Château d’eau, rue du Plagniau

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1908 | coll. Jean-Louis Lebrun

En 1901, il fut décidé d’ériger un château d’eau à l’angle des rues de l’Institut et du Plagniau (1), au-dessus du talus à 96 mètres d’altitude. Construit en briques soutenues par des piliers de béton, il était coiffé d’une grande cuve, également en béton. La distribution publique d’eau était inaugurée. Au Bourgeois, un réservoir en maçonnerie entouré de remblai de terre gazonnée servait de relais. Il était situé à la cote 114 (2).

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1910 | coll. Jean-Claude Renier

Entré en fonction en 1905, ce château d’eau remplaça les anciennes pompes et alimenta les bornes fontaines pour les habitations non raccordées au réseau (3).

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coll. Jean-Claude Renier

En mai 1940, les installations de pompage ont été fortement endommagées au cours des combats, obligeant les habitants de se ravitailler pendant plusieurs semaines aux sources (à l’arrière du château ou aux étangs Gillet dans le Parc communal) (5).


(1) avant 1955, la rue du Plagniau était dénommée rue du Château d’Eau
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(4) avant 1955, la rue du Plagniau était dénommée rue du Château d’Eau
(5) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007

Drève du Château … jusqu’à la gare

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après 1930 | Drève du château à Rixensart, et …
perspective du château des Princes de Merode

L’ancienne drève du Château ou drève des Marronniers relia le château de Rixensart à la gare. Elle devint (en partie) l’avenue Jean Herman (1), résistant de la guerre 1940-1945, décédé à Lingen (Allemagne) suite à sa déportation. Une barrière de fer ouvragée fermait la drève, en face de la gare, pour marquer son caractère privé. Une petite porte en permettait cependant l’accès aux piétons. En 1933, lors du lotissement, cette barrière fut déplacée à l’entrée de la drève du Château actuelle (2). Elle fut définitivement supprimée en 1940 (?), date à laquelle le prince de Merode céda l’avenue à la commune (3)(4)(5).

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Drève du Château et entrée principale du Château de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

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Drève du Château à Rixensart
1986 © Hommes et Patrimoine
1991 © Jean-Claude Renier
2016 © Monique D’haeyere

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avant 1945 | Partie de la Drève du Château qui,
après la Seconde Guerre Mondiale, devint l’avenue Jean Herman
coll. Jean-Louis Lebrun

→ OBJECTIF RIXENSART | Drève du Château


(1) Sur le plan des rues de la commune, l’avenue Jean Hermant est orthographié avec un ‘t’ alors que sur le Monument aux Morts dans le cimetière de Rixensart (rue de l’Institut) dédié aux fusillés et résistants rixensartois son nom est orthographié Jean Herman (sans t donc).
(2) De cette barrière subsiste encore une moitié de pilier (voir photos ↓)
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(4) Selon Léon Levy, la grille de la Drève du Château n’a pas été supprimée en 1940 mais dans les années 50.
(5) Selon Freddy Smit, la barrière métallique ne fut pas supprimée en 1940. La famille Smit est venue habiter à côté de celle-ci en 1953 et la barrière y était toujours. On jouait au foot ou au tennis sur cette petite place. On ouvrait les 2 grandes portes pour laisser passer les voitures de temps à autre. La barrière a été enlevée totalement vers 1960.

Avenue de Merode, ex Grand’Rue

Groupe de villas Grand'Rue 1905 c Imelda De Thaey

Groupe de villas, Grand’Rue (actuellement avenue de Merode)
coll. Imelda De Thaey

L’avenue de Merode présente trois visages assez différents. La partie commerçante va de la place de la Vieille Taille à l’avenue de Montalembert. La deuxième partie, administrative et commerciale, comprend le Fond du Bois et s’arrête au rond-point Roger Hanin. Quant à la troisième partie, plus résidentielle, elle part de l’avenue Kennedy et aboutit à l’entrée de Bourgeois, rue Haute.

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1922/1930 | Avenue de Merode, direction le centre de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Deux cyclistes reviennent du centre de Rixensart et remontent vers Bourgeois. A droite des cyclistes, on distingue la ligne vicinale reliant Wavre à Braine-l’Alleud et Waterloo. A hauteur des personnages, une borne-fontaine.

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FERME SANS-SOUCI

 

1906/1913 | Ferme Sans-Souci située dans l’actuelle avenue de Merode (direction Bourgeois)
coll. Louis Lebrun

Ferme Sans-Souci côté jardin 1906 coll. Jean-Louis Lebrun

1906| Ferme Sans-Souci, côté jardin, coll. Louis Lebrun

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2010 © Francis Broche + novembre 2013 © Monique D’haeyere


VILLA MON CAPRICE

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1930 | Villa Mon Caprice, sise avenue de Merode 105 à Rixensart,
coll. Jean-Claude Renier

Vila Caprice avenue de Merode 105 © Serge Watté

2020 © Serge Watté

Suite à une tempête, la clôture a été endommagée par la chute d’un Hêtre. A droite, on distingue l’Etablissement Genné.


LES GODILLOTS

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Avenue de Merode à l’entrée de Bourgeois, coll. Francis Broche

En haut à gauche débute la rue Haute. A l’avant-plan, on reconnaît la villa occupée aujourd’hui par l’asbl Les Godillots (1).

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2010 © Monique D’haeyere

(1) Cette asbl assure un service d’accueil de jour pour enfants et adolescents présentant un trouble du comportement (dysharmonie évolutive, état psychotique, pré-psychotique, autistique ou névrotique) et qui, de ce fait, ne peuvent fréquenter l’enseignement. L’institution assure en journée une prise en charge thérapeutique mais également éducative et pédagogique.


VILLA LES IRIS

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1905 | Villa Les Iris, avenue de Merode 98 à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

 

1906 coll. Jean-Claude Renier ↔ après 1906 coll. Francis Broche 2020 © Serge Watté

Villa Les Marguerites, rue de l’Escalier

181113 Les Marguerites vers 1925 coll. Jean-Louis Lebrun

1926 | Villa Les Marguerites, rue de l’Escalier à Rixensart
coll. Jean-Louis Lebrun

A gauche, on aperçoit la villa Franco-Belge, avec son entrée dans l’avenue du Rond-Point.

181113 Les Marguerites Rue de l'Escalier 1926 coll. Jean-Louis Lebrun

1927 | Villa Les Marguerites, rue de l’Escalier à Rixensart
coll. Jean-Louis Lebrun

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1927/1931 | Un groupe de villas à Rixensart
coll. Nicole Galère

A gauche, dans l’avenue du Rond-point, on aperçoit la maison, – à l’époque avec un toit plat, de la famille Delbar-Galère. Dans la rue de l’Escalier (l’actuelle rue du Monastère), la villa Les Marguerites. Et au centre de la photo, en retrait, la villa Franco-Belge, avec son entrée avenue du Rond-Point.

L’actuelle rue du Monastère (de gauche à droite sur la photo) s’appelait auparavant rue de l’Escalier, puis rue Albert Ier. Le 17 février 1934, le roi Albert Ier étant décédé accidentellement lors d’une escalade à Marche-les-Dames, beaucoup de communes belges donnèrent en 1934 son nom à l’une de leurs rues, avenues ou places (1).

Philippe Roy explique : « C’est après la fusion des communes que le Conseil communal décida pour éviter la confusion (et à la demande des services de secours) de renommer les rues ayant un homonyme dans la commune. Parmi les critères de choix de la rue à renommer il y avait la longueur de la rue, le nombre de boîtes aux lettres, le nombre de commerçants et indépendants … Pour la rue Albert 1er, c’est celle de Genval (depuis la Mazerine jusqu’au rond-point Y. Londoz aux Papeteries) qui conserva son nom, celle de Rixensart devint rue du Monastère après une consultation pour choisir entre rue du Monastère et retour à rue de l’Escalier (à cause de l’alignement des façades du début de la rue)« .

357C. Rue du Monastère à Rixensart 2011 © Francis Broche

2011 © Francis Broche


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

La Manteline, val de la Rivière

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1929 | Vallée de la Lasne et le lieu-dit la Manteline, toujours intactes, coll. Jean-Louis Lebrun

La Manteline couvre un périmètre de 38 ha et comprend une zone d’espace vert (32,7 ha) et deux zones d’habitat (5,25 ha). La zone englobe la vallée de la Lasne et constitue un enjeu majeur pour la commune. La zone est en partie reprise dans un périmètre d’intérêt paysager au plan de secteur, dans un site Natura 2000 et dans un site classé au Patrimoine (la Grande Bruyère). Elle comprend également la réserve naturelle de la prairie du Carpu. La préservation de la zone d’espace vert existante permet la continuité entre deux sites Natura 2000 et une meilleure protection de la vallée dans son ensemble (1).

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vers 1950 | Vue panoramique à partir de Bourgeois sur le Mahiermont (église Saint-Sixte, les serres) et la Manteline (villa Beau-Site, rue des Combattants), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La Manteline Genval 1906 coll CHR

1906 | La Manteline à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Quittant la Place communale de Genval, ce promeneur descend le chemin creux (actuelle rue de La Manteline) vers la vallée de la Lasne pour rejoindre la rue du Moulin.

Chemin creux de Genval vers Bourgeois, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

2007 | Val de la Rivière (La Manteline à Genval) © Francis Dominé ↔ 2014 © Frank
La façade sud de cette villa a été profondément modifiée après octobre 2013.

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La Manteline et la vallée de la Lasne | janvier 2013 et mars 2014 © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | La Manteline
→ ARBORESCENCE | Val de la Rivière


(1) Conseil Wallon de l’Environnement pour le Développement Durable (CWEDD), Avis concernant le plan communal d’aménagement dit ’La Manteline’ à Rixensart, CWEDD/16/AV.182 du 22 février 2016

Rue Nouvelle, vers Lasne (I)

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avant 1918 | Rue Nouvelle, vers Lasne, coll. Francis Broche 

… actuellement chaussée de Lasne. A gauche de la maison de gauche débute la chaussée de Wavre.

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Bourgeois, coll. Francis Broche 

A gauche, la façade de la première maison a été redessinée. Dans la prolongation de la chaussée de Lasne, on découvre à gauche le ‘Grand salon’, tenu par F. Grafé ou Grape. Au centre, le ‘Castel des Hirondelles’ a remplacé une fermette. A droite, le commerce ‘Au bon marché réel’ et un estaminet.

Rue Nouvelle, coll. Francis Broche ↔ février 2014 © Monique D’haeyere

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1921 | Chaussée de Lasne, coll. Jean-Claude Renier

A gauche, débute la chaussée de Wavre. Au centre de la photo, le Castel des Hirondelles. Au centre également, l’enseigne de l’épicerie de L’Abeille a remplacé celle du ‘Au bon marché réel’. A droite, l’estaminet ‘A la Conco…’ (probablement ‘A la Concorde’), tenu par François M.

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Chaussée de Lasne, coll. Anne-Marie Delvaux

Le commerce à gauche est probablement celui du ‘Grand Salon’ (tenu par F. Grafé ou Grape). Au centre de la photo, le Castel des Hirondelles.

Chaussée de Lasne Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

coll. Jean-Louis Lebrun

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Croisement des chaussées de Wavre et de Lasne, coll. Jean-Claude Renier

Rue Nouvelle, vers Lasne (II)

2 Entrée du village Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun copie

L’entrée du village, coll. Jean-Louis Lebrun

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1924 | Chaussée de Lasne à Bourgeois, coll. Francis Broche ↔ mai 2014 © Christian Petit

A droite, la rue du Roi. La première maison à droite est sise au n°51 de la chaussée.

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1959 | Chaussée de Lasne à Bourgeois, coll. Francis Broche

L’itinéraire entre la gare de Rixensart et Renipont fut bétonné en 1939. La descente de la chaussée fut soigneusement repavée à neuf, afin d’éviter aux chevaux de glisser sur ce nouveau revêtement jugé trop lisse pour eux (1).

A droite, l’Internat pour jeunes filles de l’Athénée Royale de Rixensart, se trouvant sur la commune de Lasne à l’angle de la rue du Baillois et de la chaussée de Rixensart.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth, centre d’accueil

1 Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth ca 1914

1914 | Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth, situé dans le quartier du Plagniau

Créé par l’Oeuvre Nationale de l’Enfance (ONE), l’Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth hébergea des réfugiés français, au début de la guerre 1914-1918.

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Entrée de l’Institut, rue du Plagniau
coll. Monique D’haeyere, Jean-Louis Lebrun, Anne-Marie Delvaux

Oeuvre Nationale de l’Enfance cour intérieure,
coll. Anne-Marie Delvaux et Francis Broche

Avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Institut Sainte-Elisabeth, dirigé par Mlle Monchamp  abrita des fillettes nécessitant une éducation spéciale et du grand air (1).

C1 Institut Médico-pédagogique Sainte-Elisabeth châtau d'eau du Plagniau coll. Jean-Louis Lebrun

A la basse cour et château d’eau du Plagniau, coll. Jean-Louis Lebrun

Le 28/29 septembre 1991, l’ONE y inaugura une maison communale de l’enfance, en collaboration avec le Centre public d’aide sociale (CPAS) de Rixensart. But : faire face à la demande d’un milieu d’accueil (crèche, prégardenniat, etc.).

2011 + 2015 © Monique D’haeyere

Entouré d’un espace vert de 3,6 hectares, qui comporte un terrain de volley et un terrain de football, ce lieu abrite aujourd’hui le centre d’accueil pour demandeurs d’asile (2). Ce centre Fedasil (3) a ouvert ses portes à Rixensart le 1er avril 1997 (plus d’infos sur Visages de Rixensart).

Vues aériennes de l’Institut Sainte-Elisabeth
coll. Francis Broche
1938 coll. Benjamin Desurmont

→ RÉTRO RIXENSART | Institut Sainte-Elisabeth, intra muros
→ RÉTRO RIXENSART | Accueil des réfugiés français
→ OBJECTIF RIXENSART | Centre d’Accueil de Rixensart


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) SCANDELLA Fabienne, Rixensart : une « harmonie trop silencieuse », Les Belges francophones face aux demandeurs d’asile, dans la série Problèmes actuels concernant la cohésion sociale, p. 175 à 210, Academia Press 2004
(3) Fedasil : www.fedasil.be/Rixensart

Maison Van Luppen-Broymans, avenue de Merode

1 Maison Van Luppen-Broymans avenue de Merode 1909 coll. Jean-Louis Lebrun

1914 | Maison Van Luppen-Broymans, coll. Jean-Louis Lebrun 

Maison sise à l’angle de l’avenue de Merode (actuellement le n° 141) et de la rue Denis Deceuster, à Rixensart.

2 Café du Coin avenue de Merode Masion Van Luppen-Broymans coll. Jean-Louis Lebrun

vers 1930 | Café du Coin (ancienne Maison Van Luppen-Broymans), coll. Jean-Louis Lebrun

La calèche qui sort de la rue Denis Deceuster est, selon J. Legraive, la voiture du boulanger Vital André.

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1936 | Le Café du coin (à gauche) et l’épicerie mercerie du coin, coll. Jean-Louis Lebrun

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décembre 2001 | La Métisse, située avenue de Merode 141, coll. Bruno Marchal

Dans un article du 26 août 2000, Didier Hermans du journal Le Soir (1) donne un coup de projecteur à ce restaurant proposant une cuisine sénégalaise. Aujourd’hui, c’est l’ancien Blanc Mesnil qui abrite ‘La Métisse’.

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2011 © Bruno Marchal et juillet 2014 © Monique D’haeyere

Depuis 2007, c’est le siège de l’asbl rixensartoise PLUMALIA dont les missions sont de sauvegarder, protéger et recréer un environnement favorable à l’accueil de l’oiseau. Le rôle de l’asbl est avant tout d’aider et d’informer toute personne ou entreprise désireuse de faire un geste pour la nature, à modifier ses espaces afin de développer la biodiversité de son environnement.

→ VISAGES DE RIXENSART | Plumalia

Avenue de Merode Hotchkiss Cabourg 5.2019 © Bruno Marchal

mai 2019 | fin des travaux de rénovation du 141, avenue de Merode © Bruno Marchal

Venant de la rue Denis Deceuster, une Hotchkiss Cabourg (1936-1948) s’arrête au croisement avec l’avenue de Merode.


→ RÉTRO RIXENSART | Rue Haute, direction Merode


(1) HERMANS Didier, Un compromis raisonnable – Tables d’été, cette semaine le Sénégal, in Le Soir, 26 août 2000

La Sablonnière, terrain de jeu des ‘Bourjwettis’ et des ‘Glaintis’

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1920/1930 | La Sablonnière au Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

Jouxtant la Grande Bruyère, la Sablonnière du Glain se situait à l’endroit où fut tracée la route Provinciale, aujourd’hui dénommée l’avenue Franklin Roosevelt.

Vers 1910 naquît le projet de relier La Hulpe à Villers-la-Ville. Les premiers travaux débutèrent pendant la guerre 1914-1918 afin d’occuper les chômeurs. Un grand déblai fut creusé dans la bruyère du Glain dont le sable était transporté vers les Papeteries de Genval. Cet embryon de l’avenue Franklin Roosevelt restera à l’état de sentier et de déblai, entre la papeterie et l’avenue Jean Rosy, jusqu’au début des années cinquante (1).

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1920/1930 | La Sablonnière au Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

L’étendue de la bruyère et la profonde saignée sablonneuse pratiquée dans son flanc étaient le terrain de jeux idéal pour les gamins des années vingt et trente. Tour à tour Sahara, Far-West, Abyssinie, steppe sibérienne, ou Sierra espagnole, la bruyère était le cadre de jeux inspirés du dernier film passé au cinéma du village, d’un livre lu par l’un ou l’autre ou de l’actualité. Le site était adapté aux circonstances et aux lieux les plus divers. Non seulement plaine de jeux, la bruyère devenait parfois champ de bataille. Des gamins descendant la rue des Cailloux les ‘bourjwettis’ (ceux du Bourgeois), attaquaient à coups de cailloux les ‘glaintis’ (ceux du Glain), qui estimaient devoir défendre leur territoire. Généralement cela se terminait par une charge vociférante de ‘glaintis’ qui repoussaient l’adversaire en moulinant du bâton. Les éclopés étaient soignés à la source Jean Rosy, fontaine de la Grande Bruyère ou encore fontaine de la Taillette, au bas de la colline. Près de la fontaine, des eaux ferrugineuses sourdaient, raconte Paul Buffin (2).

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1938 | La Sablonnière du Glain, coll. Jean-Louis Lebrun

De gauche à droite sur la photo : Robert Wery, Emile Boucher et Edmond Linchamps (témoignage de la grand-mère Urbain) (3). Debout à droite, Edmond Linchamps (parrain de l’enfant du même nom). Il tenait une épicerie au coin de la rue du Meunier (Croy) et de la rue neuve (Deceuster).


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) Les feuillets historiques N°11, D’un siècle à l’autre, mai 1997

Eglise Sainte-Croix, tertio

f9667-1122345777-4-1Le 6 juin 1937, la deuxième église Sainte-Croix fut presque complètement détruite par un incendie (1). Selon un témoignage de l’époque, il ne resta plus « qu’une tour calcinée et des murs noircis ». Pendant la reconstruction, la messe fut célébrée dans la Salle des Œuvres du château (2).

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Eglise Sainte-Croix, troisième du nom, coll. Anne-Marie Delvaux

La nouvelle église, l’actuelle, fut reconstruite en 1937 en style néo-traditionnel. La façade, au pignon triangulaire, n’est pas sans rappeler celle de la chapelle castrale (d’avant 1912) même si un porche l’accentue davantage (3). Quant au bâtiment en brique et calcaire gréseux sous des toitures d’ardoise il s’intègre bien à l’ensemble castral du XVIIe siècle (4).

Le 20 mai 1938, le cardinal Van Roey bénit la nouvelle église et baptisa les cloches Eva (marraine : Madame Lucien Dessy; parrain : Docteur Lucien Dessy, bourgmestre de Rixensart) et Amélie (marraine : comtesse Hermann de Merode; parrain : monseigneur prince Xavier de Merode.

Intérieur de l’église Sainte-Croix, coll. Jean-Claude Renier ↔ 2016 © Monique D’haeyere

Garnie d’un joli clocheton à bulbe, respectant l’esthétique du château contigu, elle possède un plafond en bois verni. Elle renferme des tableaux des XVIe et XVIIIe siècles, ainsi qu’un sarcophage de style florentin. A signaler spécialement, dans le côté gauche du transept, une châsse vitrée dans laquelle reposent les restes d’une jeune chrétienne dont les ossements, sous une reconstruction humaine en cire, ne sont plus visibles qu’à la plante des pieds. Aucune inscription ne se lit sur cette châsse, mais la tradition prétend qu’elle contient les restes de sainte Florentine qui aurait été égorgée par son père parce qu’elle voulait être chrétienne. C’est le pape Pie IX qui fit don de cette relique à la comtesse Thérèse de Merode. Dans le côté droit du transept, un vitrail en œil-de-bœuf représente des armoiries en dessous desquelles se lit l’inscription : Si omnes ego non; cette devise se traduit comme suit : Si tous t’ont renié, moi pas et rappelle l’attachement du comte de Clermont-Tonnerre au pape Calixte II au cours de la Querelle des Investitures (XIIe siècle) (5).

La tribune seigneuriale de 1723 aménagée dans le chœur subsiste toujours (6).

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Eglise Sainte-Croix, coll. Jean-Claude Renier, coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Monique D’haeyere


→ UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART Histoire de l’église Sainte-Croix
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Sainte-Croix


(1) UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART | Histoire de l’église Sainte-Croix
(2) Cercle d’Histoire de Rixensart
(3) Ibid.
(4) WALLONIE PATRIMOINE AWAP, Inventaire du patrimoine culturel immobilier, 2010
(5) UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART | Histoire de l’église Sainte-Croix
(6) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005

Sur les traces de l’enseignement au Bourgeois

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1906 | La Place et, à droite, l’école de Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

Sur la place de Bourgeois, l’école dite des filles pendant très longtemps, fut fondée en 1879, à l’initiative du comte Xavier de Merode (1).

En 1879, la loi Van Humbeek, d’inspiration libérale, institue l’école primaire publique, neutre et laïque, placée sous son contrôle. La très catholique commune de Rixensart se prépare à résister de toute son énergie (2).

En 1881, le Ministère de l’Instruction Publique propose la création d’une école communale mixte au Bourgeois. La polémique est engagée. Tergiversations, atermoiements et autres manoeuvres (…) se succèdent pour rejeter continuellement les mesures décrétées par l’autorité supérieure. Cela durera trois ans et n’attestera ni la bonne foi ni le respect de la chose publique des dirigeants communaux (3).

La commune argue de la cherté du projet et de la pauvreté de sa trésorerie (…) et craint que les hameaux du Glain et de Froidmont exigent aussi une école, à l’exemple du Bourgeois, ce qui s’avérerait encore plus coûteux et exorbitant. L’ultime argument, qui est opposé à l’autorité supérieure, est la possibilité de créer une voie de communication entre le Bourgeois et Rixensart. On refuse l’école et on la remplace par une rue, telle est la proposition. Ce chemin permettrait aux enfants du Bourgeois de se rendre sans difficulté à l’école du ‘Centre’ c’est-à-dire, Place communale ou de la Vielle Taille actuelle. Enfin, la commune baisse sa garde en 1883, mais l’idée de ce qui deviendra l’avenue de Merode a germé de la résistance des conseillers communaux aux exigences légitimes de l’Etat (4).

Le 17 septembre 1890, le Conseil communal retire l’adoption de l’école mixte de Bourgeois et la déclare école communale … vu l’importance de la population du hameau de Bourgeois s’élevant à environ 800 habitants, ainsi que la distance d’environ 30 minutes en moyenne que ceux-ci ont à parcourir pour se rendre à l’école communale (5).

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vers 1890 | Famille Taburiaux de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Edouard Taburiaux était instituteur, Joséphine Desteinbachberick, institutrice, tous deux à l’école publique de Bourgeois vers les années 1890, raconte leur petite-fille Elisabeth Taburiaux (et fille de Joseph). Sur la photo de famille, on retrouve leurs quatre enfants, (de gauche à droite) : Adélie (la plus jeune), Gaston, Marie (la plus âgée) et René. Né neuf ans après Adélie, Joseph ne figure pas sur la photo. 

Le 24 décembre 1896, l’Ecole communale mixte du hameau de Bourgeois est convertie en une école de garçons avec instituteur et en une école de filles avec institutrice (6).

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M. Vandercamme, instituteur en chef à l’Ecole de Bourgeois, coll. Paul Gilson

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1912 | Classe de M. Boulet de l’Ecole communale de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Sur cette photo, Joseph Taburiaux se trouve au 2e rang à droite.

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1914/1921 | Un coin de Bourgeois et la ligne vicinale reliant Waterloo à Wavre
(ligne qui sera électrifié après 1932), coll. Jean-Claude Renier

L’école de la place Cardinal Mercier devenait trop exiguë pour la population écolière. Une école communale fut construite rue Lambermont. Elle ne comprenait que deux classes, un préau et, bien sûr, comme le voulait l’époque, une maison pour le maître, chef d’école (7).

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Vue sur l’arrière de l’Ecole communale des garçons de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

L’école destinée aux garçons et fut achevée en 1914. Ses premiers occupants ne furent pas les gamins du village mais les Allemands qui s’y arrêtèrent dans leur marche vers l’Yser. L’école fut agrandie en trois phases 1975, 1979, 1983 (8).

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1922 | coll. Francis Broche

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1923 | coll. Francis Broche & Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Francis Broche

Sur la photo datant de 1923, on aperçoit de part et d’autre de l’école, deux maisons en construction. Sur l’avant-plan la ligne vicinale qui reliait Waterloo à Wavre (WaWa), au centre l’Ecole communale de Bourgeois (rue Lambermont n° 12) et au loin le clocher de l’église Saint François-Xavier.

Ecole communale des garçons, coté rue Lambermont
Dessin coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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1940/1950 | Ecole Communale des filles de Bourgeois, Place Cardinal Mercier
coll. Jean-Claude Mercier

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1959 | Dessin coll. Jean-Claude Renier
vers 1997 © Josette Verbois-Thonnard
2013 © Cedric Muscat


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) CLEP, Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire de Rixensart 1938-1988, 1988, p. 33.
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) située sur l’actuelle place de la Vieille Taille
(6) STORMACQ Hubert, Regards sur le passé de Rixensart-Bourgeois, juin 1960
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(8) Ibid.

Leur Abri, refuge pour enfants de soldats

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1912 | Un coin du Bosquet à Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

En plein coeur de Bourgeois, dans un vaste parc d’1 ha 22, s’érige un bâtiment d’une superficie de 170 m2 construit en 1905 par Lambert Wets, horloger à Schaerbeek (1).

Après son décès, en 1909, la propriété passe aux mains de Léon Wets, négociant à Saint-Josse-ten-Noode, et c’est sans doute de cette époque que date une carte postale montrant une villa entourée de serres et d’un verger (2).

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vers 1919 | Rue du Baillois (Belloy), direction Leur Abri, coll. Jean-Claude Renier

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Entrée piétonne, coll. Jean-Claude Renier

En 1919, le domaine est vendu à la société coopérative ‘Leur Abri’ (3) … et voici qu’apparaît un nom qui n’a plus changé depuis.

La grande villa offrait aux enfants des soldats de la Première guerre mondiale un séjour temporaire au grand air (4).

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1921/1926 | Leur Abri, coll. Anne-Marie Delvaux, Jean-Louis Lebrun et Francis Broche

A droite du bâtiment principal, la petite salle de récréation.

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1921 | La salle à manger de Leur Abri

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Au verso de cette carte postale, qui circula le 9 février 1921, nous apprenons : A la purification (5) nous sommes allées visiter les mutilés à Woluwé (6). Inspection des plus intéressantes mais bien triste ! Comment ne pas plaindre ces pauvres soldats privés de jambes et de bras ? On réussira à leur en mettre des artificiels … signée Joséphine Godard.


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté ….
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté ….
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) la Fête de la Présentation de Jésus au Temple est célébrée le 2 février et correspond à la Fête de la Purification de la Vierge Marie.
(6) Dans le parc de 17 hectares de la villa Parmentier, avenue de Tervuren à Woluwé-Saint-Pierre, fut installée fin 1919 un hôpital militaire « spécialement affecté aux invalides de la guerre, dont les lésions réclament encore des soins chirurgicaux, physiothérapiques ou un appareillage » (4). Déjà en 1914, la princesse Marie-Louise de Bauffremont-Courtenay, épouse du comte Jean de Merode, y avait fait édifier une école où nos premiers mutilés vécurent sous l’occupation. Elle se consacra avec dévouement à cette oeuvre ‘Aide et Apprentissage aux Invalides de la guerre’. « Dans cet asile les premières victimes de la guerre y trouvèrent non seulement le gîte et la pension, mais encore des ateliers bien outillés qui leur ont permis de se livrer à une rééducation professionnelle » (7), « de la cordonnerie à l’horlogerie, de la mécanique au jardinage, sans oublier les cours généraux (…). A l’Armistice, devant l’ampleur de la tâche à accomplir, le gouvernement donne à l’action de la comtesse Jean de Merode une consécration officielle, lui conférant le titre d’Oeuvre nationale des Invalides de la Guerre (8).

(7) LAUSBERG Sylvie, La ‘maman’ des invalides de guerre, in Le Soir, 29 août 1998
(8) Dr. WILMAERS Léon, Hôpital Militaire de Bonsecours, directeur de l’Hôpital Militaire de Woluwé, décembre 1919

Leur Abri, en famille au grand air

2 Leur Abri entrée principale coll. Jean-Louis Lebrun

Entrée principale, coll. Jean-Louis Lebrun

Lorsque la société coopérative ‘La Maison du Peuple’ l’acheta, en 1928, il y avait encore deux dortoirs à l’étage. Ils furent sans doute remis en état et inaugurés sans tarder car, dans un ouvrage de 1929, V. Serwy nous parle de cette propriété située à Rixensart en vue de permettre à ses membres de prendre en famille quelques jours de vacances dans un milieu charmant, mais c’est avant tout aux enfants que ce home est destiné (1).

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vers 1930 | coll. Anne-Marie Delvaux

De 1928 à 1940 : Leur Abri fonctionne à plein rendement comme maison de vacances pour les coopérateurs de Bruxelles, sous la gérance attentive de Henri Van Beekhoven. Il fallait ajouter une aile au bâtiment central, et même deux bâtiments préfabriqués sur le terrain avoisinant. Le dimanche matin, le jeu de boules, dans la cour, connut un grand succès auprès des vacanciers, et des habitants du quartier (2).

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vers 1930 | En plein soleil, coll. Jean-Claude Renier

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1929/1938 | Leur Abri … intra muros (salle de repos, cantine, salle à manger, salle de douche, un dortoir) coll. Jean-Louis Lebrun

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1925/1935 | La plaine de jeux de Leur Abri, coll. Jean-Claude Renier

Au centre de la photo, on distingue la toiture de la plus ancienne habitation du Bourgeois, datant du XVIIIe siècle … aujourd’hui disparue → RÉTRO RIXENSART | Rue Lambermont 17, chaumière du XVIIIe.

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1931 | Le Home de Leur Abri, coll. Jean-Louis Lebrun

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‘Place de repos’ en plein air, coll. Jean-Claude Renier

C’était apparemment un home bien géré, voire même un hôtel pour les membres du parti qui pouvaient y séjourner pour un prix démocratique. Selon ceux qui l’ont fréquenté, c’était un endroit idéal pour passer d’agréables vacances. La cuisine y était abondante, variée et excellente. L’hôtel et ses dépendances pouvaient accueillir un très grand nombre de pensionnaires dans 60 à 70 chambres (3).

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Le Home coll. Francis Broche

Hélas, la guerre de 1940-1945 brisa la quiétude des lieux et les activités s’en trouvèrent fortement gênées (4). Pendant la guerre 1940-1945, Leur Abri fut occupé par les Allemands et, simultanément, abrita des résistants et réfractaires (5).

Toute cette quiétude va hélas changer avec la tourmente qui va secouer nos contrées et plonger ‘Leur Abri’ dans la seconde guerre mondiale. La déclaration de guerre amena la fermeture de l’établissement aux vacanciers et mai 40 y vit la présence de troupes anglaises. Elles y abandonnèrent une quantité importante d’obus qui furent enterrés, jusqu’en 1944, le long du mur mitoyen (6).

Après les Anglais en retraite, vinrent les Allemands en séjour et le drapeau à croix gammée flottait à côté du vieux noyer. Cela dura jusqu’au dimanche 3 septembre et l’arrivée de nouvelles troupes anglaises  (7).

Leur Abri 1953 coll. Jean-Louis Lebrun

coll. Jean-Louis Lebrun

A une certaine époque, la commune stockait sous les arcades le chlorure de calcium destiné au déneigement des routes (8).


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(2) DE TROYER François, D’un siècle à l’autre, in Les Feuillets Historiques n° 11
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(4) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté … .
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996)
(6) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(7) Ibid.
(8) dixit Michel Coenraets, ancien bourgmestre de Rixensart

La ‘station’ de Rixensart, le long du Wawa

1931 L'Ange Eternel coll. Jean-Louis Lebrun

1931 | Vue depuis le Sentier Lambermont vers la rue de la Reine (Bourgeois), coll. Jean-Louis Lebrun 

Au coin de la rue de la Bassette et de l’ancienne voie du tram, devenue sentier, est situé ce que les gens du coin appellent ‘L’Ange de l’Eternel’. Vers 1925, une ancienne maison de la rue est achetée et transformée (1).

1931 coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 2018 © Eric de Séjournet

1950 Rue de la Bassette Château de la Délivrance L'Ange Eternel coll. CHR

1950 | Château de la Délivrance, rue de la Bassette 16 à Bourgeois.
A droite, on distingue les rails de la ligne vicinale.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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1950 | Château de la Délivrance (côté jardin), coll. Jean-Claude Renier
2008 | Vue depuis le chemin de la Voie du Tram © Eric de Séjournet
2019 | Vue depuis la rue de la Bassette © Monique D’haeyere

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L’entrée de l’Ange de l’Eternel, sise rue de la Bassette n° 11, le long de la ligne vicinale à Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 1950 coll. Jean-Claude Renier

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1938 coll. Jean-Louis Lebrun → coll. Francis Broche → 1989 © Jean-Claude Renier → 2009 © Monique D’haeyere

La communauté, nommée ‘Les Amis de l’Homme’ (2), d’origine suisse et fondée par M. Freytag, n’est associée à aucune autre église. Elle se réfère à la Bible et prône l’harmonie spirituelle, morale et physique de l’humanité (3). Le voisinage loue la serviabilité des membres de la communauté et bénéficie de son potager qui est un modèle du genre (4).

coll. Jean-Claude Renier → coll. Jean-Louis Lebrun

Le groupe statufié, en face de la villa, représente l’homme en harmonie avec les animaux d’après une prophétie d’Isaïe (5).

Panorama à partir du Sentier Lambermont, coll. Jean-Claude Renier

Station de Rixensart éd. Oeuvre philantropique Les Amis de l'Homme

‘La station de Rixensart’ (6), éd. Oeuvres philanthropiques Les Amis de l’Homme

années ’60 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2018 © Eric de Séjournet
A gauche la ligne vicinale, qui devint le chemin de la Voie du Tram

Château de la Délivrance vue depuis le sentier Denis coll PR copie

années ’60 | Vue depuis le sentier Denis 


→ OBJECTIF RIXENSART | Chemin de la Voie du Tram


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) VERNETTE Jean & MONCELON Claire, Dictionnaire des groupes religieux aujourd’hui – Religions, églises, sectes, nouveaux mouvements religieux, mouvements spiritualistes, Paris, Presses universitaires de France, 2001
(3) WIKIPEDIA | Amis de l’Homme
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) Ibid.
(6)  lire « une station d’essai pour établir le royaume de Dieu sur la terre » 

Château du Belloy, Béloi, Baillois

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1904 | Château du Belloy, coll. Jean-Claude Renier

Au bord de la Lasne s’érigeait, une construction massive mais sobre. Elle fut commandée par le comte Charles de Montalembert (1810-1860), académicien français et membre de la Chambres des Pairs, époux de la comtesse Anne de Merode (1816-1904)(1).

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1904 | Château du Béloi à Bourgeois, coll. Imelda De Thaey

Beloi, Baillois ou Belloy ? Voilà une orthographe bien controversée. D’après certaines anciennes cartes postales, on écrivait ‘Beloi’. Pour l’administration communale, c’est ‘Baillois’. Mais d’après les historiens, dont feu M. Monefeld – l’orthographe exacte est ‘Belloy’, c’est aussi l’avis de nombreux anciens du Bourgeois (2).

Château du Béloy 1904 coll. Jean-Louis Lebrun

1905 | Château du Béloi,  coll. Jean-Louis Lebrun

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coll. Jean-Claude Renier

2ccb8-2955891087Propriété de la comtesse de Montalembert, le château du Baillois était loué fin du XIXe siècle à Jules de Burlet (voir portrait ci-contre), chef du Cabinet du 26 mars 1894 au 25 février 1896 (ou chef du gouvernement belge, le nom de Premier ministre n’étant utilisé qu’après 1918), décédé le 1 mars 1897 à l’âge de 53 ans.

Cessant d’être habité, le domaine du Baillois passait petit à petit à l’abandon et sa grande demeure à la ruine. Plus que jamais, le Coin Perdu allait mériter son nom où la désolation ne se chargerait plus de poésie qu’au seul chant des oiseaux (3).

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Château de Burlet, coll. Jean-Claude Renier

Tout le versant de la vallée de la Lasne, appelé ‘Bois du Baillois’, appartenait à la comtesse de Montalembert, écrit Colette Pinson, en se référant au plan cadastral établi par Popp en 1850. L’appellation ‘Baillois’ ou ‘Belloy’, désigne sans doute un endroit planté de bouleaux. Après la première guerre mondiale, cette demeure était en ruines et fut vendue par les héritiers de la comtesse de Montalembert (4).


(1) Anne de Merode (1816-1904) repose au centre du cimetière de Bourgeois sous le calvaire.
(2) GINION Marcel, D’un siècle à l’autre, in Les feuillets historiques N°11, mai 1997
(3) Les Feuillets historiques n°7, 1871-1921, un demi siècle de vie publique, Ed. François De Troyer.
(4) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, p.46, septembre 2005

Rue Haute, direction Quai du Tram

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début XXe siècle | La rue Haute à Bourgeois est en travaux © Elisabeth Taburiaux 

A gauche, une fontaine publique. Au centre, l’habitation d’Edouard Taburiaux et Joséphine Desteinbachberick, tous deux enseignants à l’école publique de Bourgeois.

 

début XXe siècle ↔ 2014 © Monique D’haeyere

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Entrée du Bourgeois, coll. Francis Broche

Rue Haute 1923 coll. Jean-Louis Lebrun

1923 | Rue Haute, direction Quai du Tram, coll. Jean-Louis Lebrun

86. Rue Haute à Rixensart - Le Bourgeois Collection Michel Nauwelaers

début années ’60 | Rue Haute … bétonnée, coll. Michel Nauwelaers

En remontant la rue Haute, à gauche au n° 112 … le club de tennis Parival, qui fut créé en 1951, en association entre RIT et les Papeteries de Genval. Cet acronyme, Parival, est facile à reconstituer : PApeteries, RIt et GenVAL (1).

Au n° 33, – la boulangerie Ernaelsteen actuelle, était installé le maréchal-ferrant ‘Gustave el Marchau’. Ce haut lieu du fer et du feu faisait l’admiration des enfants, écrit Paul Buffin. A côté de la boulangerie, au n° 35, résidait depuis la fin des années trente, le peintre Van Den Eeckhoudt (1875-1945). Influencé par le fauvisme, son style était très monumental. Il peignit de nombreux portraits dont certains sont conservés au Musée d’Art Moderne à Bruxelles (2).


→ RÉTRO RIXENSART | Rue Haute
→ RÉTRO RIXENSART |Rue Haute, direction Merode


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.

Rue Haute, direction Merode

Rue Haute Bourgeois Phototypie 9 rue de Chambéry Bruxelles coll. Jean-Louis Lebrun

1913/1920 | Rue Haute à hauteur du Quai du Tram (à gauche), coll. Jean-Louis Lebrun

Initialement, chemin du Glain, ensuite rue Longue (1883), et ‘el Rèwe’ (la rue en wallon), l’artère devint la rue Haute (1).

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1913 | Rue Haute à Bourgeois, coll. Monique D’haeyere

1913 ↔ 2014 © Monique D’haeyere

1919 Un groupe de villas Bourgeois rue Haute coll. Jean-Louis Lebrun

1919 | coll. Jean-Louis Lebrun

Au bout de la rue Haute, la Maison Van Luppen-Broymans marque le paysage.

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1922 | La rue Haute et ses pavés, coll. Jean-Claude Renier

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1925 | coll. Francis Broche

1925 ↔ 2014 © Christian Petit

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1926 | coll. Serge Watté  

Venant du Quai du Tram au Bourgeois, la rue Haute se prolonge jusqu’à l’avenue de Merode. Au bout, on aperçoit le Café du Coin (anciennement Maison Van Luppen-Broymans)

A gauche sur la photo, la villa ‘La Taupinière’ (2), sise au n° 19. A l’époque, il y avait une petite chapelle (à gauche de la personne qui se trouve au milieu de la photo), explique Serge Watté.

1950 Rue Haute Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

avant 1950 | coll. Jean-Louis Lebrun

Dernière photo des pavés de la rue Haute.

Rue Haute Bourgeois B coll. Jean-Louis Lebrun

vers 1950 | La rue Haute … bétonnée, coll. Jean-Louis Lebrun

180723 Course cycliste le 23 juiillet 1950 à l'entrée du Bourgeois rue Haute Collection Cercle d'Histoire de Rixensart

23 juillet 1950 | Une course cycliste passe rue Haute (Bourgeois), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Selon le CLEP (3), le Guidon Rixensartois avait organisé le 5 juillet 1950 une course cycliste pour débutants. A gauche, le salon de coiffure pour hommes Herent, sis rue Haute 7 à Rixensart, signale un lecteur, habitant rue Haute.

1950 ↔ 2014 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Rue Haute
→ RÉTRO RIXENSART
| Rue Haute, direction Quai du Tram


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, p.129, 1996
(2) actuellement, la villa ‘Les Abeilles’
(3) CLEP – Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire 1938-1988

La Lasne pittoresque, rue du Moulin

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avant 1904 | Le Moulin

Assis sur la Lasne, à la limite entre Genval et le Bourgeois, le moulin de Genval est cité dès 1655 (1). Sur l’arrière-plan, on distingue l’église Saint-Sixte.

Vanne du Moulin de Genval, coll. Jean-Claude Renier
1912 | Phototypie Marcovici

Pittoresque à souhait, ce site inspira de nombreux peintres avant de retenir l’attention du photographe, artiste à sa façon (2).

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1906 | La vanne sur la Lasne est dénommée ici ‘Cascade de la Lasne’

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Chemin du Bourgeois

Ecluse du Moulin 1907 coll. Jean-Louis Lebrun

L’écluse au Moulin, coll Jean-Louis Lebrun

La Vallée de la ‘Lasnes’, coll. Francis Broche ↔ 2013 © Monique D’haeyere

Vues sur l’église Saint-Sixte de Genval et le pont sur la Lasne, rue du Moulin. Lasnes est orthographiée avec un ‘s’.

La Vallée de la ‘Lasnes’, coll. Jean-Claude Renier ↔ 2014 © Christian Petit

Vue sur l’ancien moulin de Genval, abritant actuellement une institution pour jeunes.

Moulin de Genval, coll. Paul Gilson (3)
Un coin de la Lasne, coll. Jean-Claude Renier

Paysage pris du moulin 1911 coll. Jean-Louis Lebrun

1911 | coll. Jean-Louis Lebrun

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1924 | coll. Francis Broche

2016 © Monique D’haeyere ↔ 2018 © Bruno Marchal (PCDN)

D’importants travaux de reméandrement de la Lasne furent réalisés durant l’été 2018 à la hauteur du pont de la rue du Moulin. Ce nouveau tracé facilite la libre circulation des poissons, permet un recul de la zone d’inondation et restaure le charme originel de la rivière. Une nouvelle passerelle piétonne fut également installée. Les travaux liés au déplacement de la rivière ont été réalisés par la Province du Brabant wallon et la passerelle a été financée par la commune (4).

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janvier 2019 | Diaporama du reméandrement de la Lasne © Bruno Marchal


→ OBJECTIF RIXENSART | La Lasne, rue du Moulin


(1) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, Le patrimoine rural du Brabant wallon, in E.C.H.A.R.P. (Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs), Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(2) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(3) extrait de ‘Le Brabant en images’
(4) PCDN, Quand la Lasne change de lit …, 2018

Les Sapinières, avenue de Merode

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début XXe siècle | Villa Les Sapinières – coll. Francis Broche

… au temps où les facteurs effectuaient leur tournée à pied (1), … dans l’actuelle avenue de Merode.

début XXe ↔ janvier 2019 © Monique D’haeyere

avant 1929 | Villa Les Sapinières, coll. Francis Broche

A gauche, la ligne vicinale longe l’avenue de Merode et descend vers le ‘Fond du Bois’. Ne distinguant pas de trace de troisième rail, on peut estimer la photo d’avant 1929, car un troisième rail fut placé en 1929 pour l’acheminement de wagons au gabarit des chemins de fer (écartement 1.435m) de la gare de Rixensart (2) vers les Soieries de Maransart (3). Ce rail fut enlevé en 1931 suite à la faillite de la soierie en 1930.

avant 1929 ↔ 2011 Avenue de Merode © Monique D’haeyere
Villa ‘La Sapinière’, coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Francis Broche


(1) CLEP, Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire 1938-1988
(2) STEVENS Paul, De Braine-l’Alleud à Wavre … du temps du vicinal, Editions PRO-TRAM asbl, 12/1998
(3) Cercle de Généalogie et d’Histoire de Lasne, SA Les Soieries de Maransart