Notre-Dame des Anges : couvent, pensionnat, école

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Vue générale du couvent et pensionnat des Soeurs Franciscaines de Notre-Dame des Anges à Genval (Mahiermont), coll. Universiteitsbibliotheek Gent

Ce couvent fut construit par Mr. Degallaix, entrepreneur à Genval.

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1919 | Cour de récréation, côté des classes, coll. Francis Broche & Monique D’haeeyre
vers 1933 | Vue générale, coll. Imelda De Thaey
2011 © Francis Broche

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1920 | Vue sur l’ancienne église Saint-Sixte depuis la cour de récréation
Récréation dans la prairie, coll. Bernard Bourgois et Imelda De Thaey

Bernard Bourgois fait observer que durant la récréation les grands enfants étaient séparés des petits, les garçons des filles également. Quant au rôle du mouton, cela demeure un mystère …

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Classe de l’Ecole Notre-Dame des Anges, coll. Imelda De Thaey

Cette classe est prête à recevoir ses nouveaux élèves. Ils se retrouveront trois par banc. Au centre, éclairé par une suspension, le pupitre de l’enseignant. Pour marquer son autorité, une clochette à sa droite. Les deux tableaux sont encore fermés et ne dévoileront leur message que le 2 (septembre?), comme indiqué sur l’éphéméride. Au-dessus de chaque tableau, une carte de la Belgique et ses ‘Régions naturelles’, et une carte du Brabant. Les références religieuses sont doubles : le crucifix et le Sacré-Coeur sur l’autel orné de fleurs.

Chapelle Notre-Dame-des-Anges

La chapelle

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1910 | Jardins du Couvent de Genval, coll. Francis Broche
Solitude Saint-Joseph, coll. Francis Broche
2011 © Francis Broche

Réfectoire Notre-Dame-des-Anges

Réfectoire, coll. Francis Broche

Pavillon du Sacré-Coeur, coll. Francis Broche et Cercle d’Histoire de Rixensart

Rue Jean-Baptiste Stouffs Notre-Dame des Anges coll. Monique D'haeyere

Rue Jean-Baptiste Stouffs à Genval, coll. Monique D’haeyere

Le Chalet, halte voyageurs et théologique

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1910/1919 | Café du Chalet, coll. Jean-Claude Renier

Situé en face de la gare de Rixensart et à hauteur de l’arrêt de la ligne vicinale Waterloo-Wavre, le Café du Chalet fut tenu par la famille Pierrard. Notez le numéro de téléphone du café du Chalet : le 32 !

 

ca 1910 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2014 © Monique D’haeyere

En 1913-1914, le fonctionnement du téléphone public (ndlr. géré par ‘The Antwerp Telephone and Electrical Works’) fut perturbé à Rixensart. Celui-ci fut transféré au café du Chalet et accessible de 7 h à 21 h (1).

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avant 1923 | Café du Chalet, coll. Jean-Claude Renier

Sur la façade du café apparaît ‘Restaurant’. Le numéro de téléphone ’32’ est précédé de ‘Genval’.

 

1932 | coll. Francis Broche

Le 2 octobre 1932, le premier tram électrique arriva à Rixensart. Le propriétaire du restaurant-café Le Chalet pouvait à nouveau, après 34 ans, pendre son linge dehors et faire nettoyer sa façade. Bien sûr, au début, les motrices utilisées n’étaient que des ‘Braine-le-Comte’ à 2 essieux tirant d’anciennes remorques-vapeur reconstruites et munies de freins, écrit Paul Stevens (2).

Dans son livre ‘Souvenirs de mes Cartes Postales’ (3), Robert Delbrassinne indique que Joseph Pierrard pose ‘en maître d’hôtel’ et qu’à hauteur de la porte d’entrée, il y a un ‘comique au chapeau en papier’. Il souligne également la présence d’un pèse-personne.

Quant au véhicule il est immatriculé en Belgique. Les chiffres rouges 170.161 sur fond blanc indiquent que cette automobile a été immatriculée après 1929 (4).

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coll. Francis Broche

Le Café restaurant du Chalet présente dorénavant une importante extension et une terrasse couverte. Son nouveau statut d’hôtel s’exhibe fièrement en façade.

 

coll. Francis Broche ↔ 2011 © Monique D’haeyere

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Croisement de deux trams devant Le Chalet à hauteur de la gare de Rixensart, coll. Monique D’haeyere

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avril 1998 © Francis Broche

Situé en face de la gare de Rixensart, ce bâtiment quasi centenaire abrite une taverne qui a su garder son nom d’origine : ‘Le Chalet’.

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11 janvier 2006 | Le Chalet, coll. Francis Broche

Quasi centenaire, Le Chalet fut ravagé le mercredi 11 janvier 2006 par un incendie ‘d’origine accidentelle’, précise La Dernière Heure du 13 janvier 2006. Le feu a pris dans la buanderie, à côté du séchoir et de la machine à laver.

Vingt mois plus tard, le Café théologique de Rixensart redémarre sur les chapeaux de roues le 11 septembre 2007 en retrouvant ses ‘locaux’ du Chalet, annonce La Libre Belgique le 4 septembre 2007. L’objectif de cette initiative protestante est de lancer un débat fructueux autour d’un invité sur un thème religieux mais pas exclusivement. Et cela avec des invités protestants mais aussi d’autres bords religieux. Comme le précise son responsable Philippe Romain « chacun est bienvenu et la diversité des horizons enrichit l’échange. Le café théologique, c’est autant un lieu de convivialité que de questionnement et de recherche de sens. La parole circule librement au départ des participants et entre eux tout en profitant des compétences et des expériences de l’invité ».

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avril 2010 © Monique D’haeyere

En 2015, Le Chalet fut mis en vente. Selon la tenancière, il y avait des amateurs pour la reprise de la taverne, mais personne ne se décida (5).


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) STEVENS Paul, Quand le tram vicinal passait à Rixensart, in Bulletin trimestriel du Cercle d’Histoire locale Genval–Rixensart-Rosières, n° 30, 2ème trimestre 1997
(3) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Plaque_d’immatriculation_belge
(5) Rixensart en images

 

Tram W, arrêt ‘Gare de Rixensart’

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Arrêt du tram à hauteur du Café du Chalet, près de la gare de Rixensart, coll Monique D’haeyere

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1962 | Rue de la Gare à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Cette photo de Robert Temmerman montre le croisement de deux trams devant le Café du Chalet près de la gare de Rixensart. A gauche, les voyageurs pour Wavre montent dans la motrice type S. Sur l’autre voie, une motrice ‘Braine-le-Comte’ en provenance de la sucrerie Naveau à Wavre est prête à transporter un wagon de pulpe et un fourgon en direction de Lasne. Cette pulpe était destinée à nourrir les bestiaux.

Derrière la voiture (2), on remarque la vitrine du magasin ‘Vins et liqueurs’ tenu par les époux Couvreur. On y vendait aussi du tabac et lorsque je rentrais dans ce magasin avec mes parents, je respirais une agréable odeur qui était un mélange d’alcool, de bois et de tabac, se souvient Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart.

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1963 | Arrêt du tram à hauteur de la gare de Rixensart, coll Francis Broche

Cette photo de l’arrivée du tram W devant la gare de Rixensart est extraite du film amateur réalisé par Alan Snowden (1) en 1963. Il retrace l’histoire du tramway de la ligne vicinale W au départ de Bruxelles passant par Waterloo ainsi que Braine-l’Alleud en direction de Wavre.

Découvrez ces images exceptionnelles, repérées par Francis Broche sur You Tube, du tram W traversant Bourgeois et Rixensart : chaussée de Lasne, parcours le long de la Voie du Tram, arrivée au Quai du Tram, passage devant l’hôtel du Centre, avenues de Merode et Marchal, passage au-dessus de la ligne du chemin de fer, arrivée à la gare de Rixensart, départ vers Wavre en longeant la ligne Bruxelles-Luxembourg.

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avril 2014 © Monique D’haeyere


(1) SNOWDEN Alan, Travels by tram through Belgium, 1963
(2) Taxi Mario

Villa Hermel, rue Neuve

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début XXe siècle | Villa Hermel, sise dans l’actuelle avenue des Combattants à Genval, coll. Monique D’haeyere

début XXe siècle | coll. Philippe Godin ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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rue Neuve, puis rue de la Station coll. Monique D’haeyere ↔ 2011 © Monique D’haeyere

Château de Rixensart, stage photo 1974

Château de Rixensart 23 mars 1974 © Jean-Claude Renier

23 mars 1974 © Jean-Claude Renier

Ces photos n/b des jardins et parterres du parc du Château de Rixensart ont été prises à l’occasion d’un stage photo effectué en 1974 à la Maison des Jeunes de Rixensart, se souvient Jean-Claude Renier.

23 mars 1974 © Jean-Claude Renier

juillet 2014 © Monique D’haeyere

Place Jack Jefferys, la partie la plus ancienne du village

La partie la plus ancienne du village de Rixensart se situe à hauteur de l’actuelle place Jack Jefferys. En effet, comme que nous le montre Ferraris, au 18ème siècle, l’habitat à Rixensart, était groupé autour de l’actuelle place Jefferys dans les rues de l’Institut, de l’Eglise, du Patch et en partie de la Gare et Boisacq (1).

Précédemment, ce lieu se nommait la Place (1639), la Belle Place, la Grand-Place, devenue le Try du Marchau (2), la place du Maréchal (1878) et ensuite place Communale, la maison commune se situant au n° 7 de la rue de l’Eglise. En 1962, elle devient la place Jack Jefferys (3).

Jack Jefferys naquit à Ixelles le 21 août 1896, et décéda en 1961. De père anglais et de mère hollandaise, il opta pour la Belgique en 1913. Il fit la guerre de 1914-1918 dans l’armée belge. Aquarelliste jusqu’en 1944, il se consacra ensuite exclusivement à la céramique (4). Il habita de 1940 à 1961 au n° 2B de la rue de l’Eglise et fit partie de l’Armée Secrète, sous l’autorité de James Thiriar, responsable de la section de Rixensart (5).

Vous détenez d’anciennes photographies permettant de compléter cette notice ? Merci de les partager sur Rétro Rixensart > eric.de.sejournet@gmail.com.

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septembre 2012 © Monique D’haeyere


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Un try, en wallon, est une terre non cultivée pendant une période plus ou moins longue, ou un espace libre, une placette où se joignent trois chemins. Le mot tri viendrait du francisque ‘thrinska’ et du moyen néerlandais ‘driesch’. Le marchau est le maréchal ferrant » (3)
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(4) GEERT Robert, Jack Jefferys, Monographies de l’art belge, Bruxelles 1959
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Castellum Rixensart

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début XVIIIe | Castellum Rixensart, Jacques Harrewyn fecit (1)

Spécialisé dans la gravure de cartes, plans et vues remarquables de Bruxelles et des Pays-Bas espagnols, le bruxellois Jacques Harrewyn (1660-1727) réalisa cette gravure sur cuivre du Château de Rixensart.

Observez … le toit du donjon médiéval, tout comme celui de la tour-porche, apparaît en ruine, suite aux incendies qui ont ravagé le château en 1668 et 1678 (2). En effet, les troupes françaises incendièrent en 1678 le château dans le cadre des opérations de prestige menées par le Roi Soleil, Louis XIV. Philippe-Charles Spinola répara les ruines du château en respectant le plan de son père Philippe-Hippolyte (3).

A gauche sur la gravure, les armes des Spinola : D’or, à la fasce échiquetée d’argent et de gueules de trois tires, accompagnée en chef d’une épine en forme de fleur-de-lis de gueules, fichée dans la fasce (4).

Château de Rixensart 21.03.2013 © Monique D'haeyere 2

mars 2013 © Monique D’haeyere

Crayon généalogique de la famille Spinola (5)

Annibal Spinola x N. Leoporto

dont

Dom Gaston Spinola, chevalier de l’Ordre de Saint-Jacques, gouverneur du duché de Limbourg, obtint le 17 avril 1603 des archiducs Albert et Isabelle érection en comté de la seigneurie artésienne de Brouay et concession de ce titre (transmissible par ordre de primogéniture)(4), x (Bruxelles le 26 juin 1586) Marie de Renty, dame d’Embry, Brouay, Curlu, Haffringhes, Waudringhem (fille d’Oudart x Marie de Recourt dite Licques)

dont

Bertin-Oudart Spinola, chevalier, comte de Brouay, seigneur d’Embry, Curlu, Affringues, Vaudringhem, la Motte d’André, x Claire de Ligne d’Aremberg

dont

Philippe-Hippolyte-Charles Spinola, comte de Brouay, seigneur d’Embry, Curlu, Affringues, Vaudringhem, la Motte d’André, gouverneur de Lille, Douai, Orchies, chevalier de la Toison d’Or, x (2 avril 1646) Françoise-Conrardine de Gavre (fille de Pierre-Ernest, comte de Frezin et d’Elisabeth-Catherine de la Marck)

Castellum Rixensart Atlas Ferraris Rixensart 1777 (1)

XVIIIe siècle | Château de Rixensart, Ferraris fecit


→ OBJECTIF RIXENSART | Château de Rixensart


(1) LE ROY, Jakob, Groot Wereldlyk Tooneel des Hertogdoms van Braband
(2) ZECCHINON Alessandra, Le Château de Rixensart. Histoire et architecture, mémoire de licence, U.C.L. Louvain-la-Neuve, 1990
(3) SYNDICAT D’INITIATIVE DE RIXENSART, Rixensart et la Vallée de la Lasne, 1973
(4) RIETSTAP J.B., Armorial Général, tome II p 812 – Gouda 1887 + Paul JANSSENS et Luc DUERLOO, Armorial de la Noblesse belge, Crédit Communal, Bruxelles 1992
(5) L.J.P.C.D.S., Quartiers généalogiques des familles nobles des Pays-Bas, Cologne, 1776 + Justin de PAS, Notes pour servir à la Statistique Féodale dans l’étendue de l’ancien Bailliage et de l’Arrondissement actuel de Saint-Omer, éd. Mémoires de la Société des Antiquaires de la Morinie, tome XXXIII, Saint-Omer, 1921-1924

La ‘station’ de Rixensart, le long du Wawa

1931 L'Ange Eternel coll. Jean-Louis Lebrun

1931 | Vue depuis le Sentier Lambermont vers la rue de la Reine (Bourgeois), coll. Jean-Louis Lebrun 

Au coin de la rue de la Bassette et de l’ancienne voie du tram, devenue sentier, est situé ce que les gens du coin appellent ‘L’Ange de l’Eternel’. Vers 1925, une ancienne maison de la rue est achetée et transformée (1).

1931 coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 2018 © Eric de Séjournet

1950 Rue de la Bassette Château de la Délivrance L'Ange Eternel coll. CHR

1950 | Château de la Délivrance, rue de la Bassette 16 à Bourgeois.
A droite, on distingue les rails de la ligne vicinale.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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1950 | Château de la Délivrance (côté jardin), coll. Jean-Claude Renier
2008 | Vue depuis le chemin de la Voie du Tram © Eric de Séjournet
2019 | Vue depuis la rue de la Bassette © Monique D’haeyere

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L’entrée de l’Ange de l’Eternel, sise rue de la Bassette n° 11, le long de la ligne vicinale à Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 1950 coll. Jean-Claude Renier

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1938 coll. Jean-Louis Lebrun → coll. Francis Broche → 1989 © Jean-Claude Renier → 2009 © Monique D’haeyere

La communauté, nommée ‘Les Amis de l’Homme’ (2), d’origine suisse et fondée par M. Freytag, n’est associée à aucune autre église. Elle se réfère à la Bible et prône l’harmonie spirituelle, morale et physique de l’humanité (3). Le voisinage loue la serviabilité des membres de la communauté et bénéficie de son potager qui est un modèle du genre (4).

coll. Jean-Claude Renier → coll. Jean-Louis Lebrun

Le groupe statufié, en face de la villa, représente l’homme en harmonie avec les animaux d’après une prophétie d’Isaïe (5).

Panorama à partir du Sentier Lambermont, coll. Jean-Claude Renier

Station de Rixensart éd. Oeuvre philantropique Les Amis de l'Homme

‘La station de Rixensart’ (6), éd. Oeuvres philanthropiques Les Amis de l’Homme

années ’60 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2018 © Eric de Séjournet
A gauche la ligne vicinale, qui devint le chemin de la Voie du Tram

Château de la Délivrance vue depuis le sentier Denis coll PR copie

années ’60 | Vue depuis le sentier Denis 


→ OBJECTIF RIXENSART | Chemin de la Voie du Tram


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) VERNETTE Jean & MONCELON Claire, Dictionnaire des groupes religieux aujourd’hui – Religions, églises, sectes, nouveaux mouvements religieux, mouvements spiritualistes, Paris, Presses universitaires de France, 2001
(3) WIKIPEDIA | Amis de l’Homme
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) Ibid.
(6)  lire « une station d’essai pour établir le royaume de Dieu sur la terre » 

Bourgeois, naissance d’une paroisse

181129 Première église de Bourgeois coll Vivien de Walque (1)

début XXe siècle | Eglise Saint-François-Xavier à Bourgeois, coll. Vivien de Walque

Ravissante et pittoresque, la place du Bourgeois doit son charme aux arbres dont elle est plantée sur toute sa surface. Sous les ombrages, l’instituteur a lâché ses clampins (1).

A la requête des habitants de Bourgeois, la construction de la ‘chapelle-annexe’ de Bourgeois fut décidée en 1875 (…). Le 29 novembre 1875, le Conseil communal décide de demander à l’autorité supérieure la permission de donner à la Fabrique d’église de Rixensart une parcelle de 20 ares à prendre sur la place publique de Bourgeois qui s’appelait à l’époque : place Saint-Roch. Cette autorisation ne fut accordée, le 18 juin 1876, que pour la superficie strictement nécessaire, soit 4 ares environ. Pendant la construction de l’église, des offices religieux furent célébrés dans le bâtiments de l’école de Bourgeois (…). La paroisse fut érigée en succursale le 3 mars 1877 par les autorités civiles. Par mandement du 17 mars, le cardinal Dechamps, archevêque de Malines, érige la nouvelle paroisse sous le vocable de Saint-François-Xavier (2).

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La Place, aujourd’hui place Cardinal Mercier, coll. Jean-Claude Renier

La nouvelle église paroissiale se dresse sur un espace triangulaire appelé autrefois place Saint-Roch. Le sanctuaire est dédié à saint François-Xavier, patron de Mgr de Merode dont la famille contribua financièrement à la réalisation de ce projet (3).

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Bourgeois-lez-Rixensart, coll. Jean-Claude Renier
(cette carte postale a circulé durant la Première Guerre mondiale)

1903/1908 | coll. Imelda De Thaey et Jean-Claude Renier

L’église Saint-François-Xavier était cachée dans les frondaisons de très grands arbres dont le nombre et la hauteur lui donnaient le même charme que celui dégagé actuellement par la place d’Ohain (4).

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avant 1925 | Place de Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

La première grande transformation de l’église Saint-François-Xavier date de 1925. C’est à cette époque que la nef fut allongée d’une dizaine de mètres et que la tour fut construite (5).

Place Cardinal Mercier 4.2013 © Monique D'haeyere

avril 2013 | Place Cardinal Mercier © Monique D’haeyere


(1) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(2) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart, 1977
(3) Cercle d’Histoire de Rixensart
(4) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart, 1977
(5) Ibid.

Bois du Calvaire, vue sur le château

969. Vue sur le bois du Calvaire c JCR

1915/1921 | Vue sur le Bois du Calvaire
(à droite, le photographe se met en scène)
coll. Jean-Claude Renier

Le Bois du Calvaire se situe à l’Est de l’avenue Royale, entre les drèves des Etangs et du Calvaire. Depuis ce bois, le château de Rixensart se dévoile au gré des saisons.

Aux alentours du château de Rixensart, le pays est charmant, avec ses profonds ombrages et ses coteaux aux flancs escarpés, Ne manquez pas d’explorer, notamment, le beau bois qui s’étend à l’est du village. Les coins pittoresques y abondent. C’est le bois de Rixensart, lit-on en juillet 1905 dans le Bulletin officiel du Touring Club de Belgique.

mars 2013 © Monique D’haeyere + mars 2014 © Christine Blavier

1340. Bois du Calvaire

1923 | Bois du Calvaire

A voir ces imposantes futaies, on sent qu’elles ne sont pas livrées à une main inexperte, ni à un homme d’affaires, soucieux uniquement de ‘faire de l’argent’. Les maîtres du domaine ont compris qu’ils peuvent concilier le soin de leurs intérêts avec la préoccupation de garder intacte la beauté de cette antique forêt seigneuriale. On voit qu’ils ont l’amour d’une nature plantureuse, où le pittoresque s’allie au grandiose. Et quel plaisir doit être le leur, lorsqu’ils cheminent à travers ces solitudes forestières, d’y rencontrer le paisible touriste, admis, grâce à leur obligeance, à contempler ces beaux paysages sylvestres ! (1)

1915/1921 ↔ 2012 © Monique D’haeyere

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vers 1949 | Vue sur le château de Rixensart depuis la Drève du Calvaire, coll. Jean-Claude Renier

vers 1950 ↔ 2018 © Annick Dedobbeleer

Ces prises de vue ont été réalisée depuis une trouée dans les bois de Rixensart au lieu-dit ‘carrefour de l’Etoile’. A cet endroit, plusieurs sentiers se rejoignent et forment entre les chapelles du Calvaire et Sainte-Anne un dessin caractéristique, comme le démontrent les cartes de Ferraris, datant de 1777, ainsi que celle éditée par Philippe-Christian Popp entre 1842 et 1879.

Château de Rixensart vu depuis la Drève du Calvaire avril 1947 coll Eric de Séjournet (1)

avril 1947 | Château de Rixensart photographié depuis le bois du Calvaire.
En contre-bas, la courbe de l’avenue Royale et de la rue de l’Eglise.
coll. Eric de Séjournet

1947 ↔ 2011 © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | Bois du Calvaire


(1) Bulletin officiel du Touring Club de Belgique, juillet 1905

 

Rue Haute, direction Quai du Tram

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début XXe siècle | La rue Haute à Bourgeois est en travaux © Elisabeth Taburiaux 

A gauche, une fontaine publique. Au centre, l’habitation d’Edouard Taburiaux et Joséphine Desteinbachberick, tous deux enseignants à l’école publique de Bourgeois.

 

début XXe siècle ↔ 2014 © Monique D’haeyere

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Entrée du Bourgeois, coll. Francis Broche

Rue Haute 1923 coll. Jean-Louis Lebrun

1923 | Rue Haute, direction Quai du Tram, coll. Jean-Louis Lebrun

86. Rue Haute à Rixensart - Le Bourgeois Collection Michel Nauwelaers

début années ’60 | Rue Haute … bétonnée, coll. Michel Nauwelaers

En remontant la rue Haute, à gauche au n° 112 … le club de tennis Parival, qui fut créé en 1951, en association entre RIT et les Papeteries de Genval. Cet acronyme, Parival, est facile à reconstituer : PApeteries, RIt et GenVAL (1).

Au n° 33, – la boulangerie Ernaelsteen actuelle, était installé le maréchal-ferrant ‘Gustave el Marchau’. Ce haut lieu du fer et du feu faisait l’admiration des enfants, écrit Paul Buffin. A côté de la boulangerie, au n° 35, résidait depuis la fin des années trente, le peintre Van Den Eeckhoudt (1875-1945). Influencé par le fauvisme, son style était très monumental. Il peignit de nombreux portraits dont certains sont conservés au Musée d’Art Moderne à Bruxelles (2).


→ RÉTRO RIXENSART | Rue Haute
→ RÉTRO RIXENSART |Rue Haute, direction Merode


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.

Rue Haute, direction Merode

Rue Haute Bourgeois Phototypie 9 rue de Chambéry Bruxelles coll. Jean-Louis Lebrun

1913/1920 | Rue Haute à hauteur du Quai du Tram (à gauche), coll. Jean-Louis Lebrun

Initialement, chemin du Glain, ensuite rue Longue (1883), et ‘el Rèwe’ (la rue en wallon), l’artère devint la rue Haute (1).

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1913 | Rue Haute à Bourgeois, coll. Monique D’haeyere

1913 ↔ 2014 © Monique D’haeyere

1919 Un groupe de villas Bourgeois rue Haute coll. Jean-Louis Lebrun

1919 | coll. Jean-Louis Lebrun

Au bout de la rue Haute, la Maison Van Luppen-Broymans marque le paysage.

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1922 | La rue Haute et ses pavés, coll. Jean-Claude Renier

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1925 | coll. Francis Broche

1925 ↔ 2014 © Christian Petit

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1926 | coll. Serge Watté  

Venant du Quai du Tram au Bourgeois, la rue Haute se prolonge jusqu’à l’avenue de Merode. Au bout, on aperçoit le Café du Coin (anciennement Maison Van Luppen-Broymans)

A gauche sur la photo, la villa ‘La Taupinière’ (2), sise au n° 19. A l’époque, il y avait une petite chapelle (à gauche de la personne qui se trouve au milieu de la photo), explique Serge Watté.

1950 Rue Haute Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

avant 1950 | coll. Jean-Louis Lebrun

Dernière photo des pavés de la rue Haute.

Rue Haute Bourgeois B coll. Jean-Louis Lebrun

vers 1950 | La rue Haute … bétonnée, coll. Jean-Louis Lebrun

180723 Course cycliste le 23 juiillet 1950 à l'entrée du Bourgeois rue Haute Collection Cercle d'Histoire de Rixensart

23 juillet 1950 | Une course cycliste passe rue Haute (Bourgeois), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Selon le CLEP (3), le Guidon Rixensartois avait organisé le 5 juillet 1950 une course cycliste pour débutants. A gauche, le salon de coiffure pour hommes Herent, sis rue Haute 7 à Rixensart, signale un lecteur, habitant rue Haute.

1950 ↔ 2014 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Rue Haute
→ RÉTRO RIXENSART
| Rue Haute, direction Quai du Tram


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, p.129, 1996
(2) actuellement, la villa ‘Les Abeilles’
(3) CLEP – Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire 1938-1988

Villa Adrienne, un coin de la Bruyère

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1914 | Villa Adrienne, sise à l’angle de la rue du Tilleul (à gauche) et de l’avenue du Bosquet à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart (CHR)

« Elle appartint avant-guerre à la famille Windal et fut la maison familiale de mon oncle Emile Windal (1911-1998), depuis son mariage et durant toute sa carrière. Il fut le dernier bourgmestre de Genval (1) avant la fusion des communes. J’ai connu dans ma jeunesse de superbes moments dans cette maison avec mes cousins et cousines et pour de nombreuses fêtes familiales », raconte Philippe Jacquet. « Je garde de lui l’image d’un homme intelligent et extrêmement cultivé. C’était aussi un bon vivant qui ne comptait que des amis. Il aimait beaucoup sa commune et ses habitants » (1). ll fit une carrière exceptionnelle au barreau de Nivelles et occupa les fonctions de bâtonnier à deux reprises, de 62 à 64 et de 68 à 70 (2).

vers 1920 | Villa Adrienne, coll. CHR ↔ mars 2015 © Monique D’haeyere

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vers 1920 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart (CHR)


(1) Vers l’Avenir, Emile Windal, dernier maïeur de Genval, avait aussi été élu deux fois bâtonnier, 31 janvier1998
(2) Ibid.

La grange-église de Froidmont, dédiée à Saint-Etienne

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1974 | Entrée de la Ferme de Froidmont © Jean-Claude Renier

Sur l’ancienne porte de la ferme, un écriteau prévient : « Défense de circuler sur les chantiers sous peine d’amende », marquant un moment crucial de l’histoire de ce lieu : sa transformation et sa rénovation.

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juillet 2015 © Monique D’haeyere

avant 1976 Renovation de la grange de la Ferme de Froidmont © Maurice Goethals 1

avant 1976 | Ferme de Froidmont, avant la transformation de la grange © Maurice Goethals

Le 24 décembre 1972, les familles Demeure et Dubost, ayant décidé de lotir les terres cultivées par les fermiers de Froidmont, firent donation de la ferme à la fabrique d’église de la nouvelle paroisse St-Étienne (1).

On en parlait depuis 1965, mais c’est le 17 octobre 1966 que la nouvelle éclata au Conseil paroissial de Sainte-Croix : M. l’abbé Jacques Hemeleers, vicaire à Notre-Dame du Sacré-Cœur à Etterbeek, était nommé chapelain de la paroisse en création. Grâce à l’amabilité de M. et Mme Delacroix, le chapelain put dire la messe dans un petit local, le ‘garage’ de la rue Albert Ier (ndlr. actuellement dénommée rue du Monastère). Tout aussitôt, deux autres endroits sont ouverts à la célébration eucharistique : le salon de M. et Mme Dechamps, avenue de Merode et celui de M. et Mme Leloup, rue de l’Augette. Le 7 octobre 1967, la nouvelle chapelle provisoire en bois avenue Françoise (ndlr. au n° 9)(2) est inaugurée solennellement par Mgr Lagasse, vicaire général (1).

Eglise Saint-Etienne Abbé Hemeleers et projet architecture Kroll coll Maurice Goethals 7413

L’Abbé Jacques Hemeleers pose devant projet de l’architecte Lucien Kroll
avant 1976 © Maurice Goethals

Le chapelain, devenu entretemps curé à part entière, envisagea avec le bureau paroissial de créer un centre religieux à Froidmont, en association avec la communauté des Dominicains de la Sarte à Huy. L’architecte, M. Lucien Kroll, réalisa un projet pour transformer la grange en église (3), dont le budget fut approuvé par le Conseil Communal. Dans la foulée, le Conseil de la Fabrique d’église de St-Étienne fut créé le 19 novembre 1970. De 1971 à 1972, trois côtés de la ferme de Froidmont furent aménagés pour abriter une communauté chrétienne formée de religieux dominicains, de couples et du curé de la paroisse (1).

avant 1976 Renovation de la grange de la Ferme de Froidmont © Maurice Goethals 3

1976 © Maurice Goethals

1976 © Maurice Goethals

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1976 | Diaporama de l’extérieur de la nouvelle église Saint-Etienne © Maurice Goethals

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1976 | Diaporama de l’intérieur de la nouvelle église Saint-Etienne © Maurice Goethals

Ce fut un rêve qui devint une idée, une idée qui devint un projet, un projet qui se réalisa, écrivit André Cordy, Président du Conseil de Fabrique (4).


(1) UNITÉ PASTORALE SAINT-ETIENNE, Froidmont, naissance d’une paroisse
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, p.60, 1996
(3) Son acoustique, très étudiée et sa disposition intérieure permettent des représentations théâtrales et des concerts de haute qualité (2)
(4) CORDY André, Naissance d’une paroisse, in Venez à Froidmont … Trente ans déjà, Louvain-la-Neuve

Comte Félix de Merode, appel au peuple

Comte Félix de Merode, coll. Monique D’haeyere et coll. Paul Gilson

Félix de Merode naquit le 13 avril 1791 à Maastricht, deuxième fils de Charles-Guillaume et de Marie d’Ongnies de Mastaing. Il passa ses premières années en Allemagne avant de rentrer avec sa famille à Bruxelles en 1800. A l’âge de 18 ans, il épousa Rosalie de Grammont (1792-1823), nièce du marquis de La Fayette. Après le décès de son épouse qui, ‘repose en terre de France’, il s’intéressa davantage aux questions religieuses et politiques de son époque. C’est ainsi qu’en 1828 il signa, avec son père et son frère Henri, la pétition des catholiques et libéraux belges qui réclamèrent les libertés d’enseignement et de presse. En 1829, il commença à collaborer au journal le ‘Catholique des Pays-Bas’ (…) et défendit le catholicisme et la liberté face au régime absolutiste de Guillaume Ier. En 1830, il est rappelé à Bruxelles, lors du décès de son père et ce retour va lui permettre de vivre les événements de la Révolution belge (1).

Le gouvernement provisoire belge de 1830, par Charles Picqué Source L’Illustration nationale, 1880

Gravure reproduisant un tableau du Gouvernement provisoire de Belgique,
d’après le tableau réalisé en 1830 par Charles Picqué (2)

Le 24 septembre 1830, le comte Félix de Merode, Sylvain Vandeweyer et Alex. Gendebien, membres composant le Gouvernement provisoire, lancent l’Appel au PeupleAux armes ! Braves Belges. Les Hollandais ont osé attaquer Bruxelles : le peuple les a écrasés. De nouvelles troupes peuvent tenter une seconde attaque. Nous vous conjurons, au nom de la Patrie, de l’honneur et de la Liberté de voler au secours des Braves Bruxellois.

Comte Félix de Merode lithographie par Charles Baugniet

Comte Félix de Merode, Ministre d’Etat, membre de la Chambre des Représentants, lithographie par Charles Baugniet

En 1831, il épousa en seconde noces Philippine de Grammont, soeur de sa première épouse, fille de Théodule, marquis de Grammont, et de Rosalie de Noailles (3).

Félix de Merode fut l’homme qui, par son exemple, son intelligence, sa force de caractère, son courage, participa très activement et très efficacement à l’éclosion de notre pays. A nos yeux de Rixensartois, il reste par sa carrière d’homme d’Etat, le gentilhomme qui réinstalla effectivement son illustre famille à Rixensart, un lieu qu’il chérissait (4).

Détail Monument Comte Félix de Merode

Détail du Monument Comte Félix de Merode,
sis rue de l’Église à Rixensart

L’annonce de sa mort en 1857 causa une grande émotion dans le pays tant dans le monde officiel que dans celui des petits. Après les funérailles nationales durant lesquelles le peuple montra toute sa tristesse, le corps fut ramené à Rixensart par un train spécial tendu de noir (5).

La foule l’aperçut de loin, tant le convoi s’acheminait lentement. Il y avait d’abord le ‘remorqueur’ (ndlr. la locomotive) pavoisé de drapeaux tricolores et de drapeaux noirs. Suivaient douze voitures dont la première était une voiture funèbre tendue de draperies noires et blanches, parfaitement décorées pour la circonstance et surmontées d’une croix. Après avoir franchi la gare de La Hulpe, voici celle de Rixensart. Autour de cette dernière règne le silence. Et tandis que le train ramenant de Bruxelles la dépouille mortelle du comte de Merode entre en gare, la foule se recueille. Il est 10h30 en ce jeudi 12 février 1857. Dans le train ont pris place les plus importantes personnalités du royaume. Le comte a droit à des funérailles nationales. La Chambre des Représentants a même suspendu ses travaux. Elle assiste en corps aux funérailles. (…) Le train funèbre entre en gare et le clergé entonne le chant des morts. Le cortège s’apprête à traverser le village dont les chemins suivant l’usage sont jonchés de paille. La foule est considérable et recueillie nous apprend le ‘Journal de Bruxelles’. Partout sur le passage du convoi, les villageois se découvrent, partout, ils s’agenouillent. Et puis, c’est l’arrivée à l’église castrale. Elle est tendue de noir et ornée des armoiries des Merode. De nombreux cierges y brûlent. L’atmosphère est solennelle. Le corps du comte Félix repose désormais à Rixensart où pourtant il n’aurait jamais habité (6). 


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSARTUn bicentenaire à Rixensart : Félix de Merode
→ MEUWISSEN Eric | Les Merode ou le syndrome de la peau de chagrin à Rixensart
→ RÉTRO RIXENSART Monument Comte Félix de Merode
→ OBJECTIF RIXENSARTMonument Comte Félix de Merode


(1) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005
(2) De gauche à droite : 
Alexandre Gendebien, André Jolly, Charles Rogier, Louis de Potter, Sylvain Van de Weyer, Feuillien de Coppin, Félix de Merode, Joseph Vander Linden, Emmanuel van der Linden d’Hooghvorst. Source : Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique (acquis en 1864)
(3) D’HOORE Baudouin (Archives Générales du Royaume I 571), Inventaire des archives de la famille de Merode Westerloo (I. Papiers personnels de la famille de Merode, p. 398, Bruxelles 2014
(4) MONET Vally (membre de l’Association des écrivains belges), Rixensart à travers les âges, in Les Ardennes brabançonnes, Cercle d’Education Populaire de Rixensart, 1959
(5) GILSON Paul, Un bicentenaire à Rixensart : Félix de Merode, in Rixensart Info 118 de février-mars 1991, p.23
(6) MEUWISSEN Eric, Les Merode ou le syndrome de la peau de chagrin à Rixensart, in www.ericmeuwissen.be

Monument Comte Félix de Merode

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Monument sobre et géométrique, érigé en 1930 au bout de la Drève du Château à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Ce monument honore la mémoire du comte Félix de Merode (1791-1857), membre du gouvernement provisoire de 1830 et frère de Frédéric de Merode, héros de la Révolution belge mort à Malines en 1830. De style ‘Art déco’, la stèle a été réalisée en 1930 par l’architecte rixensartois Ad. Debecker (1), et inaugurée le 5 octobre 1930, précise Colette Pinson, présidente du Cercle d’Histoire de Rixensart (2). Selon Paul Gilson (3), en septembre 1930, pour la commémoration du centenaire de l’Indépendance, tous les élèves de l’Ecole Communale du Centre reçurent une cocarde tricolore et participèrent au défilé et à l’inauguration du monument.

On ne peut que se réjouir que la commune lui ait érigé un monument digne du grand rôle qu’il joua, écrit Vally Monet, membre de l’Association des écrivains belges dans ‘Rixensart à travers les âges’. 

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1936 | L’Eglise et le Monument du Comte Félix de Merode, coll. Francis Broche

Lorsque la Drève du Château devint publique, le monument fut déplacé pour occuper sa place actuelle (2), à l’intersection de la rue de l’Eglise et de la rue des Ecoles, face au château de Rixensart et à l’église Sainte-Croix.

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1953 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2018 © Monique D’haeyere

Sur la stèle en pierre blanche est gravé un hommage au comte Félix de Merode (1) : « Comte Félix de Merode / Membre du Gouvernement Provisoire et du Congrès National en 1830 / Représentant de l’arrondissement de Nivelles de 1831 à 1857 (4) / Né à Maestricht le 13 avril 1791, Mort à Bruxelles le 6 février 1857 ».

Une des marches de l’escalier en pierre bleue porte la mention ‘Monument érigé par souscription publique’. La face antérieure du pilier de gauche affiche le nom de l’architecte ‘Ad. Debecker Arch. Rixensart’ tandis que la face latérale du pilier de droite affiche ‘F.J. Bouffioux Court-Saint-Etienne’ (probablement le nom du sculpteur ou de la firme qui a réalisé le monument)(1).

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Rue de l’Eglise, coll. Magguy Van Goethem

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2014 © Francis Broche

Une imposante stèle aux lignes géométriques, frappée d’un médaillon orné du profil comtal, domine les quelques marches d’accès (5). La base de la stèle est ornée d’une frise de cannelures réminiscences de l’art gréco-romain. Il est précédé de deux courts piliers de section carrée portant, à gauche, le blason de la maison de Merode et le nom du comte Félix de Merode et, à droite, le blason et le nom de sa seconde épouse, Philippine de Grammont (1).

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2017 © Eric de Séjournet

Situés à l’arrière du monument du Comte Félix de Merode, deux Hêtres pourpres (arbres remarquables) montent la garde (6).


→ OBJECTIF RIXENSART | Monument Comte Félix de Merode
→ ARBORESCENCE | 2 Hêtres pourpres, rue de l’Eglise


(1) MARDAGA Pierre, Le Patrimoine monumental de la Belgique, Bruxelles, Volume 1B, Pentagone E-M, 1993, p. 447
(2) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005
(3) GILSON Paul, Chronique d’une école 1840-1875-1925-2000, Rixensart, p11, mars 2000
(4) Selon Eric Meuwissen, « c’est une erreur. Il ne le fut que de 1833 à 1857. De 1831 à 1833, il fut bien député, mais de Bruxelles » (Le Soir, 26 février 1991).
(5) de GHELLINCK Bénédicte, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, Wallonie DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie
(6) ARBORESCENCE, association citoyenne

La Lasne pittoresque, rue du Moulin

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avant 1904 | Le Moulin

Assis sur la Lasne, à la limite entre Genval et le Bourgeois, le moulin de Genval est cité dès 1655 (1). Sur l’arrière-plan, on distingue l’église Saint-Sixte.

Vanne du Moulin de Genval, coll. Jean-Claude Renier
1912 | Phototypie Marcovici

Pittoresque à souhait, ce site inspira de nombreux peintres avant de retenir l’attention du photographe, artiste à sa façon (2).

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1906 | La vanne sur la Lasne est dénommée ici ‘Cascade de la Lasne’

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Chemin du Bourgeois

Ecluse du Moulin 1907 coll. Jean-Louis Lebrun

L’écluse au Moulin, coll Jean-Louis Lebrun

La Vallée de la ‘Lasnes’, coll. Francis Broche ↔ 2013 © Monique D’haeyere

Vues sur l’église Saint-Sixte de Genval et le pont sur la Lasne, rue du Moulin. Lasnes est orthographiée avec un ‘s’.

La Vallée de la ‘Lasnes’, coll. Jean-Claude Renier ↔ 2014 © Christian Petit

Vue sur l’ancien moulin de Genval, abritant actuellement une institution pour jeunes.

Moulin de Genval, coll. Paul Gilson (3)
Un coin de la Lasne, coll. Jean-Claude Renier

Paysage pris du moulin 1911 coll. Jean-Louis Lebrun

1911 | coll. Jean-Louis Lebrun

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1924 | coll. Francis Broche

2016 © Monique D’haeyere ↔ 2018 © Bruno Marchal (PCDN)

D’importants travaux de reméandrement de la Lasne furent réalisés durant l’été 2018 à la hauteur du pont de la rue du Moulin. Ce nouveau tracé facilite la libre circulation des poissons, permet un recul de la zone d’inondation et restaure le charme originel de la rivière. Une nouvelle passerelle piétonne fut également installée. Les travaux liés au déplacement de la rivière ont été réalisés par la Province du Brabant wallon et la passerelle a été financée par la commune (4).

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janvier 2019 | Diaporama du reméandrement de la Lasne © Bruno Marchal


→ OBJECTIF RIXENSART | La Lasne, rue du Moulin


(1) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, Le patrimoine rural du Brabant wallon, in E.C.H.A.R.P. (Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs), Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(2) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(3) extrait de ‘Le Brabant en images’
(4) PCDN, Quand la Lasne change de lit …, 2018

Les Sapinières, avenue de Merode

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début XXe siècle | Villa Les Sapinières – coll. Francis Broche

… au temps où les facteurs effectuaient leur tournée à pied (1), … dans l’actuelle avenue de Merode.

début XXe ↔ janvier 2019 © Monique D’haeyere

avant 1929 | Villa Les Sapinières, coll. Francis Broche

A gauche, la ligne vicinale longe l’avenue de Merode et descend vers le ‘Fond du Bois’. Ne distinguant pas de trace de troisième rail, on peut estimer la photo d’avant 1929, car un troisième rail fut placé en 1929 pour l’acheminement de wagons au gabarit des chemins de fer (écartement 1.435m) de la gare de Rixensart (2) vers les Soieries de Maransart (3). Ce rail fut enlevé en 1931 suite à la faillite de la soierie en 1930.

avant 1929 ↔ 2011 Avenue de Merode © Monique D’haeyere
Villa ‘La Sapinière’, coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Francis Broche


(1) CLEP, Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire 1938-1988
(2) STEVENS Paul, De Braine-l’Alleud à Wavre … du temps du vicinal, Editions PRO-TRAM asbl, 12/1998
(3) Cercle de Généalogie et d’Histoire de Lasne, SA Les Soieries de Maransart

Devoir de mémoire (Rosières)

A hauteur de l’actuel rond-point Moreau de Melen, la commune de Rosières édifia après la Première Guerre mondiale, un Monument aux Morts, en reconnaissance envers ses combattants et ses déportés. Le monument fut adapté après 1945. Sous réserve d’exhaustivité, on y lit les noms suivants :

Ses Combattants :

Jules Spreutels (1870-1942)(1)

Antoine Vandercam

N. N.

Ses Déportés

Florimont Alost

Jules Alost (1896-1919)(1)

SONY DSCFrançois Mees (†1940)(1) | Mort le 10 mai 1940

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après 1918 | Monument aux Morts de Rosières, coll. Michel Delabye

2010 | Square Moreau de Melen à Rosières St. André © Michel Delabye

Monument aux Morts Rosières 6.2014 © Monique D'haeyere

juin 2014 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Devoir de mémoire (Rixensart)
→ RÉTRO RIXENSART Devoir de mémoire (Bourgeois)
→ RÉTRO RIXENSART
Devoir de mémoire (Genval)


(1) Centre d’Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGESOMA)(avec l’aide de Mania Kozyreff)

Villa Rose, Clos Mont Fort

 

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1911 | Villa Rose à Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

Située au numéro 51 rue Haute à Bourgeois, cette villa est aujourd’hui dénommée Clos Mont Fort, indique Jean-Louis Nicaise.

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novembre 2016 | Clos Mont Fort © Jean-Louis Nicaise

Rue Haute 51 © Monique D'haeyere

mars 2017 © Francis Broche ↔ décembre 2018 © Monique D’haeyere