Comte Félix de Merode, appel au peuple

Comte Félix de Merode, coll. Monique D’haeyere et coll. Paul Gilson

Félix de Merode naquit le 13 avril 1791 à Maastricht, deuxième fils de Charles-Guillaume et de Marie d’Ongnies de Mastaing. Il passa ses premières années en Allemagne avant de rentrer avec sa famille à Bruxelles en 1800. A l’âge de 18 ans, il épousa Rosalie de Grammont (1792-1823), nièce du marquis de La Fayette. Après le décès de son épouse qui, ‘repose en terre de France’, il s’intéressa davantage aux questions religieuses et politiques de son époque. C’est ainsi qu’en 1828 il signa, avec son père et son frère Henri, la pétition des catholiques et libéraux belges qui réclamèrent les libertés d’enseignement et de presse. En 1829, il commença à collaborer au journal le ‘Catholique des Pays-Bas’ (…) et défendit le catholicisme et la liberté face au régime absolutiste de Guillaume Ier. En 1830, il est rappelé à Bruxelles, lors du décès de son père et ce retour va lui permettre de vivre les événements de la Révolution belge (1).

Le gouvernement provisoire belge de 1830, par Charles Picqué Source L’Illustration nationale, 1880

Gravure reproduisant un tableau du Gouvernement provisoire de Belgique,
d’après le tableau réalisé en 1830 par Charles Picqué (2)

Le 24 septembre 1830, le comte Félix de Merode, Sylvain Vandeweyer et Alex. Gendebien, membres composant le Gouvernement provisoire, lancent l’Appel au PeupleAux armes ! Braves Belges. Les Hollandais ont osé attaquer Bruxelles : le peuple les a écrasés. De nouvelles troupes peuvent tenter une seconde attaque. Nous vous conjurons, au nom de la Patrie, de l’honneur et de la Liberté de voler au secours des Braves Bruxellois.

Comte Félix de Merode lithographie par Charles Baugniet

Comte Félix de Merode, Ministre d’Etat, membre de la Chambre des Représentants, lithographie par Charles Baugniet

En 1831, il épousa en seconde noces Philippine de Grammont, soeur de sa première épouse, fille de Théodule, marquis de Grammont, et de Rosalie de Noailles (3).

Félix de Merode fut l’homme qui, par son exemple, son intelligence, sa force de caractère, son courage, participa très activement et très efficacement à l’éclosion de notre pays. A nos yeux de Rixensartois, il reste par sa carrière d’homme d’Etat, le gentilhomme qui réinstalla effectivement son illustre famille à Rixensart, un lieu qu’il chérissait (4).

Détail Monument Comte Félix de Merode

Détail du Monument Comte Félix de Merode,
sis rue de l’Église à Rixensart

L’annonce de sa mort en 1857 causa une grande émotion dans le pays tant dans le monde officiel que dans celui des petits. Après les funérailles nationales durant lesquelles le peuple montra toute sa tristesse, le corps fut ramené à Rixensart par un train spécial tendu de noir (5).

La foule l’aperçut de loin, tant le convoi s’acheminait lentement. Il y avait d’abord le ‘remorqueur’ (ndlr. la locomotive) pavoisé de drapeaux tricolores et de drapeaux noirs. Suivaient douze voitures dont la première était une voiture funèbre tendue de draperies noires et blanches, parfaitement décorées pour la circonstance et surmontées d’une croix. Après avoir franchi la gare de La Hulpe, voici celle de Rixensart. Autour de cette dernière règne le silence. Et tandis que le train ramenant de Bruxelles la dépouille mortelle du comte de Merode entre en gare, la foule se recueille. Il est 10h30 en ce jeudi 12 février 1857. Dans le train ont pris place les plus importantes personnalités du royaume. Le comte a droit à des funérailles nationales. La Chambre des Représentants a même suspendu ses travaux. Elle assiste en corps aux funérailles. (…) Le train funèbre entre en gare et le clergé entonne le chant des morts. Le cortège s’apprête à traverser le village dont les chemins suivant l’usage sont jonchés de paille. La foule est considérable et recueillie nous apprend le ‘Journal de Bruxelles’. Partout sur le passage du convoi, les villageois se découvrent, partout, ils s’agenouillent. Et puis, c’est l’arrivée à l’église castrale. Elle est tendue de noir et ornée des armoiries des Merode. De nombreux cierges y brûlent. L’atmosphère est solennelle. Le corps du comte Félix repose désormais à Rixensart où pourtant il n’aurait jamais habité (6). 


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSARTUn bicentenaire à Rixensart : Félix de Merode
→ MEUWISSEN Eric | Les Merode ou le syndrome de la peau de chagrin à Rixensart
→ RÉTRO RIXENSART Monument Comte Félix de Merode
→ OBJECTIF RIXENSARTMonument Comte Félix de Merode


(1) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005
(2) De gauche à droite : 
Alexandre Gendebien, André Jolly, Charles Rogier, Louis de Potter, Sylvain Van de Weyer, Feuillien de Coppin, Félix de Merode, Joseph Vander Linden, Emmanuel van der Linden d’Hooghvorst. Source : Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique (acquis en 1864)
(3) D’HOORE Baudouin (Archives Générales du Royaume I 571), Inventaire des archives de la famille de Merode Westerloo (I. Papiers personnels de la famille de Merode, p. 398, Bruxelles 2014
(4) MONET Vally (membre de l’Association des écrivains belges), Rixensart à travers les âges, in Les Ardennes brabançonnes, Cercle d’Education Populaire de Rixensart, 1959
(5) GILSON Paul, Un bicentenaire à Rixensart : Félix de Merode, in Rixensart Info 118 de février-mars 1991, p.23
(6) MEUWISSEN Eric, Les Merode ou le syndrome de la peau de chagrin à Rixensart, in www.ericmeuwissen.be

La Lasne pittoresque, rue du Moulin

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avant 1904 | Le Moulin

Assis sur la Lasne, à la limite entre Genval et le Bourgeois, le moulin de Genval est cité dès 1655 (1). Sur l’arrière-plan, on distingue l’église Saint-Sixte.

Vanne du Moulin de Genval, coll. Jean-Claude Renier
1912 | Phototypie Marcovici

Pittoresque à souhait, ce site inspira de nombreux peintres avant de retenir l’attention du photographe, artiste à sa façon (2).

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1906 | La vanne sur la Lasne est dénommée ici ‘Cascade de la Lasne’

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Chemin du Bourgeois

Ecluse du Moulin 1907 coll. Jean-Louis Lebrun

L’écluse au Moulin, coll Jean-Louis Lebrun

La Vallée de la ‘Lasnes’, coll. Francis Broche ↔ 2013 © Monique D’haeyere

Vues sur l’église Saint-Sixte de Genval et le pont sur la Lasne, rue du Moulin. Lasnes est orthographiée avec un ‘s’.

La Vallée de la ‘Lasnes’, coll. Jean-Claude Renier ↔ 2014 © Christian Petit

Vue sur l’ancien moulin de Genval, abritant actuellement une institution pour jeunes.

Moulin de Genval, coll. Paul Gilson (3)
Un coin de la Lasne, coll. Jean-Claude Renier

Paysage pris du moulin 1911 coll. Jean-Louis Lebrun

1911 | coll. Jean-Louis Lebrun

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1924 | coll. Francis Broche

2016 © Monique D’haeyere ↔ 2018 © Bruno Marchal (PCDN)

D’importants travaux de reméandrement de la Lasne furent réalisés durant l’été 2018 à la hauteur du pont de la rue du Moulin. Ce nouveau tracé facilite la libre circulation des poissons, permet un recul de la zone d’inondation et restaure le charme originel de la rivière. Une nouvelle passerelle piétonne fut également installée. Les travaux liés au déplacement de la rivière ont été réalisés par la Province du Brabant wallon et la passerelle a été financée par la commune (4).

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janvier 2019 | Diaporama du reméandrement de la Lasne © Bruno Marchal


→ OBJECTIF RIXENSART | La Lasne, rue du Moulin


(1) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, Le patrimoine rural du Brabant wallon, in E.C.H.A.R.P. (Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs), Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(2) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(3) extrait de ‘Le Brabant en images’
(4) PCDN, Quand la Lasne change de lit …, 2018

Le kiosque du Parc communal

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janvier 1999 | Les membres de la Confrérie du Tire-Bouchon
et les représentants d’autres confréries posent pour la photo de famille devant le nouveau kiosque du parc communal
coll. Paul Gilson

La Confrérie du Tire-Bouchon est une confrérie gastronomique du Brabant wallon, membre du Conseil Noble du Brabant wallon et de Bruxelles-Capitale. Elle a été créée en 1977 dans le but de remettre à l’honneur une gourmandise de la région tombée dans l’oubli : la tarte du Vi Paurin. La Confrérie affecte le bénéfice de ses activités au soutien d’institutions de Rixensart qui s’occupent d’enfants en difficulté.

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novembre 2018 © Monique D’haeyere


OBJECTIF RIXENSARTKiosque du Parc communal
VISAGES DE RIXENSARTLa Confrérie du Tire-Bouchon

Le football à Rixensart

Entrée du terain de football de Rixensart 7.1945 coll JCR BOU

après 1945 | L’entrée du terrain de football de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Au centre de la photo, on devine la Drève du Château et, à l’arrière-plan, l’avenue Paul Terlinden et ses villas en construction.

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La forge Socquet, bêches et pelles

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Couverture du catalogue des outils ‘Le moulin à vent’
de la forge Socquet, sise rue de l’Institut à Rixensart
coll. Joséphine Blomme

Vers 1960/61, alors que j’étais en 3ème ou 4ème année primaire à l’Ecole du Centre à Rixensart, notre classe visita la forge Socquet, sise rue de l’Institut 14 à Rixensart. Cette forge artisanale fabriqua des outils en acier trempé. Préparée par mon instituteur Paul Gilson, cette visite m’avait beaucoup impressionné : la chaleur du four et le tintamarre qui régnait dans l’atelier,  raconte Jean-Claude Renier.

Deux frères forgerons, installés depuis le début du 20ème siècle, décident de se reconvertir, leur métier de forgeron semblant menacé par l’expansion de l’automobile. Ils commencent la fabrication de bêches et de pelles en 1919. L’affaire, de très locale au début s’étend en Belgique ainsi que le renom de leur marque ‘Le Moulin’. En 1946, le successeur, le fils, modernise l’outil et exporte au Congo Belge, l’entreprise est prospère (1).

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L’autocar des écoles

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1968 | Bus scolaire de marque Chevrolet en livrée rouge et blanc
coll. Fernand Hemeleers

Cette photo est accompagnée au verso d’une légende : Né en 1947, voici notre cher bus scolaire en fin de sa glorieuse carrière, juillet 1968.

Ce bus fut acheté, en occasion, l’été 1958 par la commune de Rixensart. Immatriculé 9F402, il était équipé d’un moteur Blue Flamme, 6 cylindres.

Utilisé initialement aux voyages touristiques dans la région de Namur, ce véhicule servit à transporter les élèves de l’Ecole communale du Centre, de l’Ecole Sainte-Agnès et de l’Ecole communale de Bourgeois. Ce bus servit également pour les voyages scolaires ainsi que pour se rendre au bassin de natation de Saint-Gilles, car il n’y en avait pas dans la région.

Fernand Hemeleers fut chauffeur de ce bus scolaire. Né le 18 décembre 1932 et habitant Rixensart, il fit sa carrière à la commune de Rixensart de 1956 à 1992. Il  raconte : Dans les années 50/60, en hiver, quand je devais descendre la rue des Ecoles, en face du château, je devais rouler très doucement, roues contre la bordure, pour ne pas glisser. On ne jetait pas encore du sel sur les routes, mais de la cendrée.

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Sur les traces de l’enseignement à Rixensart

1355. Petite école auberge Ste Barbe croquis par Paul Gilson

Le premier document parlant d’enseignement à Rixensart date du 26 septembre 1606. Il atteste que Messire Alexandre, prêtre, a desservi pendant dix ans l’office de la chapelle et instruit et enseigné la jeunesse. Environ un siècle plus tard, entre 1736 et 1739, un rapport du curé de Saint-Martin de Limal, adressé à l’évêque de Namur, signale qu’il y a un maître d’enfants à Rixensart … Il utilise de bons livres et le catéchisme de Namur (1).

Il semble que cette situation continua jusqu’à la conquête de la Belgique par les troupes révolutionnaires en 1794. Jusqu’à la fin de la période française, l’instruction resta très médiocre dans tout le pays. En 1821, sous le régime hollandais, l’instruction primaire fut enfin organisée en application de la loi hollandaise de 1806 (2).

Le 20 juin 1822, Jacques Stenuit, le Bourgmestre, signala que seulement douze indigents fréquentent l’école primaire. En 1824, la Commune fut tenue d’inscrire une somme à son budget pour la création d’une école communale. Le 12 février 1824, le Bourgmestre écrivit à la Députation des Etats que l’établissement d’une école est tout à fait inutile dans notre commune puisqu’elle ne contient que presque tous journaliers, il n’y a que deux fermes et sept à huit petits propriétaires; par conséquent il n’y a pas des enfants qui peuvent fréquenter l’école. Il expliqua en plus que la taxe pour une école va reposer uniquement sur les pauvres journaliers qui ont besoin de leurs enfants pour les assister à vivre et que le grand propriétaire étant étranger à la commune n’interviendra pas dans le paiement de cette taxe (2).

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La Ferme Hautfenne, fromagerie, auberge puis pharmacie

Auberge Sainte Barbe (rue de l'Institut) c Daniel Debroux copie

Auberge Sainte-Barbe, coll. Daniel Debroux

Au nord de la place Jefferys à Rixensart, se trouvait une ferme, propriété des Hautfenne. Elle devint fromagerie, auberge … puis, après destruction du bâtiment, pharmacie. La ferme Hautfenne figure déjà sur la carte de Ferraris. La maison, moins ancienne, à 2 étages, en briques rouges, l’écurie, l’étable et une remise entouraient une cour carrée, fermée de murs et d’une solide barrière de fer. Une partie de ce mur subsiste encore, il clôturait le potager à l’arrière de la ferme (1).  

Auberge Sainte Barbe au début rue de l'Institut c Paul Gilson copie

Ferme Hautfenne, coll. Paul Gilson

Avant l’ouverture de l’école communale, rue de l’Eglise, en 1839, une petite école non officielle, ouverte que pendant la période hivernale, occupait en partie la ferme Hautfenne. Vers 1936, la ferme fut transformée en fromagerie tenue par la famille Boulanger.

Après la guerre, vers 1950, après ménagements, l’Auberge Sainte-Barbe attira les gastronomes de la région sous les voussettes des anciennes étables et écuries. Enfin, le tout fut rasé en 1956 (2).

Actuellement, la rue de l’Institut n° 1 à Rixensart est occupé par la pharmacie Familia (anciennement pharmacie Delvaux).

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novembre 2013 © Jean-Claude Renier


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) le nom de Barbe était approprié : en 1756 le cortil Barbe y était localisé, cortil venant du latin ‘curtis ‘ jardin ou métairie.

Le cyclone du 10 août 1895, à Rixensart

180810 Rixensart Cyclone du 10 août 1895 © Bernard Collin Archives de Merode Trélon (via Joël Danlou)

10 août 1895 | Un cyclone ravage Froidmont (Rixensart)
photo originale par Emile Preuss, rue Gray 163 à Ixelles
coll. Bernard Collin

Le 10 août 1895 le hameau de Froidmont à Rixensart est ravagé par un cyclone accompagné d’une trombe d’eau classée parmi les plus remarquables de l’époque. La pression du vent atteignit 400 kilogrammes par mètre carré et une vitesse de 60 mètres à la seconde, soit 216 kilomètres à l’heure (…). Ce cyclone dévasta la vallée de la Lasne depuis Aywiers jusqu’à Rixensart et continua sa course jusqu’à Basse-Wavre à travers bois (1).

1895 Rue du Cyclone ollection Cercle d'Histoire de Rixensart

10 août 1895 | Un cyclone ravage le hameau de Froidmont
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

1895 Rue du Cyclone Collection Cercle d'Histoire de Rixensart (1)

coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Vers 21h30, un épouvantable coup de tonnerre se fait entendre (…). En deux minutes, des maisons renversées, des toits emportés, des arbres arrachés et couchés sur le sol, des champs ravagés. Le cyclone ne fera aucune victime, heureusement. A cette époque, Froidmont compte une quinzaine de maisons et l’on dénombre 1633 habitants à Rixensart lors du recensement du 31 décembre 1890 (2).

Ce cyclone marqua tellement les esprits qu’une rue porte son nom depuis 1926.

Cyclone de 1895 à Froidmont Collection Cercle d'Histoire de Rixensart

Photo prise vraisemblablement dans le Bois Là-Haut
(entre Bourgeois et Froidmont)
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Cette trombe a parcouru toute la région que traverse la Lasne, depuis les confins du territoire de Plancenoit jusqu’aux environs de Wavre. Elle a suivi une ligne sinueuse, dans une direction générale du SW au NE., sévissant sur une zone d’une centaine de mètres de largeur (…). Mais c’est surtout dans le bois de Rixensart, dit ‘Bois-là-Haut’, entre Bourgeois et Froidmont, que le spectacle était d’une sauvage grandeur. Des chênes de 2m50 de circonférence, des canadas énormes, des bouleaux superbes avaient été arrachés, tordus. La trombe avait exercé ses effets à des hauteurs variées, comme si elle s’était élevée et abaissée sans trêve : ici, les arbres étaient simplement étêtés ; là, ils étaient déracinés ou déchiquetés à la base, laissant des souches que l’on pouvait comparer à de gigantesques bottes d’allumettes ; plus loin, les troncs majestueux étaient brisés à mi-hauteur (…). Au sortir du bois, la trombe suivit le chemin de terre conduisant à Froidmont, et elle endommagea sérieusement les habitations qui le bordent. Un vaste hangar, sur la hauteur, près de la ferme Taymans, s’écroula sur les outils et instruments aratoires qu’il abritait (3).

Cyclone de 1895 Bois La Haut Collection Cercle d'Histoire de Rixensart

coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

A la ferme Sohière, la grange et la remise furent renversées. Dans le verger, un pommier de 40 centimètres de diamètre fut enlevé, avec ses racines, et transporté à une trentaine de mètres de distance dans un verger voisin. La maison de M. Michiels, près du talus du chemin de fer, semblait avoir subi les horreurs d’un bombardement ; la moitié de la toiture avait été lancée au-delà de la voie ferrée, et la serre aux fleurs avait complètement disparu (4).

De l’autre côté du chemin de fer, le hameau de Froidmont avait été détruit. Il présentait l’aspect d’Austruweel (près d’Anvers) après la catastrophe de la cartoucherie Corvilain. Plus loin, au delà du château du comte de Merode, la trombe exerça encore de considérables ravages, dans le grand bois de Rixensart et dans le bois de Bierges. Ses effets se firent sentir jusqu’à Basse-Wavre (5).

Gravure représentant le Cyclone publiée dans La Belgique Illustrée du 25 août 1895 Collection Cercle d'Histoire de Rixensart

25 août 1895 | Gravure publiée dans La Belgique Illustrée.
Légende : Le Cyclone de Rixensart – Maisons d’ouvriers au hameau de Froidmont.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le dessin représente le site vu de l’actuelle rue de Froidmont vers la gare. Il est relativement incorrect dans la mesure où, soucieux de faire apparaître les fils arrachés sur la voie ferrée, l’auteur l’a un peu fait tourner afin de pouvoir la représenter (6).


→ RÉTRO RIXENSART | Le cyclone du 10 août 1895 à Froidmont (Rixensart) coll Paul Gilson


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) SEMMINCKX Julien, Journal Dimanche (Vlan) du 20 avril 2008
(3) LANCASTER A. (directeur du Service Météorologique de l’Observatoire de 1898 à 1908), Les vents en Belgique (), p. 342-344, 1903
(4) Ibid.
(5) Ibid.
(6) GHYSSENS Roger (Cercle d’Histoire de Rixensart), Info Froidmont, 14 février 1993

926 | Classe de primaire de l’Ecole Communale du Centre

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avant 1963 – Une classe de primaire de l’Ecole Communale du Centre à Rixensart. Dans les années ’50, « on commence à renouveler les bancs dans les classes. Les anciens, en bois, sont remplacés par des bureaux métalliques à deux places avec chaises individuelles. Ce matériel est plus pratique mais prend beaucoup plus de place et est plus bruyant », écrit Paul Gilson (XXI, p. 14)

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Réfectoire                                                                    Salle de fêtes et de gymnastique

898 | Deuxième maison communale de Rixensart

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1950 – La Place de la Vieille Taille devint «communale lors du transfert, en 1875, de la maison communale, de l’école et de la maison de l’instituteur, précédemment situées rue de l’Eglise. L’école comprenait deux classes et 133 élèves. La salle communale, à l’étage, ne mesurait que 3 mètres de large et 5 mètres de long», précise Paul Buffin (1).

«La maison communale n’était qu’une bâtisse en briques, à un étage, à laquelle était annexée l’école, à côté de la cabine électrique toujours existante. Sous l’égide du bourgmestre Jules Bosquet, les autorités municipales de l’époque, (1875) décidèrent d’aller s’implanter en cet endroit, plus central … Cette résolution releva-t-elle du défi de créer un nouveau quartier, ou bien, de la très parcimonieuse économie des deniers publics? (…) Cet ensemble fut démoli après le transfert de l’administration au château du Héron, en 1950 (2). A cette date, le curé Ameye proposa de construire une église, plus centrale, sur la place communale. Ce projet n’eut pas de suite».

—–
(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996, p. 70 et 71
(2) RETRO RIXENSART, Place de la Vieille Taille (voir principalement les notices 362 et 669)

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853 | La cloche Eva

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20 mai 1938 – Donnée à l’église Sainte-Croix, la cloche Eva est baptisée par Son Eminence le Cardinal Van Roey. Marraine : Madame Lucien Dessy; parrain : le Docteur Lucien Dessy, bourgmestre de Rixensart.