Bodega le Mar-ca-tchou, le Chalet Normand

Chalet Normand lac de Genval

1933 | Le bord du lac de Genval et le futur Bodega le Mar-ca-tchou

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Bodega le Mar-ca-tchou, actuellement le Chalet Normand 

En 1970, la Fédération Touristique du Brabant fait l’éloge du Chalet Normand : Sur la rive Est, il offre le charme d’un cadre somptueux ordonné autour d’un grand feu ouvert et rehaussé de tableaux de maîtres et de boiseries, en chêne massif, artistiquement sculptées. Une terrasse fermée et chauffée en hiver sert de salon de dégustation (1).

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1933 | Intérieur du Bodega le Mar-ca-tchou

1977 | Le Chalet Normand, coll. Monique D’haeyere ↔ avril 2015 © Monique D’haeyere

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1989 | Le Chalet Normand © Anne-Marie Delvaux
2009 © Eric de Séjournet

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avril 2015 | Le Chalet Normand © Monique D’haeyere + janvier 2016 © Monique D’haeyere


(1) DEMULLANDER Jean, Le Lac de Genval, Fédération Touristique du Brabant, 1970

Avenue de Merode, ex Grand’Rue

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Groupe de villas, Grand’Rue (actuellement avenue de Merode)
coll. Imelda De Thaey

L’avenue de Merode présente trois visages assez différents. La partie commerçante va de la place de la Vieille Taille à l’avenue de Montalembert. La deuxième partie, administrative et commerciale, comprend le Fond du Bois et s’arrête au rond-point Roger Hanin. Quant à la troisième partie, plus résidentielle, elle part de l’avenue Kennedy et aboutit à l’entrée de Bourgeois, rue Haute.

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1922/1930 | Avenue de Merode, direction le centre de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Deux cyclistes reviennent du centre de Rixensart et remontent vers Bourgeois. A droite des cyclistes, on distingue la ligne vicinale reliant Wavre à Braine-l’Alleud et Waterloo. A hauteur des personnages, une borne-fontaine.

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FERME SANS-SOUCI

 

1906/1913 | Ferme Sans-Souci située dans l’actuelle avenue de Merode (direction Bourgeois)
coll. Louis Lebrun

Ferme Sans-Souci côté jardin 1906 coll. Jean-Louis Lebrun

1906| Ferme Sans-Souci, côté jardin, coll. Louis Lebrun

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2010 © Francis Broche + novembre 2013 © Monique D’haeyere


VILLA MON CAPRICE

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1930 | Villa Mon Caprice, sise avenue de Merode 105 à Rixensart,
coll. Jean-Claude Renier

Vila Caprice avenue de Merode 105 © Serge Watté

2020 © Serge Watté

Suite à une tempête, la clôture a été endommagée par la chute d’un Hêtre. A droite, on distingue l’Etablissement Genné.


LES GODILLOTS

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Avenue de Merode à l’entrée de Bourgeois, coll. Francis Broche

En haut à gauche débute la rue Haute. A l’avant-plan, on reconnaît la villa occupée aujourd’hui par l’asbl Les Godillots (1).

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2010 © Monique D’haeyere

(1) Cette asbl assure un service d’accueil de jour pour enfants et adolescents présentant un trouble du comportement (dysharmonie évolutive, état psychotique, pré-psychotique, autistique ou névrotique) et qui, de ce fait, ne peuvent fréquenter l’enseignement. L’institution assure en journée une prise en charge thérapeutique mais également éducative et pédagogique.


VILLA LES IRIS

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1905 | Villa Les Iris, avenue de Merode 98 à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

 

1906 coll. Jean-Claude Renier ↔ après 1906 coll. Francis Broche 2020 © Serge Watté

Les Buissonnets, logis et maison paroissiale

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Les Buissonnets, rue de l’Eglise à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Cette ancienne maison paroissiale, dénommée ‘Les Buissonnets’, était voisine de l’ancienne cure de Rixensart. Située en retrait de la rue de l’Eglise n° 36, elle prenait la forme d’une villa du début du XXe siècle, totalement cimentée (faux-joints appareillés) et décor de faux-colombages (1). Elle fut très longtemps occupée par la famille de Léopold Gilson, régisseur du prince de Merode et bourgmestre de la commune de 1952 à 1970 (2).

février 2014 ↔ septembre 2016 © Monique D’haeyere

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Les Buissonnets, côté jardins, coll. Jean-Claude Renier

Après 1970, cette villa devint un home pour personnes âgées. En 1996, elle devint une maison paroissiale (2).

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juin 2008 © Eric de Séjournet

A gauche du bâtiment principal de la villa ‘Les Buissonnets’ existait une annexe, rue de l’Eglise n° 36.

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janvier 2012 © Monique D’haeyere ↔ octobre 2014 © Eric de Séjournet ↔ septembre 2016 © Monique D’haeyere

Le bâtiment resta abandonné pendant plusieurs années, avant d’être mis en vente début 2010 par son propriétaire, la fabrique d’église Sainte-Croix. Il présenta toutefois un handicap, celui d’être dépourvu de fondations.

In fine, la villa Les Buissonnets fut rasée fin octobre 2014 pour faire place à un nouvel ensemble comportant 4 logements, et … qui porte désormais le même nom.


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Etablissements horticoles J. Sevrin-Gilbert, coin de terre disparu

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Etablissements horticoles J. Sevrin-Gilbert, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

… à l’angle de l’actuelle rue Robert Boisacq et de l’avenue Georges Marchal à Rixensart.

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1973/1978 | Vue panoramique depuis un des blocs d’appartements sociaux ‘Clair Logis’
(aujourd’hui Notre Maison), sis avenue Georges Marchal, coll. J. Pigeon

Cette photo montre clairement à l’avant-plan la Pépinière Pierre Sevrin, dans le fond la rue Robert Boisacq et à droite l’ancien tracé du tram vicinal qui deviendra l’avenue Georges Marchal, raconte Jean-Claude Renier. Dans les années 1960, lorsque j’allais en visite chez Mr. & Mme Sevrin (Pierre et Germaine) avec ma mère, je ne manquais pas d’aller faire un tour dans la grande serre où il y régnait une ambiance particulière : le ruissèlement de l’eau pour l’humidification des plantes et la senteur des fleurs disposées sur des établis, à la hauteur des mes yeux.

A l’emplacement de l’immeuble portant le n°1 de l’avenue Marchal, se situait la maison de Monsieur Drossart. Des immeubles à appartements y ont été érigés, les deux premiers en 1973 et le dernier en 1978 (1).

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avril 1989 | Avenue Georges Marchal © Jean-Claude Renier

La présence d’une grue annonce les premiers changements urbanistiques dans le centre du village.

Rue Boisacq Pépiniériste Severin © Hommes et Patrimoine

1992/1995 | Vue depuis la rue Robert Boisacq à Rixensart © Hommes et Patrimoine

A droite de la photo, la maison en contrebas est celle de Pierre Sevrin et de son épouse Germaine. Derrière la rangée d’arbres on distingue l’avenue Georges Marchal, qui fut l’ancien site du tram W, explique Jean-Claude Renier.

1992/1995 © Hommes et Patrimoine ↔ avril 2014 © Monique D’haeyere

Au centre de Rixensart, la Pépinière Sevrin a fait place à la Place du Millénaire.



(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Rue Nouvelle, vers Lasne (I)

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avant 1918 | Rue Nouvelle, vers Lasne, coll. Francis Broche 

… actuellement chaussée de Lasne. A gauche de la maison de gauche débute la chaussée de Wavre.

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Bourgeois, coll. Francis Broche 

A gauche, la façade de la première maison a été redessinée. Dans la prolongation de la chaussée de Lasne, on découvre à gauche le ‘Grand salon’, tenu par F. Grafé ou Grape. Au centre, le ‘Castel des Hirondelles’ a remplacé une fermette. A droite, le commerce ‘Au bon marché réel’ et un estaminet.

Rue Nouvelle, coll. Francis Broche ↔ février 2014 © Monique D’haeyere

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1921 | Chaussée de Lasne, coll. Jean-Claude Renier

A gauche, débute la chaussée de Wavre. Au centre de la photo, le Castel des Hirondelles. Au centre également, l’enseigne de l’épicerie de L’Abeille a remplacé celle du ‘Au bon marché réel’. A droite, l’estaminet ‘A la Conco…’ (probablement ‘A la Concorde’), tenu par François M.

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Chaussée de Lasne, coll. Anne-Marie Delvaux

Le commerce à gauche est probablement celui du ‘Grand Salon’ (tenu par F. Grafé ou Grape). Au centre de la photo, le Castel des Hirondelles.

Chaussée de Lasne Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

coll. Jean-Louis Lebrun

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Croisement des chaussées de Wavre et de Lasne, coll. Jean-Claude Renier

Castel des Hirondelles

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1912 | Castel des Hirondelles à Bourgeois, coll. Anne-Marie Delvaux

Située dans l’actuelle chaussée de Lasne, cette demeure remplaça au début du XXe siècle une fermette, comme le prouve les photographies ci-dessous.

Bourgeois, coll. Francis Broche

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1912 | Castel des Hirondelles, coll. Jean-Claude Renier

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avril 2013 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Rue Nouvelle, vers Lasne (I)

→ RÉTRO RIXENSART | Rue Nouvelle, vers Lasne (II)

Lac de Genval, vu de La Hulpe

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début XXe siècle | Un coin du Parc, coll. Jean-Claude Renier

Une frénésie immobilière s’est emparée du Parc de Genval-les-Eaux. Le Chalet des Eaux est en transformation et deviendra l’Hôtel de Normandie. L’Etablissement des Eaux, le Chalet Rütli et la Villa Les Hirondelles sont en construction.

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Lac de Genval avant 1945 coll. Eric de Séjournet

avant septembre 1944 | Lac de Genval, vu depuis l’avenue du Parc (La Hulpe)

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© Monique D’haeyere

Paysage à la Chapelle Sainte-Barbe

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début XXe | Chapelle Sainte-Barbe, sise rue du Baillois à Bourgeois,
à l’angle du sentier menant à la rue Dyna Beumer, coll. Imelda De Thaey

Ce ‘Paysage à la Chapelle Sainte-Barbe’, on pouvait le découvrir autrefois non à Genval, comme indiqué erronément sur la photo, mais bien à Rixensart et, plus précisément encore, au hameau du Bourgeois.

Il semble vraisemblable que cet endroit se présentait ainsi au début du siècle et encore vers les années 1920.

Nous sommes donc ici au lieu-dit ‘Coin perdu’ … La chapelle Sainte-Barbe, édifiée en 1877 par l’entrepreneur Desteinbach, est encore visible de nos jours. Par contre, la borne-fontaine distribuant l’eau potable n’existe plus et de nombreuses maisons ont été construites de part et d’autre de la rue du Baillois, dont l’aspect a quelque peu changé, ainsi qu’en bordure du sentier du même nom qui descend vers la vallée de la Lasne.

C’est ce chemin qu’empruntaient jadis les habitants du Bourgeois pour se rendre à Genval, via l’actuel rond-point Jean Milo et la rue Mahiermont. Des contacts existaient, en effet, entre ces localités, plus nombreux semble-t-il qu’entre Bourgeois et Rixensart dont cependant le hameau dépendait tant au plan spirituel que civil.

De même, à droite de la chapelle Sainte-Barbe, on n’aperçoit guère l’ancienne rue du Curé, actuelle rue Dyna Beumer, elle se devine à peine grâce à une interruption du talus au pied de la chapelle.

Plus apparent, toutefois, est le chemin qui, passant de l’autre côté de la pompe, continue la rue du Baillois au bord de laquelle se situe l’actuelle maison de quartier ‘Leur Abri’.

Si l’aspect campagnard du ‘Coin perdu’ n’est plus qu’un lointain souvenir, les rues étroites qui serpentent dans ce quartier verdoyant créent encore de nos jours une atmosphère de convivialité à laquelle beaucoup d’habitants semblent particulièrement attachés (1).

octobre 2015 © Monique D’haeyere + novembre 2011 © Cedric Muscat

Quant à la chapelle Sainte-Barbe, elle fut construite par un entrepreneur du Bourgeois, Alexandre Desteinbach, sur autorisation communale, en 1877. Sainte-Barbe est invoquée contre la mort subite, et est la patronne de tous les métiers qui touchent au feu. Aujourd’hui, cette chapelle à chambre en briques blanches surprend par le dessin inhabituel de sa forme élaborée. Propriété communale, elle est partiellement encastrée dans la haie de la propriété portant le n° 4 A (2).


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Le coin perdu
→ OBJECTIF RIXENSART | Rue du Baillois


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Le coin perdu, in Rixensart Info 166 de mars 1997
(2) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Église Saint-André, rurale et néo-classique

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Eglise Saint-André de Rosières, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La paroisse de Rosières dépendit jusqu’en 1559 de l’évêché de Cambrai, puis, par la suite, de l’évêché de Malines. En 1801, le curé P-J. Goossens rédige une monographie de la paroisse qui fournit des renseignements intéressants sur l’histoire communale. Il mentionne notamment qu’on ne bâtit guère de maisons, on n’y fait que reconstruire les anciennes, dont un certain nombre en argile et couvertes de chaume existent encore (1).

La précédente église, en style renaissance, avait été édifiée en 1704, date qu’on lisait au-dessus de la porte. Tombant en ruines, une nouvelle église fut construite en 1844 sur le même emplacement. Dédié à Saint-André, cet édifice rural néo-classique fut élevé en brique et pierre blanche sur les plans de l’architecte E. Moreau (1).

Les travaux ont été sans doute surveillés avec peu de soin, car de nombreuses lézardes sillonnent déjà les murs de l’édifice et les plafonnages de l’intérieur se détachent en plusieurs endroits, écrivirent Jules Tarlier et Alphonse Wauters en 1873 (2).

Elle fut consacrée en 1877 par Mgr Anthonis, évêque de Constance. Dressée en haut d’un escalier, au flanc d’un talus, elle présentait déjà, moins de 20 plus tard, de nombreuses lézardes (3). Sur base des écrits de Tarlier et Wauters, Louis Evrard décrit l’église : Une tour carré, coiffée d’une petite percée d’une porte rectangulaire à fronton et d’une lucarne semi-circulaire éclairant le jubé; elle précède un vaisseau en forme de basilique à trois nefs que deux rangées de colonnes doriques, supportant des arcades cintrées, partagent en quatre travées. Une belle voûte en berceau recouvre le choeur et la nef principale; un plafond horizontal recouvre les collétéraux. Les trois autels sont toujours dédiés au Saint-Sacrement, à la Sainte-Vierge et à saint André, traditionnelement invoqué contre les maux de reins (3).

Le tracé de l’E411 a profondément modifié cette vue de l’église Saint-André de Rosières. Incluse dans un muret à proximité vieux cimetière, la chapelle Saint-Antoine fait aujourd’hui figure de rescapée.

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mars 2014 © Monique D’haeyere

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Eglise Saint-André de Rosières, coll. Monique D’haeyere

Face à une place arborée d’une belle ampleur, l’église paroissiale Saint-André de Rosières est un édifice rural néo-classique réalisé au milieu du 19e siècle sur les plans de l’architecte E. Moreau. Précédée d’une belle volée d’escalier, l’église construite en contre-haut de la rue est entourée de l’ancien cimetière emmuré. Érigé en brique, pierre calcaire et calcaire gréseux de Gobertange sous une bâtière d’ardoise, l’édifice présente une tour engagée entre des annexes, une nef principale et des collatéraux de quatre travées, terminés d’un choeur à chevet plat précédé d’une travée droite. La tour de trois niveaux s’ouvre par une porte inscrite dans un chambranle rectangulaire de calcaire surmonté d’un fronton portant le millésime ‘1844’. Au-dessus, une fenêtre en demi-lune à encadrement de calcaire repose sur un bandeau de pierre et consoles d’appui. Le haut de la tour, couronnée d’une flèche octogonale, est percé sur chacune des faces d’une ouverture en plein-cintre munie d’abat-son, sous des trous de boulins en croisette. Les angles de la façade sont soulignés d’une chaîne de pierre. Les annexes encadrant la tour sont aveugles. Les murs gouttereaux des collatéraux sont chacun éclairés de cinq fenêtres en plein cintre, sommé d’une clé de calcaire (4).

vers 1930 coll. Michel Delabye ↔ 2010 © Monique D’haeyere

Deux descriptions de l’intérieur de l’église Saint-André de Rosières :

Cette église harmonieuse, fraîchement repeinte lors des festivités de son 150è anniversaire, a conservé entre autres, de son ancien ameublement : un calice et un ostensoir en vermeil, provenant, disait-on, des Bogards de Bruxelles; une croix de miniatures endommagées pendant les troubles religieux; une réplique de la Descente de Croix, de Rubens; une autre de l’Immaculée, d’après Murillo; deux confessionnaux baroques du XVIIe siècle, un banc de communion régence, une chaire de vérité, un jubé et des fonts baptismaux en étain, contemporains de l’édifice, et des statues de son saint patron, en pierre et en bois polychromé des XVIe et XIXe siècles. Saint Ghislain y était jadis très vénéré et invoqué pour les enfants (5).

L’intérieur enduit présente une agréable homogénéité, avec des colonnes doriques peintes, dont certaines à cannelures. Une fausse voûte en berceau surmonte la nef principale et le choeur, les bas-côtés sont à plafond plat. Un beau dallage de pierres bleues, grises, noires et blanches orne le choeur (6).

Eglise Saint-André de Rosières ↔ avril 2017 © Monique D’haeyere

1585. Vue de la place de l'église après la construction de l'autoroute 1980 c CHR Juckler

1980 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

Vue sur l’église Saint-André de Rosières. A droite, l’autoroute E411 passe au-dessus de la rue de La Hulpe.

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mai 2009 © Eric de Séjournet + décembre 2009 © Eric de Séjournet


(1) Cercle d’Histoire de Rixensart
(2) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(3) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, 1994
(4) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, éd. Wallonie DGO Aménagement du territoire, 2009
(5) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, 1994
(6) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, éd. Wallonie DGO Aménagement du territoire, 2009

Chemin du Pont, rue de la Tasnière

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1909 | Route du pont d’Yssche (rue de la Tasnière) à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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Le pont d’Yssche (rue de la Tasnière) à Genval.
1907 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2012 © Monique D’haeyere

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Rue de la Tasnière vers le lac de Genval, coll. Philippe Godin  2012 © Monique D’haeyere


(1) Yssche (Overijse) est le nom d’un fief du duc de Brabant, érigée au XVIIe siècle en terre principautaire

Bibliothèque de Froidmont, depuis 1975

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1974 |Construction de la Bibliothèque de Froidmont © Jean-Claude Renier

En 1975, la ferme de Froidmont fut transformée en un espace de célébration et de convivialité. Une équipe pastorale de 8 laïcs et 4 frères dominicains ouvrit au public une bibliothèque (1). Cette dernière fut construite à l’emplacement des anciens chenils. A droite, le porche situé dans l’aile Nord et donnant accès par un sentier pentu à la rue de la Ferme.

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1974/1976 | coll. Maurice Goethals

A l’origine, la Bibliothèque libre de Froidmont était exclusivement dominicaine. En 1976, elle fut spécialisée dans les livres religieux, en sciences humaines, philosophiques et historiques. Elle compta 45.000 volumes (2).

Bien que constituée en asbl propre ayant toute son autonomie, la bibliothèque, constituée au départ du fonds de La Sarte, participa indirectement au rayonnement du site. Ouverte au public sous forme volontaire dès 1975, elle fut ‘reconnue’ bibliothèque publique à partir de 1982 (mais ne reçut de subsides qu’à partir de 1992). Pour répondre aux  besoins du public local, une section littérature, s’étant développée de plus en plus, et une section ‘jeunesse’ furent ouvertes. La bibliothèque, de plus de 80.000 volumes, fréquentée par quelque deux mille lecteurs, totalisant 70.000 prêts par an et animée par une trentaine de bénévoles, fut, à ce moment, une des plus importantes du Brabant Wallon (3).

Il fut décidé de fermer Froidmont au profit de Louvain-la-Neuve. Cet événement étant concomitant avec l’ouverture d’un nouveau couvent à Liège, on procéda à une recomposition générale de l’assignation des frères Dominicains entre LLN, Liège et Bruxelles. Le couvent de Froidmont fut canoniquement supprimé le 3 juillet 2009. Les Dominicains, propriétaires de la ferme de Froidmont, et la Commune de Rixensart officialisèrent début septembre 2009 l’achat de la bibliothèque (4). Le départ effectif des Dominicains eut lieu en février 2010 (5).

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2011 © Monique D’haeyere

→ RÉTRO RIXENSART | Ferme de Froidmont
→ OBJECTIF RIXENSART | Bibliothèque de Froidmont


(1) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999
(2) World Guide to Spécial Librairies, 8th Edition, K.G. Saur Verlag München 2007
(3) Histoire des Dominicains
(4) L’Avenir, La Maison des Jeunes à Froidmont, 28 août 2009
(5)
Histoire des Dominicains

Villa Les Hirondelles, belvédère sur le lac

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1908/1914 | Villa ‘Les Hirondelles’, coll. Philippe Godin 

En retrait de l’avenue des Merisiers, derrière une belle grille aux lignes rectilignes, cette imposante villa du début du XXe siècle se démarque dans le quartier du lac de Genval par son style éclectique, teinté d’Art Nouveau dans certains détails notamment des ferronneries (1).

1908/1914 coll. Philippe Godin ↔ février 2014 © Monique D’haeyere ↔ mars 2017 © Monique D’haeyere

Villa Les Hirondelles, avenue des Merisiers à Genval ↔ février 2014 © Monique D’haeyere

La bâtisse, qui prend place dans un grand jardin, est large de sept travées et haute de deux niveaux, sous un ample niveau mansardé. Ses façades parementées de briques blanches sont soulignées de bandeaux de brique jaune et de pierre calcaire, et une frise de carreaux de céramique court sous la corniche. La travée centrale, plus large et en ressaut, s’ouvre d’un grand portail à deux vantaux vitrés et garnis de fer forgé, sous une marquise de même composition. Des petits garde-corps en ferronnerie ornent les fenêtres de l’étage et des combles (2).

Entrée principale et le perron ↔ mars 2017 © Monique D’haeyere

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Salon japonais, le grand salon, la pelouse et l’escalier des Chardons

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Côté jardin de la villa Les Hirondelles

A l’arrière, la régularité de la façade avant disparaît dès l’origine au profit d’une élévation plus animée, notamment par une tourelle de plan carré, sans doute cage d’escalier, par un balcon, par des baies plus larges, par l’ajout de petits volumes secondaires (3).

3 Un coin du parc de Genval circ 1914 coll. Jean-Claude Renier (1)

coll. Jean-Claude Renier


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009
(2) Ibid.
(3) Ibid.

Monument dédié au Roi Soldat

Place Cardinal Mercier 20080504 Roi Albert I © Eric de Séjournet (1)

mai 2008 | Buste du Roi Albert Ier à Bourgeois © Eric de Séjournet

Le 6 avril 1959, le Conseil communal, recherchant un emplacement pour une stèle et un buste du Roi Albert Ier décida à l’unanimité de l’ériger dans le rond-point de la place Cardinal Mercier. Ce buste résulte d’une oeuvre du sculpteur baron Thomas Vinçotte (1850-1925)(1), grand spécialiste du buste-portrait (2).  

Roi Albert I © Berna de Wilde (2)

janvier 2009 © Berna de Wilde

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février 2016 © Monique D’haeyere


(1) Dès 1866, Thomas Vinçotte fréquente les cours de Joseph Jaquet et Eugène Simonis à l’Académie de Bruxelles. En 1872, il est second au Prix de Rome. Pendant plusieurs années, il étudie à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. De 1886 à 1921, il est professeur de sculpture à l’Institut supérieur national des Beaux-Arts d’Anvers. Thomas Vinçotte connaît une brillante carrière. Il produit des oeuvres décoratives, un grand nombre de bustes, ainsi que divers monuments publics. Un de ses thèmes privilégiés est le cheval. Il signe avec Lagae le quadrige qui surmonte l’arc de triomphe au Cinquantenaire. Il est aussi l’auteur de la statue équestre de Léopold II à Bruxelles (3).
(2) DE COCK A. et GHYSSENS Roger (Cercle d’histoire de Rixensart), Place St Roch, Grand-Place, Place Cardinal Mercier, in Rixensart Info 128 de mai 1992, p. 20
(3) LIEGE UNIVERSITÉ, Thomas Vinçotte, in Musée en plein air

L’entrée du Parc de Genval-les-Eaux

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avant 1904 | L’entrée du parc et l’Hôtel Belvédère, coll. Eric de Séjournet

C’est dans la section de Maubroux – le quartier de la gare – que la Société Genval-les-Eaux a aménagé un parc public de 60 hectares de terrain entourés de futaies épaisses (1).

Après avoir gravi la rampe provenant de la gare de Genval, les visiteurs arrivaient à l’entrée du parc de Genval-les-Eaux, délimitée par d’énormes barrières. De là, ils n’avaient plus qu’à descendre en flânant vers le lac en contrebas (2), le plus vaste plan d’eau du Brabant.

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Le Café du Parc (à gauche) et l’Entrée du Parc, coll. Philippe Godin

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vers 1909 | Entrée du Parc, coll. Francis Broche, Jean-Claude Renier, Monique D’haeyere

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Restaurant-Tea room ‘Le Pavillon Riche’ (anciennement ‘Café du Parc’), coll. Anne-Marie Delvaux

Genval c Ugent - 11

Trianon du Parc, coll. UGent

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mars 2014 © Monique D’haeyere


(1) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

Fond Jean Rosy, du moulin au Patch

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1923 | Fond Jean Rosy, vu à partir de l’actuelle rue des Cailloux en direction de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

Dans sa partie la plus basse, une source porte le nom Rosy, en référence à une vieille famille d’Ohain et du Bourgeois dont en 1875, un Jean-Baptiste fut adjudicataire pour la construction de l’église Saint-François-Xavier (1).

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Vue prise depuis la Sablonnière du Glain

Le ‘chemin du Moulin’ mène à Bourgeois. A gauche, la rue de la Taillette, suivie de la rue des Cailloux. Et, sur les hauteurs on devine le tracé de la rue du Moulin, qui sur la droite descend vers le Carpu dans la vallée de la Lasne.

Selon Popp, le ‘chemin du Moulin’ reliait le moulin de Genval au Patch. Il comprend la descente vers le moulin, mais aussi l’actuelle avenue Fond Jean Rosy et la rue Albert Croy. En 1910, il devint la rue du Meunier, dite aussi ‘el ruwale del mouni’ (la ruelle du meunier, en wallon).

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juin 2014 © Christian Petit

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1930 | Fond Jean Rosy, coll. Francis Broche

Le Fond Jean Rosy n’était qu’un coulant d’eau, un sentier en pente très forte, apprécié des enfants en temps de neige. On distingue à gauche le clocher de l’église Saint-François-Xavier de Bourgeois et, à droite,  la rue du Moulin.

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après 1959 | coll. Jean-Claude Renier

L’avenue Fond Jean Rosy construite en 1959 et prise en photo à partir de l’avenue Franklin Roosevelt (anciennement La Sablonnière).

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février 2016 © Monique D’haeyere

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1951 | Rue du Meunier, actuellement avenue Fond Jean Rosy, coll. Jean-Claude Renier

Sur les hauteurs, l’actuelle avenue Franklin Roosevelt; à droite, la rue des Cailloux.


→ OBJECTIF RIXENSART | Avenue Fond Jean Rosy


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Ferme du Prince, XVIIIe siècle

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1970/1980 | Ferme du Prince à Rosières (datée de 1736), coll. Monique D’haeyere

Ferme du Prince Rosières 7.2017 © Monique D'haeyere

juillet 2017 © Monique D’haeyere

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1985 | Ferme du Prince (dessin de Narcisse Poplemont),
coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

 

1990/1995| Ferme du Prince © Hommes et Patrimoine

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Hostellerie de la Ferme du Prince à Rosières,
coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth, centre d’accueil

1 Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth ca 1914

1914 | Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth, situé dans le quartier du Plagniau

Créé par l’Oeuvre Nationale de l’Enfance (ONE), l’Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth hébergea des réfugiés français, au début de la guerre 1914-1918.

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Entrée de l’Institut, rue du Plagniau
coll. Monique D’haeyere, Jean-Louis Lebrun, Anne-Marie Delvaux

Oeuvre Nationale de l’Enfance cour intérieure,
coll. Anne-Marie Delvaux et Francis Broche

Avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Institut Sainte-Elisabeth, dirigé par Mlle Monchamp  abrita des fillettes nécessitant une éducation spéciale et du grand air (1).

C1 Institut Médico-pédagogique Sainte-Elisabeth châtau d'eau du Plagniau coll. Jean-Louis Lebrun

A la basse cour et château d’eau du Plagniau, coll. Jean-Louis Lebrun

Le 28/29 septembre 1991, l’ONE y inaugura une maison communale de l’enfance, en collaboration avec le Centre public d’aide sociale (CPAS) de Rixensart. But : faire face à la demande d’un milieu d’accueil (crèche, prégardenniat, etc.).

2011 + 2015 © Monique D’haeyere

Entouré d’un espace vert de 3,6 hectares, qui comporte un terrain de volley et un terrain de football, ce lieu abrite aujourd’hui le centre d’accueil pour demandeurs d’asile (2). Ce centre Fedasil (3) a ouvert ses portes à Rixensart le 1er avril 1997 (plus d’infos sur Visages de Rixensart).

Vues aériennes de l’Institut Sainte-Elisabeth
coll. Francis Broche
1938 coll. Benjamin Desurmont

→ RÉTRO RIXENSART | Institut Sainte-Elisabeth, intra muros
→ RÉTRO RIXENSART | Accueil des réfugiés français
→ OBJECTIF RIXENSART | Centre d’Accueil de Rixensart


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) SCANDELLA Fabienne, Rixensart : une « harmonie trop silencieuse », Les Belges francophones face aux demandeurs d’asile, dans la série Problèmes actuels concernant la cohésion sociale, p. 175 à 210, Academia Press 2004
(3) Fedasil : www.fedasil.be/Rixensart

Avenue des Combattants 96 et ses sgraffites restaurés

Avenue des Combattants 96 Genval 10.2019 © Monique D'haeyere

6 octobre 2019 | Avenue des Combattants 96 à Genval © Monique D’haeyere

A front de rue, deux petites maisons mitoyennes remontant au premier quart du XXe siècle présentent quelques éléments Art nouveau. Sur une simple façade en brique ponctuée de bandeaux de ciment, il faut remarquer les linteaux au profil Art nouveau caractéristique, mais surtout les sgraffites de belle qualité, malheureusement fortement délavés (ndlr. commentaire datant de 2009), ornant les allèges de deux fenêtres de l’étage, ainsi que le panneau au-dessus du linteau de la fenêtre de gauche. Deux de ces sgraffites figurent des têtes féminines, vues de profil, dans un médaillon au riche décor stylisé. Le troisième sgraffite porte le millésime ‘1912’. L’un des sgraffite mentionne l’auteur du projet ‘P. CAUCHIE’ (1).

La maison sise au n° 96 est attribuée à l’architecte Maurice Lacroix. Elle fut édifiée en 1912 pour le photographe Léon Beyens (1877-1956), connu pour avoir pris de nombreuses vues de Genval.

Deux sgraffites du n° 96 ont été superbement restaurés par Christian de Castellane, une belle initiative privée de sauvegarde du patrimoine, fêtée le 6 octobre 2019.

Avenue des Combattants 96 Genval sgraffites 10.2019 © Monique D'haeyere (1)Avenue des Combattants 96 Genval sgraffites B 10.2019 © Monique D'haeyere (1)

6 octobre 2019 © Monique D’haeyere


(1) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 1er octobre 2009

Chapelle castrale Sainte-Croix (I)

1B Eglise Sainte-Croix 1905 coll Jean-Claude Renier

1905 | Chapelle castrale, coll. Jean-Claude Renier

Au XIIIe siècle, les seigneurs de Rixensart assumaient l’entretien de l’église castrale qui relevait de la paroisse de Limal. Les lieux étaient consacrés à la sainte Croix, en l’honneur d’une relique ramenée des croisades. Cette église fut incendiée avec le château en 1668 et 1678 (1).

Jouxtant le château de Rixensart, cette ancienne chapelle castrale fut reconstruite, selon Paul et Marie Dubuisson, avant 1711; elle remplaça un sanctuaire plus ancien détruit par le feu (2).

1903 | L’église de Rixensart, coll. Imelda De Thaey ↔ 2011 © Monique D’haeyere

En date du 2 octobre 1807, la chapelle castrale fut remise à bail à la Commune avec tous les ornements et mobilier, pour servir d’église paroissiale, moyennant un loyer annuel de cinquante francs qui ne fut jamais exigé depuis, et abandonnée à la Commune d’abord, puis à la Fabrique de l’église (3).

1 Neuf Tilleuls Eglise et Ferme de la Basse-Cour 149 1906 coll Martin JCR

1906 | Eglise et Ferme de la Basse-Cour, coll. Jean-Claude Renier

Après le concordat (4), et quoique la famille de Merode en ait conservé la propriété, la chapelle Sainte-Croix de Rixensart (en 1873 de l’Exaltation de la Sainte-Croix, avec saint Célestin pour patron secondaire) fut érigée en succursale de la cure de La Hulpe et a, depuis, été réunie au doyenné de Wavre (5).

En 1835, l’édifice consistait en une courte nef renaissance, le chœur s’ouvrant dans un vestibule du château (6).

Ainsi que confirment les archives du château, en 1834, la nef fut allongée. Et, en 1850 et en 1855, deux croisillons furent ajoutés à l’édifice lui conférant ainsi une forme de croix latine, écrit Colette Pinson (7).

entre 1906 et 1908 | L’Eglise, coll. Jean-Claude Renier

L’arbre planté au centre du parvis mérite attention. S’agit-il …

  • d’un Meyboom ? La tradition de « l’arbre de mai » est un rite de fécondité lié au retour de la frondaison. Elle consiste à planter un arbre, ou un mat qui le représente, dans le courant du mois de mai. Dans ce cadre, l’arbre symbolise les forces de la Nature. Répandue dans toute l’Europe, elle connaît différentes variantes et déclinaisons de son nom, comme le Meyboom à Bruxelles.
  • d’une variante du tir à l’arc à la perche verticale ? Pratiqué dans nos régions, ce sport a pour but d’éjecter des oiseaux postiches situés sur plusieurs niveaux en haut d’une perche d’une trentaine de mètres.

La chapelle castrale fut remplacée en 1912 par un nouvel édifice.

A droite sur la photo, la rangée des grands arbres dans la cour principale du Château de Rixensart disparaîtra vers 1929.

→ RÉTRO RIXENSART | Eglise Sainte-Croix, 25 ans debout
→ RÉTRO RIXENSART | Eglise Sainte-Croix, tertio
→ OBJECTIF RIXENSART | Sainte-Croix
→ ARBORESCENCE | Neuf Tilleuls à grandes feuilles (Parvis Sainte-Croix)


(1) http://www.paroisses.beHistoire de l’église Sainte-Croix
(2) DUBUISSON P. et M., Le Nouveau Canton de Wavre – Au fil de l’histoire
(3) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005
(4) Instauré par Napoléon I afin d’assurer la paix religieuse, le Concordat de 1801 est à la base de nos fabriques d’église actuelles (décret du 30 décembre 1809).
(5) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(6) http://www.paroisses.be |  Histoire de l’église Sainte-Croix
(7) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005

Pont du Pèlerin, rue des Bleuets

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16 mars 2002 | Pont du Pèlerin et train International IRIS (1) © Jean-Claude Renier

L’ancien pont du Pèlerin, dénommé ‘pont de la rue des Bleuets’ par la commune (2), enjambait la ligne 161 du chemin de fer reliant Bruxelles à Luxembourg.

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décembre 2010 | Pont du Pèlerin, avant les travaux du RER © Monique D’haeyere

A la limite sud de l’entité, les bleuets, fleurs des champs, en voie de disparition, ont fait oublier le chemin de Nivelles ou de Brame, le Grand Chemin autrefois. Ce chemin, dit du Pèlerin, sans doute bimillénaire, est passé au bleu, écrit ironiquement Paul Buffin (3).

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août 2011 © Jean-Claude Renier ↔ 2016 & 2017 © Monique D’haeyere

Cette antique voie celte reliait Tongres à Castres. Chemin de crête, jamais inondé, entre les vallées de la Lasne et de la Dyle. Il frôlait la frontière des Nerviens, la Lasne. Il fut parcouru par les légions romaines dont, selon certains, des fortins contrôlaient cette marche de l’empire. Aux temps de foi, il fut le chemin des pèlerins dont l’image est évoquée par le lieu-dit. Il partait de Dresde, passait par Cologne, Liège, Tirlemont, Louvain, Wavre, Nivelles, le Hainaut, pour aller à Beauvais et de là, peut- être, à Chartres et, on peut rêver, pourquoi pas, à Compostelle! Une ferme templière, à Tombeek, et une commanderie à Nivelles, Vaillanpont, protégeaient la voie au long d’une journée de marche. Plus près de nous, les pèlerins locaux se rendant à Basse-Wavre, à Couture-Saint-Germain et à la collégiale Sainte-Gertude à Nivelles empruntaient aussi le Grand Chemin (3).

La carte de Popp, éditée au XIXe siècle, indique le ‘Chemin du Pèlerin’. Selon Roger Ghyssens du Cercle d’Histoire de Rixensart, ce chemin était le ‘Vieux chemin de Nivelles’.

avril 2011 © Francis Broche ↔ septembre 2011 © Monique D’haeyere

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24/25 septembre 2011 | Démantèlement du pont du Pèlerin, reportage de Francis Broche

Le Pont du Pèlerin fut démantelé durant le week-end du 24/25 septembre 2011 pour faire place à un nouvel ouvrage dans le cadre des travaux du RER. A la mi-janvier 2012, ce pont fut remis en service à la circulation routière de la rue des Bleuets.

avril 2014 © Monique D’haeyere + avril 2016 © Jean-Claude Renier

A droite, photo du train IRIS prise le 1er avril 2016 lors de son dernier trajet … et dernier passage sous le ‘nouveau’ pont du Pèlerin. 

→ OBJECTIF RIXENSART | Pont du Pèlerin



(1) Ce type de train fut supprimé fin 2011 et fait donc partie de l’histoire de notre ligne de chemin de fer 161 (1). La locomotive type 20 (7000 CV) tire une voiture Bar resto SNCB, suivie de voitures suisses (cfr. Jean-Claude Renier, vice-président du Cercle Ferroviaire de Rixensart)
(2) Rixensart Info 253 de février 2012
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996