Monument des Fusillés et des Résistants rixensartois

180508 Inauguration du Monument des Fusillés et Résistants de Rixensart années 50 © Christiane Dandumont1

années ’50 | Inauguration du Monument aux Morts
coll. Christiane Dandumont

Face à ce monument, inclinons-nous avec émotion devant les noms des combattants, fusillés et résistants qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont donné leur vie pour un monde meilleur, pour lutter contre l’ennemi, pour la liberté.

*

8 mai 1945 : fin de la guerre en Europe et découverte des camps d’extermination et de concentration : c’est l’horreur ! Horreur encore fort heureusement rappelée aujourd’hui, écrit le colonel BEM Louis Dubuisson (1).

Mais force est de constater que, dans notre pays, l’impérieux travail de mémoire néglige de plus en plus – en particulier le 8 mai – l’engagement de nos compatriotes qui ont contribué à la défaite de l’Allemagne et, de ce fait, à la libération des camps.

Il faut rappeler que de très nombreux jeunes belges – dont des Rixensartois – ont contribué à la défense du pays, à sa libération et à la victoire finale. Que leur contribution paraisse modeste comparée à celles de grandes armées alliées n’enlève rien à la valeur de leur engagement qui mérite d’être évoqué auprès des jeunes et … des moins jeunes d’aujourd’hui.

 

Ces compatriotes civils et militaires ont servi le pays de bien différentes façons et en de nombreux endroits. En voici une liste non exhaustive.

Lors de la bataille de Belgique en 1940, l’Armée belge a eu plus de 6.000 morts et 40.000 blessés en dix-huit jours de combat et il n’est pas inutile de rappeler que sa résistance sur la Lys a fortement contribué à la réussite du rembarquement à Dunkerque du Corps expéditionnaire britannique qui fut le noyau de l’armée britannique de libération.

On ne peut oublier ceux qui ont agi dans la résistance : services de renseignement, sabotage, résistance armée, cheminots, postiers, chaînes d’évasion, évadés, etc.

Des compatriotes ont servi dans la Royal Navy, la marine marchande, la brigade Piron, la Royal Air Force et la Force publique du Congo. Ils ont combattu dans l’Atlantique, en Afrique, en Grande Bretagne, en Normandie, en Italie, … A la Libération, environ 54.000 jeunes se sont portés volontaires de guerre. On ne peut laisser tomber dans l’oubli toutes ces valeurs d’engagement et tout spécialement le 8 mai.

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Le Vicinal au Pèlerin

180502 Tram vicinal le long de la voie ferrée Rixensart © Jean-Louis Lebrun1960 | SNCV Ligne Bruxelles-Waterloo-Wavre
(partie de la voie située entre la gare de Rixensart et le pont du Pèlerin)
coll. Jean-Louis Lebrun

La ligne vicinale, également dénommée le WaWa (Waterloo/Wavre), longeait les voies SNCB. Par une longue pente qui l’amenait à dominer la tranchée de la ligne ferroviaire, elle atteignait le pont du chemin de Nivelles. Une belle courbe précédait le dernier arrêt sur le territoire communal : ‘le Pèlerin’. Ce nom provient du fait que le Vieux Chemin de Nivelles (…) voyait passer les pèlerins qui parcouraient cette route pour aller faire leurs dévotions à Ste Gertrude à Nivelles ou à N-D de Basse-Wavre. La ligne longeait alors ce tracé antique, toujours en accotement sur côté gauche et, à hauteur de la rue Sneessens, quittait le territoire de Rixensart pour se diriger vers l’arrêt suivant : le double évitement de ‘La Bourse’, sur le territoire de Limal (1).

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Chapelle du Calvaire, IHS

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1902 | Le Calvaire
coll. Francis Broche

A l’est du château de Rixensart, sur une colline dite du Calvaire, à la lisière du bois, se trouvent deux chapelles placées en regard l’une de l’autre et communiquant par une avenue; la plus remarquable est dédiée à sainte Anne, l’autre au Seigneur crucifié (1) (→ RÉTRO RIXENSART | Chapelle Sainte-Marie, de la dévotion à la ruine).

Les archives du château (de Rixensart) font mention à la date du 2 janvier 1813 de ‘travaux de peinture et de ferronerie exécutés pour le chapelle du Bondieu du Calvaire et le chapelle de la Vierge du Calvaire’ (2).

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1904 | Le Calvaire
coll. Francis Broche

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1924 | Le Calvaire
coll. Serge Watté

Située drève du Calvaire dans le bois de Rixensart, cette chapelle à chambre de forme hexagonale a été construite en briques. Le toit, qui était recouvert d’ardoises, a disparu. A l’intérieur, il y avait deux niches, de part et d’autre de la croix centrale, dont un Christ en bois (…). Les deux niches contenaient les statues de la Vierge et de saint Jean. L’entrée est constituée par deux colonnes en pierre bleue, de part et d’autre d’une grande grille en fer forgé dans laquelle est inséré le monogramme IHS (Iesus Hominis Salvator) (3).

 

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1969
 © Jacques Jans

Dès le XVe siècle, le Brabant était un centre de sculpture sur bois. Dans les ateliers de Bruxelles et de Louvain on ciselait et assemblait des retables, notamment, qui étaient expédiés dans divers pays d’Europe et même ceux de la Baltique. On retrouve encore des retables brabançons dans des églises de Suède. Le calvaire de Rixensart est probablement issu de cette tradition artisanale. A première vue sa date d’exécution correspondrait bien avec celle de l’achèvement du château actuel (4).

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1969 | Chapelle du Calvaire
© Jacques Jans

Ces photos ont été réalisées pour un article du journal L’ancre n° 2 de septembre 1969. Peu de temps après la parution du semestriel de la MJC de Rixensart, la Vierge qui se trouvait dans le calvaire fut dérobée. Elle ne fut jamais retrouvée, raconte Jacques Jans.

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La Vierge, le Christ et  Saint Jean
© Jacques Jans

Le Christ en croix a trouvé refuge, depuis 1980, dans l’église Saint-Etienne de Froidmont où il est fixé sur le mur derrière l’autel (5) (→ RÉTRO RIXENSART | Eglise Saint-Etienne, de l’inauguration à aujourd’hui).

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2009 | Christ en croix (Eglise Saint-Etienne)
© Monique D’haeyere

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juillet 2014 © Monique D’haeyere

180330 Chapelle du Calvaire 12.2018 © Annick Dedobbeleer

décembre 2018 © Annick Dedobbeleer


(1) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(2) PINSON Colette, Chroniques CHR n° 22 (Cercle d’Histoire de Rixensart), 4ème trimestre 1995
(3) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(4) DERAEDT Marcel, Exploration du monde de Rixensart, L’Ancre, p. 7 et 9, numéro 2 de septembre 1969
(5) PINSON Colette, Chapelles du Calvaire et de la Vierge, in Chroniques CHR N° 22, p.15, 4e trimestre 1995

 

Église Saint-André, rurale et néo-classique

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coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La paroisse de Rosières dépendit jusqu’en 1559 de l’évêché de Cambrai, puis, par la suite, de l’évêché de Malines. En 1801, le curé P-J. Goossens rédige une monographie de la paroisse qui fournit des renseignements intéressants sur l’histoire communale. Il mentionne notamment qu’on ne bâtit guère de maisons, on n’y fait que reconstruire les anciennes, dont un certain nombre en argile et couvertes de chaume existent encore (1).

La précédente église, en style renaissance, avait été édifiée en 1704, date qu’on lisait au-dessus de la porte. Tombant en ruines, une nouvelle église fut construite en 1844 sur le même emplacement. Dédié à Saint-André, cet édifice rural néo-classique fut élevé en brique et pierre blanche sur les plans de l’architecte E. Moreau (1).

Les travaux ont été sans doute surveillés avec peu de soin, car de nombreuses lézardes sillonnent déjà les murs de l’édifice et les plafonnages de l’intérieur se détachent en plusieurs endroits, écrivirent Jules Tarlier et Alphonse Wauters en 1873 (2).

Elle fut consacrée en 1877 par Mgr Anthonis, évêque de Constance. Dressée en haut d’un escalier, au flanc d’un talus, elle présentait déjà, moins de 20 plus tard, de nombreuses lézardes (3). Sur base des écrits de Tarlier et Wauters, Louis Evrard décrit l’église : Une tour carré, coiffée d’une petite percée d’une porte rectangulaire à fronton et d’une lucarne semi-circulaire éclairant le jubé; elle précède un vaisseau en forme de basilique à trois nefs que deux rangées de colonnes doriques, supportant des arcades cintrées, partagent en quatre travées. Une belle voûte en berceau recouvre le choeur et la nef principale; un plafond horizontal recouvre les collétéraux. Les trois autels sont toujours dédiés au Saint-Sacrement, à la Sainte-Vierge et à saint André, traditionnelement invoqué contre les maux de reins (3).

Le tracé de l’E411 a profondément modifié cette vue de l’église Saint-André de Rosières. Incluse dans un muret à proximité vieux cimetière, la chapelle Saint-Antoine fait aujourd’hui figure de rescapée.

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(1) Cercle d’Histoire de Rixensart
(2) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(3) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, 1994

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mars 2014 © Monique D’haeyere

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Rue de l’Église Saint-André, coeur du village

Rue de l'Eglise - Rosières St. André Collection Michel Delabye

1911 | Rue de l’Église à Rosières
coll. Michel Delabye

A l’entrée du village de Rosières, vue de la route venant de Champles. Ce n’est que peu après 1873, que l’on ajoute au nom de Rosières celui du patron de l’église, saint André, afin de distinguer cette commune de celle de Grand-Rosière et d’autres hameaux d’autres provinces.

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mars 2014 © Monique D’haeyere

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Chapelle Notre-Dame-du-Beau-Regard

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avant 1950 | Chapelle sise Square Dessy à Rixensart
(à droite la villa ‘L’Éclat de rire’)
coll. Jean-Claude Renier

Cette chapelle, dont on ignore le nom, fut remplacée vers 1950 par l’actuelle chapelle Notre-Dame-du-Beau-Regard, construite par M. Monteau, un voisin du curé Foerster (1).

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12.2014 © Eric de Séjournet

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(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

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Première gare de Genval

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début XXème siècle | La Gare
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Datant vraisemblablement des années 1900, la première gare de Genval correspond au type halte ‘Etat Belge’ et deviendra une gare de marchandises. Elle comprend un volume principal de quatre travées sur deux niveaux, flanquée de deux ailes asymétriques. Il se caractérise par la sobriété des volumes et la relative simplicité de la mise en œuvre (1).

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(1) MONTENS d’OOSTERWIJCK Violaine – L’architecture des gares situées sur le tronçon entre La Hulpe et Rhisnes (1854-1926), Vol. I, in Université Catholique de Louvain, Faculté de Philosophie et Lettres, Département d’Archéologie et d’Histoire de l’Art, 1995-1996

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Le Plagniau, « annexé par Rosières »

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Rue de la Ferme du Plagniau
1992/1995 © Hommes et Patrimoine

Anciennement territoire de Limal, le hameau du Plagniau fut rattaché à Rosières en 1884 (1). La ferme du Plaigneau ou Planeau, en wallon ‘Plania’ est déjà citée en 1440 (la terre du Plainal) (2). Cette ferme a été morcelée au 19ème siècle, mais la grande porte charretière qui subsiste a fière allure au bord du chemin (3).

Le hameau du Plagniau (autrefois terre de Plainal, puis Cense de Pleniau et Ferme de Plaigneau) fait partie jusqu’à la fin du 19ème siècle de la commune de Limal. Situé sur la rive droite de la Lasne, il regarde vers Rosières et est fort distant de sa commune d’origine (= 3,8 km au NNO de l’église de Limal). En 1882 une requête, émanant des quelques habitants de ce territoire, demande le rattachement à Rosières. Comme le veut la loi, elle est adressée au président et aux membres de la Chambre de Représentants.

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(1) E.C.H.A.R.P., Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs, Le patrimoine rural du Brabant wallon, Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(2) du mot latin plania (plaine). Le subst. masc. plain fut très usité en ancien français et une forme plus rare fut plaigne (ca 1100 Roland, éd. J. Bédier, 1085) (cfr. Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales)
(3) DUBUISSON Paul et Madeleine, Le nouveau canton de Wavre, Au fil de l’histoire, Ed. du Brabant wallon, Chaumont-Gistoux 1972

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Villa Beau-Site, Art nouveau géométrique

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1920 | Villa Beau-Site, avenue des Combattants 14 à Genval
érigée en 1908 par l’architecte Paul Hamesse pour l’entrepreneur De Waele
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

En retrait de la voirie, enserrée entre deux Hêtres pleureurs remarquables (1), la villa, de forme cubique, présente quatre façades enduites d’un cimentage, simulant un grand appareil régulier de moellons. Une toiture débordante à pavillon brisé en ardoise en écailles et à l’arrière une bâtière transversale, à brisis recouvrent l’édifice. Les corniches en bois sont soutenues par des corbeaux en bois travaillés. Le bâtiment de deux niveaux, est construit sur hautes caves (2).

Né en 1877, Paul Hamesse, fils du peintre paysagiste Adolphe Hamesse, fut élève de l’architecte Ernest Acker, à l’académie de Beaux-Arts de Bruxelles. Diplômé en 1898, il entre ensuite dans l’atelier de Paul Hankar, et fera parti de la deuxième génération d’architectes ‘Art nouveau géométrique’, par opposition à la tendance ‘Art nouveau floral’, initiée par Victor Horta. A la mort de Paul Hankar, Paul Hamesse rejoint Alban Chambon, architecte-décorateur spécialiste incontesté des théâtres et lieux d’amusement dans l’Europe de la fin du 19ème siècle. Associant le plus souvent à ses créations ses deux frères, Georges et Léon, tous deux peintres-décorateurs, Paul Hamesse poursuivra une abondante production jusqu’à sa mort survenue en 1956.

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(1) ARBORESCENCE (association citoyenne rixensartoise), Hêtres pleureurs (Villa Beau-Site, Genval)
(2) STREEL Bernadette (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2010

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Villa Beau-Site, côté jardins

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1933 | Villa Beau-Site, côté jardins
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Implantée au sommet d’un grand terrain qui descend vers la vallée de la Lasne, cette remarquable habitation de style Art Nouveau, de tendance géométrique, fut construite entre 1908 et 1909 par l’architecte Paul Hamesse pour l’entrepreneur Jules De Waele (1).

Né en 1877, Paul Hamesse, fils du peintre paysagiste Adolphe Hamesse, fut élève de l’architecte Ernest Acker, à l’Académie de Beaux-Arts de Bruxelles. Diplômé en 1898, il entre ensuite dans l’atelier de Paul Hankar, et fera parti de la deuxième génération d’architectes ‘Art nouveau géométrique’, par opposition à la tendance ‘Art nouveau floral’, initiée par Victor Horta. A la mort de Paul Hankar, Paul Hamesse rejoint Alban Chambon, architecte-décorateur spécialiste incontesté des théâtres et lieux d’amusement dans l’Europe de la fin du 19è siècle. Associant le plus souvent à ses créations ses deux frères, Georges et Léon, tous deux peintres-décorateurs, Paul Hamesse poursuivra une abondante production jusqu’à sa mort survenue en 1956.

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(1) STREEL Bernadette (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), in Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2010

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Chapelle Sainte-Marie, de la dévotion à la ruine

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mai 1908 | Chapelle de la Vierge (chapelle Sainte-Marie)
(également connue sous le nom de chapelle Sainte-Anne)
coll. Jean-Claude Renier

A l’Est du château de Rixensart, sur une colline dite du Calvaire, à la lisière du bois, se trouvent deux chapelles placées en regard l’une de l’autre et communiquant par une avenue ; la plus remarquable est dédiée à sainte Anne, l’autre au Seigneur crucifié (1) (→ RÉTRO RIXENSART | Chapelle du Calvaire, IHS). La dédicace à sainte Anne et peut-être empruntée à la carte de Van der Maelen (1859) sur laquelle elle figure également. De plus, selon le témoignage de personnes âgées (…) les élèves de l’école Sainte-Agnès venaient en cet endroit, y réciter le chapelet au moi de mai et au mois d’octobre. Ce fait semble bien confirmer la présence, en ce lieu, d’une chapelle dédiée à la Vierge. L’examen de la carte dressée par Popp, en 1850, fait apparaître un sentier qui gravissait la colline et rejoignait le chemin de Wavre en traversant les bois (2).

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mai 1908 | Chapelle Sainte-Marie, sise Drève du Calvaire dans le Bois de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

De la dévotion, à l’abandon, à la ruine … Située Drève du Calvaire dans le Bois de Rixensart, près de la 1ère avenue du Beau-Site, cette chapelle à chambre aveugle, de plan octogonal remonte probablement à la fin du XVIIIe siècle (3).

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1973 | Chapelle Sainte-Marie
Que Noël revienne, que Noël revienne, que s’arrêtent enfin ce déclin,
cette mort, cette ruine !
En route, bergers ! (Guido Gezelle)
© Michel Nauwelaers

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novembre 2008 | Chapelle Sainte-Marie
© Eric de Séjournet

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2011 | Chapelle Sainte-Marie
© Christine Blavier

Chapelle Sainte-Anne Drève du Calvaire 12.2018 © Annick Dedobbeleer

décembre 2018 © Annick Dedobbeleer

Cette chapelle est malheureusement en ruine. Seuls subsistent, encore en bon état, l’encadrement de la porte et le linteau courbe, faits de moellons réguliers en grès (4).


(1) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(2) PINSON Colette, in Chroniques CHR n° 22 (Cercle d’Histoire de Rixensart ), 4ème trimestre 1995
(3) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(4) Ibid.

Chapelle de la Vierge, Saint-Roch et Saint-Guidon

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Chapelle de la Vierge, Saint-Roch et Saint-Guidon
2000 © Hommes et Patrimoine

Cette chapelle à chambre avec abside à trois pans est située 16 A, rue de La Hulpe, en face de l’école, à Rosières.

Légèrement en oblique par rapport à la rue, elle semble accueillir ceux qui entrent dans Rixensart par Rosières. Autrefois lieu de culte, elle voyait aussi s’arrêter chez elle les processions. À défaut d’un écrit en précisant la date, l’édification se situe vraisemblablement vers 1832, année où le choléra fit son apparition en Belgique. Des registres cadastraux datant de 1834 la mentionnent et le plan belge cadastral de Vandermeulen, de 1837, la représente. En avril 2000, les murs extérieurs furent repeints et le faux appareillage de pierre blanche de façade disparut. Deux petites fenêtres latérales éclairent la chambre à I’arrière. Trois marches latérales mènent à un large seuil, posé sur un socle en pavé. Deux autres marches mènent à l’entrée. La croix au sommet du pignon et la pierre de dédicace ont disparu, tout comme à l’intérieur les statues de saint Roch, saint Guidon et sainte Marie de Cortone (1).

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(1)  HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000 

Chapelle de la Vierge, Saint-Roche et Saint-Guidon et Eglise Saint-André de Rosières 20090523 © Eric de Séjournet (5).jpg 

mai 2009 © Eric de Séjournet

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La Perche couverte, unique en Wallonie

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1925/1928 | Construction de la Perche couverte à Genval
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

L’histoire du tir à l’arc à Genval remonte à 1922. Auguste Lannoye, patron des Papeteries de Genval, eut l’idée de créer un site où ses travailleurs pourraient s’adonner à ce sport plutôt qu’aller dépenser leur salaire dans les nombreux bistrots des alentours. En 1925 débutèrent les travaux de construction d’une tour de 36 mètres de haut destinée au tir sur perche.

L’entre-deux guerres paraît bien avoir été la dernière période de gloire des sociétés de tireurs à la perche et c’est à cette époque que se construisent, de ci de la, des perches couvertes. En gros, cela consiste à entourer une perche d’une enveloppe suffisamment importante à la base que pour permettre à plusieurs tireurs de s’y regrouper, suffisamment haute que pour surmonter une perche de près de 30 m, suffisamment étanche que pour la mettre à l’abri des intempéries et suffisamment solide que pour ne pas s’écrouler au premier coup de vent. La Wallonie en connut quelques-unes, en Hainaut, en Tournaisis et, plus proches de nous, la perche couverte des ‘Trois Colonnes’, qui disparaîtra en 1945, et la perche ‘semi-ouverte’ à proximité de la gare de La Hulpe.

Genvaloise, la dernière perche couverte de Wallonie surplombe depuis 1928 le site des anciennes Papeteries. On y dispute encore des concours de tir à l’arc vertical. Dans tous les villages du Brabant wallon, avant guerre, on trouvait 2 ou 3 perches de tir à l’arc en plein air, rappella René Vandiest, secrétaire du Cercle des Archers de Rixensart-Sainte-Croix. Il suffisait d’un arbre planté dans le sol sur lequel se balançaient les ‘oiseaux’ (…). Les gens des Papeteries avaient leur équipe d’archers, et j’en faisais partie. On pouvait gagner alors des caisses entières de papier peint. À l’époque cela valait une fortune. (1)

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(1) WILLOT Isabelle, La perche couverte de Genval, in Le Soir, 18 août 1995

 

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