Castellum Rixensart

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début XVIIIe | Castellum Rixensart, Jacques Harrewyn fecit (1)

Spécialisé dans la gravure de cartes, plans et vues remarquables de Bruxelles et des Pays-Bas espagnols, le bruxellois Jacques Harrewyn (1660-1727) réalisa cette gravure sur cuivre du Château de Rixensart.

Observez … le toit du donjon médiéval, tout comme celui de la tour-porche, apparaît en ruine, suite aux incendies qui ont ravagé le château en 1668 et 1678 (2). En effet, les troupes françaises incendièrent en 1678 le château dans le cadre des opérations de prestige menées par le Roi Soleil, Louis XIV. Philippe-Charles Spinola répara les ruines du château en respectant le plan de son père Philippe-Hippolyte (3).

A gauche sur la gravure, les armes des Spinola : D’or, à la fasce échiquetée d’argent et de gueules de trois tires, accompagnée en chef d’une épine en forme de fleur-de-lis de gueules, fichée dans la fasce (4).

Château de Rixensart 21.03.2013 © Monique D'haeyere 2

mars 2013 © Monique D’haeyere

Crayon généalogique de la famille Spinola (5)

Annibal Spinola x N. Leoporto

dont

Dom Gaston Spinola, chevalier de l’Ordre de Saint-Jacques, gouverneur du duché de Limbourg, obtint le 17 avril 1603 des archiducs Albert et Isabelle érection en comté de la seigneurie artésienne de Brouay et concession de ce titre (transmissible par ordre de primogéniture)(4), x (Bruxelles le 26 juin 1586) Marie de Renty, dame d’Embry, Brouay, Curlu, Haffringhes, Waudringhem (fille d’Oudart x Marie de Recourt dite Licques)

dont

Bertin-Oudart Spinola, chevalier, comte de Brouay, seigneur d’Embry, Curlu, Affringues, Vaudringhem, la Motte d’André, x Claire de Ligne d’Aremberg

dont

Philippe-Hippolyte-Charles Spinola, comte de Brouay, seigneur d’Embry, Curlu, Affringues, Vaudringhem, la Motte d’André, gouverneur de Lille, Douai, Orchies, chevalier de la Toison d’Or, x (2 avril 1646) Françoise-Conrardine de Gavre (fille de Pierre-Ernest, comte de Frezin et d’Elisabeth-Catherine de la Marck)

Castellum Rixensart Atlas Ferraris Rixensart 1777 (1)

XVIIIe siècle | Château de Rixensart, Ferraris fecit


→ OBJECTIF RIXENSART | Château de Rixensart


(1) LE ROY, Jakob, Groot Wereldlyk Tooneel des Hertogdoms van Braband
(2) ZECCHINON Alessandra, Le Château de Rixensart. Histoire et architecture, mémoire de licence, U.C.L. Louvain-la-Neuve, 1990
(3) SYNDICAT D’INITIATIVE DE RIXENSART, Rixensart et la Vallée de la Lasne, 1973
(4) RIETSTAP J.B., Armorial Général, tome II p 812 – Gouda 1887 + Paul JANSSENS et Luc DUERLOO, Armorial de la Noblesse belge, Crédit Communal, Bruxelles 1992
(5) L.J.P.C.D.S., Quartiers généalogiques des familles nobles des Pays-Bas, Cologne, 1776 + Justin de PAS, Notes pour servir à la Statistique Féodale dans l’étendue de l’ancien Bailliage et de l’Arrondissement actuel de Saint-Omer, éd. Mémoires de la Société des Antiquaires de la Morinie, tome XXXIII, Saint-Omer, 1921-1924

La ‘station’ de Rixensart, le long du Wawa

1931 L'Ange Eternel coll. Jean-Louis Lebrun

1931 | Vue depuis le Sentier Lambermont vers la rue de la Reine (Bourgeois), coll. Jean-Louis Lebrun 

Au coin de la rue de la Bassette et de l’ancienne voie du tram, devenue sentier, est situé ce que les gens du coin appellent ‘L’Ange de l’Eternel’. Vers 1925, une ancienne maison de la rue est achetée et transformée (1).

1931 coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 2018 © Eric de Séjournet

1950 Rue de la Bassette Château de la Délivrance L'Ange Eternel coll. CHR

1950 | Château de la Délivrance, rue de la Bassette 16 à Bourgeois.
A droite, on distingue les rails de la ligne vicinale.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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1950 | Château de la Délivrance (côté jardin), coll. Jean-Claude Renier
2008 | Vue depuis le chemin de la Voie du Tram © Eric de Séjournet
2019 | Vue depuis la rue de la Bassette © Monique D’haeyere

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L’entrée de l’Ange de l’Eternel, sise rue de la Bassette n° 11, le long de la ligne vicinale à Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 1950 coll. Jean-Claude Renier

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1938 coll. Jean-Louis Lebrun → coll. Francis Broche → 1989 © Jean-Claude Renier → 2009 © Monique D’haeyere

La communauté, nommée ‘Les Amis de l’Homme’ (2), d’origine suisse et fondée par M. Freytag, n’est associée à aucune autre église. Elle se réfère à la Bible et prône l’harmonie spirituelle, morale et physique de l’humanité (3). Le voisinage loue la serviabilité des membres de la communauté et bénéficie de son potager qui est un modèle du genre (4).

coll. Jean-Claude Renier → coll. Jean-Louis Lebrun

Le groupe statufié, en face de la villa, représente l’homme en harmonie avec les animaux d’après une prophétie d’Isaïe (5).

Panorama à partir du Sentier Lambermont, coll. Jean-Claude Renier

Station de Rixensart éd. Oeuvre philantropique Les Amis de l'Homme

‘La station de Rixensart’ (6), éd. Oeuvres philanthropiques Les Amis de l’Homme

années ’60 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2018 © Eric de Séjournet
A gauche la ligne vicinale, qui devint le chemin de la Voie du Tram

Château de la Délivrance vue depuis le sentier Denis coll PR copie

années ’60 | Vue depuis le sentier Denis 


→ OBJECTIF RIXENSART | Chemin de la Voie du Tram


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) VERNETTE Jean & MONCELON Claire, Dictionnaire des groupes religieux aujourd’hui – Religions, églises, sectes, nouveaux mouvements religieux, mouvements spiritualistes, Paris, Presses universitaires de France, 2001
(3) WIKIPEDIA | Amis de l’Homme
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) Ibid.
(6)  lire « une station d’essai pour établir le royaume de Dieu sur la terre » 

Armoiries de Rixensart

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1959 | Couverture du ‘Rixensart’, le précurseur du ‘Rixensart Info’

Jusqu’en 1954, les sceaux des communes auxquelles des armoiries particulières n’avaient été attribées portèrent pour empreinte le Lion Belgique, avec pour légende ‘L’Union fait la Force’, et en exergue le nom de la province et celui de la commune (1).

Le 9 mars 1953, le conseil communal de Rixensart émit le vœu de pouvoir faire usage d’armoiries particulières. Normalement, le choix devait se porter sur l’ancien sceau scabinal de la cour de Rixensart, mais en l’absence de celui-ci, c’est le blason des Spinola qui fut retenu (2). En effet, en 1715, les Merode reçurent les seigneuries de Rixensart, Genval et Bourgeois (cette dernière par moitié), de la comtesse douairière de Bruay, veuve de Philippe-Charles-Frédéric de Spinola.

Le 10 avril 1954, après avis favorable du conseil héraldique, un arrêté royal octroya à la commune de Rixensart les armes d’or à la fasce échiquetée d’argent et de gueules de trois tires accompagnée en chef d’une épine en forme de fleur de lis de gueules fichée dans la fasce, l’écu sommé d’une couronne à trois fleurons séparés par deux fleurons d’un module inférieur et entouré du collier de la Toison d’or (2)(3)(4).

En sa séance du 15 février 1977, le Conseil communal décida de solliciter l’autorisation de faire usage des armoiries qui avaient été attribuées par l’Arrêté royal du 10 avril 1954. Satisfaction fut obtenue, par l’Arrêté royal du 1er décembre 1977 (1).

Armoiries Spinola ↔ 2016 logo de la commune de Rixensart

En observant ce blason, commente Paul Gilson (2), il est intéressant de remarquer que Spinola, en latin spinula, veut dire épine. Or ce meuble se retrouve en forme de fleur de lis fichée dans la fasce. Alors que les Spinola étaient comtes de Bruay, la couronne surmontant l’écu semble bien être celle de marquis. Il arrivait en effet fréquemment que la couronne sommant le blason fut d’un titre supérieur à celui porté réellement.

Quant au collier de la Toison d’or qui entoure si joliment les armoiries, institué en 1429 par Philippe le Bon, il n’était octroyé qu’aux membres de la plus haute noblesse et, pour l’obtenir, il fallait réellement l’avoir mérité. Charles-Quint rehaussa encore le prestige et les prérogatives de cet ordre. Pirenne nous dit que « cette distinction suprême était aussi passionnément désirée par la noblesse belge que la Légion d’honneur le fut par les soldats de Napoléon ». Le collier se compose de briquets de Bourgogne en or reliés entre eux par des pierres précieuses ef supportant la célèbre Toison d’or. Le premier Spinola de Rixensart, Philippe Hippolite, Grand d’Espagne, fut créé chevalier de la Toison d’or par la reine régente, au nom de Charles Il, le 10 avril 1668, en récompense des grands services militaires et politiques rendus à la cause des Pays-Bas et de l’Espagne».

Evoquer les armoiries de Rixensart, c’est un peu retourner le couteau dans la plaie des Rosièrois et des Genvalois, souligne Eric Meuwissen … en 1995 (5). Et pour cause puisqu’avec la fusion des communes (ndlr. en 1977), ces deux dernières localités ont tout simplement perdu leurs armoiries au profit de la commune éponyme (Rixensart). Aujourd’hui encore, certains ne cachent pas leur amertume.

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1986 | logo du Cercle d’Histoire de Rixensart

C’est pourquoi, explique Colette Claes (ndlr. en 1995), la présidente du Cercle d’Histoire de Rixensart, nous avons choisi pour sigle de notre cercle, un écu qui reprend les armoiries des trois communes fusionnées (Rixensart, Rosières et Genval). Un choix qui ne fut pas fait par le conseil communal.


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Paul GILSON, Armoiries de Rixensart


(1) Qu’en est-il des armoiries communales? in Rixensart Info 6 de janvier 1978

(2) GILSON Paul, Armoiries de Rixensart, in Regards sur le passé de Rixensart-Bourgeois
(3) Héraldique | Les métaux : l’or (jaune) et l’argent (blanc). Les couleurs : gueules (rouge), azur (bleu), sable (noir), pourpre (violet), sinople (vert)
(4) Héraldique | Echiqueté à trois tires > damier sur trois rangées

(5) MEUWISSEN Eric, Miroir de l’identité communale (X) : Rixensart, le blason des Spinola in Le Soir, 18 aôut 1995

Rue Haute, direction Merode

Rue Haute Bourgeois Phototypie 9 rue de Chambéry Bruxelles coll. Jean-Louis Lebrun

1913/1920 | Rue Haute à hauteur du Quai du Tram (à gauche), coll. Jean-Louis Lebrun

Initialement, chemin du Glain, ensuite rue Longue (1883), et ‘el Rèwe’ (la rue en wallon), l’artère devint la rue Haute (1).

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1913 | Rue Haute à Bourgeois, coll. Monique D’haeyere

1913 ↔ 2014 © Monique D’haeyere

1919 Un groupe de villas Bourgeois rue Haute coll. Jean-Louis Lebrun

1919 | coll. Jean-Louis Lebrun

Au bout de la rue Haute, la Maison Van Luppen-Broymans marque le paysage.

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1922 | La rue Haute et ses pavés, coll. Jean-Claude Renier

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1925 | coll. Francis Broche

1925 ↔ 2014 © Christian Petit

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1926 | coll. Serge Watté  

Venant du Quai du Tram au Bourgeois, la rue Haute se prolonge jusqu’à l’avenue de Merode. Au bout, on aperçoit le Café du Coin (anciennement Maison Van Luppen-Broymans)

A gauche sur la photo, la villa ‘La Taupinière’ (2), sise au n° 19. A l’époque, il y avait une petite chapelle (à gauche de la personne qui se trouve au milieu de la photo), explique Serge Watté.

1950 Rue Haute Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

avant 1950 | coll. Jean-Louis Lebrun

Dernière photo des pavés de la rue Haute.

Rue Haute Bourgeois B coll. Jean-Louis Lebrun

vers 1950 | La rue Haute … bétonnée, coll. Jean-Louis Lebrun

180723 Course cycliste le 23 juiillet 1950 à l'entrée du Bourgeois rue Haute Collection Cercle d'Histoire de Rixensart

23 juillet 1950 | Une course cycliste passe rue Haute (Bourgeois), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Selon le CLEP (3), le Guidon Rixensartois avait organisé le 5 juillet 1950 une course cycliste pour débutants. A gauche, le salon de coiffure pour hommes Herent, sis rue Haute 7 à Rixensart, signale un lecteur, habitant rue Haute.

1950 ↔ 2014 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Rue Haute, direction Quai du Tram


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, p.129, 1996
(2) actuellement, la villa ‘Les Abeilles’
(3) CLEP – Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire 1938-1988

Villa Adrienne, un coin de la Bruyère

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1914 | Villa Adrienne, sise à l’angle de la rue du Tilleul (à gauche) et de l’avenue du Bosquet à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart (CHR)

« Elle appartint avant-guerre à la famille Windal et fut la maison familiale de mon oncle Emile Windal (1911-1998), depuis son mariage et durant toute sa carrière. Il fut le dernier bourgmestre de Genval (1) avant la fusion des communes. J’ai connu dans ma jeunesse de superbes moments dans cette maison avec mes cousins et cousines et pour de nombreuses fêtes familiales », raconte Philippe Jacquet. « Je garde de lui l’image d’un homme intelligent et extrêmement cultivé. C’était aussi un bon vivant qui ne comptait que des amis. Il aimait beaucoup sa commune et ses habitants » (1). ll fit une carrière exceptionnelle au barreau de Nivelles et occupa les fonctions de bâtonnier à deux reprises, de 62 à 64 et de 68 à 70 (2).

vers 1920 | Villa Adrienne, coll. CHR ↔ mars 2015 © Monique D’haeyere

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vers 1920 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart (CHR)


(1) Vers l’Avenir, Emile Windal, dernier maïeur de Genval, avait aussi été élu deux fois bâtonnier, 31 janvier1998
(2) Ibid.

La Perche couverte, de la construction au classement

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1925/1928 | Construction de la Perche couverte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

L’histoire du tir à l’arc à Genval remonte à 1922. Auguste Lannoye, patron des Papeteries de Genval, eut l’idée de créer un site où ses travailleurs pourraient s’adonner à ce sport plutôt qu’aller dépenser leur salaire dans les nombreux bistrots des alentours. En 1925 débutèrent les travaux de construction d’une tour de 36 mètres de haut destinée au tir sur perche.

L’entre-deux guerres paraît bien avoir été la dernière période de gloire des sociétés de tireurs à la perche et c’est à cette époque que se construisent, de ci de la, des perches couvertes. En gros, cela consiste à entourer une perche d’une enveloppe suffisamment importante à la base que pour permettre à plusieurs tireurs de s’y regrouper, suffisamment haute que pour surmonter une perche de près de 30 m, suffisamment étanche que pour la mettre à l’abri des intempéries et suffisamment solide que pour ne pas s’écrouler au premier coup de vent. La Wallonie en connut quelques-unes, en Hainaut, en Tournaisis et, plus proches de nous, la perche couverte des ‘Trois Colonnes’, qui disparaîtra en 1945, et la perche ‘semi-ouverte’ à proximité de la gare de La Hulpe.

Genvaloise, la dernière perche couverte du Brabant wallon surplombe depuis 1928 le site des anciennes Papeteries. On y dispute encore des concours de tir à l’arc vertical. Dans tous les villages du Brabant wallon, avant guerre, on trouvait 2 ou 3 perches de tir à l’arc en plein air, rappella René Vandiest, secrétaire du Cercle des Archers de Rixensart-Sainte-Croix. Il suffisait d’un arbre planté dans le sol sur lequel se balançaient les ‘oiseaux’ (…). Les gens des Papeteries avaient leur équipe d’archers, et j’en faisais partie. On pouvait gagner alors des caisses entières de papier peint. À l’époque cela valait une fortune (1).

1925/1928 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2015 © Monique D’haeyere

Genval Vue panoramique Maubroux Exclusivité Au Cyclamen 20 rue de Rosières Genval partie 1 originale c Christian Lannoye

entre 1927 et 1935 | Splendide vue panoramique de Genval

De gauche à droite : l’avenue des Combattants, la rue des Lilas et la villa d’Auguste Lannoye et son épouse Marie Stévenart, la Perche, l’avenue Gevaert et la rue de Rixensart.

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coll. Philippe Godin

Photo prise à partir du clocher de l’église de Maubroux. A gauche la Perche. A droite, la tour à charbon, qui alimentait les locomotives à vapeur assurant le transport des marchandises des Papeteries de Genval.

1948/1950 coll. Philippe Godin ↔ 2011 © Bruno Marchal

Vues panoramiques des Papeteries de Genval, prises depuis le clocher de l’église Saint-Pierre de Maubroux. Au centre de la photo, la rue de Rixensart et ses maisons. A droite, la Perche couverte.

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mai 1951 © Dominique Delbrassinne

Cette vue panoramique des Papeteries de Genval a été probablement prise à partir de l’avenue Gevaert. Au centre, on reconnaît la Perche. On distingue à l’horizon la rue de l’Institut et le château d’eau de Rixensart. A l’avant-plan, encaissé dans la rue du Vallon, le Collège Notre-Dame des Trois Vallées ne dévoile que ses toits.

1990 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2015 © Monique D’haeyere

Vues depuis la Colline du Glain sur l’actuel rond-point Yvonne Londoz (Gailly), la rue de Rixensart et les avenues Albert Ier/Franklin Roosevelt.

1995  coll. CHR ↔ 2013 © Monique D’haeyere

Étrange bâtiment que cette grande tour grise qui surplombe encore aujourd’hui le site des anciennes Papeteries de Genval. Construite entre 1922 et 1928, elle leur appartenait jadis avant de devenir la propriété de la commune de Rixensart. Un peu tordue, pas vraiment d’équerre, elle fut élevée avec les moyens du bord : 6 colonnes de béton ceinturées de poutres en bois lui assurent pourtant une assise solide. Les plaques d’Eternit qui la recouvrent à l’extérieur lui donnent même des allures de bâtiment industriel (2).

Ayant subi les assauts du temps, la tour couverte – seule à subsister en activité encore en Wallonie, devait être remise en état.

avant 1998 coll. CHR ↔ 1999 coll. Hommes et Patrimoine

Devenue propriétaire du site, la Commune de Rixensart décida pour des raisons de sécurité et de préservation de patrimoine de la rénover avec l’aide de la Région wallonne. Coût des travaux : 124.000 euros.

Architecte, je me suis occupé en 1998, de la rénovation indispensable de la Perche couverte pour le compte du Service travaux de la commune. La vue à 34 m était à couper le souffle. Le club existe toujours et un petit musée est accessible sur place, écrivit Pierre Gheux en mai 2015.

1999 © Josette Verbois-Thonnard ↔ mai 2016 © Monique D’haeyere

Depuis le rond-point Yvonne Londoz, prises de vue de la ‘dernière double perche couverte en activité en Wallonie’. De 35 mètres de haut, elle sert aux entraînements du tir à l’arc sur perches verticales à 33 mètres (3).

2008 | vue depuis la rue Auguste Lannoye © Eric de Séjournet
février 2013 © Christian Petit

Cette tour abrite deux perches permettant la pratique du tir à l’arc ou tir à l’oiseau. Cette construction se situe à l’arrière d’une petite maison villageoise occupée par le local du ‘Cercle des Tireurs– Rixensart Sainte Croix’ et par le musée du Tir à l’Arc de Rixensart. La tour, de plan carré et haute de plus de 27 m, est entièrement bardée d’ardoise, écrit Bénédicte de Ghellinck en 2009 (4).

Le 30 janvier 2019, le Conseil communal de Rixensart décida d’émettre un avis favorable sur le classement, comme monument, de la perche couverte (tir à l’arc), sise rue Auguste Lannoye 32 à Genval, considérant hormis les critères de rareté, d’intégrité et d’authenticité :

– l’intérêt social du bien : la pratique du tir à la perche incarne une culture traditionnelle et populaire vieille de plusieurs siècles, et la perche couverte dont question constitue un témoignage de la pratique du tir à la perche, activité populaire apparue au Moyen Age et particulièrement florissante jusqu’au milieu du siècle dernier

– l’intérêt paysager de la perche couverte qui s’intègre particulièrement bien à l’environnement paysager urbain de Genval et qui constitue pour les habitants un point de repère haut de trente mètres


→ OBJECTIF RIXENSARTLa Perche
→ VISAGES DE RIXENSARTMusée du Tir à l’arc 


(1) WILLOT Isabelle, La perche couverte de Genval, in Le Soir, 18 août 1995
(2) Ibid.
(3) Chroniques CHR n° 26 – 2ème trimestre 1996, p17
(4) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(5) Conseil communal de Rixensart, Projet de classement, comme monument, de la perche couverte (tir à l’arc) sise rue Auguste Lannoye 32 à 1332 Rixensart, 30 janvier 2019

L’avenue Gevaert touchée par un V1

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26 janvier 1945 | Imprimerie Delbrassine, touchée par un V1 (avenue Gevaert)
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

A 3 ½ h. du matin par un affreux temps de neige un V1 désemparé venant de la direction du Nord tombe avenue Gevaert à 200 mètres de l’église. Deux maisons sont entièrement détruites; beaucoup sont endommagées. A l’église le maître autel en marbre a été un peu ébranlé, les fenêtres des fonts baptismaux et des sacristies sont abîmées. Aucune personne n’a été tuée ni blessée (1).

Je me souviens, – j’étais un gamin de six ans, raconte Daniel Alost (2). A cet âge on apprend vite. Rien qu’au bruit des moteurs, on pouvait déjà identifier quels types d’avions ou bombardiers survolaient Genval. Ils faisaient l’aller-retour vers et de l’Allemagne. Dans la nuit du 25 au 26 janvier, nous n’avons pas fermé l’œil, car en plus des avions alliés, Genval était survolé par des V1, ces terribles bombes volantes qui terrifiaient la population. On écoutait attentivement le bruit caractéristique de ces engins, car tant qu’il ronronnait … Puis, cette nuit-là, j’ai entendu un V1 qui commençait à toussoter … puis le moteur s’est arrêté. Mon père nous a crié de sa chambre : « Tous sous les couvertures ! » En chutant, le V1 siffle … terrifiant … il est tombé avenue Gevaert à quelques dizaines de mètres de notre maison, avenue des Combattants. Puis il y eu le souffle … heureusement sans suite pour notre famille.


(1) TONNET Adrien (curé de Genval), dans sa Monographie de Genval,  p 73
(2) Membre du Cercle d’Histoire de Rixensart

Téléscopage sur la ligne vicinale, la boxe en deuil

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21 janvier 1942 | Deux trams de la ligne vicinale Waterloo-Wavre se télescopent entre Bourgeois et Renipont, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Près de la rue de la Bassette, dans le virage de la voie du tram vicinal, un tragique accident se produisit début 1942 (1). Les signaux réglant le trafic sur la voie unique défaillirent et deux trams se trouvèrent face à face. Les avants des plates-formes se chevauchèrent. Deux passagers décédèrent dans la journée, d’autres furent blessés, un des conducteurs perdit une jambe. Les secours furent rendus difficiles par la neige en cet endroit peu accessible (2).

Le choc fut si important qu’un des wagons dérailla et se renversa dans le fossé, écrit le journal alostois De Volksstem le 24 janvier 1942 (3)(4). Les riverains portèrent rapidement secours aux passagers blessés. Entre-temps les médecins de la région furent alertés, ainsi que les hôpitaux bruxellois, qui dépêchèrent plusieurs auto-ambulances sur place. Dix-huit personnes furent gravement blessées et évacuées vers différents hôpitaux. Plusieurs d’entre elles seraient dans un état critique. Une douzaine d’autres voyageurs furent moins touchés, et reçurent les premiers soins sur place et furent ramenés chez eux. Parmi les blessés graves se trouvait le jeune boxeur, Albert Robbe, de Rixensart. Selon le journal, il succomba à ses blessures le soir même dans la clinique de la rue Jourdain, où il fut évacué souffrant d’une fracture du crâne et d’un bras arraché. Albert Robbe appartenait à nos jeunes espoirs en boxe poids lourds.

coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Albert Robbe, alias Lolo, naquit le 15 février 1916 et habita à Rixensart. En 1936, il s’aligna en boxe dans la catégorie des poids lourds aux Jeux Olympiques de Berlin. Il y fut battu le 11 août 1936 par le Hongrois Ferenc Nagy (4).

Les funérailles du boxeur rixensartois eurent lieu en l’église Sainte-Croix. Il fut inhumé à Rixensart (5).

Un journal francophone titre le 22 janvier 1942 ‘Deux tramways vicinaux se télescopent à Bourgeois-Rixensart’ et publie les noms des huit personnes gravement atteintes et hospitalisées à Bruxelles : MM. Verspeten, Omer; Bovenisty, Jean; Dellens, Pierre; Robbe, Albert; et Mme Delpierre, tous de Rixensart. En outre, M. Moeremans, Charles, sous-chef de station de et à Lasne; M. Valentin, Simon, et Mlle Roth, tous deux de Lasne.


(1) 7 janvier, selon Paul Buffin (2); 21 janvier, selon le Cercle d’Histoire de Rixensart. Qui plus est, les extraits de presse 
datent du 22 (pour la presse francophone) et du 24 (pour De Volksstem)
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) DE VOLKSSTEM, Trambotsing te Rixensart, 24 janvier 1942, p. 2
(4) BOXREC, Albert Robbe
(5) PALLAS, Photos des funérailles d’Albert Robbe (« Frei gegeben durch Zensur »), 2 février 1942

Devoir de mémoire (Rixensart)

Durant la Seconde Guerre Mondiale, huit Rixensartois furent arrêtés par la Gestapo et fusillés. Sept le furent en janvier 1943, un ‘tomba’ (fusillé) le 3 septembre 1944. Onze autres résistants et un pilote militaire donnèrent également leur vie pour la Patrie.

Les Fusillés :

562B. Robert Boisacq

Robert Boisacq (1904-1943) | Né à Wavre le 26 novembre 1904. Droguiste (peintre en bâtiment à Rixensart), membre de la Résistance, époux de Louisa Flémal. Les Allemands ayant trouvé, lors de leur perquisition, un fusil caché dans un puits de son jardin, il fut arrêté le 17 décembre 1942 et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

Sur sa carte de deuil il est écrit : « Il a obéi au devoir; il a souffert pour le devoir; il est mort pour le devoir. Le soldat qui donne sa vie pour défendre l’honneur de sa patrie et pour venger la justice violée accomplit un acte de charité qui a été béni par notre Seigneur lui-même : « Nous n’avons pas de meilleur moyen de pratiquer la charité que de donner notre vie pour ceux qui nous aimons » Jeunes gens, faites de votre vie l’hymne de votre gratitude fidèle envers ceux qui comme Robert Boisacq ont sacrifié tout le sang de leurs veines et tous les rêves de leur coeur avec la suprême joie et l’enthousiaste espoir de voir se lever derrière eux une jeunesse digne de reprendre en mains le drapeau aux trois couleurs rougi de leur sang ». La lecture se termine par une citation de Louis Veuillot : « Il n’y a pas de mort, il n’y a pas de séparation. Il n’y a qu’une absence qui peut finir demain. Nous pleurons mais nous aimons, nous souffrons mais nous croyons, nous ne sommes pas écrasés mais A GENOUX ».

Après la guerre, la commune modifia le nom de la rue du Pont en rue Robert Boisacq. Sa veuve Louisa Flémal continua l’exploitation de la droguerie, avenue de Merode, à l’endroit où se trouve le coiffeur Symens, y ajoute encore Jean-Claude Renier.

04967-2674166022Alphonse Collin (1909-1943) | Né à Léglise le 23 septembre 1909, employé communal à Rixensart, résistant. Il fut capturé et arrêté par l’occupant le 18 décembre 1942 et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (1).

Il est tombé, face à l’Allemand, dans une clairière silencieuse, loin de ceux qu’il aimait, sans avoir pu leur adresser un ultime adieu. Le soupir qui s’est échappé de sa poitrine brisée n’a été entendu de personne. Mais le souvenir de son immolation restera vivant dans le cœur de ses parents et dans la mémoire de ses innombrables amis, lit-on au verso de son faire-part de décès.

Une rue dans le centre de Rixensart porte son nom.

8b773-1699422151-1Albert Croy (1917-1943) | Né à Genval le 13 août 1917, domicilié à Rixensart. Il fut électricien aux Papeteries de Genval, résistant.

Son frère, Ernest, avait été assassiné à Genval, par un Allemand, agent des chemins de fer. Ce dernier avait traîné le corps sur la voie pour le faire déchiqueter et accréditer l’accident. Par vengeance, Albert s’engagea dans la résistance. Craignant les représailles de l’occupant, pour sa femme et son fils, et bien que connaissant le sort de ses amis de la résistance, arrêtés avant lui, il avait refusé de se réfugier dans la clandestinité (1).

Arrêté le 11 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés.

La rue reliant l’avenue Franklin Roosevelt à Rochemur (Patch) porte son nom.

190106 deceuster denis coll eric de séjournetDeceuster Denis (1911-1943) | Né à Rixensart le 19 août 1911, domicilié rue du Patch 19 à Rixensart. Ouvrier aux Papeteries de Genval, il entra dans la résistance en 1942. Il fut arrêté le 8 janvier 1943 (1) et fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés. Une rue, – anciennement rue Neuve dans les années trente, dans le quartier de l’Athénée Royal de Rixensart porte son nom.

b84d5-270731080-1Edouard Dereume (1920-1943) | Né à Bruxelles le 20 novembre 1920, il habitait « l’ancienne ferme et café ‘Pagne’, rue du Viaduc 53. Il ne semblait pas faire partie du même mouvement de résistance que les autres (ndlr. fusillés rixensartois). Il était néanmoins en possession d’un fusil et de dynamite » (1). Arrêté le 9 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943.

La rue, – anciennement rue du Viaduc, reliant la Colline du Glain à Rochemur (Patch) porte son nom.

21.6 B LADRIERE MarcelMarcel Ladrière (1907-1943) | Né à Jumet le 21 juin 1907, combattant de 1940. Il fut employé aux Papeteries de Genval et épousa Celina Bierboom. Arraché de son foyer par la Gestapo à Genval le 19 décembre 1942, et fusillé à Bourg-Léopold (Source : souvenir pieux)  le 6 janvier 1943. Motif de l’exécution : otage (1). Le sentier reliant l’avenue des Combattants (Genval) à la Vallée de la Lasne porte son nom.

Le Conservateur du Museum Kamp van Beverlo, Sylvain Weuts, précise que Marcel Ladrière fit parti de l’Armée Secrète, et de la résistance secrète du 1er janvier 1941 au 6 janvier 1943.

Accompagné de Patrick Cannaerts (3), Etienne Bies s’est rendu en février 2014 au Gemeentebos à Hechtel (Bourg-Léopold) sur le lieu où Marcel Ladrière fut fusillé (tombe n° 165). « Entre 1945 et 1947, les corps des fusillés ont été déterrés. Certains ont été transférés vers la Citadelle de Liège ou vers le cimetière militaire de Leopoldsburg, d’autres vers leur village d’origine. Le corps de Marcel Ladrière ne se trouve ni à Liège, ni au cimetière militaire de Leopoldsburg ». On peut présumer que le corps de Marcel Ladrière fut transféré à Rixensart.

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1945 | Camp de prisonniers à Bourg-Léopold, intérieur d’un baraquement pour prisonniers à Bourg-Léopold, lieu d’exécution au Gemeentebos à Hechtel (Bourg-Léopold), cimetière des fusillés au Gemeentebos à Hechtel, coll. Etienne Bies

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Monument van de Weerstand (Gemeentebos à Hechtel, Leopoldsburg)
Montage photos février 2014 © Patrick Cannaerts

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Marcel Tilquin (1903-1943) | Né à Rixensart le 7 février 1903, il y fut commerçant. Résistant durant la Seconde guerre mondiale, Marcel Tilquin fut fusillé le 6 janvier 1943 à Breendonk, parce qu’il ‘transportait et détenait des armes’ (1).

Une avenue dans le centre de Rixensart porte son nom.

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Albert Mayné (1921-1944) | Né à Rixensart le 2 avril 1921, il tomba glorieusement pour la Belgique le dimanche 3 septembre 1944 à Chapelle-à-Oie. Son père tenait une quincaillerie, avenue de Merode à Rixensart, à l’emplacement de la pâtisserie Demaret. Il existait une autre quincaillerie Dedeyn à Rixensart, sise rue Aviateur Robert Huens (cfr Jean-Claude Renier).

Le rond-point devant l’ancienne gare de Rixensart porte son nom.

Les Résistants morts :

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Louis Beeckman | mort à Dachau (Bavière)

1063. André COLLART c JCRAndré Collart (1924-1944) | Né à Rixensart le 21 novembre 1924, résistant mort pour la Patrie le 3 septembre 1944. Une messe fut célébrée à sa mémoire en l’Eglise de Rixensart, le 31 octobre 1944. Sur la carte de deuil, son père écrivit : Mon petit André. Tu fus le Premier prisonnier de Rixensart en mai 1940. Tu es le Premier mort pour la délivrance. Si jeune tu avais droit à la Vie, mais tu as accompli ton devoir jusqu’au bout. Ta dernière pensée fut pour nous. Toutes les nôtres sont pour toi.

190106 craps a fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet0Albert Craps (1920-1944) (5)| Mort en Allemagne

190106 francart j fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet1Jean Francart (1926-1945) | Né à Rixensart le 28 décembre 1926, arrêté le 18 août 1944, mort à Blumenthal-Schützenhof (Brême) le 19 février 1945

190106 georis r fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet3Roger Georis

190106 mathy c fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet5Camille Mathy

5956d-1182976608-2Jean Herman | Mort à Lingen en Allemagne. A Rixensart, l’avenue Jean Hermant (sic) est nommée en sa mémoire. Sur le Monument aux Morts dédié aux fusillés et résistants rixensartois (3) son nom est orthographié Jean Herman (sans t donc).

190106 luyckx l fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet8Louis Luyckx

190106 margraff o fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet4Oscar Margraff (1922-1944)(5)| Mort au camp de concentration de Gross Rosen en Silésie

190106 paquet r fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet6Jules Paquet

190106 pirsoul j fusillés et résistants rixensartois juin 1943 coll. eric de séjournet7

Joseph Pirsoul (1911-1945)(5)

Les Militaires morts :

2a4ce-03-thumbRobert Huens (1919-1945) | Fils d’Alphonse Huens-Materne, Robert naquit à Rixensart le 12 septembre 1919 et y habita rue de la Station 8. Il était déjà membre de l’Aéronautique Militaire belge avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Le Sergent aviateur Robert Huens fut abattu par la ‘Flak’ (défense antiaérienne allemande) à Heckhalenfeld, près de la frontière belge, le 23 janvier 1945. Il avait 25 ans (1). Le 18 juin 1949, le Conseil communal de Rixensart décida de dénommer ‘Rue Aviateur Huens’ la partie de la rue de la Station comprise entre le pont du chemin de fer et la place Jefferys (4). → RÉTRO RIXENSART | Sergent aviateur Robert Huens, le Teuton de la Three-Five-O

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1945/1947 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Cérémonie d’hommage au Château de Rixensart lors du rapatriement des corps des Rixensartois fusillés durant la Seconde Guerre mondiale. La date de cette cérémonie est inconnue et un compte-rendu manque.

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1940-1945 | Fusillés et résistants rixensartois morts en service commandé, coll. Eric de Séjournet

Sur cette carte postale commémorative, les noms (par ordre alphabétique) et photos des fusillés et résistants qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont donné leur vie pour un monde meilleur, pour lutter contre l’ennemi, pour la liberté.

Sur le monument nos héros rixensartois sont répartis de la façon suivante, chaque nom étant précédé ou suivi d’une photo en médaillon : à gauche les Fusillés, et à droite les Résistants.


→ RÉTRO RIXENSARTMonument des Fusillés et des Résistants rixensartois
→ RÉTRO RIXENSARTMonument des Combattants de Rixensart
→ RÉTRO RIXENSART Devoir de mémoire (Bourgeois)
→ RÉTRO RIXENSART
Devoir de mémoire (Genval)
→ RÉTRO RIXENSARTDevoir de mémoire (Rosières)


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 – 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p. 377 et 378)
(3) dans le cimetière de Rixensart, rue de l’Institut
(4) DE COCK Albert, L’Adjudant-Aviateur Robert Huens, in Chroniques du Cercle d’Histoire de Rixensart, n° 19 d’août 1994, p. 3 à 5.
(5) Centre d’Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGESOMA)(avec l’aide de Mania Kozyreff)

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Le kiosque à musique de la Place communale

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après 1925 | La Place Communale, au fond l’hôtel de ville. A gauche, le kiosque.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

En fait, l’histoire du kiosque à musique commence par la naissance, en 1893, de la première fanfare de Genval : Les Echos de la Lasne. Après la fin de la Première guerre mondiale, elle fut de toutes les manifestations qui célébraient la victoire et compta, à cette époque, quelque quatre-vingts musiciens.

Dans le Genval des années vingt, où apparaissaient les cinémas, il devenait urgent de fournir à la fanfare, encore unique, l’occasion de donner des concerts. Aussi, le 25 avril 1925, au cours d’une seule et même séance, le Conseil communal décida la construction d’un kiosque à musique (1).

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mars 2015 © Monique D’haeyere

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Postes, La Poste, bpost, mues genvaloises

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après 1925 | Rue Neuve à Genval avec vue sur l’église Saint-Pierre de Maubroux.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le premier bâtiment à gauche abrita le bureau des postes de Genval. Sur l’enseigne on distingue POSTES-POSTERIJEN.

En plusieurs décennies, La Poste de Genval déménagea plusieurs fois : on la retrouve rue Neuve (l’actuelle avenue des Combattants), rue de la Station, … et actuellement rue de Rixensart.

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Bureau des Postes de Rosières

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vers 1995 | L’extension, à droite de la Maison Rosiéroise,
abrita le bureau des Postes de Rosières
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le 15 octobre 1975, le Conseil communal de Rosières, sous la présidence de M. Moreau de Melen, approuve le dossier technique visant à transformer la maison communale, de manière à pouvoir y accueillir la consultation O.N.E, le bureau des postes, des services administratifs locaux évitant en cas de fusion le déplacement des habitants vers Rixensart pour leurs démarches administratives, 2 salles polyvalentes (pour les 3 x 20, Vie Féminine, Ligue des Familles, Syndicat d’Initiative et tout groupement intéressé) et un local réservé au club des jeunes. Montant estimatif : 3,5 millions de francs … (1)

Rétro Rixensart recherche des photos de ce bureau des postes. Merci de les partager en envoyant une copie numérisée à eric.de.sejournet(at)gmail.com.

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janvier 2016 © Monique D’haeyere


(1) Syndicat d’Initiative Rosières Saint-André, Périodique N° 3 de novembre-décembre 1975, adressé ‘A tout Rosièrois de naissance ou de cœur’, Editeur responsable R. Deweer, avenue de la Sapinière 17 à 1331 Rosières

Chapelle Notre-Dame-de-Hal

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1906 | Chapelle de l’Abbé, dite chapelle Stouffs,
aujourd’hui enclavée dans un mur de l’avenue Gevaert.
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Inscription : Cette chapelle a étté édifiée par Jean Stouffs et Elisabeth Mascart à l’honneur de Notre Dame de Hal Ave Marie Lan 1776 Anne-Joseph Stouffs lan 1881 Cette chapelle y est reconstruite par Gilbert François J.H. 188 J.M.J. (1).

Chapelle Notre-Dame-de-Hal avenue Gevaert 12.2018 © Monique D'haeyere 1

décembre 2018 © Monique D’haeyere

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Monument à la Gloire et Reconnaissance aux Combattants de Genval

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après le 25 juin 1922 | Monument aux Morts de la Place communale de Genval
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Pendant la Première guerre mondiale, Genval a mis au service de la patrie 135 soldats dont 55 volontaires. 18 de ces braves ont donné leur vie. L’idée de célébrer les soldats morts au combat ne fut pas oubliée dans l’euphorie de la libération mais reprise par le Conseil communal de Genval qui, dès le 17 janvier 1919 fut d’avis de faire ériger sur la place publique un monument à la mémoire des soldats de la commune tombés au champ d’honneur. Une souscription sera ouverte (1).

L’inauguration du monument à la Gloire et Reconnaissance des Combattants de Genval 1914-1918 eut lieu le 25 juin 1922. Le journal Le Soir du lundi 26 juin 1922 rappelle que Genval a fourni 135 soldats sur 300 hommes en âge de combattre, et évoque l’envol de 21 pigeons dont chacun porte sur les ailes le nom d’un héros.

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© Monique D’haeyere

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Le football à Rixensart

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après 1945 | L’entrée du terrain de football de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Au centre de la photo, on devine la Drève du Château et, à l’arrière-plan, l’avenue Paul Terlinden et ses villas en construction.

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