Hôtel de l’Yser, gîte et couvert

1904 | Restaurant de la Gare (coll. Philippe Jacquet)
1905 | Hôtel de la Gare (coll. Jean-Claude Renier)
2010 | Ancien Hôtel de l’Yser | 2010 © Monique D’haeyere

Le ‘Restaurant de la Gare’ se transforma en hôtel. J. Pierrard en fut le propriétaire … puis l’hôtel fut agrandie > voir la troisième photo, sur laquelle apparaît le photographe (au centre, en veston clair).

1920 | Façade principale de l’Hôtel de l’Yser (coll. Jean-Claude Renier)
2009 | Ancien Hôtel de l’Yser avant les travaux du RER © Eric de Séjournet
fin 2015 | Ancien Hôtel de l’Yser après les travaux du RER © Monique D’haeyere

A partir de 1920, trois hôtels-restaurants-cafés se partagèrent une clientèle de vacanciers et de touristes du week-end. Le Chalet, place de la Gare, l’hôtel de l’Yser au n°1 de la rue de la Gare et l’hôtel Piérard (CPAS) offrirent le gîte et le couvert, des terrasses ombragées et des salles de billard. Rixensart et Genval tentaient beaucoup de Bruxellois par leur charme campagnard, leurs sites et les attractions du lac de Genval. Parmi ces visiteurs, nombreux furent ceux qui se fixèrent définitivement dans la commune. Ils furent si nombreux, qu’au cours des années, le village perdit ses odeurs agrestes, son charme rural, pour devenir le lieu de résidence que nous connaissons aujourd’hui (1).

vers 1921 | Hôtel de l’Yser (façade principale et côté Est) (coll. Jean-Claude Renier)
Hôtel de l’Yser tenu par Pierre Francart (coll. Anne-Marie Delvaux) (*)
2014 © Monique D’haeyere

(*) Au verso est indiqué : Pension de famille ouverte toute l’année – Eau courante – Salle de bain – Prix modérés – Tél Genval 53 61 13.

vers 1925 | Les salles de billard et à manger de l’Hôtel de l’Yser

Façade Sud (coll. Jean-Louis Lebrun) ↔ 2018 © Monique D’haeyere

Hôtel de l'Yser 4.2018 © Monique D'haeyere 2

mai 2018 © Monique D’haeyere

En 2018, ce bâtiment fut mis en vente. Un projet immobilier de Thomas & Piron pourrait y voir le jour (2). Suite à une demande d’urbanisme (3), une modification de la voirie communale sera soumise le 24 février 2021 au Conseil communal.


→ ARBORESCENCE | Tilleul, rue de la Gare et avenue Martin Luther King



(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Rue de la Gare 1
(3) PU/2019/0094BIS/MD

La Pommeraie, ‘Enfants de la Patrie’

La Pommeraie <> 2011 © Eric de Séjournet <> 2016 © Monique D’haeyere

Sur la rive nord du lac de Genval (1), on retrouve cette villa dénommée ‘La Pommeraie’, une ancienne ferme « aménagée par M. Aimé Lagrange à l’époque où il acquit la chapelle Tell » (2).

1962

Après la Seconde Guerre mondiale, cette propriété accueillit des enfants de prisonniers politiques et résistants. Le ‘Home de Genval (Enfants de la Patrie)’ reçut en 1955 un subside de 549.850 FrB (3).

16 août 1956 © Renée Lambion
1961 | Groupe d’enfants du Home de Genval, photographiée en compagnie de leur monitrice rue de la Bruyère à Genval
15 avril 1961 | Jacques De Mol

Jacques De Mol témoigne : « J’ai passé quatre années à Genval. Puis, par manque de subsides, le home a fermé à Genval. Avec mon frère et ma soeur (sur la photo également), nous sommes partis à Faulx-les-Tombes, où je suis resté deux années ».


(1) sur le territoire de la commune d’Overijse
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) Sénat de Belgique, Rapport de la Commission de la Santé Publique et de la Famille chargée d’examiner le projet de loi contenant le budget du Ministère de la Santé Publique et de la Famille pour l’exercice 1956, séance du 7 décembre 1955 (4)
(4) D’autres homes pour enfants de prisonniers politiques et résistants recevaient également des subsides, mais moins élevés : Home ‘Clair Foyer’ à Gryon en Suisse (352.300 FrB), Home ‘Les Cailloux’ à Uccle (162.940 FrB), Home ‘Rosario’ à Biévène (191.759 FrB), Home ‘Miraval’ à Boitsfort (82.886 FrB), Home de Berchem (203.630 FrB), Home ‘Les Hirondelles’ (86.632 FrB) et Home ‘Alpina’ à Villars-sur-Ollon en Suisse (142.750 FrB).

Maison Delhaize, ‘Au bon marché’

1904 | Maison Delhaize à Rixensart (coll. Jean-Claude Renier)

… à l’angle de la Trawée (1) Timans ou Timaus (rue des Ecoles) et de l’actuelle rue de la Gare. Plus loin, on distingue l’Hôtel de la Gare et l’ancienne gare de Rixensart.

vers 1920 | Maison Delhaize et la rue des Ecoles (coll. Francis Broche) <> 2010 © Monique D’haeyere + 1920 | Au bon marché (coll. UGent) <> 2014 © Monique D’haeyere

1929 | ‘Le bas de la rue de la Station’ (coll. Jean-Claude Renier) <> 2010 © Monique D’haeyere


(1) tracée en wallon = trouée

Marlborough, le gardien du phare du lac

Le Belvédère (1) (coll. Anne-Marie Delvaux) <> 2014 © Monique D’haeyere

Avec la Maison de la Reine (Maison du Seigneur) et la Ferme (Jardin ornithologique), la Laiterie et la Tour de Marlborough constituent un des éléments du Hameau du Petit Trianon de Versailles reproduits au début du XXe siècle dans le Parc de Genval-les-Eaux. 

A Versailles, la Reine Marie-Antoinette avait souhaité avoir son belvédère ; il fut appelé Marlborough du nom de la chanson « Marlbrouck s’en va en guerre » que la nourrice du Dauphin, Mme Poitrine, venait de mettre à la mode.

1922 | La Maison du Garde et la Tour de Marlborough
coll. Francis Broche <> 2014 © Monique D’haeyere

La Laiterie fut maison du garde, laiterie, pâtisserie, café, restaurant, aujourd’hui agrandie portant un nom d’inspiration bouddhiste. La Tour, qui présente quelques différences minimes avec celle de Versailles, a porté des drapeaux au cours des années écoulées. Aujourd’hui, à déchéance, elle ne porte plus qu’une parabole, écrivit Roger Ghyssens en 2003 (2).

La tour de Marlborough, adossée à la Laiterie (maison du Garde)
coll. Francis Broche <> 2014 © Monique D’haeyere

1922 | Dans le fond de l’image, la Maison de la Reine <> 2014 © Monique D’haeyere

13 juillet 1927 | La Tour de Marlborough abrita le ‘Temple du Rire’
(coll. Philip Corens)

Au bord du lac (coll. Philippe Godin) <> 2016 © Monique D’haeyere

2006 © Serkan Duzler <> octobre 2008 © Eric de Séjournet

Sous les coups de butoir du vent, une partie de la tour s’effondra en 2007 … Aucune reconstruction à l’identique n’eut lieu. Seule la structure de base forme encore le décor d’un restaurant chinois, ‘Le Shangri-La du Lac’, nom donné d’après un lieu imaginaire de l’Himalaya dans le roman ‘Horizon perdu’ de l’écrivain américain James Hilton (1933).

> OBJECTIF RIXENSART | Tour de Marlborough


(1) Belvédère | Pavillon ou terrasse qui couronne et domine soit un édifice, soit un tertre dans un parc, et d’où la vue s’étend au loin (Dictionnaire Larousse).
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

En remontant l’avenue de Merode vers Bourgeois

L’avenue de Merode présente trois visages assez différents. La partie commerçante va de la place de la Vieille Taille à l’avenue de Montalembert. La deuxième partie, administrative et commerciale, comprend le Fond du Bois et s’arrête au rond-point Roger Hanin. Quant à la troisième partie, plus résidentielle, elle part de l’avenue Kennedy et aboutit à l’entrée de Bourgeois, rue Haute.

1905 | Route de Bourgeois à la Gare (coll. Jean-Claude Renier)
Entrée du Bourgeois (coll. Jean-Claude Renier)
L’entrée du Bourgeois (coll. Jean-Claude Renier)
1913 | Avenue de Merode (coll. Monique D’haeyere)
2014 © Monique D’haeyere

Sur la photo de 1913, on aperçoit deux cyclistes revenant du centre de Rixensart et remontant vers Bourgeois. A droite, on distingue la ligne vicinale reliant Wavre à Braine-l’Alleud et Waterloo. A hauteur des personnages, une borne-fontaine.

Route du Bourgeois

Le Bosquet (coll. Monique D’haeyere)
Route de Bourgeois (coll. Francis Broche)
2017 © Monique D’haeyere


Villa Mon Caprice

Villa Mon Caprice, sise avenue de Merode 105 à Rixensart
1930 (coll. Jean-Claude Renier) <> 2020 © Serge Watté

Suite à une tempête, la clôture a été endommagée par la chute d’un Hêtre. A droite, on distingue l’Etablissement Genné.


Villa Les Godillots

Avenue de Merode à l’entrée de Bourgeois (coll. Francis Broche)
2015 © Monique D’haeyere

En haut à gauche débute la rue Haute. A l’avant-plan, on reconnaît la villa occupée aujourd’hui par Les Godillots. Cette asbl assure un service d’accueil de jour pour enfants et adolescents présentant un trouble du comportement (dysharmonie évolutive, état psychotique, pré-psychotique, autistique ou névrotique) et qui, de ce fait, ne peuvent fréquenter l’enseignement. L’institution assure en journée une prise en charge thérapeutique mais également éducative et pédagogique.


1905 | Groupe de villas Grand’Rue (coll. Imelda De Thaey) <> 2013 © Monique D’haeyere

Villa Les Iris

1905 | Villa Les Iris, avenue de Merode 98 à Rixensart (coll. Jean-Claude Renier) <> 1906 (coll. Jean-Claude Renier) <> après 1906 (coll. Francis Broche) <> 2020 © Serge Watté


Ferme Sous-Souci

Ferme Sans-Souci
1906 <> 1913 + côté jardin (coll. Jean-Louis Lebrun)
2020 © Monique D’haeyere


Maison Van Luppen-Broymans

1909 | Maison Van Luppen-Broymans (coll. Jean-Louis Lebrun) <> 2019 © Bruno Marchal

Maison sise à l’angle de l’avenue de Merode (actuellement le n° 141) et de la rue Denis Deceuster, à Rixensart.

> RÉTRO RIXENSART | Maison Van Luppen-Broymans

Chapelle Saint-François d’Assise

1941 | Chapelle Saint-François d’Assise
Petite rue Mahiermont n° 2 à Genval (coll. Philippe Godin)

La chapelle actuelle date de 1941 et fut construite par un habitant du quartier, représentant local de la Croix Bleue. Elle fait suite à un autre édifice, détruit à la fin du XIXe siècle, situé à l’angle des rue et petite rue Mahiermont. Cette chapelle, consacrée à la Vierge, portait l’inscription : « Cette chapelle a été donnée par Catherine Wautiez, veuve de Michel Stouffs, décédée le 28 février 1755. R.I.P. » (1).

mars 2015 © Monique D’haeyere

L’actuelle chapelle repose sur un massif qui, en pointe entre les ruelles, évoque quelque peu la proue d’une barque. La croix qui somme l’édifice évoque plutôt une garniture tombale (2).


(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Les chapelles genvaloises, in Chroniques CHR, octobre 1992

Place Verte, espoir de paix

L’avenue des Combattants et la place du même nom furent rebaptisées respectivement avenue de la Paix et place Verte en janvier 1995. Au bout de l’actuelle avenue de la Paix, on distingue nettement le n° 15 de la rue Alphonse Collin … de l’autre côté du chemin de fer.

2014 © Monique D’haeyere
Place des Combattants et vue vers l’avenue du Château (actuellement Place Verte)
(coll. Jean-Claude Renier)
2014 © Christian Petit
Vue vers la rue de Froidmont, depuis la place des Combattants (l’actuelle place Verte)
(coll. Jean-Claude Renier)
2014 <> 2017 © Monique D’haeyere

> RÉTRO RIXENSART | Le Valou et la perche de Froidmont
> ARBORESCENCE | Cerisiers du Japon

En descendant la rue de la Bruyère vers la Mazerine

25850-4001582464-1
1950 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le bus de la ligne reliant Genval à la Place Flagey à Ixelles vient de passer le lieu dit ‘Le Poteau’, où se situe le château d’eau de Genval. A droite, le fleuriste Leloup. Selon l’actuelle fleuriste (propos recueillis par Francis Broche), c’est sa grand-mère Marie Noël, chapelière et modiste à Maubroux, qui a commencé à vendre des fleurs à cet endroit. Son mari, Robert Leloup, les cultivait probablement dans la serre.

1950 | rue de la Bruyère ↔ août 2016 © Monique D’haeyere


RUE DE LA BRUYÈRE 21 

2010 © Francis Dominé + 2015 © Monique D’haeyere

Au cœur d’un parc bien arboré, cette imposante villa à multiples ressauts dans le plan fut construite probablement au début du XXe siècle dans un style éclectique d’influence traditionnelle. Sur un soubassement en pierre calcaire, l’élévation des deux niveaux d’habitation est en brique, rythmée de bandeaux de pierre, sous d’amples croupes d’ardoise. Une tourelle de trois niveaux marque l’entrée de la maison. Les fenêtres, dont certaines arborent une belle ampleur, se terminent en anse de panier, arcade soulignée d’harpes en pierre de France, décrit Bénédicte de Ghellinck en 2009 (1).


RUE DE LA BRUYÈRE 118

vers 1930 et 1960 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Rue de la Bruyère à Genval, à la hauteur de l’actuel n° 118. Sur le petit parking de l’épicerie Vivo, un range vélos (publicité de Coca-Cola).


CHAPELLE NOTRE-DAME DE LOURDES

après 1921 | Chapelle Notre-Dame de Lourdes (coll. Francis Broche)

Située rue de la Bruyère 130 à Genval, cette chapelle à chambre, du type parfois appelé ‘oratoire’, fut construite par Georges Vanhamme en 1921, en reconnaissance d’une guérison miraculeuse. En effet, Célina Vanhamme, née en 1884, sœur du constructeur, revint guérie d’un pèlerinage à Lourdes en 1920. Une inscription rappelle l’origine de la fondation : En / mémoire de / Célina Van Hamme / guérie à Lourdes / 1921 / A.M.

 RÉTRO RIXENSART | Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes


RUE DE LA BRUYÈRE 207 & 209

début XXe | Bruyère-à-la-Croix ↔ 2011 | rue de la Bruyère, n° 207 et 209

CHEZ CLÉMENT

Aujourd’hui ‘rue de la Bruyère, à hauteur de Chez Clément’, selon le Cercle d’Histoire de Rixensart. Dans les années 1900 à 1920, âge d’or de la carte postale, des hôtels, restaurants, brasseries vont utiliser ce support comme moyen publicitaire. Souvent le propriétaire posera avec sa famille ou ses employés.

Un siècle après, la même photographie connaît une seconde vie pour un message publicitaire similaire, ici en l’occurrence au profit d’un restaurant genvalois portant le nom Chez Clément, rue de la Bruyère 230.


ROUTE DE LA HULPE

1213B. La Route (Rue de la Bruyère à Genval) c Philippe Godin
1903 | La Route (coll. Philippe Godin)

Rue de la Bruyère à hauteur de l’actuel Brico à la Mazerine. La fermette à gauche est devenue le restaurant ‘Chez Clément’. 

 OBJECTIF RIXENSART | Rue de la Bruyère


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009


Les Charmettes, maison de quartier

Les Charmettes, rue du Tilleul 50 à Genval (coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Construite au début du XXe siècle, cette belle villa et ses dépendances furent rachetées par la commune de Genval (avant 1977) pour servir de maison de quartier. En 2002, elle accueilla « la Croix-Rouge, la consultation ONE, école des devoirs ‘La Chouette’, une plaine de jeux, des réceptions familiales (…). Les lieux servent de promenade dans un cadre de verdure ou l’on recense des arbres remarquables, dont une allée de marronniers » (1).

Durant la Seconde Guerre mondiale, les WAAFs faisaient partie de la Women’s Auxiliary Air Force (WAAF), une force féminine auxiliaire de la Royal Air Force.

vers 1945 | Les WAAF’s posent devant Les Charmettes (coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

« Les WAAFs ne participaient pas aux combats, bien qu’elles fussent exposées aux mêmes dangers que n’importe quels civils travaillant sur les bases militaires. Elles furent actives dans le pliage de parachutes et comme équipières de ballons de barrage, en plus de remplir des postes d’intendance, de météorologie, de radar, de transport, de téléphonie et de télégraphe. Elles décryptèrent des codes et des chiffres, analysèrent des photos de reconnaissance et remplirent des missions de renseignements. Les WAAFs jouèrent un rôle essentiel dans le contrôle sol-air, aussi bien dans les stations radars que dans les salles d’opérations, en tant que traceuses. Les WAAFs étaient payées deux-tiers du salaire de leur équivalent masculin » (2).

WAAF 455709 Sgt Dalma Flanders, née Darnley Taylor, témoigne : « On arrival in Antwerp we were met by Air Force open trucks, and the local people we passed threw flowers at us and cheered and clapped their hands, they appeared to be pleased to see us there to help them. We arrived at a little village called Genval late in the afternoon and were allotted billets in various houses which had been placed at our disposal — we had double bunks there too, with four of us to a room. At 2a.m. we heard a bomb drop on the village — it seemed as if the Germans knew we had arrived. We heard later that it was a rogue bomb dropped by a fleeing German pilot anxious to cross the border. As the Germans were getting further and further away to the east, we had very little to do, and life became a holiday for us for a short while. We made full use of the large lake in the village. Because we were all in uniform, all transport was free for us, and after VE Day (8th May, 1945) we were all given a 48-hour pass to go anywhere we wanted ».

1992/1995 © Josette Verbois-Thonnard <> 2018 © Eric de Séjournet

Des années durant, la maison de quartier Les Charmettes accueilla les donneurs de sang. A cette époque, une cinquantaine de donneurs se présentèrent à chaque collecte. Aujourd’hui, la collecte de sang n’existe plus aux Charmettes … elle fut transférée à la Maison communale de Rixensart (3).


MURAL DES CHARMETTES

Le Cerceau, rue du Tilleul 48 à Genval
2009 © Eric de Séjournet + 2009 © Berna de Wilde <> 2013 © Monique D’haeyere

Art mural réalisé aux Charmettes en juillet et août 81 par un collectif d’enfants et de jeunes de la région, en collaboration avec les peintres Xavier Crols, Paul Gobert et Peter Schuppisser (membres du Collectif d’Art public) (4).

Il y a des murs de la honte, des murs de la peur, des murs de l’enfermement, des murs du chagrin. Mais il y en a d’autres, écrivit Françoise Humblet en 1981 (5). Il y avait une fois, à Genval, un parc communal plus ou moins ensauvagé; dans ce parc communal, il y avait une maison qui sous des formes diverses, accueillait des jeunes. Cette maison avait, à front de rue, une façade décrépie et en partie aveugle. Si on faisait une peinture murale? L’idée a germé dans le cerveau fécond de la Fondation Jacquemotte, mouvement d’Education permanente et populaire. Les tractations ont duré une année! La commune de Rixensart a prêté les locaux, donné des fonds pour remettre le mur en état, le ministère de la Communauté française a fourni trois animateurs, jeunes peintres enthousiastes, qui avaient déjà travaillé avec Roger Somville. Des volontaires sont allés dans les écoles expliquer le projet prévu pour le mois de juillet.

Deux cent mètres carrés de peinture murale à Genval, titre Le Drapeau Rouge le 5 août 1981. Thème ? ‘L’enfant et ses vacances’. Et Philippe Pierre du Soir d’embrayer : Si les peintres respectent scrupuleusement les dessins des jeunes (7) – telle cette moto aux roues carrées, il leur appartient cependant de choisir leur emplacement et les couleurs. Le premier mur se termine et offre aux passants un spectacle varié, fait de baigneurs, de danseuses, d’animaux (chien, cheval, …), d’engins (moto, roller-skate …) et d’un coin de la maison des ‘Charmettes’. Pour le second mur, le thème retenu est le football.

Quant au résultat ? se demande Le Drapeau Rouge. Il n’est pas fait pour être raconté, mais pour être vu (…) au 50, rue du Tilleul. Et André Jacques du journal Vers l’Avenir (6) d’y ajouter à propos de cet art pictural : Puisse-t-il maintenant passer dans le quartier afin de donner à cet ensemble architecturale sa vraie vocation de maison de quartier et de rencontre ?

Ce bâtiment abrita jusqu’en 2015 la maison de jeunes ‘Le Cerceau’. Déclaré insalubre, les autorités communales décidèrent de raser le bâtiment. Les peintures murales ne purent être sauvegardées.

◼︎ OBJECTIF RIXENSART |Villa Les Charmettes


(1) de VOGELAERE Jean-Philippe, Un million d’euros pour redonner un nouveau visage à la maison de quartier de Genval, in La Dernière Heure, 2 mai 2002
(2) Wikipedia
(3) Visages de Rixensart
(4) Collectif d’Art Public Fondation Jacquemotte, Mural des Charmettes à Genval, éd. Marie-Madeleine Maerevoet, Genval 
(5) HUMBLET Françoise, Histoire d’un mur, in Le Ligueur n° 33 du 28 août 1981.
(6) JACQUES André, Des jeunes découvrent l’art mural, à Genval, in Vers l’Avenir, 30 juillet 1981
(7) Vingt jeunes de huit à dix-huit ans y ont pris part : Courtin Catherine, Gilbert Anne, Gilbert Claire, Vanderheyden Maud, Frankart Luc, Bollen Valérie, Meert Sylvie, Frennet Alain, Frennet Nathalie, De Woele Valérie, Beier Grégoire, Swaelens Véronique, Benbouchta Rachid, Van Praet Kumar, Van Praet Indrani, Mathy Gabriel, Toussaint Pierre, Bertrand Françoise, Renard Fabienne, Dupont Karine, Dupont Véronique, Dupont Christine, Desmet Carine, Decamps So-Ra, Decamps Sabine, Léonard Thibault, Lauwers Martin, Lauwers Corinne, Kosh Dominique, Troisième Bernard, Gobert Gilles, Gobert Pierre, Coomans Bernard, Erens Sandrine (8)
(8) JACQUES André, Des jeunes découvrent l’art mural, à Genval, in Vers l’Avenir, 30 juillet 1981

Le Lido, voisin du Confluent

1937 | Le Lido, bains et solorium (coll. Jean-Louis Lebrun)

Le domaine du Lido s’étend à cheval sur Rixensart et Genval. Derrière le Lido, on distingue la rue de Limalsart, qui monte vers le Plagniau. 

Le Lido, voisin du Confluent (coll. Jean-Claude Renier) <> 2015 © Monique D’haeyere

Façade Nord du Lido
1937 (coll. Jean-Louis Lebrun) <> 1955/1959 (coll. Jean-Claude Renier) <> 1960 (coll. Jean-Louis Lebrun) <> 2016 © Monique D’haeyere <> 2020 © Monique D’haeyere

1958 | coll. Jean-Claude Renier

Au dos de cette carte postale on apprend : Domaine du Lido (Restaurant-Hôtel-Pension) – Ouvert toute l’année – Avenue Limalsart à Rixensart (à 50 mètres du lac de Genval) Tél. 53 63 70 – Propr. : M. De Smet et Fils – Pêche-Solarium et plaine de jeux pour enfants – Cadre unique aux environs de Bruxelles

1961 | Domaine du Lido (coll. Jean-Louis Lebrun) 

Vue aérienne du Lido, situé à quelque 200 m en retrait du lac de Genval, mais sur le territoire de l’entité de Rixensart

En 1970, la Fédération Touristique du Brabant Demullander décrit cet hôtel comme suit : Précédé d’un vaste parking et flanqué de très décoratives pièces d’eau, Le Lido est une vieille affaire de famille où un jeune couple dynamique a succédé aux parents en maintenant haut la tradition de l’hospitalité pratiquée par les fondateurs. Ils viennent de donner la dernière touche à d’heureux travaux de restauration, d’embellissement et de décoration générale. La salle de restaurant où se consume évidemment la traditionnelle bûche de chêne est tout simplement charmante, tandis que le bar offre tout le confort digne d’un palace. Toutes les chambres de voyageurs ont été modernisées (1).

vers 1970 | Le Lido, après travaux de restauration, d’embellissement et de décoration générale (coll. Jean-Louis Lebrun)

2016 | Le Lido, situé en zone d’espaces verts d’intérêt paysager
janvier 2016 © Monique D’haeyere

Ce petit hôtel trois étoiles de style normand comprenant 27 chambres fut acquis en 1988 par le groupe hôtelier Martins’ Hotels. L’activité hôtelière fut arrêtée. Son affectation fut dédiée aux séminaires et aux événements privés. John Martin estima qu’il ne pouvait plus rien faire de ce bâtiment : « Sa rénovation est trop conséquente, explique l’homme d’affaires. Elle exigerait des investissements trop importants. Ce que nous n’avons pas jugé bon de faire. J’ai toujours été attaché à la préservation du patrimoine, un critère clé dans le choix de mes hôtels et qui m’a souvent coûté très cher, mais parfois nous ne pouvons faire autrement. Cette bâtisse ne répond plus aux normes incendie, les fondations sont trop légères, les murs peu épais. Ces éléments ont fait pencher la balance vers une revente. » Le développeur immobilier Bredac, dont le siège social est basé à Lasne, a racheté le Lido début 2015. Il envisage de le démolir et d’y construire un immeuble comprenant seize appartements (2).


(1) DEMULLANDER Jean, Le Lac de Genval, Fédération Touristique du Brabant, 1970
(2) ATTOUT Xavier, Genval : un promoteur veut détruire le Lido, Le Soir, 28 mars 2015