron, la Vieille Taille ou la Belle Taille, à l’ouest, au chemin de fer à l’est, et celle de l’avenue de l’Aurore au nord, à la rue des Bleuets, au sud. Il précise que le moulin de Genval (sur la Lasne) était plus proche de Froidmont que celui de Rosières.

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Au XVIIIe siècle, les habitants de Froidmont se rendaient au moulin de Genval par le sentier du Meunier, qui continuait via la rue de l’Augette jusqu’au Bourgeois et descendait au moulin (de Genval) par la rue du même nom.

 

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avant 1940 | coll. Roger Mélotte

Sur le charriot chargé de gerbes de blé, se trouvent Emile Mélotte et son fils Roger. A côté du chariot, Antoinette Marcq, mère de Roger, ainsi que Armand Hautfenne. A remarquer l’attelage : le chariot en bois avec ses roues à rayons, cerclées de fer et le frein à sabots. Mais aussi les rehausses et les rondins de bois pour augmenter le volume embarqué. On admire la belle allure des chevaux brabançons qui assuraient la traction du charroi, raconte Jean-Claude Renier.

On peut situer l’endroit, approximativement, au début de l’avenue Albertine. A cette époque, juste à l’endroit ou commence la déclivité où se trouve l’actuelle avenue Winston Churchill, il y avait une grande haie qui démarrait de la rue de Limal jusqu’à la ligne du chemin de fer.

Les prairies et les cultures de la ferme Mélotte se situaient sur les terrains qui se trouvaient entre la rue de Limal et la ligne du chemin de fer, depuis un abreuvoir pour les animaux situé à hauteur du n° 17 rue de Limal et allant jusqu’à la rue des Bleuets (ancien Chemin de Nivelles).

Richard Meert raconte que pendant le bombardement de juin 1944, la famille est allée se réfugier entre les talus du chemin du Meunier. Il a aussi aperçu le bombardier Lancaster, en feu, qui s’est écrasé à l’angle de l’avenue Léopold et de l’avenue Marie Monseu.

 

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début années ’50 | Champ de Froidmont © Josiane Meert

Superbe panorama de la ferme de Froidmont pris début des années ’50. Jean-Claude Renier décrit les lieux : La prairie que l’on voit en avant-plan avec son abri pour le bétail longe le chemin du Meunier jusqu’au début de l’avenue de l’Aurore. De nos jours, cette zone est entièrement urbanisée par l’avenue de l’Europe et l’avenue du Touquet. La maison de forme carrée dans le sentier du Meunier est celle des Leloup. A sa gauche, on aperçoit la serre de la ferme Mélotte. Contre le bord de l’image, deux maisons de la rue Alphonse Collin. Au milieu de l’image émerge, au-dessus de la ferme, l’hôtel Beau Site situé dans l’avenue Astrid.

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19 juillet 1955 | Chemin du Meunier et, dans la prairie, l’abri pour le bétail © Josiane Meert

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Photo 1 | vers 1958 | Sur le charriot, Urbain Meert. Avec une fourche en main, Charles, le valet de la ferme. Remarquez, la traction animale était encore bien utilisée dans les années 1950 © Josiane Meert

Photo 2 | après 1958 | Moisson dans les champs exploités par la ferme de Froidmont. Richard Meert est au volant d’un tracteur LANZ BULLDOG de 1958. Ce dernier tire une faucheuse batteuse tractée © Josiane Meert

Photo 3 | juillet 2014 | Avenue Boulogne-Billancourt © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | Champs


(1) Les 28 et 29 novembre 1925,  34 cm de neige furent relevés à Uccle (Météo Belgique)
(2) vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart
(3) Le 28 novembre 1973,  34 cm de neige furent relevés à Uccle (Météo Belgique)
(4) A la fin du XVIIIe siècle, le réseau de communication est constitué d’une juxtaposition de petits réseaux rayonnant autour des villes les plus importantes. De cette période, datent les cartes topographiques des Pays-Bas autrichiens dressées par le général de Ferraris (1777). Ces cartes reprennent notamment les tracés des anciens chemins empierrés ou pavés (6).
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(6) http://www.sentiers.be

Sur les traces de l’enseignement communal à Rixensart

1355. Petite école auberge Ste Barbe croquis par Paul Gilson

Le premier document parlant d’enseignement à Rixensart date du 26 septembre 1606. Il atteste que Messire Alexandre, prêtre, a desservi pendant dix ans l’office de la chapelle et instruit et enseigné la jeunesse. Environ un siècle plus tard, entre 1736 et 1739, un rapport du curé de Saint-Martin de Limal, adressé à l’évêque de Namur, signale qu’il y a un maître d’enfants à Rixensart … Il utilise de bons livres et le catéchisme de Namur (1).

Il semble que cette situation continua jusqu’à la conquête de la Belgique par les troupes révolutionnaires en 1794. Jusqu’à la fin de la période française, l’instruction resta très médiocre dans tout le pays. En 1821, sous le régime hollandais, l’instruction primaire fut enfin organisée en application de la loi hollandaise de 1806 (2).

Le 20 juin 1822, Jacques Stenuit, le Bourgmestre, signala que seulement douze indigents fréquentent l’école primaire. En 1824, la Commune fut tenue d’inscrire une somme à son budget pour la création d’une école communale. Le 12 février 1824, le Bourgmestre écrivit à la Députation des Etats que l’établissement d’une école est tout à fait inutile dans notre commune puisqu’elle ne contient que presque tous journaliers, il n’y a que deux fermes et sept à huit petits propriétaires; par conséquent il n’y a pas des enfants qui peuvent fréquenter l’école. Il expliqua en plus que la taxe pour une école va reposer uniquement sur les pauvres journaliers qui ont besoin de leurs enfants pour les assister à vivre et que le grand propriétaire étant étranger à la commune n’interviendra pas dans le paiement de cette taxe (2).

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590 | Rue du Chemin de Fer

rixensart,mélottevers 1935 – Rue du Chemin de Fer (1), 10 à Rixensart (actuellement rue Alphonse Collin).

Sur le pas de porte, Roger Mélotte, à droite, accompagné de sa famille. C’est là que vivait Julien Mélotte, grand-père de Roger Mélotte et marchand de chevaux. La maison existe toujours de nos jours et porte encore le même numéro. A sa droite il y avait une grange, qui depuis lors a été transformée en maison d’habitation.

A l’avant-plan et à l’extrême gauche de la photo, on aperçoit le pignon d’une maison qui appartenait à la famille Mélotte.

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(1) Le chemin de fer passe derrière cette habitation.
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 2012 © Francis Broche | 11.2012 © Francis Broche | 3.2014 © Monique D’haeyere