Cérémonies du V-Day, 10 mai 1945

5831c-190596834010 mai 1945 | Cérémonies du V-Day
sur la Place communale de Genval devant le Monument aux Morts
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Pour le cinquième anniversaire de l’invasion de la Belgique par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale (1), une manifestation patriotique rassembla devant le Monument aux Morts sur la Place communale de Genval les édiles communaux, les membres de l’Armée Secrète, du Front de l’Indépendance, du Mouvement National Belge, les familles des victimes et ceux qui attendaient encore un absent, des représentants des troupes britanniques, des jeunes filles habillées aux couleurs des alliés (2).

Cette manifestation patriotique, suivie d’un défilé dans les avenues de Genval, fut captée par une caméra de la famille Lannoye.


10 mai 1945 | Mise en place des troupes avant la cérémonie
coll. Fonds Lannoye

1945 10 mai Fête de la Libération Place communale de Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart) 10

10 mai 1945 | Cérémonie patriotique sur la Place communale de Genval
coll. Fonds Lannoye

1945 10 mai Fête de la Libération Place communale de Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart) 6

1945 10 mai Fête de la Libération Place communale de Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart) 11

10 mai 1945 | Les troupes britanniques défilent dans l’avenue Gevaert
coll. Fonds Lannoye

1945 10 mai Fête de la Libération Place communale de Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart) 13

10 mai 1945 | De jeunes recrues belges ferment la marche des Alliés
coll. Fonds Lannoye

1945 10 mai Fête de la Libération Place communale de Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart) 14

10 mai 1945 | Les mouvements de jeunesses genvaloises suivent dans l’avenue Gevaert.
A l’arrière-plan, la chapelle Notre-Dame-de-Hal, construite en 1776 (3). La propriété dans laquelle est encastrée cette chapelle se trouve à l’angle des avenues Gevaert et du Joli-Mai, à Genval (4)(5).
coll. Fonds Lannoye

1945 10 mai Fête de la Libération Place communale de Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart) 191945 10 mai Fête de la Libération Place communale de Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart) 41945 10 mai Fête de la Libération Place communale de Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart) 3

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1945 10 mai Fête de la Libération Place communale de Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart) 161945 10 mai Fête de la Libération Place communale de Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart) 1

1945 10 mai Fête de la Libération Place communale de Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart) 5

 

 


(1) 10 mai 1940 au 28 mai 1940 | Campagne des 18 jours ou la Bataille de la Belgique
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d’histoire de la Place communale de Genval du 18e au 20e siècle, in Chroniques N° 36, septembre 2008.
(3) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(4) avenue du Joli-Mai n° 1 à Genval (3)
(5) Chapelle Notre-Dame-de-Hal | Inscription : Cette chapelle a été édifiée par Jean Stouffs et Élisabeth Mascart à l’honneur de Notre Dame de Halle Ave Marie Lan 1776 (3)

Monument des Fusillés et des Résistants rixensartois

180508 Inauguration du Monument des Fusillés et Résistants de Rixensart années 50 © Christiane Dandumont1

années ’50 | Inauguration du Monument aux Morts
coll. Christiane Dandumont

Face à ce monument, inclinons-nous avec émotion devant les noms des combattants, fusillés et résistants qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont donné leur vie pour un monde meilleur, pour lutter contre l’ennemi, pour la liberté.

*

8 mai 1945 : fin de la guerre en Europe et découverte des camps d’extermination et de concentration : c’est l’horreur ! Horreur encore fort heureusement rappelée aujourd’hui, écrit le colonel BEM Louis Dubuisson (1).

Mais force est de constater que, dans notre pays, l’impérieux travail de mémoire néglige de plus en plus – en particulier le 8 mai – l’engagement de nos compatriotes qui ont contribué à la défaite de l’Allemagne et, de ce fait, à la libération des camps.

Il faut rappeler que de très nombreux jeunes belges – dont des Rixensartois – ont contribué à la défense du pays, à sa libération et à la victoire finale. Que leur contribution paraisse modeste comparée à celles de grandes armées alliées n’enlève rien à la valeur de leur engagement qui mérite d’être évoqué auprès des jeunes et … des moins jeunes d’aujourd’hui.

Ces compatriotes civils et militaires ont servi le pays de bien différentes façons et en de nombreux endroits. En voici une liste non exhaustive.

Lors de la bataille de Belgique en 1940, l’Armée belge a eu plus de 6.000 morts et 40.000 blessés en dix-huit jours de combat et il n’est pas inutile de rappeler que sa résistance sur la Lys a fortement contribué à la réussite du rembarquement à Dunkerque du Corps expéditionnaire britannique qui fut le noyau de l’armée britannique de libération.

On ne peut oublier ceux qui ont agi dans la résistance : services de renseignement, sabotage, résistance armée, cheminots, postiers, chaînes d’évasion, évadés, etc.

Des compatriotes ont servi dans la Royal Navy, la marine marchande, la brigade Piron, la Royal Air Force et la Force publique du Congo. Ils ont combattu dans l’Atlantique, en Afrique, en Grande Bretagne, en Normandie, en Italie, … A la Libération, environ 54.000 jeunes se sont portés volontaires de guerre. On ne peut laisser tomber dans l’oubli toutes ces valeurs d’engagement et tout spécialement le 8 mai.

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Morts pour la Patrie

180507 Fusillés et résistants rixensartois morts en service recommandé1940-1945 | Fusillés et résistants rixensartois morts en service commandé
coll. Eric de Séjournet

Sur cette carte postale commémorative, les noms (par ordre alphabétique) et photos des fusillés et résistants qui, durant la Seconde Guerre mondiale, ont donné leur vie pour un monde meilleur, pour lutter contre l’ennemi, pour la liberté.

Sur le monument nos héros rixensartois sont répartis de la façon suivante, chaque nom étant précédé ou suivi d’une photo en médaillon.

A gauche, les Fusillés :

Boisacq Robert : il naquit à Wavre le 26 novembre 1904. Droguiste (peintre en bâtiment à Rixensart), membre de la Résistance, époux de Louisa Flémal. « Les Allemands ayant trouvé, lors de leur perquisition, un fusil caché dans un puits de son jardin » (1), il fut arrêté le 17 décembre 1942 et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (2).

Sur sa carte de deuil il est écrit : « Il a obéi au devoir; il a souffert pour le devoir; il est mort pour le devoir. Le soldat qui donne sa vie pour défendre l’honneur de sa patrie et pour venger la justice violée accomplit un acte de charité qui a été béni par notre Seigneur lui-même : « Nous n’avons pas de meilleur moyen de pratiquer la charité que de donner notre vie pour ceux qui nous aimons » Jeunes gens, faites de votre vie l’hymne de votre gratitude fidèle envers ceux qui comme Robert Boisacq ont sacrifié tout le sang de leurs veines et tous les rêves de leur coeur avec la suprême joie et l’enthousiaste espoir de voir se lever derrière eux une jeunesse digne de reprendre en mains le drapeau aux trois couleurs rougi de leur sang ». La lecture se termine par une citation de Louis Veuillot : « Il n’y a pas de mort, il n’y a pas de séparation. Il n’y a qu’une absence qui peut finir demain. Nous pleurons mais nous aimons, nous souffrons mais nous croyons, nous ne sommes pas écrasés mais A GENOUX ».

Collin Alphonse : né à Léglise le 23 septembre 1909, employé communal à Rixensart, résistant, arrêté le 18 décembre 1942, fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (2).

Croy Albert : né à Genval le 13 août 1917, électricien aux Papeteries de Genval, résistant. « Craignant les représailles de l’occupant, pour sa femme et son fils, et bien que connaissant le sort de ses amis de la résistance, arrêtés avant lui, il avait refusé de se réfugier dans la clandestinité » (1). Arrêté le 11 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés

Deceuster Denis : né à Rixensart le 19 août 1911, « ouvrier aux Papeteries de Genval. Il entra dans la résistance en 1942. Il fut arrêté le 8 janvier 1943 » (1) et fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 et inhumé au Tir National à Schaerbeek dans l’Enclos des Fusillés

Dereume Edouard : né à Bruxelles le 20 novembre 1920, habitant « l’ancienne ferme et café ‘Pagne’, rue du Viaduc 53. Il ne semblait pas faire partie du même mouvement de résistance que les autres. Il était néanmoins en possession d’un fusil et de dynamite » (1). Arrêté le 9 janvier 1943, il fut fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943.

Ladriere Marcel : né à Jumet le 21 juin 1907, combattant de 1940, employé aux Papeteries de Genval, époux de Celina Bierboom. « Arraché de son foyer par la Gestapo à Genval le 19 décembre 1942, et fusillé à Bourg-Léopold » (Source : Souvenir pieux), le 6 janvier 1943. Motif de l’exécution : otage (2).

Mayné Albert : né à Rixensart le 2 avril 1921, fusillé le 3 septembre 1944

Tilquin Marcel : né à Rixensart le 7 février 1903, commerçant à Rixensart. « Il transportait et détenait des armes » (1). Il fut fusillé le 6 janvier 1943 à Breendonk (2)

A droite, les Résistants morts :

Beeckman Louis : mort à Dachau (Bavière)

Collart André, résistant, né à Rixensart le 21 novembre 1924, mort pour la Patrie le 3 septembre 1944. Une messe fut célébrée à sa mémoire en l’Eglise de Rixensart, le 31 octobre 1944. Sur la carte de deuil, son père écrivit : « Mon petit André. Tu fus le Premier prisonnier de Rixensart en mai 1940. Tu es le Premier mort pour la délivrance. Si jeune tu avais droit à la Vie, mais tu as accompli ton devoir jusqu’au bout. Ta dernière pensée fut pour nous. Toutes les nôtres sont pour toi« .

Craps Albert

Francart Jean : né à Rixensart le 28 décembre 1926, arrêté le 18 août 1944, mort à Blumenthal-Schützenhof (Brême) le 19 février 1945

Georis Roger

Mathy Camille

Herman Jean : mort à Lingen (Allemagne)

Luyckx Louis

Margraff Oscar : mort au camp de concentration de Gross Rosen en Silésie

Paquet Jules

Pirsoul Joseph

La commune de Rixensart a nommé huit lieux en mémoire des huit fusillés :

– dans le centre de la commune : rue Robert Boisacq (anciennement rue du Pont), rue Alphonse Collin, avenue Marcel Tilquin

– devant la gare de Rixensart : Rond-point Albert Mayne

– autour de l’Athénée Royal de Rixensart : rue Albert Croy, rue Denis Deceuster (anciennement rue Neuve dans les années trente) (1), rue Edouard Dereume (anciennement rue du Viaduc)

– dans la vallée de la Lasne : sentier Marcel Ladriere


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Le jeudi 7 janvier 1943, l’Oberfeldkommandatur de Bruxelles communique : « En expiation de l’assassinat commis le 31 décembre 1942 sur trois membres de l’armée allemande, et des agressions commises après le 24 décembre, à Bruxelles et dans les environs contre des citoyens belges, les 10 Terroristes suivants ont été fusillés : DUPREZ Pierre, ferblantier à Anderlecht ; DE VALLENS José, employé de commerce à Bruxelles ; VAN DEN HOUVEL Edmond-Léonard, serrurier à Bruxelles-Jette ; LANSEN André, garçon de café à Evere ; ANCART Alexandre, marchand de charbon à Genval ; TILQUIN Marcel, commerçant à Rixensart ; COLLIN Alphonse, employé communal à Rixensart ; ROUCHEAUX Georges, imprimeur à Genval ; LADRIERE Marcel, employé à Genval ; BOISACQ Robert, peintre en bâtiment à Rixensart » (extrait publié dans INTERNATIONAL MILITARY TRIBUNAL, Trial of the major war criminals before the International Military Tribunal of Nuremberg 14 november 1945 – 1 october 1946, Nuremberg, 1949, Volume XXXVII p.377 et 378)

La balle pelote à Genval, chasses, armures et rechas

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1930/1931 | L’équipe genvaloise de balle pelote
lors de la Coupe du Centenaire
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La balle pelote est une variante du jeu de paume pratiquée dès le XIVe siècle. Celle que l’on surnomme affectueusement « la petite reine blanche » connaîtra son heure de gloire après l’Indépendance de la Belgique avec la création de plusieurs grandes sociétés, à commencer par la doyenne de Braine-le-Comte, mais aussi à Ath, Mons, Chimay, Charleroi, … (1).

Dans ce sport collectif, les joueurs, divisés en deux équipes de cinq, se renvoient une balle de part et d’autre du terrain. Le ballodrome utilisé pour le jeu de balle pelote est constitué de deux surfaces de jeu accolées, l’une de forme rectangulaire (petit jeu) et l’autre de forme trapézoïdale (grand jeu), généralement tracé sur une voie publique, sur la place publique ou devant le parvis de l’église (2). La balle pelote s’installe dès le mois d’avril sur les places des villages avec ses ‘chasses’, ‘armures’, ‘rechas’ et son accent patois synonyme de réjouissances (3).

A l’occasion des Fêtes commémoratives du Cinquantenaire des Papeteries de Genval, un match de balle pelote fut organisé entre les équipes des usines de Genval et Mont-Saint-Guibert. Il se déroula le le 26 septembre 1954 sur le site de Mont-Saint-Guibert (4).

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Église Saint-André, rurale et néo-classique

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coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La paroisse de Rosières dépendit jusqu’en 1559 de l’évêché de Cambrai, puis, par la suite, de l’évêché de Malines. En 1801, le curé P-J. Goossens rédige une monographie de la paroisse qui fournit des renseignements intéressants sur l’histoire communale. Il mentionne notamment qu’on ne bâtit guère de maisons, on n’y fait que reconstruire les anciennes, dont un certain nombre en argile et couvertes de chaume existent encore (1).

La précédente église, en style renaissance, avait été édifiée en 1704, date qu’on lisait au-dessus de la porte. Tombant en ruines, une nouvelle église fut construite en 1844 sur le même emplacement. Dédié à Saint-André, cet édifice rural néo-classique fut élevé en brique et pierre blanche sur les plans de l’architecte E. Moreau (1).

Les travaux ont été sans doute surveillés avec peu de soin, car de nombreuses lézardes sillonnent déjà les murs de l’édifice et les plafonnages de l’intérieur se détachent en plusieurs endroits, écrivirent Jules Tarlier et Alphonse Wauters en 1873 (2).

Elle fut consacrée en 1877 par Mgr Anthonis, évêque de Constance. Dressée en haut d’un escalier, au flanc d’un talus, elle présentait déjà, moins de 20 plus tard, de nombreuses lézardes (3). Sur base des écrits de Tarlier et Wauters, Louis Evrard décrit l’église : Une tour carré, coiffée d’une petite percée d’une porte rectangulaire à fronton et d’une lucarne semi-circulaire éclairant le jubé; elle précède un vaisseau en forme de basilique à trois nefs que deux rangées de colonnes doriques, supportant des arcades cintrées, partagent en quatre travées. Une belle voûte en berceau recouvre le choeur et la nef principale; un plafond horizontal recouvre les collétéraux. Les trois autels sont toujours dédiés au Saint-Sacrement, à la Sainte-Vierge et à saint André, traditionnelement invoqué contre les maux de reins (3).

Le tracé de l’E411 a profondément modifié cette vue de l’église Saint-André de Rosières. Incluse dans un muret à proximité vieux cimetière, la chapelle Saint-Antoine fait aujourd’hui figure de rescapée.

__________
(1) Cercle d’Histoire de Rixensart
(2) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(3) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, 1994

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mars 2014 © Monique D’haeyere

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Rue de l’Église Saint-André, coeur du village

Rue de l'Eglise - Rosières St. André Collection Michel Delabye

1911 | Rue de l’Église à Rosières
coll. Michel Delabye

A l’entrée du village de Rosières, vue de la route venant de Champles. Ce n’est que peu après 1873, que l’on ajoute au nom de Rosières celui du patron de l’église, saint André, afin de distinguer cette commune de celle de Grand-Rosière et d’autres hameaux d’autres provinces.

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mars 2014 © Monique D’haeyere

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Première gare de Genval

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début XXème siècle | La Gare
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Datant vraisemblablement des années 1900, la première gare de Genval correspond au type halte ‘Etat Belge’ et deviendra une gare de marchandises. Elle comprend un volume principal de quatre travées sur deux niveaux, flanquée de deux ailes asymétriques. Il se caractérise par la sobriété des volumes et la relative simplicité de la mise en œuvre (1).

__________ 
(1) MONTENS d’OOSTERWIJCK Violaine – L’architecture des gares situées sur le tronçon entre La Hulpe et Rhisnes (1854-1926), Vol. I, in Université Catholique de Louvain, Faculté de Philosophie et Lettres, Département d’Archéologie et d’Histoire de l’Art, 1995-1996

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Rue de Malaise, sous haute tension

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1930 | Poste de 36000 volts de Genval-Rosières
coll. Philippe Godin

Située route de Malaise (1) à Rosières, à la limite d’Overijse, cette station de la « Compagnie Auxiliaire d’Electricité » abritait un poste de 36000 volts (2). Ce poste de transformation sert à abaisser la tension électrique, et à distribuer l’électricité aux utilisateurs. Le matériel vétuste du poste HT (3) se trouvant dans un bâtiment ancien, la configuration des lieux (sur deux étages) rendait les manœuvres dangereuses. D’importants travaux y ont été réalisés depuis 2008 (4), tels que le renouvellement progressif d’équipements HT en postes d’injection d’énergie.

 

Ce grand bâtiment technique moderniste des années 1930-50 est accompagné d’un logement de fonction. L’édifice, recouvert d’un crépi peint, se compose de deux volumes bien distincts : l’un de format vertical et l’autre, horizontal. Leur homogénéité tient dans l’utilisation de toitures plates, de pans arrondis pour les angles, de bandeaux de fenêtres, d’insertion de colonnes entre les baies (6)
.

 

◼︎ OBJECTIF RIXENSART | Poste de haute tension

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(1) Maleizen est une entité de la commune flamande d’Overijse, née suite à l’exploitation de bois et la mise en cultures des landes. La première trace historique remonte à 1224, qui cite ‘Giselbertus de Malyse’ (5)
(2) Cercle d’Histoire de Rixensart
(3) haute tension
(4) SEDILEC,
Evaluation annuelle du plan stratégique 2008-2010, in Conseil d’administration du 4 novembre 2008
(5) Maleizen, deelgemeente van Overijse (www.overijse.be)
(6) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno (AWaP – Agence wallonne du Patrimoine), Inventaire du patrimoine culturel immobilier, 20 octobre 2009

1689B. Poste de haute tension Elia 8.2008 © Eric de Séjournet-008.JPG
2008 © Eric de Séjournet

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Incendie aux Papeteries de Genval

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19 février 1936 | Incendie aux Papeteries de Genval
coll. Luc Lannoye

Le 19 février 1936, un incendie qui fut un vrai désastre vient détruire la plus grande partie des installations de Genval (1). Les division Papier-peint et Balatum sont anéanties. Auguste Lannoy, un moment ébranlé par ce foudroyant coup du sort, se ressaisit et se met à refaire des plans, alors même que les ruines fumaient encore. Ce jour-là naissait son premier petit-fils. « La vie est toujours la plus forte », se dit-il. On appela ce petit garçon Pierre, in memoriam. « Allons ! », dit Auguste en regardant la grande usine écroulée et dévastée, « Je recommence » (2).

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(1) En 1930, les Papeteries de Genval couvraient 12.000 m3 bâtis (2)

(2) LANNOYE Luc, Regards sur le passé, 1978

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Champles, berceau de l’E 411

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1950 | Route de Champles
coll. Philippe Godin

Champles, nom donné au « hameau comprenant quelques maisons, bâties sur la rive droite de la Lasne, à l’extrémité du territoire de la commune » (1). L’autoroute E411, reliant Bruxelles à Namur, passe aujourd’hui à Rosières à hauteur de ce pont sur la Lasne.

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(1) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873

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Les Roches Fleuries et son jardin alpino-japonais

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Villa ‘Les Roches Fleuries’, avenue des Combattants 140 à Genval
coll. Universiteitsbibliotheek Gent

Le coteau qui s’incline vers la Lasne, à gauche en montant la rue, bénéficie d’un ensoleillement maximal et est protégé des vents d’ouest. Le fait que cet endroit portait anciennement le nom de ‘la coulture à la vigne’ laisse supposer que le Genval des temps révolus comptait des vignerons parmi ses habitants et connaissait le temps des vendanges. Cette particularité n’avait pas échappé à une personnalité aussi étrange qu’attachante, Ernest Van den Broeck (1852-1932), éminent géologue-hydrologue mondialement connu et Conservateur honoraire du Musée Royal d’Histoire Naturelle.

DOSSIER ⤷ GUINET C. (ingénieur horticole), Le jardin des Roches Fleuries à Genval, in La Terre et la Vie, pp. 220 à 229, 1931

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septembre 2015 © Monique D’haeyere

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Villa Beau-Site, Art nouveau géométrique

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1920 | Villa Beau-Site, avenue des Combattants 14 à Genval
érigée en 1908 par l’architecte Paul Hamesse pour l’entrepreneur De Waele
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

En retrait de la voirie, enserrée entre deux Hêtres pleureurs remarquables (1), la villa, de forme cubique, présente quatre façades enduites d’un cimentage, simulant un grand appareil régulier de moellons. Une toiture débordante à pavillon brisé en ardoise en écailles et à l’arrière une bâtière transversale, à brisis recouvrent l’édifice. Les corniches en bois sont soutenues par des corbeaux en bois travaillés. Le bâtiment de deux niveaux, est construit sur hautes caves (2).

Né en 1877, Paul Hamesse, fils du peintre paysagiste Adolphe Hamesse, fut élève de l’architecte Ernest Acker, à l’académie de Beaux-Arts de Bruxelles. Diplômé en 1898, il entre ensuite dans l’atelier de Paul Hankar, et fera parti de la deuxième génération d’architectes ‘Art nouveau géométrique’, par opposition à la tendance ‘Art nouveau floral’, initiée par Victor Horta. A la mort de Paul Hankar, Paul Hamesse rejoint Alban Chambon, architecte-décorateur spécialiste incontesté des théâtres et lieux d’amusement dans l’Europe de la fin du 19ème siècle. Associant le plus souvent à ses créations ses deux frères, Georges et Léon, tous deux peintres-décorateurs, Paul Hamesse poursuivra une abondante production jusqu’à sa mort survenue en 1956.

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(1) ARBORESCENCE (association citoyenne rixensartoise), Hêtres pleureurs (Villa Beau-Site, Genval)
(2) STREEL Bernadette (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2010

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Villa Beau-Site, côté jardins

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1933 | Villa Beau-Site, côté jardins
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Implantée au sommet d’un grand terrain qui descend vers la vallée de la Lasne, cette remarquable habitation de style Art Nouveau, de tendance géométrique, fut construite entre 1908 et 1909 par l’architecte Paul Hamesse pour l’entrepreneur Jules De Waele (1).

Né en 1877, Paul Hamesse, fils du peintre paysagiste Adolphe Hamesse, fut élève de l’architecte Ernest Acker, à l’Académie de Beaux-Arts de Bruxelles. Diplômé en 1898, il entre ensuite dans l’atelier de Paul Hankar, et fera parti de la deuxième génération d’architectes ‘Art nouveau géométrique’, par opposition à la tendance ‘Art nouveau floral’, initiée par Victor Horta. A la mort de Paul Hankar, Paul Hamesse rejoint Alban Chambon, architecte-décorateur spécialiste incontesté des théâtres et lieux d’amusement dans l’Europe de la fin du 19è siècle. Associant le plus souvent à ses créations ses deux frères, Georges et Léon, tous deux peintres-décorateurs, Paul Hamesse poursuivra une abondante production jusqu’à sa mort survenue en 1956.

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(1) STREEL Bernadette (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), in Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2010

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La Perche couverte, unique en Wallonie

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1925/1928 | Construction de la Perche couverte à Genval
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

L’histoire du tir à l’arc à Genval remonte à 1922. Auguste Lannoye, patron des Papeteries de Genval, eut l’idée de créer un site où ses travailleurs pourraient s’adonner à ce sport plutôt qu’aller dépenser leur salaire dans les nombreux bistrots des alentours. En 1925 débutèrent les travaux de construction d’une tour de 36 mètres de haut destinée au tir sur perche.

L’entre-deux guerres paraît bien avoir été la dernière période de gloire des sociétés de tireurs à la perche et c’est à cette époque que se construisent, de ci de la, des perches couvertes. En gros, cela consiste à entourer une perche d’une enveloppe suffisamment importante à la base que pour permettre à plusieurs tireurs de s’y regrouper, suffisamment haute que pour surmonter une perche de près de 30 m, suffisamment étanche que pour la mettre à l’abri des intempéries et suffisamment solide que pour ne pas s’écrouler au premier coup de vent. La Wallonie en connut quelques-unes, en Hainaut, en Tournaisis et, plus proches de nous, la perche couverte des ‘Trois Colonnes’, qui disparaîtra en 1945, et la perche ‘semi-ouverte’ à proximité de la gare de La Hulpe.

Genvaloise, la dernière perche couverte de Wallonie surplombe depuis 1928 le site des anciennes Papeteries. On y dispute encore des concours de tir à l’arc vertical. Dans tous les villages du Brabant wallon, avant guerre, on trouvait 2 ou 3 perches de tir à l’arc en plein air, rappella René Vandiest, secrétaire du Cercle des Archers de Rixensart-Sainte-Croix. Il suffisait d’un arbre planté dans le sol sur lequel se balançaient les ‘oiseaux’ (…). Les gens des Papeteries avaient leur équipe d’archers, et j’en faisais partie. On pouvait gagner alors des caisses entières de papier peint. À l’époque cela valait une fortune. (1)

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(1) WILLOT Isabelle, La perche couverte de Genval, in Le Soir, 18 août 1995

 

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