Devoir de mémoire (Rosières)

A hauteur de l’actuel rond-point Moreau de Melen, la commune de Rosières édifia après la Première Guerre mondiale, un Monument aux Morts, en reconnaissance envers ses combattants et ses déportés. Le monument fut adapté après 1945. Sous réserve d’exhaustivité, on y lit les noms suivants :

Ses Combattants :

Jules Spreutels (1870-1942)(1)

Antoine Vandercam

N. N.

Ses Déportés

Florimont Alost

Jules Alost (1896-1919)(1)

SONY DSCFrançois Mees (†1940)(1) | Mort le 10 mai 1940

 

 

 

 

 

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après 1918 | Monument aux Morts de Rosières
coll. Michel Delabye

Square Moreau de Melen à Rosières St. André © Michel Delabye
2010 © Michel Delabye

Monument aux Morts Rosières 6.2014 © Monique D'haeyere

juin 2014 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Devoir de mémoire (Rixensart)
→ RÉTRO RIXENSART Devoir de mémoire (Bourgeois)
→ RÉTRO RIXENSART
Devoir de mémoire (Genval)


(1) Centre d’Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGESOMA)(avec l’aide de Mania Kozyreff)

Eglise Saint-Etienne, de l’inauguration à aujourd’hui

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Noël 1978 | Eglise Saint-Etienne, inaugurée le 25 décembre 1976 (1)(2)
Froidmont, chemin du Meunier à Rixensart
© André Delbar

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novembre 2013 © Monique D’haeyere

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Chapelle Notre-Dame-de-Hal

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1906 | Chapelle de l’Abbé, dite chapelle Stouffs,
aujourd’hui enclavée dans un mur de l’avenue Gevaert.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Inscription : Cette chapelle a étté édifiée par Jean Stouffs et Elisabeth Mascart à l’honneur de Notre Dame de Hal Ave Marie Lan 1776 Anne-Joseph Stouffs lan 1881 Cette chapelle y est reconstruite par Gilbert François J.H. 188 J.M.J. (1).

Chapelle Notre-Dame-de-Hal avenue Gevaert 12.2018 © Monique D'haeyere 1

décembre 2018 © Monique D’haeyere

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Monument dédié au Roi Soldat

Place Cardinal Mercier 20080504 Roi Albert I © Eric de Séjournet (1)

mai 2008 | Buste du Roi Albert Ier à Bourgeois
© Eric de Séjournet

Le 6 avril 1959, le Conseil communal, recherchant un emplacement pour une stèle et un buste du Roi Albert Ier décida à l’unanimité de l’ériger dans le rond-point de la place Cardinal Mercier. Ce buste résulte d’une oeuvre du sculpteur baron Thomas Vinçotte (1850-1925)(1), grand spécialiste du buste-portrait (2).  

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Ferme de Rosierbois, altitude 105

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1919 | La cour de l’antique ferme Englebert à Rosières
coll. Philippe Godin

Cette ferme portera différents noms : ferme de Rosierbois (du nom de l’ancienne cense), ferme du Haut (elle se situe au point culminant de Rosières, à l’altitude 105), ferme d’Englebert. Aujourd’hui, elle est dénommée ferme de Woo, du nom des champs qui l’entourent.

Le village et paroisse du duché de Brabant, la commune de Rozières, était sous l’Ancien Régime, une seigneurie ressortissante de la mairie de Vilvorde. Sa population était en l’an VII forte de trois à quatre cents âmes, avec les fermes de la cense-du-Haut et de terfosse qui en dépendent, écrivit Charles Oudiette en 1802/1803 (1).

Ces deux fermes étaient comprises (au 19e siècle) parmi les écarts de la commune ; le Haut de Rosières que l’on appelle le Woo est situé à quatorze cents mètres de l’église ; c’est dans ce hameau qu’est bâtie la ferme de Rosierbois nommée aussi ferme de Haut.  Une partie de cette cense est ce qui reste du château des seigneurs de Rosières. Une très belle tour carrée, au-dedans des murs, atteste encore la puissance du lieu (2).

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2011 © Francis Broche

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Résidence des Vétérans coloniaux

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1949 | Le Normandy Hotel devint la Résidence des Vétérans Coloniaux
coll. Francis Broche

Situé dans le quartier du ‘Parc de Genval-lez-Eaux’, cet ancien hôtel de voyageurs (Hôtel Normandy) fut transformé en hospice pour vétérans coloniaux.

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L’ex Normandy : hallali et renouveau

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juillet 2014 | Ex Normandy Hotel, ex Résidence du Lac
2014 © Monique D’haeyere

Implanté dans un petit parc boisé, ce double bâtiment se compose de deux ailes juxtaposées couvertes de bâtières parallèles à légers coyaux. Les murs gouttereaux, comme les pignons, sont enduits et abondamment ornés de faux colombages. Ils sont ouverts de baies aux formes variées. Les toitures recouvertes d’eternit s’ouvrent par des lucarnes en bâtière recoupant la corniche, le niveau des combles étant un véritable étage d’habitation. Au bout de l’aile principale, un débord du bâtiment sous bâtière transversale à croupette est couronné d’un belvédère sous toiture polygonale (1).

Dans une interview accordée le 23 juillet 2014 à L’Avenir, John Martin, propriétaire, indiqua être en réflexion pour la Résidence du lac, une bâtisse en bois qui est insalubre et qui ne reçoit plus l’assentiment des pompiers depuis le départ de la maison de repos. Nous nous dirigeons vers une démolition. Quant à son affectation future, sa proximité avec le RER est un élément important de notre réflexion. J’ai toujours été attaché à la préservation du patrimoine, un critère clé dans le choix de mes hôtels et qui m’a souvent coûté très cher, mais parfois nous ne pouvons faire autrement.

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Château du Héron, style Louis XV

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Château du Héron
coll. Magguy Van Goethem

En 1910, la Société Immobilière de Rixensart, fondée en 1907 par les quatre filles héritières de la douairière du comte de Montalembert, née comtesse de Merode, vend à la famille Carton de Wiart le bois du Héron et d’autres parcelles, écrit Paul Buffin (1).

S’inspirant du style Louis XV, le Château du Héron fut construit entre 1913 et 1914 par Albert Carton de Wiart. En 1917, Emile Schouten en devint propriétaire (2).

En 1934, Monsieur Schouten se propose d’en faire don à la commune de Rixensart, avec 15 ares de terrain et accès à l’avenue de Merode. La province évalue le bien à 370.000 francs, les aménagements à 15.000 francs et marque son accord sur la cession. La commune dispose d’une somme de 30.000 francs provenant de la vente de terrains communaux, mais exige de Monsieur Schouten, en plus du château, une somme de 50.000 francs. En outre, certains conseillers communaux s’opposent au projet, prétextant que les commerçants des environs de la place communale seraient lésés par le déplacement des services communaux au château du Héron. L’affaire ne se fait pas.

In fine, Emile Schouten cède le château à la comtesse Marie d’Aspremont Lynden en 1938 (1) (2). Le château du Héron, dont une statuette en bronze surplombant le faîte du toit précise le nom, consiste alors en un logis principal, les deux petites ailes en retour lui étant contemporaines ou plus tardives (3).

Pendant la guerre, en 1941, les Allemands y installent la Kommandantur, c’est-à-dire, le poste de commandement de la troupe qui occupe Rixensart (2).

En 1950, l’ancienne commune de Rixensart acquiert les 5 ha longeant les actuelles avenues F. Roosevelt, de Merode et des Pâquerettes et comprenant le ‘château du Héron’ dans lequel elle installe ses services (2).

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avril 2014 © Monique D’haeyere

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Maison communale de Genval, de 1913 à 1977

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1924/1927 | Deuxième Maison communale de Genval,
située à l’angle de la Place communale et de l’avenue Gevaert
coll. Imelda De Thaey

Construite par l’architecte Campenhout et inaugurée en 1913 (1), l’ancienne Maison communale de Genval est le premier bâtiment de la Place Communale. Selon Bénédicte de Ghellinck et Bruno Merckx, elle fut construite en 1913 par l’architecte E. Herent dans un style éclectique (2).

Sur la photo, la rue du Vallon n’est pas encore percée, observe Imelda De Thaey.

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Vue aérienne de Genval

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1922/1923 | Vue aérienne de Genval
coll. Henri Vranken

Par recoupement, je situerais cette photographie vers les années 1922/1923. En effet, l’église Saint-Pierre se présente sans sa statue (1925). Dans la rue de Rosières, une villa construite juste en 1922-1923 est visible et l’autre n’existait pas encore (sauf emplacement nivelé), mais devant l’être en 1923, commente Henri Vranken.

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Les Petits Choristes de Bourgeois (1)

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Les Petits Choristes de Bourgeois
coll. Jean-Louis Lebrun

En 1932, l’abbé Adolphe De Camps (1) demanda à Lucien Demanet (2) de rassembler des jeunes gens du village pour l’animation de la messe dominicale. Il reçut l’aide précieuse de Madame Paul Jacques, née Germaine Cambron (1895-1990), excellente musicienne, pour former des choristes à l’exécution de partitions grégoriennes comme la liturgie l’exigeait à cette époque. Très vite le groupe s’étoffa et excella dans un répertoire d’oeuvres classiques (Mozart, Bach, Haendel, Vittoria, Aichinger, …) (3).

Les choristes sont 25 en 1945 quand ils rejoignent la Manécanterie (4) des Petits Chanteurs à la Croix de Bois fondée par l’abbé Maillet à Boulogne Billancourt (…). A leur début, un certain antagonisme leur est témoigné par les chanteurs traditionnels du jubé. Ceux-ci, cependant, continuent, en semaine, à interpréter les hymnes grégoriens avec un zeste d’accent du terroir qui rassure les anciens (5).

En 1947, les Petits Choristes de Bourgeois obtinrent au Conservatoire de Bruxelles le Prix César Franck.

Officiellement reconnue, la chorale participa à des concerts chorals à Paris (1947), à Rome (1949) et à Cologne (1953) (3).

Ils sont 50 qui chantent à Rome en avril 1949 (5). Dans la Ville Eternelle, la chorale chanta devant le Pape Pie XII, le célèbre Ave Verum de Mozart lors d’un rassemblement d’environ 3000 petits chanteurs à la Croix de Bois du monde entier (3).


(1) L’abbé Adolphe De Camps naquit à Anderlecht le 31 mai 1879, fils de François De Camps, docteur en médecine, et de Céline Clément de Cléty. Successivement professeur à l’institut Saint-Louis, à Bruxelles, curé de Piétrebais, il fut désigné le 7 mai 1924 curé de Bourgeois par Son Eminence le cardinal Désiré-Joseph Mercier. D’une nature ascétique et humble, il s’attela à l’achèvement de son église, décidé par son prédécesseur. Son état de santé l’obligea à demander, le 3 novembre 1935, à être déchargé de sa mission. Retiré dans sa famille à Herent, il fut emmené en captivité comme prisonnier politique pendant la guerre de 1940-45. Il décéda à Herent (Louvain) le 4 avril 1962 (8).
(2) Lucien Demanet (1914-1982) fut le fondateur des choristes du Bourgeois en 1932 (5). Personnalité estimée de ses concitoyens, il fut conseiller communal et échevin (7).
(3) DELBRASSINNE Jean-Pierre, Si Bourgeois m’était conté, pp. 19 et 20, 2004
(4) Manécanterie : école paroissiale formant des enfants au chant religieux et au service de l’autel
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

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