Villa Josette, résidence de Folon

Villa Josette à Genval 1911
1911 | Villa Josette, drève des Aubépines à Genval
(à droite, en retrait, la Villa Béatrix, connue sous le nom de la Fée du lac)

Jules Gausset, agent de change, fit construire une villa drève des Aubépines (actuellement drève des Magnolias). Il la baptisa ‘Villa Josette’ à la naissance de sa fille en février 1909 (1).

Villa Josette à Genval c Philippe Godin

coll. Philippe Godin

La villa de Genval fut acquise en 1943 par la famille Folon dont le fils, Jean-Michel (2), aimait rappeler avec nostalgie ses années genvaloises, écrit Michel Coryn dans le Rixensart Info de février 2006.

mars 2017 © Monique D’haeyere
février 2019 © Annick Dedobbeleer

→ RÉTRO RIXENSART | Madeleine Gausset, première aérostière belge
→ RÉTRO RIXENSART | Drève des Aubépines, des Magnolias dès 1977


(1) CORYN Michel (Cercle d’histoire de Rixensart), La Première Aérostière belge était genvaloise, Rixensart Info 215 de février 2006
(2) Peintre et sculpteur belge, né à Uccle le 1er mars 1934, décédé à Monaco le 20 octobre 2005

Cimetière de Genval, Bois Pirart

181102 Le Calvaire du nouveau cimetière de Genval
> 1918 | Calvaire du ‘nouveau’ cimetière de Genval,
avenue de la Closière/rue du Bois Pirart

L’ancien cimetière de Genval, situé à l’angle des rues JB Stouffs et Mahiermont, que les Genvalois de souche appellent encore ‘le vieux cimetière’ servit jusqu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, avant d’être fermé. A l’époque, les monuments funéraires ont été retirés, certaines tombes ont été vidées à la demande des familles et les corps transférés vers d’autres cimetières de la commune (1). On peut en déduire que le nouveau cimetière fut ouvert après 1918.

2008 | Cimetière de Genval © Eric de Séjournet

Au bout de La Closière,  le cimetière, totalement emmuré, s’ouvre par une entrée imposante constituée de quatre grands piliers de calcaire, sur base carrée et terminés par un vase. Le cimetière, divisé par une allée principale et des allées latérales et transversales, comporte au centre quelques monuments plus intéressants, sous la forme de petites chapelles funéraires, familiales, érigées entièrement en pierre calcaire (2). 

2019 | Cimetière de Genval © Annick Dedobbeleer

1102 Cimetière de Genval 4.2017 © Monique D'haeyere
2017 | Accès au cimetière de Genval © Monique D’haeyere

→ OBJECTIF RIXENSART | Cimetière de Genval

Continuer la lecture de Cimetière de Genval, Bois Pirart

La maladrerie de Genval

2020 | Rue des Déportés n° 12 à Genval © Annick Dedobbeleer

En 1873, Jules Tarlier et Alphonse Wauters écrivirent (1) : « Le nom du ‘Chemin Ladrée’ indique qu’il a existé à Genval une ladrerie ou maladrerie ». Selon le Syndicat d’Initiative de Rixensart, « Genval avait sa ‘maladrerie’, située rue des Déportés n° 12 » (voir photo ci-avant).

Le Cercle d’Histoire de Rixensart (2) nous apprend, qu’en 1866 une épidémie de choléra a sévi dans la région, et notamment à Genval. Les nombreuses chapelles dédiées à Saint-Roch dans les environs en témoignent : « celle de Bourgeois (…), à Rosières (3), à Ransbeck, à Gaillemarde, la Marache … etc., toutes de dimensions assez conséquentes et toutes évoquant l’épidémie de choléra de 1866 ».

A Genval, « en retrait de la rue, la chapelle à chambre et chevet polygonal est une bâtisse de la seconde moitié du 19e siècle (…). Au-dessus de la porte au vantail de bois partiellement vitré, cartouche gravé du millésime ‘1866’ et surmonté d’une pierre portant la dédicace ‘ST ROCH PATRON CONTRE LES MALADIES CONTAGIEUSES / PRIEZ POUR NOUS’ (4).

« Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette épidémie a marqué la mémoire collective », précise le Cercle d’Histoire, «  et on le comprend lorsqu’on sait que, si tous les malades ne mourraient pas, la proportion de décès était néanmoins importante. A Rixensart, 15 personnes furent atteintes (1 % de la population) et 13 moururent. A Rosières, on comptait 39 malades sur 611 habitants, mais la mort n’atteindra que 13 d’entre eux ! A Genval, il y eut 51 cas sur 1169 habitants et, parmi eux, 26 décès, soit la proportion la plus importante de l’arrondissement par rapport à la population (2,2 %) ». 

« Si les médecins et les curés des paroisses atteintes furent sur la brèche, un certain nombre d’habitants se dévouèrent également aux soins des malades et les sœurs Marie-Caroline et Marie-Rosalie Brabant furent du nombre. A l’issue de l’épidémie, elles firent construire cette chapelle en contrebas de leur maison » (5).

1902 | Chapelle Saint-Roch, Place communale à Genval (coll. Serge Watté)

(1) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Aux environs de Saint-Roch, in Rixensart Info n°165 de janvier 1997, p. 22
(3) RÉTRO RIXENSART | Chapelle de la Vierge, Saint-Roch et Saint-Guidon (Rosières)
(4) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(5) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Aux environs de Saint-Roch, in Rixensart Info n°165 de janvier 1997, p. 22

Le bassin de natation (Bourgeois)

Le bassin de natation (coll. Jacques Jans)

A l’initiative de Leur Abri, une piscine fut creusée dans une prairie du fond de la rue du Roi. Ce n’était qu’un bassin en béton de 80 mètres carrés, peu profond, sans douche ni cabine. Enfin, on y nageait mieux que dans la Lasne ou les étangs. La création de Renipont-Plage, en 1937, enleva tout intérêt au petit bassin (1). Quant à André de Walque, il qualifie ce ‘bassin de natation’ de modeste mare aux canards (2).

M. Jean-Benoît Dufour témoigne : « A gauche sur la photographie se trouve la maison familiale que mes grands-parents Dufour achetèrent en 1900. Elle existe toujours, c’est le numéro 47 de la rue du Baillois, anciennement ‘rue du Belloy' ». À propos du bassin de natation, il raconte :  » Quand j’étais petit mon père m’a dit qu’il avait appris à nager dans cet étang en regardant comment faisaient les grenouilles. J’y ai, moi-même, été nager quand j’avais 9/10 ans mais l’eau n’était pas très claire, à cause des feuilles d’arbres et des arbres qui entouraient l’étang. Il y avait un petit ruisseau qui alimentait l’étang et qui descendait jusqu’à la Lasne (il traversait le ‘sentier des Lapins’ qui se trouve à gauche de la photo à une centaine de mètres). Je me souviens que j’allais y attraper des petits poissons : des épinoches, des œufs de grenouilles, des papillons, … »

> RÉTRO RIXENSART | Sentier des Lapins

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1925/1936 | Sentier de la Bassette (coll. Jean-Claude Renier)

Cette partie de la rue du Baillois était naguère le chemin ou sentier de la Bassette (Bourgeois) (3). A gauche, le ‘bain’.

1930 | coll. Jean-Claude Renier <> juillet 2020 © Annick Dedobbeleer

→ RÉTRO RIXENSART | Sentier de la Bassette, en droite ligne au bassor


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart 1977

(3) POPP Philippe-Christian, Plan parcellaire de la commune de Rixensart

Ferme Terfosse, abritée des vents du nord

Ferme Terfosse 1992-1995 © Hommes et Patrimoine
1992/1995 | Basse-cour de la Ferme Terfosse à Rosières © Hommes et Patrimoine

Située à l’Ouest du Chemin des Deux Fermes à Rosières, – de l’autre coté de l’autoroute E411 à l’écart de la zone urbanisée, la ferme Terfosse fut bâtie au XVIIIe siècle et connut plusieurs graphies : Ter Fosse ou Del Fosse, et encore Del Fos. Abritée des vents du nord par le relief, elle groupe ses bâtiments autour d’une cour rectangulaire (1)(2).

Encadrant une cour pavée à fumière centrale et desservie par deux simples portails, les différents bâtiments, construits en brique et pierre, sont chaulés (à l’exception de la grange) et reposent sur un soubassement goudronné. Des bâtières de tuiles en S couronnent ces volumes peu élevés. Face au portail principal, le logis s’ouvre par une porte de la première moitié du XVIIIe siècle, à encadrement de pierre blanche (arc en anse de panier, à clé saillante sous fine archivolte), et par quatre fenêtres dotées d’un encadrement de calcaire très mince, aux montants monolithes entaillés d’une battée avec gonds de contrevent et marques de tailleurs de pierre ‘ABD’. Dans le mur gouttereau arrière, cinq fenêtre étroites et rectangulaires. A droite de la cour, longue aile d’étables sous fenil, entre pignons débordants, remontant à la première moitié du XVIIIe siècle mais remaniée. Outre les nombreuses ouvertures rectangulaires et lucarnes passantes, trois portes à encadrement de pierre blanche sous linteaux bombés. A gauche du portail, grange du 19e siècle ou de la première moitié du 20e siècle, sous une bâtière débordante à demi-croupes. A l’extérieur du quadrilatère, fournil composé d’un simple volume, anciennement chaulé, sous bâtière (3).

Ferme Terfosse 2.2019 © Annick Dedobbeleer
2019 | Ferme Terfosse © Annick Dedobbeleer

Ces constructions du XVIIIe siècle ont subi de nombreux remaniements au cours des deux derniers siècles (4).

avril 2014 | Ferme Terfosse © Eric de Séjournet
avril 2014 | Ferme Terfosse © Eric de Séjournet

Le paysage qui encadre la Ferme Terfosse donne encore une bonne idée de ce que pouvaient être nos campagnes il y a un peu plus d’une centaine d’années, si l’on oublie le bruit constant de l’autoroute toute proche (5). Début 2019, le bâtiment semble abandonné …

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2020 © Monique D’haeyere

Le 6 mars 2020, la SA Finances et Industries, – dont le siège social est situé rue de Tombeek 5 à 1331 Rosières, introduisit une demande de permis unique pour un projet de rénovation et transformation de la ferme de Terfosse pour l’accueil d’activités d’artisanat alimentaire, de bureaux et espaces de co-working, exploitations agricoles, ainsi que l’aménagement des abords, comprenant un forage en vue d’une prise d’eau souterraine, et ce sur des biens sis chemin de la Carrière, n°5 à Rosières. Présentation du projet par la SA Finances et Industries : cliquez ici.


→ OBJECTIF RIXENSART | Ferme Terfosse


(1) DUBUISSON Paul et Madeleine, Le nouveau canton de Wavre, Au fil de l’histoire, Ed. du Brabant wallon, Chaumont-Gistoux 1972
(2) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, in E.C.H.A.R.P., Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs, Le patrimoine rural du Brabant wallon, Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(3) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno (
Agence wallonne du Patrimoine),  Inventaire du patrimoine culturel immobilier, 20 avril 2010
(4 ) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, in E.C.H.A.R.P., Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs, Le patrimoine rural du Brabant wallon, Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(5) Ibid.

Avenue des Merisiers

VILLA LES BLUETS

Villa Les Bluets Genval c Philippe Godin (14)

Avenue des Merisiers à Genval, coll. Philippe Godin

Dans les alentours du lac de Genval, cette villa s’inscrit dans un grand jardin entouré de haies. Oeuvre de l’architecte F. Symons, cette maison de style ‘villégiature’ est représentative des bâtisses ayant été construites dans le quartier du lac au début du XXe siècle. Au plan principal rectangulaire se sont ajoutés une petite tourelle d’angle et un large bow-window haut de trois niveaux. Les façades cimentées à faux-joints appareillés s’ouvrent de baies en plein cintre ou à linteau droit. Des vitraux ferment certaines baies. Un sgraffite inscrit dans l’allège d’une des fenêtres de l’étage porte le nom de la maison ‘Les Bluets’ et son maître d’œuvre (1).

Villa Les Bluets avenue des Merisiers 3 Genval 3.2020 © Annick Dedobbeleer

2020 | Villa Les Bluets © Annick Dedobbeleer

Les Bluets avenue des Merisiers

mars 2017 © Monique D’haeyere


VILLA LES OEILLETS

Dans le quartier du lac de Genval, au cœur d’un jardin, cette habitation de style ‘villégiature’ remonte au tout début du XXe siècle. Elle a été réalisée par F. Symons, maître d’œuvre de plusieurs maisons des bords du lac. Construite en brique sur un haut soubassement, la maison est peinte et partiellement enduite à faux colombages. Ses façades sont animées ça et là de bow-window et de décrochements. La maison a été rénovée récemment et sert de dépendance au Château du Lac (2).

Villa Les Oeillets avenue des Merisiers 5 Genval 4.2020 © Annick Dedobbeleer

2020 | Avenue des Merisiers n° 5 © Annick Dedobbbeleer


VILLA LES HIRONDELLES

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1908/1914 | Avenue des Merisiers n° 6, coll. Philippe Godin 

En retrait de l’avenue des Merisiers, derrière une belle grille aux lignes rectilignes, cette imposante villa du début du XXe siècle se démarque dans le quartier du lac de Genval par son style éclectique, teinté d’Art Nouveau dans certains détails notamment des ferronneries (3).

→ RÉTRO RIXENSART | Villa Les Hirondelles, belvédère sur le lac


AVENUE DES MERISIERS n° 9

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Avenue des Merisiers n° 9 | coll. Ian Martin

Cette plaque en cuivre ou laiton de la S.A. Ponts, Tunnels & Terrassements Genval fait partie de la mémoire industrielle de Genval. En effet, Edmond Claeys fut membre du  ‘Groupe 36 Génie civil’ de l’Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles 1958 et administrateur de la S.A. Ponts, Tunnels et Terrassements. Siège : ‘Sans-Souci’, avenue des Merisiers 9 à Genval.

D’autre part, Raymond Becquevort, industriel, né le 22 octobre 1886, ingénieur civil des mines, bourgmestre de Genval, Membre de la Chambre des Représentants (session 1949-1950) fut également administrateur-délégué de la S.A. Ponts, Tunnels et Terrassements.


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009
(2) Ibid.
(3) Ibid.

Avenue des Acacias

Villa Les Hussards avenue des Acacias 27 Rixensat 4.2020 © Annick Dedobbeleer 1

2020 | Villa Les Hussards © Annick Dedobbeleer

Au décès en 1904 de la comtesse Charles de Montalembert, née Anne-Henriette de Merode, ses quatre filles héritent de bois et de terres à Rixensart et au Bourgeois. Ce domaine d’environ 104 hectares, s’étend, sur Rixensart, du bois du Héron à celui de la Vieille Taille (avenue de Villefranche) et au champ de Froidmont. En indivision, elles décident, en vue de valoriser leur patrimoine, de fonder la Société Immobilière de Rixensart, devant le notaire Dubost, en 1907. Entre les années 1910 et 1920, des terrains sont vendus et des ‘avenues’ sont tracées. En 1921, la commune donne un nom à ces avenues (de Montalembert, des Acacias et des Sorbiers) et les rachète en 1922 (1).

VILLA LES HUSSARDS

Au numéro 27 de l’avenue des Acacias, la villa Les Hussards se démarque des autres. Cette villa Art déco de la première moitié du 20e siècle s’inscrit en léger retrait de la rue, dans un jardin. D’un gabarit modeste, cette habitation au revêtement crépi et blanc affiche des lignes nettes et une composition sobre et bien équilibrée, jouant sur les ouvertures horizontales et verticales, les ressauts et les angles coupés en biais, les terrasses, auvents et toitures plates, ainsi que sur des détails de style ‘Paquebot’. Sur les piliers encadrant la grille d’entrée sont précisés les noms de ‘L. Pierrard’, architecte à Rixensart, et ‘H. Hautfenne’, entrepreneur à Rixensart également (2).

Quant à Annick Dedobbeleer, elle classe cette villa dans le courant du Modernisme pratique, un mouvement architectural qui a connu son essor entre 1920 et 1940, en parallèle avec l’Art Déco (3). Selon elle, l’affirmation que la maison comporterait des détails de style ‘Paquebot’ n’est pas justifiée. En effet, pour pouvoir parler de ce style, il faudrait que certains éléments soient inspirés de l’architecture navale : fenêtres hublot, murs et angles arrondis, avancées en forme de proue, etc. (4).

Annick Dedobbeleer estime l’état et le style initial de la villa ‘Les Hussards’ bien préservé. La géométrie verticale et horizontale est l’ornement de la façade. C’est une architecture sobre et épurée aux volumes cubistes. Pas de millésime mais deux pierres attestent du nom de l’architecte et de l’entrepreneur. 

Quelques éléments remarquables : la boite aux lettres intégrée dans le muret, la lanterne en fer forgé, le garde-corps de la pergola et les grilles de l’entrée en acier tubulaire, le lettrage Art Déco qui identifie la maison ‘Les Hussards’, la verrière verticale à croisillons qui illumine la cage d’escalier, le toit plat et le retrait à l’étage pour la pergola et l’insertion de lignes épurées (fenêtres à bandeaux, verrière verticale, garde-corps), confèrent à cette maison un caractère Moderniste presque parfait. 

La porte d’entrée n’est plus d’origine, correctement intégrée, elle ne répond pas au style. De même, les trois panneaux – lignes blanches à angles droits – insérés au sommet (gauche) de la verrière sont actuellement peints en blanc alors qu’ils devaient probablement être noirs à l’origine pour soutenir l’équilibre visuel de la façade.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009
(3) 1920 – 1930 = Early Art Déco et 1930 – 1940 = Late Art Déco
(4) cfr le bel exemple autour du lac – maison entre le Chalet et le bar à champagne – qui a complètement été dénaturée par une peinture beige unie inadéquate démolissant ainsi le rythme de la façade en blanc et noir voulu par l’architecte.

Deux pigeonniers rosiérois, petit patrimoine wallon ?

Pigeonnier rue du Curé rue de la Chapelle aux Prés à Rosières 6.2019 © Annick Dedobbeleer B

2019 | Le pigeonnier situé au coin de la rue du Curé et de la rue de la Chapelle aux Prés © Annick Dedobbeleer

Rue du Bois du Bosquet colombier Rosières 2.2019 © Annick Dedobbeleer 0

2019 | Le pigeonnier de la rue du Bois du Bosquet © Annick Dedobbeleer

Situé au 38 de la rue du Bois du Bosquet à Rosières, ce pigeonnier hors du temps, dont la tour rappelle plutôt une architecture néo-Renaissance, repose sur un bâtiment de style ‘late Art Déco de type paquebot’ dont on peut estimer la construction entre 1930 et 1940, commente Annick Dedobbeleer.

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2010 & 2014 © Eric de Séjournet
2017 © Monique D’haeyere
2019 © Annick Dedobbeleer

PETIT PATRIMOINE POPULAIRE

Depuis le 1er juin 2019, le nouveau Code wallon du Patrimoine est entré en vigueur … pour plus d’efficacité, de souplesse et d’ouverture dans un souci d’articulation avec le nouveau Code du Développement territorial. Pour la Wallonie, l’avenir du patrimoine est essentiel pour tous, pour des raisons culturelles, sociétales, économiques, et comme l’expression la plus visible de notre sentiment d’appartenance à notre région. Le patrimoine est créateur de liens, le témoignage de valeurs que nous partageons et l’expression la plus durable de l’environnement où nous vivons.

Le petit patrimoine populaire wallon est également concerné. Définition : les petits éléments non classés du patrimoine qui sont reconnus par le Gouvernement comme présentant un intérêt patrimonial, qui sont visibles depuis l’espace public ou accessibles au public, et qui servent de référence à une population locale ou qui contribuent à son sentiment d’appartenance.

Le petit patrimoine populaire qui maille notre région constitue autant de points d’intérêt et de repères pour tous. C’est pourquoi la Wallonie souhaite encourager sa protection. Composés d’éléments plus modestes mais bien présents dans le quotidien de tous, ce petit patrimoine populaire peut bénéficier de subventions destinées à le conserver et à entretenir le sentiment d’appartenance de la population locale.

Un des 17 thèmes du petit patrimoine populaire wallon concerne les biens relatifs à la faune, la flore et aux minéraux. Il s’agit des nichoirs, pigeonniers, colombiers, poulaillers, volières publiques, canardières, pédiluves. serres, pergolas, murs de jardins clos, murs en pierres sèches.

En savoir plus sur les subsides > Agence wallonne du patrimoine

Villa Béatrix, la fée du lac

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Cette villa fut également appelée ‘La Tourelle’, nom qui lui fut attribué du fait d’une jolie petite tour qui domine le lac de Genval depuis l’angle des avenues des Cormiers et du Théâtre. Cette villa aurait été bâtie entre 1903 et 1906 (1). Elle est aujourd’hui connue sous le nom de ‘La Fée du Lac’.

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début du XXe siècle | Sur l’avant-plan, la villa Béatrix et sa superbe vue sur le lac de Genval. 

Originairement, ce bien avait appartenu à Marie Genonceaux qui avant son mariage avec Alfred Venet l’avait acquis le 30 avril 1924 d’Eugène Deville, menuisier-entrepreneur et son épouse Laurence Detiège, sans profession. Après le décès de son mari en 1954, Marie Genonceaux vendit la villa le 8 juillet 1960 à Gustavus-Emilius Nicaese, directeur de société (2), et à son épouse Yvonne Bil. Gustavus Nicaese décéda à Uccle le 23 juin 1974, en laissant comme héritiers réservataires ses deux enfants (3).

Catherine De Haene rapporte que c’est lors d’une promenade vers le lac que M. Nicaese découvrit La Tourelle, ou plutôt ce qui en restait, puisque la maison avait été complètement brulée (5) après la guerre par des habitants revanchards parce que la propriétaire y avait accueilli des officiers allemands qu’elle ‘promenait’ autour du lac dans un petit attelage. A cette époque, le terrain sur lequel la villa était bâtie se prolongeait jusqu’au lac. Plus tard, le terrain fut divisé en trois lots : dans le bas, à hauteur de l’avenue du Lac, une villa fut construite pour le fils Claude (6). Lors du décès soudain de son père, sa mère Yvonne (7) fit construire une petite villa avenue du Théâtre, juste en-dessous de La Tourelle, où elle vécut jusqu’il y a quelques années. A ce moment, La Tourelle fut ‘divisée’ en appartements et fortement abîmée.

Dans les années cinquante, cette maison fut abandonnée et pillée. Gamins, nous y jouions à l’insu de nos parents. C’était notre ‘maison abandonnée’ pleine de pièges dangereux … mais pleine de rêves pour des enfants de 7 à 10 ans, raconte Eddy Evras.

coll. Francis Broche ↔ fin années ’90 © Michel Wautot

Basile Koutsivitis et Catherine De Haene acquirent la villa Béatrix en 1989 et la firent rénover tout en remettant en valeur ses qualités de villa unifamiliale. Ils la rebaptisèrent ‘La Fée du Lac’, parce que, vue de l’autre rive, la tourelle de la villa leur rappelait une baguette de fée.

Fée du lac 3.2020 © Annick Dedobbeleer 4

mars 2020 © Annick Dedobbeleer

En façade avant, un cartouche rectangulaire portant une mosaïque illustrant une fée musicienne surmontée du nom et du millésime de la villa. Une femme aux cheveux d’or semble se déplacer en jouant d’un instrument à vent dans l’eau turquoise. La femme semble vêtue d’un maillot blanc lacéré d’algues d’or et est chaussée de souliers d’or. Cette scène marine se découpe sur un médaillon ovale finement liseré par une couronne verte feuillue arborant des boutons de fleurs – seraient-ce des plantes maritimes ? L’instrument à vent est également doré. Le fond est blanc minéral. Le fond marin est constitué de tesselles oscillant entre le bleu, le turquoise et le vert. Au-dessus du personnage de la fée musicienne, se détachent sur fond de tesselles blanches, des lettres bleu marine ‘La fée du Lac’ et le millésime ‘1902’, précise Annick Dedobbeleer.

Il fut réalisée en 1994 par l’artiste grecque Angeliki (dite Kelly) Mendrinou, – amie du couple (Basile Koutsivitis et Catherine De Haene, et fait référence à la propriétaire et ses deux filles, toutes trois joueuses de flûte. Etant donné que M. Koutsivitis est grec, le couple choisit de repeindre les boiseries en ce bleu couramment utilisé dans les îles grecques.

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mars 2017 © Monique D’haeyere

Son architecture est aujourd’hui remarquablement mise en valeur par les peintures (…) renouvelées (8). La villa fut vendue en 2000 ou 2001 à un couple d’architectes, qui firent refaire les boiseries en leur donnant un petit caractère ‘Art Nouveau’.

→ OBJECTIF RIXENSART | La Fée du Lac


(1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(2) Gustave Emile Nicaese (1917-1974) fut directeur au journal ‘Het Laatste Nieuws’ et ‘Algemeen Directeur Stedelijk Onderwijs Gent’
(3) l’origine de cette propriété fut retracée sur base d’un acte notarié de 1989 (remerciements à Catherine De Haene, copropriétaire entre 1989 et 2000 de la villa ‘La Fée du Lac’). Selon Catherine De Haene, l’entrepreneur qui fit construire la villa Béatrix pour sa nièce en 1902, s’inspira d’un des châteaux du roi Louis II de Bavière, le Neuschwanstein.
(4) nouvel habillage observé en avril 2015
(5) « Après avoir été incendiée, la villa est restée vide … et du sous-sol (côté lac) on voyait le ciel. Il n’y avait que les murs qui avaient résisté, les chapes étant de bois. Petite anecdote à ce sujet : lorsqu’en 1989, j’ai voulu ‘réouvrir’ la baie vitrée du 3ème étage (côté lac), je suis encore tombée sur des murs totalement noircis, carbonisés » (cfr Catherine De Haene).
(6) Claude Nicaese (1945-2006)(9), qui avec Pascale Matthys ouvrit le 29 mars 1984 le ‘café-concert’ la ‘Clef de verre’ à Genval. Dès 1986, l’établissement fut agrandie pour devenir un ‘café-restaurant’.
(7) Yvonne Bil, dite Lolo (1917-2011), mère de Claude
(8) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(9) Rixensart Info n° 221, 2006

L’Héritage, perdu

Avenue de Montalembert 5 à Rixensart (autorisation propriétaire Diane Limage-Heene) 4.2015 © Francis Broche 8

avril 2015 | L’Héritage © Francis Broche (1)

Sise avenue de Montalembert n° 5, au milieu d’un parc de 43,5 ares, L’Héritage était une villa de style Normand de 1920. En 1940, elle entra en possession de la famille Limage et fut mise en vente en avril 2015.

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avril 2015 | L’Héritage © Francis Broche (1)

Sur le plan urbanistique, cette propriété est située en sous-aire 1/42 de ‘parc résidentiel’ (2) au règlement communal d’urbanisme révisé.

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novembre 2018 © Annick Dedobbeleer & Monique D’haeyere
mars 2019 © Eric de Séjournet

Le 15 février 2017, un permis d’urbanisme (3) fut octroyé par la Commune de Rixensart pour y abattre une quarantaine d’arbres ainsi qu’élaguer six arbres (4). Quant à l’ancienne villa, elle fut démolie en mars 2019.


→ ARBORESCENCE | Érable palmé et Platane (Arbre Remarquable)


(1) photos prises en avril 2015, avec l’autorisation de la propriétaire
(2) tout comme le parc de Genval-les-Eaux
(3) COMMUNE DE RIXENSART, Registre des demandes de permis n° PU/2017/0013 MD/md
(4) cadastré 1ère division section C parcelles 506 – 507 – 508 – 509