Église Saint-André, rurale et néo-classique

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coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La paroisse de Rosières dépendit jusqu’en 1559 de l’évêché de Cambrai, puis, par la suite, de l’évêché de Malines. En 1801, le curé P-J. Goossens rédige une monographie de la paroisse qui fournit des renseignements intéressants sur l’histoire communale. Il mentionne notamment qu’on ne bâtit guère de maisons, on n’y fait que reconstruire les anciennes, dont un certain nombre en argile et couvertes de chaume existent encore (1).

La précédente église, en style renaissance, avait été édifiée en 1704, date qu’on lisait au-dessus de la porte. Tombant en ruines, une nouvelle église fut construite en 1844 sur le même emplacement. Dédié à Saint-André, cet édifice rural néo-classique fut élevé en brique et pierre blanche sur les plans de l’architecte E. Moreau (1).

Les travaux ont été sans doute surveillés avec peu de soin, car de nombreuses lézardes sillonnent déjà les murs de l’édifice et les plafonnages de l’intérieur se détachent en plusieurs endroits, écrivirent Jules Tarlier et Alphonse Wauters en 1873 (2).

Elle fut consacrée en 1877 par Mgr Anthonis, évêque de Constance. Dressée en haut d’un escalier, au flanc d’un talus, elle présentait déjà, moins de 20 plus tard, de nombreuses lézardes (3). Sur base des écrits de Tarlier et Wauters, Louis Evrard décrit l’église : Une tour carré, coiffée d’une petite percée d’une porte rectangulaire à fronton et d’une lucarne semi-circulaire éclairant le jubé; elle précède un vaisseau en forme de basilique à trois nefs que deux rangées de colonnes doriques, supportant des arcades cintrées, partagent en quatre travées. Une belle voûte en berceau recouvre le choeur et la nef principale; un plafond horizontal recouvre les collétéraux. Les trois autels sont toujours dédiés au Saint-Sacrement, à la Sainte-Vierge et à saint André, traditionnelement invoqué contre les maux de reins (3).

Le tracé de l’E411 a profondément modifié cette vue de l’église Saint-André de Rosières. Incluse dans un muret à proximité vieux cimetière, la chapelle Saint-Antoine fait aujourd’hui figure de rescapée.

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(1) Cercle d’Histoire de Rixensart
(2) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(3) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, 1994

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mars 2014 © Monique D’haeyere

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Rue de l’Église Saint-André, coeur du village

Rue de l'Eglise - Rosières St. André Collection Michel Delabye

1911 | Rue de l’Église à Rosières
coll. Michel Delabye

A l’entrée du village de Rosières, vue de la route venant de Champles. Ce n’est que peu après 1873, que l’on ajoute au nom de Rosières celui du patron de l’église, saint André, afin de distinguer cette commune de celle de Grand-Rosière et d’autres hameaux d’autres provinces.

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mars 2014 © Monique D’haeyere

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Rue de La Hulpe

180316 Rue de La Hulpe à Rosières St. André Collection Michel Delabye.jpg

années 1930 | Rue de La Hulpe à Rosières
coll. Michel Delabye

Trois personnes posent devant le 13, rue de La Hulpe. A l’entrée de ce petit magasin, trois publicités : Belga (cigarettes), Vander Elst (tabac) et Ça-va-seul (1). Aujourd’hui, cet espace est occupé par la station service Shell. Assis sur le côté droit de la rue, un quatrième personnage s’est invité sur la photo. 

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(1) Gery Bouckey fonde en 1889 la Fabrique nationale de cirage, à Dixmude. « Au début, seuls les cirages portent ce nom. Les produits d’entretien des poêles et des cuivres qui sortent de l’usine de Bouckey s’appellent Briol, Cito, Gloria. En 1918, vu le succès de l’appellation, tous les produits sont baptisés ‘Ça-va-seul' » (cf Isabelle Dresse, Histoire de marques, Le Soir du 10 janvier 2004)

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2010 © Michel Delabye

1426 | Le Moulin

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Rue du Vieux Moulin à Rosières. Le moulin à eau établi en 1857, était alimenté par la Lasne, et servit de station de pompage dans les années 1900. Il était situé au bas de la rue du Moulin actuel. De ce moulin, il ne restait que des vestiges dans les années 1930. Seule, subsiste la ferme à côté, un quadrilatère chaulé et couvert de tuiles, encore exploité dans les années 1980 (XV).

Rétrospectives

◼︎ RÉTRO RIXENSART | RUE DU VIEUX MOULIN, station de pompage

◼︎ OBJECTIF RIXENSART | Rue du Vieux Moulin

1006 | Ferme Englebert

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1970 – Cette ferme fut un relais de poste, comme en témoigne le « cornet (1), daté de 1735, sur le linteau de la porte à droite du donjon« . La ferme portera différents noms : ferme de Rosierbois (du nom de l’ancienne cense), ferme du Haut (elle se situe au point culminant de Rosières, à l’altitude 105), ferme d’Englebert. Aujourd’hui, elle est dénommée ferme de Woo, du nom des champs qui l’entourent.

Selon le site communal (à la rubrique Promenades), « la ferme de Woo dresse fièrement sa tour carrée du 16e siècle». Par contre, la même source souligne à la rubrique Curiosités que « la ferme comporte encore une tour carrée en pierres blanches, bâtie au 14e siècle ». Quant au Syndicat d’Initiative de Rixensart, il indique que «la tour carrée du 14e siècle a été construite en pierre de Gobertange tout en y ajoutant qu’ « elle a été remaniée au 16e».

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(1) 
Le cornet est l’emblème du relais de poste.

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1995/1999 © Michel Wautot

177 | Rue des Juifs

Rue des Juifs Rosières Saint-André Collection Michel Delabye 

1930 – Le « Plan parcellaire de la commune de Rosières avec les Mutations », établi par Popp Philippe Christian entre 1842 et 1879, nous apprend qu’une rue des Juifs existait à Rosières. Elle était toujours dénommée ainsi en décembre 1949. Elle partait de l’actuelle rue du Panorama et rejoignait la ‘Drève de Rosier Bois’ à hauteur de la ferme de Woo. La Drève de Rosier Bois se prolongeait d’ailleurs jusqu’à la Verte Voie.

79. Rue de La Hulpe vue des bords de la Lasne

Rue de La Hulpe vue des bords de la Lasne - Rosières St. André Collection Michel Delabye

« Le petit village de Rosières est bâti vers le bas de la colline qui forme le versant gauche de la Lasne. Il se divise en deux groupes de maisons, dont l’un entoure l’église et avoisine le pont du chemin de Wavre et dont l’autre, plus important par le nombre des habitations, se rapproche du hameau du Haut » (IX, 1873).

50. Vue pittoresque sur Rosières Saint-André

Vue pittoresque Rosières St. André Collection Michel Delabye

Vue pittoresque sur Rosières Saint-André, « prise depuis l’actuelle rue du Vieux Moulin, au fond le Plagniau » (cf Cercle d’Histoire de Rixensart)

« Durant des siècles, Rosières restera un petit village campagnard dont la population évaluée à quelque 100 habitants au 14e siècle, ne dépassera le demi-millier que vers 1850. A cette époque, on compte 113 petites exploitations agricoles dont les revenus étaient à peine suffisants pour permettre à la population de survivre », explique le site communal (4).