Paysage à la Chapelle Sainte-Barbe

191204 Paysage à la Chapelle Sainte-Barbe c Imelda De Thaey

début XXe | Chapelle Sainte-Barbe, sise rue du Baillois à Bourgeois,
à l’angle du sentier menant à la rue Dyna Beumer, coll. Imelda De Thaey

Ce ‘Paysage à la Chapelle Sainte-Barbe’, on pouvait le découvrir autrefois non à Genval, comme indiqué erronément sur la photo, mais bien à Rixensart et, plus précisément encore, au hameau du Bourgeois.

Il semble vraisemblable que cet endroit se présentait ainsi au début du siècle et encore vers les années 1920.

Nous sommes donc ici au lieu-dit ‘Coin perdu’ … La chapelle Sainte-Barbe, édifiée en 1877 par l’entrepreneur Desteinbach, est encore visible de nos jours. Par contre, la borne-fontaine distribuant l’eau potable n’existe plus et de nombreuses maisons ont été construites de part et d’autre de la rue du Baillois, dont l’aspect a quelque peu changé, ainsi qu’en bordure du sentier du même nom qui descend vers la vallée de la Lasne.

C’est ce chemin qu’empruntaient jadis les habitants du Bourgeois pour se rendre à Genval, via l’actuel rond-point Jean Milo et la rue Mahiermont. Des contacts existaient, en effet, entre ces localités, plus nombreux semble-t-il qu’entre Bourgeois et Rixensart dont cependant le hameau dépendait tant au plan spirituel que civil.

De même, à droite de la chapelle Sainte-Barbe, on n’aperçoit guère l’ancienne rue du Curé, actuelle rue Dyna Beumer, elle se devine à peine grâce à une interruption du talus au pied de la chapelle.

Plus apparent, toutefois, est le chemin qui, passant de l’autre côté de la pompe, continue la rue du Baillois au bord de laquelle se situe l’actuelle maison de quartier ‘Leur Abri’.

Si l’aspect campagnard du ‘Coin perdu’ n’est plus qu’un lointain souvenir, les rues étroites qui serpentent dans ce quartier verdoyant créent encore de nos jours une atmosphère de convivialité à laquelle beaucoup d’habitants semblent particulièrement attachés (1).

octobre 2015 © Monique D’haeyere + novembre 2011 © Cedric Muscat

Quant à la chapelle Sainte-Barbe, elle fut construite par un entrepreneur du Bourgeois, Alexandre Desteinbach, sur autorisation communale, en 1877. Sainte-Barbe est invoquée contre la mort subite, et est la patronne de tous les métiers qui touchent au feu. Aujourd’hui, cette chapelle à chambre en briques blanches surprend par le dessin inhabituel de sa forme élaborée. Propriété communale, elle est partiellement encastrée dans la haie de la propriété portant le n° 4 A (2).


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Le coin perdu
→ OBJECTIF RIXENSART | Rue du Baillois


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Le coin perdu, in Rixensart Info 166 de mars 1997
(2) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000