Fête au village

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23/24 mai 1992 | Place de la Vieille Taille © Monique D’haeyere

Le week-end des 23 et 24 mai 1992, l’Association des commerçants de Rixensart organisa une fête sur la Place de la Vieille Taille, se souvient Monique D’haeyere, ancienne maître-nageuse de la Piscine communale de Rixensart. La fête au village fut entre autres animée par un groupe péruvien Meliodas del Pura Sillustani et un feu d’artifice. Très spectaculaire fut le baptême en montgolfière auquel j’ai pu participer grâce à un prix gagné à la tombola .

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23/24 mai 1992 | Fête au village © Monique D’haeyere

 

Rue Dyna Beumer, jadis rue de la Cure

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1920 | Rue Dyna Beumer (Coin Perdu), vue à partir de Leur Abri (1), coll. Francis Broche 

Jadis rue de la Cure, la rue Dyna Beumer à Bourgeois doit son nom à la célèbre cantatrice Dyna Beumer, née à Bruxelles en 1856, qui y habita au n° 6, la villa ‘Les Lilas’ (2). Elle fit un triomphe à sa sortie du conservatoire en 1876. Sa carrière de cantatrice fut brillante et elle fit entendre sa voix dans les grandes capitales du monde entier (3).

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Villa ‘Les Lilas’. Dyna Beumer y mourut en 1934, coll. Jean-Claude Renier

190520 Rue Dyna Beumer villa Les Lilas © Monique D'haeyere

février 2016 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Dyna Beumer, diva de Bourgeois


(1) espace actuellement occupé par le ‘Tennis Club Leur Abri’
(2) villa également dénommée ‘Bon accueil’
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Trois églises dédiées à Saint-Sixte (I)

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2000 | Église Saint-Sixte, coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart 

La troisième église Saint-Sixte est une construction contemporaine de 1979, bâtie sur les plans des architectes liégeois A. et J. Beaufays, à l’emplacement d’une église précédente qui avait été construite un siècle auparavant. Cette dernière remplaçait elle-même d’autres édifices successifs, toujours dédiés au saint patron, mais localisés à un autre endroit. L’église actuelle, érigée en brique et béton, est relativement discrète dans sa volumétrie extérieure ; seule une croix légère mentionne la destination du lieu. Assez bas, l’édifice occupe un terrain en pente. L’intérieur se caractérise par la prouesse technique pour la structure de la salle d’assemblée, presque en hémicycle : cinq longues poutres, de 24 mètres, sont portées chacune par un pilier à une extrémité et convergent vers une unique colonne située derrière l’autel (1).

Le nouvel édifice en briques, résolument moderne, fut inauguré le 18 mai 1980 (2).

« La convergence des poutres au-dessus de l’autel nous aide à porter notre prière vers le lieu saint » (cfr Curé Norbert Gorissen, lors de la messe de Noël qui a suivi l’inauguration de l’église)(3).

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avril 2013  © Monique D’haeyere


→ PAROISSE SAINT-SIXTE | Les trois églises Saint-Sixte
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Sixte


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) PAROISSE SAINT-SIXTE, Les trois églises Saint-Sixte
(3) Ibid.

Genval, les pieds dans l’eau

PAPETERIES DE GENVAL

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15 mai 2009 | La Lasne sort de son lit aux Papeteries de Genval © Eric de Séjournet

Dans la nuit du 14 au 15 mai 2009, de pluies violentes se sont abattues sur le Brabant wallon et la région de Rixensart. A Genval, le lac a débordé et le parking des papeteries de Genval s’est rempli comme une piscine (1).

15 mai 2009 | Les Papeteries de Genval, les pieds dans l’eau © Eric de Séjournet et Christian Petit

« L’orage du siècle ? » se demande Le Soir (2). « Aux anciennes Papeteries de Genval, on a dégusté (….). À Genval, les précipitations les plus abondantes sont apparues vers 0 h 30. ‘À 2 heures, c’était un lac’, témoigne Marcel Symens, le propriétaire du magasin ‘Symens Cyclos Services’. ‘Les gens qui étaient sur place n’ont rien pu faire’. Ou sauver si peu, 30 % pour les locataires du magasin Sport Factor », écrit Michael Chalklin. « Installé là depuis 1991, Marcel Symens est l’un des commerçants pionniers du site. Il vend des vélos (aussi électriques), des vélomoteurs et des scooters. Il y a eu jusqu’à 1,22 mètre d’eau et de boue dans le magasin ».

« Quelles sont les causes de ces inondations ? » se demande le journaliste. « L’entretien des cours d’eau relève de la commune, de la Province ou de la Région selon la taille et le débit. Aux Papeteries, il est du ressort de la Province. « Il y a une inspection annuelle, précise Marc Mauclet, directeur du service de la voirie et des cours d’eau non navigables. On procède à l’entretien selon les embâcles. »

La remise à ciel ouvert de la Lasne devrait mettre le site à l’abri de tels débordements. Le Bourgmestre ainsi que l’échevin des Travaux en sont persuadés (2).

DÉBORDEMENT DU LAC DE GENVAL

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15 mai 2009 © Eric de Séjournet

En raison de fortes pluies survenues le 14 mai 2009, le lac de Genval a débordé. Les rues avoisinantes ont été envahies par la boue, inondant caves et maisons ainsi que les papeteries et les grands magasins ! Une situation exceptionnelle, du jamais vu de mémoire d’homme, raconte Viviane Quittelier sur son blog.

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15 mai 2009 © Monique D’haeyere

C’est le genre de risques que l’on rencontre tous les cent ans, estime le bourgmestre Jean Vanderbecken. Et de citer le restaurant La Laguna au lac de Genval où l’on met des repères pour chaque inondation. Le bâtiment date de 1906. Le premier trait remonte à 1911. Celui de 1934 lui est supérieur, celui de 1956 dépasse le précédent. Et celui de 2009 est supérieur à celui de 1956 de 80 cm ! (3)

Inondations lac de Genval 15.5.2009 montage © Julien Vanderweerden

15 mai 2009 | Inondations au lac de Genval © Julien Vanderweerden

VALLÉE DE LA MAZERINE

Inondations à Genval 15.5.2009 © Julien Vanderweerden 4

15 mai 2009 | La Mazerine est également sortie de son lit © Julien Vanderweerden


→ TV5 MONDE | Inondations à Rixensart, RTBF ’13 heures’ du 15 mai 2009


(1) RTBF Radio du 15 mai 2009
(2) CHALKLIN Michael, Genval devrait un jour être à l’abri de la Lasne, in Le Soir, 19 mai 2009
(3) Ibid.

Eglise Sainte-Croix, tertio

f9667-1122345777-4-1Le 6 juin 1937, la deuxième église Sainte-Croix fut presque complètement détruite par un incendie (1). Selon un témoignage de l’époque, il ne resta plus « qu’une tour calcinée et des murs noircis ». Pendant la reconstruction, la messe fut célébrée dans la Salle des Œuvres du château (2).

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Eglise Sainte-Croix, troisième du nom, coll. Anne-Marie Delvaux

La nouvelle église, l’actuelle, fut reconstruite en 1937 en style néo-traditionnel. La façade, au pignon triangulaire, n’est pas sans rappeler celle de la chapelle castrale (d’avant 1912) même si un porche l’accentue davantage (3). Quant au bâtiment en brique et calcaire gréseux sous des toitures d’ardoise il s’intègre bien à l’ensemble castral du XVIIe siècle (4).

Le 20 mai 1938, le cardinal Van Roey bénit la nouvelle église et baptisa les cloches Eva (marraine : Madame Lucien Dessy; parrain : Docteur Lucien Dessy, bourgmestre de Rixensart) et Amélie (marraine : comtesse Hermann de Merode; parrain : monseigneur prince Xavier de Merode.

Intérieur de l’église Sainte-Croix, coll. Jean-Claude Renier ↔ 2016 © Monique D’haeyere

Garnie d’un joli clocheton à bulbe, respectant l’esthétique du château contigu, elle possède un plafond en bois verni. Elle renferme des tableaux des XVIe et XVIIIe siècles, ainsi qu’un sarcophage de style florentin. A signaler spécialement, dans le côté gauche du transept, une châsse vitrée dans laquelle reposent les restes d’une jeune chrétienne dont les ossements, sous une reconstruction humaine en cire, ne sont plus visibles qu’à la plante des pieds. Aucune inscription ne se lit sur cette châsse, mais la tradition prétend qu’elle contient les restes de sainte Florentine qui aurait été égorgée par son père parce qu’elle voulait être chrétienne. C’est le pape Pie IX qui fit don de cette relique à la comtesse Thérèse de Merode. Dans le côté droit du transept, un vitrail en œil-de-bœuf représente des armoiries en dessous desquelles se lit l’inscription : Si omnes ego non; cette devise se traduit comme suit : Si tous t’ont renié, moi pas et rappelle l’attachement du comte de Clermont-Tonnerre au pape Calixte II au cours de la Querelle des Investitures (XIIe siècle) (5).

La tribune seigneuriale de 1723 aménagée dans le chœur subsiste toujours (6).

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Eglise Sainte-Croix, coll. Jean-Claude Renier, coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Monique D’haeyere


→ UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART Histoire de l’église Sainte-Croix
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Sainte-Croix


(1) UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART | Histoire de l’église Sainte-Croix
(2) Cercle d’Histoire de Rixensart
(3) Ibid.
(4) WALLONIE PATRIMOINE AWAP, Inventaire du patrimoine culturel immobilier, 2010
(5) UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART | Histoire de l’église Sainte-Croix
(6) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005

Villa Béatrix, la fée du lac

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Cette villa fut également appelée ‘La Tourelle’, nom qui lui fut attribué du fait d’une jolie petite tour qui domine le lac de Genval depuis l’angle des avenues des Cormiers et du Théâtre. Cette villa aurait été bâtie entre 1903 et 1906 (1). Elle est aujourd’hui connue sous le nom de ‘La Fée du Lac’.

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début du XXe siècle | Sur l’avant-plan, la villa Béatrix et sa superbe vue sur le lac de Genval. 

Originairement, ce bien avait appartenu à Marie Genonceaux qui avant son mariage avec Alfred Venet l’avait acquis le 30 avril 1924 d’Eugène Deville, menuisier-entrepreneur et son épouse Laurence Detiège, sans profession. Après le décès de son mari en 1954, Marie Genonceaux vendit la villa le 8 juillet 1960 à Gustavus-Emilius Nicaese, directeur de société (2), et à son épouse Yvonne Bil. Gustavus Nicaese décéda à Uccle le 23 juin 1974, en laissant comme héritiers réservataires ses deux enfants (3).

Catherine De Haene rapporte que c’est lors d’une promenade vers le lac que M. Nicaese découvrit La Tourelle, ou plutôt ce qui en restait, puisque la maison avait été complètement brulée (5) après la guerre par des habitants revanchards parce que la propriétaire y avait accueilli des officiers allemands qu’elle ‘promenait’ autour du lac dans un petit attelage. A cette époque, le terrain sur lequel la villa était bâtie se prolongeait jusqu’au lac. Plus tard, le terrain fut divisé en trois lots : dans le bas, à hauteur de l’avenue du Lac, une villa fut construite pour le fils Claude (6). Lors du décès soudain de son père, sa mère Yvonne (7) fit construire une petite villa avenue du Théâtre, juste en-dessous de La Tourelle, où elle vécut jusqu’il y a quelques années. A ce moment, La Tourelle fut ‘divisée’ en appartements et fortement abîmée.

Dans les années cinquante, cette maison fut abandonnée et pillée. Gamins, nous y jouions à l’insu de nos parents. C’était notre ‘maison abandonnée’ pleine de pièges dangereux … mais pleine de rêves pour des enfants de 7 à 10 ans, raconte Eddy Evras.

coll. Francis Broche ↔ fin années ’90 © Michel Wautot

Basile Koutsivitis et Catherine De Haene acquirent la villa Béatrix en 1989 et la firent rénover tout en remettant en valeur ses qualités de villa unifamiliale. Ils la rebaptisèrent ‘La Fée du Lac’, parce que, vue de l’autre rive, la tourelle de la villa leur rappelait une baguette de fée.

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octobre 2009 © Eric de Séjournet

En façade avant, un cartouche réalisé en mosaïque précise le nom de la maison, ainsi que sa date de construction ‘1902’. Il fut réalisée en 1994 par l’artiste grecque et amie du couple, Angeliki (dite Kelly) Mendrinou, et fait référence à la propriétaire et ses deux filles, toutes trois joueuses de flûte. Etant donné que M. Koutsivitis est grec, le couple choisit de repeindre les boiseries en ce bleu couramment utilisé dans les îles grecques.

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mars 2017 © Monique D’haeyere

Son architecture est aujourd’hui remarquablement mise en valeur par les peintures (…) renouvelées (8). La villa fut vendue en 2000 ou 2001 à un couple d’architectes, qui firent refaire les boiseries en leur donnant un petit caractère ‘Art Nouveau’.

→ OBJECTIF RIXENSART | La Fée du Lac


(1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(2) Gustave Emile Nicaese (1917-1974) fut directeur au journal ‘Het Laatste Nieuws’ et ‘Algemeen Directeur Stedelijk Onderwijs Gent’
(3) l’origine de cette propriété fut retracée sur base d’un acte notarié de 1989 (remerciements à Catherine De Haene, copropriétaire entre 1989 et 2000 de la villa ‘La Fée du Lac’). Selon Catherine De Haene, l’entrepreneur qui fit construire la villa Béatrix pour sa nièce en 1902, s’inspira d’un des châteaux du roi Louis II de Bavière, le Neuschwanstein.
(4) nouvel habillage observé en avril 2015
(5) « Après avoir été incendiée, la villa est restée vide … et du sous-sol (côté lac) on voyait le ciel. Il n’y avait que les murs qui avaient résisté, les chapes étant de bois. Petite anecdote à ce sujet : lorsqu’en 1989, j’ai voulu ‘réouvrir’ la baie vitrée du 3ème étage (côté lac), je suis encore tombée sur des murs totalement noircis, carbonisés » (cfr Catherine De Haene).
(6) Claude Nicaese (1945-2006)(9), qui avec Pascale Matthys ouvrit le 29 mars 1984 le ‘café-concert’ la ‘Clef de verre’ à Genval. Dès 1986, l’établissement fut agrandie pour devenir un ‘café-restaurant’.
(7) Yvonne Bil, dite Lolo (1917-2011), mère de Claude
(8) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(9) Rixensart Info n° 221, 2006

Sentier Passiche, passage vers le moulin

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début années ’50 | Sentier Passiche et son verger, coll. Jean-Claude Renier

Ce sentier descend de la rue du Baillois vers le Carpu et porte le nom de ‘Folon Passiche’ ou ‘Passiche’. Un Stouffs est déjà cité en 1707 comme acheteur du pré (‘pachis’)(1) du même nom. Cette famille possédait en plus du moulin de Genval, celui de Chapelle-Saint-Lambert (2).

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Les cartes de Ferraris de 1777 reprennent le sentier Passiche, passage vers le moulin de Genval, au bord de la Lasne.

1008. Sentier Passiche © Hommes et Patrimoine (14)

1992/1995 | Sentier Passiche au Bourgeois © Hommes et Patrimoine

Quelle serait l’origine du mot ‘passiche’ ? On le retrouve dans le picard athois, ainsi que le prouve la traduction faite par Pierre Huvelle de la fable ‘Le Laboureur et ses enfants’ de Jean de la Fontaine : Armouveuz bieu vo camp dis qu’on âra fét l’out, – Foûyeuz, fouchneuz, fosseuz, èt n’lèyeuz gneu ène friche, – A.u l’min n’passiche èt rpassiche (en français : Remuez bien votre champ dès qu’on aura fait la moisson, – Fouissez, fouillez, bêchez, et ne laissez pas une friche, – où la main ne passe et repasse).

Sentier Passiche Bourgeois 5.2015 © Monique D'haeyere

mai 2015 © Monique D’haeyere


→ ARBORESCENCE | Verger du Sentier Passiche
→  OBJECTIF RIXENSART | Sentier Passiche


(1) Pachi, pachis, pachy : pré entouré de haies vives ou verger (wall. pachi, prov. Lux. päschwis, anc. wall. paissais) (3)
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) JESPERS Jean-Jacques, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, mai 2005, p. 464)

Avenue Georges Marchal, premiers changements urbanistiques

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1973/1978 | Vue panoramique sur la nouvelle avenue Georges Marchal, coll. J. Pigeon

Prise depuis un des blocs d’appartements sociaux ‘Clair Logis’ (aujourd’hui Notre Maison), cette photo montre, à gauche, l’Etablissement horticole J. Sevrin-Gilbert, situé à l’angle de la rue Boisacq et de l’avenue Georges Marchal à Rixensart, et à droite, l’ancien tracé du tram vicinal reliant Braine-l’Alleud et Wavre.

Georges Marchal était un conseiller communal socialiste très écouté et bien connu des Rixensartois. Son nom fut donné à cette partie de l’ancienne voie du tram, après la suppression de la ligne vicinale.

A l’emplacement de l’immeuble portant le n°1 de l’avenue Georges Marchal, se situait la maison de Monsieur Drossart. Des immeubles à appartements y ont été érigés, les deux premiers en 1973 et le dernier en 1978. Des marnières (1) furent exploitées jadis sur ce site. Elles étaient nombreuses dans la région. Elles se présentaient sous la forme de puits, de plusieurs mètres de profondeur. Ces marnières s’évasaient dans le bas et peuvent encore, de nos jours, présenter des dangers d’effondrement (2).

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avril 1989 | Avenue Georges Marchal, sur le tracé du tram vicinal reliant Braine-l’Alleud et Wavre © Jean-Claude Renier

La présence d’une grue annonce les premiers changements urbanistiques dans le centre du village.

avril 1989 © Jean-Claude Renier ↔ avril 2014 © Monique D’haeyere

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avril 2014 © Monique D’haeyere

A l’angle de l’actuelle rue Robert Boisacq et de l’avenue Georges Marchal, la Pépinière Sevrin a fait place à la Place du Millénaire.


(1) Ces marnières sont aussi appelées ‘trous à marne’ ou ‘puits à marne’ (…). La « marne » était employée localement pour l’amendement des terres de culture (le marnage annuel des terres était en général imposé dans le bail à ferme). Les grès étaient exploités pour la construction (habitations, fermes, remparts) ou pour la fabrication de pavés (…). Qu’il s’agisse de marne ou de grès, on exploitait au départ de puits, profonds de quelques mètres à 25 m, d’où partaient des galeries divagantes ou rayonnantes (…). Etant donné la nature meuble des matériaux, les infiltrations brutales ou récurrentes d’eau sont de nature à augmenter considérablement les risques d’affaissement. Des excavations apparaissent souvent après de fortes pluies (on peut craindre que certains affaissements de voirie, attribué à des fuites d’eau ou d’égout, puissent en fait trouver leur origine dans un affaissement de carrières ou avoir été aggravé par affouillement de ces anciennes exploitations) (cf DGO Agriculture, Ressources naturelles et Environnement, Service Géologique de Wallonie)
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) Au début des années 1960, les autorités communales se rendent compte qu’il existe un nombre considérable de logements insalubres sur le territoire rixensartois. Pour tenter de mettre fin à ce triste constat et pour cesser la crise du logement populaire, la Commune de Rixensart décide en 1964 de participer à la création d’une société d’habitations sociales implantée sur son territoire qui pourrait venir en aide aux familles nombreuses et nécessiteuses. Ce projet se concrétise en 1966 avec l’agrément délivré par la Société Nationale du Logement à la société « Clair Logis » fraîchement créée. Cette société de logement de service public a ainsi œuvré pendant quasi vingt-cinq ans avant de fusionner en 1990 avec une nouvelle société d’habitations sociales : la SCRL « Notre Maison » au sein de laquelle la Commune avait acheté des parts dans le capital de la société. Le Gouvernement wallon a ensuite opéré en 2001 une restructuration du secteur des Sociétés de Logement de Service Public. Un des buts était que toutes les communes wallonnes soient desservies par une société d’habitations sociales. Ce fut la SCRL Notre Maison qui fut désignée par le Gouvernement wallon (sur proposition de la Société wallonne du Logement) pour couvrir le territoire de la Commune de Rixensart (et donc de ses trois villages : Genval, Rixensart et Rosières). En 2017, la Commune de Rixensart détient 60 parts sur 2965 parts du capital social de la SCRL Notre Maison et depuis peu, le CPAS peut également y souscrire un maximum de 5 parts ; ce qu’a fait le CPAS de Rixensart (4).
(4) Commune de Rixensart, Logements publics : Affiliation de la Commune de Rixensart à la SCRL Notre Maison, in http://www.rixensart.be

Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, sous la charmille

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1992/1995 | coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, à l’entrée du hameau de Terfosse, au pied d’un vénérable tilleul entouré de charmes, borne-potale monumentale, en pierre calcaire, datant du milieu du XVIIIe siècle. Posée sur une tablette saillante et moulurée (transformation probable), la niche en plein cintre et entre volutes se termine par un couronnement en bâtière. Sur la base de la niche, dédicace « A DIEU ET NOTRE DAME DE BON SECOUR » (1).

1985 | Dessin à la plume de Narcisse Poplemont) (4), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart ↔ juillet 2017 © Monique D’haeyere

Par Arrêté Royal du 2 décembre 1959 (2) est classé comme site, en raison de sa valeur esthétique, l’ensemble formé par la vieille chapelle et les arbres qui l’entourent, à la jonction des rues de Bruxelles et du Tilleul, à Rosières-Saint-André, section A, partie du n° 30a (partie de 1 Ha. 30 a. 40 ca.), propriété de Hollickx Marguerite, veuve de Jean Jacqmotte, née à Ixelles le 31 juillet 1880. Signé : Baudouin (3).

avril et octobre 2014 © Eric de Séjournet

Cette niche pédiculée en pierres bleues fut édifiée en 1749 par Pierre Cordier et Marie Kumps, censiers de la Fosse (5).

Une inscription sous la niche dit : ‘A Dieu / et à Notre Dame de Bon Secour’. Une inscription sur le socle dit : ‘Dédié par Pierre / Cordier et Marie / Kumps sa femme / Censier de la / Fosse 17(49)’. Entourée par une puissante charmille, la pierre bleue se dresse dans sa sculpture monumentale. Plantée près de l’ancienne ferme de la Fosse et en lisière des champs, elle offre le visage des temps anciens. Face à la dureté de la vie, elle évoque le vieil appel des hommes à la puissance tutélaire et protectrice  (6).

Sur la partie supérieure de la potale, au-dessus de la niche, l’on devine avec peine, un agneau pascal et sur les côtés quatre roses, y ajouté Monique D’haeyere, se référant au dépliant touristique ‘Visitez Rixensart’, édité en noir et blanc par la commune de Rixensart après 1996.


→ ARBORESCENCE | Six Charmes communs


(1) de GHELLINCK Bénédicte & MERCKX Bruno (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) AR du 2 décembre 1959
(3) Les restrictions à apporter au droit de la commune-propriétaire et que commande la sauvegarde de l’intérêt national, sont les suivantes. Interdiction, sauf autorisation accordée conformément aux dispositions de l’article 6 de la loi précitée : de faire disparaître l’ensemble comprenant la chapelle et les arbres qui l’entourent, ou de le modifier; d’élaguer les arbres autrement que pour l’ensemble et dans des proportions normales; d’appliquer contre les murs de la chapelle toute plaque commémorative ou autre inscription; d’attacher du fil de fer aux arbres, dans le but de clôturer le lieu
(4) ancien secrétaire du Syndicat d’Initiative de Rixensart
(5) site Internet de la Commune de Rixensart
(6) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Vers Rosières, chemin, route, rue

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Vers Rosières …, coll. Philippe Godin

A la fin de XIXe siècle le chemin de Rosières passait l’Argentine sur une mauvaise planche et se transformait en sentier boueux pour rejoindre la vieille voie de Wavre, qui, sous Rosières, est aujourd’hui la rue de La Hulpe et, sous Overijse, la Parklaan. Le 11 août 1893, le bourgmestre de Genval écrit au gouverneur de la province de Brabant : Pendant les périodes de fortes pluies, la rivière sort de son lit, et les prairies situées entre Genval et Rosières St André sont transformées en un lac qui rend impraticable le chemin direct reliant les deux communes (1). 

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Photo-légende, commentée suivant les indications du ‘Plan parcellaire de la commune de Rosières’ (Chemin de Maubroux : rue de Rosières / rue des Juifs = rue de Genval / Pré du Wick = le Confluent / Chemin de La Hulpe = rue de La Hulpe)

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Petite ferme dans le tournant de la rue de Rosières à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

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1907 | Route de Rosières, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Vue prise du bas de la rue de Genval, à Rosières, et montrant la rue de Rosières à Genval. La photo est intéressante en ce qui concerne le bâti de l’époque, souligne le Cercle d’Histoire de Rixensart. 

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Rue de Rosières à Genval, coll. Francis Broche
1929 | Rue de Rosières, coll. Jean-Claude Renier
mai 2015 © Christian Petit

Le Relais, coll. Francis Broche ↔ 2011 © Francis Broche

‘Le Relais’, petit hôtel construit en 1905, situé rue de Rosières 53 à Genval.

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Aux Arts Décoratifs, rue de Rosières, près de la gare de Genval

Rue de Rosières (à gauche, le chalet Normand), coll. Francis Broche
janvier 2016 © Monique D’haeyere

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7 septembre 1944 | Libération de Genval (2) © Fonds Lannoye

Dans l’après-midi du 4 septembre 1944, l’avant-garde de la ‘2nd Armored Division US’ arrive à Genval. Elle poursuit sa progression via la Manteline vers Bourgeois, pourchassant les Allemands, en retraite. Venant de la Place communale, l’arrivée du gros de la 2ème Division blindée des Etats-Unis est fixée sur pellicule à hauteur de l’avenue Gevaert, où une foule en liesse l’accueille le jeudi 7 septembre 1944. Une colonne blindée américaine traverse Genval de 9h30 à près de 13h. Le gros de la 2nd Armored Division US (1), également dénommée « Hell on Wheels », arrive par l’actuelle rue des Déportés, et descend l’avenue Gevaert vers la gare de Genval. Les GI’s sont encore photographiés rue de la Station, rue de Rosières, sur le pont au-dessus du chemin de fer. Ensuite, les colonnes militaires poursuivent leur progression vers le lac de Genval et la rue de La Hulpe.

Photo 1 | Aussi dénommé Apache, un M4 Sherman Dozer passe, à hauteur de la rue de Rosières, le pont du chemin de fer Luxembourg-Bruxelles. Ce char bulldozer sert à déblayer ruines, objets encombrants, épaves ou à forcer le passage d’une position retranchée. Qui plus est, la lame offre une protection supplémentaire. A droite sur la photo, deux résistants armés de l’Armée Secrète montent la garde au pont. Ils portent leur ‘uniforme’, une salopette en toile de jute et un brassard. Encadrés par des militaires de carrière, les membres de cette formation purement militaire sont protégés par la Convention de Genève et ne sont donc pas considérés comme francs-tireurs.

Photo 2 | Un char Sherman remonte la rue de Rosières. Avec une largeur de 2 m 62 et une hauteur de 2 m 68, le char Sherman occupe bien l’espace. Les Genvalois pavoisent leur maison. 

Photo 3 | Un char Sherman arrive à la hauteur de la maison sise rue de Rosières n°31 (à gauche). A l’arrière-plan le pignon de celle sise dans la même rue au n° 80.

Photo 4 | Un Genvalois enthousiaste salue les occupants de cette Jeep à hauteur de la Place Becquevort. A l’arrière-plan on distingue l’église Saint-Pierre de Maubroux (3).

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Carrefour de Maubroux à Genval, coll. Philippe Godin

Au coin de la rue de Rosières et de l’avenue Normande, coll. Francis Broche

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1991 | La Hêtraie, rue de Rosières à Genval © Michel Nauwelaers

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juin 2000 | rue de Rosières n° 55 à Genval © Gilbert Nauwelaers 

Dès mai 1965, cette maison accueillante connut les joies et les peines de la famille Nauwelaers, une fratrie de 14 enfants. En juin 2000, j’ai participé au concours du plus beau jardin fleuri de la commune de Rixensart et obtenu le second prix, raconte fièrement Gilbert Nauwelaers. Regardez bien le noisetier à gauche, je l’avais taillé en forme de cœur … pour l’amour d’une fille qui habitait la commune et qui passait tous les jours devant chez moi, me faisant toujours un beau sourire et me félicitant à chaque fois pour la beauté de mon jardin. Hélas, son cœur a choisi un autre chemin.


(1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(2) de SÉJOURNET Eric, Genval libérée ! septembre 1944, in Rétro Rixensart
(3) Ibid.

Sur les traces de l’enseignement au Bourgeois

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1906 | La Place et, à droite, l’école de Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

Sur la place de Bourgeois, l’école dite des filles pendant très longtemps, fut fondée en 1879, à l’initiative du comte Xavier de Merode (1).

En 1879, la loi Van Humbeek, d’inspiration libérale, institue l’école primaire publique, neutre et laïque, placée sous son contrôle. La très catholique commune de Rixensart se prépare à résister de toute son énergie (2).

En 1881, le Ministère de l’Instruction Publique propose la création d’une école communale mixte au Bourgeois. La polémique est engagée. Tergiversations, atermoiements et autres manoeuvres (…) se succèdent pour rejeter continuellement les mesures décrétées par l’autorité supérieure. Cela durera trois ans et n’attestera ni la bonne foi ni le respect de la chose publique des dirigeants communaux (3).

La commune argue de la cherté du projet et de la pauvreté de sa trésorerie (…) et craint que les hameaux du Glain et de Froidmont exigent aussi une école, à l’exemple du Bourgeois, ce qui s’avérerait encore plus coûteux et exorbitant. L’ultime argument, qui est opposé à l’autorité supérieure, est la possibilité de créer une voie de communication entre le Bourgeois et Rixensart. On refuse l’école et on la remplace par une rue, telle est la proposition. Ce chemin permettrait aux enfants du Bourgeois de se rendre sans difficulté à l’école du ‘Centre’ c’est-à-dire, Place communale ou de la Vielle Taille actuelle. Enfin, la commune baisse sa garde en 1883, mais l’idée de ce qui deviendra l’avenue de Merode a germé de la résistance des conseillers communaux aux exigences légitimes de l’Etat (4).

Le 17 septembre 1890, le Conseil communal retire l’adoption de l’école mixte de Bourgeois et la déclare école communale … vu l’importance de la population du hameau de Bourgeois s’élevant à environ 800 habitants, ainsi que la distance d’environ 30 minutes en moyenne que ceux-ci ont à parcourir pour se rendre à l’école communale (5).

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vers 1890 | Famille Taburiaux de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Edouard Taburiaux était instituteur, Joséphine Desteinbachberick, institutrice, tous deux à l’école publique de Bourgeois vers les années 1890, raconte leur petite-fille Elisabeth Taburiaux (et fille de Joseph). Sur la photo de famille, on retrouve leurs quatre enfants, (de gauche à droite) : Adélie (la plus jeune), Gaston, Marie (la plus âgée) et René. Né neuf ans après Adélie, Joseph ne figure pas sur la photo. 

Le 24 décembre 1896, l’Ecole communale mixte du hameau de Bourgeois est convertie en une école de garçons avec instituteur et en une école de filles avec institutrice (6).

Ecole de Bourgeois Mr Vandercamme instituteur en chef à Bourgeois

M. Vandercamme, instituteur en chef à l’Ecole de Bourgeois, coll. Paul Gilson

Ecole de Bourgeois

1912 | Classe de M. Boulet de l’Ecole communale de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Sur cette photo, Joseph Taburiaux se trouve au 2e rang à droite.

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1914/1921 | Un coin de Bourgeois et la ligne vicinale reliant Waterloo à Wavre
(ligne qui sera électrifié après 1932), coll. Jean-Claude Renier

L’école de la place Cardinal Mercier devenait trop exiguë pour la population écolière. Une école communale fut construite rue Lambermont. Elle ne comprenait que deux classes, un préau et, bien sûr, comme le voulait l’époque, une maison pour le maître, chef d’école (7).

2 Les Ecoles Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

Vue sur l’arrière de l’Ecole communale des garçons de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

L’école destinée aux garçons et fut achevée en 1914. Ses premiers occupants ne furent pas les gamins du village mais les Allemands qui s’y arrêtèrent dans leur marche vers l’Yser. L’école fut agrandie en trois phases 1975, 1979, 1983 (8).

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1922 | coll. Francis Broche

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1923 | coll. Francis Broche & Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Francis Broche

Sur la photo datant de 1923, on aperçoit de part et d’autre de l’école, deux maisons en construction. Sur l’avant-plan la ligne vicinale qui reliait Waterloo à Wavre (WaWa), au centre l’Ecole communale de Bourgeois (rue Lambermont n° 12) et au loin le clocher de l’église Saint François-Xavier.

Ecole communale des garçons, coté rue Lambermont
Dessin coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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1940/1950 | Ecole Communale des filles de Bourgeois, Place Cardinal Mercier
coll. Jean-Claude Mercier

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1959 | Dessin coll. Jean-Claude Renier
vers 1997 © Josette Verbois-Thonnard
2013 © Cedric Muscat


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) CLEP, Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire de Rixensart 1938-1988, 1988, p. 33.
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) située sur l’actuelle place de la Vieille Taille
(6) STORMACQ Hubert, Regards sur le passé de Rixensart-Bourgeois, juin 1960
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(8) Ibid.

Leur Abri, en famille au grand air

2 Leur Abri entrée principale coll. Jean-Louis Lebrun

Entrée principale, coll. Jean-Louis Lebrun

Lorsque la société coopérative ‘La Maison du Peuple’ l’acheta, en 1928, il y avait encore deux dortoirs à l’étage. Ils furent sans doute remis en état et inaugurés sans tarder car, dans un ouvrage de 1929, V. Serwy nous parle de cette propriété située à Rixensart en vue de permettre à ses membres de prendre en famille quelques jours de vacances dans un milieu charmant, mais c’est avant tout aux enfants que ce home est destiné (1).

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vers 1930 | coll. Anne-Marie Delvaux

De 1928 à 1940 : Leur Abri fonctionne à plein rendement comme maison de vacances pour les coopérateurs de Bruxelles, sous la gérance attentive de Henri Van Beekhoven. Il fallait ajouter une aile au bâtiment central, et même deux bâtiments préfabriqués sur le terrain avoisinant. Le dimanche matin, le jeu de boules, dans la cour, connut un grand succès auprès des vacanciers, et des habitants du quartier (2).

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vers 1930 | En plein soleil, coll. Jean-Claude Renier

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1929/1938 | Leur Abri … intra muros (salle de repos, cantine, salle à manger, salle de douche, un dortoir) coll. Jean-Louis Lebrun

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1925/1935 | La plaine de jeux de Leur Abri, coll. Jean-Claude Renier

Au centre de la photo, on distingue la toiture de la plus ancienne habitation du Bourgeois, datant du XVIIIe siècle … aujourd’hui disparue → RÉTRO RIXENSART | Rue Lambermont 17, chaumière du XVIIIe.

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1931 | Le Home de Leur Abri, coll. Jean-Louis Lebrun

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‘Place de repos’ en plein air, coll. Jean-Claude Renier

C’était apparemment un home bien géré, voire même un hôtel pour les membres du parti qui pouvaient y séjourner pour un prix démocratique. Selon ceux qui l’ont fréquenté, c’était un endroit idéal pour passer d’agréables vacances. La cuisine y était abondante, variée et excellente. L’hôtel et ses dépendances pouvaient accueillir un très grand nombre de pensionnaires dans 60 à 70 chambres (3).

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Le Home coll. Francis Broche

Hélas, la guerre de 1940-1945 brisa la quiétude des lieux et les activités s’en trouvèrent fortement gênées (4). Pendant la guerre 1940-1945, Leur Abri fut occupé par les Allemands et, simultanément, abrita des résistants et réfractaires (5).

Toute cette quiétude va hélas changer avec la tourmente qui va secouer nos contrées et plonger ‘Leur Abri’ dans la seconde guerre mondiale. La déclaration de guerre amena la fermeture de l’établissement aux vacanciers et mai 40 y vit la présence de troupes anglaises. Elles y abandonnèrent une quantité importante d’obus qui furent enterrés, jusqu’en 1944, le long du mur mitoyen (6).

Après les Anglais en retraite, vinrent les Allemands en séjour et le drapeau à croix gammée flottait à côté du vieux noyer. Cela dura jusqu’au dimanche 3 septembre et l’arrivée de nouvelles troupes anglaises  (7).

Leur Abri 1953 coll. Jean-Louis Lebrun

coll. Jean-Louis Lebrun

A une certaine époque, la commune stockait sous les arcades le chlorure de calcium destiné au déneigement des routes (8).


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(2) DE TROYER François, D’un siècle à l’autre, in Les Feuillets Historiques n° 11
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(4) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté … .
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996)
(6) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(7) Ibid.
(8) dixit Michel Coenraets, ancien bourgmestre de Rixensart

Leur Abri, lieu de rencontres et d’activités

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vers 1955 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Remontons le temps … à Leur Abri ! Rétro Rixensart présente une rétrospective en trois temps de la villa Leur Abri, sise rue du Baillois à Bourgeois.

  • première partie (éditée le 15 avril 2019) : Leur Abri, lieu de rencontres et d’activités
  • deuxième partie (éditée le 16 avril 2019) : Leur Abri, en famille au grand air
  • troisième partie (éditée le 17 avril 2019) : Leur Abri, refuge pour enfants de soldats

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vers 1955 | Home ‘Leur Abri’, coll. Jean-Claude Renier

Après la Seconde Guerre mondiale, Leur Abri retrouva sa vocation première mais avec moins de succès, les vacanciers cherchant plus loin le dépaysement (1).

De 1945 à 1962 : de mars à septembre, le lieu fut un centre de vacances pour les coopérateurs et, en automne et en hiver, le point de départ pour de nombreuses activités initiées par le Cercle local d’éducation populaire (2).

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Entrée cochère de Leur Abri, coll. Jean-Claude Renier

En 1964, la commune de Rixensart acquit ‘Leur Abri’ et, après différents projets, en fit une maison de quartier (3). Ce n’est qu’en 1982, après quelques années de tergiversations que la maison de quartier fut inaugurée (4). ‘Leur Abri’ devint le lieu de rencontres et d’activités culturelles, de manifestations sportives, de plaine de jeux (5). Des salles de cours, de réunion et d’exposition, et des courts de tennis y sont proposés aux Rixensartois.

 

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mai 2008 | Leur Abri à 360° © Eric de Séjournet

Mis en place au début de l’année 1986 par Michel Coenraets, échevin de la Culture, le Cercle d’Histoire locale y occupa le local n° 6 au 2e étage. Quatre volontaires assurèrent le bon fonctionnement de ce Centre de travail et de documentation : Mmes Bouton et Claes, Mrs Poplemont et Foret (6). En novembre 1994, le Cercle quitta son local d’origine à Bourgeois pour déménager à Genval, au deuxième étage de la villa ‘Beau Site’ (14 avenue des Combattants) et y occuper des locaux plus importants (7).

3 Leur Abri 2.2012 © Eric de Séjournet-006

février 2012 | Locaux occupés par la Croix-Rouge de Rixensart, l’ONE, Le Petit Nid et Bébé Rencontre © Eric de Séjournet

Ce lieu est également marqué par la présence de la Croix-Rouge. En effet, la commune de Rixensart prêta en 1999 à la Croix-Rouge de Rixensart un vaste local afin de pouvoir y organiser le prêt de matériel sanitaire. En moyenne 28 personnes par mois firent appel à ce service, assuré bénévolement jusqu’en 2015 par Yvonne Weber, une habitante de la rue du Moulin (8).

 

mai 2013 | Le parc centenaire © Bernard Hirsoux + mai 2014 © Christian Petit

En 2009, une nouvelle plaine de jeux fut inaugurée dans « ce véritable havre de paix et de quiétude », souligna en juin 2009 Jean Vanderbecken, bourgmestre de Rixensart.

 

juillet 2014 et février 2016 © Monique D’haeyere

En juin 2011, la Commune de Rixensart annonça son projet de création à Leur Abri d’une crèche pouvant accueillir dix-huit bambins (9). La Croix-Rouge de Rixensart, l’ONE, la halte d’accueil ‘Le Petit Nid’ et ‘Bébé Rencontre’ devrons déménager. En mai 2015, le Collège confirma le projet : 28 lits supplémentaires devraient être créés dans un an et demi au plus tôt, puisque là, des bâtiments devraient être démolis et reconstruits. In fine, c’est en janvier 2018, que le projet vit le jour, Patricia Lebon, bourgmestre de Rixensart, y inaugurant ‘Le Berceau de Zaza’.

Quant au parc centenaire de Leur Abri, il regorge de trésors arborés. Quinze Arbres Remarquables y sont recensés : 11 Platanes, 3 Châtaigniers et 1 Chêne (10).


→ ARBORESCENCE | Leur Abri

→ OBJECTIF RIXENSART | Leur Abri


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(2) DE TROYER François, D’un siècle à l’autre, in Les Feuillets Historiques n° 11
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté ….
(6) FORET Jean-Mary, Cercle d’Histoire locale – Ouverture d’une permanence, in Rixensart Info 84 de décembre 1986, p. 19
(7) 
Rixensart – lnfo 158 de février 1996, p. 26
(8) de SÉJOURNET Eric, Remerciements à Yvonne Weber, in Croix-Rouge de Rixensart, 9 juin 2015
(9) ATTOUT Xavier, La commune va augmenter sa capacité d’accueil de 40 % : 51 places en plus en crèche, Le Soir du 24 juin 2011
(10) ARBORESCENCE, association citoyenne (www.arborescencerixensart.com)

 

Champ de Froidmont, luges et moissons

Vieux coin sous la neige Sentier du Meunier ca 1950 Collection Jean-Claude Renier

novembre 1925 (1) | Chemin du Meunier, coll. Jean-Claude Renier

Le creux du chemin du Meunier est marqué par un cabanon destiné au bétail. Devant l’abri, il y avait un abreuvoir, se souvient Jean-Claude Renier (2). A l’époque nous y faisons de la luge, d’autres du ski (3).  

Se basant sur les cartes de Ferraris de 1777 (4), Paul Buffin (5) définit le champ de Froidmont en deux parties, celle qui s’étendait du Bois du Héron, la Vieille Taille ou la Belle Taille, à l’ouest, au chemin de fer à l’est, et celle de l’avenue de l’Aurore au nord, à la rue des Bleuets, au sud. Il précise que le moulin de Genval (sur la Lasne) était plus proche de Froidmont que celui de Rosières.

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Au XVIIIe siècle, les habitants de Froidmont se rendaient au moulin de Genval par le sentier du Meunier, qui continuait via la rue de l’Augette jusqu’au Bourgeois et descendait au moulin (de Genval) par la rue du même nom.

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avant 1940 | coll. Roger Mélotte

Sur le charriot chargé de gerbes de blé, se trouvent Emile Mélotte et son fils Roger. A côté du chariot, Antoinette Marcq, mère de Roger, ainsi que Armand Hautfenne. A remarquer l’attelage : le chariot en bois avec ses roues à rayons, cerclées de fer et le frein à sabots. Mais aussi les rehausses et les rondins de bois pour augmenter le volume embarqué. On admire la belle allure des chevaux brabançons qui assuraient la traction du charroi, raconte Jean-Claude Renier.

On peut situer l’endroit, approximativement, au début de l’avenue Albertine. A cette époque, juste à l’endroit ou commence la déclivité où se trouve l’actuelle avenue Winston Churchill, il y avait une grande haie qui démarrait de la rue de Limal jusqu’à la ligne du chemin de fer.

Les prairies et les cultures de la ferme Mélotte se situaient sur les terrains qui se trouvaient entre la rue de Limal et la ligne du chemin de fer, depuis un abreuvoir pour les animaux situé à hauteur du n° 17 rue de Limal et allant jusqu’à la rue des Bleuets (ancien Chemin de Nivelles).

Richard Meert raconte que pendant le bombardement de juin 1944, la famille est allée se réfugier entre les talus du chemin du Meunier. Il a aussi aperçu le bombardier Lancaster, en feu, qui s’est écrasé à l’angle de l’avenue Léopold et de l’avenue Marie Monseu.

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début années ’50 | Champ de Froidmont © Josiane Meert

Superbe panorama de la ferme de Froidmont pris début des années ’50. Jean-Claude Renier décrit les lieux : La prairie que l’on voit en avant-plan avec son abri pour le bétail longe le chemin du Meunier jusqu’au début de l’avenue de l’Aurore. De nos jours, cette zone est entièrement urbanisée par l’avenue de l’Europe et l’avenue du Touquet. La maison de forme carrée dans le sentier du Meunier est celle des Leloup. A sa gauche, on aperçoit la serre de la ferme Mélotte. Contre le bord de l’image, deux maisons de la rue Alphonse Collin. Au milieu de l’image émerge, au-dessus de la ferme, l’hôtel Beau Site situé dans l’avenue Astrid.

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19 juillet 1955 | Chemin du Meunier et, dans la prairie, l’abri pour le bétail © Josiane Meert

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Photo 1 | vers 1958 | Sur le charriot, Urbain Meert. Avec une fourche en main, Charles, le valet de la ferme. Remarquez, la traction animale était encore bien utilisée dans les années 1950 © Josiane Meert

Photo 2 | après 1958 | Moisson dans les champs exploités par la ferme de Froidmont. Richard Meert est au volant d’un tracteur LANZ BULLDOG de 1958. Ce dernier tire une faucheuse batteuse tractée © Josiane Meert

Photo 3 | juillet 2014 | Avenue Boulogne-Billancourt © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | Champs


(1) Les 28 et 29 novembre 1925,  34 cm de neige furent relevés à Uccle (Météo Belgique)
(2) vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart
(3) Le 28 novembre 1973,  34 cm de neige furent relevés à Uccle (Météo Belgique)
(4) A la fin du XVIIIe siècle, le réseau de communication est constitué d’une juxtaposition de petits réseaux rayonnant autour des villes les plus importantes. De cette période, datent les cartes topographiques des Pays-Bas autrichiens dressées par le général de Ferraris (1777). Ces cartes reprennent notamment les tracés des anciens chemins empierrés ou pavés (6).
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(6) http://www.sentiers.be

Villa Les Vacances

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après 1909 | Villa Les Vacances, avenue des Combattants, coll. Eric de Séjournet 

En retrait de l’avenue des Combattants, cette villa d’influences Art Nouveau, Art Déco et ‘villégiature’ a été construite en 1909 par l’architecte N. Lacroix. Derrière une haie ouverte par une grille d’entrée encadrée de piliers monolithes, la bâtisse de trois larges travées sur deux niveaux est totalement enduite et peinte. Chaque travée se divise en une baie triple : au rez-de-chaussée, un arc en anse de panier termine la baie habillée d’une menuiserie tripartite et, à l’étage, des piliers séparent les trois ouvrants. Des médaillons et un panneau de carreaux de céramique ornent les allèges de fenêtres de l’étage. Un imposant auvent sur deux colonnes abrite l’entrée, tandis que des petits balcons prolongent certaines fenêtres de l’étage. Les pignons sont décorés de faux colombages peints. Une importante bâtière à brisis, recoupée d’un pignon en travée principale, couronne cette habitation soignée (1).

1992/1995 coll. Hommes et Patrimoine ↔ 2015 © Monique D’haeyere


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009

Notre-Dame des Anges : couvent, pensionnat, école

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Vue générale du couvent et pensionnat des Soeurs Franciscaines de Notre-Dame des Anges à Genval (Mahiermont), coll. Universiteitsbibliotheek Gent

Ce couvent fut construit par Mr. Degallaix, entrepreneur à Genval.

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1919 | Cour de récréation, côté des classes, coll. Francis Broche & Monique D’haeeyre
vers 1933 | Vue générale, coll. Imelda De Thaey
2011 © Francis Broche

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1920 | Vue sur l’ancienne église Saint-Sixte depuis la cour de récréation
Récréation dans la prairie, coll. Bernard Bourgois et Imelda De Thaey

Bernard Bourgois fait observer que durant la récréation les grands enfants étaient séparés des petits, les garçons des filles également. Quant au rôle du mouton, cela demeure un mystère …

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Classe de l’Ecole Notre-Dame des Anges, coll. Imelda De Thaey

Cette classe est prête à recevoir ses nouveaux élèves. Ils se retrouveront trois par banc. Au centre, éclairé par une suspension, le pupitre de l’enseignant. Pour marquer son autorité, une clochette à sa droite. Les deux tableaux sont encore fermés et ne dévoileront leur message que le 2 (septembre?), comme indiqué sur l’éphéméride. Au-dessus de chaque tableau, une carte de la Belgique et ses ‘Régions naturelles’, et une carte du Brabant. Les références religieuses sont doubles : le crucifix et le Sacré-Coeur sur l’autel orné de fleurs.

Chapelle Notre-Dame-des-Anges

La chapelle

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1910 | Jardins du Couvent de Genval, coll. Francis Broche
Solitude Saint-Joseph, coll. Francis Broche
2011 © Francis Broche

Réfectoire Notre-Dame-des-Anges

Réfectoire, coll. Francis Broche

Pavillon du Sacré-Coeur, coll. Francis Broche et Cercle d’Histoire de Rixensart

Rue Jean-Baptiste Stouffs Notre-Dame des Anges coll. Monique D'haeyere

Rue Jean-Baptiste Stouffs à Genval, coll. Monique D’haeyere

Le Chalet, halte voyageurs et théologique

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1910/1919 | Café du Chalet, coll. Jean-Claude Renier

Situé en face de la gare de Rixensart et à hauteur de l’arrêt de la ligne vicinale Waterloo-Wavre, le Café du Chalet fut tenu par la famille Pierrard. Notez le numéro de téléphone du café du Chalet : le 32 !

 

ca 1910 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2014 © Monique D’haeyere

En 1913-1914, le fonctionnement du téléphone public (ndlr. géré par ‘The Antwerp Telephone and Electrical Works’) fut perturbé à Rixensart. Celui-ci fut transféré au café du Chalet et accessible de 7 h à 21 h (1).

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avant 1923 | Café du Chalet, coll. Jean-Claude Renier

Sur la façade du café apparaît ‘Restaurant’. Le numéro de téléphone ’32’ est précédé de ‘Genval’.

 

1932 | coll. Francis Broche

Le 2 octobre 1932, le premier tram électrique arriva à Rixensart. Le propriétaire du restaurant-café Le Chalet pouvait à nouveau, après 34 ans, pendre son linge dehors et faire nettoyer sa façade. Bien sûr, au début, les motrices utilisées n’étaient que des ‘Braine-le-Comte’ à 2 essieux tirant d’anciennes remorques-vapeur reconstruites et munies de freins, écrit Paul Stevens (2).

Dans son livre ‘Souvenirs de mes Cartes Postales’ (3), Robert Delbrassinne indique que Joseph Pierrard pose ‘en maître d’hôtel’ et qu’à hauteur de la porte d’entrée, il y a un ‘comique au chapeau en papier’. Il souligne également la présence d’un pèse-personne.

Quant au véhicule il est immatriculé en Belgique. Les chiffres rouges 170.161 sur fond blanc indiquent que cette automobile a été immatriculée après 1929 (4).

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coll. Francis Broche

Le Café restaurant du Chalet présente dorénavant une importante extension et une terrasse couverte. Son nouveau statut d’hôtel s’exhibe fièrement en façade.

 

coll. Francis Broche ↔ 2011 © Monique D’haeyere

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Croisement de deux trams devant Le Chalet à hauteur de la gare de Rixensart, coll. Monique D’haeyere

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avril 1998 © Francis Broche

Situé en face de la gare de Rixensart, ce bâtiment quasi centenaire abrite une taverne qui a su garder son nom d’origine : ‘Le Chalet’.

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11 janvier 2006 | Le Chalet, coll. Francis Broche

Quasi centenaire, Le Chalet fut ravagé le mercredi 11 janvier 2006 par un incendie ‘d’origine accidentelle’, précise La Dernière Heure du 13 janvier 2006. Le feu a pris dans la buanderie, à côté du séchoir et de la machine à laver.

Vingt mois plus tard, le Café théologique de Rixensart redémarre sur les chapeaux de roues le 11 septembre 2007 en retrouvant ses ‘locaux’ du Chalet, annonce La Libre Belgique le 4 septembre 2007. L’objectif de cette initiative protestante est de lancer un débat fructueux autour d’un invité sur un thème religieux mais pas exclusivement. Et cela avec des invités protestants mais aussi d’autres bords religieux. Comme le précise son responsable Philippe Romain « chacun est bienvenu et la diversité des horizons enrichit l’échange. Le café théologique, c’est autant un lieu de convivialité que de questionnement et de recherche de sens. La parole circule librement au départ des participants et entre eux tout en profitant des compétences et des expériences de l’invité ».

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avril 2010 © Monique D’haeyere

En 2015, Le Chalet fut mis en vente. Selon la tenancière, il y avait des amateurs pour la reprise de la taverne, mais personne ne se décida (5).


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) STEVENS Paul, Quand le tram vicinal passait à Rixensart, in Bulletin trimestriel du Cercle d’Histoire locale Genval–Rixensart-Rosières, n° 30, 2ème trimestre 1997
(3) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Plaque_d’immatriculation_belge
(5) Rixensart en images

 

Tram W, arrêt ‘Gare de Rixensart’

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Arrêt du tram à hauteur du Café du Chalet, près de la gare de Rixensart, coll Monique D’haeyere

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1962 | Rue de la Gare à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Cette photo de Robert Temmerman montre le croisement de deux trams devant le Café du Chalet près de la gare de Rixensart. A gauche, les voyageurs pour Wavre montent dans la motrice type S. Sur l’autre voie, une motrice ‘Braine-le-Comte’ en provenance de la sucrerie Naveau à Wavre est prête à transporter un wagon de pulpe et un fourgon en direction de Lasne. Cette pulpe était destinée à nourrir les bestiaux.

Derrière la voiture (2), on remarque la vitrine du magasin ‘Vins et liqueurs’ tenu par les époux Couvreur. On y vendait aussi du tabac et lorsque je rentrais dans ce magasin avec mes parents, je respirais une agréable odeur qui était un mélange d’alcool, de bois et de tabac, se souvient Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart.

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1963 | Arrêt du tram à hauteur de la gare de Rixensart, coll Francis Broche

Cette photo de l’arrivée du tram W devant la gare de Rixensart est extraite du film amateur réalisé par Alan Snowden (1) en 1963. Il retrace l’histoire du tramway de la ligne vicinale W au départ de Bruxelles passant par Waterloo ainsi que Braine-l’Alleud en direction de Wavre.

Découvrez ces images exceptionnelles, repérées par Francis Broche sur You Tube, du tram W traversant Bourgeois et Rixensart : chaussée de Lasne, parcours le long de la Voie du Tram, arrivée au Quai du Tram, passage devant l’hôtel du Centre, avenues de Merode et Marchal, passage au-dessus de la ligne du chemin de fer, arrivée à la gare de Rixensart, départ vers Wavre en longeant la ligne Bruxelles-Luxembourg.

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avril 2014 © Monique D’haeyere


(1) SNOWDEN Alan, Travels by tram through Belgium, 1963
(2) Taxi Mario

Villa Hermel, rue Neuve

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début XXe siècle | Villa Hermel, sise dans l’actuelle avenue des Combattants à Genval, coll. Monique D’haeyere

début XXe siècle | coll. Philippe Godin ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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rue Neuve, puis rue de la Station coll. Monique D’haeyere ↔ 2011 © Monique D’haeyere

Château de Rixensart, stage photo 1974

Château de Rixensart 23 mars 1974 © Jean-Claude Renier

23 mars 1974 © Jean-Claude Renier

Ces photos n/b des jardins et parterres du parc du Château de Rixensart ont été prises à l’occasion d’un stage photo effectué en 1974 à la Maison des Jeunes de Rixensart, se souvient Jean-Claude Renier.

23 mars 1974 © Jean-Claude Renier

juillet 2014 © Monique D’haeyere