Avenues des Sorbiers et des Pâquerettes, le Tienne Grand-Père le long du bois Grand-Mère

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Villa située à l’angle des avenues des Sorbiers et des Pâquerettes à Rixensart, coll. Francis Broche

Au décès d’Anne-Henriette de Merode (1818-1904), épouse du comte Charles de Montalembert (1810-1870), ses quatre filles héritent 104 hectares de bois et de terres à Rixensart et au Bourgeois. En indivision, elles décident de valoriser leur patrimoine et fondent en 1907 la Société Immobilière de Rixensart. Entre les années 1910 et 1920, des terrains sont vendus et les ‘avenues’ sont tracées, que la commune nommera en 1921 : avenues de Montalembert, des Acacias et des Sorbiers (1).

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1928/1930 | Le nom ‘Les Pervenches’ se laisse deviner sur la façade de la villa, coll. Jean-Claude Renier

En 1922, l’avenue des Sorbiers est simplement bordée de sorbiers. Elle se termine en sentier et retrouve celui des Rossignols près des étangs. Jadis, ce n’était que le Tienne Grand-Père qui longeait le bois Grand-Mère, partie du bois du Héron (2).

Quant à l’avenue des Pâquerettes, bordée à l’époque de tilleuls, elle forme un arc de cercle qui limitait la propriété dite Bovy.

1927/1931 coll. Cedric Muscat ↔ 2010 © Monique D’haeyere

 

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avant 1927 | Deux villas, sises aux n° 4 et 6 de l’avenue des Sorbiers à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Les premières constructions se firent entre les années dix et trente. La crise qui suivit ralentit très fort le développement du site. Après la guerre 1940-1945, un nouvel essor fut donné au quartier (3).

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avant 1928 | avenue des Sorbiers, coll. Jean-Michel Corbisier

Les villas sises aux n° 4, 6, 8, 13, 21 et 23 de l’avenue des Sorbiers ont pu être identifiées (voir photo-légende ci-après)

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1950 coll. Roger Mayné ↔ 2012 © Cedric Muscat

Cette photo fut prise en remontant le sentier venant de l’étang Gillet vers l’avenue des Sorbiers. A gauche, Roger Mayné en compagnie de ses amis.

1995 | Avenues des Pâquerettes (à gauche) et des Sorbiers (à droite)., coll. Anne-Marie Delvaux

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janvier 2015 © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | Avenue des Sorbiers + Avenue des Pâquerettes


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) Ibid.

1324 | Le fond du bois

bois,rixensart,avenue de merode,ligne vicinale,les soieries de maransart
entre 1929 et 1931 – « Une vue de l’avenue du Merode depuis l’actuelle entrée vers la Maison communale et vers le centre de Rixensart. La ligne vicinale est bien visible sur la droite », indique Jean-Michel Corbisier.

« Le Fond du Bois portait bien son nom avant la création de l’avenue de Merode à Rixensart. Ce ravin, un coulant d’eau, allait de la rue de l’Augette aux étangs Gillet. Il rassemblait toutes les eaux pluviales du bois du Héron. Un haut remblai fut érigé, percé d’un petit tunnel, fermé par une grille, destiné au passage des eaux. Ce très haut talus permit au tram et à l’avenue de franchir ce creux, le fond du bois », écrit Paul Buffin (I).

Observez la présence d’un troisième rail. « Il a été utilisé pour l’acheminement de wagons au gabarit des chemins de fer (écartement 1,435 m) de la gare de Rixensart (1) vers les Soieries de Maransart (2). On pourrait déterminer la date +/- éxacte de cette photo, puisque le troisième rail fut placé en 1929 et enlevé en 1931 suite à la faillite de la soierie en 1930 », explique Jean-Claude Renier, vice-président du Cercle Ferroviaire de Rixensart.

Dans une article paru en 1997 (3), Paul Stevens écrit : « La ligne vicinale Braine-L’Alleud – Wavre possédait deux raccordements ‘industriels’ : celui de la ‘Sucrerie Naveau’ à Wavres (Bierges), et celui de ‘La Fabrique de Soie Artificielle de Maransart’ (Aywiers). Vers 1925-1926, l’usine de Maransart, dont il ne subsiste que deux bâtiments actuellement, souhaita faire installer un 3ème rail entre la gare SNCB de Rixensart et Maransart, pour acheminer des matières premières et autres produits chimiques à Maransart. Ceci afin d’éviter le transbordement à Rixensart des wagons SNCB (voies de 1,435 m) dans de plus petits wagons SNCV (voies de 1 m). On bénéficiait de cette manière des tarifs SNCB ‘charge complète’, sans rupture de charge (…). La vie de ce rail fut de très courte durée. Madame Wéry, de la sablonnière Wéry, à Maransart, fournisseur de sable de la SNCV, m’a dit qu’elle n’a vu qu’une seule fois des wagons SNCB à Maransart. Chronologiquement : 

– 1928 : les plans sont prêts, le feu vert est donné pour la construction du 3ème rail, le remplacement des traverses et ajout du rail

– 1929 : la voie à 3 rails est opérationnelle

– 1930 : la soierie fait faillite

– 1931 : le rail est déclaré hors service

– 1936 : le rail est démonté

_________________
(1) STEVENS Paul, De Braine-l’Alleud à Wavre … du temps du vicinal, Editions PRO-TRAM asbl, 12/1998
(2) SA Les Soieries de Maransart : consultez le dossier du Cercle de Généalogie et d’Histoire de Lasne
(
3) STEVENS Paul, Quand le tram vicinal passait à Rixensart, in Chroniques du Cercle d’Histoire de Rixensart, 2e trimestre 1997

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4.2014 © Monique D’haeyere

714 | Une vue du fond des Patches

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vers 1925 | Une vue du fond des Patches
coll. Jean-Michel Corbisier

Sur cette photo du Fond du Patch on reconnaît au centre, la ligne de chemin de fer Bruxelles-Luxembourg et en haut à gauche la Villa Roger de Grimberghe. 

Selon Robert Delbrassinne (1), le photographe s’appelait René Berger et utilisait souvent les mêmes figurants. Alors que les quatre personnages à l’avant-plan attirent le regard, observez que tout le quartier du Patch participe à la prise de vue.

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(1) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007