Accueil de réfugiés français

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coll. Anne-Marie Delvaux

A la recherche de documents du passage de réfugiés de la commune française de Montigny-en-Gohelle à Rixensart, Rulkin Philippe (1) contacta Rétro Rixensart. En effet, le 16 avril 1917, l’Armée française lança une grande offensive en Picardie sur le ‘Chemin des Dames’. De nombreux réfugiés français furent à leur tour accueillis dans notre région et à Rixensart … en attendant un retour en France par Evian.

A ce propos, le Cercle d’Histoire de Rixensart publia en 2014 l’information suivante (2) : Aussi mal lotis que soient nos concitoyens, ils connaîtront plus malheureux encore au printemps de 1917. Des réfugiés issus de municipalités proches de la ligne de front dans les départements français du nord, Hénin-Liétard, St-Vaast, Anzin, Montigny en Gohelle … seront accueillis chez nous. Certains ne seront que de passage, évacués via la Belgique et la Suisse vers des départements du sud, tels que le Gard. Du fait que les hospices ou hôpitaux de ces localités sont également vidés, on compte parmi les déplacés résidant dans nos communes, des infirmes, aveugles, amputés, grabataires, . . . qui, parfois, trouveront chez nous leur dernière demeure.  

La commune de Genval, déjà « honorée » d’une garnison, n’hébergera pas de réfugiés mais, si l’on en croit une invitation de la ville d’Hénin-Liétard, adressée à Rosières-St-André, 17 communes belges hébergeront près de 8.000 Français. Une seconde lettre précisera que les communes de Nivelles, Waterloo, Genappe, Ittre, Virginal, Bousval, Oisquerc, La Hulpe, Wavre et Rixensart ont promis de se faire représenter à une fête du « Souvenir et de la Reconnaissance franco-belge » qu’ Hénin-Liétard*organisera les 28 et 29 juin 1931.  

Différentes listes, la plupart de 1917, existent dans les archives communales de Rixensart : des 253 rapatriés par la Suisse, des 103 personnes provenant d’un hospice, des 42 malades issus d’un hôpital, des 24 évacués décédés à Rixensart avant le 4 juillet 1917, des 343 titulaires d’une carte de contrôle …. S’y ajoutent des listes de lieux d’hébergement avec, en premiers, l’Institut Ste-Elisabeth et le patronage St-Joseph, qui abriterait 7 religieuses, 6 fillettes, 19 garçons, et 35 femmes dont 11 étrangères. De nombreuses habitations, dans tous les quartiers de la commune, sont également citées.

Il apparaît, d’autre part, qu’en janvier 1919, 290 évacués auraient quitté l’Institut Ste-Elisabeth.

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octobre 2015 © Monique D’haeyere



(1) RULKIN Philippe (responsable du Musée municipal de Montigny-en-Gohelle, Pas-de-Calais, France), Courriel à Rétro Rixensart du 24 juin 2017.
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, En mémoire de nos combattants de la Grande Guerre, in Chroniques CHR n° 37 de février 2014, p. 49 et 50.

1579 | La gare

1579. La gare de Rixensart 1921 c Anne-Marie Delvaux.jpg

avant 1921 – Belle photographie d’ensemble de la gare de Rixensart. Le passage à niveau restait fermé. Il était ouvert à la demande, lorsque qu’un véhicule s’y présentait. Remontant le long de la rue de la Station la palissade était faite de billes de chemin de fer, explique Jean-Claude Renier du Cercle Ferroviaire de Rixensart.

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12.2015 © Monique D’haeyere

1361 | Au vrai bon Marché

1361. Au vrai bon Marché à Bourgeois c Anne-Marie Delvaux.jpg

début 20ème – Sur la place de Bourgeois, les commerçants de la rue des Cailloux posent pour le photographe. A gauche, le magasin de cycles est dépositaire des marques Bury (1) et Alcyon (2). L’enseigne reprend l’identité d’Alcyon … un oiseau de mer. A droite, la rue Saint-Roch mène au Quai du Tram.

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(1) Bury est une marque de vélos, fabriqués par « E. Koob & A. Bury, Saint-Hubert »
(2) Alcyon est une marque de bicyclettes et de motocyclettes déposée en France en 1903

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Maison dite « Le Culot »

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Maison dite ‘Le Culot’, rue de l’Eglise 2B à Rixensart (1), coll. Anne-Marie Delvaux

Son année de construction s’affiche au-dessus de la porte d’entrée : 1782. Elle devrait donc faire partie de l’une des plus anciennes habitations de la commune (2).

Le peintre-céramiste Jack Jefferys y habita de 1940 à 1961. La Place Jack Jefferys porte son nom depuis 1962.

Jack Jefferys naquit à Ixelles le 21 août 1896, et décéda en 1961. De père anglais et de mère hollandaise, il opta pour la Belgique en 1913. Il fit la guerre de 1914-1918 dans l’armée belge. Aquarelliste jusqu’en 1944, il se consacra ensuite exclusivement à la céramique (3). Selon Paul Buffin (4), Jack Jefferys fit également partie de l’Armée Secrète, sous l’autorité de James Thiriar, responsable de la section de Rixensart.

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© Paul Gilson


(1) JACQUET Philippe, La Charmille, in Rétro Rixensart
(2) Cette maison aurait été jadis l’Auberge Sainte-Anne. Avant Jack Jefferys, la maison fut occupée par les peintre Henriette et Alice Ronner. Henriette (1821-1909), peintre de chats par excellence, avait été l’élève de son père J.A. Knip. Les musées de Bruxelles et de Gand conservent certaines de ses oeuvres. Sa fille et élève,n Alice (1857-1906), peintre de natures mortes et de fleurs, a des toiles exposées dans les mêmes musées (…). Rien d’étonnant à ce que les Jefferys aient occupé cette maison. Jack Jeffferys, le céramiste, était le fils de Marcel Jefferys (1872-1924) peintre et élève d’Henriette Ronner. Marcel Jefferys, luministe à ses débuts, fut ensuite impressionniste. Il planta son chevalet en Hollande, à Londres, Paris, Venise et Florence. Turner et Whistler l’orientèrent vers d’autres harmonies de couleurs, plus vaporeuses. On pouvait le comparer à J. Ensor dans sa première période (4).
(3) GEERT Robert, Jack Jefferys, Monographies de l’art belge, Bruxelles 1959
(4) 
BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

1069 | Le Pavillon Japonais

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Le Pavillon japonais au bord du lac de Genval. « Son architecture, d’inspiration extrême-orientale, deviendra après plusieurs péripéties ‘La Laguna’ », informe la Fédération Touristique du Brabant et l’Administration communale de Rixensart dans un dépliant édité en commun en 1979.

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1.2016 © Monique D’haeyere

1047 | Le quai du tram

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après 1925 – Le quai du tram à Bourgeois. « La personne se trouvant devant l’abri se nomme Edmond Piron. La construction de l’abri date d’avant guerre (1). L’abri fut détruit en 1970″, précise Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart.

A droite de la photo, le clocher de l’église Saint-François-Xavier.

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(1) 1933, selon Paul Buffin

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3.2014 © Monique D’haeyere

Avenue Général Cordier

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Avenue Général Cordier, coll. Anne-Marie Delvaux

L’avenue Général Cordier fait suite à l’avenue Curé Glibert « après un crochet en baïonnette assez marqué », écrivit Paul Buffin (1), qui se demanda « quelles circonstances ou quelle erreur ont amené les géomètres à réaliser un tel casse-vitesse à une époque où les voitures étaient encore très rares à Rixensart. Le lotissement et l’avenue furent créés par Madame Minet, peu avant 1940. Le général Cordier combattit pendant la guerre 1914-1918 et était le neveu de la lotisseuse ».


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Sentier des Lapins

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Sentier des Lapins au Bourgeois, coll. Anne-Marie Delvaux

Selon Jean-Louis Nicaise, il pourrait s’agir du fond de la rue du Baillois. Carte à l’appui et vu la nature du terrain, il identifie sur la gauche la vallée de la Lasne, et au loin, le clocher de l’église de Genval. Rétro Rixensart partage ce point de vue : la configuration des lieux, l’angle de vue et la distance vers l’église Saint-Sixte correspondent.

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