Comte Félix de Merode, appel au peuple

Comte Félix de Merode, coll. Monique D’haeyere et coll. Paul Gilson

Félix de Merode naquit le 13 avril 1791 à Maastricht, deuxième fils de Charles-Guillaume et de Marie d’Ongnies de Mastaing. Il passa ses premières années en Allemagne avant de rentrer avec sa famille à Bruxelles en 1800. A l’âge de 18 ans, il épousa Rosalie de Grammont (1792-1823), nièce du marquis de La Fayette. Après le décès de son épouse qui, ‘repose en terre de France’, il s’intéressa davantage aux questions religieuses et politiques de son époque. C’est ainsi qu’en 1828 il signa, avec son père et son frère Henri, la pétition des catholiques et libéraux belges qui réclamèrent les libertés d’enseignement et de presse. En 1829, il commença à collaborer au journal le ‘Catholique des Pays-Bas’ (…) et défendit le catholicisme et la liberté face au régime absolutiste de Guillaume Ier. En 1830, il est rappelé à Bruxelles, lors du décès de son père et ce retour va lui permettre de vivre les événements de la Révolution belge (1).

Le gouvernement provisoire belge de 1830, par Charles Picqué Source L’Illustration nationale, 1880

Gravure reproduisant un tableau du Gouvernement provisoire de Belgique,
d’après le tableau réalisé en 1830 par Charles Picqué (2)

Le 24 septembre 1830, le comte Félix de Merode, Sylvain Vandeweyer et Alex. Gendebien, membres composant le Gouvernement provisoire, lancent l’Appel au PeupleAux armes ! Braves Belges. Les Hollandais ont osé attaquer Bruxelles : le peuple les a écrasés. De nouvelles troupes peuvent tenter une seconde attaque. Nous vous conjurons, au nom de la Patrie, de l’honneur et de la Liberté de voler au secours des Braves Bruxellois.

Comte Félix de Merode lithographie par Charles Baugniet

Comte Félix de Merode, Ministre d’Etat, membre de la Chambre des Représentants, lithographie par Charles Baugniet

En 1831, il épousa en seconde noces Philippine de Grammont, soeur de sa première épouse, fille de Théodule, marquis de Grammont, et de Rosalie de Noailles (3).

Félix de Merode fut l’homme qui, par son exemple, son intelligence, sa force de caractère, son courage, participa très activement et très efficacement à l’éclosion de notre pays. A nos yeux de Rixensartois, il reste par sa carrière d’homme d’Etat, le gentilhomme qui réinstalla effectivement son illustre famille à Rixensart, un lieu qu’il chérissait (4).

Détail Monument Comte Félix de Merode

Détail du Monument Comte Félix de Merode,
sis rue de l’Église à Rixensart

L’annonce de sa mort en 1857 causa une grande émotion dans le pays tant dans le monde officiel que dans celui des petits. Après les funérailles nationales durant lesquelles le peuple montra toute sa tristesse, le corps fut ramené à Rixensart par un train spécial tendu de noir (5).

La foule l’aperçut de loin, tant le convoi s’acheminait lentement. Il y avait d’abord le ‘remorqueur’ (ndlr. la locomotive) pavoisé de drapeaux tricolores et de drapeaux noirs. Suivaient douze voitures dont la première était une voiture funèbre tendue de draperies noires et blanches, parfaitement décorées pour la circonstance et surmontées d’une croix. Après avoir franchi la gare de La Hulpe, voici celle de Rixensart. Autour de cette dernière règne le silence. Et tandis que le train ramenant de Bruxelles la dépouille mortelle du comte de Merode entre en gare, la foule se recueille. Il est 10h30 en ce jeudi 12 février 1857. Dans le train ont pris place les plus importantes personnalités du royaume. Le comte a droit à des funérailles nationales. La Chambre des Représentants a même suspendu ses travaux. Elle assiste en corps aux funérailles. (…) Le train funèbre entre en gare et le clergé entonne le chant des morts. Le cortège s’apprête à traverser le village dont les chemins suivant l’usage sont jonchés de paille. La foule est considérable et recueillie nous apprend le ‘Journal de Bruxelles’. Partout sur le passage du convoi, les villageois se découvrent, partout, ils s’agenouillent. Et puis, c’est l’arrivée à l’église castrale. Elle est tendue de noir et ornée des armoiries des Merode. De nombreux cierges y brûlent. L’atmosphère est solennelle. Le corps du comte Félix repose désormais à Rixensart où pourtant il n’aurait jamais habité (6). 


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSARTUn bicentenaire à Rixensart : Félix de Merode
→ MEUWISSEN Eric | Les Merode ou le syndrome de la peau de chagrin à Rixensart
→ RÉTRO RIXENSART Monument Comte Félix de Merode
→ OBJECTIF RIXENSARTMonument Comte Félix de Merode


(1) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005
(2) De gauche à droite : 
Alexandre Gendebien, André Jolly, Charles Rogier, Louis de Potter, Sylvain Van de Weyer, Feuillien de Coppin, Félix de Merode, Joseph Vander Linden, Emmanuel van der Linden d’Hooghvorst. Source : Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique (acquis en 1864)
(3) D’HOORE Baudouin (Archives Générales du Royaume I 571), Inventaire des archives de la famille de Merode Westerloo (I. Papiers personnels de la famille de Merode, p. 398, Bruxelles 2014
(4) MONET Vally (membre de l’Association des écrivains belges), Rixensart à travers les âges, in Les Ardennes brabançonnes, Cercle d’Education Populaire de Rixensart, 1959
(5) GILSON Paul, Un bicentenaire à Rixensart : Félix de Merode, in Rixensart Info 118 de février-mars 1991, p.23
(6) MEUWISSEN Eric, Les Merode ou le syndrome de la peau de chagrin à Rixensart, in www.ericmeuwissen.be

Monument Comte Félix de Merode

6519f-3900273359

Monument sobre et géométrique, érigé en 1930 au bout de la Drève du Château à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Ce monument honore la mémoire du comte Félix de Merode (1791-1857), membre du gouvernement provisoire de 1830 et frère de Frédéric de Merode, héros de la Révolution belge mort à Malines en 1830. De style ‘Art déco’, la stèle a été réalisée en 1930 par l’architecte rixensartois Ad. Debecker (1), et inaugurée le 5 octobre 1930, précise Colette Pinson, présidente du Cercle d’Histoire de Rixensart (2). Selon Paul Gilson (3), en septembre 1930, pour la commémoration du centenaire de l’Indépendance, tous les élèves de l’Ecole Communale du Centre reçurent une cocarde tricolore et participèrent au défilé et à l’inauguration du monument.

On ne peut que se réjouir que la commune lui ait érigé un monument digne du grand rôle qu’il joua, écrit Vally Monet, membre de l’Association des écrivains belges dans ‘Rixensart à travers les âges’. 

241c5-2095965938

1936 | L’Eglise et le Monument du Comte Félix de Merode, coll. Francis Broche

Lorsque la Drève du Château devint publique, le monument fut déplacé pour occuper sa place actuelle (2), à l’intersection de la rue de l’Eglise et de la rue des Ecoles, face au château de Rixensart et à l’église Sainte-Croix.

ca 1936 ↔ 2008  © Eric de Séjournet

1953 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2018 © Monique D’haeyere

Sur la stèle en pierre blanche est gravé un hommage au comte Félix de Merode (1) : « Comte Félix de Merode / Membre du Gouvernement Provisoire et du Congrès National en 1830 / Représentant de l’arrondissement de Nivelles de 1831 à 1857 (4) / Né à Maestricht le 13 avril 1791, Mort à Bruxelles le 6 février 1857 ».

Une des marches de l’escalier en pierre bleue porte la mention ‘Monument érigé par souscription publique’. La face antérieure du pilier de gauche affiche le nom de l’architecte ‘Ad. Debecker Arch. Rixensart’ tandis que la face latérale du pilier de droite affiche ‘F.J. Bouffioux Court-Saint-Etienne’ (probablement le nom du sculpteur ou de la firme qui a réalisé le monument)(1).

c0bc8-2338902609

Rue de l’Eglise, coll. Magguy Van Goethem

99f24-4124721788

2014 © Francis Broche

Une imposante stèle aux lignes géométriques, frappée d’un médaillon orné du profil comtal, domine les quelques marches d’accès (5). La base de la stèle est ornée d’une frise de cannelures réminiscences de l’art gréco-romain. Il est précédé de deux courts piliers de section carrée portant, à gauche, le blason de la maison de Merode et le nom du comte Félix de Merode et, à droite, le blason et le nom de sa seconde épouse, Philippine de Grammont (1).

d0388-259868998-2

2017 © Eric de Séjournet

Situés à l’arrière du monument du Comte Félix de Merode, deux Hêtres pourpres (arbres remarquables) montent la garde (6).


→ OBJECTIF RIXENSART | Monument Comte Félix de Merode
→ ARBORESCENCE | 2 Hêtres pourpres, rue de l’Eglise


(1) MARDAGA Pierre, Le Patrimoine monumental de la Belgique, Bruxelles, Volume 1B, Pentagone E-M, 1993, p. 447
(2) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005
(3) GILSON Paul, Chronique d’une école 1840-1875-1925-2000, Rixensart, p11, mars 2000
(4) Selon Eric Meuwissen, « c’est une erreur. Il ne le fut que de 1833 à 1857. De 1831 à 1833, il fut bien député, mais de Bruxelles » (Le Soir, 26 février 1991).
(5) de GHELLINCK Bénédicte, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, Wallonie DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie
(6) ARBORESCENCE, association citoyenne

La Lasne pittoresque, rue du Moulin

a8b5d-106607958

avant 1904 | Le Moulin

Assis sur la Lasne, à la limite entre Genval et le Bourgeois, le moulin de Genval est cité dès 1655 (1). Sur l’arrière-plan, on distingue l’église Saint-Sixte.

Vanne du Moulin de Genval, coll. Jean-Claude Renier
1912 | Phototypie Marcovici

Pittoresque à souhait, ce site inspira de nombreux peintres avant de retenir l’attention du photographe, artiste à sa façon (2).

1d6ff-1194905397

1906 | La vanne sur la Lasne est dénommée ici ‘Cascade de la Lasne’

Bourgeois-lez-Rixensart, coll. Christian Lannoy

346_001

Chemin du Bourgeois

Ecluse du Moulin 1907 coll. Jean-Louis Lebrun

L’écluse au Moulin, coll Jean-Louis Lebrun

La Vallée de la ‘Lasnes’, coll. Francis Broche ↔ 2013 © Monique D’haeyere

Vues sur l’église Saint-Sixte de Genval et le pont sur la Lasne, rue du Moulin. Lasnes est orthographiée avec un ‘s’.

La Vallée de la ‘Lasnes’, coll. Jean-Claude Renier ↔ 2014 © Christian Petit

Vue sur l’ancien moulin de Genval, abritant actuellement une institution pour jeunes.

Moulin de Genval, coll. Paul Gilson (3)
Un coin de la Lasne, coll. Jean-Claude Renier

Paysage pris du moulin 1911 coll. Jean-Louis Lebrun

1911 | coll. Jean-Louis Lebrun

b5754-4156290893

1924 | coll. Francis Broche

2016 © Monique D’haeyere ↔ 2018 © Bruno Marchal (PCDN)

D’importants travaux de reméandrement de la Lasne furent réalisés durant l’été 2018 à la hauteur du pont de la rue du Moulin. Ce nouveau tracé facilite la libre circulation des poissons, permet un recul de la zone d’inondation et restaure le charme originel de la rivière. Une nouvelle passerelle piétonne fut également installée. Les travaux liés au déplacement de la rivière ont été réalisés par la Province du Brabant wallon et la passerelle a été financée par la commune (4).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

janvier 2019 | Diaporama du reméandrement de la Lasne © Bruno Marchal


→ OBJECTIF RIXENSART | La Lasne, rue du Moulin


(1) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, Le patrimoine rural du Brabant wallon, in E.C.H.A.R.P. (Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs), Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(2) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(3) extrait de ‘Le Brabant en images’
(4) PCDN, Quand la Lasne change de lit …, 2018

Les Sapinières, avenue de Merode

d5243-3797324715

début XXe siècle | Villa Les Sapinières – coll. Francis Broche

… au temps où les facteurs effectuaient leur tournée à pied (1), … dans l’actuelle avenue de Merode.

début XXe ↔ janvier 2019 © Monique D’haeyere

avant 1929 | Villa Les Sapinières, coll. Francis Broche

A gauche, la ligne vicinale longe l’avenue de Merode et descend vers le ‘Fond du Bois’. Ne distinguant pas de trace de troisième rail, on peut estimer la photo d’avant 1929, car un troisième rail fut placé en 1929 pour l’acheminement de wagons au gabarit des chemins de fer (écartement 1.435m) de la gare de Rixensart (2) vers les Soieries de Maransart (3). Ce rail fut enlevé en 1931 suite à la faillite de la soierie en 1930.

avant 1929 ↔ 2011 Avenue de Merode © Monique D’haeyere
Villa ‘La Sapinière’, coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Francis Broche


(1) CLEP, Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire 1938-1988
(2) STEVENS Paul, De Braine-l’Alleud à Wavre … du temps du vicinal, Editions PRO-TRAM asbl, 12/1998
(3) Cercle de Généalogie et d’Histoire de Lasne, SA Les Soieries de Maransart

Devoir de mémoire (Rosières)

A hauteur de l’actuel rond-point Moreau de Melen, la commune de Rosières édifia après la Première Guerre mondiale, un Monument aux Morts, en reconnaissance envers ses combattants et ses déportés. Le monument fut adapté après 1945. Sous réserve d’exhaustivité, on y lit les noms suivants :

Ses Combattants :

Jules Spreutels (1870-1942)(1)

Antoine Vandercam

N. N.

Ses Déportés

Florimont Alost

Jules Alost (1896-1919)(1)

SONY DSCFrançois Mees (†1940)(1) | Mort le 10 mai 1940

le monument rosières st. andré collection michel delabye

après 1918 | Monument aux Morts de Rosières, coll. Michel Delabye

2010 | Square Moreau de Melen à Rosières St. André © Michel Delabye

Monument aux Morts Rosières 6.2014 © Monique D'haeyere

juin 2014 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Devoir de mémoire (Rixensart)
→ RÉTRO RIXENSART Devoir de mémoire (Bourgeois)
→ RÉTRO RIXENSART
Devoir de mémoire (Genval)


(1) Centre d’Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGESOMA)(avec l’aide de Mania Kozyreff)

Villa Rose, Clos Mont Fort

 

9c20a-1957200208-1

1911 | Villa Rose à Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

Située au numéro 51 rue Haute à Bourgeois, cette villa est aujourd’hui dénommée Clos Mont Fort, indique Jean-Louis Nicaise.

c58c7-1529709482-1

novembre 2016 | Clos Mont Fort © Jean-Louis Nicaise

Rue Haute 51 © Monique D'haeyere

mars 2017 © Francis Broche ↔ décembre 2018 © Monique D’haeyere

Eglise Saint-Etienne, de l’inauguration à aujourd’hui

181225 Eglise Saint-Etienne Noël 1978-1979 inaugurée le 25 décembre 1976 © André DelbarNoël 1976 | Chemin du Meunier à Rixensart © André Delbar

A la Noël 1976, dans une église comble à souhait, la messe de Minuit fut chantée et célébrée par des paroissiens heureux de voir ‘consolidée’ leur paroisse dans sa nouvelle structure, d’allure neuve et moderne (1).

L’abbé Jacques Hemeleers développa une pastorale particulièrement vivante en faisant largement confiance aux laïcs, jusqu’en 1985. L’abbé José Lhoir lui succéda, poursuivant ce lien, mais de façon un peu moins soutenue. Lorsqu’il a pris sa retraite, en 1996, les frères Dominicains décidèrent de prendre eux-mêmes en charge la paroisse, avec l’accord du diocèse (2).

Noël 1978 © Jean-Claude Renier
novembre 2013 © Monique D’haeyere

Eglise Sainte-Etienne et Ferme de Froidmont Collection Monique D'haeyere

1979 | Photo diffusée dans un dépliant édité par la Fédération Touristique du Brabant et l’Administration communale de Rixensart, coll. Monique D’haeyere

dd9ee-2106819796

Eglise Saint-Etienne et Ferme de Froidmont, Rachel Diepart pinxit

Cette aquarelle est de l’artiste rixensartoise Rachel Diepart, née à Longlier-Neufchateau en 1958. Régente en Arts Plastiques, elle étudia la peinture à Paris et devint restauratrice de tableaux. Elle fréquente les ateliers de dessin de la Cambre, de peinture aux académies d’Etterbeek et d’Anderlecht, de gravure à l’académie de Boitsfort et de sculpture à l’Ecole des Arts d’Ixelles. Elle participa aussi à des stages d’aquarelle à Ostende. Parmi ses nombreuses expositions, elle fera plusieurs passages à La Pommerage (3) à Genval.

SONY DSC

mars 2016 © Monique D’haeyere

181225 Ferme de Froidmont dessin 1989 Narcisse Poplemont © SI Rixensart

1989 | Eglise Sainte-Etienne (Ferme de Froidmont), Narcisse Poplemont fecit
© Syndicat d’Initiative de Rixensart

2009 | Christ en bois, derrière l’autel de l’église Saint-Etienne © Monique D’haeyere
2012 | Cloche de l’église Saint-Etienne © Christian Petit

Ce Christ en croix provient de la Chapelle du Calvaire, située Drève du Calvaire dans le Bois de Rixensart (→ RÉTRO RIXENSART | Chapelle du Calvaire, IHS). En 1980, cette sculpture en bois trouva refuge dans l’église Saint-Etienne de Froidmont où elle est fixée sur le mur derrière l’autel (4). Dès le XVe siècle, le Brabant était un centre de sculpture sur bois. Dans les ateliers de Bruxelles et de Louvain on ciselait et assemblait des retables, notamment, qui étaient expédiés dans divers pays d’Europe et même ceux de la Baltique. On retrouve encore des retables brabançons dans des églises de Suède. Le calvaire de Rixensart est probablement issu de cette tradition artisanale. A première vue sa date d’exécution correspondrait bien avec celle de l’achèvement du château (5).

Pendant trente ans, Froidmont fut animé spirituellement par des Dominicains. Plusieurs religieux, des couples et le curé de la paroisse logeaient dans les locaux à proximité de l’église. Les Dominicains quittèrent Froidmont au tournant de l’année 2010, mais le lieu a gardé une grande ouverture sur la communauté locale. La ferme de Froidmont est devenue un lieu d’insertion pour une quinzaine d’adultes en situation précaire (6).


 UNITÉ PASTORALE SAINT-ETIENNE | Froidmont, naissance d’une paroisse
→ RÉTRO RIXENSART | La grange-église de Froidmont, dédiée à Saint-Etienne
OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Etienne


(1) Le premier Conseil de la Fabrique d’église de Froidmont-Rixensart, Venez à Froidmont, in Venez à Froidmont … Trente ans déjà, Louvain-la-Neuve, p.5
(2)
UNITÉ PASTORALE SAINT-ETIENNE, Froidmont, naissance d’une paroisse
(3) DIEPART Rachel, La Pommerage
(4) PINSON Colette, Chapelles du Calvaire et de la Vierge, in Chroniques CHR N° 22, p.15, 4e trimestre 1995
(5) DERAEDT Marcel, Exploration du monde de Rixensart, L’Ancre, p. 7 et 9, numéro 2 de septembre 1969
(6) de BEAUDRAP Anne-Françoise, in Journal du Dimanche n° 6, 2015

Complexe sportif Joseph Verté

Centre sportif de Rixensart © JCR BOU

Ancien terrain de football et ancienne piste d’athlétisme de Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Complexe1

1976 | Piste d’athlétisme avant la construction du Complexe sportif de Rixensart © Michel Nauwelaers

Centre Sportif de Rixensart 9.2014 B © Monique D'haeyere - 14

2012 | Entrée du Complexe sportif © Monique D’haeyere

Le Complexe sportif Joseph Verté (1), dont le projet remonte à 1964, fut inauguré le 29 novembre 1981. Les fresques le décorant sont l’oeuvre de Josy Meesters et de Joseph Ulrix, tous deux Rixensartois (2).

272. Piscine de Rixensart 1995-1999 © SI Rixensart

1996 | Piscine de Rixensart, coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

La piscine couverte de Rixensart date de 1981 et est pourvue d’un bassin de 25 mètres sur 12,5 mètres, d’un bassin d’apprentissage et d’un tremplin. Elle enregistrait en 1993 180.000 entrées.

SONY DSC

juillet 2012 | Piscine de Rixensart © Monique D’haeyere

juillet 2012 | Piste d’athlétisme avant rénovation © Eric de Séjournet

d2517-375914074-21

août et septembre 2014 © Monique D’haeyere

Décidés en 2011/2012, les travaux de rénovation de la piste d’athlétisme débutèrent en mai 2013. La nouvelle piste fut inaugurée le 7 septembre 2014.


→ OBJECTIF RIXENSART | Complexe sportif


(1) Joseph Verté (1924-2000), ancien conseiller communal et échevin de Rixensart (3)
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) Joseph Verté était connu pour n’avoir jamais refusé son aide à un habitant. Grand sportif, tant dans l’âme que sur les terrains, le football n’avait pas de secret pour lui. Les anciens aussi se souviennent de cet homme plein d’humour. Ancien Résistant des Cheminots à Ottignies, il avait toujours des histoires à raconter : les briquettes de bois qu’il jetait par-dessus les ponts pour alimenter les familles rixensartoises, les vaches détournées en gare au profit des résistants… Ses passions étaient sa famille, sa ville natale de Binche et sa commune de Rixensart – où il était un membre actif du comité de jumelage (Le Soir, 10 juillet 2000).

Chapelle Notre-Dame-de-Hal

90dbd-14347704481

1906 | Chapelle de l’Abbé, dite chapelle Stouffs,
aujourd’hui enclavée dans un mur de l’avenue Gevaert.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Inscription : Cette chapelle a étté édifiée par Jean Stouffs et Elisabeth Mascart à l’honneur de Notre Dame de Hal Ave Marie Lan 1776 Anne-Joseph Stouffs lan 1881 Cette chapelle y est reconstruite par Gilbert François J.H. 188 J.M.J. (1).

Chapelle Notre-Dame-de-Hal avenue Gevaert 12.2018 © Monique D'haeyere 1

décembre 2018 © Monique D’haeyere

Continuer la lecture de Chapelle Notre-Dame-de-Hal

Monument dédié au Roi Soldat

Place Cardinal Mercier 20080504 Roi Albert I © Eric de Séjournet (1)

mai 2008 | Buste du Roi Albert Ier à Bourgeois
© Eric de Séjournet

Le 6 avril 1959, le Conseil communal, recherchant un emplacement pour une stèle et un buste du Roi Albert Ier décida à l’unanimité de l’ériger dans le rond-point de la place Cardinal Mercier. Ce buste résulte d’une oeuvre du sculpteur baron Thomas Vinçotte (1850-1925)(1), grand spécialiste du buste-portrait (2).  

Continuer la lecture de Monument dédié au Roi Soldat

Ferme de Rosierbois, altitude 105

d19ee-1372818081

1919 | La cour de l’antique ferme Englebert à Rosières
coll. Philippe Godin

Cette ferme portera différents noms : ferme de Rosierbois (du nom de l’ancienne cense), ferme du Haut (elle se situe au point culminant de Rosières, à l’altitude 105), ferme d’Englebert. Aujourd’hui, elle est dénommée ferme de Woo, du nom des champs qui l’entourent.

Le village et paroisse du duché de Brabant, la commune de Rozières, était sous l’Ancien Régime, une seigneurie ressortissante de la mairie de Vilvorde. Sa population était en l’an VII forte de trois à quatre cents âmes, avec les fermes de la cense-du-Haut et de terfosse qui en dépendent, écrivit Charles Oudiette en 1802/1803 (1).

Ces deux fermes étaient comprises (au 19e siècle) parmi les écarts de la commune ; le Haut de Rosières que l’on appelle le Woo est situé à quatorze cents mètres de l’église ; c’est dans ce hameau qu’est bâtie la ferme de Rosierbois nommée aussi ferme de Haut.  Une partie de cette cense est ce qui reste du château des seigneurs de Rosières. Une très belle tour carrée, au-dedans des murs, atteste encore la puissance du lieu (2).

614f9-2524614975
2011 © Francis Broche

Continuer la lecture de Ferme de Rosierbois, altitude 105

Résidence des Vétérans coloniaux

3b361-3727524455

1949 | Le Normandy Hotel devint la Résidence des Vétérans Coloniaux
coll. Francis Broche

Situé dans le quartier du ‘Parc de Genval-lez-Eaux’, cet ancien hôtel de voyageurs (Hôtel Normandy) fut transformé en hospice pour vétérans coloniaux.

be568-1336402994

Dénommé initialement ‘Le Gui’, ce home sera surtout connu sous le nom de ‘Résidence des Vétérans Coloniaux’.

d098b-564653088

Intérieur de la résidence, coll. Jean-Claude Renier

384c4-3040561240En mars 1949, la revue congolaise illustrée ‘Les Vétérans Coloniaux’ y consacra un article :  Telle une coquette qui se farde, votre Home, s’est couvert d’une couche de peinture et ce complément ajoute infiniment à son charme (…). Ce Home sera un petit paradis. Et dans son numéro du mois de juin 1949, on apprend que l’inauguration officielle du 28 mai 1949 donna lieu à des cérémonies qui attirèrent à Genval la grande foule.

Quant au journal Le Soir, il titre le 29 mai 1949 : Le Ministre des Colonies a inauguré le home. Et d’informer ses lecteurs que le home est appelé ‘Le Gui’, que le samedi matin les Vétérans furent reçus à la Maison communale par M. Becquevort, bourgmestre, qu’un ‘Te Deum’ fut chanté en l’église Sainte-Sixte par l’abbé Thonnet, et que le colonel Muller (1), président de l’Association des Vétérans Coloniaux (2), fleurit le monument aux Morts, qu’il rendit également un hommage tout spécial aux artisans et ouvriers, qui, ayant vu l’Hôtel Normandy dans l’état de terrible délabrement où il se trouvait, n’ont pas hésité à s’attaquer à un travail formidable de jour et de nuit pour en faire le bijou que nous voyons aujourd’hui.

+ infos | Résidence des Vétérans Coloniaux (trois articles parus dans Les Vétérans Coloniaux, revue congolaise illustrée, 1949)

fca94-1619247394

après 1949 | Résidence des Vétérans Coloniaux, qui fut également dénommée Résidence Stanley

A gauche de l’image, on reconnaît la tour à charbon de la gare de Genval, qui alimentait les locomotives à vapeur assurant le transport des marchandises des Papeteries de Genval.

15a7e-251047389

mars 2017 © Monique D’haeyere

3a38d-872138023

après 1949 | Salon

7513e-4067760871

après 1949 | Bibliothèque

Hôtel Normandie à Genval A

après 1949 | Côté jardins

Résidence des Vétérans Coloniaux (coté jardin) après 1949

53557-1720722340

vers 1995 | Résidence du Lac, maison de repos © Josette Verbois-Thonnard 

En septembre 2006, l’agrément de la maison de repos fut suspendu par le ministre de la Santé de la Région Wallonne.


→ RÉTRO RIXENSART |  Normandy Hotel, tel un paquebot amarré

→ OBJECTIF RIXENSART | Le Normandy (3)

 ARBORESCENCE | Parc du Normandy, patrimoine arboré disparu (4)


(1) Son nom est gravé au bas de la statue du roi Léopold II
(2) cette association fut constituée le 23 octobre 1948
(3) OBJECTIF RIXENSART, plate-forme participative de découvertes photographiques de Rixensart
(4) ARBORESCENCE, association citoyenne pour la découverte et la protection des arbres remarquables de Rixensart

L’ex Normandy : hallali et renouveau

ce025-1473896649

juillet 2014 | Ex Normandy Hotel, ex Résidence du Lac
2014 © Monique D’haeyere

Implanté dans un petit parc boisé, ce double bâtiment se compose de deux ailes juxtaposées couvertes de bâtières parallèles à légers coyaux. Les murs gouttereaux, comme les pignons, sont enduits et abondamment ornés de faux colombages. Ils sont ouverts de baies aux formes variées. Les toitures recouvertes d’eternit s’ouvrent par des lucarnes en bâtière recoupant la corniche, le niveau des combles étant un véritable étage d’habitation. Au bout de l’aile principale, un débord du bâtiment sous bâtière transversale à croupette est couronné d’un belvédère sous toiture polygonale (1).

Dans une interview accordée le 23 juillet 2014 à L’Avenir, John Martin, propriétaire, indiqua être en réflexion pour la Résidence du lac, une bâtisse en bois qui est insalubre et qui ne reçoit plus l’assentiment des pompiers depuis le départ de la maison de repos. Nous nous dirigeons vers une démolition. Quant à son affectation future, sa proximité avec le RER est un élément important de notre réflexion. J’ai toujours été attaché à la préservation du patrimoine, un critère clé dans le choix de mes hôtels et qui m’a souvent coûté très cher, mais parfois nous ne pouvons faire autrement.

Continuer la lecture de L’ex Normandy : hallali et renouveau

Château du Héron, style Louis XV

0277e-572389241

Château du Héron, coll. Magguy Van Goethem

En 1910, la Société Immobilière de Rixensart, fondée en 1907 par les quatre filles héritières de la douairière du comte de Montalembert, née comtesse de Merode, vend à la famille Carton de Wiart le bois du Héron et d’autres parcelles, écrit Paul Buffin (1).

S’inspirant du style Louis XV, le Château du Héron fut construit entre 1913 et 1914 par Albert Carton de Wiart. En 1917, Emile Schouten en devint propriétaire (2).

En 1934, Monsieur Schouten se propose d’en faire don à la commune de Rixensart, avec 15 ares de terrain et accès à l’avenue de Merode. La province évalue le bien à 370.000 francs, les aménagements à 15.000 francs et marque son accord sur la cession. La commune dispose d’une somme de 30.000 francs provenant de la vente de terrains communaux, mais exige de Monsieur Schouten, en plus du château, une somme de 50.000 francs. En outre, certains conseillers communaux s’opposent au projet, prétextant que les commerçants des environs de la place communale seraient lésés par le déplacement des services communaux au château du Héron. L’affaire ne se fait pas.

In fine, Emile Schouten cède le château à la comtesse Marie d’Aspremont Lynden en 1938 (1) (2). Le château du Héron, dont une statuette en bronze surplombant le faîte du toit précise le nom, consiste alors en un logis principal, les deux petites ailes en retour lui étant contemporaines ou plus tardives (3).

Pendant la guerre, en 1941, les Allemands y installent la Kommandantur, c’est-à-dire, le poste de commandement de la troupe qui occupe Rixensart (2).

En 1950, l’ancienne commune de Rixensart acquiert les 5 ha longeant les actuelles avenues F. Roosevelt, de Merode et des Pâquerettes et comprenant le ‘château du Héron’ dans lequel elle installe ses services (2).

15453-1794948127
avril 2014 © Monique D’haeyere

8c808-993341523

coll. Jean-Claude Renier

L’aile principale, d’inspiration classique, est un double corps de sept travées érigé en brique peinte sur deux niveaux. Des pilastres montant de fond rythment la façade. Une ample toiture d’ardoise à croupe et coyaux, percée de lucarnes, couronne l’ensemble, au-dessus d’une frise de briques en gouttes sous la corniche. La travée d’entrée est mise en valeur par le riche encadrement en pierre calcaire de la porte d’entrée, de style Louis XV. La porte-fenêtre de l’étage, également encadrée en pierre sous corniche saillante, est protégée d’un garde-corps en ferronnerie. Les baies des autres travées s’ouvrent sous un linteau de briques, en anse de panier et sommé d’une clé en pierre. Des volets protègent les ouvertures du rez-de-chaussée. Une large terrasse bordée d’une balustrade en pierre s’avance au rez-de-chaussée. L’entrée de celle-ci est surveillée par des sphinges, en pierre blanche, reposant sur des piles. Les ailes en retour adoptent un style et des percements très sobres (3).

6abc3-1078934706

coll. Maggy Van Goethem

928e8-2251616805-2

1951 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

3c83c-1768812378

1995/1999 | coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

49094-2662193554

après 1970 | coll. Monique D’haeyere

Une nouvelle aile est inaugurée en 1970. Elle a été ajoutée à la Maison communale de Rixensart pour les besoins de l’administration.

En 1971, la commune ajoute au Parc communal 6 ha acquis le long du sentier des Rossignols et de l’avenue des Sorbiers (2).

604bc-4138093158

juillet 2008 © Eric de Séjournet

32422-2000961784

années 1980 | Vue aérienne du château du Héron, coll. Maggy Van Goethem

40230-680922789

1985 | Château du Héron dessiné par Narcisse Poplemont
coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

5876a-1868216068

1991 | Aquarelle de Guy R. Bertrand © Jean-Claude Renier

e1efa-1835548376

vers 1995 | Photo d’Alex Kouprianoff pour le Syndicat d’Initiative de Rixensart
coll. Imelda De Thaey


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Collège des Bourgmestre et Echevins de Rixensart, A la découverte du Parc communal, Ed. Rencontres asbl, 1997
(3) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart

Maison communale de Genval, de 1913 à 1977

9c079-3627093005

1924/1927 | Deuxième Maison communale de Genval,
située à l’angle de la Place communale et de l’avenue Gevaert
coll. Imelda De Thaey

Construite par l’architecte Campenhout et inaugurée en 1913 (1), l’ancienne Maison communale de Genval est le premier bâtiment de la Place Communale. Selon Bénédicte de Ghellinck et Bruno Merckx, elle fut construite en 1913 par l’architecte E. Herent dans un style éclectique (2).

Sur la photo, la rue du Vallon n’est pas encore percée, observe Imelda De Thaey.

Continuer la lecture de Maison communale de Genval, de 1913 à 1977

Le Gros Chêne de l’avenue Gevaert

Le Gros Chêne de la rue Haute à Genval

vers 1910 | Le Gros Chêne de la rue Haute (avenue Gevaert) à Genval

Ce Chêne habilla pendant plusieurs décades la petite place, située juste avant le croisement des rues Haute (avenue Gevaert), de la Station et de Rixensart.

Continuer la lecture de Le Gros Chêne de l’avenue Gevaert

Ferme du Moulin, rue du Vieux Moulin

Ferme du Moulin Rue du Vieux Moulin coll. Monique D'haeyere

Ferme du Moulin, rue du Vieux Moulin à Rosières, coll. Monique D’haeyere
(à l’avant-plan, la station de pompage au bord de la Lasne)

360B. Rue du Vieux Moulin Rosières 3.2015 © Monique D'haeyere

mars 2015 © Monique D’haeyere

Continuer la lecture de Ferme du Moulin, rue du Vieux Moulin

Vue aérienne de Genval

af3fe-2140984593

1922/1923 | Vue aérienne de Genval, coll. Henri Vranken

Par recoupement, je situerais cette photographie vers les années 1922/1923. En effet, l’église Saint-Pierre se présente sans sa statue (1925). Dans la rue de Rosières, une villa construite juste en 1922-1923 est visible et l’autre n’existait pas encore (sauf emplacement nivelé), mais devant l’être en 1923, commente Henri Vranken.

2438e-1348741651

d9ab8-3689859584

 coll. Monique D’haeyere

Les Petits Choristes de Bourgeois (1)

8cd80-748599873

Les Petits Choristes de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

En 1932, l’abbé Adolphe De Camps (1) demanda à Lucien Demanet (2) de rassembler des jeunes gens du village pour l’animation de la messe dominicale. Il reçut l’aide précieuse de Madame Paul Jacques, née Germaine Cambron (1895-1990), excellente musicienne, pour former des choristes à l’exécution de partitions grégoriennes comme la liturgie l’exigeait à cette époque. Très vite le groupe s’étoffa et excella dans un répertoire d’oeuvres classiques (Mozart, Bach, Haendel, Vittoria, Aichinger, …) (3).

Les choristes sont 25 en 1945 quand ils rejoignent la Manécanterie (4) des Petits Chanteurs à la Croix de Bois fondée par l’abbé Maillet à Boulogne Billancourt (…). A leur début, un certain antagonisme leur est témoigné par les chanteurs traditionnels du jubé. Ceux-ci, cependant, continuent, en semaine, à interpréter les hymnes grégoriens avec un zeste d’accent du terroir qui rassure les anciens (5).

En 1947, les Petits Choristes de Bourgeois obtinrent au Conservatoire de Bruxelles le Prix César Franck.

Officiellement reconnue, la chorale participa à des concerts chorals à Paris (1947), à Rome (1949) et à Cologne (1953) (3).

Ils sont 50 qui chantent à Rome en avril 1949 (5). Dans la Ville Eternelle, la chorale chanta devant le Pape Pie XII, le célèbre Ave Verum de Mozart lors d’un rassemblement d’environ 3000 petits chanteurs à la Croix de Bois du monde entier (3).


(1) L’abbé Adolphe De Camps naquit à Anderlecht le 31 mai 1879, fils de François De Camps, docteur en médecine, et de Céline Clément de Cléty. Successivement professeur à l’institut Saint-Louis, à Bruxelles, curé de Piétrebais, il fut désigné le 7 mai 1924 curé de Bourgeois par Son Eminence le cardinal Désiré-Joseph Mercier. D’une nature ascétique et humble, il s’attela à l’achèvement de son église, décidé par son prédécesseur. Son état de santé l’obligea à demander, le 3 novembre 1935, à être déchargé de sa mission. Retiré dans sa famille à Herent, il fut emmené en captivité comme prisonnier politique pendant la guerre de 1940-45. Il décéda à Herent (Louvain) le 4 avril 1962 (8).
(2) Lucien Demanet (1914-1982) fut le fondateur des choristes du Bourgeois en 1932 (5). Personnalité estimée de ses concitoyens, il fut conseiller communal et échevin (7).
(3) DELBRASSINNE Jean-Pierre, Si Bourgeois m’était conté, pp. 19 et 20, 2004
(4) Manécanterie : école paroissiale formant des enfants au chant religieux et au service de l’autel
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

 

1fc94-3247108666-2

1957 | Vitrail Saint-Grégoire le Grand et les petits chantres
Jean Slagmuylder fecit
coll. Vivien de Walque (7)

rixensart,bourgeois,églises,saint françois-xavier
avril 2014 © Monique D’haeyere

A l’occasion du 25ème anniversaire de la création de la chorale, un vitrail fut offert en 1957 par les ‘Choristes de Bourgeois’ et leur fondateur Lucien Demanet. Dans le transept, à droite, se trouve ce vitrail, oeuvre de Jean Slagmuylder (6). Saint-Grégoire le Grand et les petits chantres y sont représentés. Ce saint fut pape de 590 à 604. On lui doit la liturgie de la messe et le chant grégorien (7).

407cd-3476719188

coll. Jean-Louis Lebrun

En 1982, la chorale est invitée à chanter une messe polyphonique à quatre voix mixtes en français sur les ondes télévisées de la RTBF. C’est la dernière grande exécution accompagnée à l’orgue par Lucien Demanet. Celui-ci mourra quelques mois plus tard (3).

avant 1982 Chorale de Bourgeois coll. Philippe Sterckx

coll. Philippe Sterckx


(6) Jean Slagmuylder, dessinateur et peintre verrier, °1901, † Laeken 12 février 1968
(7) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart, p. 28, 1977
(8) La réputation grandissante de Lucien Demanet le mena à participer à de nombreux concours organisés au Conservatoire de Bruxelles où il obtint plusieurs prix d’Honneur. Un prix de direction lui fut décerné avec ‘Grande Distinction’ (3). Il fut également conseiller communal et échevin à Rixensart (6).

Les Petits Choristes de Bourgeois (2)

1982 Cinquantenaire de la Chorale de Bourgeois coll. Philippe Sterckx 0

1982 | Cinquantenaire de la chorale ‘Les Petits Choristes de Bourgeois’, coll. Philippe Sterckx

1982 Cinquantenaire de la Chorale de Bourgeois coll. Philippe Sterckx 2

1982 | Cinquantenaire de la chorale ‘Les Petits Choristes de Bourgeois’, coll. Philippe Sterckx

1982 Cinquantenaire de la Chorale de Bourgeois coll. Philippe Sterckx 1

1982 | Cinquantenaire de la chorale ‘Les Petits Choristes de Bourgeois’, coll. Philippe Sterckx

1982 Cinquantenaire de la Chorale de Bourgeois coll. Philippe Sterckx 3

1982 | A l’occasion du cinquantenaire de la chorale ‘Les Petits Choristes de Bourgeois’, un Hêtre pourpre fut planté place Cardinal Mercier à Bourgeois.
coll. Philippe Sterckx

19920927 Soixantième anniversaire de la Chorale de Bourgeois coll. Philippe Sterckx 2

27 septembre 1992 | La chorale  ‘Les Petits Choristes de Bourgeois’ fêta ses 60 d’existence … (1), coll. Philippe Sterckx

 … et devint en 1992 la plus ancienne association culturelle de la commune. Par la suite, ‘Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois’ devinrent la ‘Chorale Saint François-Xavier de Bourgeois’ (2).

19920927 Soixantième anniversaire de la Chorale de Bourgeois coll. Philippe Sterckx 3

1992 | coll. Philippe Sterckx

juin 2011 © Monique D’haeyere

Cet Hêtre pourpre fut officiellement reconnu ‘Arbre Remarquable’ pour son intérêt ‘folklorique/religieux’ (Moniteur Belge du 22 février 2013). En 1997 il mesurait en hauteur 9 m et 73 cm de circonférence


→ ARBORESCENCE | Hêtre pourpre de la Place de Bourgeois
→ RÉTRO RIXENSART | L’histoire des Petits Choristes de Bourgeois


(1) photo prise Place Cardinal Mercier devant l’Hêtre pourpre, qui y fut planté en 1982 à l’occasion du cinquantenaire de la chorale
(2) DELBRASSINNE Jean-Pierre, Si Bourgeois m’était conté, pp. 19 et 20, 2004