Le Lion et Le Lynx du Glain

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AD Delhaize, situé au coin des rues du Meunier et Neuve, coll. Francis Broche  

L’histoire de Delhaize débute à la fin du XIXe siècle, quand Jules Delhaize révolutionna la distribution alimentaire en Belgique en instaurant le succursalisme, un réseau de magasins d’épiceries, denrées coloniales, vins et spiritueux, approvisionnées depuis un entrepôt central. Avec son frère Edouard et leur beau-frère Jules Vieujant il crée les « Etablissements Delhaize Frères Le Lion ». En 1883, Delhaize transfère ses activités de Charleroi à Molenbeek, près de Bruxelles, à proximité immédiate de la gare de l’Ouest. Le site comprend un grand entrepôt, de vastes caves, des bureaux mais aussi un économat, une école, une brigade de pompiers et des fabriques produisant des denrées en propre sous la marque « Le Lion ». En trente ans, la société ouvre plus de 700 succursales réparties aux quatre coins du pays et s’associe avec 1500 négociants indépendants (1) … dont le magasin AD Delhaize au Glain, situé à l’angle de la rue du Meunier (aujourd’hui rue Albert Croy) et de la rue Neuve (aujourd’hui rue Denis Deceuster).

vers 1920 coll. Francis Broche ↔ février 2015 © Monique D’haeyere

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années 1920 | Epicerie de la Cie Coloniale & Vinicole, coll. Robert Delbrassinne 

Rue Denis Deceuster (la maison contemporaine pourrait être l’ancienne épicerie)

Un recueil officiel des marques, datant de 1893, nous apprend que le 10 janvier 1893, Henri De Schoonen et Cie, distillateurs, chaussée de Waterloo, 86 à Saint-Gilles-lez-Bruxelles déposent la marque la Compagnie Coloniale et Vinicole et déclarent l’adopter pour être apposée sur tous produits, tels que épiceries, vins et spiritueux, etc. Cette marque représente un lynx couché, au-dessus duquel se trouvent les mots ‘Le Lynx’ (3).

On peut déceler de la part de la Compagnie Coloniale et Vinicole un certain mimétisme avec la marque Delhaize le Lion. En effet, après avoir lancé en 1867 le concept de ‘maison à succursales multiples’, les fondateurs de Delhaize le Lion adoptèrent le lion couché comme emblème.


(1) Delhaize, notre histoire
(2) Les feuillets historiques N° 11, Avenue de Merode – Au fond du bois, mai 1997
(3) Ministère belge de l’Industrie et du Travail, Recueil officiel des marques de fabrique et de commerce (Volume 6) – Bruylant-Christophe & Cie Editeurs, 1893

Avenue Normande, expressions architecturales

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début XXe siècle | Hôtel Beau Site, avenue Normande, coll. Francis Broche

Construite dans l’avenue Normande au Parc de Genval-les-Eaux par l’architecte Fernand Symons (1), la Villa Beau Site (2) changera à la fois de nom et d’aspect : Royal Palace, puis Le Belvédère (3).

→ RÉTRO RIXENSART | Le Belvédère, du palace à l’enfer

Les Villas, coll. Jean-Claude Renier et Francis Broche 

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Villas Mon Repos Mon Abris construites par M. Degallaix Genval-les-Eaux (1)

Villas Mon Repos et Mon Abri, construites pas M. Degallaix, entrepreneur à Genval

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Groupe de villas avenue Normande, coll. Monique D’haeyere ↔ 2011 © Francis Broche

Villa ‘Chez Nous’, coll. Philippe Godin ↔ mars 2016 © Henri Vranken

Cette villa fut construite par M. Degallaix, entrepreneur à Genval. Elle se trouve avenue Normande à Genval (Le Parc), actuellement au n° 28. Elle a été rénovée après 2006. Avant cela, la propriétaire des lieux y a tenu durant minimum deux décennies ou plus, son ‘salon’ de coiffure, précise Henri Vranken.

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avant 1929 | coll. Patrick van der Straeten

‘La Maison Blanche’ est sise avenue Normande 19 à Genval, dans le parc de Genval-les-Eaux. Elle est de style Art Déco pour la façade principale et plutôt orientée début du Modernisme pour les autres façades, précise l’actuel propriétaire-architecte.


(1) Architecte, rue Souveraine 35 à Ixelles, un des sept fondateurs de la ‘Compagnie horticole de Genval et extensions – Hortus’ en compagnie de Gustave Smets-Mondez et de l’architecte-paysagiste Adrien Hubaut (II)
(2) A ne pas confondre avec la Villa Beau-Site de l’architecte Paul Hamesse
(3) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

 

Eglise Sainte-Croix, 25 ans debout (II)

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après 1912 | Rue de l’Eglise à Rixensart, coll. Anne-Marie Delvaux

Jouxtant le château de Rixensart, l’ancienne chapelle castrale fut remplacée en 1912 par un nouvel édifice religieux, l’église Sainte-Croix.

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1924 |  L’église, coll. Francis Broche

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2011 © Monique D’haeyere

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vers 1926 | Entrée du château et l’église, coll. Jean-Claude Renier

La rangée des grands arbres dans la cour principale du Château de Rixensart disparut vers 1929, tandis que cette église fut détruite par un incendie en 1937.

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2010 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Eglise Sainte-Croix, tertio

Les Marnières et son sentier du Rossignol

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avant 1920 | Les Marnières et le sentier du Rossignol, coll. Francis Broche

Vue panoramique depuis le centre de Rixensart vers le château d’eau du Plagniau (à hauteur de la rue de l’Institut). Au centre de la photo, une locomotive à vapeur traverse le paysage.

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avant 1920 | coll. Jean-Claude Renier

Des marnières (1) furent exploitées jadis sur ce site. Elles étaient nombreuses dans la région. Elles se présentaient sous la forme de puits, de plusieurs mètres de profondeur. Ces marnières s’évasaient dans le bas et peuvent encore, de nos jours, présenter des dangers d’effondrement (2).

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Le sentier du Rossignol et la ligne du Luxembourg, coll. Francis Broche

En remontant par le sentier, les promeneurs pouvaient rejoindre la gare de Rixensart. A droite, le château d’eau du Plagniau.

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avril 2014 © Monique D’haeyere

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1935 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Vue prise depuis la voie du vicinal qui, à cet endroit, deviendra l’avenue Marchal. On reconnaît les serres de Sevrin, la voie ferrée et le sentier du Rossignol ainsi que le château d’eau et les toitures de l’Institut Sainte Elisabeth.


→ RÉTRO RIXENSART | Avenue Georges Marchal, premiers changements urbanistiques 

→ OBJECTIF RIXENSART | Sentier du Rossignol


(1) Ces marnières sont aussi appelées ‘trous à marne’ ou ‘puits à marne’ (…). La « marne » était employée localement pour l’amendement des terres de culture (le marnage annuel des terres était en général imposé dans le bail à ferme). Les grès étaient exploités pour la construction (habitations, fermes, remparts) ou pour la fabrication de pavés (…). Qu’il s’agisse de marne ou de grès, on exploitait au départ de puits, profonds de quelques mètres à 25 m, d’où partaient des galeries divagantes ou rayonnantes (…). Etant donné la nature meuble des matériaux, les infiltrations brutales ou récurrentes d’eau sont de nature à augmenter considérablement les risques d’affaissement. Des excavations apparaissent souvent après de fortes pluies (on peut craindre que certains affaissements de voirie, attribué à des fuites d’eau ou d’égout, puissent en fait trouver leur origine dans un affaissement de carrières ou avoir été aggravé par affouillement de ces anciennes exploitations) (cf DGO Agriculture, Ressources naturelles et Environnement, Service Géologique de Wallonie)

La Maison Grise … Les Heures Claires

1115B. Le Parc et la Maison Grise à Genval

La Maison Grise (architecte N. Lacroix),
à l’angle des avenues du Théâtre et du Lac à Genval, coll. Hubert Desgain 

Il est fait mention de la Maison Grise dans un guide édité après 1925 par le Touring Club de Belgique : Après avoir dépassé le Pavillon Japonais, suivons la rive du lac jusqu’à une villa dénommée ‘La Maison Grise’. Une cinquantaine de mètres plus haut, à gauche, se trouve le ’Théâtre de verdure’ où, à la belle saison, se donnent différentes fêtes (1).

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Les Heures Claires, coll. Francis Broche

Son nom un peu tristounet de ‘Maison Grise’ se modifiera en celui, plus joyeux, du restaurant ‘Les Heures Claires’ (2), situé non loin du Pavillon Japonais.

Roger Ghyssens le décrit muni d’une terrasse aux allures de bateau, avec bastingage et hublots. On y disposait d’une très jolie vue sur le lac dans sa largeur (3).

octobre 2014 © Eric de Séjournet


(1) Touring Club de Belgique, Environs de Bruxelles – 100 promenades pédestres, visite du Parc et du village de Genval, pp. 92 à 95, après 1925
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) Ibid.

Villa L’Enclos, avenue des Erables

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vers 1928 | Villa L’Enclos, qui se situait dans l’avenue des Erables à Genval-les-Eaux

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1928 | Intérieur de la villa L’Enclos, coll. Francis Broche

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Villa L’Enclos, coll. Universiteitsbibliotheek Gent & coll. Philippe Godin

Quand Roosevelt et Kennedy se rencontrent …

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1950/1960 | Carrefour des avenues J.F. Kennedy et F. Roosevelt, coll. Monique D’haeyere

Venant du centre de Rixensart par l’avenue de Merode, une VW Coccinelle s’engage dans le carrefour des avenues John Fitzgerald Kennedy et Franklin Roosevelt. En haut à droite, deux maisons marquent l’entrée de la rue de Messe.

1950/1960 ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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Croisement des avenues de Merode et Franklin Roosevelt, coll. Cedric Muscat

Aujourd’hui, ce carrefour est connu sous le nom rond-point Paul Hanin. Au niveau communal, Paul Hanin occupa des mandats pendant 33 ans, d’abord à Genval où il fut élu sur la liste du PSC en 1958 avant de devenir échevin de 1963 à 1970 et puis bourgmestre de Rixensart entre 1976 et 1992 (1).

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avril 1996 | Carrefour du Centre avant la création du Rond-point Paul Hanin
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

1996 coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2011 © Monique D’haeyere

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septembre 2006 © Francis Broche


(1) Le Soir, 25 mai 1999

Le Coin perdu, paradis des promeneurs

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après 1909 | Le Coin perdu de Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier 

Partant de la place Cardinal Mercier, la rue du Baillois, sinueuse, nous conduit au Coin Perdu … Paul Buffin (1) écrit en 1996 : Le charme de l’endroit est qu’il est resté village, qu’on y entend encore parler wallon, que tout le monde se salue et semble se connaître. C’est aussi le paradis des promeneurs qui y trouvent des sentiers, piedsentes en vieux français et ‘pichintes’ en wallon. Ceux-ci permettent de découvrir, au fond des creux, à flanc de coteau, ‘le coin perdu’ que les lotisseurs ont épargné. 

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Rue et sentier du Baillois 

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‘Coin perdu’ à Bourgeois (lieu à préciser), coll. Jean-Claude Renier

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vers 1921 | ‘Route vers le coin Perdu et Leur Abri’, coll. Jean-Claude Renier

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1930 | Villa du Coin perdu à Bourgeois (Rixensart), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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1934 | Le Coin perdu, rue du Baillois à Bourgeois, coll. Francis Broche


→ OBJECTIF RIXENSART Rue du Baillois
→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSARTLe Coin perdu

Ferme Mélotte, rue de Limal 33

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avant 1938 | La ferme Mélotte © Roger Mélotte

La façade et le corps de logis donnent du côté de la rue de Limal, au n° 33.

1938 © Roger Mélotte ↔ 2012 © Francis Broche

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avant 1940 | Les moissons à Froidmont © coll. Roger Mélotte

Sur le chariot chargé de gerbes de blé, se trouvent Emile Mélotte et son fils Roger. A côté du chariot, Antoinette Marcq, mère de Roger, ainsi que Armand Hautfenne. A remarquer l’attelage : le chariot en bois avec ses roues à rayons, cerclées de fer et le frein à sabots. Mais aussi les rehausses et les rondins de bois pour augmenter le volume embarqué. On admire la belle allure des chevaux brabançons qui assuraient la traction du charroi, raconte Jean-Claude Renier.

On peut situer l’endroit, approximativement, au début de l’avenue Albertine. A cette époque, juste à l’endroit où commence la déclivité, à hauteur de l’actuelle avenue Winston Churchill, il y avait une grande haie qui démarrait de la rue de Limal jusqu’à la ligne du chemin de fer.

Les prairies et les cultures de la ferme Mélotte se situaient sur les terrains qui se trouvaient entre la rue de Limal et la ligne du chemin de fer, depuis un abreuvoir pour les animaux situé à hauteur du n° 17 rue de Limal et allant jusqu’à la rue des Bleuets (ancien chemin de Nivelles).

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avant 1940 | Les moissons à Froidmont © Roger Mélotte

Sur cette photo, Roger Mélotte réceptionne les gerbes de blé, son père Emile les range et Antoinette Marcq et Armand Hautfenne fourchent. Quant aux gerbes de blé, ils sont assemblées en dizeaux (ensemble de 10 gerbes) sur le champ, précise Jean-Claude Renier.

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vers 1950 | Rue de Limal © Roger Mélotte

Cette photo d’une jument brabançonne et de son poulain a été prise sur le champ bordant la rue de Limal, à hauteur du n° 27, où l’on aperçoit la maison avec son œil-de-bœuf. Les maisons qui suivent, à droite, sont les n° 25, 21 et 19.

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Cour intérieure de la ferme Mélotte © Roger Mélotte

A gauche et de dos, Antoinette Marcq. A l’avant-plan : un cheval brabançon et son poulain. Derrière les personnages, le fumier encadré d’un petit mur. En arrière-plan, on aperçoit quelques maisons de la rue de l’Augette et à tout à gauche, un bâtiment de la ferme de Froidmont, commente Jean-Claude Renier.

Le Trèfle à Quatre, copie du Rütli

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1906 | Le Trèfle à Quatre, coll. Anne-Marie Delvaux

A l’image du Rütli, situé en Suisse au bord du lac des Quatre cantons (1), ce chalet est la première des ‘copies’ réalisées dans le parc de Genval-les-Eaux. Construit sur la colline, au-dessus du bâtiment d’embouteillage initial, il devint le restaurant ‘Le Trèfle à Quatre’ apprécié, paraît-il, par Léopold II (2).

Chalet du Rütli à Genval-les-Eaux

La maison à gauche du ‘Rütli’ a également traversé le XXe siècle.

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Le Trèfle à Quatre à Genval
1906 – 1920 | coll. Anne-Marie Delvaux, Francis Broche & Michel Nauwelaers

Construit dans la plus pure tradition des chalets suisses, ce restaurant doit sa curieuse enseigne à l’emblème de l’eau de Genval : le trèfle à quatre feuilles’ (3).

1906 et passim | coll. Francis Broche et Anne-Marie Delvaux

Ce chalet reçut comme fondation des grottes dans lesquelles jadis on conservait la glace (3).

coll. Jean-Claude Renier ↔ 2015 © Monique D’haeyere


(1) Le Rütli (ou Grütli) est le nom d’une pairie faisant partie des mythes fondateurs de la Suisse. Considérée comme monument national, elle se situe au bord du lac des Quatre cantons (Dictionnaire historique de la Suisse)
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(4) DEMULLANDER Jean, Le Lac de Genval, Fédération Touristique du Brabant, 1970

Rue Dyna Beumer, jadis rue de la Cure

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1920 | Rue Dyna Beumer (Coin Perdu), vue à partir de Leur Abri (1), coll. Francis Broche 

Jadis rue de la Cure, la rue Dyna Beumer à Bourgeois doit son nom à la célèbre cantatrice Dyna Beumer, née à Bruxelles en 1856, qui y habita au n° 6, la villa ‘Les Lilas’ (2). Elle fit un triomphe à sa sortie du conservatoire en 1876. Sa carrière de cantatrice fut brillante et elle fit entendre sa voix dans les grandes capitales du monde entier (3).

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Villa ‘Les Lilas’. Dyna Beumer y mourut en 1934, coll. Jean-Claude Renier

190520 Rue Dyna Beumer villa Les Lilas © Monique D'haeyere

février 2016 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Dyna Beumer, diva de Bourgeois


(1) espace actuellement occupé par le ‘Tennis Club Leur Abri’
(2) villa également dénommée ‘Bon accueil’
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Villa Béatrix, la fée du lac

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Cette villa fut également appelée ‘La Tourelle’, nom qui lui fut attribué du fait d’une jolie petite tour qui domine le lac de Genval depuis l’angle des avenues des Cormiers et du Théâtre. Cette villa aurait été bâtie entre 1903 et 1906 (1). Elle est aujourd’hui connue sous le nom de ‘La Fée du Lac’.

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début du XXe siècle | Sur l’avant-plan, la villa Béatrix et sa superbe vue sur le lac de Genval. 

Originairement, ce bien avait appartenu à Marie Genonceaux qui avant son mariage avec Alfred Venet l’avait acquis le 30 avril 1924 d’Eugène Deville, menuisier-entrepreneur et son épouse Laurence Detiège, sans profession. Après le décès de son mari en 1954, Marie Genonceaux vendit la villa le 8 juillet 1960 à Gustavus-Emilius Nicaese, directeur de société (2), et à son épouse Yvonne Bil. Gustavus Nicaese décéda à Uccle le 23 juin 1974, en laissant comme héritiers réservataires ses deux enfants (3).

Catherine De Haene rapporte que c’est lors d’une promenade vers le lac que M. Nicaese découvrit La Tourelle, ou plutôt ce qui en restait, puisque la maison avait été complètement brulée (5) après la guerre par des habitants revanchards parce que la propriétaire y avait accueilli des officiers allemands qu’elle ‘promenait’ autour du lac dans un petit attelage. A cette époque, le terrain sur lequel la villa était bâtie se prolongeait jusqu’au lac. Plus tard, le terrain fut divisé en trois lots : dans le bas, à hauteur de l’avenue du Lac, une villa fut construite pour le fils Claude (6). Lors du décès soudain de son père, sa mère Yvonne (7) fit construire une petite villa avenue du Théâtre, juste en-dessous de La Tourelle, où elle vécut jusqu’il y a quelques années. A ce moment, La Tourelle fut ‘divisée’ en appartements et fortement abîmée.

Dans les années cinquante, cette maison fut abandonnée et pillée. Gamins, nous y jouions à l’insu de nos parents. C’était notre ‘maison abandonnée’ pleine de pièges dangereux … mais pleine de rêves pour des enfants de 7 à 10 ans, raconte Eddy Evras.

coll. Francis Broche ↔ fin années ’90 © Michel Wautot

Basile Koutsivitis et Catherine De Haene acquirent la villa Béatrix en 1989 et la firent rénover tout en remettant en valeur ses qualités de villa unifamiliale. Ils la rebaptisèrent ‘La Fée du Lac’, parce que, vue de l’autre rive, la tourelle de la villa leur rappelait une baguette de fée.

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octobre 2009 © Eric de Séjournet

En façade avant, un cartouche réalisé en mosaïque précise le nom de la maison, ainsi que sa date de construction ‘1902’. Il fut réalisée en 1994 par l’artiste grecque et amie du couple, Angeliki (dite Kelly) Mendrinou, et fait référence à la propriétaire et ses deux filles, toutes trois joueuses de flûte. Etant donné que M. Koutsivitis est grec, le couple choisit de repeindre les boiseries en ce bleu couramment utilisé dans les îles grecques.

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mars 2017 © Monique D’haeyere

Son architecture est aujourd’hui remarquablement mise en valeur par les peintures (…) renouvelées (8). La villa fut vendue en 2000 ou 2001 à un couple d’architectes, qui firent refaire les boiseries en leur donnant un petit caractère ‘Art Nouveau’.

→ OBJECTIF RIXENSART | La Fée du Lac


(1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(2) Gustave Emile Nicaese (1917-1974) fut directeur au journal ‘Het Laatste Nieuws’ et ‘Algemeen Directeur Stedelijk Onderwijs Gent’
(3) l’origine de cette propriété fut retracée sur base d’un acte notarié de 1989 (remerciements à Catherine De Haene, copropriétaire entre 1989 et 2000 de la villa ‘La Fée du Lac’). Selon Catherine De Haene, l’entrepreneur qui fit construire la villa Béatrix pour sa nièce en 1902, s’inspira d’un des châteaux du roi Louis II de Bavière, le Neuschwanstein.
(4) nouvel habillage observé en avril 2015
(5) « Après avoir été incendiée, la villa est restée vide … et du sous-sol (côté lac) on voyait le ciel. Il n’y avait que les murs qui avaient résisté, les chapes étant de bois. Petite anecdote à ce sujet : lorsqu’en 1989, j’ai voulu ‘réouvrir’ la baie vitrée du 3ème étage (côté lac), je suis encore tombée sur des murs totalement noircis, carbonisés » (cfr Catherine De Haene).
(6) Claude Nicaese (1945-2006)(9), qui avec Pascale Matthys ouvrit le 29 mars 1984 le ‘café-concert’ la ‘Clef de verre’ à Genval. Dès 1986, l’établissement fut agrandie pour devenir un ‘café-restaurant’.
(7) Yvonne Bil, dite Lolo (1917-2011), mère de Claude
(8) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(9) Rixensart Info n° 221, 2006

Vers Rosières, chemin, route, rue

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Vers Rosières …, coll. Philippe Godin

A la fin de XIXe siècle le chemin de Rosières passait l’Argentine sur une mauvaise planche et se transformait en sentier boueux pour rejoindre la vieille voie de Wavre, qui, sous Rosières, est aujourd’hui la rue de La Hulpe et, sous Overijse, la Parklaan. Le 11 août 1893, le bourgmestre de Genval écrit au gouverneur de la province de Brabant : Pendant les périodes de fortes pluies, la rivière sort de son lit, et les prairies situées entre Genval et Rosières St André sont transformées en un lac qui rend impraticable le chemin direct reliant les deux communes (1). 

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Photo-légende, commentée suivant les indications du ‘Plan parcellaire de la commune de Rosières’ (Chemin de Maubroux : rue de Rosières / rue des Juifs = rue de Genval / Pré du Wick = le Confluent / Chemin de La Hulpe = rue de La Hulpe)

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Petite ferme dans le tournant de la rue de Rosières à Genval, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart 

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1907 | Route de Rosières, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Vue prise du bas de la rue de Genval, à Rosières, et montrant la rue de Rosières à Genval. La photo est intéressante en ce qui concerne le bâti de l’époque, souligne le Cercle d’Histoire de Rixensart. 

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Rue de Rosières à Genval, coll. Francis Broche
1929 | Rue de Rosières, coll. Jean-Claude Renier
mai 2015 © Christian Petit

Le Relais, coll. Francis Broche ↔ 2011 © Francis Broche

‘Le Relais’, petit hôtel construit en 1905, situé rue de Rosières 53 à Genval.

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Aux Arts Décoratifs, rue de Rosières, près de la gare de Genval

Rue de Rosières (à gauche, le chalet Normand), coll. Francis Broche
janvier 2016 © Monique D’haeyere

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7 septembre 1944 | Libération de Genval (2) © Fonds Lannoye

Dans l’après-midi du 4 septembre 1944, l’avant-garde de la ‘2nd Armored Division US’ arrive à Genval. Elle poursuit sa progression via la Manteline vers Bourgeois, pourchassant les Allemands, en retraite. Venant de la Place communale, l’arrivée du gros de la 2ème Division blindée des Etats-Unis est fixée sur pellicule à hauteur de l’avenue Gevaert, où une foule en liesse l’accueille le jeudi 7 septembre 1944. Une colonne blindée américaine traverse Genval de 9h30 à près de 13h. Le gros de la 2nd Armored Division US (1), également dénommée « Hell on Wheels », arrive par l’actuelle rue des Déportés, et descend l’avenue Gevaert vers la gare de Genval. Les GI’s sont encore photographiés rue de la Station, rue de Rosières, sur le pont au-dessus du chemin de fer. Ensuite, les colonnes militaires poursuivent leur progression vers le lac de Genval et la rue de La Hulpe.

Photo 1 | Aussi dénommé Apache, un M4 Sherman Dozer passe, à hauteur de la rue de Rosières, le pont du chemin de fer Luxembourg-Bruxelles. Ce char bulldozer sert à déblayer ruines, objets encombrants, épaves ou à forcer le passage d’une position retranchée. Qui plus est, la lame offre une protection supplémentaire. A droite sur la photo, deux résistants armés de l’Armée Secrète montent la garde au pont. Ils portent leur ‘uniforme’, une salopette en toile de jute et un brassard. Encadrés par des militaires de carrière, les membres de cette formation purement militaire sont protégés par la Convention de Genève et ne sont donc pas considérés comme francs-tireurs.

Photo 2 | Un char Sherman remonte la rue de Rosières. Avec une largeur de 2 m 62 et une hauteur de 2 m 68, le char Sherman occupe bien l’espace. Les Genvalois pavoisent leur maison. 

Photo 3 | Un char Sherman arrive à la hauteur de la maison sise rue de Rosières n°31 (à gauche). A l’arrière-plan le pignon de celle sise dans la même rue au n° 80.

Photo 4 | Un Genvalois enthousiaste salue les occupants de cette Jeep à hauteur de la Place Becquevort. A l’arrière-plan on distingue l’église Saint-Pierre de Maubroux (3).

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Carrefour de Maubroux à Genval, coll. Philippe Godin

Au coin de la rue de Rosières et de l’avenue Normande, coll. Francis Broche

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1991 | La Hêtraie, rue de Rosières à Genval © Michel Nauwelaers

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juin 2000 | rue de Rosières n° 55 à Genval © Gilbert Nauwelaers 

Dès mai 1965, cette maison accueillante connut les joies et les peines de la famille Nauwelaers, une fratrie de 14 enfants. En juin 2000, j’ai participé au concours du plus beau jardin fleuri de la commune de Rixensart et obtenu le second prix, raconte fièrement Gilbert Nauwelaers. Regardez bien le noisetier à gauche, je l’avais taillé en forme de cœur … pour l’amour d’une fille qui habitait la commune et qui passait tous les jours devant chez moi, me faisant toujours un beau sourire et me félicitant à chaque fois pour la beauté de mon jardin. Hélas, son cœur a choisi un autre chemin.


(1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(2) de SÉJOURNET Eric, Genval libérée ! septembre 1944, in Rétro Rixensart
(3) Ibid.

Sur les traces de l’enseignement au Bourgeois

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1906 | La Place et, à droite, l’école de Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

Sur la place de Bourgeois, l’école dite des filles pendant très longtemps, fut fondée en 1879, à l’initiative du comte Xavier de Merode (1).

En 1879, la loi Van Humbeek, d’inspiration libérale, institue l’école primaire publique, neutre et laïque, placée sous son contrôle. La très catholique commune de Rixensart se prépare à résister de toute son énergie (2).

En 1881, le Ministère de l’Instruction Publique propose la création d’une école communale mixte au Bourgeois. La polémique est engagée. Tergiversations, atermoiements et autres manoeuvres (…) se succèdent pour rejeter continuellement les mesures décrétées par l’autorité supérieure. Cela durera trois ans et n’attestera ni la bonne foi ni le respect de la chose publique des dirigeants communaux (3).

La commune argue de la cherté du projet et de la pauvreté de sa trésorerie (…) et craint que les hameaux du Glain et de Froidmont exigent aussi une école, à l’exemple du Bourgeois, ce qui s’avérerait encore plus coûteux et exorbitant. L’ultime argument, qui est opposé à l’autorité supérieure, est la possibilité de créer une voie de communication entre le Bourgeois et Rixensart. On refuse l’école et on la remplace par une rue, telle est la proposition. Ce chemin permettrait aux enfants du Bourgeois de se rendre sans difficulté à l’école du ‘Centre’ c’est-à-dire, Place communale ou de la Vielle Taille actuelle. Enfin, la commune baisse sa garde en 1883, mais l’idée de ce qui deviendra l’avenue de Merode a germé de la résistance des conseillers communaux aux exigences légitimes de l’Etat (4).

Le 17 septembre 1890, le Conseil communal retire l’adoption de l’école mixte de Bourgeois et la déclare école communale … vu l’importance de la population du hameau de Bourgeois s’élevant à environ 800 habitants, ainsi que la distance d’environ 30 minutes en moyenne que ceux-ci ont à parcourir pour se rendre à l’école communale (5).

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vers 1890 | Famille Taburiaux de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Edouard Taburiaux était instituteur, Joséphine Desteinbachberick, institutrice, tous deux à l’école publique de Bourgeois vers les années 1890, raconte leur petite-fille Elisabeth Taburiaux (et fille de Joseph). Sur la photo de famille, on retrouve leurs quatre enfants, (de gauche à droite) : Adélie (la plus jeune), Gaston, Marie (la plus âgée) et René. Né neuf ans après Adélie, Joseph ne figure pas sur la photo. 

Le 24 décembre 1896, l’Ecole communale mixte du hameau de Bourgeois est convertie en une école de garçons avec instituteur et en une école de filles avec institutrice (6).

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M. Vandercamme, instituteur en chef à l’Ecole de Bourgeois, coll. Paul Gilson

Ecole de Bourgeois

1912 | Classe de M. Boulet de l’Ecole communale de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Sur cette photo, Joseph Taburiaux se trouve au 2e rang à droite.

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1914/1921 | Un coin de Bourgeois et la ligne vicinale reliant Waterloo à Wavre
(ligne qui sera électrifié après 1932), coll. Jean-Claude Renier

L’école de la place Cardinal Mercier devenait trop exiguë pour la population écolière. Une école communale fut construite rue Lambermont. Elle ne comprenait que deux classes, un préau et, bien sûr, comme le voulait l’époque, une maison pour le maître, chef d’école (7).

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Vue sur l’arrière de l’Ecole communale des garçons de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

L’école destinée aux garçons et fut achevée en 1914. Ses premiers occupants ne furent pas les gamins du village mais les Allemands qui s’y arrêtèrent dans leur marche vers l’Yser. L’école fut agrandie en trois phases 1975, 1979, 1983 (8).

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1922 | coll. Francis Broche

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1923 | coll. Francis Broche & Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Francis Broche

Sur la photo datant de 1923, on aperçoit de part et d’autre de l’école, deux maisons en construction. Sur l’avant-plan la ligne vicinale qui reliait Waterloo à Wavre (WaWa), au centre l’Ecole communale de Bourgeois (rue Lambermont n° 12) et au loin le clocher de l’église Saint François-Xavier.

Ecole communale des garçons, coté rue Lambermont
Dessin coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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1940/1950 | Ecole Communale des filles de Bourgeois, Place Cardinal Mercier
coll. Jean-Claude Mercier

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1959 | Dessin coll. Jean-Claude Renier
vers 1997 © Josette Verbois-Thonnard
2013 © Cedric Muscat


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) CLEP, Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire de Rixensart 1938-1988, 1988, p. 33.
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) située sur l’actuelle place de la Vieille Taille
(6) STORMACQ Hubert, Regards sur le passé de Rixensart-Bourgeois, juin 1960
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(8) Ibid.

Leur Abri, refuge pour enfants de soldats

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1912 | Un coin du Bosquet à Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

En plein coeur de Bourgeois, dans un vaste parc d’1 ha 22, s’érige un bâtiment d’une superficie de 170 m2 construit en 1905 par Lambert Wets, horloger à Schaerbeek (1).

Après son décès, en 1909, la propriété passe aux mains de Léon Wets, négociant à Saint-Josse-ten-Noode, et c’est sans doute de cette époque que date une carte postale montrant une villa entourée de serres et d’un verger (2).

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vers 1919 | Rue du Baillois (Belloy), direction Leur Abri, coll. Jean-Claude Renier

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Entrée piétonne, coll. Jean-Claude Renier

En 1919, le domaine est vendu à la société coopérative ‘Leur Abri’ (3) … et voici qu’apparaît un nom qui n’a plus changé depuis.

La grande villa offrait aux enfants des soldats de la Première guerre mondiale un séjour temporaire au grand air (4).

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1921/1926 | Leur Abri, coll. Anne-Marie Delvaux, Jean-Louis Lebrun et Francis Broche

A droite du bâtiment principal, la petite salle de récréation.

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1921 | La salle à manger de Leur Abri

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Au verso de cette carte postale, qui circula le 9 février 1921, nous apprenons : A la purification (5) nous sommes allées visiter les mutilés à Woluwé (6). Inspection des plus intéressantes mais bien triste ! Comment ne pas plaindre ces pauvres soldats privés de jambes et de bras ? On réussira à leur en mettre des artificiels … signée Joséphine Godard.


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté ….
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté ….
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) la Fête de la Présentation de Jésus au Temple est célébrée le 2 février et correspond à la Fête de la Purification de la Vierge Marie.
(6) Dans le parc de 17 hectares de la villa Parmentier, avenue de Tervuren à Woluwé-Saint-Pierre, fut installée fin 1919 un hôpital militaire « spécialement affecté aux invalides de la guerre, dont les lésions réclament encore des soins chirurgicaux, physiothérapiques ou un appareillage » (4). Déjà en 1914, la princesse Marie-Louise de Bauffremont-Courtenay, épouse du comte Jean de Merode, y avait fait édifier une école où nos premiers mutilés vécurent sous l’occupation. Elle se consacra avec dévouement à cette oeuvre ‘Aide et Apprentissage aux Invalides de la guerre’. « Dans cet asile les premières victimes de la guerre y trouvèrent non seulement le gîte et la pension, mais encore des ateliers bien outillés qui leur ont permis de se livrer à une rééducation professionnelle » (7), « de la cordonnerie à l’horlogerie, de la mécanique au jardinage, sans oublier les cours généraux (…). A l’Armistice, devant l’ampleur de la tâche à accomplir, le gouvernement donne à l’action de la comtesse Jean de Merode une consécration officielle, lui conférant le titre d’Oeuvre nationale des Invalides de la Guerre (8).

(7) LAUSBERG Sylvie, La ‘maman’ des invalides de guerre, in Le Soir, 29 août 1998
(8) Dr. WILMAERS Léon, Hôpital Militaire de Bonsecours, directeur de l’Hôpital Militaire de Woluwé, décembre 1919

Leur Abri, en famille au grand air

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Entrée principale, coll. Jean-Louis Lebrun

Lorsque la société coopérative ‘La Maison du Peuple’ l’acheta, en 1928, il y avait encore deux dortoirs à l’étage. Ils furent sans doute remis en état et inaugurés sans tarder car, dans un ouvrage de 1929, V. Serwy nous parle de cette propriété située à Rixensart en vue de permettre à ses membres de prendre en famille quelques jours de vacances dans un milieu charmant, mais c’est avant tout aux enfants que ce home est destiné (1).

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vers 1930 | coll. Anne-Marie Delvaux

De 1928 à 1940 : Leur Abri fonctionne à plein rendement comme maison de vacances pour les coopérateurs de Bruxelles, sous la gérance attentive de Henri Van Beekhoven. Il fallait ajouter une aile au bâtiment central, et même deux bâtiments préfabriqués sur le terrain avoisinant. Le dimanche matin, le jeu de boules, dans la cour, connut un grand succès auprès des vacanciers, et des habitants du quartier (2).

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vers 1930 | En plein soleil, coll. Jean-Claude Renier

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1929/1938 | Leur Abri … intra muros (salle de repos, cantine, salle à manger, salle de douche, un dortoir) coll. Jean-Louis Lebrun

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1925/1935 | La plaine de jeux de Leur Abri, coll. Jean-Claude Renier

Au centre de la photo, on distingue la toiture de la plus ancienne habitation du Bourgeois, datant du XVIIIe siècle … aujourd’hui disparue → RÉTRO RIXENSART | Rue Lambermont 17, chaumière du XVIIIe.

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1931 | Le Home de Leur Abri, coll. Jean-Louis Lebrun

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‘Place de repos’ en plein air, coll. Jean-Claude Renier

C’était apparemment un home bien géré, voire même un hôtel pour les membres du parti qui pouvaient y séjourner pour un prix démocratique. Selon ceux qui l’ont fréquenté, c’était un endroit idéal pour passer d’agréables vacances. La cuisine y était abondante, variée et excellente. L’hôtel et ses dépendances pouvaient accueillir un très grand nombre de pensionnaires dans 60 à 70 chambres (3).

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Le Home coll. Francis Broche

Hélas, la guerre de 1940-1945 brisa la quiétude des lieux et les activités s’en trouvèrent fortement gênées (4). Pendant la guerre 1940-1945, Leur Abri fut occupé par les Allemands et, simultanément, abrita des résistants et réfractaires (5).

Toute cette quiétude va hélas changer avec la tourmente qui va secouer nos contrées et plonger ‘Leur Abri’ dans la seconde guerre mondiale. La déclaration de guerre amena la fermeture de l’établissement aux vacanciers et mai 40 y vit la présence de troupes anglaises. Elles y abandonnèrent une quantité importante d’obus qui furent enterrés, jusqu’en 1944, le long du mur mitoyen (6).

Après les Anglais en retraite, vinrent les Allemands en séjour et le drapeau à croix gammée flottait à côté du vieux noyer. Cela dura jusqu’au dimanche 3 septembre et l’arrivée de nouvelles troupes anglaises  (7).

Leur Abri 1953 coll. Jean-Louis Lebrun

coll. Jean-Louis Lebrun

A une certaine époque, la commune stockait sous les arcades le chlorure de calcium destiné au déneigement des routes (8).


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(2) DE TROYER François, D’un siècle à l’autre, in Les Feuillets Historiques n° 11
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(4) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté … .
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996)
(6) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(7) Ibid.
(8) dixit Michel Coenraets, ancien bourgmestre de Rixensart

L’Héritage, perdu

Avenue de Montalembert 5 à Rixensart (autorisation propriétaire Diane Limage-Heene) 4.2015 © Francis Broche 8

avril 2015 | L’Héritage © Francis Broche (1)

Sise avenue de Montalembert n° 5, au milieu d’un parc de 43,5 ares, L’Héritage était une villa de style Normand de 1920. En 1940, elle entra en possession de la famille Limage et fut mise en vente en avril 2015.

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avril 2015 | L’Héritage © Francis Broche (1)

Sur le plan urbanistique, cette propriété est située en sous-aire 1/42 de ‘parc résidentiel’ (2) au règlement communal d’urbanisme révisé.

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novembre 2018 © Annick Dedobbeleer & Monique D’haeyere
mars 2019 © Eric de Séjournet

Le 15 février 2017, un permis d’urbanisme (3) fut octroyé par la Commune de Rixensart pour y abattre une quarantaine d’arbres ainsi qu’élaguer six arbres (4). Quant à l’ancienne villa, elle fut démolie en mars 2019.


→ ARBORESCENCE | Érable palmé et Platane (Arbre Remarquable)


(1) photos prises en avril 2015, avec l’autorisation de la propriétaire
(2) tout comme le parc de Genval-les-Eaux
(3) COMMUNE DE RIXENSART, Registre des demandes de permis n° PU/2017/0013 MD/md
(4) cadastré 1ère division section C parcelles 506 – 507 – 508 – 509

Notre-Dame des Anges : couvent, pensionnat, école

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Vue générale du couvent et pensionnat des Soeurs Franciscaines de Notre-Dame des Anges à Genval (Mahiermont), coll. Universiteitsbibliotheek Gent

Ce couvent fut construit par Mr. Degallaix, entrepreneur à Genval.

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1919 | Cour de récréation, côté des classes, coll. Francis Broche & Monique D’haeeyre
vers 1933 | Vue générale, coll. Imelda De Thaey
2011 © Francis Broche

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1920 | Vue sur l’ancienne église Saint-Sixte depuis la cour de récréation
Récréation dans la prairie, coll. Bernard Bourgois et Imelda De Thaey

Bernard Bourgois fait observer que durant la récréation les grands enfants étaient séparés des petits, les garçons des filles également. Quant au rôle du mouton, cela demeure un mystère …

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Classe de l’Ecole Notre-Dame des Anges, coll. Imelda De Thaey

Cette classe est prête à recevoir ses nouveaux élèves. Ils se retrouveront trois par banc. Au centre, éclairé par une suspension, le pupitre de l’enseignant. Pour marquer son autorité, une clochette à sa droite. Les deux tableaux sont encore fermés et ne dévoileront leur message que le 2 (septembre?), comme indiqué sur l’éphéméride. Au-dessus de chaque tableau, une carte de la Belgique et ses ‘Régions naturelles’, et une carte du Brabant. Les références religieuses sont doubles : le crucifix et le Sacré-Coeur sur l’autel orné de fleurs.

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La chapelle

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1910 | Jardins du Couvent de Genval, coll. Francis Broche
Solitude Saint-Joseph, coll. Francis Broche
2011 © Francis Broche

Réfectoire Notre-Dame-des-Anges

Réfectoire, coll. Francis Broche

Pavillon du Sacré-Coeur, coll. Francis Broche et Cercle d’Histoire de Rixensart

Rue Jean-Baptiste Stouffs Notre-Dame des Anges coll. Monique D'haeyere

Rue Jean-Baptiste Stouffs à Genval, coll. Monique D’haeyere

Le Chalet, halte voyageurs et théologique

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1910/1919 | Café du Chalet, coll. Jean-Claude Renier

Situé en face de la gare de Rixensart et à hauteur de l’arrêt de la ligne vicinale Waterloo-Wavre, le Café du Chalet fut tenu par la famille Pierrard. Notez le numéro de téléphone du café du Chalet : le 32 !

 

ca 1910 coll. Jean-Claude Renier ↔ 2014 © Monique D’haeyere

En 1913-1914, le fonctionnement du téléphone public (ndlr. géré par ‘The Antwerp Telephone and Electrical Works’) fut perturbé à Rixensart. Celui-ci fut transféré au café du Chalet et accessible de 7 h à 21 h (1).

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avant 1923 | Café du Chalet, coll. Jean-Claude Renier

Sur la façade du café apparaît ‘Restaurant’. Le numéro de téléphone ’32’ est précédé de ‘Genval’.

 

1932 | coll. Francis Broche

Le 2 octobre 1932, le premier tram électrique arriva à Rixensart. Le propriétaire du restaurant-café Le Chalet pouvait à nouveau, après 34 ans, pendre son linge dehors et faire nettoyer sa façade. Bien sûr, au début, les motrices utilisées n’étaient que des ‘Braine-le-Comte’ à 2 essieux tirant d’anciennes remorques-vapeur reconstruites et munies de freins, écrit Paul Stevens (2).

Dans son livre ‘Souvenirs de mes Cartes Postales’ (3), Robert Delbrassinne indique que Joseph Pierrard pose ‘en maître d’hôtel’ et qu’à hauteur de la porte d’entrée, il y a un ‘comique au chapeau en papier’. Il souligne également la présence d’un pèse-personne.

Quant au véhicule il est immatriculé en Belgique. Les chiffres rouges 170.161 sur fond blanc indiquent que cette automobile a été immatriculée après 1929 (4).

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coll. Francis Broche

Le Café restaurant du Chalet présente dorénavant une importante extension et une terrasse couverte. Son nouveau statut d’hôtel s’exhibe fièrement en façade.

 

coll. Francis Broche ↔ 2011 © Monique D’haeyere

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Croisement de deux trams devant Le Chalet à hauteur de la gare de Rixensart, coll. Monique D’haeyere

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avril 1998 © Francis Broche

Situé en face de la gare de Rixensart, ce bâtiment quasi centenaire abrite une taverne qui a su garder son nom d’origine : ‘Le Chalet’.

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11 janvier 2006 | Le Chalet, coll. Francis Broche

Quasi centenaire, Le Chalet fut ravagé le mercredi 11 janvier 2006 par un incendie ‘d’origine accidentelle’, précise La Dernière Heure du 13 janvier 2006. Le feu a pris dans la buanderie, à côté du séchoir et de la machine à laver.

Vingt mois plus tard, le Café théologique de Rixensart redémarre sur les chapeaux de roues le 11 septembre 2007 en retrouvant ses ‘locaux’ du Chalet, annonce La Libre Belgique le 4 septembre 2007. L’objectif de cette initiative protestante est de lancer un débat fructueux autour d’un invité sur un thème religieux mais pas exclusivement. Et cela avec des invités protestants mais aussi d’autres bords religieux. Comme le précise son responsable Philippe Romain « chacun est bienvenu et la diversité des horizons enrichit l’échange. Le café théologique, c’est autant un lieu de convivialité que de questionnement et de recherche de sens. La parole circule librement au départ des participants et entre eux tout en profitant des compétences et des expériences de l’invité ».

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avril 2010 © Monique D’haeyere

En 2015, Le Chalet fut mis en vente. Selon la tenancière, il y avait des amateurs pour la reprise de la taverne, mais personne ne se décida (5).


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) STEVENS Paul, Quand le tram vicinal passait à Rixensart, in Bulletin trimestriel du Cercle d’Histoire locale Genval–Rixensart-Rosières, n° 30, 2ème trimestre 1997
(3) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Plaque_d’immatriculation_belge
(5) Rixensart en images

 

Tram W, arrêt ‘Gare de Rixensart’

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Arrêt du tram à hauteur du Café du Chalet, près de la gare de Rixensart, coll Monique D’haeyere

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1962 | Rue de la Gare à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Cette photo de Robert Temmerman montre le croisement de deux trams devant le Café du Chalet près de la gare de Rixensart. A gauche, les voyageurs pour Wavre montent dans la motrice type S. Sur l’autre voie, une motrice ‘Braine-le-Comte’ en provenance de la sucrerie Naveau à Wavre est prête à transporter un wagon de pulpe et un fourgon en direction de Lasne. Cette pulpe était destinée à nourrir les bestiaux.

Derrière la voiture (2), on remarque la vitrine du magasin ‘Vins et liqueurs’ tenu par les époux Couvreur. On y vendait aussi du tabac et lorsque je rentrais dans ce magasin avec mes parents, je respirais une agréable odeur qui était un mélange d’alcool, de bois et de tabac, se souvient Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart.

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1963 | Arrêt du tram à hauteur de la gare de Rixensart, coll Francis Broche

Cette photo de l’arrivée du tram W devant la gare de Rixensart est extraite du film amateur réalisé par Alan Snowden (1) en 1963. Il retrace l’histoire du tramway de la ligne vicinale W au départ de Bruxelles passant par Waterloo ainsi que Braine-l’Alleud en direction de Wavre.

Découvrez ces images exceptionnelles, repérées par Francis Broche sur You Tube, du tram W traversant Bourgeois et Rixensart : chaussée de Lasne, parcours le long de la Voie du Tram, arrivée au Quai du Tram, passage devant l’hôtel du Centre, avenues de Merode et Marchal, passage au-dessus de la ligne du chemin de fer, arrivée à la gare de Rixensart, départ vers Wavre en longeant la ligne Bruxelles-Luxembourg.

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avril 2014 © Monique D’haeyere


(1) SNOWDEN Alan, Travels by tram through Belgium, 1963
(2) Taxi Mario