Monument de Bourgeois, devoir de mémoire

Rixensart0387

L’église Saint-François-Xavier et son monument
coll. Jean-Claude Renier

Initialement, ce monument dédié aux victimes de la guerre 1940-1945, se trouvait dans l’encoignure de l’église Saint-François-Xavier de Bourgeois. Il est l’oeuvre d’Aimable Louis Mayné, patriote, qui aima sa Patrie et se dévoua pour elle (1). Et pour cause, puisqu’il perdit son fils Albert le 18 mai 1940 pendant la Campagne des 18 jours, lors de l’évacuation de la population.

Le monument reprend le nom des civils, résistant, militaires et prisonniers politiques de Bourgeois, qui ont donné leur vie pour défendre celle des autres.

Civils

François Bonaventure, victime civile (2)
Léa Bonaventure, victime civile (3)
Marcel Collet, victime civile
Augusta Debroux, victime civile (2)
Willy Flabat, victime civile (2)
Micheline Mathy, victime civile (2)
Albert Mayné, tué lors d’un accident à Lessines le 18 mai 1940, pendant l’évacuation de la population (4)
Raymond Vanhamme, tué lors d’un accident à Lessines le 18 mai 1940, pendant l’évacuation de la population (4)

Résistant

Roger Hoste, tué au combat (2)

Militaires

Achille Coesens, militaire tué pendant la Campagne des 18 jours ou mort dans les stalags allemands (2)
Jean Debroux, militaire tué pendant la Campagne des 18 jours ou mort dans les stalags allemands (2)
Firmin Renders, militaire tué pendant la Campagne des 18 jours ou mort dans les stalags allemands (2)

Prisonniers politiques

Willy Beeckmans, mort à Dachau (Bavière) (3)
Albert Craps, mort en Allemagne (2)

Monument érigé dans l'encoignure de l'église de Bourgeois aux victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale coll. Jean-Louis Nicaise 1

Jean Mayné, dit ‘le pusty’, pose devant le Monument de Bourgeois
coll. Jean-Louis Nicaise

Eglise de Bourgeois travaux de 1956 coll Vivien de Walque

1956 | Travaux d’agrandissement de l’église Saint-François-Xavier (5)
coll. Vivien de Walque

Eglise Saint-François-Xavier 4.2017 © Monique D'haeyere

avril 2017 © Monique D’haeyere

Monument érigé aux victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale (après 1956 dans le cimetière de Bourgeois) coll. Jean-Louis Nicaise 2

Suite aux travaux d’agrandissement de l’église,
le monument fut déplacé au cimetière de Bourgeois, rue Denis Deceuster (1)
© Jean-Louis Nicaise


(1) NICAISE Jean-Louis, Mort tragique d’Aimable Louis Mayné
(2) DETROYER François, Impossible oubli, Récits de la Résistance et de la collaboration en Brabant Wallon, édité par le Cercle d’Education Populaire de Rixensart et par le groupe ‘Mémoire collective’ du Brabant wallon
(3) ndlr. Henriette Bonaventure, selon François Detroyer
(4) un camion anglais faucha à Lessines, sur la route de Ghislenghien, un groupe de cyclistes, tuant Albert Mayné et Raymond Vanhamme et blessant grièvement Aimable-Louis Mayné et son épouse (cfr déclaration d’Aimable-Louis Mayné au sujet de l’accident survenu pendant l’évacuation le 18 mai 1940)
(5) Les plans de la transformation furent dressés par l’architecte Roger Mayné, de Rixensart, et les travaux furent l’oeuvre de l’entrepreneur François Mortier, de Rixensart. Les importants travaux entrepris à cette époque ne purent l’être que grâce à la générosité du docteur Lucien Dessy, ancien bourgmestre de Rixensart (6)
(6) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart, 1977