La Manteline, val de la Rivière

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1929 | Vallée de la Lasne et le lieu-dit la Manteline, toujours intactes, coll. Jean-Louis Lebrun

La Manteline couvre un périmètre de 38 ha et comprend une zone d’espace vert (32,7 ha) et deux zones d’habitat (5,25 ha). La zone englobe la vallée de la Lasne et constitue un enjeu majeur pour la commune. La zone est en partie reprise dans un périmètre d’intérêt paysager au plan de secteur, dans un site Natura 2000 et dans un site classé au Patrimoine (la Grande Bruyère). Elle comprend également la réserve naturelle de la prairie du Carpu. La préservation de la zone d’espace vert existante permet la continuité entre deux sites Natura 2000 et une meilleure protection de la vallée dans son ensemble (1).

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vers 1950 | Vue panoramique à partir de Bourgeois sur le Mahiermont (église Saint-Sixte, les serres) et la Manteline (villa Beau-Site, rue des Combattants), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La Manteline Genval 1906 coll CHR

1906 | La Manteline à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Quittant la Place communale de Genval, ce promeneur descend le chemin creux (actuelle rue de La Manteline) vers la vallée de la Lasne pour rejoindre la rue du Moulin.

Chemin creux de Genval vers Bourgeois, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

2007 | Val de la Rivière (La Manteline à Genval) © Francis Dominé ↔ 2014 © Frank
La façade sud de cette villa a été profondément modifiée après octobre 2013.

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La Manteline et la vallée de la Lasne | janvier 2013 et mars 2014 © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | La Manteline
→ ARBORESCENCE | Val de la Rivière


(1) Conseil Wallon de l’Environnement pour le Développement Durable (CWEDD), Avis concernant le plan communal d’aménagement dit ’La Manteline’ à Rixensart, CWEDD/16/AV.182 du 22 février 2016

Église Saint-André, rurale et néo-classique

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Eglise Saint-André de Rosières, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La paroisse de Rosières dépendit jusqu’en 1559 de l’évêché de Cambrai, puis, par la suite, de l’évêché de Malines. En 1801, le curé P-J. Goossens rédige une monographie de la paroisse qui fournit des renseignements intéressants sur l’histoire communale. Il mentionne notamment qu’on ne bâtit guère de maisons, on n’y fait que reconstruire les anciennes, dont un certain nombre en argile et couvertes de chaume existent encore (1).

La précédente église, en style renaissance, avait été édifiée en 1704, date qu’on lisait au-dessus de la porte. Tombant en ruines, une nouvelle église fut construite en 1844 sur le même emplacement. Dédié à Saint-André, cet édifice rural néo-classique fut élevé en brique et pierre blanche sur les plans de l’architecte E. Moreau (1).

Les travaux ont été sans doute surveillés avec peu de soin, car de nombreuses lézardes sillonnent déjà les murs de l’édifice et les plafonnages de l’intérieur se détachent en plusieurs endroits, écrivirent Jules Tarlier et Alphonse Wauters en 1873 (2).

Elle fut consacrée en 1877 par Mgr Anthonis, évêque de Constance. Dressée en haut d’un escalier, au flanc d’un talus, elle présentait déjà, moins de 20 plus tard, de nombreuses lézardes (3). Sur base des écrits de Tarlier et Wauters, Louis Evrard décrit l’église : Une tour carré, coiffée d’une petite percée d’une porte rectangulaire à fronton et d’une lucarne semi-circulaire éclairant le jubé; elle précède un vaisseau en forme de basilique à trois nefs que deux rangées de colonnes doriques, supportant des arcades cintrées, partagent en quatre travées. Une belle voûte en berceau recouvre le choeur et la nef principale; un plafond horizontal recouvre les collétéraux. Les trois autels sont toujours dédiés au Saint-Sacrement, à la Sainte-Vierge et à saint André, traditionnelement invoqué contre les maux de reins (3).

Le tracé de l’E411 a profondément modifié cette vue de l’église Saint-André de Rosières. Incluse dans un muret à proximité vieux cimetière, la chapelle Saint-Antoine fait aujourd’hui figure de rescapée.

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mars 2014 © Monique D’haeyere

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Eglise Saint-André de Rosières, coll. Monique D’haeyere

Face à une place arborée d’une belle ampleur, l’église paroissiale Saint-André de Rosières est un édifice rural néo-classique réalisé au milieu du 19e siècle sur les plans de l’architecte E. Moreau. Précédée d’une belle volée d’escalier, l’église construite en contre-haut de la rue est entourée de l’ancien cimetière emmuré. Érigé en brique, pierre calcaire et calcaire gréseux de Gobertange sous une bâtière d’ardoise, l’édifice présente une tour engagée entre des annexes, une nef principale et des collatéraux de quatre travées, terminés d’un choeur à chevet plat précédé d’une travée droite. La tour de trois niveaux s’ouvre par une porte inscrite dans un chambranle rectangulaire de calcaire surmonté d’un fronton portant le millésime ‘1844’. Au-dessus, une fenêtre en demi-lune à encadrement de calcaire repose sur un bandeau de pierre et consoles d’appui. Le haut de la tour, couronnée d’une flèche octogonale, est percé sur chacune des faces d’une ouverture en plein-cintre munie d’abat-son, sous des trous de boulins en croisette. Les angles de la façade sont soulignés d’une chaîne de pierre. Les annexes encadrant la tour sont aveugles. Les murs gouttereaux des collatéraux sont chacun éclairés de cinq fenêtres en plein cintre, sommé d’une clé de calcaire (4).

vers 1930 coll. Michel Delabye ↔ 2010 © Monique D’haeyere

Deux descriptions de l’intérieur de l’église Saint-André de Rosières :

Cette église harmonieuse, fraîchement repeinte lors des festivités de son 150è anniversaire, a conservé entre autres, de son ancien ameublement : un calice et un ostensoir en vermeil, provenant, disait-on, des Bogards de Bruxelles; une croix de miniatures endommagées pendant les troubles religieux; une réplique de la Descente de Croix, de Rubens; une autre de l’Immaculée, d’après Murillo; deux confessionnaux baroques du XVIIe siècle, un banc de communion régence, une chaire de vérité, un jubé et des fonts baptismaux en étain, contemporains de l’édifice, et des statues de son saint patron, en pierre et en bois polychromé des XVIe et XIXe siècles. Saint Ghislain y était jadis très vénéré et invoqué pour les enfants (5).

L’intérieur enduit présente une agréable homogénéité, avec des colonnes doriques peintes, dont certaines à cannelures. Une fausse voûte en berceau surmonte la nef principale et le choeur, les bas-côtés sont à plafond plat. Un beau dallage de pierres bleues, grises, noires et blanches orne le choeur (6).

Eglise Saint-André de Rosières ↔ avril 2017 © Monique D’haeyere

1585. Vue de la place de l'église après la construction de l'autoroute 1980 c CHR Juckler

1980 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

Vue sur l’église Saint-André de Rosières. A droite, l’autoroute E411 passe au-dessus de la rue de La Hulpe.

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mai 2009 © Eric de Séjournet + décembre 2009 © Eric de Séjournet


(1) Cercle d’Histoire de Rixensart
(2) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(3) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, 1994
(4) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, éd. Wallonie DGO Aménagement du territoire, 2009
(5) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, 1994
(6) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, éd. Wallonie DGO Aménagement du territoire, 2009

1914-1918 | Hommage à ceux qui ont fait leur devoir (I)

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1914-1916 | Annonce pour une messe anniversaire célébrée en l’église de Rixensart le lundi 12 juin 1916, à la mémoire d’Emile Detienne, soldat au 9e Régiment de Ligne, fils des époux J.-B. Detienne-Nicaise, né à Rixensart, le 28 mai 1887,
tombé au Champ d’Honneur à l’Yser en novembre 1914
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Au cours de la Grande Guerre, nombre de nos concitoyens choisirent de tout quitter pour aller se battre contre un ennemi surpuissant en hommes et matériel. Quelques-uns étaient sous les drapeaux, la grande majorité répondit à l’ordre de mobilisation qui prenait effet le 31 juillet 1914 à minuit, d’autres rejoignirent l’armée durant les années qui suivirent et ce malgré les risques présentés par le passage de la frontière hollandaise. Parmi ces soldats, près de trente moururent au combat, dix peut-être survécurent pour peu de temps au conflit, d’autres restèrent à tout jamais meurtris dans leur chair ou leur esprit. Dès 2008, le Cercle d’Histoire de Rixensart a tenté, non sans quelques difficultés, d’identifier ces Combattants pour leur rendre hommage et rappeler à tous leur mémoire. Ce travail concerne uniquement les soldats de nos trois communes mais il importe de ne pas oublier les victimes civiles du conflit. Parmi nos concitoyens, de nombreux déportés y laissèrent la vie. Certains moururent dans les camps, d’autres au pays, parfois peu de temps après leur retour. Leur mémoire également mérite d’être sauvegardée (1).

Dans cette première notice, Rétro Rixensart rend un hommage à tous ceux qui ont fait plus que leur devoir et qui sont décédés pendant la Première Guerre mondiale. Les noms et prénoms de nos soldats sont édités, tels que repris dans cet important ouvrage (1) du Cercle d’Histoire de Rixensart.

1914

6 août | Le soldat du 9e de Ligne Jean-Baptiste (AdelinHautfenne (originaire de Rixensart) décède suite à ses blessures (la commune de Rixensart lui a dédié une rue) ⊥
19 août | Le soldat Herman Ferdinand Thomas (Genval) est tué durant les combats à Aarschot ⊥⊥
24 août | Le soldat du 8e de Ligne Marcel Hasaerts (Genval) est tué au cours des combats de Warnant ⊥⊥
25 août | Le soldat Gustave Florentin Faltin (Genval) est fait prisonnier à Namur et décède à Westerholz (All.) le 24 juin 1917 d’une maladie de coeur suite aux faits de guerre ⊥⊥; le soldat du 12e de Ligne Ferdinand Pierre Joseph De Becker (Rixensart) est tué au combat à Boortmeerbeek ⊥
26 août | Le soldat du 2e Chasseurs à pied Jean-Baptiste Polydor Debroux (Genval) est tué au combat à Grimbergen ⊥⊥
12 septembre | Le soldat du 9e de Ligne René Prosper Ernest Van Hacter (Rixensart-Bourgeois) est tué au combat à Wespelaar ⊥
29 septembre | Le soldat Victorien Stormacq (né à Genval, domicilié à Ixelles) est tué à St-Katelijne-Waver à l’âge de 25 ans
4 octobre | Le sous-lieutenant Robert Georges Emile Marie Terlinden (Rixensart) est tué à 26 ans d’une balle dans la tête à Kessegnies (frontière Congo/Est-africain-allemand), au cours de l’attaque générale qui décida de la retraite allemande ⊥
15 octobre | Le soldat du 5e de Ligne René Joseph Bernard, blessé à Houtem, déposé à l’hôpital d’Ostende où il est fait prisonnier, le 16 octobre, et interné au camp de Wessel (All.) où il décède le 12 décembre 1914 par suite de pleurésie ⊥
16 octobre |Le soldat du 13e de Ligne Jules Spreutels (Rosières-Saint-André) meurt au combat à 21 ans. Il est inhumé dans le cimetière de Keiem, tombe n° 103 ⊥⊥⊥
22 octobre | Le soldat du 2e Carabiniers Georges Gustave Rapsaet (Genval) est tué à Stuyvekenskerke ⊥⊥
23 octobre | Le capitaine en second du 2e Carabiniers, Fernand Henri Hector Lucien Mayat (Genval) est tué à Stuyvekenskerke ⊥
30 octobre | Le sergent du 2e Carabiniers Donat Ghislain Adolphe Herman Hulet (Rixensart-Bourgeois) est porté disparu. Le tribunal de Nivelles rend un jugement déclaratif de décès, le 8 avril 1924. Il acte : Mort pour la Belgique à Stuivenkenskerke le 30.10.1914 
novembre | Le soldat Emile Jean-Baptiste N. Detienne (Rixensart) meurt au Champ d’Honneur à l’Yser, en novembre 1914 ⊥

1917

17 septembre | Le soldat du 9e de Ligne Louis Arthur Ghislain Van Hamme (Rixensart) est mortellement blessé par une bombe d’avion, à Adinkerke. Il décède à 20 ans durant son évacuation vers l’hôpital de l’Océan ⊥
26 septembre | Le soldat du 2e Régiment de Génie Léon Stenuit (Genval) est tué à 23 ans par un éclat d’obus devant Dixmude ⊥⊥
28 novembre | Le soldat du 19e de Ligne Léon Justin Folie (Genval) est tombé au secteur de Merkem ⊥⊥

1918

21 janvier | Le soldat du 13e de Ligne Auguste Nestor Ghislain Devesse (Genval) est blessé par éclats de grenade, décède au poste de secours d’Hoogstade ⊥⊥
19 avril | Le soldat du 9e de Ligne Jean-Baptiste Michel Meyer (Rixensart) est tué au combat ⊥
18 mai | L’adjudant de carrière du 13e de Ligne Ghislain Octave André Wiame (Genval) est tué dans le secteur de Boesinge ⊥⊥
28 septembre | Le soldat du 13e de Ligne Antoine Guillaume Ghislain Lambert (Genval) est tué d’une balle dans la poitrine à Kaaskerke ⊥⊥
29 septembre | Le soldat du 23e de Ligne Fernand Joseph François Henrion (Genval) est tué à 23 ans d’une balle de mitrailleuse ⊥⊥
30 septembre | Le soldat du Bataillon du Génie de la 5e D.A. Henri Charles Fernand Herman (Genval) est tué à 25 ans à Moorslede en service commandé ⊥⊥
13 octobre | Le soldat du 2e Chasseurs à pied Edouard Elie Joseph Ghislain Lelievre (Genval) est hospitalisé à Calais et y décède le 17 décembre 1918 des suites d’une maladie à caractère épidémique contractée au front ⊥⊥
14 octobre | Le soldat Gustave Désiré Debroux (Genval) est tombé à 26 ans en service commandé à Oostvleteren ⊥⊥
15 octobre | Le soldat Antoine Vandercam (Rosières) est blessé au combat par un éclat d’obus à la tête à Izeghem et décède à 28 ans à Brielen le 19 octobre 1918 ⊥⊥⊥; le sous-lieutenant du 1er Carabiniers Adrien Marie Valentin Louis Xavier Van Steenberghe (Genval) est blessé grièvement devant Roulers, décède à 21 ans à La Panne ⊥⊥; le sergent du 12e de Ligne Henri Joseph Loriaux (Genval) est atteint mortellement à Stadenberg ⊥⊥
16 octobre | Le soldat du 6e Chasseurs à pied Marcellin Pinson (né à Rosières-Saint-André) meurt au combat. Il est inhumé au cimetière de Bruges, tombe n° 128. Son nom ne figure pas sur le monument de Rosières, il est supposé qu’il n’y était plus domicilié.

Les combattants rixensartois, genvalois et rosiérois décédés après le conflit seront honorés dans une deuxième notice, à paraître ultérieurement.

→ RÉTRO RIXENSART | Monument des Combattants (Rixensart)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument des Combattants (Rixensart)

→ RÉTRO RIXENSART | Monument de la Place communale (Genval)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument de la Place communale (Genval)

→ RÉTRO RIXENSART | Monument des Combattants (Rosières)
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument des Combattants (Rosières)


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, En mémoire de nos combattants de la Grande Guerre, in Chroniques CHR n° 37 de février 2014

Légende

⊥            présent sur le Monument de Rixensart
⊥⊥          présent sur le Monument de Genval
⊥⊥⊥       présent sur le Monument de Rosières

Vues aériennes du lac de Genval

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Cette photographie, trouvée dans la collection du Cercle d’Histoire de Rixensart, a probablement été prise à partir du château d’eau de Rixensart (plateau du Plagniau). A l’horizon, à gauche La Hulpe et à droite Maleizen. Au centre le lac de Genval et à l’avant-plan l’étang du Lido.

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coll. Christiane Boehm

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Maison du Seigneur au lac de Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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Rive nord du lac de Genval et restaurant L’Argentine (commune d’Overijse), coll. Anne-Marie Delvaux

 

Les Marnières et son sentier du Rossignol

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avant 1920 | Les Marnières et le sentier du Rossignol, coll. Francis Broche

Vue panoramique depuis le centre de Rixensart vers le château d’eau du Plagniau (à hauteur de la rue de l’Institut). Au centre de la photo, une locomotive à vapeur traverse le paysage.

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avant 1920 | coll. Jean-Claude Renier

Des marnières (1) furent exploitées jadis sur ce site. Elles étaient nombreuses dans la région. Elles se présentaient sous la forme de puits, de plusieurs mètres de profondeur. Ces marnières s’évasaient dans le bas et peuvent encore, de nos jours, présenter des dangers d’effondrement (2).

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Le sentier du Rossignol et la ligne du Luxembourg, coll. Francis Broche

En remontant par le sentier, les promeneurs pouvaient rejoindre la gare de Rixensart. A droite, le château d’eau du Plagniau.

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avril 2014 © Monique D’haeyere

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1935 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Vue prise depuis la voie du vicinal qui, à cet endroit, deviendra l’avenue Marchal. On reconnaît les serres de Sevrin, la voie ferrée et le sentier du Rossignol ainsi que le château d’eau et les toitures de l’Institut Sainte Elisabeth.


→ RÉTRO RIXENSART | Avenue Georges Marchal, premiers changements urbanistiques 

→ OBJECTIF RIXENSART | Sentier du Rossignol


(1) Ces marnières sont aussi appelées ‘trous à marne’ ou ‘puits à marne’ (…). La « marne » était employée localement pour l’amendement des terres de culture (le marnage annuel des terres était en général imposé dans le bail à ferme). Les grès étaient exploités pour la construction (habitations, fermes, remparts) ou pour la fabrication de pavés (…). Qu’il s’agisse de marne ou de grès, on exploitait au départ de puits, profonds de quelques mètres à 25 m, d’où partaient des galeries divagantes ou rayonnantes (…). Etant donné la nature meuble des matériaux, les infiltrations brutales ou récurrentes d’eau sont de nature à augmenter considérablement les risques d’affaissement. Des excavations apparaissent souvent après de fortes pluies (on peut craindre que certains affaissements de voirie, attribué à des fuites d’eau ou d’égout, puissent en fait trouver leur origine dans un affaissement de carrières ou avoir été aggravé par affouillement de ces anciennes exploitations) (cf DGO Agriculture, Ressources naturelles et Environnement, Service Géologique de Wallonie)

Sentier de la Bassette, en droite ligne au bassor

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1910/1925 | coll. Jean-Claude Renier

Sentier de la Bassette (rue de la Bassette) à Bourgeois, probablement après le croisement avec la voie du tram. Vue sur le Mahiermont à Genval.

La rue de la Bassette et la source du même nom doivent tout simplement leur dénomination à leur position la plus basse dans la profonde vallée qui sépare la chaussée de Lasne de la rue du Baillois. Le terme ‘basse’ pouvait, jadis, désigner un creux ou un talus. En wallon une ‘basse’ est une petite mare. On retrouve déjà la Bassette en 1756, située, à cette époque, près de la ruelle du Four. S’agissait-il du four banal encore en activité ? En 1805, le député Strens, en plus de terres et de bois au Baillois, achète une closière (1) à la Bassette (2).

La rue du Baillois était naguère le chemin de la Bassette (3).

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1925/1936 | coll. Jean-Claude Renier

Vue du sentier de la Bassette à Bourgeois. A gauche, on aperçoit le ‘bain’.

1930 coll. Jean-Claude Renier ↔ coll. Jacques Jans

A l’initiative de Leur Abri, une piscine fut creusée dans une prairie du fond de la rue du Roi. Ce n’était qu’un bassin en béton de 80 mètres carrés, peu profond, sans douche ni cabine. Enfin, on y nageait mieux que dans la Lasne ou les étangs. La création de Renipont-Plage, en 1937, enleva tout intérêt au petit bassin (4). Quant à André de Walque, il qualifie ce ‘bassin de natation’ de modeste mare aux canards (5).

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1936 | La Bassette, coll. Jean-Claude Renier


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSARTDe Bazar en Bassette …


(1) closerie : parcelle de vigne de quelques hectares de superficie et confiée à un clisser
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) Popp
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart 1977

Ferme Stouffs, sur Ohain

1 Ferme Stouffs 1912 c CHR (carte postale éditée par J.B. Vanderbeck Mosray Genval) (1)

1912 | Ferme Stouffs, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Appelée également ferme de Hernimaumont (1), elle est située route du Ry Beau Ry 20, à l’extrémité nord-est de la commune de Lasne.

La ferme Stouffs porte le nom d’une famille de notables genvalois, apparentée à celle des Degraives ou Acreman. Une véritable dynastie locale. Elle régna sur le village durant tout le XVIIIe et le XIXe siècle et fut alliée à tout ce qui fut important dans la commune (2)

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Intérieur de ferme, coll. Jean-Claude Renier

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1932 | Huile de Pierre Thévenet, intitulée ‘La ferme blanche’, coll. Philippe Jacquet

Genval Ferme Stouffs (La Vallée de la Lasne concours photo 1970 Besangez Daniel) © SI Rixensart

1970 | Concours de photos noir et blanc organisé par le Syndicat d’Initiative de Rixensart sur le thème de la Vallée de la Lasne. Photo présentée par Daniel Besangez, rue de la Fontaine à Genval. Légende : ‘Menaces’.

1111. Le messager (BD de Benoi Lacroix)

7 janvier 1986 | Le Messager, bande dessinée par Benoît Lacroix (3)

Appelée ‘Le Messager’, cette BD de six pages, éditée par Spirou, se déroulait dans une ferme brabançonne un rien étrange. Etrange, tout d’abord, du fait de l’apparition de cette énigmatique statuette de gnome, raconte le dessinateur. Etrange aussi par l’aspect de la ferme brabançonne, qui est habituellement en carré. La ferme qui m’avait servi de modèle (la ferme Stouffs à Genval – sud de Bruxelles -, à la limite d’Ohain) était de loin la ferme qui me fascinait le plus dans la région, et j’habitais d’ailleurs non loin de là. Elle existe toujours, dans la Vallée de la Lasne, adossée au bois du ‘Trou Margot’ et faisant face au versant boisé du Belloy. Elle avait d’ailleurs fasciné de nombreux peintres (Roland Yernaux, Jean Milo) avant moi. 

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Un bonjour de Genval, édité par la Librairie ‘L’Entrée Livre’ à Genval, coll. Imelda De Thaey

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2011 | Vallée de la Lasne à Genval © Eric de Séjournet

→ OBJECTIF RIXENSART | Ferme Stouffs


(1) de VILLERS Anne-Marie, Mille ans d’Ohain
(2) GHYSSENS Roger, Genval 1830, Cercle d’histoire de Rixensart, 1999
(3) LACROIX Benoi, Le Messager, in 2491ème numéro de Spirou, 7 janvier 1986

Quand Roosevelt et Kennedy se rencontrent …

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1950/1960 | Carrefour des avenues J.F. Kennedy et F. Roosevelt, coll. Monique D’haeyere

Venant du centre de Rixensart par l’avenue de Merode, une VW Coccinelle s’engage dans le carrefour des avenues John Fitzgerald Kennedy et Franklin Roosevelt. En haut à droite, deux maisons marquent l’entrée de la rue de Messe.

1950/1960 ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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Croisement des avenues de Merode et Franklin Roosevelt, coll. Cedric Muscat

Aujourd’hui, ce carrefour est connu sous le nom rond-point Paul Hanin. Au niveau communal, Paul Hanin occupa des mandats pendant 33 ans, d’abord à Genval où il fut élu sur la liste du PSC en 1958 avant de devenir échevin de 1963 à 1970 et puis bourgmestre de Rixensart entre 1976 et 1992 (1).

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avril 1996 | Carrefour du Centre avant la création du Rond-point Paul Hanin
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

1996 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2011 © Monique D’haeyere

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septembre 2006 © Francis Broche


(1) Le Soir, 25 mai 1999

Trois églises dédiées à Saint-Sixte (II)

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1905 | Eglise Saint-Sixte sur la Place communale de Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La Place (communale) de Genval est caractérisée par sa forme triangulaire, dominée par l’ancienne église Saint-Sixte, qui fut en fait la seconde église du nom construite à Genval. Elle fut bénite le 3 juillet 1872 (1).

début XXe siècle ↔ mars 2015 © Monique D’haeyere 

Grâce à une souscription publique et la participation active de tous les ouvriers de la commune, un nouvel édifice néo-classique à 3 nefs fut construit à Genval en 1872. Les fenêtres étaient garnies de nombreux vitraux de saint et de belles boiseries ornaient le chœur. On y retrouvait parmi l’ancien mobilier restauré au XVIIe siècle : le banc de communion, la chaire de vérité, les confessionnaux et le grand autel à retables en bois peint, dressé en hémicycle au fond du chœur ; des toiles peintes du 16e au 18e siècle ; une remarquable série de statues gothiques en chêne. Le temps ne s’arrêta pas non plus pour cette nouvelle église dont le centenaire devait coïncider avec son arrêt de mort … en 1972 (2).

Vues depuis la rue de la Fontaine, coll. Philippe Godin 

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1907/1925 | coll. Universiteitsbibliotheek Gent, Imalda De Thaey, Jean-Claude Renier

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vers 1920 | La Cure et l’Eglise Saint-Sixte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

Intérieur église Saint-Sixte coll. CHR

Intérieur de l’église Saint-Sixte, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le 6 septembre 1971, après avoir consulté des experts et les services techniques de la province du Brabant, le Bourgmestre Windal estima que la deuxième église St-Sixte se trouvait dans un tel état de délabrement qu’elle constituait une menace pour la sécurité des paroissiens qui la fréquentent. Il interdisit donc à quiconque d’y pénétrer pour quelque motif que ce soit. Le 3 octobre suivant, la Fabrique d’Eglise décida, sous réserve d’accord des autorités supérieures, tant civiles que religieuses, la démolition de l’église existante et son remplacement par un édifice moderne, fonctionnel et polyvalent. Elle souhaita que le presbytère soit inclus dans le nouveau complexe paroissial (…). L’église subsista encore pendant plusieurs années, elle fêta son centenaire, interdite au public, ceinturée de filets qui retenaient les ardoises (3).

Le coq du clocher, symbole paroissial s’il en fut, descendit de son clocher le vendredi 1er septembre dans les bras de Léon Voets, assisté de son frère Fernand. Il fut présenté au Maïeur Paul Hanin et entreprit de faire trois fois le tour des cafés de la Place afin, paraît-il, de respecter la coutume locale. La semaine suivante, les cloches, à leur tour, rejoignirent le niveau du commun des mortels. Elles étaient deux, la petite datant de 1892 et la plus grosse de 1949. Ce fut ensuite le clocher, descendu d’une pièce grâce à une grue gigantesque. Croyants et non-croyants présents eurent une pincée de mélancolie, le clocher dominait la Place depuis 105 ans (4).

après le 1er septembre 1978 | Démontage du clocher de l’église Saint-Sixte
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Eglise Saint-Sixte 1978 c CHR origine Christine Melebeke

1978 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart (photo de Christine Melebeke)

Après la fermeture en 1973 de l’église de la place Communale, les offices furent célébrés dans la salle de gymnastique de l’école Notre Dame des Anges, toute proche. Cet épisode dura 7 ans (5).


→ RÉTRO RIXENSART | Trois églises dédiées à Saint-Sixte
→ PAROISSE SAINT-SIXTE | Les trois églises Saint-Sixte
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Sixte



(1) GHYSSENS Roger, Un portail, deux presbytères, trois églises, Cercle d’Histoire de Rixensart, 2000
(2) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, asbl Brabant Culture, 1994
(3) 
CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d’histoire de la Place communale de Genval du 18e au 20e siècle (1970-1976, On liquide), in Chroniques n° 36 de septembre 2008, p. 61 à 62
(4) Ibid.
(5) PAROISSE SAINT-SIXTE, Les trois églises Saint-Sixte

Le Coin perdu, paradis des promeneurs

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après 1909 | Le Coin perdu de Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier 

Partant de la place Cardinal Mercier, la rue du Baillois, sinueuse, nous conduit au Coin Perdu … Paul Buffin (1) écrit en 1996 : Le charme de l’endroit est qu’il est resté village, qu’on y entend encore parler wallon, que tout le monde se salue et semble se connaître. C’est aussi le paradis des promeneurs qui y trouvent des sentiers, piedsentes en vieux français et ‘pichintes’ en wallon. Ceux-ci permettent de découvrir, au fond des creux, à flanc de coteau, ‘le coin perdu’ que les lotisseurs ont épargné. 

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Rue et sentier du Baillois 

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‘Coin perdu’ à Bourgeois (lieu à préciser), coll. Jean-Claude Renier

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vers 1921 | ‘Route vers le coin Perdu et Leur Abri’, coll. Jean-Claude Renier

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1930 | Villa du Coin perdu à Bourgeois (Rixensart), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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1934 | Le Coin perdu, rue du Baillois à Bourgeois, coll. Francis Broche


→ OBJECTIF RIXENSART Rue du Baillois
→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSARTLe Coin perdu

Rue de la Bruyère, de la Mazerine au Poteau

1213B. La Route (Rue de la Bruyère à Genval) c Philippe Godin

1903 | ‘La Route’ coll. Philippe Godin   

Rue de la Bruyère à hauteur de l’actuel Brico à la Mazerine. La fermette à gauche est devenue le restaurant ‘Chez Clément’. 

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avant 1907 | Route de La Hulpe, coll. Jean-Claude Renier

Aujourd’hui ‘rue de la Bruyère, à hauteur de Chez Clément’, selon le Cercle d’Histoire de Rixensart.

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Chez Clément, coll. Francis Dominé

Dans les années 1900 à 1920, âge d’or de la carte postale, des hôtels, restaurants, brasseries vont utiliser ce support comme moyen publicitaire. Souvent le propriétaire posera avec sa famille ou ses employés.

Un siècle après, la même photographie connaît une seconde vie pour un message publicitaire similaire, ici en l’occurrence au profit d’un restaurant genvalois portant le nom Chez Clément, 230 rue de la Bruyère.

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A droite, la maison se trouvant actuellement aux n° 207 et 209 de la rue de la Bruyère à Genval.

Chapelle de Notre-Dame de Lourdes
après 1921 coll. Francis Broche ↔ août 2016 © Monique D’haeyere

Située rue de la Bruyère 130 à Genval, cette chapelle à chambre, du type parfois appelé ‘oratoire’, fut construite par Georges Vanhamme en 1921, en reconnaissance d’une guérison miraculeuse. En effet, Célina Vanhamme, née en 1884, sœur du constructeur, revint guérie d’un pèlerinage à Lourdes en 1920. Une inscription rappelle l’origine de la fondation : ‘En / mémoire de / Célina Van Hamme / guérie à Lourdes / 1921 / A.M.’. Cette inscription figure sur une pierre en octogone irrégulier, scellée dans le fronton au-dessus de la porte (1).

Selon Roger Delooz, c’est l’abbé Coenen de l’église dédié au Sacré-Coeur de Jésus-Roi, aujourd’hui disparue, curé de 1914 à 1928 qui fit bâtir la Chapelle de Notre-Dame de Lourdes à la Bruyère en 1921 (2).

vers 1930 et 1960 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Rue de la Bruyère à Genval, à la hauteur de l’actuel n° 118. Sur le petit parking de l’épicerie Vivo, un range vélos (publicité de Coca-Cola).

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1950 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le bus de la ligne reliant Genval à la Place Flagey à Ixelles vient de passer le lieu dit ‘Le Poteau’, où se situe le château d’eau de Genval.

A droite, le fleuriste Leloup. Selon l’actuelle fleuriste (propos recueillis par Francis Broche), c’est sa grand-mère Marie Noël, chapelière et modiste à Maubroux, qui a commencé à vendre des fleurs à cet endroit. Son mari, Robert Leloup, les cultivait probablement dans la serre.

1950 ↔ août 2016 © Monique D’haeyere


 RÉTRO RIXENSART | Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes

Les Roches Fleuries et son jardin alpino-japonais

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Villa ‘Les Roches Fleuries’, avenue des Combattants 140 à Genval
coll. Universiteitsbibliotheek Gent

Le coteau qui s’incline vers la Lasne, à gauche en montant la rue, bénéficie d’un ensoleillement maximal et est protégé des vents d’ouest. Le fait que cet endroit portait anciennement le nom de ‘la coulture à la vigne’ laisse supposer que le Genval des temps révolus comptait des vignerons parmi ses habitants et connaissait le temps des vendanges. Cette particularité n’avait pas échappé à une personnalité aussi étrange qu’attachante, Ernest Van den Broeck (1852-1932), éminent géologue-hydrologue mondialement connu et Conservateur honoraire du Musée Royal d’Histoire Naturelle (1).

1910/1930 coll. Ugent ↔ septembre 2015 © Monique D’haeyere

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Villa ‘Les Roches Fleuries'(côté jardin), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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La vue était superbe, face aux collines du Glain et du Bourgeois, plongeant sur le val et la Grande Bruyère, limitée seulement par les hauteurs de Champles et de Chapelle Saint-Lambert. Pour Ernest Van den Broeck, c’est plus qu’une seconde résidence, c’était un lieu privilégié où il pouvait donner libre cours à son amour des plantes, y tester ses essais de culture et en tirer des analyses scientifiques (2).

Emile Alost, jardinier aux ‘Roches Fleuries’, y avait recensé avant 1927 42 espèces d’oiseaux, dont la moitié y faisaient leur nid (3).

  • ca 1913 | Dans le jardin, on retrouve une falaise en calcaire de la Meuse immédiatement après la plantation (coll. UGent).
  • ca 1931 | Le pavillon, le pont, le Torii, au-dessous du chemin creux. A droite, la Lanterne de neige; à gauche épanouissement de Glycines à longues grappes (coll. CHR) (4)
  • ca 1931 | La Lanterne sanctuaire, gardée par deux Lions de Corée (coll. CHR) (5)

A l’occasion de la « Fête des Combattants et du vignoble », ce jardin alpino-japonais sera ouvert aux visiteurs le dimanche 16 juin 2019, de 10h à 11h (avenue des Combattants 140 à 1332 Genval)


(1) GUINET C. (ingénieur horticole), Le jardin des Roches Fleuries à Genval, in La Terre et la Vie, pp. 220 à 229, 1931
(2) STEENBRUGGEN Geneviève, Spécial Alpino-Japonais, in Chroniques CHR, p. 1, avril 1994
(3) Ibid.
(4) GUINET C., Le jardin des Roches Fleuries à Genval, in La Terre et la Vie, 1931
(5) Ibid.

Rond-point Yvonne Londoz

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1990 | Rond-point Yvonne Londoz (1), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Carrefour des Papeteries, vu depuis la Colline du Glain (rue de Rixensart, avenues Albert Ier/Franklin Roosevelt) avant la création du rond-point Yvonne Londoz.

1990 © Josette Verbois-Thonnard ↔ 2015 © Monique D’haeyere

février 2010 © Monique D’haeyere ↔ avril 2015 © Monique D’haeyere

Le rond-point Yvonne Londoz et la ‘dernière double perche couverte en activité en Wallonie’.


→ RÉTRO RIXENSARTLa Perche couverte, de la construction au classement


(1) Entrée au Conseil communal de Genval en 1964, Yvonne Londoz devint échevin du ‘Grand Rixensart’ lors de la fusion des communes en 1976. Dès cette époque, ses attributions furent les affaires sociales, la famille, le logement, le 3e âge auxquelles s’ajouta, en 1983, la Régie foncière communale (2).
(2) Rixensart Info 123, p. 24, octobre 1991

Forge de Rosières, extinction des feux

23. Forge de Rosières (rue de La Hulpe 17) © Hommes et Patrimoine
années ’80 | ancienne Forge de Rosières © Hommes et Patrimoine

Dans les villages d’autrefois, centrés sur l’exploitation agricole, le maréchal-ferrant occupait une fonction importante. Si, plusieurs fois par an, il ferrait les chevaux des fermes avoisinantes, il était aussi chargé de la fabrication et, surtout, de la réparation d’outils de toutes sortes, appartenant à tout un chacun. 

A Rosières, la famille Thomas exerça ce métier durant près de deux siècles et cinq générations de ‘marchaux’ se succédèrent dans la forge située rue de La Hulpe 17, ensuite rue de l’Eglise. Cette dernière disparut en 1976 pour faire place au parking (1).

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1995 | Ancienne forge, après rénovation du mur, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La plus ancienne, située à proximité de l’Ecole maternelle, fut acquise par la commune en 1980. Elle conserva le ‘travail’ qui permettait au forgeron d’effectuer son ouvrage en toute sécurité. Les chevaux étaient, en effet, maintenus par des sangles et bloqués par des chaînes, dans un cadre spécialement conçu en madriers de forte section.

La forge de Rosières offrit la particularité, assez rare, de posséder un ‘travail’ ou ‘travail à ferrer’ installé mi-partie à l’intérieur, mi-partie à l’extérieur du bâtiment, la porte de la forge se situant sensiblement à la moitié du bâtiment, celui-ci était donc partiellement visible de la route (2).

2009 © Eric de Séjournet ↔ août 2015 © Christian Petit

En 2014, la ruine de la Forge de Rosières fit place nette pour permettre l’extension de l’Ecole Communale de Rosières.


(1) Cercle d’Histoire de Rixensart, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(2) Ibid.

Vers Rosières, chemin, route, rue

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Vers Rosières …, coll. Philippe Godin

A la fin de XIXe siècle le chemin de Rosières passait l’Argentine sur une mauvaise planche et se transformait en sentier boueux pour rejoindre la vieille voie de Wavre, qui, sous Rosières, est aujourd’hui la rue de La Hulpe et, sous Overijse, la Parklaan. Le 11 août 1893, le bourgmestre de Genval écrit au gouverneur de la province de Brabant : Pendant les périodes de fortes pluies, la rivière sort de son lit, et les prairies situées entre Genval et Rosières St André sont transformées en un lac qui rend impraticable le chemin direct reliant les deux communes (1). 

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Photo-légende, commentée suivant les indications du ‘Plan parcellaire de la commune de Rosières’ (Chemin de Maubroux : rue de Rosières / rue des Juifs = rue de Genval / Pré du Wick = le Confluent / Chemin de La Hulpe = rue de La Hulpe)

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Petite ferme dans le tournant de la rue de Rosières à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

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1907 | Route de Rosières, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Vue prise du bas de la rue de Genval, à Rosières, et montrant la rue de Rosières à Genval. La photo est intéressante en ce qui concerne le bâti de l’époque, souligne le Cercle d’Histoire de Rixensart. 

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Rue de Rosières à Genval, coll. Francis Broche
1929 | Rue de Rosières, coll. Jean-Claude Renier
mai 2015 © Christian Petit

Le Relais, coll. Francis Broche ↔ 2011 © Francis Broche

‘Le Relais’, petit hôtel construit en 1905, situé rue de Rosières 53 à Genval.

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Aux Arts Décoratifs, rue de Rosières, près de la gare de Genval

Rue de Rosières (à gauche, le chalet Normand), coll. Francis Broche
janvier 2016 © Monique D’haeyere

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7 septembre 1944 | Libération de Genval (2) © Fonds Lannoye

Dans l’après-midi du 4 septembre 1944, l’avant-garde de la ‘2nd Armored Division US’ arrive à Genval. Elle poursuit sa progression via la Manteline vers Bourgeois, pourchassant les Allemands, en retraite. Venant de la Place communale, l’arrivée du gros de la 2ème Division blindée des Etats-Unis est fixée sur pellicule à hauteur de l’avenue Gevaert, où une foule en liesse l’accueille le jeudi 7 septembre 1944. Une colonne blindée américaine traverse Genval de 9h30 à près de 13h. Le gros de la 2nd Armored Division US (1), également dénommée « Hell on Wheels », arrive par l’actuelle rue des Déportés, et descend l’avenue Gevaert vers la gare de Genval. Les GI’s sont encore photographiés rue de la Station, rue de Rosières, sur le pont au-dessus du chemin de fer. Ensuite, les colonnes militaires poursuivent leur progression vers le lac de Genval et la rue de La Hulpe.

Photo 1 | Aussi dénommé Apache, un M4 Sherman Dozer passe, à hauteur de la rue de Rosières, le pont du chemin de fer Luxembourg-Bruxelles. Ce char bulldozer sert à déblayer ruines, objets encombrants, épaves ou à forcer le passage d’une position retranchée. Qui plus est, la lame offre une protection supplémentaire. A droite sur la photo, deux résistants armés de l’Armée Secrète montent la garde au pont. Ils portent leur ‘uniforme’, une salopette en toile de jute et un brassard. Encadrés par des militaires de carrière, les membres de cette formation purement militaire sont protégés par la Convention de Genève et ne sont donc pas considérés comme francs-tireurs.

Photo 2 | Un char Sherman remonte la rue de Rosières. Avec une largeur de 2 m 62 et une hauteur de 2 m 68, le char Sherman occupe bien l’espace. Les Genvalois pavoisent leur maison. 

Photo 3 | Un char Sherman arrive à la hauteur de la maison sise rue de Rosières n°31 (à gauche). A l’arrière-plan le pignon de celle sise dans la même rue au n° 80.

Photo 4 | Un Genvalois enthousiaste salue les occupants de cette Jeep à hauteur de la Place Becquevort. A l’arrière-plan on distingue l’église Saint-Pierre de Maubroux (3).

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Carrefour de Maubroux à Genval, coll. Philippe Godin

Au coin de la rue de Rosières et de l’avenue Normande, coll. Francis Broche

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1991 | La Hêtraie, rue de Rosières à Genval © Michel Nauwelaers

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juin 2000 | rue de Rosières n° 55 à Genval © Gilbert Nauwelaers 

Dès mai 1965, cette maison accueillante connut les joies et les peines de la famille Nauwelaers, une fratrie de 14 enfants. En juin 2000, j’ai participé au concours du plus beau jardin fleuri de la commune de Rixensart et obtenu le second prix, raconte fièrement Gilbert Nauwelaers. Regardez bien le noisetier à gauche, je l’avais taillé en forme de cœur … pour l’amour d’une fille qui habitait la commune et qui passait tous les jours devant chez moi, me faisant toujours un beau sourire et me félicitant à chaque fois pour la beauté de mon jardin. Hélas, son cœur a choisi un autre chemin.


(1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(2) de SÉJOURNET Eric, Genval libérée ! septembre 1944, in Rétro Rixensart
(3) Ibid.

Sur les traces de l’enseignement au Bourgeois

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1906 | La Place et, à droite, l’école de Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

Sur la place de Bourgeois, l’école dite des filles pendant très longtemps, fut fondée en 1879, à l’initiative du comte Xavier de Merode (1).

En 1879, la loi Van Humbeek, d’inspiration libérale, institue l’école primaire publique, neutre et laïque, placée sous son contrôle. La très catholique commune de Rixensart se prépare à résister de toute son énergie (2).

En 1881, le Ministère de l’Instruction Publique propose la création d’une école communale mixte au Bourgeois. La polémique est engagée. Tergiversations, atermoiements et autres manoeuvres (…) se succèdent pour rejeter continuellement les mesures décrétées par l’autorité supérieure. Cela durera trois ans et n’attestera ni la bonne foi ni le respect de la chose publique des dirigeants communaux (3).

La commune argue de la cherté du projet et de la pauvreté de sa trésorerie (…) et craint que les hameaux du Glain et de Froidmont exigent aussi une école, à l’exemple du Bourgeois, ce qui s’avérerait encore plus coûteux et exorbitant. L’ultime argument, qui est opposé à l’autorité supérieure, est la possibilité de créer une voie de communication entre le Bourgeois et Rixensart. On refuse l’école et on la remplace par une rue, telle est la proposition. Ce chemin permettrait aux enfants du Bourgeois de se rendre sans difficulté à l’école du ‘Centre’ c’est-à-dire, Place communale ou de la Vielle Taille actuelle. Enfin, la commune baisse sa garde en 1883, mais l’idée de ce qui deviendra l’avenue de Merode a germé de la résistance des conseillers communaux aux exigences légitimes de l’Etat (4).

Le 17 septembre 1890, le Conseil communal retire l’adoption de l’école mixte de Bourgeois et la déclare école communale … vu l’importance de la population du hameau de Bourgeois s’élevant à environ 800 habitants, ainsi que la distance d’environ 30 minutes en moyenne que ceux-ci ont à parcourir pour se rendre à l’école communale (5).

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vers 1890 | Famille Taburiaux de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Edouard Taburiaux était instituteur, Joséphine Desteinbachberick, institutrice, tous deux à l’école publique de Bourgeois vers les années 1890, raconte leur petite-fille Elisabeth Taburiaux (et fille de Joseph). Sur la photo de famille, on retrouve leurs quatre enfants, (de gauche à droite) : Adélie (la plus jeune), Gaston, Marie (la plus âgée) et René. Né neuf ans après Adélie, Joseph ne figure pas sur la photo. 

Le 24 décembre 1896, l’Ecole communale mixte du hameau de Bourgeois est convertie en une école de garçons avec instituteur et en une école de filles avec institutrice (6).

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M. Vandercamme, instituteur en chef à l’Ecole de Bourgeois, coll. Paul Gilson

Ecole de Bourgeois

1912 | Classe de M. Boulet de l’Ecole communale de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Sur cette photo, Joseph Taburiaux se trouve au 2e rang à droite.

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1914/1921 | Un coin de Bourgeois et la ligne vicinale reliant Waterloo à Wavre
(ligne qui sera électrifié après 1932), coll. Jean-Claude Renier

L’école de la place Cardinal Mercier devenait trop exiguë pour la population écolière. Une école communale fut construite rue Lambermont. Elle ne comprenait que deux classes, un préau et, bien sûr, comme le voulait l’époque, une maison pour le maître, chef d’école (7).

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Vue sur l’arrière de l’Ecole communale des garçons de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

L’école destinée aux garçons et fut achevée en 1914. Ses premiers occupants ne furent pas les gamins du village mais les Allemands qui s’y arrêtèrent dans leur marche vers l’Yser. L’école fut agrandie en trois phases 1975, 1979, 1983 (8).

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1922 | coll. Francis Broche

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1923 | coll. Francis Broche & Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Francis Broche

Sur la photo datant de 1923, on aperçoit de part et d’autre de l’école, deux maisons en construction. Sur l’avant-plan la ligne vicinale qui reliait Waterloo à Wavre (WaWa), au centre l’Ecole communale de Bourgeois (rue Lambermont n° 12) et au loin le clocher de l’église Saint François-Xavier.

Ecole communale des garçons, coté rue Lambermont
Dessin coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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1940/1950 | Ecole Communale des filles de Bourgeois, Place Cardinal Mercier
coll. Jean-Claude Mercier

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1959 | Dessin coll. Jean-Claude Renier
vers 1997 © Josette Verbois-Thonnard
2013 © Cedric Muscat


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) CLEP, Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire de Rixensart 1938-1988, 1988, p. 33.
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) située sur l’actuelle place de la Vieille Taille
(6) STORMACQ Hubert, Regards sur le passé de Rixensart-Bourgeois, juin 1960
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(8) Ibid.

Leur Abri, lieu de rencontres et d’activités

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vers 1955 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Remontons le temps … à Leur Abri ! Rétro Rixensart présente une rétrospective en trois temps de la villa Leur Abri, sise rue du Baillois à Bourgeois.

  • première partie (éditée le 15 avril 2019) : Leur Abri, lieu de rencontres et d’activités
  • deuxième partie (éditée le 16 avril 2019) : Leur Abri, en famille au grand air
  • troisième partie (éditée le 17 avril 2019) : Leur Abri, refuge pour enfants de soldats

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vers 1955 | Home ‘Leur Abri’, coll. Jean-Claude Renier

Après la Seconde Guerre mondiale, Leur Abri retrouva sa vocation première mais avec moins de succès, les vacanciers cherchant plus loin le dépaysement (1).

De 1945 à 1962 : de mars à septembre, le lieu fut un centre de vacances pour les coopérateurs et, en automne et en hiver, le point de départ pour de nombreuses activités initiées par le Cercle local d’éducation populaire (2).

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Entrée cochère de Leur Abri, coll. Jean-Claude Renier

En 1964, la commune de Rixensart acquit ‘Leur Abri’ et, après différents projets, en fit une maison de quartier (3). Ce n’est qu’en 1982, après quelques années de tergiversations que la maison de quartier fut inaugurée (4). ‘Leur Abri’ devint le lieu de rencontres et d’activités culturelles, de manifestations sportives, de plaine de jeux (5). Des salles de cours, de réunion et d’exposition, et des courts de tennis y sont proposés aux Rixensartois.

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mai 2008 | Leur Abri à 360° © Eric de Séjournet

Mis en place au début de l’année 1986 par Michel Coenraets, échevin de la Culture, le Cercle d’Histoire locale y occupa le local n° 6 au 2e étage. Quatre volontaires assurèrent le bon fonctionnement de ce Centre de travail et de documentation : Mmes Bouton et Claes, Mrs Poplemont et Foret (6). En novembre 1994, le Cercle quitta son local d’origine à Bourgeois pour déménager à Genval, au deuxième étage de la villa ‘Beau Site’ (14 avenue des Combattants) et y occuper des locaux plus importants (7).

3 Leur Abri 2.2012 © Eric de Séjournet-006

février 2012 | Locaux occupés par la Croix-Rouge de Rixensart, l’ONE, Le Petit Nid et Bébé Rencontre © Eric de Séjournet

Ce lieu est également marqué par la présence de la Croix-Rouge. En effet, la commune de Rixensart prêta en 1999 à la Croix-Rouge de Rixensart un vaste local afin de pouvoir y organiser le prêt de matériel sanitaire. En moyenne 28 personnes par mois firent appel à ce service, assuré bénévolement jusqu’en 2015 par Yvonne Weber, une habitante de la rue du Moulin (8).

mai 2013 | Le parc centenaire © Bernard Hirsoux + mai 2014 © Christian Petit

En 2009, une nouvelle plaine de jeux fut inaugurée dans « ce véritable havre de paix et de quiétude », souligna en juin 2009 Jean Vanderbecken, bourgmestre de Rixensart.

juillet 2014 et février 2016 © Monique D’haeyere

En juin 2011, la Commune de Rixensart annonça son projet de création à Leur Abri d’une crèche pouvant accueillir dix-huit bambins (9). La Croix-Rouge de Rixensart, l’ONE, la halte d’accueil ‘Le Petit Nid’ et ‘Bébé Rencontre’ devrons déménager. En mai 2015, le Collège confirma le projet : 28 lits supplémentaires devraient être créés dans un an et demi au plus tôt, puisque là, des bâtiments devraient être démolis et reconstruits. In fine, c’est  début 2018, que le projet vit le jour. Le nouveau bâtiment fut inauguré le 9 janvier 2018, hébergeant ‘Le Berceau de Zaza’ et la Consultation des nourrissons de Rixensart.

Quant au parc centenaire de Leur Abri, il regorge de trésors arborés. Quinze Arbres Remarquables y sont recensés : 11 Platanes, 3 Châtaigniers et 1 Chêne (10).


→ ARBORESCENCE | Leur Abri
→ OBJECTIF RIXENSART | Leur Abri


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(2) DE TROYER François, D’un siècle à l’autre, in Les Feuillets Historiques n° 11
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté ….
(6) FORET Jean-Mary, Cercle d’Histoire locale – Ouverture d’une permanence, in Rixensart Info 84 de décembre 1986, p. 19
(7) 
Rixensart lnfo 158 de février 1996, p. 26
(8) de SÉJOURNET Eric, Remerciements à Yvonne Weber, in Croix-Rouge de Rixensart, 9 juin 2015
(9) ATTOUT Xavier, La commune va augmenter sa capacité d’accueil de 40 % : 51 places en plus en crèche, Le Soir du 24 juin 2011
(10) ARBORESCENCE, association citoyenne → www.arborescencerixensart.com

 

Notre-Dame des Anges : couvent, pensionnat, école

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Vue générale du couvent et pensionnat des Soeurs Franciscaines de Notre-Dame des Anges à Genval (Mahiermont), coll. Universiteitsbibliotheek Gent

Ce couvent fut construit par Mr. Degallaix, entrepreneur à Genval.

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1919 | Cour de récréation, côté des classes, coll. Francis Broche & Monique D’haeeyre
vers 1933 | Vue générale, coll. Imelda De Thaey
2011 © Francis Broche

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1920 | Vue sur l’ancienne église Saint-Sixte depuis la cour de récréation
Récréation dans la prairie, coll. Bernard Bourgois et Imelda De Thaey

Bernard Bourgois fait observer que durant la récréation les grands enfants étaient séparés des petits, les garçons des filles également. Quant au rôle du mouton, cela demeure un mystère …

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Classe de l’Ecole Notre-Dame des Anges, coll. Imelda De Thaey

Cette classe est prête à recevoir ses nouveaux élèves. Ils se retrouveront trois par banc. Au centre, éclairé par une suspension, le pupitre de l’enseignant. Pour marquer son autorité, une clochette à sa droite. Les deux tableaux sont encore fermés et ne dévoileront leur message que le 2 (septembre?), comme indiqué sur l’éphéméride. Au-dessus de chaque tableau, une carte de la Belgique et ses ‘Régions naturelles’, et une carte du Brabant. Les références religieuses sont doubles : le crucifix et le Sacré-Coeur sur l’autel orné de fleurs.

Chapelle Notre-Dame-des-Anges

La chapelle

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1910 | Jardins du Couvent de Genval, coll. Francis Broche
Solitude Saint-Joseph, coll. Francis Broche
2011 © Francis Broche

Réfectoire Notre-Dame-des-Anges

Réfectoire, coll. Francis Broche

Pavillon du Sacré-Coeur, coll. Francis Broche et Cercle d’Histoire de Rixensart

Rue Jean-Baptiste Stouffs Notre-Dame des Anges coll. Monique D'haeyere

Rue Jean-Baptiste Stouffs à Genval, coll. Monique D’haeyere