Grand Cortil, marais de Rosières

Vue pittoresque Rosières St. André Collection Michel Delabye

Vue pittoresque sur le Grand Cortil (1) à Rosières Saint-André
coll. Michel Delabye

Selon le Cercle d’Histoire de Rixensart, cette prise de vue fut réalisée depuis l’actuelle rue du Vieux Moulin, … au fond le Plagniau.

Durant des siècles, Rosières restera un petit village campagnard dont la population évaluée à quelque 100 habitants au 14e siècle, ne dépassera le demi-millier que vers 1850. A cette époque, on compte 113 petites exploitations agricoles dont les revenus étaient à peine suffisants pour permettre à la population de survivre (2).

Le PCDN fait une description des ‘Marais de Rosières’. Le site est composé de plusieurs milieux distincts : une grande étendue d’eau (l’étang du Grand Cortil), plusieurs anciens bassins de pisciculture de taille moyenne, la rivière la Lasne, une aulnaie marécageuse, un bois humide de noisetiers, des prairies de pâture, et des broussailles ayant supplanté la prairie de fauche (3).

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Église Saint-André, rurale et néo-classique

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coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La paroisse de Rosières dépendit jusqu’en 1559 de l’évêché de Cambrai, puis, par la suite, de l’évêché de Malines. En 1801, le curé P-J. Goossens rédige une monographie de la paroisse qui fournit des renseignements intéressants sur l’histoire communale. Il mentionne notamment qu’on ne bâtit guère de maisons, on n’y fait que reconstruire les anciennes, dont un certain nombre en argile et couvertes de chaume existent encore (1).

La précédente église, en style renaissance, avait été édifiée en 1704, date qu’on lisait au-dessus de la porte. Tombant en ruines, une nouvelle église fut construite en 1844 sur le même emplacement. Dédié à Saint-André, cet édifice rural néo-classique fut élevé en brique et pierre blanche sur les plans de l’architecte E. Moreau (1).

Les travaux ont été sans doute surveillés avec peu de soin, car de nombreuses lézardes sillonnent déjà les murs de l’édifice et les plafonnages de l’intérieur se détachent en plusieurs endroits, écrivirent Jules Tarlier et Alphonse Wauters en 1873 (2).

Elle fut consacrée en 1877 par Mgr Anthonis, évêque de Constance. Dressée en haut d’un escalier, au flanc d’un talus, elle présentait déjà, moins de 20 plus tard, de nombreuses lézardes (3). Sur base des écrits de Tarlier et Wauters, Louis Evrard décrit l’église : Une tour carré, coiffée d’une petite percée d’une porte rectangulaire à fronton et d’une lucarne semi-circulaire éclairant le jubé; elle précède un vaisseau en forme de basilique à trois nefs que deux rangées de colonnes doriques, supportant des arcades cintrées, partagent en quatre travées. Une belle voûte en berceau recouvre le choeur et la nef principale; un plafond horizontal recouvre les collétéraux. Les trois autels sont toujours dédiés au Saint-Sacrement, à la Sainte-Vierge et à saint André, traditionnelement invoqué contre les maux de reins (3).

Le tracé de l’E411 a profondément modifié cette vue de l’église Saint-André de Rosières. Incluse dans un muret à proximité vieux cimetière, la chapelle Saint-Antoine fait aujourd’hui figure de rescapée.

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(1) Cercle d’Histoire de Rixensart
(2) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(3) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, 1994

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mars 2014 © Monique D’haeyere

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Rue de l’Église Saint-André, coeur du village

Rue de l'Eglise - Rosières St. André Collection Michel Delabye

1911 | Rue de l’Église à Rosières
coll. Michel Delabye

A l’entrée du village de Rosières, vue de la route venant de Champles. Ce n’est que peu après 1873, que l’on ajoute au nom de Rosières celui du patron de l’église, saint André, afin de distinguer cette commune de celle de Grand-Rosière et d’autres hameaux d’autres provinces.

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mars 2014 © Monique D’haeyere

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Rue de La Hulpe

180316 Rue de La Hulpe à Rosières St. André Collection Michel Delabye.jpg

années 1930 | Rue de La Hulpe à Rosières
coll. Michel Delabye

Trois personnes posent devant le 13, rue de La Hulpe. A l’entrée de ce petit magasin, trois publicités : Belga (cigarettes), Vander Elst (tabac) et Ça-va-seul (1). Aujourd’hui, cet espace est occupé par la station service Shell. Assis sur le côté droit de la rue, un quatrième personnage s’est invité sur la photo. 

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(1) Gery Bouckey fonde en 1889 la Fabrique nationale de cirage, à Dixmude. « Au début, seuls les cirages portent ce nom. Les produits d’entretien des poêles et des cuivres qui sortent de l’usine de Bouckey s’appellent Briol, Cito, Gloria. En 1918, vu le succès de l’appellation, tous les produits sont baptisés ‘Ça-va-seul' » (cf Isabelle Dresse, Histoire de marques, Le Soir du 10 janvier 2004)

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2010 © Michel Delabye

177 | Rue des Juifs

Rue des Juifs Rosières Saint-André Collection Michel Delabye 

1930 – Le « Plan parcellaire de la commune de Rosières avec les Mutations », établi par Popp Philippe Christian entre 1842 et 1879, nous apprend qu’une rue des Juifs existait à Rosières. Elle était toujours dénommée ainsi en décembre 1949. Elle partait de l’actuelle rue du Panorama et rejoignait la ‘Drève de Rosier Bois’ à hauteur de la ferme de Woo. La Drève de Rosier Bois se prolongeait d’ailleurs jusqu’à la Verte Voie.