Vallée de la Lasne

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Superbe vue de la vallée de la Lasne, prise depuis Rosières
(probablement à partir de la rue du Panorama)
coll. Anne-Marie Delvaux

On distingue la rue de La Hulpe, la Lasne, le chemin du Martin Pêcheur, la rue de l’Institut, le château d’eau du Plagniau (à gauche sur les hauteurs), l’avenue Monseigneur, la rue de Limalsart (ancienne route de Rixensart). A droite apparaît Le Lido.

Photo légende

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Chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs, pieta

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1956 | Chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs, Place Jefferys

Construite par la famille Grégoire en 1935 en remerciement pour une guérison, cette chapelle fut aménagée sur l’emplacement de la pharmacie actuelle, au coin de la rue des Déportés et de la rue de l’Institut à Rixensart.

En 1956, lors de l’aménagement du carrefour, la chapelle fut déplacée à l’entrée de la rue de l’Institut. Une première grue vit ses amarres sauter et il fallut avoir recours à une grue plus puissante pour faire le travail.

L’origine de la chapelle remonte à un événement familial. Les familles Grégoire et Hautfenne étaient alliées par mariage et leurs propriétés, voisines, se trouvaient à l’emplacement occupé de nos jours par le haut de la rue de l’Eglise, l’avenue des Déportés et la rue de l’Institut. Une grande grille protégeait la propriété des Hautfenne et un immense noyer ainsi que d’autres arbres fruitiers offraient aux enfants chapardeurs l’attrait de leurs fruits. Trois Hautfenne, un hommes et deux femmes, tous célibataires, y habitaient. L’homme, de caractère peu accommodant, tira au fusil pour effrayer la petite fille Grégoire, sa nièce, venue à la maraude. De saisissement, la gamine, raconte-t-on, devint muette. La famille Grégoire promit l’édification de cette chapelle, à la suite de la guérison de la fillette qui, par après, vint encore habiter dans la maison voisine. La guérison eut lieu, pendant que le père se trouvait à Lourdes (1).

La chapelle fut propriété de la famille Delvaux-Vanderbeek.

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Monument des Combattants, devoir de mémoire

Monument aux Morts inauguration à Rixensart c Ugent.jpg

1924 | coll. Universiteitsbibliotheek Gent

A l’angle de l’ancienne voie du tram et de la rue de la Gare, avait été érigé en 1924 le Monument aux Morts de la guerre 1914-1918 (1).

Dans un bref compte-rendu paru dans la presse locale, on apprit à propos de la cérémonie d’inauguration : La coquette cité brabançonne de Rixensart a inauguré, dimanche, ce monument à ses quatorze héros morts pour la patrie. Il y eut cortège, discours, cantate, appel des morts. Une couronne fut déposée au nom du Roi.

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(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

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Avenue du Théâtre

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1911 | Une partie du Lac

La pente de 16% est caractéristique à l’avenue du Théâtre, qui donne sur la rive sud du lac de Genval. Sur la carte postale, on distingue à droite L’Aquarium qui deviendra l’hôtel-restaurant L’Argentine (à l’emplacement actuel du Yacht Club de Genval)

Jadis, il y avait dans le jardin du 25, avenue du Lac « un théâtre de verdure (en plein air). Il avait été choisi dans un décor naturellement beau, à l’abri du soleil et des vents. On y a construit de vastes gradins auxquels la colline sert de cadre. A travers la verdure qui entoure la scène, on découvre le lac et la forêt qui couronne l’autre rive. La route qui conduit au théâtre est sablonneuse. Il est ravissant dans son cadre rustique et, disons-le, très noble avec son proscenium entouré d’arbustes, son orchestron champêtre et son amphi-théâtre gracieux. L’acoustique y est même qualifiée d’excellente » (1).

Eric Meuwissen (2) approfondit le sujet : « Avant 1914, plusieurs représentations théâtrales auraient eu lieu dans ce théâtre. Les sièges étaient creusés dans le sol recouvert de gazon. Une cinquantaine de spectateurs pouvaient y prendre place. La scène était une estrade en bois, placée un étage plus haut que les spectateurs. On y représenta aussi bien ‘Le Cid’ de Corneille que des tragédies de Racine ou des comédies de Molière. La troupe se composait de comédiens de Bruxelles mais aussi de deux acteurs résidant ‘Villa des Abeilles’ à Genval ». 

◼︎ OBJECTIF RIXENSART | Avenue du Théâtre

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(1) Petite Gazette du journal Le Soir, éditée en 1905
(2) MEUWISSEN Eric, Le Soir du 7 octobre 1997

Avenue Nouvelle

Avenue Marcel Tilquin avenue Nouvelle 1920 c Francis Broche.jpg

1920 | Avenue Nouvelle (rue Alphonse Collin)
coll. Francis Broche

Bordée d’ormes, l’avenue Nouvelle à Rixensart est l’actuelle rue Alphonse Collin, pour la partie située entre l’avenue Marcel Tilquin et la Place de la Vieille Taille.

Cette belle rangée d’ormes fut décimée par la graphiose, aussi nommée ‘maladie hollandaise de l’orme’. Vraisemblablement d’origine asiatique, cette maladie fongique de cet arbre est apparue en 1919 pour la première fois aux Pays-Bas et dans le nord de la France, puis s’est développée dans toute l’Europe.

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3.2016 © Monique D’haeyere

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Chalet Guillaume Tell et les Cottages

 2 1835 1423. Le lac 1906 c Anne-Marie Delvaux (1).jpg

avant 1906 | Le Lac
coll. Anne-Marie Delvaux

Sur la rive nord du lac de Genval, le Chalet Guillaume Tell marque le paysage depuis plus d’un siècle.

La mise sous eau du lac de Genval date de l’automne-hiver 1903-1904. Roger Ghyssens, du Cercle d’Histoire de Rixensart, fait observer que « l’Argentine (aussi dénommée Rivière d’Argent ou Zilverbeek) marquait la limite communale entre Overijse et Genval depuis le pont d’Yssche, rue de la Tasnière, jusqu’au chemin de Genval à Rosières. Il est évident que la création du lac entraînait immanquablement la disparition de cette limite et que le fait de détourner la rivière ne transférait pas automatiquement ses fonctions frontalières. Le bourgmestre d’Overijse avait donc marqué de légitimes réticences et avait exigé de placer dans l’axe du lit de la rivière abandonnée, des bornes (…). Aujourd’hui, pour autant qu’elles existent, elles jouent ce rôle entre deux Provinces d’abord, entre deux Régions ensuite » (1).

Sur la rive nord, on distingue le Chalet ‘Guillaume Tell’. Avec le Rütli (Le Trèfle à Quatre), le Hameau du Petit Trianon, la Maison du Seigneur, il fait partie des ‘copies’ réalisées dans le parc de Genval-les-Eaux au début du 20ème siècle. Le chalet est à l’image de la chapelle Guillaume Tell se trouvant sur les bords du Lac des Quatre Cantons en Suisse (2).

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(1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, p. 59, 2003
(2) La chapelle de Tell, in Wikipedia

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1.2016 © Monique D’haeyere

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Café Central

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Café Central à Rixensart,
à l’angle des rues Alphonse Collin et Robert Boisacq
coll. Marc Collin

Venant de la rue Boisacq, une procession arrive à hauteur de la Place de la Vieille Taille et remonte l’avenue de Merode. A l’arrière-plan, la rue Alphonse Collin. A gauche, les anciens établissements Pigeon et station service Esso, et au centre le Café Central (aussi dénommé Café Delpierre).

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7.2017 © Monique D’haeyere

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Accueil de réfugiés français

2005. Institut Ste Elisabeth Rixensart c Anne-Marie Delvaux.jpg

L’Institut médico-pédagogique Dr Pierre Borremans de l’Oeuvre Nationale de l’Enfance (ONE) hébergea en 1917 des réfugiés français (1). Sur cette photo, prise en hiver, observez les enfants dessinant au sol de grandes figures, ornées de drapeaux aux couleurs françaises, britanniques et américaines. A l’arrière-plan, la grande tente blanche laisse supposer une extension pour répondre aux besoins de logement. 

A la recherche de documents du passage de réfugiés de la commune française de Montigny-en-Gohelle à Rixensart, Rulkin Philippe (2) contacta Rétro Rixensart. En effet, le 16 avril 1917, l’Armée française lança une grande offensive en Picardie sur le ‘Chemin des Dames’. De nombreux réfugiés français furent à leur tour accueillis dans notre région et à Rixensart … en attendant un retour en France par Evian.

A ce propos, le Cercle d’Histoire de Rixensart publia en 2014 l’information suivante (3) : « Aussi mal lotis que soient nos concitoyens, ils connaîtront plus malheureux encore au printemps de 1917. Des réfugiés issus de municipalités proches de la ligne de front dans les départements français du nord, Hénin-Liétard, St-Vaast, Anzin, Montigny en Gohelle … seront accueillis chez nous. Certains ne seront que de passage, évacués via la Belgique et la Suisse vers des départements du sud, tels que le Gard. Du fait que les hospices ou hôpitaux de ces localités sont également vidés, on compte parmi les déplacés résidant dans nos communes, des infirmes, aveugles, amputés, grabataires, . . . qui, parfois, trouveront chez nous leur dernière demeure.  

La commune de Genval, déjà « honorée » d’une garnison, n’hébergera pas de réfugiés mais, si l’on en croit une invitation de la ville d’Hénin-Liétard, adressée à Rosières-St-André, 17 communes belges hébergeront près de 8.000 Français. Une seconde lettre précisera que les communes de Nivelles, Waterloo, Genappe, Ittre, Virginal, Bousval, Oisquerc, La Hulpe, Wavre et Rixensart ont promis de se faire représenter à une fête du « Souvenir et de la Reconnaissance franco-belge » qu’ Hénin-Liétard*organisera les 28 et 29 juin 1931.  

Différentes listes, la plupart de 1917, existent dans les archives communales de Rixensart : des 253 rapatriés par la Suisse, des 103 personnes provenant d’un hospice, des 42 malades issus d’un hôpital, des 24 évacués décédés à Rixensart avant le 4 juillet 1917, des 343 titulaires d’une carte de contrôle …. S’y ajoutent des listes de lieux d’hébergement avec, en premiers, l’Institut Ste-Elisabeth et le patronage St-Joseph, qui abriterait 7 religieuses, 6 fillettes, 19 garçons, et 35 femmes dont 11 étrangères. De nombreuses habitations, dans tous les quartiers de la commune, sont également citées.

Il apparaît, d’autre part, qu’en janvier 1919, 290 évacués auraient quitté l’Institut Ste-Elisabeth ».

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(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

(2) RULKIN Philippe (responsable du Musée municipal de Montigny-en-Gohelle, Pas-de-Calais, France), Courriel à Rétro Rixensart du 24 juin 2017.
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, En mémoire de nos combattants de la Grande Guerre, in Chroniques CHR n° 37 de février 2014, p. 49 et 50.

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10.2015 © Monique D’haeyere

1695 | Route Provinciale

1694. Route provinciale Un groupe de Villas c Anne-Marie Delvaux.jpg

Un groupe de villas rixensartoises, le long de la Route Provinciale.

Paul Buffin relate l’histoire de ce tracé : « Le projet initial prévoyait, vers 1910, de relier La Hulpe à Villers-la-Ville par une route de grande communication. La gestation fut longue. Les hésitations, les délais étaient surtout d’ordre financier. La trésorerie communale espérait limiter son intervention dans un projet provincial, selon une pratique déjà éprouvée dans le passé. En 1914, le conseil communal émettait des réserves sur l’utilité de cette voie. Néanmoins les premiers travaux du tracé commencèrent pendant la guerre 1914-1918 afin d’occuper les chômeurs. Un grand déblai fut creusé dans la bruyère du Glain dont le sable était transporté vers les Papeteries de Genval. La route fut déjà subsidiée de 1917 à 1920. En 1919, la commune fit un emprunt de 80.000 francs pour continuer le chantier. Quelques rails et des carcasses de wagonnets Decauville achevèrent de rouiller au fond de la Bruyère pendant les années trente. Cet embryon de l’avenue Franklin Roosevelt restera à l’état de sentier et de déblai, entre la papeterie et l’avenue Jean Rosy, jusqu’au début des années cinquante.

Cependant Genval, vers 1935, avait déjà créé l’avenue Albert Ier, pavée depuis le bas de la rue de la Bruyère (Marie Pouli) jusqu’à Maubroux et les Papeteries. En 1951, le projet est repris et sera mis en oeuvre par tronçons jusqu’à la limite de la commune. La route Provinciale est devenue l’avenue du 9 Mai (1) avant d’être l’avenue John Kennedy » (I, pp. 94 et 95).

◼︎ RÉTRO RIXENSART | Route Provinciale, un projet de 30 ans

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(1) Beaucoup de Rixensartois se sont posé la question de savoir ce que représentait ce 9 Mai. Le 8, tout le monde savait qu’il s’agissait de la reddition de l’armée allemande aux alliés occidentaux. Le 10, personne n’avait oublié l’invasion du 10 mai 1940. Moins nombreux étaient ceux qui se souvenaient que la capitulation des Allemands devant les armées soviétiques était datée du 9, jour qui n’avait pas de signification majeure pour l’occident. Croire qu’il s’agissait d’une moyenne arithmétique était simpliste (I, p. 95).

1579 | La gare

1579. La gare de Rixensart 1921 c Anne-Marie Delvaux.jpg

avant 1921 – Belle photographie d’ensemble de la gare de Rixensart. Le passage à niveau restait fermé. Il était ouvert à la demande, lorsque qu’un véhicule s’y présentait. Remontant le long de la rue de la Station la palissade était faite de billes de chemin de fer, explique Jean-Claude Renier du Cercle Ferroviaire de Rixensart.

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12.2015 © Monique D’haeyere

1553 | L’éclat de rire

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1930 – Villa L’éclat de rire, sise Square Dessy à Rixensart. A gauche, se profilent quelques villas de l’avenue des Acacias.

Selon Robert Delbrassinne (IV, p. 66), elle était habitée avant et pendant la Seconde Guerre mondiale par la ‘famille du docteur Laermans’. Il était le docteur de tout Rixensart, riches ou pauvres, mais (…) rexiste. Pour les autorités allemandes il est devenu le responsable de l’Ordre des médecins (1) ce qui valu à sa villa d’être protégée par deux sentinelles allemandes vers la fin 1944, époque où la résistance faisait un sérieux nettoyage parmi les collaborateurs. Mais jamais il ne fut inquiété par la Résistance, alors qu’il circulait jour et nuit pour visiter ses malades. Il aurait soigné un résistant dans le bois du Calvaire’, poursuit Robert Delbrassinne.
 

◼︎ RÉTRO RIXENSART |  SQUARE DESSY, du beau regard à l’éclat de rire

◼︎ OBJECTIF RIXENSART | Square Dessy

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(1) L’Ordre des médecins a été créé par la loi du 25 juillet 1938. La Seconde Guerre mondiale en a cependant paralysé l’exécution. Il fallut attendre quelque dix ans pour qu’elle fût mise en œuvre : le 13 juin 1947 eurent lieu les premières élections dont l’organisation était réglée par un Arrêté du Régent du 3 avril 1947.

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1.2017 © Francis Broche

1484 | Plage de Renipont

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A la limite de Rixensart, la plage de Renipont (Lasne) offre depuis 1935 ou 1937 un espace de détente, entièrement dédié aux baigneurs. Cet étang articificiel est alimenté « par une source, le trop plein s’en allant dans le ruisseau tout proche. Pas question en principe d’y retrouver des salmonelles, grâce au renouvellement perpétuel de l’eau. Il y a des carpes et des amours blancs qui viennent nettoyer les berges en attrapant les insectes. C’est très naturel ! » (1)

Témoignages récoltés par Catherine Pleeck (1)

« C’est en 1935 que mon père a fait creuser l’étang dans ses terres », se souvient André Demeure. « Il aimait la pisciculture et voulait y faire un élevage de poissons ».

L’espace de trois hectares est rapidement mis en location par les propriétaires. Joseph Wielemans s’occupa de la plage, détaille Max Bourguignon, voisin des lieux depuis toujours. Il n’était pas de la famille des brasseurs, mais bien représentant de la bière Impériale.

Habitant un peu plus haut que la plage, André Demeure se souvient à ce sujet de la publicité qu’il diffusait par haut-parleur : « La bière Impériale, la bière idéale ». Il y avait une piste de danse. Quand la musique marchait trop fort, mon père téléphonait en demandant que l’on mette un ton plus bas !

L’étang de Renipont n’était pas le seul espace d’eau dans la région. Il y avait aussi Ohain-les-Bains et son sable fin qui concurrençait la plage herbeuse de Renipont, explique Jacques Mévisse, du Cercle de généalogie et d’histoire de Lasne. Pour les gens d’Ohain, c’était un peu comparer, toutes proportions gardées, Knokke-Le-Zoute à Blankenberge ! Ces deux zones d’eau se sont développées durant l’entre-deux-guerres. Il n’y avait que les bourgeois qui pouvaient se payer la côte belge.

Durant la guerre, la plage de Renipont connaît son heure de gloire. La côte était occupée par les Allemands, poursuit Jacques Mévisse. Je me souviens que le cousin de mon père s’occupait du rangement des vélos. A l’époque, il y comptait plus de 2.000 vélos, tandems et tridems le dimanche !

Max Bourguignon poursuit : « Les gens venaient de Bruxelles par le tram qui joignait la place Rouppe à Wavre. Celui-ci était parfois tellement bondé qu’ils devaient rester debout sur les butoirs ». Par après, la plage de Renipont sera louée à une association d’Ixelles, composée d’anciens prisonniers de guerre. Ceux-ci se rendaient dans cet endroit paisible pour se relaxer et pêcher, avant que la plage ne soit vendue en 1972 à une société immobilière, dans l’optique d’y construire un hôtel. Ambition qui n’a jamais été réalisée.

La réserve de Renipont (2)

A proximité, il y a la réserve de Renipont, classée le 12 juin 1997 zone humide d’intérêt biologique. Elle couvre un peu poins de 5 hectares et est composée de prairies humides, de mares et de marais. La zone humide abrite la mare didactique de l’Athénée de Rixensart ainsi que trois étangs, un bosquet et les abords de la rivière Lasne. Bien qu’entouré de zones bâties, le site renferme une biodiversité importante y compris diverses espèces remarquables. Il est notamment occupé par le castor d’Europe (Castor fiber), qui s’est installé dans la zone à la suite de sa réintroduction récente en plusieurs points de la Wallonie (2).

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(1) PLEECK Catherine, Baignade nature à Renipont Renipont-Plage, souvenirs d’antan, in Le Soir 28 août 2004
(2) Portail Wallonie – La biodiversité en Wallonie | La zone humide de Renipont