Locomotives à vapeur à Genval

145. Le Pont d'Yssche Collection Cercle d'Histoire de Rixensart

> 1907 | Le pont d’Yssche
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le pont d’Yssche (Overijse), situé en face de la rue de la Tasnière à Genval. Yssche est le nom d’un fief du duc de Brabant, érigée au XVIIème siècle en terre principautaire.

783. Gare de Genval II sémaphore et train vapeur 1914 c Jean-Claude Renier

1914 | Train à vapeur en gare de Genval
(à l’avant-plan le sémaphore)
coll. Jean-Claude Renier

9b786-838122563
1959 | Locomotive à vapeur type 29 en gare de Genval
coll. Bruno Marchal

Ce train de manoeuvre avec de nombreux wagons était entièrement destiné aux Papeteries de Genval. L’électrification de la ligne est déjà visible sur cette photo, raconte Bruno Marchal, président de l’asbl Plumalia. A droite, la vieille gare de Genval et le hangar (1) situé sur le parking de la SNCB. Le tout jeune agent d’accompagnement à l’avant de la machine est mon père, alors âgé de 20 ans.

Ce type de locomotive fait partie d’une série de 300 locomotives commandées après la Seconde Guerre mondiale par la SNCB aux Etats-Unis et au Canada. La 29.092 a été produite en 1946 par Montreal Locomotive Works. Réformée le 20 avril 1967, la 29.092 connut un répit étant convertie en générateur mobile de vapeur, afin de servir dans une gare de formation au préchauffage des rames voyageurs (2).

9a423-3229279705

1979 | Locomotive à vapeur 29.013 (3) entrant en gare de Genval
photo © Michel Huhardeaux

f2408-3384266400-2

Loco 29.013 en Gare de Genval
1979 © Michel Huhardeaux

Ce train est un spécial et non un train régulier. La traction à vapeur avait pris fin en 1966, avec cette loco 29.013 (2) d’ailleurs, explique Michel Huhardeaux.

1054c-274731762-2

2009 © Eric de Séjournet


(1) dont la démolition a débuté le 17 août 2009 pour faire place aux nouvelles infrastructures du RER
(2) HOTTON J.M., L’histoire de la locomotive à vapeur 29.013 de la SNCB, in Patrimoine Ferrovaire et Tourisme asbl, 2007
(3) Ce type de locomotive fait partie d’une série de 300 locomotives commandées après la Seconde Guerre mondiale par la SNCB aux Etats-Unis et au Canada. La 29.013 a été produite en 1946 par Montreal Locomotive Works et effectua son parcours de rodage le 7 février 1946 entre Anvers et Louvain à la vitesse de 30 km/h. Le 8 février 1946, elle est affectée à la remise d’Ottignies. En avril 1957, elle est reprise dans les effectifs de Kinkempois d’où elle est transférée en octobre 1960 vers Louvain. Elle y reste très peu de temps pour rejoindre Monceau en décembre 1960. En mai 1963, elle dépend de la remise de Merelbeke. En novembre 1966, elle se retrouve à l’atelier d’Alost qui dépend administrativement de Merelbeke. C’est ainsi qu’elle effectue, au départ de cette remise, le dernier parcours commercial voyageur en traction à vapeur le 20 décembre 1966 entre Ath et Denderleeuw. La 29.013 est ensuite affectée à la remise de Louvain le 2 février 1967 où elle termine sa carrière et sort des écritures en avril 1967 (2).

Les Tiennes, entrée et sortie de trois villages

47. Rosières St-André L'Entrée du village Collection Philippe Godin
1917
(3) | L’Entrée du Village
coll. Philippe Godin

Photo prise au niveau du carrefour où convergent les rues de La Hulpe (sur Rosières), de Genval (sur Rosières) et la Parklaan (sur Overijse). Sur le terrain à droite se trouve l’actuel Café du Lac.

 b2e4f-3404212474

2010 © Monique D’haeyere
Continuer la lecture de Les Tiennes, entrée et sortie de trois villages

Le cyclone du 10 août 1895, à Rixensart

180810 Rixensart Cyclone du 10 août 1895 © Bernard Collin Archives de Merode Trélon (via Joël Danlou)

Le cyclone du 10 août 1895, à Rixensart
photo originale par Emile Preuss, rue Gray 163 à Ixelles
coll. Bernard Collin

Le 10 août 1895 le hameau de Froidmont à Rixensart est ravagé par un cyclone accompagné d’une trombe d’eau classée parmi les plus remarquables de l’époque. La pression du vent atteignit 400 kilogrammes par mètre carré et une vitesse de 60 mètres à la seconde, soit 216 kilomètres à l’heure (…). Ce cyclone dévasta la vallée de la Lasne depuis Aywiers jusqu’à Rixensart et continua sa course jusqu’à Basse-Wavre à travers bois (1).

Continuer la lecture de Le cyclone du 10 août 1895, à Rixensart

Rue du Cyclone, un paysage qui se souvient

Un paysage (rue du Cyclone en 1929) c JCR Martin

1926/1929 | rue du Cyclone (1) à Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Venant de la gare de Rixensart, la rue du Cyclone mène par la rue de Froidmont à la Ferme de Froidmont. On distingue la silhouette du clocher de l’église Sainte-Croix (voir photo-légende ci-après).

Le 10 août 1895, le hameau de Froidmont à Rixensart fut ravagé par un cyclone accompagné d’une trombe d’eau classée parmi les plus remarquables de l’époque. Ce cyclone marqua tellement les esprits qu’une rue porte son nom depuis 1926 (1) (+ infos et photos sur Rétro Rixensart, notice qui sera éditée le 10 août 2018).

Un paysage (rue du Cyclone en 1929) c JCR Martin légende

Continuer la lecture de Rue du Cyclone, un paysage qui se souvient

La Renaudière, coder et déchiffrer

254. La Renauldière à Rosières Collection Cercle d'Histoire de Rixensart1930 | Villa ‘La Renaudière’ (1) à Rosières
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Les plans de cette villa furent dessinés en 1925 par l’architecte Henry Lacoste (2) pour le Dr Renaud à Rosières-Saint-André. 

En juin 1944, quelques jours avant le débarquement en Normandie, l’Armée Secrète (A.S.) reçut l’ordre de mettre ses postes de commandement en place. Le 3 juin, le Q.G. du général Pire s’installe à Rosières, au lieu-dit Pré Maillard. Il comprend non seulement les principaux responsables de l’A.S. mais également un certain nombre d’officiers triés sur le volet qui trouvent asile, ainsi que l’équipe féminine chargée de coder ou déchiffrer les messages, à ‘La Renaudière’. Il s’agit d’une villa louée pour la cause par la famille Coenraets qui est installée dans un pavillon de l’autre côté de la Lasne. Le pavillon « Chez Coen » constitue également une boîte aux lettres et un écran pour le Quartier général de I’A.S., dont le véritable siège est tenu secret et les jeunes gens des familles Coenraets et Pire assurent une liaison discrète et permanente entre les deux sites (3)(4).

Continuer la lecture de La Renaudière, coder et déchiffrer

Course cycliste au Bourgeois

180723 Course cycliste le 23 juiillet 1950 à l'entrée du Bourgeois rue Haute Collection Cercle d'Histoire de Rixensart

23 juillet 1950 | Une course cycliste passe rue Haute (Bourgeois)
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Selon le CLEP (1), le Guidon Rixensartois avait organisé le 5 juillet 1950 une course cycliste pour débutants.

A gauche, le salon de coiffure pour hommes Herent, sis rue Haute 7 à Rixensart, signale un lecteur, habitant rue Haute.

191B. Rue Haute 3.2014 © Monique D'haeyere
mars 2014 © Monique D’haeyere


(1) CLEP – Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire 1938-1988

Madeleine Gausset, première aérostière belge

Madeleine Gausset coll. Cercle d'Histoire de Rixensart

5 juillet 1913 | Premier vol solitaire en ballon effectué par Madeleine Gausset.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La Genvaloise Madeleine Gausset devint le 5 juillet 1913 la première aérostière belge. Seule à bord du ‘Fleurus’ (1), elle décolla de Koekelberg. Après avoir traversé la capitale, survolé la forêt de Soignes, elle aperçut Genval et pensa y atterrir mais elle fut entraînée vers Wavre. Elle se posa à 16h25 à Céroux-Mousty, village qui deviendra un haut lieu de l’aérostation à partir des années septante (2).

Madeleine Gausset, dite Mady, habita la Villa Josette, sise drève des Aubépines (actuellement avenue des Magnolias) à Genval.

Continuer la lecture de Madeleine Gausset, première aérostière belge

Vallée de la Lasne

704 Leur Abri vue sur l'église Saint-Sixte c CHR

Vallée de la Lasne, prairies inondables du Coucou.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Bien qu’estampillée « Leur Abri », cette photo fut prise à partir de la rue du Moulin à Bourgeois. Sur la crête, on distingue, de gauche à droite, le Mahiermont, l’église Saint-Sixte et la Manteline.

180704B Carpu 1.2009 © Eric de Séjournet-010

janvier 2009 © Eric de Séjournet

Première randonnée d’artistes

Première Randonnée d'Artistes Rixensart juin 1994

25 et 26 juin 1994 | Première Randonnée d’artistes
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

C’est avec une très grande joie que nous nous apprêtons à vivre ensemble cette manifestation culturelle d’exception que sera la ‘Randonnée d ‘Artistes’. Imaginé et promu par le Foyer Culturel, ce projet a le mérite de réunir une multitude d’artistes de notre commune, représentants talentueux de nombreuses disciplines (…). Cette ‘Randonnée’ est une grande première pour Rixensart (…). Nous ne doutons pas non plus (…) que la ‘Randonnée d’Artistes’ s’inscrira bientôt dans la tradition de la vie culturelle rixensartoise, écrivit en 1994 Michel Coenraets, bourgmestre de Rixensart.

Le Foyer Culturel de Rixensart en collaboration avec des associations locales, dont les Jeunesses Musicales du Brabant, le Syndicat d’Initiative, le Cercle d’Histoire, le Réseau des Bibliothèques … organisa un week-end de rencontres avec plus de quatre-vingt artistes qui résident ou qui travaillent dans l’entité rixensartoise : peintres, sculpteurs, dessinateurs, photographes, graveurs, sérigraphes, graphistes, architectes, écrivains, poètes, conteurs, musiciens, artistes de rue … 

Cette Randonnée d’artistes associée à la Fête de la Musique était destinée à faire connaître au grand public les richesses culturelles de la commune de Rixensart en favorisant le contact direct avec les créateurs. 

Les habitants furent invitées à visiter les ateliers et lieux de travail des artistes qui, à cette occasion, ouvrirent leur porte et donnèrent des informations sur leurs démarches créatrices et les techniques utilisées. 

Les maisons de quartier comme Leur Abri et La Maison Rosièroise, l’Académie de Musique, le Centre Culturel de Froidmont, le Centre Culturel Protestant, ainsi que le Centre Culturel de Genval accueillirent également des expositions et des animations diverses. 

Par ailleurs, en journée et en soirée, des moments de rencontre rassemblèrent musiciens, conteurs et artistes de rue. 

Chemin de Malaise, la côte de Woo

57fbb-3605752859

1910 | Chemin de Malaise
(actuellement rue de Genval)
coll. Philippe Godin

Venant du Hameau de Woo à Rosières, ces deux promeneurs descendent le Chemin de Malaise (1) (actuellement rue de Genval) vers le lieu-dit Le Pré du Wick ‘Aux deux eaux’ (2). S’ils prennent à gauche, ils suivront la vallée de la Lasne (le long de l’actuelle rue de La Hulpe). S’ils vont tout droit, ils franchiront la rivière d’Argent (2)(3) sur le Pont de Woo (2) et arriveront à hauteur du lac de Genval.

rosières,chemin de malaise
avril 2014 © Monique D’haeyere

Continuer la lecture de Chemin de Malaise, la côte de Woo

Cérémonies du V-Day, 10 mai 1945

5831c-190596834010 mai 1945 | Cérémonies du V-Day
sur la Place communale de Genval devant le Monument aux Morts
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Pour le cinquième anniversaire de l’invasion de la Belgique par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale (1), une manifestation patriotique rassembla devant le Monument aux Morts sur la Place communale de Genval les édiles communaux, les membres de l’Armée Secrète, du Front de l’Indépendance, du Mouvement National Belge, les familles des victimes et ceux qui attendaient encore un absent, des représentants des troupes britanniques, des jeunes filles habillées aux couleurs des alliés (2).

Cette manifestation patriotique, suivie d’un défilé dans les avenues de Genval, fut captée par une caméra de la famille Lannoye.


10 mai 1945 | Mise en place des troupes avant la cérémonie
coll. Fonds Lannoye

Continuer la lecture de Cérémonies du V-Day, 10 mai 1945

Monument des Fusillés et des Résistants rixensartois

180508 Inauguration du Monument des Fusillés et Résistants de Rixensart années 50 © Christiane Dandumont1

années ’50 | Inauguration du Monument aux Morts
coll. Christiane Dandumont

Face à ce monument, inclinons-nous avec émotion devant les noms des combattants, fusillés et résistants qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont donné leur vie pour un monde meilleur, pour lutter contre l’ennemi, pour la liberté.

*

8 mai 1945 : fin de la guerre en Europe et découverte des camps d’extermination et de concentration : c’est l’horreur ! Horreur encore fort heureusement rappelée aujourd’hui, écrit le colonel BEM Louis Dubuisson (1).

Mais force est de constater que, dans notre pays, l’impérieux travail de mémoire néglige de plus en plus – en particulier le 8 mai – l’engagement de nos compatriotes qui ont contribué à la défaite de l’Allemagne et, de ce fait, à la libération des camps.

Il faut rappeler que de très nombreux jeunes belges – dont des Rixensartois – ont contribué à la défense du pays, à sa libération et à la victoire finale. Que leur contribution paraisse modeste comparée à celles de grandes armées alliées n’enlève rien à la valeur de leur engagement qui mérite d’être évoqué auprès des jeunes et … des moins jeunes d’aujourd’hui.

Ces compatriotes civils et militaires ont servi le pays de bien différentes façons et en de nombreux endroits. En voici une liste non exhaustive.

Lors de la bataille de Belgique en 1940, l’Armée belge a eu plus de 6.000 morts et 40.000 blessés en dix-huit jours de combat et il n’est pas inutile de rappeler que sa résistance sur la Lys a fortement contribué à la réussite du rembarquement à Dunkerque du Corps expéditionnaire britannique qui fut le noyau de l’armée britannique de libération.

On ne peut oublier ceux qui ont agi dans la résistance : services de renseignement, sabotage, résistance armée, cheminots, postiers, chaînes d’évasion, évadés, etc.

Des compatriotes ont servi dans la Royal Navy, la marine marchande, la brigade Piron, la Royal Air Force et la Force publique du Congo. Ils ont combattu dans l’Atlantique, en Afrique, en Grande Bretagne, en Normandie, en Italie, … A la Libération, environ 54.000 jeunes se sont portés volontaires de guerre. On ne peut laisser tomber dans l’oubli toutes ces valeurs d’engagement et tout spécialement le 8 mai.

Continuer la lecture de Monument des Fusillés et des Résistants rixensartois

Morts pour la Patrie

180507 Fusillés et résistants rixensartois morts en service recommandé1940-1945 | Fusillés et résistants rixensartois morts en service commandé
coll. Eric de Séjournet

Sur cette carte postale commémorative, les noms (par ordre alphabétique) et photos des fusillés et résistants qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont donné leur vie pour un monde meilleur, pour lutter contre l’ennemi, pour la liberté.

Sur le monument nos héros rixensartois sont répartis de la façon suivante, chaque nom étant précédé ou suivi d’une photo en médaillon.

A gauche, les Fusillés :

Boisacq Robert : il naquit à Wavre le 26 novembre 1904. Droguiste (peintre en bâtiment à Rixensart), membre de la Résistance, époux de Louisa Flémal. « Les Allemands ayant trouvé, lors de leur perquisition, un fusil caché dans un puits de son jardin » (1), il fut arrêté le 17 décembre 1942 et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (2).

Sur sa carte de deuil il est écrit : « Il a obéi au devoir; il a souffert pour le devoir; il est mort pour le devoir. Le soldat qui donne sa vie pour défendre l’honneur de sa patrie et pour venger la justice violée accomplit un acte de charité qui a été béni par notre Seigneur lui-même : « Nous n’avons pas de meilleur moyen de pratiquer la charité que de donner notre vie pour ceux qui nous aimons » Jeunes gens, faites de votre vie l’hymne de votre gratitude fidèle envers ceux qui comme Robert Boisacq ont sacrifié tout le sang de leurs veines et tous les rêves de leur coeur avec la suprême joie et l’enthousiaste espoir de voir se lever derrière eux une jeunesse digne de reprendre en mains le drapeau aux trois couleurs rougi de leur sang ». La lecture se termine par une citation de Louis Veuillot : « Il n’y a pas de mort, il n’y a pas de séparation. Il n’y a qu’une absence qui peut finir demain. Nous pleurons mais nous aimons, nous souffrons mais nous croyons, nous ne sommes pas écrasés mais A GENOUX ».

Collin Alphonse : né à Léglise le 23 septembre 1909, employé communal à Rixensart, résistant, arrêté le 18 décembre 1942, fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (2).

Croy Albert : né à Genval le 13 août 1917, électricien aux Papeteries de Genval, résistant. « Craignant les représailles de l’occupant, pour sa femme et son fils, et bien que connaissant le sort de ses amis de la résistance, arrêtés avant lui, il avait refusé de se réfugier dans la clandestinité » (1). Arrêté le 11 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés

Deceuster Denis : né à Rixensart le 19 août 1911, « ouvrier aux Papeteries de Genval. Il entra dans la résistance en 1942. Il fut arrêté le 8 janvier 1943 » (1) et fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés

Dereume Edouard : né à Bruxelles le 20 novembre 1920, habitant « l’ancienne ferme et café ‘Pagne’, rue du Viaduc 53. Il ne semblait pas faire partie du même mouvement de résistance que les autres. Il était néanmoins en possession d’un fusil et de dynamite » (1). Arrêté le 9 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943.

Ladriere Marcel : né à Jumet le 21 juin 1907, combattant de 1940, employé aux Papeteries de Genval, époux de Celina Bierboom. « Arraché de son foyer par la Gestapo à Genval le 19 décembre 1942, et fusillé à Bourg-Léopold » (Source : Souvenir pieux), le 6 janvier 1943. Motif de l’exécution : otage (2).

Mayné Albert : né à Rixensart le 2 avril 1921, fusillé le 3 septembre 1944

Tilquin Marcel : né à Rixensart le 7 février 1903, commerçant à Rixensart. « Il transportait et détenait des armes » (1). Il fut fusillé le 6 janvier 1943 à Breendonk (2)

A droite, les Résistants morts :

Beeckman Louis : mort à Dachau (Bavière)

Collart André, résistant, né à Rixensart le 21 novembre 1924, mort pour la Patrie le 3 septembre 1944. Une messe fut célébrée à sa mémoire en l’Eglise de Rixensart, le 31 octobre 1944. Sur la carte de deuil, son père écrivit : « Mon petit André. Tu fus le Premier prisonnier de Rixensart en mai 1940. Tu es le Premier mort pour la délivrance. Si jeune tu avais droit à la Vie, mais tu as accompli ton devoir jusqu’au bout. Ta dernière pensée fut pour nous. Toutes les nôtres sont pour toi« .

Craps Albert

Francart Jean : né à Rixensart le 28 décembre 1926, arrêté le 18 août 1944, mort à Blumenthal-Schützenhof (Brême) le 19 février 1945

Georis Roger

Mathy Camille

Herman Jean : mort à Lingen (Allemagne)

Luyckx Louis

Margraff Oscar : mort au camp de concentration de Gross Rosen en Silésie

Paquet Jules

Pirsoul Joseph

La commune de Rixensart a nommé huit lieux en mémoire des huit fusillés :

– dans le centre de la commune : rue Robert Boisacq (anciennement rue du Pont), rue Alphonse Collin, avenue Marcel Tilquin

– devant la gare de Rixensart : Rond-point Albert Mayne

– autour de l’Athénée Royal de Rixensart : rue Albert Croy, rue Denis Deceuster (anciennement rue Neuve dans les années trente) (1), rue Edouard Dereume (anciennement rue du Viaduc)

– dans la vallée de la Lasne : sentier Marcel Ladriere


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 – 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p.377 et 378)

La balle pelote à Genval, chasses, armures et rechas

1628. 1930:1931 Coupe du Centenaire c Cercle d'Histoire de Rixensart.jpg
1930/1931 | L’équipe genvaloise de balle pelote
lors de la Coupe du Centenaire
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La balle pelote est une variante du jeu de paume pratiquée dès le XIVe siècle. Celle que l’on surnomme affectueusement « la petite reine blanche » connaîtra son heure de gloire après l’Indépendance de la Belgique avec la création de plusieurs grandes sociétés, à commencer par la doyenne de Braine-le-Comte, mais aussi à Ath, Mons, Chimay, Charleroi, … (1).

Dans ce sport collectif, les joueurs, divisés en deux équipes de cinq, se renvoient une balle de part et d’autre du terrain. Le ballodrome utilisé pour le jeu de balle pelote est constitué de deux surfaces de jeu accolées, l’une de forme rectangulaire (petit jeu) et l’autre de forme trapézoïdale (grand jeu), généralement tracé sur une voie publique, sur la place publique ou devant le parvis de l’église (2). La balle pelote s’installe dès le mois d’avril sur les places des villages avec ses ‘chasses’, ‘armures’, ‘rechas’ et son accent patois synonyme de réjouissances (3).

A l’occasion des Fêtes commémoratives du Cinquantenaire des Papeteries de Genval, un match de balle pelote fut organisé entre les équipes des usines de Genval et Mont-Saint-Guibert. Il se déroula le le 26 septembre 1954 sur le site de Mont-Saint-Guibert (4).

Continuer la lecture de La balle pelote à Genval, chasses, armures et rechas