Chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs, pieta

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1956 | Chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs, Place Jefferys
coll. Anne-Marie Delvaux

Construite par la famille Grégoire en 1935 en remerciement pour une guérison, cette chapelle fut aménagée sur l’emplacement de la pharmacie actuelle, au coin de la rue des Déportés (1) et de la rue de l’Institut à Rixensart.

En 1956, lors de l’aménagement du carrefour, la chapelle fut déplacée à l’entrée de la rue de l’Institut. Une première grue vit ses amarres sauter et il fallut avoir recours à une grue plus puissante pour faire le travail.

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juillet 2017 | Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs © Monique D’haeyere

L’origine de la chapelle remonte à un événement familial. Les familles Grégoire et Hautfenne étaient alliées par mariage et leurs propriétés, voisines, se trouvaient à l’emplacement occupé de nos jours par le haut de la rue de l’Eglise, l’avenue des Déportés (1) et la rue de l’Institut. Une grande grille protégeait la propriété des Hautfenne et un immense noyer ainsi que d’autres arbres fruitiers offraient aux enfants chapardeurs l’attrait de leurs fruits. Trois Hautfenne, un hommes et deux femmes, tous célibataires, y habitaient. L’homme, de caractère peu accommodant, tira au fusil pour effrayer la petite fille Grégoire, sa nièce, venue à la maraude. De saisissement, la gamine, raconte-t-on, devint muette. La famille Grégoire promit l’édification de cette chapelle, à la suite de la guérison de la fillette qui, par après, vint encore habiter dans la maison voisine. La guérison eut lieu, pendant que le père se trouvait à Lourdes (2).

La chapelle fut propriété de la famille Delvaux-Vanderbeek.

Entrée de la Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
2009 © Berna de Wilde d’Estmael
octobre 2015 © Monique D’haeyere
juillet 2017 © Monique D’haeyere

Aujourd’hui, cette chapelle à chambre est entourée d’arbres et de feuillages. On accède à la chapelle par quatre marches en dalles et petit parvis. Un portail en pierres de taille blanches est surmonté de la pierre d’angle portant la date : MCMXXXV, soit 1935.

L’ensemble est en briques rouges. Une grande porte blanche s’ouvre par deux battants, munis chacun d’une petite vitre protégée par un grillage. Au-dessus du pignon percé d’un oeil-de-boeuf, on remarque une belle croix grecque en pierre bleue.

La chapelle est entretenue par les paroissiens. Elle a un bel aspect architectural dans son cadre de verdure, mais tend à disparaître sous celle-ci. Le chapelet y est récité régulièrement. Fleurs et ex-voto ornent le lieu (2).

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2014 | Pieta © Cedric Muscat

À l’intérieur, une ‘pieta’ est posée sur l’autel, sur le bord duquel on peut lire une inscription : « Vous qui passez, voyez s’il est une douleur semblable à la mienne ». Un buste en plâtre du Sacré-Coeur est également déposé sur l’autel et un médaillon en bois de la Vierge, accroché au mur (2).


(1) l’actuelle avenue de la Châtaigneraie
(2) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, p. 43 et 44, 2000

Bodega le Mar-ca-tchou, le Chalet Normand

Chalet Normand lac de Genval

1933 | Le bord du lac de Genval et le futur Bodega le Mar-ca-tchou

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Bodega le Mar-ca-tchou, actuellement le Chalet Normand 

En 1970, la Fédération Touristique du Brabant fait l’éloge du Chalet Normand : Sur la rive Est, il offre le charme d’un cadre somptueux ordonné autour d’un grand feu ouvert et rehaussé de tableaux de maîtres et de boiseries, en chêne massif, artistiquement sculptées. Une terrasse fermée et chauffée en hiver sert de salon de dégustation (1).

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1933 | Intérieur du Bodega le Mar-ca-tchou

1977 | Le Chalet Normand, coll. Monique D’haeyere ↔ avril 2015 © Monique D’haeyere

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1989 | Le Chalet Normand © Anne-Marie Delvaux
2009 © Eric de Séjournet

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avril 2015 | Le Chalet Normand © Monique D’haeyere + janvier 2016 © Monique D’haeyere


(1) DEMULLANDER Jean, Le Lac de Genval, Fédération Touristique du Brabant, 1970

Rue Nouvelle, vers Lasne (I)

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avant 1918 | Rue Nouvelle, vers Lasne, coll. Francis Broche 

… actuellement chaussée de Lasne. A gauche de la maison de gauche débute la chaussée de Wavre.

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Bourgeois, coll. Francis Broche 

A gauche, la façade de la première maison a été redessinée. Dans la prolongation de la chaussée de Lasne, on découvre à gauche le ‘Grand salon’, tenu par F. Grafé ou Grape. Au centre, le ‘Castel des Hirondelles’ a remplacé une fermette. A droite, le commerce ‘Au bon marché réel’ et un estaminet.

Rue Nouvelle, coll. Francis Broche ↔ février 2014 © Monique D’haeyere

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1921 | Chaussée de Lasne, coll. Jean-Claude Renier

A gauche, débute la chaussée de Wavre. Au centre de la photo, le Castel des Hirondelles. Au centre également, l’enseigne de l’épicerie de L’Abeille a remplacé celle du ‘Au bon marché réel’. A droite, l’estaminet ‘A la Conco…’ (probablement ‘A la Concorde’), tenu par François M.

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Chaussée de Lasne, coll. Anne-Marie Delvaux

Le commerce à gauche est probablement celui du ‘Grand Salon’ (tenu par F. Grafé ou Grape). Au centre de la photo, le Castel des Hirondelles.

Chaussée de Lasne Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

coll. Jean-Louis Lebrun

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Croisement des chaussées de Wavre et de Lasne, coll. Jean-Claude Renier

Castel des Hirondelles

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1912 | Castel des Hirondelles à Bourgeois, coll. Anne-Marie Delvaux

Située dans l’actuelle chaussée de Lasne, cette demeure remplaça au début du XXe siècle une fermette, comme le prouve les photographies ci-dessous.

Bourgeois, coll. Francis Broche

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1912 | Castel des Hirondelles, coll. Jean-Claude Renier

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avril 2013 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Rue Nouvelle, vers Lasne (I)

→ RÉTRO RIXENSART | Rue Nouvelle, vers Lasne (II)

Abri voyageur, quai n° 2

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vers 1920 | Gare de Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

A gauche, bordant le quai vers Bruxelles, on distingue l’abri voyageur …. Composé d’une armature de magnifiques fers forgés, ce bel abri n’a pas été conservé à cause de la mise à quatre voies de la ligne, déplore Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart.

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1992 | Abri voyageur, accessible à partir de la rue Alphonse Colin © Philippe Debecker 

La première impression en regardant cette photo est le bon entretien des quais et de ses abords. L’accès aux quais n’était pas encore libre, un agent de la gare contrôlant les billets, constate Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart. Encore visible en 1992, l’accès latéral à l’abri fut ensuite muré.

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Le quai vers Bruxelles à la gare de Rixensart, W. Groutaers pinxit, coll. Anne-Marie Delvaux

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2003 à 2010 © Stéphane Lejeune (1)

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juillet 2010 © Eric de Séjournet

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décembre 2010 © Henri van Mons

mars 2011 | Intérieur de l’abri voyageur © Eric de Séjournet

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6 décembre 2014 © Francis Broche

Le trafic ferroviaire entre Ottignies-Louvain-la-Neuve et Bruxelles fut interrompu pendant le week-end du 6 et 7 décembre 2014, afin de permettre aux ouvriers de la société BAM GALÈRE de procéder à la démolition de l’abri voyageur du quai n° 2 de la gare de Rixensart. Une construction centenaire de plus terrassée sans ménagement.

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6 décembre 2014 © Francis Broche


→ OBJECTIF RIXENSART | Abri voyageur


(1) Stéphane Lejeune édite « Railstation« , site Internet qui rend hommage à tout ce patrimoine populaire que sont nos gares. Patrimoine de valeur architecturale et historique, malheureusement en voie de disparition. Rendre hommage également à tous ces travailleurs qui pendant plus de 100 ans ont fait vivre nos trains et nos gares.

Rue de l’Institut

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Rue de l’Institut n° 20, 22 et 24, coll. Jean-Claude Renier

La rue de l’Institut doit son nom à l’Institut Sainte-Elisabeth (actuellement Centre d’Accueil Fedasil), dont l’entrée se trouve rue du Plagniau.

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Panorama vers l’Institut Sainte-Elisabeth, coll. Jean-Claude Renier
vers 1932 | Panorama, coll. Anne-Marie Delvaux
avril 2015 © Monique D’haeyere

La ligne de chemin de fer Luxembourg-Bruxelles traverse de part et d’autre le centre de cette photo. Au premier plan l’étang Gillet et le sentier des Rossignols. A l’arrière-plan se dessine la rue de l’Institut.

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vers 1930 | Villa Les Marguerites, rue de l’Institut n° 8 à Rixensart, coll. Magguy Van Goethem

A gauche de la villa, la vue est dégagée en direction du hameau du Glain et de Genval.

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1986 © Magguy Van Goethem                                                août 2015 © Eric de Séjournet

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Un coin pittoresque de la rue de l’Institut, coll. Jean-Claude Renier

Rue de l’Institut à Rixensart, vue depuis l’avenue Monseigneur. On distingue quatre villas : de gauche à droite les n° 71, 73, 75 et celle au n° 77, de style Art déco.

L’entrée du Parc de Genval-les-Eaux

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avant 1904 | L’entrée du parc et l’Hôtel Belvédère, coll. Eric de Séjournet

C’est dans la section de Maubroux – le quartier de la gare – que la Société Genval-les-Eaux a aménagé un parc public de 60 hectares de terrain entourés de futaies épaisses (1).

Après avoir gravi la rampe provenant de la gare de Genval, les visiteurs arrivaient à l’entrée du parc de Genval-les-Eaux, délimitée par d’énormes barrières. De là, ils n’avaient plus qu’à descendre en flânant vers le lac en contrebas (2), le plus vaste plan d’eau du Brabant.

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Le Café du Parc (à gauche) et l’Entrée du Parc, coll. Philippe Godin

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vers 1909 | Entrée du Parc, coll. Francis Broche, Jean-Claude Renier, Monique D’haeyere

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Restaurant-Tea room ‘Le Pavillon Riche’ (anciennement ‘Café du Parc’), coll. Anne-Marie Delvaux

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Trianon du Parc, coll. UGent

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mars 2014 © Monique D’haeyere


(1) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth, centre d’accueil

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1914 | Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth, situé dans le quartier du Plagniau

Créé par l’Oeuvre Nationale de l’Enfance (ONE), l’Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth hébergea des réfugiés français, au début de la guerre 1914-1918.

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Entrée de l’Institut, rue du Plagniau
coll. Monique D’haeyere, Jean-Louis Lebrun, Anne-Marie Delvaux

Oeuvre Nationale de l’Enfance cour intérieure,
coll. Anne-Marie Delvaux et Francis Broche

Avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Institut Sainte-Elisabeth, dirigé par Mlle Monchamp  abrita des fillettes nécessitant une éducation spéciale et du grand air (1).

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A la basse cour et château d’eau du Plagniau, coll. Jean-Louis Lebrun

Le 28/29 septembre 1991, l’ONE y inaugura une maison communale de l’enfance, en collaboration avec le Centre public d’aide sociale (CPAS) de Rixensart. But : faire face à la demande d’un milieu d’accueil (crèche, prégardenniat, etc.).

2011 + 2015 © Monique D’haeyere

Entouré d’un espace vert de 3,6 hectares, qui comporte un terrain de volley et un terrain de football, ce lieu abrite aujourd’hui le centre d’accueil pour demandeurs d’asile (2). Ce centre Fedasil (3) a ouvert ses portes à Rixensart le 1er avril 1997 (plus d’infos sur Visages de Rixensart).

Vues aériennes de l’Institut Sainte-Elisabeth
coll. Francis Broche
1938 coll. Benjamin Desurmont

→ RÉTRO RIXENSART | Institut Sainte-Elisabeth, intra muros
→ RÉTRO RIXENSART | Accueil des réfugiés français
→ OBJECTIF RIXENSART | Centre d’Accueil de Rixensart


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) SCANDELLA Fabienne, Rixensart : une « harmonie trop silencieuse », Les Belges francophones face aux demandeurs d’asile, dans la série Problèmes actuels concernant la cohésion sociale, p. 175 à 210, Academia Press 2004
(3) Fedasil : www.fedasil.be/Rixensart

Avenue Maréchal Foch, remarquablement arborée

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Avenue Maréchal Foch (Edit. Libraire Derycke), coll. Anne-Marie Delvaux

La courte avenue Maréchal Foch unit les avenues Reine Astrid et Curé Glibert et se termine en cul-de-sac. Le maréchal Foch (1851-1929) se rendit célèbre, en 1914, lors de la bataille de la Marne, qui arrêta l’avancée allemande vers Paris. Il fut nommé généralissime des armées alliées en mars 1918 et la même année, remporta la deuxième bataille de la Marne en contre-attaquant une poussée violente des Allemands. Il fut promu maréchal en août, signa l’armistice en novembre et entra à l’Académie Française fin 1918 (1).

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coll. Bénédicte Wathelet

A l’arrière de la villa ‘Les Genêts’ (rue du Monastère), on aperçoit une villa construite entre 1911 et 1920, dans le style ‘Art Nouveau’. Cette villa, voisine directe de la villa ‘Les Genêts’, a son entrée avenue Maréchal Foch. Jusqu’il y a quelques années, elle possédait aussi un accès par la rue de l’Augette. Elle fut la propriété, sous plus grande contenance, de la famille de Roest d’Alkemade, entre 1923 et 1954. Entre 1964 et 2003, la villa était la maison de campagne d’une famille bruxelloise. Elle fut ensuite vendue, et renovée par les nouveaux propriétaires.

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coll. Bénédicte Wathelet

→ ARBORESCENCE | 9 Hêtres pourpres, avenue Maréchal Foch


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Rue Denis Deceuster, ex rue Neuve

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Sur la carte que Ferraris établit en 1777, apparaît une longue drève rectiligne (± 750 mètres), à travers bois. Elle partait du bout de la rue Haute actuelle pour aboutir à la rue Edouard Dereume, au try du Glain. Cette drève deviendra la rue Neuve, puis la rue Denis Deceuster (1).

vers 1920 | Le Lion et Le Lynx, coll. Francis Broche et Robert Delbrassinne

Le Lion et Le Lynx … la concurrence s’installa au Glain : d’une part, le magasin AD Delhaize, situé à l’angle de la rue du Meunier (aujourd’hui rue Albert Croy) et de la rue Neuve (aujourd’hui rue Denis Deceuster) et, d’autre part, la Compagnie Coloniale & Vinicole, rue Neuve (aujourd’hui rue Denis Deceuster).

→ RÉTRO RIXENSART | Le Lion et Le Lynx du Glain

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avant 1939 | Rue Neuve au Glain, coll. Anne-Marie Delvaux

Au croisement des rues Denis Deceuster et Albert Croy, une très belle villa fut construite au début des années vingt : L’Estérel (à droite sur la photo). L’Estérel avait belle allure, avec ses imitations de colombage et son aspect de maison de vacances, au milieu des sapins, sur une parcelle d’environ un hectare. Lors de la création de l’Athénée en 1955, elle fut rachetée par l’Etat et servit temporairement de complément aux locaux de l’école. Elle fut démolie vers 1960 (2). Un centre PMS est installé, rue D. Deceuster et jouxte l’Athénée (3).

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après 1939 | Rue Neuve au Glain, coll. Jean-Claude Renier

Café des Bruyères avenue Denis Deceuster 48A 11.1995 c Anne-Marie Delvaux - 1.jpg

novembre 1995 | Café des Bruyères, coll. Anne-Marie Delvaux

Situé rue Denis Deceuster (Colline du Glain), le Café des Bruyères était connu pour être fréquenté par les facteurs de l’entité qui, à la fin de leur tournée, s’y réunissaient.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Selon M. Berghmans, L’Esterel fut demolie après 1960. J’y ai été en classe lors de l’absence de mon institutrice et ce devait être vers 1967 ou 68. La démolition doit dater de la toute fin des années 1960, peut être plus tard.
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Eglise Sainte-Croix, 25 ans debout (II)

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après 1912 | Rue de l’Eglise à Rixensart, coll. Anne-Marie Delvaux

Jouxtant le château de Rixensart, l’ancienne chapelle castrale fut remplacée en 1912 par un nouvel édifice religieux, l’église Sainte-Croix.

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1924 |  L’église, coll. Francis Broche

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2011 © Monique D’haeyere

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vers 1926 | Entrée du château et l’église, coll. Jean-Claude Renier

La rangée des grands arbres dans la cour principale du Château de Rixensart disparut vers 1929, tandis que cette église fut détruite par un incendie en 1937.

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2010 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Eglise Sainte-Croix, tertio

Vues aériennes du lac de Genval

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Cette photographie, trouvée dans la collection du Cercle d’Histoire de Rixensart, a probablement été prise à partir du château d’eau de Rixensart (plateau du Plagniau). A l’horizon, à gauche La Hulpe et à droite Maleizen. Au centre le lac de Genval et à l’avant-plan l’étang du Lido.

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coll. Christiane Boehm

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Maison du Seigneur au lac de Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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Rive nord du lac de Genval et restaurant L’Argentine (commune d’Overijse), coll. Anne-Marie Delvaux

 

Drève des Étangs

La Drève et l'Etang Collection Magguy Van Goethem

vers 1932 | La drève et l’étang du château, coll. Magguy Van Goethem 

La Drève des Etangs débute rue de l’Eglise, longe le parc privé du château de Rixensart et  rejoint le Pagniau à Rosières.

En juillet 1905, le ‘Bulletin officiel du Touring Club de Belgique’ décrit la partie de la promenade de la drève des Etangs … après les plans d’eau : Puis apparaissent, d’un côté de l’allée, des prés en pente, servant de pâture, et où des files d’arbres dentellent de leur feuillage léger les vaporeuses blancheurs des lointains. Du côté opposé, se dressent des escarpements presque à pic, tout parés de belles frondaisons. Ici, ce sont des chênes aux troncs noueux; là, ce sont des hêtres centenaires, droits comme des piliers d’église. Ailleurs, ce sont des fourrés épais, avec leurs chants et leurs mystères. Cette succession ininterrompue de belles perspectives se poursuit jusqu’à l’endroit où la ‘drève’ rejoint la vallée de la Lasne, à un bon kilomètre de Rosières.

vers 1932 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2010 © Fabien Geets

1923 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2008 © Eric de Séjournet

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1928/1932 | coll. Anne-Marie Delvaux

1928 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2012 © Monique D’haeyere

1974 | Etangs et Pré du Château © Juliette Gardesalle, coll. Paul Tagnon

Promenade de la Drève des Etangs carte Randobel 11.2012Se référant à la commune de Rixensart, ‘Randobel.be’ (2) fit jusqu’en novembre 2012 une description de la promenade ‘Petit tour du château de Rixensart’. Ce site Internet, qui donne tous les tracés balisés de Belgique, écrivit à propos de la Drève des Etangs : Au bunker (du sentier du Plagniau), rebroussez chemin par la droite le long de la très jolie mais boueuse drève des Etangs. Vous entrez dans la propriété des princes de Merode. Restez bien dans la drève où vous bénéficiez d’une servitude (le reste du bois étant interdit). Arrivé à la rue de l’Eglise, tournez à droite jusqu’au château.

Dans un communiqué daté du 25 juillet 2019 (3), la Fondation Merode-Rixensart précise que le Bois de Rixensart est privé. Toutefois, elle tolère volontiers les promeneurs sur les chemins principaux de la propriété, à savoir 

  1. la drève longeant le petit ruisseau qui va de la rue de l’Église au sentier du Plagniau,
  2. le sentier du Plagniau (4 !), et
  3. le chemin du Plagniau (4 !), qui va de l’avenue de Merode à la rue du Vieux Moulin.

La Fondation demande avec insistance de ne pas emprunter les petits sentiers à gauche et à droite qui traversent le cœur de ses bois. Cela surtout durant ces mois d’été où le danger d’un feu de bois est extrêmement élevé vu la chaleur et la sécheresse qui y règne pour l’instant. D’autre part, l’accès du bois est interdit aux véhicules motorisés sans permission préalable de la Fondation. Sont compris dans les véhicules motorisés les motos et les quads. Il est formellement interdit de faire des feux dans les bois ainsi que de jeter mégots de cigarette, bouteilles vides ou autres déchets et poubelles. Il est obligatoire de tenir les chiens en laisse. Tout promeneur dans nos bois le fait à ses risques et périls.

La Fondation Merode-Rixensart remercie les promeneurs de respecter ces quelques consignes afin de l’aider à protéger l’environnement et à respecter la nature ainsi que sa vie sauvage et son besoin de tranquillité. Si ces consignes ne devaient pas être respectées, la Fondation se verra dans l’obligation d’en interdire l’accès. Pour éviter de futurs problèmes, incendie ou autre, la Fondation serait particulièrement reconnaissante aux promeneurs ‘respectueux de la faune et de la flore’ d’interpeller les promeneurs ‘sans gêne’ et/ou de lui signaler les abus ou les dangers ou de prévenir la police.

→ OBJECTIF RIXENSART | Drève des Etangs


(1) La Dernière Heure, 6 mars 2008
(2) carte diffusée par Randobel.be jusqu’au moins le 6 novembre 2012
(3) de MERODE Charles-Adrien, Communiqué du 25 juillet 2019, in Rixensart en images
(4) L’assise de ces chemins appartient aux communes de Rixensart et Wavre. Pour le sentier du Plagniau, elle appartient entièrement à la commune de Rixensart. Quant au chemin du Plagniau, la partie sud de celui-ci (± 900 m se trouve sur Wavre), l’assise de la partie nord (± 400 m) se trouve sur et appartient à la commune de Rixensart. La Fondation Merode-Rixensart n’a donc pas à autoriser ou interdire le passage sur ces chemins. Ils sont publics. Il est à espérer que ces propriétés de la commune ont bien été indiquées dans l’acte de vente du domaine.

La Place du Bourgeois, triangulaire

501. La Place à Bourgeois Rixensart © JCR

après 1911 | La Place du Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

Se référant à d’anciennes cartes postales comme celle-ci, André de Walque écrivit à propos de l’église Saint-François-Xavier qu’elle était cachée dans les frondaisons de très grands arbres dont le nombre et la hauteur lui donnaient le même charme que celui dégagé actuellement par la place d’Ohain.

L’église paroissiale se dresse sur un espace triangulaire appelé autrefois place Saint-Roch et aujourd’hui place Cardinal Mercier (1). Ravissante et pittoresque, la place du Bourgeois doit son charme aux arbres dont elle est plantée sur toute sa surface. Sous les ombrages, l’instituteur a lâché ses clampins (2).

avant 1912 ↔ 2013 © Monique D’haeyere

D’après les notes de l’abbé Charles Paridaens (1861-1924), le second curé de l’église Saint-François Xavier (de 1889 à 1924), la grande partie de la population était occupée dans l’industrie du bâtiment : maçons, plafonniers, menuisiers, une petite partie se livrait à l’agriculture ou au commerce. Il existait également une main-d’oeuvre qui se livrait, à domicile, au tissage d’étoffes de laine ou de coton pour un maître commun. D’après Tarlier et Wauters, en 1860, le tissage du coton occupait une centaine d’ouvriers à la fabrication du basin.

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1923/1925 | Grand’Place à Bourgeois, coll. Anne-Marie Delvaux et Mauricette Derelly

De jeunes arbres sont plantés devant l’église Saint-François-Xavier et sur la Place de Bourgeois. Ce n’est qu’en 1925 que la nef fut allongée d’une dizaine de mètres et que la tour fut construite (3).

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1923 | Vue à partir de la rue du Moulin vers la rue Saint-Roch, coll. Monique D’haeyere

coll. Jean-Claude Renier ↔ juin 2011 © Monique D’haeyere

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2013 © Cedric Muscat


→ RÉTRO RIXENSART | Bourgeois, naissance d’une paroisse
→ RÉTRO RIXENSART
| Place Cardinal Mercier, son kiosque et son rond-point
→ RÉTRO RIXENSART | Bornes-fontaines à Bourgeois, ressources communes
→ RÉTRO RIXENSART | Sur les traces de l’enseignement au Bourgeois
→ RÉTRO RIXENSART | Monument dédié au Roi Soldat
→ OBJECTIF RIXENSART | Place Cardinal Mercier
→ ARBORESCENCE 
| Place de Bourgeois, métamorphoses


(1) GHISTE Ann, enseignante à Rixensart in www.pastorale-scolaire.net
(2) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(3) DELBRASSINNE Jean-Pierre, Si Bourgeois m’était conté …, 21 juillet 2004

Le Trèfle à Quatre, copie du Rütli

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1906 | Le Trèfle à Quatre, coll. Anne-Marie Delvaux

A l’image du Rütli, situé en Suisse au bord du lac des Quatre cantons (1), ce chalet est la première des ‘copies’ réalisées dans le parc de Genval-les-Eaux. Construit sur la colline, au-dessus du bâtiment d’embouteillage initial, il devint le restaurant ‘Le Trèfle à Quatre’ apprécié, paraît-il, par Léopold II (2).

Chalet du Rütli à Genval-les-Eaux

La maison à gauche du ‘Rütli’ a également traversé le XXe siècle.

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Le Trèfle à Quatre à Genval
1906 – 1920 | coll. Anne-Marie Delvaux, Francis Broche & Michel Nauwelaers

Construit dans la plus pure tradition des chalets suisses, ce restaurant doit sa curieuse enseigne à l’emblème de l’eau de Genval : le trèfle à quatre feuilles’ (3).

1906 et passim | coll. Francis Broche et Anne-Marie Delvaux

Ce chalet reçut comme fondation des grottes dans lesquelles jadis on conservait la glace (3).

coll. Jean-Claude Renier ↔ 2015 © Monique D’haeyere


(1) Le Rütli (ou Grütli) est le nom d’une pairie faisant partie des mythes fondateurs de la Suisse. Considérée comme monument national, elle se situe au bord du lac des Quatre cantons (Dictionnaire historique de la Suisse)
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(4) DEMULLANDER Jean, Le Lac de Genval, Fédération Touristique du Brabant, 1970

Eglise Sainte-Croix, tertio

f9667-1122345777-4-1Le 6 juin 1937, la deuxième église Sainte-Croix fut presque complètement détruite par un incendie (1). Selon un témoignage de l’époque, il ne resta plus « qu’une tour calcinée et des murs noircis ». Pendant la reconstruction, la messe fut célébrée dans la Salle des Œuvres du château (2).

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Eglise Sainte-Croix, troisième du nom, coll. Anne-Marie Delvaux

La nouvelle église, l’actuelle, fut reconstruite en 1937 en style néo-traditionnel. La façade, au pignon triangulaire, n’est pas sans rappeler celle de la chapelle castrale (d’avant 1912) même si un porche l’accentue davantage (3). Quant au bâtiment en brique et calcaire gréseux sous des toitures d’ardoise il s’intègre bien à l’ensemble castral du XVIIe siècle (4).

Le 20 mai 1938, le cardinal Van Roey bénit la nouvelle église et baptisa les cloches Eva (marraine : Madame Lucien Dessy; parrain : Docteur Lucien Dessy, bourgmestre de Rixensart) et Amélie (marraine : comtesse Hermann de Merode; parrain : monseigneur prince Xavier de Merode.

Intérieur de l’église Sainte-Croix, coll. Jean-Claude Renier ↔ 2016 © Monique D’haeyere

Garnie d’un joli clocheton à bulbe, respectant l’esthétique du château contigu, elle possède un plafond en bois verni. Elle renferme des tableaux des XVIe et XVIIIe siècles, ainsi qu’un sarcophage de style florentin. A signaler spécialement, dans le côté gauche du transept, une châsse vitrée dans laquelle reposent les restes d’une jeune chrétienne dont les ossements, sous une reconstruction humaine en cire, ne sont plus visibles qu’à la plante des pieds. Aucune inscription ne se lit sur cette châsse, mais la tradition prétend qu’elle contient les restes de sainte Florentine qui aurait été égorgée par son père parce qu’elle voulait être chrétienne. C’est le pape Pie IX qui fit don de cette relique à la comtesse Thérèse de Merode. Dans le côté droit du transept, un vitrail en œil-de-bœuf représente des armoiries en dessous desquelles se lit l’inscription : Si omnes ego non; cette devise se traduit comme suit : Si tous t’ont renié, moi pas et rappelle l’attachement du comte de Clermont-Tonnerre au pape Calixte II au cours de la Querelle des Investitures (XIIe siècle) (5).

La tribune seigneuriale de 1723 aménagée dans le chœur subsiste toujours (6).

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Eglise Sainte-Croix, coll. Jean-Claude Renier, coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Monique D’haeyere


→ UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART Histoire de l’église Sainte-Croix
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Sainte-Croix


(1) UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART | Histoire de l’église Sainte-Croix
(2) Cercle d’Histoire de Rixensart
(3) Ibid.
(4) WALLONIE PATRIMOINE AWAP, Inventaire du patrimoine culturel immobilier, 2010
(5) UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART | Histoire de l’église Sainte-Croix
(6) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005

Château de Rixensart, pinxit

Château de Rixensart J B Jobart pinxit coll Vivien de Walque

XIXe siècle | Château de Rixensart
J.B. Jobard pinxit, coll. Vivien de Walque

Ce château est ‘l’un des plus beaux monuments du Brabant wallon. Il exprime, par sa typologie, la conception architecturale du XVIIe siècle, et par l’utilisation des matériaux (la brique et la pierre) et les formes qui en dérivent, le style brabançon.

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XIXe siècle | Lithographie du château de Rixensart
J.B. Jobard pinxit, coll. Jacques Jans

Grâce aux princes de Merode, qui le possèdent depuis 1715, ce château nous est parvenu dans un état de conservation satisfaisant. Au fil du temps, il a connu des restaurations et des transformations dont l’ampleur, fort limitée, n’a pas modifié, du moins à l’extérieur, son caractère majestueux (2).

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fin XIXe, début XXe | Dessin du Château de Rixensart
Joseph Lefèvre pinxit, coll. Universiteitsbibliotheek Gent

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1931 | Dessin du Château de Rixensart
E. ou F. Bourguignon pinxit, coll. Universiteitsbibliotheek Gent (2)

Château de Rixensart dessin Narcisse Poplemont © SI Rixensart

1984 | Dessin à la plume du la façade orientale du Château de Rixensart
Narcisse Poplemont pinxit (3), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

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1984 | Dessin à la plume du Château de Rixensart
Narcisse Poplemont pinxit (3), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

Château de Rixensart 1986 Narcesse Poplemont c Anne-Marie Delvaux

1986 | Dessin à la plume de l’entrée principale du Château de Rixensart
Narcisse Poplemont pinxit (3), coll. Anne-Marie Delvaux 

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Aquarelle ‘Château de Rixensart’
Guy-R Bertrand pinxit, coll. Anne-Marie Delvaux

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1977 | Aquarelle ‘Drève du château de Rixensart’
Guy-R Bertrand pinxit, coll. Jean-Claude Renier

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1991 | Aquarelle, Guy-R Bertrand pinxit, coll. Jean-Claude Renier

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Château de Rixensart, Rachel Diepart pinxit (4)

Cette oeuvre est de l’artiste rixensartoise Rachel Diepart (3), née à Longlier-Neufchateau en 1958. Régente en Arts Plastiques, elle étudia la peinture à Paris et devint restauratrice de tableaux. Elle fréquente les ateliers de dessin de la Cambre, de peinture aux académies d’Etterbeek et d’Anderlecht, de gravure à l’académie de Boitsfort et de sculpture à l’Ecole des Arts d’Ixelles. Elle participa aussi à des stages d’aquarelle à Ostende. Parmi ses nombreuses expositions, elle fera plusieurs passages à La Pommerage  à Genval.

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Château de Rixensart, Rachel Diepart pinxit (4) 

Château de Rixensart Châteaux de Belgique coll. Delhaize

Château de Rixensart, aquarelle éditée par Delhaize


(1) ZECCHINON Alessandra, Le Château de Rixensart. Histoire et architecture, mémoire de licence, U.C.L. Louvain-la-Neuve, 1990
(2) Il pourrait s’agir de Fernand Bourguignon, artiste peintre demeurant 85 Route de Béthune à Lens (France), sociétaire des Salons de l’Ecole française et des Artistes français
(3) ancien secrétaire du Syndicat d’Initiative de Rixensart
(4) DIEPART Rachel, La Pommerage

Leur Abri, refuge pour enfants de soldats

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1912 | Un coin du Bosquet à Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

En plein coeur de Bourgeois, dans un vaste parc d’1 ha 22, s’érige un bâtiment d’une superficie de 170 m2 construit en 1905 par Lambert Wets, horloger à Schaerbeek (1).

Après son décès, en 1909, la propriété passe aux mains de Léon Wets, négociant à Saint-Josse-ten-Noode, et c’est sans doute de cette époque que date une carte postale montrant une villa entourée de serres et d’un verger (2).

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vers 1919 | Rue du Baillois (Belloy), direction Leur Abri, coll. Jean-Claude Renier

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Entrée piétonne, coll. Jean-Claude Renier

En 1919, le domaine est vendu à la société coopérative ‘Leur Abri’ (3) … et voici qu’apparaît un nom qui n’a plus changé depuis.

La grande villa offrait aux enfants des soldats de la Première guerre mondiale un séjour temporaire au grand air (4).

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1921/1926 | Leur Abri, coll. Anne-Marie Delvaux, Jean-Louis Lebrun et Francis Broche

A droite du bâtiment principal, la petite salle de récréation.

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1921 | La salle à manger de Leur Abri

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Au verso de cette carte postale, qui circula le 9 février 1921, nous apprenons : A la purification (5) nous sommes allées visiter les mutilés à Woluwé (6). Inspection des plus intéressantes mais bien triste ! Comment ne pas plaindre ces pauvres soldats privés de jambes et de bras ? On réussira à leur en mettre des artificiels … signée Joséphine Godard.


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté ….
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté ….
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) la Fête de la Présentation de Jésus au Temple est célébrée le 2 février et correspond à la Fête de la Purification de la Vierge Marie.
(6) Dans le parc de 17 hectares de la villa Parmentier, avenue de Tervuren à Woluwé-Saint-Pierre, fut installée fin 1919 un hôpital militaire « spécialement affecté aux invalides de la guerre, dont les lésions réclament encore des soins chirurgicaux, physiothérapiques ou un appareillage » (4). Déjà en 1914, la princesse Marie-Louise de Bauffremont-Courtenay, épouse du comte Jean de Merode, y avait fait édifier une école où nos premiers mutilés vécurent sous l’occupation. Elle se consacra avec dévouement à cette oeuvre ‘Aide et Apprentissage aux Invalides de la guerre’. « Dans cet asile les premières victimes de la guerre y trouvèrent non seulement le gîte et la pension, mais encore des ateliers bien outillés qui leur ont permis de se livrer à une rééducation professionnelle » (7), « de la cordonnerie à l’horlogerie, de la mécanique au jardinage, sans oublier les cours généraux (…). A l’Armistice, devant l’ampleur de la tâche à accomplir, le gouvernement donne à l’action de la comtesse Jean de Merode une consécration officielle, lui conférant le titre d’Oeuvre nationale des Invalides de la Guerre (8).

(7) LAUSBERG Sylvie, La ‘maman’ des invalides de guerre, in Le Soir, 29 août 1998
(8) Dr. WILMAERS Léon, Hôpital Militaire de Bonsecours, directeur de l’Hôpital Militaire de Woluwé, décembre 1919

Leur Abri, en famille au grand air

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Entrée principale, coll. Jean-Louis Lebrun

Lorsque la société coopérative ‘La Maison du Peuple’ l’acheta, en 1928, il y avait encore deux dortoirs à l’étage. Ils furent sans doute remis en état et inaugurés sans tarder car, dans un ouvrage de 1929, V. Serwy nous parle de cette propriété située à Rixensart en vue de permettre à ses membres de prendre en famille quelques jours de vacances dans un milieu charmant, mais c’est avant tout aux enfants que ce home est destiné (1).

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vers 1930 | coll. Anne-Marie Delvaux

De 1928 à 1940 : Leur Abri fonctionne à plein rendement comme maison de vacances pour les coopérateurs de Bruxelles, sous la gérance attentive de Henri Van Beekhoven. Il fallait ajouter une aile au bâtiment central, et même deux bâtiments préfabriqués sur le terrain avoisinant. Le dimanche matin, le jeu de boules, dans la cour, connut un grand succès auprès des vacanciers, et des habitants du quartier (2).

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vers 1930 | En plein soleil, coll. Jean-Claude Renier

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1929/1938 | Leur Abri … intra muros (salle de repos, cantine, salle à manger, salle de douche, un dortoir) coll. Jean-Louis Lebrun

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1925/1935 | La plaine de jeux de Leur Abri, coll. Jean-Claude Renier

Au centre de la photo, on distingue la toiture de la plus ancienne habitation du Bourgeois, datant du XVIIIe siècle … aujourd’hui disparue → RÉTRO RIXENSART | Rue Lambermont 17, chaumière du XVIIIe.

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1931 | Le Home de Leur Abri, coll. Jean-Louis Lebrun

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‘Place de repos’ en plein air, coll. Jean-Claude Renier

C’était apparemment un home bien géré, voire même un hôtel pour les membres du parti qui pouvaient y séjourner pour un prix démocratique. Selon ceux qui l’ont fréquenté, c’était un endroit idéal pour passer d’agréables vacances. La cuisine y était abondante, variée et excellente. L’hôtel et ses dépendances pouvaient accueillir un très grand nombre de pensionnaires dans 60 à 70 chambres (3).

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Le Home coll. Francis Broche

Hélas, la guerre de 1940-1945 brisa la quiétude des lieux et les activités s’en trouvèrent fortement gênées (4). Pendant la guerre 1940-1945, Leur Abri fut occupé par les Allemands et, simultanément, abrita des résistants et réfractaires (5).

Toute cette quiétude va hélas changer avec la tourmente qui va secouer nos contrées et plonger ‘Leur Abri’ dans la seconde guerre mondiale. La déclaration de guerre amena la fermeture de l’établissement aux vacanciers et mai 40 y vit la présence de troupes anglaises. Elles y abandonnèrent une quantité importante d’obus qui furent enterrés, jusqu’en 1944, le long du mur mitoyen (6).

Après les Anglais en retraite, vinrent les Allemands en séjour et le drapeau à croix gammée flottait à côté du vieux noyer. Cela dura jusqu’au dimanche 3 septembre et l’arrivée de nouvelles troupes anglaises  (7).

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coll. Jean-Louis Lebrun

A une certaine époque, la commune stockait sous les arcades le chlorure de calcium destiné au déneigement des routes (8).


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(2) DE TROYER François, D’un siècle à l’autre, in Les Feuillets Historiques n° 11
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(4) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté … .
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996)
(6) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(7) Ibid.
(8) dixit Michel Coenraets, ancien bourgmestre de Rixensart

La Baraque et le Cercle Equestre de Genval

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La Baraque et son ‘champ de courses’, coll. Philippe Godin

Immédiatement après la Première Guerre mondiale, Genval-les-Eaux eut ses concours hippiques comme toute ville d’eaux qui se respecte. Enfin, lorsqu’on dit ‘Genval’, il faut comprendre ‘Genval-parc-extension-sur-Overijse’. Ils étaient dus à l’initiative d’Aimé Lagrange (1), le personnage qui avait acheté la ‘Chapelle Guillaume Tell’, rénové ‘La Pommeraie’ et construit quatre villas au bord même du plan d’eau. ‘La Baraque’ était le nom du site et il évoque bien sûr une bâtisse bricolée et provisoire (2).

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Le concours hippique, coll. Anne-Marie Delvaux
La Baraque, coll. Philippe Godin

Selon Roger Ghyssens des courses hippiques étaient organisées jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale sur le lieu dit Genval-Parc-extension-sur-Overijse (2).

Le bâtiment fut progressivement aménagé. Le tennis, le tir aux pigeons, les chevaux de selle y étaient pratiqués. Quant au café-restaurant, elle fut ‘artistiquement meublé à l’ancienne’.

coll. Philippe Godin

Au milieu des années ’30, une grande villa fut construite sur ce lieu, comme en attestent les deux photos ci-avant. En effet, à gauche de chaque édifice se retrouve un même bâtiment.

→ RÉTRO RIXENSART | De la Maison Nationale de la Jeunesse à l’Europe


(1) né vers 1870, †1943
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003