Cimetière de Genval, Bois Pirart

181102 Le Calvaire du nouveau cimetière de Genval

après 1918 | Le Calvaire du nouveau cimetière de Genval,
avenue de la Closière/rue du Bois Pirart

L’ancien cimetière de Genval, situé à l’angle des rues JB Stouffs et Mahiermont, que les Genvalois de souche appellent encore ‘le vieux cimetière’ servit jusqu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, avant d’être fermé. A l’époque, les monuments funéraires ont été retirés, certaines tombes ont été vidées à la demande des familles et les corps transférés vers d’autres cimetières de la commune (1). On peut en déduire que le nouveau cimetière fut ouvert après 1918.

Au bout de l’avenue de la Closière,  le cimetière, totalement emmuré, s’ouvre par une entrée imposante constituée de quatre grands piliers de calcaire, sur base carrée et terminés par un vase. Le cimetière, divisé par une allée principale et des allées latérales et transversales, comporte au centre quelques monuments plus intéressants, sous la forme de petites chapelles funéraires, familiales, érigées entièrement en pierre calcaire (2). 

En 2002, Léon Roy, membre du Cercle d’histoire de Rixensart, décrivit quelques tombes sises dans le ‘nouveau’ cimetière de Genval (3) : Une tombe toute simple pour un grand patron chrétien et social, Auguste Lannoye (4). Fils d’un meunier de Corroy-le-Grand, il est né en 1874. Il perd son père à l’âge de 4 ans et sa mère 10 ans plus tard. Elevé par ses grands-parents et placé en pension, il termine ses études d’ingénieur à l’U.C.L en 1897. Après un stage aux Papeteries de Mont-Saint-Guibert, il épouse en 1903 la fille du notaire Stévenart de La Hulpe, qui lui avancera les fonds nécessaires pour acheter des terrains marécageux à Maubroux. En 1904, il fonde les Papeteries de Genval, qui donneront du travail à des milliers de travailleurs. Il devient aussi bourgmestre de Genval et décède en 1938.

19390601 Genval Cimetière

1936 | Sépulture d’Auguste Lannoye
coll. Fonds Lannoye

Deux tombes plus loin se dresse la tombe d’un travailleur aux Papeteries de Genval. À l’avant du caveau, une simple plaque : ‘Souvenir du personnel des Papeteries de et à Genval à leur regretté ami de travail Jules Dekock’ (1903-1929).

Les marques d’affection peuvent aussi venir d’amis sportifs comme cette dédicace : ‘Les archers de la Lasne à leur regretté président Floribert Roch’ (1896-1955), ou associatifs comme ceux, nombreux à l’époque, qu’unit une même passion, la colombophilie. Deux plaques ornent le caveau de Gustave Barbiaux (1843-1914) : ‘Le pigeon bleu à son regretté président‘ et ‘L’amitié nous unissait, la mort nous sépare. Dieu nous réunira, cher ami, patience‘. 

Certains n’hésitent pas à reproduire sur la tombe le sobriquet de la famille, souvent plus utilisé que le nom véritable au XIXe siècle. Ainsi sur la tombe de la famille du Goseau pour Marcel Noël (1911-1981). En wallon, Goseau est l’équivalent de gosette ou de gosier humide ! (5)

1102 Cimetière de Genval 4.2017 © Monique D'haeyere

Entrée du cimetière de Genval
2017 © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | Cimetière de Genval


(1) RÉTRO RIXENSART, Le vieux cimetière et le reposoir du Saint-Sacrement
(2) de GHELLINCK Bénédicte, Inventaire du patrimoine culturel immobilier – Agence wallonne du Patrimoine, 22 septembre 2009
(3) ROY Léon (Membre du Cercle d’histoire de Rixensart, membre de l’atelier de généalogie du Cercle d’histoire de Rixensart et membre du Chirel Rixensart-La Hulpe), Les cimetières de Rixensart, in Revue d’histoire religieuse du Brabant wallon, n°16, p. 114-119, 2002
(4) RÉTRO RIXENSART, Funérailles d’Auguste Lannoye
(5) ROY Léon (Membre du Cercle d’histoire de Rixensart, membre de l’atelier de généalogie du Cercle d’histoire de Rixensart et membre du Chirel Rixensart-La Hulpe), Les cimetières de Rixensart, in Revue d’histoire religieuse du Brabant wallon, n°16, p. 114-119, 2002