Forge de Rosières, extinction des feux

23. Forge de Rosières (rue de La Hulpe 17) © Hommes et Patrimoine
années ’80 | ancienne Forge de Rosières © Hommes et Patrimoine

Dans les villages d’autrefois, centrés sur l’exploitation agricole, le maréchal-ferrant occupait une fonction importante. Si, plusieurs fois par an, il ferrait les chevaux des fermes avoisinantes, il était aussi chargé de la fabrication et, surtout, de la réparation d’outils de toutes sortes, appartenant à tout un chacun. 

A Rosières, la famille Thomas exerça ce métier durant près de deux siècles et cinq générations de ‘marchaux’ se succédèrent dans la forge située rue de La Hulpe 17, ensuite rue de l’Eglise. Cette dernière disparut en 1976 pour faire place au parking (1).

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1995 | Ancienne forge, après rénovation du mur, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La plus ancienne, située à proximité de l’Ecole maternelle, fut acquise par la commune en 1980. Elle conserva le ‘travail’ qui permettait au forgeron d’effectuer son ouvrage en toute sécurité. Les chevaux étaient, en effet, maintenus par des sangles et bloqués par des chaînes, dans un cadre spécialement conçu en madriers de forte section.

La forge de Rosières offrit la particularité, assez rare, de posséder un ‘travail’ ou ‘travail à ferrer’ installé mi-partie à l’intérieur, mi-partie à l’extérieur du bâtiment, la porte de la forge se situant sensiblement à la moitié du bâtiment, celui-ci était donc partiellement visible de la route (2).

2009 © Eric de Séjournet ↔ août 2015 © Christian Petit

En 2014, la ruine de la Forge de Rosières fit place nette pour permettre l’extension de l’Ecole Communale de Rosières.


(1) Cercle d’Histoire de Rixensart, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(2) Ibid.