La Pommerage, espace culturel et artistique

1.12 La Pommerage vue de la rue du Cerf au départ de l'actuel Clos de la Pommerage - Ca 1978.jpg

La Mazerine et la Pommerage
vers 1978 © G. Mélain
coll. Philippe Jacquet

Cette vue a été prise depuis la rue du Cerf, à l’entrée de la servitude devenue Clos de la Pommerage (1). A droite : le pignon de la Pommerage, flanqué de son bow-window, et une annexe.

La maison est alors longée par le ruisseau Mazerine, aujourd’hui canalisé et souterrain, qui servait de bief au moulin ainsi qu’une retenue d’eau.

A gauche de la Mazerine : l’actuel Clos de la Pommerage, servitude qui mène à l’ancien moulin Spreutels (construit vers 1850, pour remplacer l’ancien moulin situé dans l’actuelle Pommerage). C’est à la hauteur de cet ancien moulin, qui apparait à l’arrière-plan, que la Mazerine revient à l’air libre et se jette dans l’Argentine.

⤷ voir reportage de la partie souterraine de la Mazerine, réalisé par Vincent Duseigne (Tchorski).

Tout ce qui se trouve à gauche de la Mazerine est sur La Hulpe, le ruisseau servant de frontière naturelle entre cette commune et celle de Genval.

Le pré enneigé à gauche de la servitude était un étang, qui a été comblé par Mr Joseph De Becker avec des scories provenant des fourneaux des Papeteries de Genval. Cette prairie est aujourd’hui bâtie.

La maison à l’avant plan à gauche, dont on distingue une partie du pignon, est la dernière maison de La Hulpe, la Pommerage étant la première sur Genval en venant de La Hulpe. Elle est située au n° 27 rue du Cerf à La Hulpe.

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(1) Les inscriptions ‘La Hulpe’, ‘Pommerage’ ainsi que la signature, ont été apportée par G. Mélain, auteur de la photo. Elle a été prise avec un très grand angle, ce qui explique certaines déformations dans les bâtiments et poteaux électriques (autorisation publication sur Rétro Rixensart accordée le 19 juin 2014, via Philippe Jacquet)

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Visites royales, rencontres privilégiées

2007. 29 juin 1937 Visite du Roi Léopold III à la famille de Merode au Château de Rixensart © Bernard Collin Archives de Merode Trélon (via Joël Danlou).jpg

29 juin 1937 | Le Roi Léopold III à Rixensart
coll. Bernard Collin

Visite du Roi Léopold III à la famille de Merode au Château de Rixensart. A gauche sur la photo, le Premier Ministre belge Paul van Zeeland. A droite, le prince Paul Ghislain Félix de Merode.

D’abord fixée au 16 juin 1937, la visite du roi Léopold III est reportée au 29 juin à cause de l’incendie de l’église (1). Le roi, invité par la princesse de Merode à une garden-party, fut acclamé à sa sortie par de nombreux villageois et les enfants des écoles agitant des drapeaux tricolores. Les édiles communaux et les représentants des principaux groupements ou associations de la commune participaient à cette visite royale. Quelles qu’aient été leurs opinions politiques ou religieuses, les invités à cette auguste rencontre s’en flattèrent et le firent bien savoir aux moindres de leurs amis et connaissances (2).

 

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(1) église Sainte-Croix
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, pp. 23 et 24, 1996

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871 | Les Villas

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Villas Marie-Anne et Raymond, sises rue Neuve/rue de la Station à Genval (actuellement, avenue des Combattants 152 et 154).

« En retrait oblique d’une des avenues principales de Genval, la villa « Mary-Ann » ou villa « Ainssy » est une grande bâtisse éclectique du début du 20e siècle, présentant des éléments Art nouveau. Divisée en plusieurs habitations, la bâtisse rectangulaire offre une élévation de brique rythmée de bandeaux de ciment et de pierre calcaire, sous une bâtière à croupettes. La travée centrale, en ressaut, s’ouvre par une entrée d’allure « porte cochère » sous arcade en plein cintre et est couronnée d’un dôme surmonté d’un petite toiture polygonale. Un panneau de céramique orne la travée principale. Quelques éléments Art Nouveau, notamment dans le dessin des grilles de clôture et celles des balcons, ainsi que dans les menuiseries, sont encore en place » (Bénédicte de Ghellinck, XXIV).

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 2013 © Monique D’haeyere

730 | Rue de la Station

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1910/1920 – Villa Ainssy (Villas Mary-Ann et Raymond), autrefois sise rue Neuve/rue de la Station (actuellement, avenue des Combattants 152 et 154 à Genval).

« Mon grand-père maternel, Pierre Van Welssenaers, à l’époque Colonel de Cavalerie (1er Chasseurs à Cheval), achète cette propriété en date du 28 août 1939 pour un montant de deux cent soixante mille francs’, raconte Philippe Jacquet (1). L’acte d’achat mentionne

– une grande propriété de ville et de campagne dénommée ‘Villa Ainssy’ ci-devant ‘Villa Mary-Ann’ située avenue des Combattants, numéro 152, contenant en superficie un hectare vingt-sept ares nonante neuf centiares quarante neuf dix-milliares, comprenant jardinet devant l’habitation, entrée carrossable vers le garage, maison d’habitation à deux étages avec toutes dépendances, habitation du chauffeur avec dépendances, jardin, verger, pré et étang, limitée vers le fond par la rivière la Lasne

– une propriété étant la villa dénommée ‘Villa Raymond’ située à côté de la propriété précédente, cotée avenue des Combattants, ci-devant rue Neuve, numéro 154, contenant une superficie de 6 ares cinquante quatre centiares nonante neuf dix-milliares comprenant jardinet devant l’habitation, maison d’habitation à deux étages, jardin et dépendances.

La maison dont question était peu de temps avant une pension de famille, annexe du ‘Family Hotel’ de Bruxelles, situé rue des Drapiers aux numéros 22 et 24. Elle était alors située, comme on le voit sur d’anciens documents, au numéro 132 de la rue de la Station (jusque 1912 environ) et par la suite au même numéro de la rue Neuve ».

Philippe Jacquet poursuit : « Ma maman, Marie-Thérèse Van Welssenaers, a toujours gardé un très bon souvenir de cette maison qui contenait quelques belles tapisseries et fresques intérieures, sur les murs et les plafonds, et de superbes vitraux. Le salon se trouvait au 1er étage et traversait ce dernier de part en part. Côté rue, il donnait sur un petit balcon, et à l’arrière, sur la vallée de la Lasne. Cette maison existe encore aujourd’hui, mais a été divisée. On y compte deux boîtes aux lettres au numéro 154 et cinq au numéro 152 ».

« La tour centrale est ornée d’une fresque en céramique représentant un paysage de campagne (voir Objectif Rixensart).

« C’est dans cette maison qu’ont eu lieu, au printemps 1941, les fiançailles de ma tante, Anne-Marie Van Welssenaers avec Émile Windal, avocat (et plus tard bâtonnier à deux reprises) au Barreau de Nivelles, et futur Bourgmestre de Genval (le dernier avant la fusion des communes).

Pendant la guerre, mon grand-père a logé maintes fois chez lui des jeunes gens en partance pour l’Angleterre. Ces jeunes arrivaient chez lui la veille de leur départ pour l’Angleterre, et quittaient la maison très tôt le lendemain. À plusieurs reprises, la gestapo est venue fouiller la maison, sans doute sur dénonciations. Elle venait cependant chaque fois vers 8 heures, et les jeunes s’étaient alors déjà envolés. 

Petite anecdote qui me fut contée par l’ancien boucher Collée, qui tenait sa boucherie quelques maisons plus bas : il avait, pendant la guerre, acheté une vache dans les Ardennes, qui devait lui être livrée pendant la nuit pour éviter tout problème avec la Gestapo qui occupait une maison toute proche. Une nuit, un camion vint donc lui livrer la marchandise. Stupeur en découvrant le chargement du camion : ce n’était pas une vache qu’on venait lui livrer, mais tout un troupeau ! Ne sachant où mettre ce troupeau à l’abri, il décida de l’amener dans le jardin de mes grands-parents, qui le découvrirent le matin en se levant. Cela avait visiblement beaucoup amusé Monsieur Collée …

Mes grands-parents revendront cette propriété le 8 septembre 1944, pour un montant de cinq cent septante cinq mille francs ».

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(1) Ancien Président de l’Espace culturel de la Pommerage asbl

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1912 – Villa Ainssy, rue Neuve 132 à Genval

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11.2011 © Monique D’haeyere

709 | La Charmille

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Début 1924, après la naissance de leur fille Françoise, Pierre Thévenet et Madeleine Renaud-Thévenet s’installent à Rixensart, rue de l’Institut, dans la maison du peintre Jefferys (Maison dite ‘Le Culot’). Cette même année, Madeleine achète à Genval la maison que le couple habitera durant chaque été jusqu’à leur décès (1937 pour Pierre, et 1963 pour Madeleine). La propriété compte 42 ares et est traversée de part en part par une superbe charmille de 60 mètres de long. J’ai eu maintes fois l’occasion, avec mon épouse, de rendre visite à Françoise Ducoffre-Thévenet à ‘La Charmille’. Cette dernière vouait un véritable culte à son père, et elle adorait nous faire visiter sa maison, nous expliquant avec passion le passé de chaque objet, chaque tableau qui la décorait. Une vraie maison d’artiste.

genval,rue du tilleul,pierre thévenet,la charmilleNous avons ainsi pu visiter l’atelier de l’artiste, et avons eu le privilège de contempler bon nombre des nombreux tableaux de son père (plus de deux cent) qu’elle conservait à l’étage et qu’elle a patiemment déballés et réemballés un à un pour nous. Ce véritable trésor se trouvait sans la moindre protection contre le vol. Françoise avait un humour peu commun. Elle avait un jour été cambriolée par un voleur qui était heureusement bien loin de se douter de la valeur de ces toiles rassemblées à l’étage, et depuis, elle laissait une somme d’argent bien visible à l’entrée de sa maison, avec un petit mot invitant tout visiteur mal intentionné à prendre cet argent mais ne rien abîmer dans la maison et bien refermer la porte en sortant.

Dans la préface de sa monographie sur Pierre Thévenet, Paul Caso (1924-2000) nous évoque la période de vie genvaloise du peintre : « (…) il nous reste à évoquer deux phases marquantes de la destinée du peintre : son installation à Genval, dès 1924, et sa découverte du paysage mosan à Anseremme (il avait été sacré vidame de la Principauté anseremmoise) où un banc en pierre du pays, inauguré en août 1937, perpétue discrètement son souvenir, grâce à un médaillon du sculpteur Bonnetain (…). Enfin, la maison de Genval devint le beau refuge du coureur de lumière. Pierre Thévenet apprit ainsi, en bordure de la rue du Tilleul, les vertus bucoliques, en s’occupant activement de sa charmille de soixante mètres de long. À la saison des épinards, quand la nature ne l’inspirait guère, quand la lumière était trop haute, au cœur de l’été, il taillait allègrement son noble tunnel de verdure. Au terme de cette épreuve, sa femme Madeleine découvrait sur la porte de la cave une facture rédigée en bonne et due forme à son nom détaillant le nombre d’heures prestées « 37 heures pour les haies, 34 pour la charmille et 5 heures pour la révision de la taille ». Le peintre-jardinier était alors joyeux et (…) soulagé jusqu’à l’année suivante – il remontait jusqu’à son atelier. À Genval, il faisait aussi annuellement son vin de rhubarbe : un vin sec, fruité, mousseux. À la ducasse, il en offrait quelques bouteilles aux amis et voisins.

Le beau-fils du peintre, René Ducoffre, perpétue cette tradition désormais familiale, en présentant sous le regard attendri de sa compagne, qui a grandi dans la propriété, le nouveau vin de rhubarbe cuivré et savoureux. Peu de choses ont changé dans la maison de 1924, de style anglais rustique où l’on verrait bien flâner Katherine Mansfield. On a peine à croire que le temps y est passé si vite, Pierre Thévenet ne va-t-il pas faire gémir les marches de l’escalier qui conduit à son ‘pigeonnier’ ? Tout y donne encore l’illusion de la présence, fardes ouvertes, chevalet, vieux livres, souvenirs (…) Par la fenêtre, on aperçoit le jardin des belles années, au bout duquel Françoise, la fille du peintre, en 1928, s’émerveillait d’un été délicieux ».

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(1) rue de l’Eglise 2B, au début de la rue de l’Institut

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2012 © Philippe Jacquet 

699 | Villa No Maujonne

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août 2012 – Villa ‘No Maujonne’ (‘Ma maison’ en wallon), au coin de la rue du Cerf et du Vieux chemin de l’Helpe.

Bénédicte de Ghellinck (XXIV) en fait une description détaillée : « Dans un jardin emmuré, cette habitation de style éclectique, se dresse au bout d’une allée. Son élévation de brique est légèrement ponctuée de décors de brique blanche émaillée sous la forme de bandeaux, de frise décorative sous la corniche, de dessins dans les allèges. La travée d’entrée prend la forme d’une tour d’angle et s’élève sur trois niveaux, sous une toiture en pavillon débordante ».

Philippe Jacquet y ajoute : « Jadis appelée ‘Villa Clémence’ cette demeure abrita durant six ans au début du XXème siècle, un couple qui allait faire connaître Genval dans le monde entier : Auguste Lannoye et son épouse Marie Stévenart. Le jeune couple s’était installé à la Villa Clémence en tant que locataires, faute de pouvoir envisager mieux à l’époque. Cette maison ne leur laissa qu’un seul bon souvenir : c’est là que naquirent leurs trois enfants ».  

Plus tard, lorsque l’aventure industrielle du ‘Balatum’ se profila, l’usine de Genval allait connaître une expansion impressionnante. Cinq usines étrangères furent même fondées entre 1925 et 1930. Cette expansion fut soutenue par le bras droit du patron, Joseph De Becker, dit ‘Moustaches’, ingénieur principal et grand bâtisseur des Papeteries de Genval. Ce dernier habita la Pommerage, située juste en face de la Villa Clémence.

Les 21, 22 et 23 janvier 2002, on tourna à la Villa ‘No Maujonne’ un épisode de la série télévisée ‘Crimes en série’, coproduite par la RTBF et France 2, avec dans le rôle principal Pascal Légitimus. La destinée unissait alors une fois de plus les anciennes résidences d’Auguste Lannoye et de son grand ami Joseph De Becker, l’équipe du tournage ayant choisi la Pommerage pour y implanter bureaux, réfectoire et logistique durant le tournage.

Quelques liens sur la toile donnent accès à des articles de presse concernant le tournage de cet épisode : Le Soir, La DH (ciné-télé), et La DH.

692. Pierre Thévenet

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« Au mois de mai 2002, Françoise Thévenet-Ducoffre rendait hommage à son père Pierre et ravivait la mémoire de ce dernier par une exposition de 35 de ses œuvres », raconte Philippe Jacquet. « Je garde un superbe souvenir de cette grande genvaloise avec laquelle j’ai eu le privilège de tomber en amitié. Françoise Thévenet, hélas aujourd’hui décédée, a résidé dès les premières années de sa vie et jusqu’à son décès, dans la maison occupée par son père de 1924 à 1937. La Charmille, tel est le nom de cette maison, est située le long du sentier Pierre Thévenet à Genval.

Le choix de la Pommerage comme lieu d’exposition avait pour Françoise Ducoffre-Thévenet une profonde signification, empreinte d’émotion. Son père avait vécu à Genval de 1924 jusqu’à son décès, en 1937, et repose depuis au cimetière de Genval. Elle a toujours rêvé de voir la commune de Rixensart ouvrir un musée dédié à son père, dont elle possédait encore plus de deux cents œuvres à la Charmille (dispersées lors d’une grande vente à Bruxelles après son décès)… ce souhait n’a jamais reçu l’écho favorable nécessaire, et a donc hélas disparu avec elle ». 

L’une des plus belles œuvres du peintre (ma préférée), intitulée « La petite fille éblouie » (1928) était superbement mise en valeur à la Charmille. Elle campait la fille unique de l’artiste dans le jardin de la propriété, et nous montrait la vue plongeante qui existait à l’époque de cet endroit sur la vallée de la Mazerine et le village de la Hulpe. La famille Thévenet fut une grande famille d’artistes. Le grand-père de Françoise était baryton, et ses parents s’étaient rencontrés au théâtre de la Monnaie à Bruxelles, alors qu’ils lisaient tous deux une partition de Wagner. Pierre Thévenet était un grand amateur de musique, sa mère, Madeleine Renaud-Thévenet, était plutôt attirée par la parole.

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681 | Etienne Gailly

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7 août 1948, Jeux Olympiques de Londres

« Genvalois d’adoption, Etienne Gailly est né à Beringen le 26 novembre 1922 », écrit Philippe Jacquet (1). « Dès l’âge de 16 ans, il est affilié à l’Union-Saint-Gilloise, où il trouve un entraîneur d’une envergure exceptionnelle en la personne de Marcel Alavoine. Ce dernier décèle de suite en lui des qualités de coureur de grand fond. Il le dirige vers le marathon, dans le dessin de préparer les Jeux Olympiques de Helsinki en 1952 ».

« La première expérience d’Étienne en tant que marathonien a lieu aux Jeux Olympiques de Londres, en 1948, et cette expérience le fait entrer dans la légende. En tête pendant les trois quarts de la course, il pénètre, seul, sur la piste du stade de Wembley, mais les derniers mètres de l’épreuve lui sont fatals ».

« Hélas, en effet, en traversant le tunnel froid et humide qui mène à la piste, il a le coup de grâce. Au bord de la défaillance et avançant comme un automate, il se fait dépasser par l’argentin Cabrera et le gallois Richards. Il ne remportera donc ce jour là qu’une médaille de bronze, mais il acquiert une popularité qui dépassera largement les frontières de la Belgique. Un auteur allemand prendra même, paraît-il, cette tragique aventure comme sujet de roman ».

« Dès l’année suivante, il se prépare pour les Jeux Olympiques de 1952. Mais la guerre de Corée en décide autrement…. Commandant de la 1ère Compagnie au 1er Bataillon Para, le capitaine Étienne Gailly part en effet pour la Corée en juin 1951. Trois mois plus tard, le 13 octobre 1951, il est blessé au pied, une mine folle (trip-flare) lui arrachant plusieurs os. La course à pied, la carrière de sportif militaire qu’il envisageait, c’est terminé pour lui. En 1953, il quitte l’armée pour s’installer au Congo. Le 2 juillet 1955, il épouse à Kindu (Congo) Josée Degive ».

« Il revient ensuite au pays, mais retourne, comme officier de réserve et volontaire, en 1960 pour assurer la protection et le rapatriement de nos compatriotes, aux heures de l’indépendance congolaise. Il entame ensuite une troisième carrière dans une société de financement dont il est administrateur avec son oncle par alliance, Édouard Bolly, à Genval », précise Philippe Jacquet.

« Le 22 octobre 1971, fauché par une voiture à Baulers alors qu’il traverse la route qui va de Nivelles à Manage, Étienne Gailly nous quitte. Il allait avoir 49 ans. Il repose au cimetière de Genval ».

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(1) avec l’assentiment de Pierre Gailly, fils d’Etienne Gailly

Visite royale aux Papeteries de Genval

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21 février 1962 | André de Walque salue le Roi Baudouin,
en visite aux Papeteries de Genval
coll. Vivien de Walque

« Mon père était directeur aux Papeteries et a servi de relais entre le Palais et les Papeteries pour l’organisation pratique de la visite. Visite annoncée deux, trois jours avant. Jeunes gamins, mon frère Laurent et moi-même étions dans le bureau de mon père dans l’usine et avons suivi de près cet évènement. Tout à droite sur la photo, Charles Loos, le directeur général de l’époque, père de l’actuel Charles Loos, jazzman bien connu », raconte Vivien de Walque, fils d’André.

André de Walque est aussi l’auteur du livre « Un siècle à Bourgeois 1877-1977 », reconstituant « une partie de l’histoire d’un petit hameau qui a toujours tenu à garder une certaine distance avec son centre administratif et jadis religieux ».

DOCUMENT EN LIGNE ⤷ Papeteries de Genval, 21 février 1962 (articles La Dernière Heure et Le Soir)

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196 | Villa Mary-Ann

871. Ancienne enseigne de la Villa Mary-Ann 2013 © Philippe Jacquet.JPG

Enseigne de la Villa Mary-Ann (1), sise avenue des Combattants à Genval.

« Cette belle demeure familiale contient encore aujourd’hui quelques belles tapisseries et fresques intérieures, sur les murs et les plafonds, et de superbes vitraux », explique Philippe Jacquet (2).

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(1) également connue sous le nom de Villa Ainssy
(2) ancien Président de l’Espace Culturel de la Pommerage asbl 

166 | Restaurant de la Gare

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1904 – « Cette ancienne carte postale de Rixensart a été envoyée par Elise Jacquet, soeur de mon grand-père, à son frère Edmond alors élève au Collège de Bellevue à Dinant. Cette carte peut être datée entre janvier et juillet 1904. C’est le 8 janvier de cette année que leur père, Auguste Jacquet, devenait chef de gare à Rixensart », raconte Philippe Jacquet.

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2010 © Monique D’haeyere