Le Vallon

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1992/1995 | Le Vallon et l’église Saint-André à Rosières © Hommes et Patrimoine

Le Vallon, ainsi dénommé par les Rosiérois, longe le Chemin du Vieux Marchal en descendant de la rue de la Procession, puis emprunte le Sentier du Vieux Champêtre jusqu’à hauteur de la Maison rosiéroise.

> OBJECTIF RIXENSART | Sentier du Vieux Champêtre

Rue de La Hulpe, en long et en large

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1920/1923 | La Villa Berthe, rue de La Hulpe à Rosières
(coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)
Rue de La Hulpe vue des bords de la Lasne (coll. Michel Delabye)
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Vue sur la rue de La Hulpe à Rosières et la Laiterie Les Herbages (coll. Michel Delabye)

> RÉTRO RIXENSART | Les Herbages, laiterie et pension de famille

début XXe | Rue de La Hulpe (coll. Michel Delabye) <> 2010| Rue de La Hulpe 45 © Michel Delabye
2009 | Crèche rue de La Hulpe à Rosières © Monique D’haeyere

> RÉTRO RIXENSART | Chapelle de la Vierge, Saint-Roch et Saint-Guidon

> RÉTRO RIXENSART | L’École des filles, rue de La Hulpe

> RÉTRO RIXENSART | Forge de Rosières, extinction des feux

années 1930 | Rue de La Hulpe à Rosières (coll. Michel Delabye) <>2010 © Michel Delabye

(1) Gery Bouckey fonde en 1889 la Fabrique nationale de cirage, à Dixmude. « Au début, seuls les cirages portent ce nom. Les produits d’entretien des poêles et des cuivres qui sortent de l’usine de Bouckey s’appellent Briol, Cito, Gloria. En 1918, vu le succès de l’appellation, tous les produits sont baptisés ‘Ça-va-seul' » (cfr Isabelle Dresse, Histoire de marques, Le Soir du 10 janvier 2004)

Rue du Pont, puis rue Robert Boisacq

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avant 1940 | Rue du Pont à Rixensart, coll. Jean-Louis Lebrun

Après la Seconde Guerre mondiale, la rue du Pont fut rebaptisée ‘rue Robert Boisacq’, en hommage à Robert Boisacq (1904-1943), droguiste et résistant. Celui-ci fut arrêté par l’occupant, lors de la rafle du 18 décembre 1942 et fut fusillé le 6 janvier 1943. Les Allemands avaient trouvé, lors de leur perquisition, un fusil caché dans un puits de son jardin (1).

Rue du Pont <> Rue Robert Boisacq
avant 1940 | coll. Jean-Louis Lebrun <> 2011 © Monique D’haeyere

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années ’50 | Garage Pigeon, coll. J. Pigeon

Albert Pigeon fait la maintenance d’une VW ‘Coccinelle’, modèle antérieur à 1953 à deux vitres arrière. Remarquez les deux pompes ESSO : celle de gauche délivre de l’essence Esso Extra et celle de droite du Diesel. Entre celles-ci, la vitrine où l’on peut apercevoir des produits pour l’entretien des autos. Sur la porte du garage, une affiche publicitaire pour les pneus Michelin, commente Jean-Claude Renier. Le garage Pigeon se situait au n°3 de la rue Robert Boisacq à Rixensart, à hauteur de l’ancien magasin Colruyt. Louis Pigeon acheta le bâtiment vers 1930. Avant et pendant la guerre il tenait un garage dont une compagnie de Taxi-bus. Son fils Albert (1919-1995) reprit le garage. Il était concessionnaire des marques Opel, Chevrolet, DKW. Dès 1960, la marque Audi devint prioritaire. La démolition du garage date des années 1974/1976.

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après 1964 | coll. J. Pigeon

Afin de situer ce garage, sis rue Robert Boisacq, signalons que le tram vicinal reliant Waterloo à Wavre passait derrière le garage, entre la DKW et la Citroën DS. Les deux bâtiments que l’on aperçoit ont fait place pour des appartements et des magasins, ceux situés rue Boisacq. A droite du garage, l’abri bus indique que l’on est bien dans l’ère post-tramway. Les pavés en C1, mènent vers le café ‘Le Matchi’ et indiquent le début de la rue Alphonse Collin, précise Jean-Claude Renier. Sur le pignon du garage Pigeon, on voit la réclame pour la marque AUTO UNION AUDI (2) et au-dessus de la porte du garage, une enseigne Auto Union DKW. Le long du trottoir de l’avenue Boisacq, de gauche à droite, une voiture DKW Junior (modèle F11 ou F12 produites de 1963 à 1965), une Citroën DS et une Fiat 1500. Sur le parking on voit aussi une voiture Morris et une DKW (modèle F91 à 94, années de production 1953 à 1959). Sur le battant gauche de la porte d’entrée du garage, une affiche mentionne : « Ici, contrôle gratuit de vos pneus. Faites régler vos phares ».

Aujourd’hui, ce bâtiment n’existe plus et le terrain est occupé par une friterie.

Rue Robert Boisacq
1992/1995 © Hommes et Patrimoine <> 2014 © Monique D’haeyere


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) AUTO – UNION – DKW : La production industrielle des voitures automobiles de marque DKW a débuté en 1928 avec le modèle P15 à transmission sur les roues arrières. En ce temps-là, DKW était déjà un constructeur bien établi dans le domaine des motocyclettes. Le siège de l’usine se trouve alors à Zschopau, en ex. RDA. Dès l’après-guerre, cette usine passa dans le giron du constructeur nationalisé IFA, qui y produisit les motos MZ (Motorradwerk Zschopau) jusqu’à récemment. De l’origine à 1932, DKW était une marque autonome dont le fondateur, J.S. Rasmussen, est d’origine danoise. C’est en effet lors de la crise industrielle du début des années ’30 que quatre constructeurs allemands virent leur salut dans une association qui prit le nom d’AUTO-UNION. Nous parlons ici de Audi, DKW, Horch et Wanderer, unis dès lors sous le sigle des quatre anneaux. La légende dit que ce logo fut inspiré des anneaux olympiques, dont les JO se déroulaient justement en l’an 1932. Après la guerre, seule la marque DKW fut en mesure de relancer une production industrielle, grâce à ses modèles autos et motos économiques et de prix avantageux. Les alliés Horch, Audi et Wanderer qui avaient misé sur le moyen et haut de gamme avec des moteurs de 4 à 12 cylindres, furent évincés du marché qui se remettait alors des lourdes pertes de 39-45. Ce n’est qu’en 1966, avec le montage d’un moteur à quatre temps d’origine Mercedes sur la DKW F102, que cette dernière reprit le nom d’AUDI, marque que nous connaissons aujourd’hui. (cfr DKW)

Ferme Terfosse, abritée des vents du nord

Ferme Terfosse 1992-1995 © Hommes et Patrimoine
1992/1995 | Basse-cour de la Ferme Terfosse à Rosières © Hommes et Patrimoine

Située à l’Ouest du Chemin des Deux Fermes à Rosières, – de l’autre coté de l’autoroute E411 à l’écart de la zone urbanisée, la ferme Terfosse fut bâtie au XVIIIe siècle et connut plusieurs graphies : Ter Fosse ou Del Fosse, et encore Del Fos. Abritée des vents du nord par le relief, elle groupe ses bâtiments autour d’une cour rectangulaire (1)(2).

Encadrant une cour pavée à fumière centrale et desservie par deux simples portails, les différents bâtiments, construits en brique et pierre, sont chaulés (à l’exception de la grange) et reposent sur un soubassement goudronné. Des bâtières de tuiles en S couronnent ces volumes peu élevés. Face au portail principal, le logis s’ouvre par une porte de la première moitié du XVIIIe siècle, à encadrement de pierre blanche (arc en anse de panier, à clé saillante sous fine archivolte), et par quatre fenêtres dotées d’un encadrement de calcaire très mince, aux montants monolithes entaillés d’une battée avec gonds de contrevent et marques de tailleurs de pierre ‘ABD’. Dans le mur gouttereau arrière, cinq fenêtre étroites et rectangulaires. A droite de la cour, longue aile d’étables sous fenil, entre pignons débordants, remontant à la première moitié du XVIIIe siècle mais remaniée. Outre les nombreuses ouvertures rectangulaires et lucarnes passantes, trois portes à encadrement de pierre blanche sous linteaux bombés. A gauche du portail, grange du 19e siècle ou de la première moitié du 20e siècle, sous une bâtière débordante à demi-croupes. A l’extérieur du quadrilatère, fournil composé d’un simple volume, anciennement chaulé, sous bâtière (3).

Ferme Terfosse 2.2019 © Annick Dedobbeleer
2019 | Ferme Terfosse © Annick Dedobbeleer

Ces constructions du XVIIIe siècle ont subi de nombreux remaniements au cours des deux derniers siècles (4).

avril 2014 | Ferme Terfosse © Eric de Séjournet
avril 2014 | Ferme Terfosse © Eric de Séjournet

Le paysage qui encadre la Ferme Terfosse donne encore une bonne idée de ce que pouvaient être nos campagnes il y a un peu plus d’une centaine d’années, si l’on oublie le bruit constant de l’autoroute toute proche (5). Début 2019, le bâtiment semble abandonné …

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2020 © Monique D’haeyere

Le 6 mars 2020, la SA Finances et Industries, – dont le siège social est situé rue de Tombeek 5 à 1331 Rosières, introduisit une demande de permis unique pour un projet de rénovation et transformation de la ferme de Terfosse pour l’accueil d’activités d’artisanat alimentaire, de bureaux et espaces de co-working, exploitations agricoles, ainsi que l’aménagement des abords, comprenant un forage en vue d’une prise d’eau souterraine, et ce sur des biens sis chemin de la Carrière, n°5 à Rosières. Présentation du projet par la SA Finances et Industries : cliquez ici.


→ OBJECTIF RIXENSART | Ferme Terfosse


(1) DUBUISSON Paul et Madeleine, Le nouveau canton de Wavre, Au fil de l’histoire, Ed. du Brabant wallon, Chaumont-Gistoux 1972
(2) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, in E.C.H.A.R.P., Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs, Le patrimoine rural du Brabant wallon, Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(3) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno (
Agence wallonne du Patrimoine),  Inventaire du patrimoine culturel immobilier, 20 avril 2010
(4 ) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, in E.C.H.A.R.P., Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs, Le patrimoine rural du Brabant wallon, Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(5) Ibid.

Etablissements horticoles J. Sevrin-Gilbert, coin de terre disparu

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Etablissements horticoles J. Sevrin-Gilbert, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

… à l’angle de l’actuelle rue Robert Boisacq et de l’avenue Georges Marchal à Rixensart.

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1973/1978 | Vue panoramique depuis un des blocs d’appartements sociaux ‘Clair Logis’
(aujourd’hui Notre Maison), sis avenue Georges Marchal, coll. J. Pigeon

Cette photo montre clairement à l’avant-plan la Pépinière Pierre Sevrin, dans le fond la rue Robert Boisacq et à droite l’ancien tracé du tram vicinal qui deviendra l’avenue Georges Marchal, raconte Jean-Claude Renier. Dans les années 1960, lorsque j’allais en visite chez Mr. & Mme Sevrin (Pierre et Germaine) avec ma mère, je ne manquais pas d’aller faire un tour dans la grande serre où il y régnait une ambiance particulière : le ruissèlement de l’eau pour l’humidification des plantes et la senteur des fleurs disposées sur des établis, à la hauteur des mes yeux.

A l’emplacement de l’immeuble portant le n°1 de l’avenue Marchal, se situait la maison de Monsieur Drossart. Des immeubles à appartements y ont été érigés, les deux premiers en 1973 et le dernier en 1978 (1).

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avril 1989 | Avenue Georges Marchal © Jean-Claude Renier

La présence d’une grue annonce les premiers changements urbanistiques dans le centre du village.

Rue Boisacq Pépiniériste Severin © Hommes et Patrimoine

1992/1995 | Vue depuis la rue Robert Boisacq à Rixensart © Hommes et Patrimoine

A droite de la photo, la maison en contrebas est celle de Pierre Sevrin et de son épouse Germaine. Derrière la rangée d’arbres on distingue l’avenue Georges Marchal, qui fut l’ancien site du tram W, explique Jean-Claude Renier.

1992/1995 © Hommes et Patrimoine ↔ avril 2014 © Monique D’haeyere

Au centre de Rixensart, la Pépinière Sevrin a fait place à la Place du Millénaire.



(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

La Perche couverte, de la construction au classement

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1925/1928 | Construction de la Perche couverte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

L’histoire du tir à l’arc à Genval remonte à 1922. Auguste Lannoye, patron des Papeteries de Genval, eut l’idée de créer un site où ses travailleurs pourraient s’adonner à ce sport plutôt qu’aller dépenser leur salaire dans les nombreux bistrots des alentours. En 1925 débutèrent les travaux de construction d’une tour de 36 mètres de haut destinée au tir sur perche.

L’entre-deux guerres paraît bien avoir été la dernière période de gloire des sociétés de tireurs à la perche et c’est à cette époque que se construisent, de ci de la, des perches couvertes. En gros, cela consiste à entourer une perche d’une enveloppe suffisamment importante à la base que pour permettre à plusieurs tireurs de s’y regrouper, suffisamment haute que pour surmonter une perche de près de 30 m, suffisamment étanche que pour la mettre à l’abri des intempéries et suffisamment solide que pour ne pas s’écrouler au premier coup de vent. La Wallonie en connut quelques-unes, en Hainaut, en Tournaisis et, plus proches de nous, la perche couverte des ‘Trois Colonnes’, qui disparaîtra en 1945, et la perche ‘semi-ouverte’ à proximité de la gare de La Hulpe.

Genvaloise, la dernière perche couverte du Brabant wallon surplombe depuis 1928 le site des anciennes Papeteries. On y dispute encore des concours de tir à l’arc vertical. Dans tous les villages du Brabant wallon, avant guerre, on trouvait 2 ou 3 perches de tir à l’arc en plein air, rappella René Vandiest, secrétaire du Cercle des Archers de Rixensart-Sainte-Croix. Il suffisait d’un arbre planté dans le sol sur lequel se balançaient les ‘oiseaux’ (…). Les gens des Papeteries avaient leur équipe d’archers, et j’en faisais partie. On pouvait gagner alors des caisses entières de papier peint. À l’époque cela valait une fortune (1).

1925/1928 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2015 © Monique D’haeyere

Genval Vue panoramique Maubroux Exclusivité Au Cyclamen 20 rue de Rosières Genval partie 1 originale c Christian Lannoye

entre 1927 et 1935 | Splendide vue panoramique de Genval

De gauche à droite : l’avenue des Combattants, la rue des Lilas et la villa d’Auguste Lannoye et son épouse Marie Stévenart, la Perche, l’avenue Gevaert et la rue de Rixensart.

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coll. Philippe Godin

Photo prise à partir du clocher de l’église de Maubroux. A gauche la Perche. A droite, la tour à charbon, qui alimentait les locomotives à vapeur assurant le transport des marchandises des Papeteries de Genval.

1948/1950 coll. Philippe Godin ↔ 2011 © Bruno Marchal

Vues panoramiques des Papeteries de Genval, prises depuis le clocher de l’église Saint-Pierre de Maubroux. Au centre de la photo, la rue de Rixensart et ses maisons. A droite, la Perche couverte.

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mai 1951 © Dominique Delbrassinne

Cette vue panoramique des Papeteries de Genval a été probablement prise à partir de l’avenue Gevaert. Au centre, on reconnaît la Perche. On distingue à l’horizon la rue de l’Institut et le château d’eau de Rixensart. A l’avant-plan, encaissé dans la rue du Vallon, le Collège Notre-Dame des Trois Vallées ne dévoile que ses toits.

1990 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2015 © Monique D’haeyere

Vues depuis la Colline du Glain sur l’actuel rond-point Yvonne Londoz (Gailly), la rue de Rixensart et les avenues Albert Ier/Franklin Roosevelt.

1995  coll. CHR ↔ 2013 © Monique D’haeyere

Étrange bâtiment que cette grande tour grise qui surplombe encore aujourd’hui le site des anciennes Papeteries de Genval. Construite entre 1922 et 1928, elle leur appartenait jadis avant de devenir la propriété de la commune de Rixensart. Un peu tordue, pas vraiment d’équerre, elle fut élevée avec les moyens du bord : 6 colonnes de béton ceinturées de poutres en bois lui assurent pourtant une assise solide. Les plaques d’Eternit qui la recouvrent à l’extérieur lui donnent même des allures de bâtiment industriel (2).

Ayant subi les assauts du temps, la tour couverte – seule à subsister en activité encore en Wallonie, devait être remise en état.

avant 1998 coll. CHR ↔ 1999 coll. Hommes et Patrimoine

Devenue propriétaire du site, la Commune de Rixensart décida pour des raisons de sécurité et de préservation de patrimoine de la rénover avec l’aide de la Région wallonne. Coût des travaux : 124.000 euros.

Architecte, je me suis occupé en 1998, de la rénovation indispensable de la Perche couverte pour le compte du Service travaux de la commune. La vue à 34 m était à couper le souffle. Le club existe toujours et un petit musée est accessible sur place, écrivit Pierre Gheux en mai 2015.

1999 © Josette Verbois-Thonnard ↔ mai 2016 © Monique D’haeyere

Depuis le rond-point Yvonne Londoz, prises de vue de la ‘dernière double perche couverte en activité en Wallonie’. De 35 mètres de haut, elle sert aux entraînements du tir à l’arc sur perches verticales à 33 mètres (3).

2008 | vue depuis la rue Auguste Lannoye © Eric de Séjournet
février 2013 © Christian Petit

Cette tour abrite deux perches permettant la pratique du tir à l’arc ou tir à l’oiseau. Cette construction se situe à l’arrière d’une petite maison villageoise occupée par le local du ‘Cercle des Tireurs– Rixensart Sainte Croix’ et par le musée du Tir à l’Arc de Rixensart. La tour, de plan carré et haute de plus de 27 m, est entièrement bardée d’ardoise, écrit Bénédicte de Ghellinck en 2009 (4).

Le 30 janvier 2019, le Conseil communal de Rixensart décida d’émettre un avis favorable sur le classement, comme monument, de la perche couverte (tir à l’arc), sise rue Auguste Lannoye 32 à Genval, considérant hormis les critères de rareté, d’intégrité et d’authenticité :

– l’intérêt social du bien : la pratique du tir à la perche incarne une culture traditionnelle et populaire vieille de plusieurs siècles, et la perche couverte dont question constitue un témoignage de la pratique du tir à la perche, activité populaire apparue au Moyen Age et particulièrement florissante jusqu’au milieu du siècle dernier

– l’intérêt paysager de la perche couverte qui s’intègre particulièrement bien à l’environnement paysager urbain de Genval et qui constitue pour les habitants un point de repère haut de trente mètres

Dans un communiqué daté du 12 février 2020, la Ministre wallonne en charge du Patrimoine annonça le classement de la « Tour de la Perche couverte de Rixensart » :

Haute de 33 mètres, la tour a été construite entre 1922 et 1928. Elle était destinée à offrir une activité sportive aux ouvriers. L’édifice en béton armé est entièrement recouvert d’ardoises artificielles rectangulaires. Il est en parfait état.

La tour est toujours en activité et a conservé sa fonction d’origine. Chaque hiver, des compétitions de tir à l’arc sur perches verticales y sont organisées. Elle est unique en Brabant wallon. Le tir à la perche rassemble la population autour d’une activité populaire. À travers les nombreux jeux et tournois, il incarne une culture traditionnelle et populaire de plusieurs siècles. Un musée a été ouvert dans l’édifice avec pour but de préserver la mémoire de ce sport national d’époque. Il garantit une activité régulière des lieux.

« Le bâtiment est aujourd’hui une partie intégrante du paysage local. Il est l’un des deux derniers exemples, de ce type de construction, conservés en Wallonie. Il rassemble encore les passionnés du tir à l’arc et participe ainsi à la vie associative et culturelle de la ville. » explique la Ministre Valérie De Bue (6).

 


→ OBJECTIF RIXENSARTLa Perche
→ VISAGES DE RIXENSARTMusée du Tir à l’arc 


(1) WILLOT Isabelle, La perche couverte de Genval, in Le Soir, 18 août 1995
(2) Ibid.
(3) Chroniques CHR n° 26 – 2ème trimestre 1996, p17
(4) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(5) Conseil communal de Rixensart, Projet de classement, comme monument, de la perche couverte (tir à l’arc) sise rue Auguste Lannoye 32 à 1332 Rixensart, 30 janvier 2019
(6) DE BUE Valérie (Ministre wallonne du Patrimoine), La Perche couverte de Rixensart classée, in Communiqué de presse du 12 février 2020

Ferme du Prince, XVIIIe siècle

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1970/1980 | Ferme du Prince à Rosières (datée de 1736), coll. Monique D’haeyere

Ferme du Prince Rosières 7.2017 © Monique D'haeyere

juillet 2017 © Monique D’haeyere

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1985 | Ferme du Prince (dessin de Narcisse Poplemont),
coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

 

1990/1995| Ferme du Prince © Hommes et Patrimoine

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Hostellerie de la Ferme du Prince à Rosières,
coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

Villa Là-Haut, politique et cléricale

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Propriété J. De Becker, avenue Gevaert 145 à Genval, coll. Imelda De Thaey

Nommé par arrêté royal du 16 août 1907, Julien De Becker succéda à Jean-Baptiste Stouffs comme bourgmestre de Genval. Poursuivant la politique de construction entreprise par son prédécesseur, il fut, à Genval, le ‘bourgmestre-bâtisseur’. La plupart des bâtiments publics (1) réalisés dans la commune le furent sous son égide, durant l’immédiate avant-guerre 1914-1918. Négociant en vin, il s’intéressa à l’exploitation des Eaux minérales de Genval et fut présent dans la Compagnie fermière. Le 23 décembre 1926, il présida pour la dernière fois le Conseil communal (2).

La Villa Là-Haut fut ensuite occupée par les Frères Maristes.

Homme d’Eglise et pédagogue français (3), Marcellin Champagnat (1789-1840) fut le fondateur des Frères Maristes des Ecoles, dont la vocation était de promouvoir l’enseignement primaire dans les campagnes. Les Frères Maristes arrivèrent en Belgique en 1856 et furent surtout présents dans le Hainaut mais créèrent aussi différentes maisons dans le Brabant wallon, dont le collège Saint-Augustin à Genval. Celui-ci fut ouvert en 1949 avec l’aide de la fille du notaire Stévenart de La Hulpe, et épouse d’Auguste Lannoye, fondateur des Papeteries de Genval (4).

 

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1995/1999 © Hommes et Patrimoine ↔ mars 2013 © Monique D’haeyere

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2018 Grotte Notre-Dame-de-Lourdes, dans le parc du n° 145 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Avenue Gevaert 172, siège d’une oeuvre missionnaire


(1) Presbytère de Genval, Maison communale de Genval
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) Marcellin Champagnat fut proclamé Bienheureux par le Pape Pie XII le 29 mai 1955, jour de la Pentecôte.
(4) Revue d’Histoire religieuse du Brabant wallon, tome 12, fasc. 4, 1998

Forge de Rosières, extinction des feux

23. Forge de Rosières (rue de La Hulpe 17) © Hommes et Patrimoine
années ’80 | ancienne Forge de Rosières © Hommes et Patrimoine

Dans les villages d’autrefois, centrés sur l’exploitation agricole, le maréchal-ferrant occupait une fonction importante. Si, plusieurs fois par an, il ferrait les chevaux des fermes avoisinantes, il était aussi chargé de la fabrication et, surtout, de la réparation d’outils de toutes sortes, appartenant à tout un chacun. 

A Rosières, la famille Thomas exerça ce métier durant près de deux siècles et cinq générations de ‘marchaux’ se succédèrent dans la forge située rue de La Hulpe 17, ensuite rue de l’Eglise. Cette dernière disparut en 1976 pour faire place au parking (1).

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1995 | Ancienne forge, après rénovation du mur, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La plus ancienne, située à proximité de l’Ecole maternelle, fut acquise par la commune en 1980. Elle conserva le ‘travail’ qui permettait au forgeron d’effectuer son ouvrage en toute sécurité. Les chevaux étaient, en effet, maintenus par des sangles et bloqués par des chaînes, dans un cadre spécialement conçu en madriers de forte section.

La forge de Rosières offrit la particularité, assez rare, de posséder un ‘travail’ ou ‘travail à ferrer’ installé mi-partie à l’intérieur, mi-partie à l’extérieur du bâtiment, la porte de la forge se situant sensiblement à la moitié du bâtiment, celui-ci était donc partiellement visible de la route (2).

2009 © Eric de Séjournet ↔ août 2015 © Christian Petit

En 2014, la ruine de la Forge de Rosières fit place nette pour permettre l’extension de l’Ecole Communale de Rosières.


(1) Cercle d’Histoire de Rixensart, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(2) Ibid.

Sentier Passiche, passage vers le moulin

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début années ’50 | Sentier Passiche et son verger, coll. Jean-Claude Renier

Ce sentier descend de la rue du Baillois vers le Carpu et porte le nom de ‘Folon Passiche’ ou ‘Passiche’. Un Stouffs est déjà cité en 1707 comme acheteur du pré (‘pachis’)(1) du même nom. Cette famille possédait en plus du moulin de Genval, celui de Chapelle-Saint-Lambert (2).

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Les cartes de Ferraris de 1777 reprennent le sentier Passiche, passage vers le moulin de Genval, au bord de la Lasne.

1008. Sentier Passiche © Hommes et Patrimoine (14)

1992/1995 | Sentier Passiche au Bourgeois © Hommes et Patrimoine

Quelle serait l’origine du mot ‘passiche’ ? On le retrouve dans le picard athois, ainsi que le prouve la traduction faite par Pierre Huvelle de la fable ‘Le Laboureur et ses enfants’ de Jean de la Fontaine : Armouveuz bieu vo camp dis qu’on âra fét l’out, – Foûyeuz, fouchneuz, fosseuz, èt n’lèyeuz gneu ène friche, – A.u l’min n’passiche èt rpassiche (en français : Remuez bien votre champ dès qu’on aura fait la moisson, – Fouissez, fouillez, bêchez, et ne laissez pas une friche, – où la main ne passe et repasse).

Sentier Passiche Bourgeois 5.2015 © Monique D'haeyere

mai 2015 © Monique D’haeyere


→ ARBORESCENCE | Verger du Sentier Passiche
→  OBJECTIF RIXENSART | Sentier Passiche


(1) Pachi, pachis, pachy : pré entouré de haies vives ou verger (wall. pachi, prov. Lux. päschwis, anc. wall. paissais) (3)
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) JESPERS Jean-Jacques, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, mai 2005, p. 464)