Maison communale de Genval, de 1913 à 1977

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1924/1927 | Deuxième Maison communale de Genval,
située à l’angle de la Place communale et de l’avenue Gevaert
coll. Imelda De Thaey

Construite par l’architecte Campenhout et inaugurée en 1913 (1), l’ancienne Maison communale de Genval est le premier bâtiment de la Place Communale. Selon Bénédicte de Ghellinck et Bruno Merckx, elle fut construite en 1913 par l’architecte E. Herent dans un style éclectique (2).

Sur la photo, la rue du Vallon n’est pas encore percée, observe Imelda De Thaey.

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Rue des Écoles, sur la Trawée

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avant 1925 | rue des Écoles à Rixensart, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La rue des Ecoles est tracée, aux environs de 1900, sur la Trawée (1) Timans ou Timaus, dont il ne subsiste que le sentier, en forte pente, descendant vers la rue de l’Eglise. En 1921, Louis Mayné, marchand de bestiaux, vend à la commune, sa ferme et les prairies attenantes. On y construit la nouvelle Ecole Communale du Centre (…). Construite en 1925, l’école ne comprend que trois salles de classe et un jeune marronnier au milieu de la cour (2).

Deux écoles existaient déjà plus loin dans la rue. L’école de coupe des demoiselles Maria et Joséphine Delaby, et l’école Sainte-Agnès réservée aux filles (3).

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avril 2014 © Monique D’haeyere

La Rue des Ecoles voir 117 c Francis Broche

coll. Francis Broche

Rix. Gare rue de la Gare 04 c (2)

juillet 2017 © Monique D’haeyere

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Les nouvelles écoles des garcons. Façade extérieure, coll. Francis Broche

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avril 2011 © Monique D’haeyere


(1) Cette trouée permettait aux gens du Bourgeois de se rendre à leur église paroissiale, Sainte-Croix à Rixensart, avant la fondation de leur paroisse et la construction de leur église (4) en 1877 (2)
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(4) Saint-François-Xavier

 

Chapelle de Notre-Dame-de-Lourdes, dite de la Bruyère

600. Chapelle de Notre-Dame de Lourdes rue de la Bruyère à Genval

1921 | Chapelle de Notre-Dame de Lourdes ou chapelle Vanhamme

Située rue de la Bruyère 130 à Genval, cette chapelle à chambre, du type parfois appelé ‘oratoire’, fut construite par Georges Vanhamme en 1921, en reconnaissance d’une guérison miraculeuse. En effet, Célina Vanhamme, née en 1884, sœur du constructeur, revint guérie d’un pèlerinage à Lourdes en 1920. Une inscription rappelle l’origine de la fondation : ‘En / mémoire de / Célina Van Hamme / guérie à Lourdes / 1921 / A.M.’. Cette inscription figure sur une pierre en octogone irrégulier, scellée dans le fronton au-dessus de la porte (1).

Selon Roger Delooz, c’est l’abbé Coenen de l’église dédié au Sacré-Coeur de Jésus-Roi, aujourd’hui disparue, curé de 1914 à 1928 qui fit bâtir la Chapelle de Notre-Dame de Lourdes à la Bruyère en 1921 (2).

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après 1921 | Chapelle de Notre-Dame-de-Lourdes, coll. Francis Broche
Le clocheton est un ajout tardif. Il est fait en bois et zinc (1)

Chapelle Vanhamme 132 rue de la Bruyère à Genval 1925 1930 c CHR

1925/1930 | Chapelle de la Bruyère, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Chapelle dite Vanhamme Rue de la Bruyère 1960 c CHR coll R. Javaux

1960 | Chapelle dite Vanhamme, rue de la Bruyère, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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octobre 2010 © Berna de Wilde

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août 2016 © Monique D’haeyere


(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(2) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999

 

Café de la Place et La Confiance

A Café de la Place Bourgeois 1908 © Jean-Louis Lebrun

1908 | Café de la Place et le magasin ‘La Confiance’ sur la Place de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

B Café de la Place et La Confiance Bourgeois 1911 à 1913 © Jean-Louis Lebrun

entre 1911 et 1913 | Café de la Place et La Confiance, coll. Jean-Louis Lebrun

la place rue du moulin 1923 c Francis Broche

1923 | coll. Francis Broche

Venant de la rue Saint-Roch, le cavalier traverse la Place de Bourgeois et se dirige vers la rue du Moulin. A gauche sur la photo, la boucherie Libouton a remplacé le Café de la Place.

La gendarmerie de la rue Albert Ier

1354. La Gendarmerie à Rixensart Collection Francis Broche

En 1933, la gendarmerie s’installa aux numéros 38 à 42 de la rue Albert Ier (aujourd’hui au 64 rue du Monastère, l’ancien corps de garde). Et Paul Buffin de se demander pourquoi celle-ci alla se cantonner aux confins du village de l’époque. Auparavant Rixensart dépendait de la Brigade de Lasne et seul le garde champêtre, bon enfant, assurait la police dans le village (1).

Au début des années soixante, Rixensart comptait quatre au cinq gendarmes, dont M. Louis qui habitait en face de la gendarmerie. Le commissariat occupait le rez-de-chaussée au coin de l’avenue de l’Aurore et le reste des différentes maisons étaient des logements de fonction. Les gendarmes se déplaçaient à vélo ! Plus tard ils eurent une jeep (2) ‘Minerva’ de conception belge. Ensuite arriva le fameux et célèbre combi noir Volkswagen (3).

Le gendarme M. Louis reçut en son temps une autorisation spéciale pour pouvoir habiter en face de la gendarmerie et non dans le logement de fonction. Quant aux autres gendarmes (M. Hamels, Dockx, Moriamé, Laloux et Bertaux) ils habitèrent sur place. Le gendarme M. Van Goethem ayant également reçu une dérogation habita à un autre endroit dans la commune. Plus tard arriva le gendarme M. Drousie qui passa finalement à la Police communale (3).

Quant aux gardes champêtres, il y en avait deux : un pour Rixensart (Herman Dupuis) et un pour Bourgeois (M. Dujardin). Ils avaient leur bureau à la Maison communale (2).

Sur cette photo, on reconnaît le premier revêtement, ensuite la rue Albert 1er fut pavée de blocs qui s’emboîtaient les uns dans les autres et qui ressemblaient à des bobines de fil à coudre vides. Les pavés de la rue Albert s’arrêtèrent juste après la gendarmerie pour continuer en chemin de terre vers le magnifique château Dubost et les champs et prairies exploitées par la famille Meert (Ferme de Froidmont) (4).


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) témoignage de Marcelle Dupuis, fille d’Herman, ancien garde champêtre de Rixensart (via Francis Broche)
(3) témoignage d’Alain Bertaux, 17 août 2018 (via Facebook)
(4) témoignage de S.R., 18 août 2018 (via Facebook)

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2011 © Monique D’haeyere

Modern Hôtel, né et perdu par le rail

1309. Modern Hôtel Gare Rixensart vue générale c Anne-Marie Delvaux

début XXe siècle | Vue générale du Modern Hôtel,
sis rue du Chemin de Fer à Rixensart (actuellement rue Alphonse Collin)
coll. Anne-Marie Delvaux

Descendant au hameau de Froidmont par la rue de Limal on emprunte la rue Collin pour se diriger vers la Place de la Vieille Taille et l’avenue de Merode. Cet ancien tronçon du sentier de la Procession, entre la rue de l’Augette et la gare était devenu en 1855, la rue du Chemin de Fer (1).

Rue Alphonse Collin CPAS 12.2009 © Eric de Séjournet-002

décembre 2009 © Eric de Séjournet
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Renipont-Plage, espace de détente

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A la limite de Rixensart, la plage de Renipont (Lasne) offre depuis 1935 ou 1937 un espace de détente, entièrement dédié aux baigneurs. Cet étang artificiel est alimenté « par une source, le trop plein s’en allant dans le ruisseau tout proche. Pas question en principe d’y retrouver des salmonelles, grâce au renouvellement perpétuel de l’eau. Il y a des carpes et des amours blancs qui viennent nettoyer les berges en attrapant les insectes. C’est très naturel ! » (1)

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Chapelle du Calvaire, IHS

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1902 | Le Calvaire, coll. Francis Broche

A l’est du château de Rixensart, sur une colline dite du Calvaire, à la lisière du bois, se trouvent deux chapelles placées en regard l’une de l’autre et communiquant par une avenue; la plus remarquable est dédiée à sainte Anne, l’autre au Seigneur crucifié (1) (→ RÉTRO RIXENSART | Chapelle Sainte-Marie, de la dévotion à la ruine).

Les archives du château (de Rixensart) font mention à la date du 2 janvier 1813 de ‘travaux de peinture et de ferronerie exécutés pour le chapelle du Bondieu du Calvaire et le chapelle de la Vierge du Calvaire’ (2).

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1904 | Le Calvaire, coll. Francis Broche

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1924 | Le Calvaire, coll. Serge Watté

Située drève du Calvaire dans le bois de Rixensart, cette chapelle à chambre de forme hexagonale a été construite en briques. Le toit, qui était recouvert d’ardoises, a disparu. A l’intérieur, il y avait deux niches, de part et d’autre de la croix centrale, dont un Christ en bois (…). Les deux niches contenaient les statues de la Vierge et de saint Jean. L’entrée est constituée par deux colonnes en pierre bleue, de part et d’autre d’une grande grille en fer forgé dans laquelle est inséré le monogramme IHS (Iesus Hominis Salvator) (3).

 

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1969 © Jacques Jans

Dès le XVe siècle, le Brabant était un centre de sculpture sur bois. Dans les ateliers de Bruxelles et de Louvain on ciselait et assemblait des retables, notamment, qui étaient expédiés dans divers pays d’Europe et même ceux de la Baltique. On retrouve encore des retables brabançons dans des églises de Suède. Le calvaire de Rixensart est probablement issu de cette tradition artisanale. A première vue sa date d’exécution correspondrait bien avec celle de l’achèvement du château actuel (4).

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1969 | Chapelle du Calvaire © Jacques Jans

Ces photos ont été réalisées pour un article du journal L’ancre n° 2 de septembre 1969. Peu de temps après la parution du semestriel de la MJC de Rixensart, la Vierge qui se trouvait dans le calvaire fut dérobée. Elle ne fut jamais retrouvée, raconte Jacques Jans.

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La Vierge, le Christ et  Saint Jean © Jacques Jans

Le Christ en croix a trouvé refuge, depuis 1980, dans l’église Saint-Etienne de Froidmont où il est fixé sur le mur derrière l’autel (5) (→ RÉTRO RIXENSART | Eglise Saint-Etienne, de l’inauguration à aujourd’hui).

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2009 | Christ en croix (Eglise Saint-Etienne) © Monique D’haeyere

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juillet 2014 © Monique D’haeyere

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décembre 2018 © Annick Dedobbeleer


(1) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(2) PINSON Colette, Chroniques CHR n° 22 (Cercle d’Histoire de Rixensart), 4ème trimestre 1995
(3) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(4) DERAEDT Marcel, Exploration du monde de Rixensart, L’Ancre, p. 7 et 9, numéro 2 de septembre 1969
(5) PINSON Colette, Chapelles du Calvaire et de la Vierge, in Chroniques CHR N° 22, p.15, 4e trimestre 1995

 

Villa Le Peuplier, aujourd’hui Les Pins

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1910 | Villa Le Peuplier au Bourgeois
(actuellement dénommée ‘Les Pins’, sise rue Lambermont 26)
coll. Francis Broche

La rue Lambermont (1), chemin du Cerf (2) au temps jadis, part de la place de Bourgeois et rejoint la rue du Baillois. Dans le passé, cette rue portait le nom de Monseigneur, appellation qui faisait double emploi avec une avenue du bois de Ripont. Monseigneur n’est autre que le titre ecclésiatique du comte Xavier de Merode, initiateur de la construction de l’église du Bourgeois.

Dans le fond de l’image on aperçoit la chaumière, démolie fin 2012, explique Francis Broche.

__________

(1) Auguste Lambermont (1819-1905, fait baron en 1863) est né à Rofessart dans une famille de huit enfants. Diplomate, ministre d’Etat et plénipotentiaire, il a contribué au renom de la Belgique à l’étranger. II signa l’acte de rachat des péages sur l’Escaut que la Hollande nous avait imposés après l’indépendance beige. On lui doit la création de la halte du chemin de fer à Profondsart (4)

(2) Popp (3) montre en cet endroit le chemin du Cerf et l’arrête aux environs du n° 9 actuel. Le chemin se prolongeait vers la place, par un sentier aboutissant en face de la rue des Cailloux. En 1756, il est fait mention du petit cortil du Cerf, closière de prairies jouxtant la chaussée de Lasne et la rue du Baillois. A cette époque, les cerfs devaient encore être nombreux dans les bois de la région (4)

(3) POPP P-C, Atlas cadastral de Belgique

(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996, p. 117

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2010 © Francis Broche

 

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Bornes-fontaines à Bourgeois, ressources communes

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après 1909 | Le Coin perdu de Bourgeois (à Rixensart et non à Genval)
coll. Jean-Claude Renier

Partant de la place Cardinal Mercier, la rue du Baillois, sinueuse, nous conduit au Coin Perdu (1) … et à sa borne-fontaine.

«En 1873, un réseau de pompes et de puits publics fut installé à Rixensart, afin d’améliorer l’hygiène de la population. Chaque point collectif d’approvisionnement en eau potable fut surveillé par un responsable du conseil communal. En effet, le conseil constata la négligence des habitants et certains abus des enfants, qui par jeu, gaspillèrent l’eau en pompant inutilement.

Le réservoir d’eau potable, relais et complément du château d’eau de Rixensart, rue du Plagniau, fut érigé au Bourgeois en 1901. Ce réservoir en maçonnerie entouré de remblai de terre gazonnée servait de relais. Il était situé à la cote 113. Il eût mieux valu, à cette époque, construire le château d’eau au Bourgeois dont la cote d’altitude est de 113 m plutôt qu’à Rixensart qui se trouvait à la cote 96, une pression plus forte eût été atteinte.

En 1905, la commune fut entièrement desservie en eau et les anciennes pompes furent remplacées et même multipliées par des bornes-fontaines pour les habitations non raccordées au réseau.

Le charme de l’endroit est qu’il est resté village, qu’on y entend encore parler wallon, que tout le monde se salue et semble se connaître. C’est aussi le paradis des promeneurs qui y trouvent des sentiers, piedsentes en vieux français et ‘pichintes’ en wallon. Ceux-ci permettent de découvrir, au fond des creux, à flanc de coteau, ‘le coin perdu’ que les lotisseurs ont épargné» (1).

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1911 | Place de l’Église et sa borne-fontaine, coll. Francis Broche

Le Conseil communal de Rixensart prêta une attention toute particulière aux pompes publiques : Attendu que de grandes réparations deviennent fréquemment nécessaires aux pompes publiques établies sur les puits communaux, par suite de la négligence des habitants et par l’abus de ces pompes dont les enfants font un jouet en pompant l’eau inutilement et en jetant des pierres dans la colonne (…) il est nommé, pour chaque pompe, un membre du Conseil communal qui en a la surveillance, à savoir : (…) Mayné, Eloi, surveillant de la pompe place de Bourgeois (…). Tout en surveillant les pompes, ces messieurs seront chargés de commander toutes les réparations des pompes publiques, la répartition se faisant entre tous les habitants profitant de la pompe réparée d’après le nombre des bêtes qu’ils nourrissent (2).

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2013 © Monique D’haeyere

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1910 | Café de la Rose d’Or (Edition Petit-Simonet), coll. Jean-Louis Lebrun

A droite, la borne-fontaine, qui distribuait l’eau potable.

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début XXe | La rue Haute à Bourgeois est en travaux © Elisabeth Taburiaux

A gauche, une fontaine publique. Au centre, l’habitation d’Edouard Taburiaux et Joséphine Desteinbachberick, tous deux enseignants à l’école publique de Bourgeois.

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mars 2014 © Monique D’haeyere

1320. Chapelle Sainte-Barbe à Bourgeois Collection Cercle d'Histoire de Rixensart

début XXe | Paysage à la chapelle Sainte-Barbe, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La borne-fontaine (1878) et la chapelle Sainte-Barbe (1877), toutes deux situées rue du Baillois à Bourgeois, à l’angle de la rue Dyna Beumer (3).

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1924 | Chaussée de Lasne à Bourgeois
coll. Jean-Louis Lebrun

A droite, la borne-fontaine située à l’angle de la rue du Roi et de la chaussée de Lasne.

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L’entrée du village (actuellement chaussée de Lasne)
coll. Jean-Louis Lebrun

L’entrée du village de Bourgeois, à hauteur de l’actuel carrefour de Renipont. A gauche de la photo, une borne-fontaine.

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1923 | La Place, rue du Moulin
coll. Monique D’haeyere

A gauche, la borne-fontaine de la Place de Bourgeois, qui y fut installée en 1873. Eloi Mayné, conseiller communal, en fut le responsable (4). Au centre de la photo, la rue Saint-Roch.

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2013 © Monique D’haeyere

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après 1925 | Grand’Place à Bourgeois (5)
coll. Mauricette Derely

Dès les années 30, déjà, pendant les mois d’été et du fait de l’accroissement de la population, seul un mince filet d’eau daignait s’échapper des robinets. En 1959, le nouveau château d’eau fut construit au Bourgeois, enfin à la bonne altitude, et l’ancien sera démoli peu après.

En mai 1940, les installations de pompage furent fortement endommagées au cours des combats. Les robinets furent muets. Tout le village se retrouva aux sources avec cruches et seaux. Il y eut des sources au château, à la perche du tir à l’arc, aux étangs Gillet, au bas de la bruyère du Glain, à la Bassette … Si les trajets furent fatigants et la corvée fastidieuse, en contrepartie on causa, on papota, on échangea dès nouvelles vraies et souvent fausses mais on refît connaissance. La procession des porteurs d’eau dura une partie de l’été.

Ces pompes, devenues fontaines par la suite, furent supprimées en 1946 (7).

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janvier 2013 © Monique D’haeyere


(1) Le charme de l’endroit est qu’il est resté village, qu’on y entend encore parler wallon, que tout le monde se salue et semble se connaître. C’est aussi le paradis des promeneurs qui y trouvent des sentiers, piedsentes en vieux français et ‘pichintes’ en wallon. Ceux-ci permettent de découvrir, au fond des creux, à flanc de coteau, ‘le coin perdu’ que les lotisseurs ont épargné (7).
(2) Les Feuillets historiques n° 7 de Bourgeois (sans précision de date du Conseil communal)
(3) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) Ce n’est qu’en 1925 que la nef de l’église Saint François-Xavier fut allongée d’une dizaine de mètres et que la tour fut construite (6).
(6) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart, p. 14, 1977
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Avenue Nouvelle, bordée d’ormes

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1920 | Avenue Nouvelle (rue Alphonse Collin)
coll. Francis Broche

Bordée d’ormes, l’avenue Nouvelle à Rixensart est l’actuelle rue Alphonse Collin, pour la partie située entre l’avenue Marcel Tilquin et la Place de la Vieille Taille.

Cette belle rangée d’ormes fut décimée par la graphiose, aussi nommée ‘maladie hollandaise de l’orme’. Vraisemblablement d’origine asiatique, cette maladie fongique de cet arbre est apparue en 1919 pour la première fois aux Pays-Bas et dans le nord de la France, puis s’est développée dans toute l’Europe.

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mars 2016 © Monique D’haeyere

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Les Sorbiers

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après 1903 –  Les Sorbiers (Parc de Genval-les-Eaux),
à l’angle des avenues des Merisiers et des Cormiers
coll. Francis Broche

« Dans les alentours du lac de Genval, cette belle villa s’implante sur un haut soubassement au centre d’un jardin entouré de haies. Oeuvre de l’architecte Fernand Symons (1), cette habitation de style ‘villégiature’ est datée de 1903 et s’inscrit tout à fait dans l’esprit du manoir anglais : les façades crépies et à faux colombages sont animées d’une bretèche, d’encorbellements, d’annexes, de petits toits en appentis, d’une loggia d’entrée, d’une tourelle polygonale (terrasse couverte à l’origine), de hautes souches de cheminée. Les baies de format varié sont fermées de châssis d’origine à petits bois », écrit Bénédicte de Ghellinck en 2009 (2).

« Cette villa est typique de cette époque et, chose curieuse, elle dispose d’une soeur, dans le quartier du ‘Bosquet’ que seules quelques différences empêchent de qualifier de jumelle (3) », écrit Roger Ghyssens en 2003 (4).

__________
(1) Fernand Symons (1869-1942), architecte belge de la période Art nouveau qui fut actif à Bruxelles et à Genval
(2) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009  
(3) RÉTRO RIXENSART | Villa de l’avocat Ch. G
(4) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, p. 112, 2003

 

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9.2017 © Immo Ferco

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Chalet Guillaume Tell

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avant 1906 | Le Lac
coll. Anne-Marie Delvaux

Sur la rive nord du lac de Genval, le Chalet Guillaume Tell marque le paysage depuis plus d’un siècle.

La mise sous eau du lac de Genval date de l’automne-hiver 1903-1904. Roger Ghyssens, du Cercle d’Histoire de Rixensart, fait observer que l’Argentine (aussi dénommée Rivière d’Argent ou Zilverbeek) marquait la limite communale entre Overijse et Genval depuis le pont d’Yssche, rue de la Tasnière, jusqu’au chemin de Genval à Rosières. Il est évident que la création du lac entraînait immanquablement la disparition de cette limite et que le fait de détourner la rivière ne transférait pas automatiquement ses fonctions frontalières. Le bourgmestre d’Overijse avait donc marqué de légitimes réticences et avait exigé de placer dans l’axe du lit de la rivière abandonnée, des bornes (…). Aujourd’hui, pour autant qu’elles existent, elles jouent ce rôle entre deux Provinces d’abord, entre deux Régions ensuite  (1).

Sur la rive nord, on distingue le Chalet ‘Guillaume Tell’. Avec le Rütli (Le Trèfle à Quatre), le Hameau du Petit Trianon, la Maison du Seigneur, il fait partie des ‘copies’ réalisées dans le parc de Genval-les-Eaux au début du 20e siècle. Le chalet est à l’image de la chapelle Guillaume Tell se trouvant sur les bords du Lac des Quatre Cantons en Suisse.

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janvier 2016 © Monique D’haeyere

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